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  Histoire de la Poste -

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ninnenne
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Messages : 20613
Date d'inscription : 08/03/2012
Localisation : belgique

MessageSujet: Histoire de la Poste -   Sam 9 Aoû - 13:08

  

  
Préambule - Les postes avant la Poste 
 
 
La première poste moderne remonte à l’empereur Auguste, au 1er siècle avant J.-C. C’est lui qui a créé la première poste d’état : ou cursus publicus. 
 
 
 
 
Avers d'une pièce à l'effigie d'Auguste 
 
 
Le cursus publicus est constitué de deux types de relais : les écuries (placées tous les 12 kilomètres environ) et les gîtes d’étapes (tous les 50 kilomètres). Cette première poste centralisée avait pour agents de simples cavaliers (ou postillons) qui, grâce au mandat impérial, pouvait se servir des chevaux des écuries. Pour les courriers importants, cette poste était dotée de charettes légères (cisium). La chute de l’Empire Romain d’Occident au Vème siècle et l’éparpillement des pouvoirs entraînent la disparition de cette première poste. 
 
Au Moyen-Âge, l’Eglise et les grands Seigneurs se dotent de chevaucheurs qui font les parcours d’un bout à l’autre, les relais ayant disparus. Au XIIIème siècle, les villes importantes s’équipent de messagers à pied, munis d’une caissette métallique. Ils sont le plus souvent armés. En effet, ceux-ci sont également chargés de convoyer les fonds. Quelques femmes sont messagers. Ces messagers avaient la réputation d’être des ivrognes, infidèles, prennent des risques inconsidérés... Les messagers de ville sont surtout utilisés par les bourgeois pour le transport de leurs lettres, mais sont vivement concurrencés par la poste des occasions (marchands, voyageurs...). 
 
C’est également au XIIIème siècle que se développent les messageries d’Université. 
 
Ces messageries sont extrêmement efficaces. En France, une ordonnance de 1383 stipule que chaque diocèse comportant des étudiants dans une université devra être desservi par ce type de Messagerie. Les chevaucheurs sont payés par contrat. Ces messagers revêtent une distinction. Appelé Jeton des universités, celui-ci assurait une certaine légitimité auprès des usagers de ces messageries et une certaine sécurité contre les brigands, ceux-ci étant sévèrement punis en cas d’attaque d’un messager. Les messageries des universités disparaissent peu à peu avec l’organisation des messageries étatiques au XVIIème siècle. 
 
 
 
 
Jeton des universités 
XVIIème siècle 
 
 
La poste aux chevaux 
 
La poste aux chevaux naît à la fin du XVème siècle. Le 9 juin 1464, Louis XI crée la Poste Royale par l’Edit de Luxies. Le corps des Chevaucheurs du Roy est divisé en deux et donne naissance à la Poste mobile et à la Poste assise. La Poste mobile est équipée de chevaucheurs, et la Poste assise reconstitue le réseau du cursus publicus. Les préposés de cette Poste assise prennent le nom de Maître de poste. Les relais sont séparés par 4 lieues, soit près de 16 kilomètres. Peu après la fréquence des relais sont espacés de 2 lieues. 
 
 
 
 
La poste royale sous Louis XI 
Assiette de Sarraguemines 
 
 
En France, Louis XI confie l’organisation et la surveillance des Postes à Robert Paon en 1479. Sous Henri III, les Maîtres de poste sont rémunérés pour leurs fonctions. 60 livres tournois par maître coûtent cher à l’état, et Henri IV ouvre la Poste royale au grand public en échange de la rémunération du service et donne le monopole de la location des chevaux aux Maîtres. 
 
 
Henri IV fixera également les grandes lignes de la Poste aux chevaux sur les grands axes de communications. Il fixera également la durée de la journée de travail entre 12 et 15 lieues par jour 
. 
 
 
 
 
Ecuries de la Poste au XVIIème siècle 
Gravure de Moyreau, 1753 
 
 
Jusqu’en 1673, les Maîtres de poste achetaient leurs charges. Mais ceux-ci s’enrichissaient très vite, et étaient de grands propriétaires terriens, exonérés de tous les impôts. A partir de 1692, c’est le roi qui nomme directement les Maîtres de poste. Sous Louis XIV, les Maîtres de poste sont rémunérés 160 livres et sont dégagés de l’obligation de loger les soldats en campagnes. 
 
