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 Années 50....Les racines du ciel, Romain Gary(romans et BD.....)

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marileine
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MessageSujet: Années 50....Les racines du ciel, Romain Gary(romans et BD.....)   Sam 1 Nov - 14:38

Années 50....Les racines du ciel, Romain Gary



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Romain Gary



"Lorsque j’entreprends un roman, c’est pour courir là où je ne suis pas, pour aller voir ce qui se passe chez les autres, pour me quitter, pour me réincarner" Roamin Gary



En 1956, le prix Goncourt est décerné à Romain Gary pour "Les racines du ciel".Gary, qui après guerre a entamé une carrière diplomatique est en Bolivie. Il raconte : "A La Paz, on m’a prévenu que j’avais…le Nobel. [...] Entre les horloges de la Paz et celle de Paris, il y a un décalage de cinq heures…Je vais dans mon bureau. Deux minutes après, le correspondant de l’United Press, un Espagnol, entre et me saute au cou : "Monsieur l’Ambassadeur, je vous félicite. Vous avez le prix Nobel !". Puis il tire de sa poche un télégramme en anglais daté de la veille : "Question ambassadeur de France à la Paz pour premier prix concours. Prendre déclaration"…Juste à ce moment-là, la porte s’ouvrit de nouveau. Une brassée de 25 télégrammes arrivait de Paris" Gary comprend enfin qu’il a le Goncourt. (in Portrait interview de Paul Guth, "Le Figaro littéraire" du 22 décembre 1956).



Dans cette deuxième décennie des années 50, les conflits africains sont omniprésents sur la scène internationale : revendications anticolonialistes de l'Afrique du Nord, révolte des Mau Mau , apartheid, pan-islamisme égyptien. L' Afrique apparait comme le continent des possibles ".. il y avait là comme dans chaque paysage africain, une place immense à prendre, une place illimitée et qui semble toujours suggérer quelque formidable désertion. Cela évoque irrésistiblement l'idée de quelque bête préhistorique à sa mesure aujourd'hui disparue, mais dont tout cet espace vide prit réclamer le retour"



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Romain Gary et sa femme Jean Seberg en 1961 sur le tournage des "oiseaux vont mourir au Pérou"



"Un Français, Morel, entreprend en Afrique une campagne pour la défense des éléphants, menacés de tous les côtés par les lois dites "inexorables" du progrès.Lors de la Conférence pour la Protection de la Faune (Congo, Bukavu, 1953) constate elle-même qu'il serait vain de vouloir imposer au public le respect de la nature uniquement par les méthodes légales", Morel ne craint pas de recourir aux armes. Aidé par quelques compagnons convaincus comme lui que le respect de la nature n'est pas incompatible avec les exigences du progrès, il prend le maquis contre la barbarie et la cruauté sous toutes ses formes, cependant que de tous les côtés des conspirateurs habiles essayent d'utiliser sa magnifique obsession et son apparente naïveté à leurs propres fins. Ridiculisé ou haï, accusé de préférer les bêtes aux hommes, traité de misanthrope et de nihiliste, trahi par les uns, aidé par quelques autres, exploité par un apprenti dictateur, et par des agitateurs politiques, le "Français fou" continue envers et contre tout à défendre les éléphants au risque de sa vie. Face à la haine raciale et religieuse, à la démagogie nationaliste, Morel poursuit sa campagne pour la protection de la nature, pour le respect de ce qu'il appelle "la marge humaine", quels que soient les systèmes, les doctrines et les idéologies de rencontre. D'aventure en aventure, d'avatar en avatar, il triomphe avec une tranquille confiance de toutes les déceptions et de toutes les ruses, persuadé que les hommes sont assez généreux pour accepter de s'encombrer des éléphants dans leur difficile marche en avant, et de ne pas céder à la tentation du totalitaire sans marge, de la fin qui justifie les moyens et du rendement absolu. Et peu à peu, une complicité souriante et amicale se forme autour de celui qui "ne sait pas désespérer" et de ces géants menacés, et des volontaires de tous les pays, de toutes les races et de toutes les opinions se rangent autour de cet aventurier de l'humain." (Romain Gary, Les racines du ciel, quatrième de couverture, édition de 1956.)"



