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 Art pictural - Art Mobilier+représentations+techniques

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ninnenne
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Messages : 18911
Date d'inscription : 08/03/2012
Localisation : belgique

MessageSujet: Art pictural - Art Mobilier+représentations+techniques   Jeu 4 Sep - 14:10

Art pictural -Art parietal - Art Mobilier



Les objets décorés ou art mobilier




Définition de l'art mobilier

Cette expression désigne les manifestations artistiques observées sur des supports transportables. La frontière avec l’art pariétal n’est cependant pas aussi nette qu’il ne paraît, quelques blocs de pierre gravés (Vénus de Laussel) ou scluptés se sont en effet détachés de la paroi et sont donc de ce fait présentés avec l'art mobilier. 
Les supports sont en pierre, en l’os, en bois de renne ou en ivoire de mammouth, le bois ne s’est pas conservé.

L’art mobilier s’observe pendant la même période que l’art pariétal, de l’Aurignacien à la fin du Magdalénien et, en gros, sur le même territoire. Les Vénus font cependant exception : elles sont inconnues en Espagne mais apparaissent jusqu’en Sibérie.Mis à part quelques exemples exceptionnels de modelage la technique se limite aux différents degrés de l’incision allant de la gravure fine à la ronde-bosse en passant par la gravure profonde. Certaines pièces portent cependant des traces de peinture.



Les outils et les armes



Les bâtons percés.

Le bâton percé apparaît dès l’Aurignacien et persiste jusqu’à la fin du Magdalénien. Ces pièces sont taillées dans du bois de renne, le trou étant percé au niveau d’une enfourchure. Leur usage a donné lieu à plusieurs dizaines d’hypothèses, la plus courante est qu’ils servaient à redresser à chaud les pointes de sagaie en os. Leur décoration parfois absente ou rudimentaire devient, au Magdalénien, très élaborée parfois originale. Il s’agit d’animaux : chevaux, bisons, cerfs, rennes, bouquetin, mammouths, poissons…mais aussi souvent phallus  et plus rarement vulves.

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Bâton percé
 

Les propulseurs à crochet.



Cet objet, également en bois de renne, servait à propulser des sagaies. Ils présentent une tige rectiligne d’une vingtaine de centimètres parfois terminée par un œillet, l’autre extrémité porteuse du crochet est décorée d’une ou deux figures animales sculptées en ronde-bosse : cheval, bouquetin, poisson, bison…. Les propulseurs ne s’observent qu’au Magdalénien et dans une région limitée : le Périgord et les Pyrénées.

 
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Propulseur à crochets



Les spatules.


Ces objets, d’usage inconnu, sont des pièces d’os plates allongées et polies dont une extrémité semblant former un manche a parfois la forme d’une queue de poisson.



Les baguettes demi-rondes.

Découpées dans des perches de bois de renne, de section semi circulaire, parfois longues d’une vingtaine de centimètres ces pièces étaient, très vraisemblablement assemblées deux à deux par collage pour former des pointes de sagaie. Il en existe de simples non décorées et des exemplaires décorés plus rares qui devaient être des objets d’apparat. Le décor est le plus souvent géométrique plus rarement figuratif. Ces pièces apparaissent au Gravettien et atteignent leur apogée au Magdalénien.



Les objets précaires.



Souvent réalisées de manière admirable ces pièces ne portent pas de décor.

 
Les Lampes.



De très nombreuses lampes ont été retrouvées il s’agit le plus souvent de pierres brutes ou discrètement aménagées servant à transporter dans un léger creux un morceau de lard enflammé. Deux seulement sont des pièces travaillées et décorées , l’une provient de la grotte de La Mouthe, l’autre a été découverte au fond du puits de Lascaux.