 
A la fin du XVIIIème siècle, le territoire compte 1200 relais de postes, disséminés sur les 9500 kilomètres de voies d’état. Les routes sont de mauvaises qualités, et malgré l’amélioration des véhicules, les chaises de poste ne dépassaient guère les 30 kilomètres par jour. Les voies autour de Paris nettement plus praticables permettaient des trajets journaliers de 75-80 kilomètres. 
 
 
Tout comme les messagers d’universités, les postillons étaient équipés de plaques en cuivre argenté : 
 
 
 
 
Plaques de Postillon 
 
 
Ces plaques portent la marque des régimes politiques qui se sont succédés : fleurs de lys sous la Monarchie, bonnet phrygien sous la Révolution, aigle sous l’Empire ; Portée sur le bras gauche du postillon et fixée au moyen d’un brassard, la plaque indique le nom du relais et le numéro de rang du postillon. Le numéro 1 partira le premier en course et ainsi de suite. A l’inverse le Maître de poste arborait son insigne sur sa veste. 
 
 
 
 
Costume de mitre de Poste (1845) 
 
 
Au XIXème siècle, les relais sont au nombre de 2000. Depuis 1786, le maître de poste est propriétaire de son relais, mais son rôle est limité à la location des chevaux. Un atlas réunis tous les relais de poste du Royaume, puis de l’Etat. Ces atlas et livres de postes sont les annuaires officiels qui fixent la distance entre relais afin de calculer la taxe des missives, ainsi que le coût de la location des chevaux et de la rémunération des postillons. 
 
 
 
 
Livre et atlas de Poste (XIXème siècle) 
 
 
En 1790, une diligence roulait à environ 12 km par heure. Ainsi, Paris-Lyon se faisait en 3 jours, Paris-Bordeaux en 8 jours, Paris-Marseille en 9 jours. 
 
 
 
La poste aux lettres 
 
Parallèlement à la poste aux chevaux sur les grandes routes françaises, s’est installé à Paris et dans les grandes villes, un service de messagerie par porteurs : la poste aux lettres 
 
 
L’histoire de la poste aux lettres est très liée à celle de la poste aux chevaux. C’est en 1595, sous le règne d’Henri IV qu’est créée la charge de surintendant général des postes, et donne naissance véritablement à la poste aux lettres. Pour bien comprendre le fonctionnement de cette Poste, nous détaillerons ce chapitre en deux parties : Les courriers, et les petites postes. 
 
 
 
Les courriers 
 
 
Au début du XVIIIème siècle, le mot "courrier" désignait le cavalier en charge du transport des paquets de courrier. Il acheminait ainsi les missives d’un bureau de poste à un autre. Ce cavalier était armé pour se défendre et était précédé d’un postillon. Bien qu’interdit, les courriers convoyaient très souvent de la marchandise frauduleuse. Les sanctions étaient sévères à l’encontre de ses courriers. 
 
 
 
 
 
Route de Poste 
Vers 1820, gravure de Philibert Louis Debucourt 
 
 
Dans cette scène, le courrier suit le postillon, conformément aux règlements. Le courrier est armé pour se défendre, lui et son chargement. La malle-poste est située devant lui. 
 
Le courrier est, comme pour les postillons et Maîtres de poste, revêtu d’une plaque officialisant sa fonction. Ci-dessous, la plaque de courrier militaire. De l’époque révolutionnaire, cette médaille revêtent tous les symboles de l’époque (Bonnet phrygien, déclaration des droits de l’homme, canons, armes révolutionnaires...). 
 
 
 
 
Plaque de courrier d'armée 
Epoque révolutionnaire 
 
 
Sous la révolution, la ferme générale des postes est supprimée. Les postes sont directement sous la tutelle de l’Etat. 
 
 
Le premier tarif officiel pour tout le royaume date du 16 octobre 1627. Bien que représentant une simplification des taxes, le calcul reste compliqué et est calculé en fonction de la distance parcourue et de la nature du courrier. Cette lettre présente la particularité d’être revêtue de marques indiquant la taxe à payer, ici 4 sols pour 4 traits, et une marque manuscrite. 
 