Pour Gary Morel, résistant contre la tentation de l’abandon et du désespoir, combat seul contre l’extermination des éléphants, affirmant ainsi sa nature humaine contre ce qui cherche à la nier : le totalitarisme la petitesse et l’adversité."L'islam appelle cela "les racines du ciel", pour les indiens du Mexique, c'est l'arbre de vie" qui les pousse les uns vers les autres à tomber à genoux et à lever les yeux en frappant leur poitrine tourmentée. Un besoin de protection auquel les obstinés comme Morel cherchent à échapper par des pétitions, de comités de lutte et des syndicats de défense..." Les racines du ciel.



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Les racines du ciel, film de John Huston - 1958 - Trevor Howard, Errol Flynn



Morel, à l'engagement contre le colonialisme et au combat nationaliste préfère limiter son action à la défense de la faune africaine,ce que lui reprocheront ses compagnons. Romain Gary a toujours affiché une grande méfiance face "à tous les géniaux pères des peuples". Il précise dans son avant propos "je tiens a dire ceci : mon livre traite du problème, essentiel pour nous, de la protection de la nature [...] Je ne vois guère comment on saurait laisser la responsabilité de cette oeuvre généreuse à ceux qui puisent leur force politique aux sources primitives de la haine raciale et religieuse et de la mystique tribale". Mais peu à peu le combat de Morel va être instrumentalisé par les partisans de l'indépendance, il finira par l'accepter considérant que Waîtari le leader indépendantiste veut l'indépendance pour que "les africains prennent eux mêmes en mains la protection de la nature, puisque malgré touts nos conférences nous n'y sommes pas parvenus..." A la fin Morel est quasiment l'otage des indépendantistes, qui décide même de l'exécuter, pour faire d'un personnage devenu encombrant un héros de l'indépendance. Mais Youssef le jeune militant chargé de l'exécution se prend d'amitié pour Morel et ils disparaissent tous deux dans la forêt.



Mais si Gary se méfie des mouvements nationalistes,cela ne l'empêche pas de dénoncer le système colonial. Toute sa vie, écrivent Paul Audi et Jean-François Hangoüet, dans le Cahier de l'Herne consacré à Romain Gary, Gary se sera battu pour préserver tout ce qui, dans l’homme, échappe aux définitions que peuvent en donner les idéomaniaques de toutes provenances et de toutes obédiences".



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Raphael Matta , surveillant de la réserve de Bouna - 1958



Raphaêl Matta, le double réel de Morel



Un jour qu'il visitait le zoo de Vincennes, il apprit que 600 espèces de mammifères étaient en voie de disparition.Raphael Matta était alors agé de 30 ans et travaille dans une société d'import-export à Paris. Il renonce a sa vie parisienne pour prendre un travail de surveillant de la réserve de Bouna a 400 km de l'équateur en Côte d'Ivoire.



Accompagné par sa femme Christiana, qui a Paris s'occupe de mode,Matta s'installe dans dans la réserve. Maigre, brun le regard perçant, il va vivre plus de 5 ans en pays lobi au milieu des bêtes



Les Lobis, de farouches chasseurs, l'appelle "Kongo Massa",le Maître de la brousse. Mais pour eux hippopotames et antilopes sont source de viande, les dépouilles sont revendus comme trophée aux chasseurs, et les africains achètent très cher les organes sexuels des éléphants pour leur rites de fertilité.



Matta dispose seulement d'un second, Sogli, et de quatre gardes pour couvrir tout le territoire de la réserve.L'administration est plutôt encline à tolérer le braconnage des Lobis. Un nouveau comptage en 1958 révèle la disparition de 40 éléphants sur les 100 que comptaient la réserve deux ans plus tôt, Matta devient de plus en plus fanatique, il confisque les armes dans les villages, envoi des lettres incendiaires à ses supérieurs signées Raphael Matta député des éléphants devant le Parlement Mondial, se disant prêt à monter sur l'échafaud pour que vivent les éléphants. "Je suis tout-puissant parce que ma foi montera au-dessus des montagnes." ajoute-t-il



Des Dioulas s'étant plaint à Matta d'un tort infligé par les Lobis,Matta se rendit immédiatement au village, accompagné par son second et quelques gardes noirs. Il arrive en pleine cérémonie d'initiation des jeunes guerriers, une cérémonie interdite aux étrangers. Les jeunes guerriers crient à la trahison Matta doit s'enfuir, son escorte n'interviendra pas.



