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 Arbres et arbustes - Le Bonsaï -+ Erable du Japon

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ninnenne
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MessageSujet: Arbres et arbustes - Le Bonsaï -+ Erable du Japon   Sam 23 Aoû - 15:11


Né en Egypte, développé en Chine puis codifié au Japon, l'art de la culture des arbresen pot remonte à 4 000 ans. Une formidable épopée planétaire qui n'a touché l'Europe finalement qu'assez tardivement en 1878.

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Selon des écrits retrouvés de l'époque des pharaons, la culture des plantes en pots aurait commencé sur les rives du Nil en Égypte il y a environ 4 000 ans. A l'époque, la technique était principalement destinée à faciliter les déplacements des plantes. Plus tard, les Grecs, les Babyloniens, les Perses et les Indiens reprirent la technique pour les mêmes raisons pratiques. La culture dans un but esthétique fût quant à elle inventée par les Chinois à l'ère de la dynastie des Han (206 av. J.-C. - 220 ap. J.-C.). A l'époque, la technique du Bonsaï s'attachait à recréer un paysage dans une coupe. C'est sous la dynastie Qin (220 - 581) que les premiers arbres uniques dans un pot firent leur apparition. 



Les bonsaï à structure codifiée tels que nous les connaissons aujourd'hui ont été créés au Japon. C'est vraisemblablement aux VIe et VIIe siècles que l'art de la culture du Bonsaï traversa les mers pour gagner le Japon avec les moines bouddhistes chargés de répandre leurs convictions. Si quelques écrits en attestent, il semble que toutefois l'engouement des Japonais pour cet art ait du attendre plusieurs siècles. Ainsi, sous la dynastie Yuan (1279 - 1368 après J.-C.), il est confirmé que des ministres et de marchands japonais ramenèrent des arbres de Chine et il faudra attendre l'exil forcé d'un fonctionnaire chinois, Chu Shun-sui en 1644 pour qu'une collection complète débarque au Japon. Cet homme grand amateur de Bonsaï fuyait  la domination mandchoue et pour s'occuper en terre d'exil, il initia quelques Japonais. Pendant des siècles, quelques privilégiés perpétuèrent ces enseignements. Seules les classes dominantes, féodales et religieuses en avaient la maîtrise. Il faudra encore attendre la première exposition nationale de bonsaï à Tokyo en 1914 pour que la culture du Bonsaï se démocratise. La culture du bonsaï n'a finalement été reconnue comme art au Japon qu'en 1934. 



En Europe, le premier Bonsaï a être exposé fut amené spécialement pour la troisième exposition universelle de Paris, en 1878.  Les documents de l'époque montrent des Bonsaï totalement différents que ceux que nous connaissons aujourd'hui. La codification actuelle date en effet des années 1950. Pendant la seconde guerre mondiale, les américains importèrent de nombreux spécimens du Japon. A partir de 1965, les bonsaï vont déferler sur l'Europe principalement en Allemagne et aux Pays Bas. Leur succès en France n'est apparu que dans les années 1980. 




L'art de la taille

Un arbre miniature parfaitement structuré s'obtient en le sculptant régulièrement par une taille décidée des feuilles et des racines. Ce geste est l'essence même de l'art du bonsaï !

Outre la taille d'entretien classique à tous les arbres, l'art de la nanification d'un bonsaï repose sur deux tailles distinctes.

La taille des feuilles

Pour obtenir un bonsaï à petites feuilles, le jardinier doit procéder à la taille répétée au fur et à mesure des années des feuilles. De manière générale, cette taille ne s'opère pas pendant la période de repos pour éviter que les feuilles ne s'agrandissent et que la distance des entrenoeuds s'allonge. La taille s'effectue donc en pleine période de pousse et elle consiste à tailler au ciseau les ¾ de la feuille pour ne garder que le pétiole et le début de la feuille. Quand les feuilles repoussent, elles seront automatiquement plus petites et présenteront des entrenoeuds plus rapprochés. 



Outre la taille des feuilles, il est possible de procéder à une défoliation complète ou partielle de l'arbre pour épaissir les branches. Cette pratique étant une épreuve rude pour l'arbre, il est conseillé de l'espacer dans le temps (tous les 2 ou 3 ans).


La taille des racines

Sachant qu'un bonsaï doit se limiter à un pot restreint, il est impératif de procéder assez régulièrement à la taille de ses racines. La fréquence de cette taille redoutée par les débutants dépend de plusieurs facteurs (espèce, taille du pot et environnement de l'arbre). En règle générale, la taille doit s'envisager quand l'arbre montre des signes de déclin ou quand il commence à se soulever de son pot. Sachez que la taille des racines affaiblit la plante puisqu'elle limite sa capacité à trouver dans la terre l'eau et les nutriments nécessaires à sa croissance. En conséquence, elle ne doit être réalisée que dans le cas ou la plante est en pleine santé au risque de voir le bonsaï mourir. 