 
 
 
 
Taxe sur lettre 
 
 
Le bureau de poste est géré par une personne appelée Directeur des postes. Dans les grandes villes, le Directeur est aidé de commis et de facteurs. Le bureau de poste a la charge de taxer les lettres et de distribuer le courrier. A la révolution le nombre de bureau de poste en France est de 1300, contre 800 un siècle plus tôt. 
 
 
L'affaire du courrier de Lyon 
 
Début avril 1796, une malle-poste allant à Lyon et chargée d’acheminer 7 millions d’assignats à l’Armée d’Italie.Le 28 avril, la malle-poste est retrouvée aux alentours de Melun. Une chose est sûre, le courrier et le postillon sont retrouvés morts, le voyageur, un négociant en vin du nom de Laborde est porté disparu. 
 
 
Le mois d’août suivant sont déférés devant le parquet de la Seine, 6 hommes : Lesurques, Couriol, Guénot, Richard, Bruer et Bernard. Malgré le fait que Lesurques clame son innocence et évoque un malentendu, le procès qui dura 4 jours, aussi confus qu’expéditif, conduira Lesurques, ainsi que Couriol, Guénot et Richard à l’échaffaud. Malgré la déposition de Couriol, innocentant Lesurques, celui-ci est décapité. Le juge ayant des doutes reprend l’enquête et retrouve la trace de ce Laborde, alias Dubosc. Un nouveau procès est mené, Dubosc est guillotiné. Lesurques quand à lui est réhabilité, quoiqu’un peu tard... 
 
 
Les petites postes 
 
 
Avant la deuxième moitié du XVIIIème siècle, les habitants de grandes villes devaient remettre leur courrier à un domestique. 
 
 
En 1760, Piarron de Chamousset, dans son Plan d’administration de la Poste de Paris, officialise l’organisation de la Petite Poste de Paris. Il crée ainsi 9 bureaux à qui il attribue les lettres A, B, C, D, E, F, G, H et J. Un service spécialisé pour la banlieue se voit doté de la lettre K, et le bureau B a une extension avec la lettre L. Ces 11 bureaux se voient dotés de facteurs qui font la distribution 3 fois par jours à l’intérieur de Paris, et relevait le courrier jusqu’à 9 fois par jour. Les usagers pouvaient remettre leurs missives aux facteurs, aux bureaux de postes ou aux buralistes. Pour la première fois, c’est l’expéditeur qui paye la taxe, de 2 sols pour Paris intra-muros, 3 sols pour Paris-banlieue et 6 sols pour la remise à la grande Poste. 
 
 
 
 
Lettre de la Petite poste de Paris pour Paris 
 
Marque de petite poste, 1789 
 
 
L’affranchissement obligatoire de Paris pour Paris reste en vigueur jusqu’en 1794. Cette lettre indique : 
 le numéro de la levée (5ème 
 la tournée du bureau (ici Bureau C, tournée n°14) 
 le quantième de distribution (ici 20, indique le jour de distribution) La marque de levée disparaît le 31 décembre 1793.
 
 
 
 
Le facteur de la Petite Poste était muni d’un claquoir. Le claquoir, instrument en bois sonore sur lequel on faisait taper une pièce métallique, permettait d’avertir les gens de la distribution du courrier et hélait ainsi les gens à qui il devait remettre une missive. 
 
 
 
 
 
 
Le facteur de la Petite Poste pouvait recevoir des étrennes. En échange il offrait un calendrier : 
 
 
 
 
 
A l’image de Paris, d’autres grandes villes fondent leur propre Petites Postes. Ainsi, Bordeaux voit un service similaire s’installé en 1766, Nantes et Lyon en 1777, Rouen en 1778, Marseille et Lille en 1781. 
 
 
 
Les télégraphes 
 
L’histoire des Postes en France ne peut s’écrire sans aborder l’histoire des Télégraphes. Les télégraphes, d’abord optiques, puis électriques ont révolutionné les communications, en inventant les télécommunications. 
 