Il sera retrouvé mort, la tête fracassée et le corps lardé de flèches empoisonnées le 16 janvier 1959



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Raphael Matta , surveillant de la réserve de Bouna avec ses enfants - 1958



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Romain Gary



Romain Gary, de son vrai nom Roman Kacew(il a utilisé aussi les pseudonymes de Fosco Sinibaldi, Shatan Bogat et Emile Ajar) est né Né le 8 mai 1914 à Wilna, à l’époque ville russe appartenant à l’empire tsariste. Il se définissait lui-même comme "un cosaque un peu tartare mâtiné de juif." En 1928, sa mère décide de l'emmener à Nice, en France. Romain Gary racontera plus tard, dans "La promesse de l'aube", cette adolescence niçoise. En 1940 il sert dans les Forces aériennes françaises libres autour du général de Gaulle.



“De Gaulle c’était la faiblesse qui dit non à la force,c’était l’homme tout seul, dans sa faiblesse absolue, à Londres, disait non aux plus grandes puissances du monde, non à l’écrasement, non à la capitulation. C’était la situation même de l’homme, la condition même de l’homme, et ce refus de capituler, c’est à peu près la seule dignité à laquelle nous pouvons prétendre”. Romain Gary. Il termine la guerre comme compagnon de la Libération et commandeur de la Légion d'honneur.



Après guerre , il entame une carrière de diplomate.À ce titre, il séjourne en Bulgarie, en Suisse, à New York (aux Nations Unies, 1952-54), en Bolivie, puis en qualité de Consul général de France à Los Angeles de 1957 à 1961, date à laquelle il se met en congé du ministère des Affaires étrangères.



En 1961 il adapte au cinéma son livre"Les oiseaux vont mourir Pérou", il réalisera un second film en en 1972 "Kill".
Il fut l'époux de l'écrivain britannique Lesley Blanch et de l'actrice américaine Jean Seberg,dont il divorça. Un peu plus d'un an après le suicide de celle-ci en septembre 1979, il se donne la mort en se tirant une balle dans la bouche laissant ce dernier mot : "Je me suis bien amusé. Au revoir et merci".



Personnage aux multiples facettes, aux identités insaisissablesil a publié 31 ouvrages de son vivant, plus un après a mort. Il est le seul écrivain a avoir obtenu deux fois le prix Goncourt à l’issue d’une supercherie littéraire. Le second prix ayant été obtenu sous le pseudonyme d’Emile Ajar, sous lequel il a écrit quatre livres, en en faisant endosser la paternité à son petit neveu Paul Pavlowitch.



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Les Racines du ciel



The Roots of Heaven
John Huston - 1958


Avec Errol Flynn, Juliette Gréco, Trevor Howard, Eddie Albert, Orson Welles...



On peut se demander pourquoi Huston, chasseur acharné, fervent de la tauromachieadapta le roman écologique de Gary. Juliette Gréco dans "Jujube" note "Peter Viertel a écrit sur Huston un petit livre, Le Chasseur blanc. C’est malgré tout à lui que l’on a demandé de mettre en scène Les Racines du ciel. Étrange situation que celle du chasseur qui doit mettre en images l’histoire d’un homme qui se bat pour la protection de l’espèce animale, contre l’extermination de la faune africaine et spécialement celle des éléphants… Il reste si peu de ces pauvres et splendides animaux traqués par les assassins mondains et fortunés que l’on est obligé d’envoyer une troisième équipe à leur recherche, bien loin des lieux du tournage. Ils grèveront de tout leur poids le budget, et cela ne sera que justice"



Entièrement filmé en Afrique équatoriale française, le film connut un tournage difficile : la dysentrie frappe l'équipe à l'exception d'Errol Flynn et de John Huston, saouls la plupart du temps. C'est le dernier film d'Errol Flynn et sans doute pas le meilleur de Huston empêtré dans une distribution hétéroclite et un scénario trop bavard..
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Années 50....Johan, Pirlouit et les Schtroumpfs