Pour que le stress généré soit minimisé, il est préférable de procéder à la taille des racines de préférence en fin d'automne et au début du printemps. La taille s'opère très simplement : la plante est retirée de son pot. Les racines sont « démêlées » avec précaution avec un crochet de préférence. Quand les racines sont mises à nue, la taille privilégie les grosses racines et laisse en place les radicelles qui sont plus efficaces pour absorber l'eau. 



Attention : la structuration d'un bonsaï demande de la patience. Si vous avez choisi un pot décidément trop petit pour accueillir les racines de votre arbre, il est préférable de prendre son mal en patience et de renouveler l'opération plusieurs années de suite pour loger les racines dans le pot choisi ! Une fois rempoté, le premier arrosage doit saturer et rincer le sol pour que la reprise se solde par une réussite. 


L'arrosage

Par ce que l'eau est la principale nourriture d'un bonsaï, de la qualité de l'arrosage dépend la santé et la beauté de l'arbre.

L'arrosage d'un bonsaï nécessite toutes les attentions puisque l'eau est le principal élément nutritif dont l'arbre a besoin pour vivre. Gardez toujours à l'esprit que s'il est trop arrosé, il meurt et s'il n'est pas assez arrosé, il meurt aussi ! En effet, les racines d'un bonsaï sont fragiles. Trop d'eau les font pourrir. Pas assez d'eau les dessèchent. Plus qu'une fréquence théorique dûment indiquée sur les fiches techniques, l'arrosage doit se faire principalement en observant les besoins de l'arbre. L'équilibre est délicat puisque dans bien des cas, une motte maintenue humide à longueur d'année aura l'effet inverse de celui désiré : les racines constamment baignées vont pourrir ! 



Pour donner toutes les chances de survie à un bonsaï, il est donc nécessaire de l'installer dans un substrat drainant. Le terreau est ainsi à bannir puisqu'il a le grand désavantage de se dessécher très vite et de devenir imperméable ou au contraire de conserver trop d'humidité et de faire pourrir les racines. Il faut toujours garder à l'esprit qu'il est plus facile de sauver un arbre qui à soif que de sauver un arbre qui été trop arrosé ! 

L'arrosage d'un bonsaï se fait traditionnellement tous les jours en quantité restreinte selon la technique du « bassinage ». Cette technique consiste à arroser en pluie fine par le dessus de la plante. L'eau doit ruisseler sur les feuilles pour les laver et éliminer les nuisibles (acariens principalement). Si l'arrosage est réalisé avec l'eau du robinet, il est recommandé de la faire décanter pendant quelques heures pour favoriser l'élimination du chlore. 



En cas de forte déshydratation, une autre technique est employée. Elle consiste à plonger le pot dans une bassine d'eau jusqu'à affleurement du rebord extérieur. Quand l'eau remonte naturellement dans le pot, le bonsaï peut être retiré de son bain et égoutté.


Sachant qu'un bonsaï se doit d'être arrosé tous les jours, en cas de départ en vacances il est impératif de le confier à une personne de confiance ou à défaut de l'emmener avec vous. S'il reste sans arrosage pendant plusieurs jours en été, à votre retour il est fort probable qu'il est rendu l'âme !
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Arbres et arbustes - Erable du Japon -
 
Petit mais élégant, l’érable du Japon est le genre d’arbre qui ne passe pas inaperçu dans un jardin. D’autant plus qu’il se plie à toutes les utilisations. En haieou en pot, l’Acer palmatum égaye l’automne par ses couleurs éclatantes: jaune orangé, rouge profond, or, rose. Sa petite taille et sa croissance lente font de lui l’arbre adéquat aux petits jardins ou aux terrasses et balcons.

Un arbrisseau qui trouve facilement sa place

Petit arbre ne dépassant pas 6 m au port compact et arrondi, l’érable du Japon compte plus de 300 variétés. De l’arbre miniature pour rocaille au petit arbre vigoureux pour l’extérieur, il offre dans toutes les situations un feuillage varié et très décoratif du printemps à l’automne. Au jardin, l’érable du Japon trouvera sa place dans les massifs, les sous-bois, en sujet isolé ou encore en bac. Dans des petits espaces comme les balcons, terrasses, patios et cours, il saura aussi trouver son bonheur – même en pot – s’il est bien protégé du vent. 