 
Le télégraphe Chappe 
 
 
Dès 1750, de nombreuses expériences de communication à distance sont effectuées, sans aucune réalisation pratique. C’est en 1793 qu’est inventé le télégraphe optique par les frères Chappe, télégraphe qui portera le nom de ses inventeurs. Tout d’abord nommé tachygraphe (écriture rapide) il est rapidement renommé télégraphe (écrire loin). 
 
 
 
 
télégraphe optique Chappe 
 
 
Les télégraphes sont installés tous les dix kilomètres environ. La première ligne, Paris-Calais fut achevée le 1er thermidor an II, soit le 1er septembre 1794. Un réseau national est alors peu à peu constitué, structurant ainsi, les grands axes du territoire : 
 
 
Paris-Calais 
 
 Paris-Bordeaux-Benobie 
 Bordeaux-Toulouse-Narbonne 
 Paris-Lyon-Marseille-Toulon 
 Paris-Lyon-Perpignan 
 Paris-Strasbourg 
 Paris-Mont Saint Michel-Cherbourg 
 Paris-Mont Saint Michel-Brest 
 Paris-Mont Saint Michel-Nantes
 
 
 
 
 
Bouton d'uniforme d'ingénieur du télégraphe 
 
 
Ce système de télécommunication a été inventé dans le but de communiquer rapidement. Le télégraphe s’arrêtait la nuit, et beaucoup de dépêches n’arrivaient que le lendemain matin, surtout l’hiver. Le télégraphe est tombé peu à peu en désuétude, surtout pendant les temps de paix. Il ne fut sauvé que pour la transmission des résultats de la loterie, les particuliers n’y ayant pas accès. 


 - Histoire de la Poste - (suite)
Vers un télégraphe fiable, rapide et économique, le télégraphe électrique 
 
 
Les récentes découvertes sur l’électricité, et plus particulièrement sur l’électromagnétisme a permis de mettre au point le télégraphe Morse, adopté en France en 1854. Le principe est simple. En pressant le bouton, on ferme le circuit électrique, ce qui active un électro-aimant qui fait abaisser un crayon marquant un papier entraîné par deux rouleaux. 
 
 
Le code est binaire. Il est constitué de points et de traits. Voici le code de déchiffrage (qu’on trouve facilement sur tout talkie-walkie pour enfants) : 
 
 
[th]Signe[/th][th]Code[/th][th]Signe[/th][th]Code[/th][th]Signe[/th][th]Code[/th]
A.-B-...C-.-.
D-..E.F..-.
G—.H....I..
J.---K-.-L.-..
MN-.O---
P.—.Q—.-R.-.
S...T-U..-
V...-W.—X-..-
Y-.—Z—..1.----
2..---3...—4....-
5.....6-....7—...
8---..9----.0-----
 
 
 
A ces 36 signes de base, on rajoute des éléments qui permettent de rendre le message plus clair : 
 
 
 point (.) : .-.-.- 
 virgule (,) : —..— 
 point d’interrogation ( ?) : ..—.. 
 barre de fraction (/) : -..-. 
 apostrophe (’) : .----. 
 AS (attente) : .-... 
 AR (terminé) : .-.-. 
 BT (séparation) : -...- 
 VA (fin d’émission) : ...-.- 
 Erreur : ........
 
 
 
 
 
 
Appareil morse simplifié (1860) 
 
 
 
Le temps des réformes 
 
 Première réforme : le facteur rural 
 
 
Si le facteur est né bien avant la révolution, celui-ci ne travaillait le plus souvent en ville ou en banlieue. Le facteur rural apparaît officiellement avec l’application de la loi de juin 1829 le 1er juin 1830. 
 
 
La loi de 1829 instaura : 
 la distribution et la collecte du courrier dans toutes les communes rurales dépourvues d’établissement postal ; 
 la mise en place dans chaque commune d’une boîte aux lettres, à l’intérieur de laquelle se trouvait une lettre-timbre Cette lettre-timbre, apposée sur le courrier extrait de la boîte à partir du 1er janvier 1836 (et jusqu’au 31 décembre 1911) permettait d’identifier la boîte où avait été jetée la lettre. Les lettres timbre étaient attribuées par numéro de tournée puis par village dans la tournée. Ainsi le facteur rural n°1 avait 3 villages à desservir, il la parcourait sa tournée dans l’ordre A , B , C... Le facteur n° 2 commencait sa tournée par D, puis E ...On pouvait aller jusqu’à la lettre Z. Si c’était insuffisant (plus de 25 communes desservies par le bureau), on utilisait A/2, B/2,... Plus tard (à partir de 1845 sans doute), les communes ont la possibilité de faire installer, à leurs frais et avec l’accord de l’Administration, des boîtes supplémentaires dans des hameaux. Les lettres timbre de ces communes portent la lettre correspondant à la commune et un chiffre (A/2, A/3, A/4 s’il y a trois hameaux avec boîte aux lettres).
 