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Lampe
 
Les éléments de parure



Les objets destinés à la parure apparaissent tôt, dès le Châtelperronien, sous forme de dents percés ou, plus rarement aménagées par un sillon permettant de les suspendre. La crache de cerf, canine surnuméraire atrophiée, est particulièrement appréciée, au point de se rencontrer à la fois sous forme naturelle et sous forme de copies en os. Jusqu’à une époque récente, d’ailleurs, cette dent particulière ornait couramment les épingles de cravate et les chaînes de montre des chasseurs.



Les pendeloques.



On range traditionnellement dans cette catégorie des objets à suspendre dont la seule particularité est de n’être ni des contours découpés ni des rondelles.


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Pendeloque en os
 
Les contours découpés .


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Contour découpé - Tête de cheval


Ces pièces originaires de Dordogne ou des Pyrénées sont datées du Magdalénien moyen. Elles représentent en grande majorité des têtes de chevaux finement gravées et découpées dans des os hyoïdes du même animal. L’os hyoïde situé dans la gorge de l’animal a une forme qui, pour un œil exercé, évoque une tête de cheval. Les contours découpés sont donc un exemple appliqué à l’art mobilier de la technique dite de l’utilisation des reliefs naturels qui est propre aux paléolithiques.

 
Les rondelles.



Les rondelles se rencontrent à la même époque et dans les mêmes gisements que les contours découpés. Ce sont des rondelles d’environ 4 cm. de diamètre, percées en leur centre. Elles sont découpées dans la partie mince d’une omoplate et présentent sur l’une de leur face, plus rarement les deux, une décoration en règle animalière faite de fine gravure.


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Rondelle
 
Les plaquettes



D’assez nombreux sites produisent des plaques ou des plaquettes de dimensions variables, porteuses de décorations gravées. Les supports sont en calcaire, en grès ou en schiste pour les plaquettes en quartz pour les galets. Trois sites ont produit ces pièces en nombre considérable, plusieurs centaines voire plus du millier, La Marche (44) en Haute-Vienne, Enlène en Ariège, Le Parpallo en Espagne (Valence) détient le record 5 000 sur une période de 13 000 ans.

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[size=24]Art pictural -L'art parietal-representations

Animaux, femmes, hommes, l'homme préhistorique a peint son environnement, mais aussi de mystérieux signes...

Les sujets.

Les sujets figurés se répartissent en trois catégories principales : la faune, les humains, et les signes. 
L'artiste préhistorique a représenté principalement la faune de son époque, délaissant la flore, les éléments géologiques, et ses propres outils. Sans que l'on sache pourquoi, les représentations humaines sont rares... 

La faune - les animaux.

Plus de 90 % des représentations sont consacrées aux animaux 
Bison, cheval, mammouth, bouquetin, lion, pingouin... l'homme préhistorique a représenté toute la faune qui l'entourait (et pas forcément celle qu'il chassait le plus...). Tres rarement, on assiste à une véritable mise en scène animalière : troupeau de mammouths en mouvement, mère léchant son petit...A noter, les artistes ont généralement particulièrement soigné les représentations d'animaux : proportions respectées, soucis du détail...



Grotte de Chauvet

Les animaux, en général de grands herbivores, forment la catégorie de loin la plus nombreuse, la plus connue parce que la plus spectaculaire, celle aussi où la qualité artistique est la plus accomplie. En nombre les chevaux et les bisons (fig 1) sont largement dominants, un second groupe est formé par le mammouth (fig 2) , le bouquetin (fig 3), la biche et l’aurochs, viennent ensuite les animaux rares : ours, félins (fig 4) , rhinocéros (fig 5) ou exceptionnels : oiseaux, poissons…Il existe également, en petit nombre, des animaux fabuleux (licorne de Lascaux fig 6), des monstres formés par des parties d’animaux différents ou des figures mi-animales mi- humaines.