"De tous les auteurs de bande dessinée que j'ai pu rencontrer, Peyo était le meilleur raconteur d'histoires." Y. Delporte





"Johan et Pirlouit"est une bande dessinée réalisée par Pierre Culliford dit Peyo. Cette bande parue pour la première fois en 1946 dans le journal belge "La dernière heure" elle se nomme alors "Johan". En 1950, elle est publiée dans Le Soir, puis dans Spirou . C'est là que la série trouve sa formule définitive : de blond Johan devient brun et en 1954 dans "Le lutin du bois aux roches" il rencontre un comparse facétieux : Pirlouit, râleur, paresseux et goinfre qui devient son compagnon d’épopée. '"Johan et Pirlouit" devient l'une des séries les plus populaires du journal.



Johan et Pirlouit évoluent dans le quotidien d'un moyen-agepittoresque. Johan, page puis chevalier, et Pirlouit, monté sur son inséparable biquette, viennent à la rescousse de la veuve et de l'orphelin victimes de seigneurs plus fourbes les uns que les autres. Leurs aventures s’orientent rapidement vers un univers fantastique de grimoires, de lutins et de forêts mystérieuses, d'enchanteurs et de sorciers.





Johan et Pirlouit - 1954 - 1957 - 1960





Johan et Pirlouit "Le serment des vikings" - 1957



C’est dans l'épisode des aventures de Johan et Pirlouit "La flûte à six trous", prépublié dans Le Journal de Spirou en 1958 et dont le nom en album devient "La flûte à six Schtroumpfs" (1960) que Johan et Pirlouit croisent la route d'une peuplade de lutins bleus à bonnets blancs vivant dans un village de champignons, perdu au mileu d'un pays nommé le Pays Maudit, et parlant le langage schtroumpf



Thierry Cullford, le fils de Peyo raconte :«On était à table. Mon père voulait demander le sel à Franquin mais ne trouvait pas ses mots. Alors il a dit "passe-moi le schtroumpf" ! Franquin lui a répondu "le voilà ton schtroumpf", et ils ont parlé schtroumpf pendant tout le repas. En rentrant, mon père s'est dit qu'il allait appeler ainsi un personnage, et qu'en plus il parlerait schtroumpf. Le succès a été immédiat. Il a reçu énormément de courrier lui demandant de continuer." Et pour la couleur bleue "la légende veut que, ne voulant pas que la peau du bonhomme soit rose comme celle des humains, il a pris un crayon bleu qui traînait sur sa table à dessin".



Johan et Pirlouit retrouveront les schtroumpfs dans les albums"La guerre des 7 fontaines" (1961) "Le pays maudit" (1964) et "Le sortilège de Maltrochu" (1972).






Johan et Pirlouit "Le pays maudit" - 1964



Dès 1959, Yvan Delporte, rédacteur en chef de "Spirou",demande à Peyo un mini récit avec pour vedettes les Schtroumpfs. Le succès des "Schtroumpfs Noirs" fut tel que d'autres mini-récits suivirent immédiatement et que par la suite Peyo redessine ces mini récits pour en faire des albums. Progressivement les différences physiques et de caractère (schtroumpf à lunette, farceur, costaud, etc.) entre stroumpfs apparaissent. Le succès devient mondial.



Les aventures de "Johan et Pirlouit" gardent aujourd'hui une fraîcheur étonnanteavec leur Moyen Age des contes et des légendes raconté avec fantaisie et humour. Le dernier album réalisé par Peyo lui-même est Le Sortilège de Maltrochu en 1972. Vampirisé par le succès des Schtroumpfs, Peyo,ne trouvera plus de temps à consacrer à la réalisation de nouveaux albums de Johan et Pirlouit. Après son décès, la série est reprise per le dessinateur Alain Maury et les scénaristes Yvan Delporte, Thierry Culliford, Luc Parthoens. Une serie de dessins animés a été produite par Hanna-Barbera Productions en 1982.