 
 
Cette loi instaura également le décime rural, taxe d’un décime pour les lettres d’origine rurale, décime qui fut supprimé le 1er janvier 1847. 
 
 
En 1830, les tournées étaient difficiles et longues (parfois jusqu’à 40 kilomètres). A cette époque, les distributions avaient lieu plusieurs fois par semaine. Après l’application de cette loi, les piétons ne disparurent pas immédiatement. Ils assuraient les liaisons les jours où le facteur ne passait pas. A partir de 1832, et sur demande des communes, la distribution commence à devenir journalière. Mais il faudra attendre de nombreuses années pour que toutes les communes reçoivent la visite du facteur tous les jours : 1859 pour le Var ; 1863 pour la Drôme. 
 
 
 
 
Plaques de facteurs ruraux et locaux (Second Empire et III° République) 
 
 
Qui dit instauration d’un service, et création d’emploi (5.000 facteurs en 1830, 15.000 en 1847), dit création d’un uniforme. Le facteur rural, ne dispose pas d’une tenue imposée par la loi de 1830. Celui-ci a pour obligation unique de porter le médaillon de l’administration. C’est la circulaire du 9 décembre 1835 intituléeCostume des Facteurs Ruraux qui impose une rigueur vestimentaire aux facteurs. Les facteurs doivent néanmoins se vêtir à leurs frais !!! . 
 
 
 
 
Costume des facteurs ruraux 
circulaire du 9 décembre 1835 
 
Musée  de la Poste 
 
 
"Costume des Facteurs ruraux 
 
Habit veste de drap bleu de Roi, boutonné sur le devant de 7 boutons en métal blanc portant ces mots : Service des Postes : Facteur Rural. Collet droit en drap rouge. Parements bleus boutonnés de deux petits boutons. 
En Hiver. Pantalon gris de fer. En Eté. Pantalon et guêtres de toile bleue. Chapeau rond en feutre verni. 
Blouse en toile bleue ouverte sur la poitrine avec Collet rouge rabattu et deux rangées de 6 petits boutons en métal blanc portant les mêmes mots que ci-dessus. 
Ceinture en Cuir noir avec boucle par le devant. 
Portefeuille en cuir noir avec la plaque de métal blanc sur la bandoulière. 
 
 
Nota : En écrivant à Mr Ameling Graveur, Passage du Saumon à Paris et lui faisant passer franc de port la lettre et l’argent, on pourra se procurer les Boutons dont l’administration a approuvé le modèle." 
On remarquera que le costume du facteur rural a peu évolué entre 1830 et 1889. 
Révolution, la réforme du service rural est avant tout un progrès social en cette fin de régime monarchiste qui pourtant augure les mauvais jours de 1830... 
 
 
 
 
Facteur de 1889 - Aquarelle de Kermabon 
Musée de la Poste 
 
 
Deuxième réforme : d'une taxe à l'autre 
 
Depuis la création de la Poste aux Lettres, les tarifs ont connu plusieurs réformes, s’étalant dans la durée. On ne va pas ici décrire les tarifs que vous pouvez trouvez sur le site d’Alain Trinquier, mais nous allons étudier plutôt la lente évolution de l’application des taxes. 
 
1- Les lumières et le calcul compliqué... Avant la révolution, et comme l’indique la déclaration du 8 juillet 1759, les taxes sont appliquées selon la distance qui sépare deux bureaux et le poids (exprimé en once). Dans le cas général, on comptait le nombre de Postes entre le lieu de départ et le lieu d’arrivée, on multipliait par deux, et on appliquait le tarif . Il existait également des tarifs spéciaux pour les relations entre certaines villes, un système de double port, des conversions hasardeuses entre unités monétaires. 
 