1 - Bison


2 - Mammouth


3 - Niaux - Bouquetin


4 - Felins - Chauvet


5 - Rhinoceros


6 - Licorne - Lascaux

Beaucoup de ces animaux appartiennent à des espèces disparues dont ils présentent certaines particularités anatomiques caractéristiques, tel est le cas des chevaux qui sont des chevaux de Prjevalski (Fig 6), animaux de petite taille, hirsutes, à grande queue présentant sur l’encolure un tache caractéristique en forme de M aplati, ou des ours, Ursus spaeleus, espèce aujourd'hui disparue reconnaissable par la présence d’un stop prononcé (décrochement au niveau de la racine du nez) sur le profil du crâne (fig 7) ….


6 - Cheval de Prjevalski -Niaux


7 - Ours des cavernes - Chauvet

Des règles dans la composition 


Des règles dans la composition 
Au-delà de cette dimension naturaliste évidente, les représentations animalières pariétales présentent un certain nombres de traits communs qui sont souvent autant de nuances à leur apparent réalisme.
- Tous les animaux, à de très rares exceptions près, sont représentés de profil, mais bien souvent la vue de profil est altérée par le procédé de la perspective tordue, ainsi de nombreux bisons ont des cornes de face.
- Les superpositions sont fréquentes.
- Les tailles respectives d’animaux voisins ne sont pas respectées.
- Des espèces qui dans la nature ont des habitats différents sont représentées côte à côte, par exemple les bisons et les chevaux.
- La ligne d’horizon n’est jamais figurée.


- Le sol est parfois évoqué par un élément naturel, corniche, mais n’est jamais représenté directement.
- Certains animaux sont représentés dans des positions impossibles : pattes en l’air, en position oblique ascendante ou descendante forte.
- Les paysages, les arbres, les pistes si importantes pour les chasseurs ne sont jamais représentés.
- Les espèces figurées répondent à un choix très précis ne correspondant pas à la liste de celles qui étaient consommées.
- Les scènes sont rarissimes.


Les humains

Peu nombreuses, juste esquissées, mal proportionnées, les figures humanoïdes n'ont pas été un sujet premier pour nos artistes du passé. Les hommes préhistoriques ont délibérement pris plus de temps pour représenter la faune que leur propre espèce.
Une constante également : l'être humain est représenté seul. Il est très rarement accompagné d'animaux... voire mélangé avec eux... ce qui peut donner des êtres hybrides, mi-homme, mi-animal...



Grotte de Lascaux

Les hommes 
Par rapport à celui des animaux l’effectif des humains est très faible. Dans l'art pariétal les représentations masculines sont toujours traitées de façon assez sommaire (fig 8) , souvent en érection (fig 10). Plusieurs de ces représentations sont mi-humaines mi-animales (fig 9).


Les femmes 
Les femmes, sont, elles, sur représentées dans l'art mobilier. Elles bénéficient souvent d’un traitement artistique plus soigné. Dans l'art pariétal les gravures féminines sont les plus nombreuses.



8 - Homme bléssé


9 - Mi-humain, mi animal


10 - Anthropomorphe utilisant un relief naturel pour représenter le sexe

Les mains positives et négatives
Les mains plus souvent négatives que positives forment une catégorie intermédiaire entre les humains et les signes. Elles sont très fréquentes aussi bien en France qu’en Espagne. Les mains positives sont formées par l’application sur la paroi de la main enduite d’ocre. Pour les mains négatives le colorant est soufflé à la bouche sur la main appliquée sur la paroi. Certaines mains négatives présentent des amputations apparentes dans ce cas la main est appliquée dos sur la paroi et un ou plusieurs doigts sont repliés.

Dans la grotte de Gargas ( Pyrénées) la multiplicité des type de mains négatives permet à certains scientifiques d'y voir l'expression d'un langage symbolique (à l'image du langage des sourds-muets).



Les signes


Grotte de Pasiéga

Des points, des lignes, des cercles, des rectangles... dès l'aurignacien l'homme préhistorique a manipulé des figures géométriques.
Souvent il utilise les signes en superposition avec des représentations animales (voir les chevaux "ponctués" de la grotte de Pech-Merle). 
Première forme d'écriture
, mode de calcul, signe de reconnaissance... toutes les interprétations sont possibles mais, pour l'instant, aucune explication n'est communément admise. 
Au magdalénien, le nombre de signes va prendre de plus en plus d'importance...