Johan et Pirlouit





Johan et Pirlouit "Les sire de Montrésor" - 1960





Peyo et sa caricature



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Pierre Culliford dit Peyo



Peyo (Pierre Culliford, 1928-1992) d'abord assistant projectionnistedans une salle de cinéma, il passe quelques mois à l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles. En 1945 “gouacheur” dans un studio de dessins animés il fait la rencontre de Franquin, Morris et Eddy Paape. Il s'essaie au dessin publicitaire puis publie des bande dessinée dans des quotidiens belges "La Dernière Heure et "Le Soir". En 1947 il créé "Johan et pirlouit", en 1958 Les Schtroumpfs et en 1960 "Benoit Brisefer" (sur les décors de Will ) un petit garçon à la force herculéenne, ami de Madame Adolphine, qui perd sa force quand il est enrhumé.



Le succès phénoménal des Schtroumpfs amène Peyoà créer son studio et à s'entourer d'une équipe : Walthéry, Roger Leloup, Lucien De Gieter, de Marc Wasterlain, de Derib, d'Albert Blesteau et de Benn,..



Au début des années 80 les Schtroumpfs sont un succès mondial: produits dérivés, dessins animés, les Schtroumpfs envahissent la planète.



En 1989, Peyo fonde sa société d'édition :Cartoon Création qui lance le magazine Schtroumpfs. En 1992, Cartoon Création cesse son activité d'éditeur et les Editions du Lombard prennent la relève, c'est là que naitra la derniere aventure des Schtroumps de la main de Peyo "Le Schtroumpf Financier".

Peyo est victime d'un arrêt cardiaque le 24 décembre 1992.C'est son fils Thierry qui assure la continuité de son œuvre.





Benoit Brisefer




Benoît Brisefer est un jeune garçon doté d'une force Herculéenne : il peut soulever les charges les plus lourdes (bétonneuse, armoire, voiture, rocher de plusieurs tonnes...), sauter très haut, courir très vite. Sa particularité est de perdre sa force lorsqu'il s'enrhume. Il vit à ViveJoie-La-Grande. Il n'aime pas la violence et les gens qui se battent. Sa force le met parfois dans de drôles de situations il casse presque toujours les jouets de ses amis. Il est ami avec madame Adolphine, une vieille femme, qui est à la fois un personnage humain, une vieille dame aimable, et un robot, ayant servi à son insu de modéle à un inventeur, mais en raison d'un accident dans la fabrication l'Adolphine robot est une personnage peu recommandable, chef de gang. Benoit a aussi un oncle : Placide, membre du Service Auxiliaire de Protection des Personnalités Étrangères, un "gorille". Comme la plupart des adultes, Placide ne croit pas à la force extraordinaire de son neveu.


La bande a été créée par Peyo mais a été reprise par plusieurs dessinateurs et scénaristes.







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Pirlouit fait de la pub pour Omo





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Années 50.... Le Docteur Jivago -


La première édition du Docteur Jivago -





Le docteur Jivago, roman interdit de Boris Pasternak





Docteur Jivago - Omar Shariff, julie Christie dans le film de David Lean



"De l'immense majorité d'entre nous, on exige une duplicité constante, érigée en système." Boris Pasternak



"En raison de la signification attachée à votre prix par la société dans laquelle je vis,je dois renoncer à la récompense imméritée qui m'a été accordée. Ne prenez pas en offense mon refus volontaire" écrit en français Boris Pasternak dans le télégramme qu'il envoie, le 28 octobre 1958 à l'Académie Royale de Suèdepour refuser le prix Nobel qui vient de lui ëêtreattribué. De 1946 à 1950, le  nom de Pasternak fit partie de la liste finale des candidats au Nobel, mais c'est le roman "Docteur Jivago", paru en 1957, qui emporte la décision du Comité du Nobel.