 
2- La Révolution et la simplification... Il faut attendre la loi du 22 août 1791 et la création des départements pour avoir une première simplification des tarifs postaux. Ceux-ci sont toujours calculés selon la distance (en lieues) et le poids (en once). La distance est désormais calculée selon la distance en ligne droite séparant le point central du dépardement de départ, et le point central du département d’arrivée. Les bureaux reçoivent une grille exprimant ces tarifs. 
La loi du 3 thermidor an 3 réforme le calcul de la distance. Celle ci est calculée selon la route depuis le point de départ. L’enveloppe n’est plus taxée. En effet, les plis sous enveloppe étaient taxés d’un sou jusqu’à cette loi. La loi du 6 nivôse an 4 dénote d’une augmentation importante des tarifs (multiplié par 5 pour le plus petit tarif (1/4 d’once et <50 lieues). Peu après, les tarifs sont revus à la baisse pour revenir en nivôse an V à un tarif identique à celui de 1792. Mais le franc apparaît pour la première fois dans le calcul des taxes avec la conversion de 2 sous pour un décime (tarif de messidor an IV). La tarif de nivôse an V utilisera les lieues et les myriamètres. 
 
 
3- Bonaparte, le système métrique et la nationalisation... Napoléon, arrivé au pouvoir par le coup d’état du 18 brumaire an 8), nationalise les Postes. La loi du 18 décembre 1799 réforme totalement le calcul des taxes. Le système prérévolutionnaire est abandonné au profit du système métrique. Ainsi, le poids n’est plus exprimé en once, mais en grammes (la lettre premier échelon devait peser moins d’1/2 once avant la réforme, puis 7 grammes après). Les distances sont exprimées en kilomètres, et non plus en lieues. Le calcul de la distance se fait selon le chemin le plus court entre le point de départ et le point d’arrivée, ces distances étant fixées par l’administration des postes. Enfin les tarifs sont exprimés en francs et ses sous unités (décime : 1/10 franc). 
 
 
Voici un bref récapitulatif des conversions : 
 
 
Ancienne mesureNouvelle mesureConversion
Lieue Kilomètre1 lieue = 4 km
OnceGramme1 once = 30,6 g
LivreFranc1 franc de 1796 = 1,0125 livre tournois de 1796
 
 
 
Le tarif du 1er janvier 1828 remet en vigueur le calcul des distances en ligne droite... du point de départ au point d’arrivée. 
 
 
4- Le décime rural La loi sur le service rural instaure une taxe supplémentaire pour financer le service rural. Cette taxe est fixée à 1 décime supplémentaire pour les lettres d’origine rurale et sera supprimée le 31 décembre 1848. 
 
 
 
 
Lettre d’Olonzac pour Sète 
 
 
Troisième réforme : L'invention du timbre-poste ou comment faire payer une taxe à l'avance 
 
 
Le timbre-poste est né en Angleterre le 1er mai 1840, représentant la Reine Victoria. Ce timbre est surnommée le One Penny Black. 
 
 
En France, il faudra attendre 1848 et la Seconde République pour avoir une réforme complète des tarifications postales, bien que cette uniformisation est réfléchie depuis 1839. C’est Etienne Arago qui en est l’instigateur. 
 
 
Tout d’abord, le port de la lettre ne dépend plus que du poids, et est complètement indépendant de la distance. Ainsi, la taxe d’acheminement est fixée à 2 décimes pour une lettre d’un poids inférieur à 7,5 grammes. Cette mesure rentre en vigueur le 1erjanvier 1849. 
 
 
Ensuite, il est décidé, comme pour d’autres états européens, de faire payer le port par l’expéditeur et non pas par le destinataire. Ainsi est créé un timbre mobile, à l’effigie de la déesse des moissons, Cérès, tournée vers la gauche. Ce timbre porte la mention "REPUB FRANC" ainsi que la valeur faciale "20 c.". Ce timbre est gravé par Jacques-Jean Barre. Cette réforme postale marque la naissance de la philatélie, et de cette partie d’histoire postale très mouvementée. 


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