Les signes sont aussi nombreux que variés, ils peuvent être classés en deux catégories suivant que leur signification est ou non connue.

Dans la première catégorie se rencontrent des signes féminins vulves, profils fessiers, et par assimilation les claviformes.
Les vulves s’observent pendant toute la durée du paléolithique et sur un territoire immense, des vulves gravées sur des objets mobiliers sont connues jusqu’en Pologne. Ce sont des signes simples constitués par des triangles parfois plus ou moins arrondis dont un des angles porte une bissectrice. Il s’agit en fait de triangles pelviens mais l’usage est de les appeler des vulves (fig 11). Cette figure est couramment considérée comme réaliste alors que la ligne bissectrice qui lui donne son sens en représentant la fente vulvaire n’est, en fait, pas visible sur la femme adulte debout. Le procédé relève de la perspective tordue. Les vulves peuvent être gravées, peintes ou tracées voire modelées dans l’argile.
Les profils fessiers type Lalinde Gönnersdorf sont eux aussi fréquents. Leur signification féminine est clairement établie par des pièces les montrant sous deux formes avec et sans sein.
Les claviformes (fig 14) peints ou gravés sont formés par une ligne droite plus ou moins verticale présentant sur un de ses cotés un renflement qui représenterait le massif fessier. La signification féminine des claviformes a été proposée par André Leroi-Gourhan mais reste hypothétique.



11 - Angles sur l'Anglin - Vulve


12 - Abri Cellier - 
Vulve



13 - Le Tuc d'Audoubert - Vulve


14 - Le Tuc d'Audoubert - Claviforme

La seconde catégorie comprend une multitude de signes mystérieux allant de formes élémentaires points isolés ou groupés en lignes ou en nappes, tirets, lignes, zigzag…. à des formes complexes signes quadrangulaires aviformes tectiformes…


15 - Combel - Points rouges


16 - Marsoulas - Signes barbelés


17 - La Mouthe - Signe

Les tracés digitaux.

Plusieurs grottes (Pech-Merle, Rouffignac, Grotte de Lascaux, Cosquer…) présentent des panneaux de tracés digitaux ou macaronis. Ce sont des surfaces, parfois importantes, pouvant atteindre plusieurs mètres carrés portant un entrelacs de tracés irréguliers, enchevêtrés formés en promenant la pointe de deux ou trois doigts sur une surface rocheuse recouverte d’une couche naturelle d’argile. Certains de ces tracés paraissent avoir été faits avec des instruments à dents en pierre ou en bois. Aucune image nette ne peut être identifiée en dehors de quelques contours, probablement fortuits, évoquant un profil animal. On a voulu voir dans ces panneaux l’origine de l’art paléolithique. Cette théorie, ancienne et maintenant à peu près abandonnée, n’avait pas d’autre justification que le désir de ses auteurs de voir l’art évoluer du simple au complexe et du fortuit à l’élaboré. 


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Art pictural -L'art pariétal-Techniques

Comment l'homme préhistorique 
ornait-il les grottes ?



Les différentes techniques utilisées au Paléolithique..


Dans le documentaire Homo sapiens, on voit un homme préhistorique prendre un morceau de charbon de bois et dessiner, sur la roche, les contours d'un animal, presque par hasard...

Dans la réalité on peut supposer que tout acte artistique devait nécessiter une certaine préparation :

- chercher le minéral avec la bonne couleur (manganèse, limonite...)
- le broyer ensuite pour obtenir une matière "étalable"
- fabriquer éventuellement un pinceau, 
- choisir et tailler la bonne pierre pour graver la roche... 
Bref un vrai "travail" réfléchi, pensé et organisé...