Avec la reprise de la terreur stalinienne en 1946, Pasternak, âgé de 56 ans, perd toute illusion sur le régime soviétiqueet s'attelle à ce roman en partie autobiographique. Il rencontre dans les bureaux du "Monde nouveau" Olga Ivinskaïa,âgée de 22 ans.  C'est le coup de foudre, elle sera son modèle pour le personnage de Lara. En 1949  le KGB qui veut faire pression sur Pasternak arrête OLga  et l'expédie dans un camp, enceinte, elle perd le bébé. Elle est libérée à la mort de Staline et  reprend sa vie auprès de Pasternak. Après la publication du roman elle est de nouveau expédiée au goulag pour quatre ans. Unique roman du poète russe,  "Le Docteur Jivago" est achevé en 1955.





Boris Pasternak (3eme a partir de gauche) Congrès des écrivains soviétiques 1934



"Le Docteur Jivago" est une fresque historique des "années terribles de la Russie",retraçant les bouleversements qu’ont connus la Russie, puis la nouvelle Union soviétique, entre 1906 et 1929, mais c'est aussi un roman d'amour, l’histoire d’un trio. Une jeune femme, Lara, d’origine bourgeoise mais pauvre, épouse Pavel Antipov, fils d’ouvrier. Celui ci devient en 1917 un révolutionnaire impitoyable. Lara mobilisée lors de la première Guerre mondiale fait la connaissance Iouri Jivago, médecin et poète, ils se retrouveront à plusieurs reprises durant ces années troublées, mais devront se séparer. Jivago en mourra.



À travers l'histoire d'un amour impossible, Pasternak rend compte du conflit qui s’est joué au sein de  la révolution bolcheviqueentre deux conceptions. Celle incarnée par Pavel Antipov prêt à sacrifier  sentiments et la vie d’autrui aux intérêts supérieurs de l’histoire  et celle de Iouri Jivago qui refuse de sacrifier des hommes au nom d’idéaux qui, une fois incarnés dans l’histoire, s’identifient aux puissances du mal. Le révolutionnaire ne sait répondre au mal que par le mal. L' abandon fataliste de Jivago à la vie n'est pas  démission, mais l'acceptation d'une mission prophétique qui implique le sacrifice de soi-même.



C'est, en arrière-fond la Russie stalinienne qui se profileavec la grandeur de ses débuts et la violence glacée des années staliniennes : purges, exécutions sommaires et mensonge institutionnalisé. "Il a été l'âme et la conscience de l'une de ces curiosités rarissimes: le visage et la voix d'une grande tempête russe, unique et extraordinaire [...] Il a pris la responsabilité d'une débauche de sang et de destruction comme le monde n'en avait encore jamais vu." écrira Pasternak de Staline après la mort de celui-ci.





Boris Pasternak  et Akhmatova (poete russe) dans les années 40





Boris Pasternak (au second rang) avec des soldats soviétiques en 1943



"De l'immense majorité d'entre nous, on exige une duplicité constante, érigée en système.On ne peut pas, sans nuire à sa santé, manifester jour après jour le contraire de ce qu'on ressent réellement, se faire crucifier pour ce qu'on n'aime pas, se réjouir de ce qui vous apporte le malheur " (Le Docteur Jivago, XV, 7).


"Il y a longtemps que je n’avais lu un ouvrage vraiment russe, apparenté à la littérature d’un Tolstoï, d’un Tchekhov, d’un Dostoïevski.Le Docteur Jivago relève incontestablement de cette dimension supérieure. [...] Voilà pourquoi il m’importe peu de savoir si Le Docteur Jivago est un roman, un tableau de mœurs sur la première moitié du XXe siècle, ou Dieu sait quoi. Il y a beaucoup d’idées exprimées par Vedeniapine, Lara et Jivago lui-même, sur lesquelles j’ai envie de méditer, et elles vivent en moi indépendamment du roman, de même que le trouble intérieur qu’elles soulèvent."  Lettre de Varlam Chalamov à Boris Pasternak



Boris Pasternak début 1956, adresse le manuscrit du "Docteur Jivago"à trois revues soviétiques (Literatournaïa Moskva, Znamia et Novy Mir) et,  en même temps le fait passer à l'éditeur communiste  italien Giangiacomo Feltrinelli.


"J'ai transmis un exemplaire à une maison d'édition communiste italienneet j'attendais la parution du livre censuré à Moscou, écrivait Pasternak dans une lettre au bureau de l'Union des écrivains soviétiques. J'étais prêt à corriger tous les passages inacceptables...".