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Un oriental qui se plait en Occident

L’espèce Acer palmatum ou érable du Japon est originaire, comme son nom l’indique, du Japon. Il est donc tout indiqué pour compléter un jardin japonais. Ce style de jardin avec pierres plates, bambous et autres plantes à feuillage décoratif demande peu d’entretien et dégage une ambiance sereine. L’érable du Japon complétera également à merveille un massif de plantes de terre de bruyère aux côtés des azalées, rhododendrons et camélias. Ce ne sont que deux exemples d’utilisations de cet arbre qui, en France, apprécie le climat frais du Nord et de l’Est. Grâce à quelques précautions, il s’accommodera partout ailleurs.


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L’idéal de l’érable

Le sol où est planté l’érable doit être humide et frais, riche et bien drainé. Dans l’idéal, c’est un mélange de terre de bruyère dans un sol argilo-siliceux ou un beau terreau forestier. En ce qui concerne l’exposition, il préfère l’ombre mais se plaira aussi à mi-ombre (où ses couleurs seront plus vives). Une situation plein Sud est à éviter, le soleil dessèche ses feuilles.
L’espèce Acer palmatum supporte mieux la chaleur que les autres érables, mais a besoin d’être protégé du vent. 


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Des feuilles flamboyantes

Une écorce gris-brun lisse, de petites fleurs pourpres très discrètes, en grappes pendantes au printemps, des samares – ou fruits ailés – décoratifs à l’automne… Est-ce là le seul intérêt de l’érable du Japon ? Non, son feuillage est des plus remarquables. Elégant, il arbore des couleurs ravissantes changeant au fil des saisons. Les nombreuses variétés d’Acer palmatum balayent toutes les teintes du vert au rose en passant par le jaune, l’orange et le rouge. Ses feuilles palmées peuvent être aussi fines que celles des fougères ou aussi larges que des mains. D’ailleurs, ne portait-il pas autrefois le nom d’"arbre aux mains coupés" (rapport aussi à sa couleur rouge sang en automne) ? 


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Une taille minimale entre novembre et mars lui redonne un "coup de neuf", stimule l’apparition de nouvelles pousses et équilibre son port. Cet arbre n’ayant pas une croissance rapide, on pourra se passer de la taille certains hivers. Durant toute l’année, une coupe pour le débarrasser de son bois mort, malade ou abimé est toujours la bienvenue. En ce qui concerne l’arrosage, l’eau de pluie est à préférer à l’eau du robinet (souvent trop calcaire). Il faut s’assurer que le sol soit toujours humide, mais attention à ne pas détremper la terre ! Un paillage (de feuilles mortes par exemple qui, en plus enrichiront le sol par leur décomposition) est un bon moyen de garder l’humidité de la terre tout en protégeant l’arbre du froid en hiver. 



Ennemis et maladies

A part le risque de voir apparaître des armillaires si le sol est trop lourd et mal drainé, l’érable est plutôt vigoureux. Les armillaires couleur de miel se développent à la base du tronc des arbres affaiblis et les dessèchent en quelques jours. Comme leur nom l’indique, ces champignons sont orange-beige. Fournissez à l’arbre des éléments nutritifs par un apport d’engrais, supprimez les branches atteintes et laissez l’érable combattre par ses propres moyens cette intrusion. S’il ne semble pas y parvenir, abattez l’arbre et brûlez la souche sur place.
Face au froid, une seule solution : un voile protecteur pour abriter ses jeunes pousses durant l’hiver et une exposition abritée. Dans les régions où les hivers sont très froids (sous - 10°C), le sol aux pieds de l’arbre doit être paillé dès l’automne. Et il faut protéger les feuilles des coups de chaleur dans les régions aux étés chauds, saisons où il faut veiller à garder la terre humide. 




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Un peu de botanique
De la famille des Acéracées, l’Acer palmatum ou érable palmé, ne peut être confondu avec son cousin l’Acer japonicum qui porte lui aussi le nom d’érable du Japon. Ce dernier est un arbre d’environ 10 m au port largement étalé et dont les feuilles montrent plus de lobes (7 à 11 contre 5 à 7 pour l’Acer palmatum). 

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Acer Palmatum



Acer japonicum


CARACTÉRISTIQUES
 

Hauteur à maturité :1,5 m
Largeur à maturité :1 m
Rusticité :rustique
Composition du sol :terre de bruyère, riche en humus
PH du sol :neutre, acide
Exposition :soleil, mi-ombre
Utilisation en jardin :massif, haie, isolé, bac
Feuillage :caduc
Période de plantation :Toute l'année (hors gel)
Arrosage :modéré
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