La gravure 
Pour graver les hominidés utilisaient une pierre, du bois dur, un morceau d'os...


La gravure, très répandue, va de la trace fine (fig. 1) laissée par la pointe d’un burin de silex, à des incisions plus profondes dessinant vigoureusement les contours (fig. 3). Dans certains sites des enlèvements de matière importants (fig. 2) font apparaître de véritables bas-reliefs. La multiplication des incisions fines donne des contours plus flous mais plus vivants. Des raclages faisant apparaître une teinte plus claire sous la surface de la roche sont employés pour produire, en réserve, des effets de couleur et de volume. Le trait gravé, même simple et fin, est surtout perceptible par la différence de couleur qu’il produit, différence qui devait être encore plus vive au paléolithique. De ce fait la trace gravée est, en quelque sorte, une trace colorée. Enfin il n’est pas rare de voir gravure et peinture associées dans une même figure. Le piquetage fréquent dans l’art rupestre néolithique est rare au paléolithique.


1 - Teyjat - Aurochs 
Gravure fine



2 - Comarque - Bison
Enlévement de matière



3 - La Mouthe - Bison
Incision plus profonde



4 - Les trois frères - Renne


La peinture, 
le mode d'expression le plus connu


La peinture fait appel à deux pigments, noir et ocre. Le noir est constitué soit par du charbon de bois ( genévrier ou pin) ou plus rarement d’os, soit par de l’oxyde de manganèse ( Grotte de Lascaux). Les ocres sont des argiles dont la teinte naturelle varie du rouge au brun-jaune en fonction de leur teneur en oxyde de fer ( hématite, limonite) mais peut également être modifiée par chauffage. Le bleu, le vert comme le blanc ne sont pas connus. Les teintes de base, mariées avec la couleur du support sont employées seules ou associées ( polychromie).


5 - Le Chaffaud


6 - Lascaux - Cheval polychrome

L’application se faisait avec des sortes de crayons d’ocre dont plusieurs exemplaires ont été retrouvés et, bien entendu, avec des morceaux de charbon de bois. L’application au doigt ou à l’aide d’un pinceau végétal est probable ou possible mais n’est pas attestée.
Deux modes d’application sont assez particuliers au paléolithique. De gros points juxtaposés forment parfois un contour ou mieux encore une silhouette complète (fig 7). Plus originale est la technique du soufflé. L’ocre préalablement mâchonnée est soufflée avec la bouche directement sur la paroi. Ce procédé permet de peindre sur des supports irréguliers, d’obtenir des tons dégradés et même des contours nets lorsqu’il est combiné avec la technique du pochoir. Les mains négatives sont réalisées par ce procédé tout comme les chevaux pommelés de Pech Merle (fig 8). 
Les figures ainsi produites sont parfois limitées à de simples silhouettes mais assez souvent l’aplat est entièrement coloré en estompage.
Qu’il s’agisse de gravure ou de peinture, un procédé assez spécifique à l’art paléolithique est employé de façon tout à fait courante : l’utilisation des reliefs naturels. Un élément naturel, fissure ou mouvement de la roche est intégré à la figure lui donnant plus de relief ou de présence (fig 9) .



7 - Marsoulas - Bison formé de points rouges juxtaposés


8 - Pech Merle - chevaux pommelés et mains négatives


9 - Rouffignac - Mammouths

Le modelage : une technique plus rare...
Le modelage était aussi un procédé connu. Malheureusement les œuvres modelées en argile crue sont très fragiles. Une seule d’entre elles nous est parvenue en bon état de conservation : les bisons du Tuc d’Audoubert.



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Art pictural - L'Art Pariétal -

Tapi au fond des grottes, l'art pariétal, invisible, attend un rayon de lumière pour pouvoir s'exprimer...
Pour le contempler il faut parfois parcourir des centaines de mètres sous terre en apportant sa propre source de lumière.