Boris Pasternak avec Olga Ivinskaia et sa fille , Irina, en 1959



Dans le rapport du département de la culture du comité central sur «un roman inédit de B. Pasternak» en aout 1956 "Le Docteur Jivago" est qualifié de «calomnie haineuse» contre la révolution soviétique. Les autorités soviétiques somment Pasternak  d’écrire Feltrinelli de lui retourner son manuscrit. « Lettre rédigée au Comité central sous menace de mort. » notera Pasternak en marge. Mais Feltrilleni  prévenu qu'il ne doit tenir compte d'aucune lettre écrite en russe ne bouge pas et malgré les pressions, en novembre 1957, la toute première édition du "Docteur Jivago"  parait chez l’éditeur italien . Le monopole du Parti sur la production littéraire soviétique est brisé. Des 1958  Collins, à Londres, et Gallimard, à Paris publie le roman en anglais et en français.



En  octobre 1958, le Nobel de littérature lui est attribué,dans un premier temps Pasternak accepte de se rendre le 10 décembre à la réception de son prix. Nikita Khrouchtchev  fou furieux lança une campagne de presse déchainée contre l'écrivain. Le Comité central déclare que  le geste de l'Académie Royale suédoise est une manifestation d'hostilité à l'égard de l'U.R.S.S.



Le poète Alexandre Tvardovski, rédacteur en chef du mensuel le Monde nouveau écrit : «Une fin sans gloire attend aussi le Judas ressuscité, le Dr Jivago, et son auteur, qui aura pour lui le mépris du peuple.»



Pasternak, déjà  malade, renonce à se rendre à Stockholm,et écrit à Khrouchtchev : « Le départ hors des frontières de ma patrie équivaudrait pour moi à la mort, et c’est pourquoi je vous prie de ne pas prendre à mon égard cette mesure extrême. » En novembre 1958 , la Pravda publie une lettre de Pasternak dans laquelle il dit regretter que son roman ait été perçu comme une attaque contre la révolution d'octobre et les fondements du système soviétique.





Leonard Bernstein et sa femme  Felicia Montealegre avec  Boris Pasternak, Moscou  1959



Pasternak est exclu de l'union des écrivains."L'attitude de Pasternak, membre de l'Union des écrivains de l'U.R.S.S. Il est devenu une arme de la propagande bourgeoise [...]. Il a rompu les derniers liens avec le pays et son peuple. [...] Considérant sa trahison à l'égard du peuple soviétique, du socialisme et du progrès, Le présidium retire à Boris Pasternak la qualité d'écrivain soviétique [...]." En janvier 1959, il écrit le poème "Prix Nobel" dont voici la première strophe : "Ils m'ont traqué et pris au piège -Chez moi, ils m'ont fait prisonnier. - La meute hargneuse m'assiège. - Pourtant, je sais la liberté". Après deux infarctus, Boris Pasternak meurt d’un cancer des poumons le 30 mai 1960.



Vladimir Nabokov , lui, détestait "Le docteur Jivago", il soupçonnait même que "[...] Les Soviets dénonçaient hypocritement le roman de Pasternak (dans le but de faire monter les ventes à l'étranger, pour en empocher les profits, et pour consacrer ceux-ci à financer leur propagande) [...] Tout Russe sensé peut constater immédiatement que ce livre est un livre pro-bolchevique et historiquement faux, ne serait-ce que parce qu'il passe sous silence la révolution libérale du printemps 1917 ; en plus, le bon docteur accepte avec une joie délirante le coup d'État bolchevique qui intervient sept mois plus tard - tout cela est entièrement conforme à la ligne du parti. Mais laissons de côté la politique, ce livre est une chose pathétique, il est maladroit, trivial, mélodramatique, avec des situations éculées, des avocats lascifs, des jeunes filles invraisemblables, et des coïncidences banales. [...] Oui, j'ai applaudi à son prix Nobel à cause de ses vers. Dans Le Docteur Jivago, pourtant, sa prose n'est pas à la hauteur de sa poésie."



"Le docteur Jivago"  n'a pu être publiée  en URSS qu' en 1988,grâce à la politique de "glasnot" de Mikhaïl Gorbatchev.