Sans les techniques d'éclairage d'aujourd'hui, l'homme préhistorique devait surmonter ses peurs et faire le même chemin dans une obscurité angoissante...
Il utilisait parfois les aspérités des parois pour mettre en relief ses représentations...

Les premières découvertes.
En 1878 un gentilhomme espagnol Marcelino Sanz de Sautuola, retour de l’Exposition universelle de Paris où il a été impressionné par la section préhistoire, décide d’explorer une grotte découverte peu de temps auparavant, sur ses terres, par des chasseurs, ce seraAltamira. L’entrée est obstruée, elle doit être déblayée mais rapidement apparaissent des os d’animaux et des silex taillés analogues à ceux observés à Paris. De Sautuola revient sur son chantier et l’année suivante sa fille Maria, âgée de 5 ans seulement, qui l’accompagne, découvre les peintures du grand plafond . Malgré sa faible expérience, il perçoit bien l’ancienneté des peintures et publie sa découverte l’année suivante, en 1880, à Santander. Il ne rencontre que mépris et incompréhension. Les rares échos que suscite son travail sont négatifs, soit les peintures datent du moyen-âge, soit, pire encore, il s’agit d’une supercherie. Peu de préhistoriens font le déplacement, tous sont hostiles, seul un géologue espagnol Juan Vilanova y Piera tente, en vain, de défendre le dossier. Finalement l’affaire tombe dans l’oubli. Mais peu à peu les pièces mobilières gravées découvertes en stratigraphie se multiplient.



En 1895 l’exploration de la grotte de La Mouthe, après désobstruction, révèle des gravures pariétales, en 1901 les grottes de Combarelles et de Font de Gaume montrent des gravures et des peintures partiellement recouvertes d’un voile de calcite, preuve de leur ancienneté. En 1902 Emile Cartailhac, jusque là opposé à l’existence d’un art préhistorique, publie dansL’Anthropologie (p. 348) un article retentissant : « Mea culpa d’un sceptique ». Désormais la voie est ouverte et les découvertes vont se succéder pratiquement sans arrêt jusqu’à nos jours : 1912 Le Tuc d’Audoubert, 1914 Les Trois Frères, 1940 Lascaux, 1956 Rouffignac, 1970 Tito Bustillo, 1989 Cosquer, 1994 Chauvet, pour ne citer que les plus retentissantes.



Datation des oeuvres

L’apparition et le développement de l’art pariétal constituent le grand événement du paléolithique supérieur. Classiquement l’art apparaît vers –35000 ans à l’Aurignacien puis se développe jusqu’à une apogée au Magdalénien aux environs de –13000. Il régresse ensuite rapidement pour disparaître complètement vers – 8000. Cette perspective est modifiée depuis peu, la datation directe par SMA donne en effet, après calibration, un âge de – 35000 pour des œuvres très élaborées de la grotte Chauvet. Dès le début de la période artistique, à l’Aurignacien, il existait donc un art pariétal très accompli.

Des grottes ornées principalement en Europe

Les principaux sites d’art pariétal se situent en France et en Espagne. En France il existe trois régions principales : le Périgord : Lascaux, Font de Gaume, les Combarelles, Rouffignac… les Pyrénées : Niaux, le Tuc d’Audoubert, les Trois Frères, Gargas… et la vallée du Rhône : Cosquer, Chauvet… A cette liste viennent s’ajouter quelques sites isolés, Arcy sur Cure dans l’Yonne, Gouy sur la basse vallée de la Seine, Angles sur l’Anglin dans la Vienne, Pair-non- Pair en Gironde. En Espagne les principaux sites sont groupés en Espagne Atlantique : Altamira, Tito Bustillo, Covalanas… des sites moins nombreux sont également connus dans le centre : Atapuerca, Casares et dans le sud : La Pileta, Ardales… Quelques grottes ornées du paléolithique sont connues en Italie, surtout au Sud : Romanelli, Levanzo, Adduara.


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Les articles sont terminés!!


bonne après midi 1  Ninnenne 
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