Krouchtchev et sa femme à la Maison Blanche avec Eisenhower et sa femme en 1959



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A. A. Murashko Portrait de Boris Pasternak 1917



Boris Pasternak



Boris Pasternak naît en 1890 à Moscou, sa mère est pianiste,son père peintre (Leonid Ossipovitch Pasternak, 1862-1945). Il étudie la philosophie à Moscou et fait un sejour en Allemagne à l'Université de Marburg. Il fait paraitre en 1914 son premier recueils de poesie, "Un jumeau dans les nuées", mais c'est seulement en 1922 qu'il accède à la célébrité avec la publication de  "Ma sœur la vie".  Il fait un bout de chemin avec Maïakovski  et le groupe LEF, dont les adhérents veulent mettre une esthétique d'avant-garde au service de la révolution. Rebuté par leur dogmatisme il s'en sépare rapidement.





Boris Pasternak, sa  femme , Evgeniia Pasternak,  et leur fils 1924



Va commencer alors une période difficile ou il est dénoncé comme idéaliste et  individualiste.En 1934 il est neammoins admis dans dans la nouvelle Union des écrivains soviétiques. En 1935 Staline l'envoie à Paris au Congrès international des écrivains pour la défense de la culture. En 1936 Malraux  et Gide lui rendent visite à Moscou.  La terreur stalinienne des années 1936-1938 le réduit au silence. Pasternak se consacre alors exclusivement a des traductions de Shakespeare, Keats, Shelley ou Verlaine. Il echappe ainsi au goulag.



En 1945 il entreprend "Le docteur Jivago"qui est publié en 1956 en Italie.A partir de 1947 il entretient une relation amoureuse passionnée avec Olga Ivinskaïa. Aprés avoir été obligé de refuser le prix Nobel il meurt en 1960 à  Pérédelkino.





Funérailles de Boris Pasternak 1960
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Années 50 - Hugh Hefner créait Playboy -





Playboy - décembre 1953 - janvier 1954



"Il y a eu trois grande inventions dans l'Histoire de l'humanité :
le feu, la roue et Playboy !"
Hugh Hefner





En cette année 1952,Hugh Hefner quitte Esquire,ou il était rédacteur, quand le journal transfère son siège de Chicago à New-York. Esquire avait été dans les années 40 le magazine "légal" le plus osé des Etats Unis avec ses illustrations d'aguichantes pin-up les Petty Girls et les Vargas Girls ; le Service des Postes refusa même longtemps de le distribuer le considérant comme une revue obscène. Mais à l'époque d'Hefner il cherchait à se débarrasser de cette réputation sulfureuse.


Hefner devient directeur des ventes d'un groupe de magazine "pour hommes" la Publishers Development Corporation.En 1952, en plein McCarthysme, au milieu d'un climat de crainte et de suspicion ou tout ce qui s'éloigne de la norme morale et du droit chemin est soupçonné de subversion, les magazines "pour hommes" ne sont vendus que "sous le comptoir", et encore se limitent-ils à de pseudos revues naturistes et à des revues photographiques de nus "artistiques". A la fin de 1952 il trouve un emploi plus lucratif dand un magazine... pour enfants "Children's Activities".
En 1953, l'idée de créer son propre magazine le reprend(il a déja fait plusieurs tentatives sans succès dans ce domaine). Il écrit dans sa biographie "Je voulais créer un magazine pour distraire l'homme de la ville, une revue gaie et intelligente. Les photos de filles permettraient le démarrage initiale mais avec la qualité en plus". Dans une société puritaine comme celle des années 50, si le sexe intéresse tout le monde, personne n'ose l'évoquer. Hefner affine son idée de magazine érotique de qualité avec son ami Eldon Sellers. Le titre retenu est "Stag Party"






Esquire - fevrier 1948 - avril1952



Pour lancer son magazine, Hefner doit trouver une idée de couverture car c'est ce qui fera acheter le nouveau magazine.En 1949 Marilyn Monroe, alors starlette désargentée, avait posé nue pour le photographe Tom Kelley, qui avait revendu les photos à la John Baumgarth Company, éditrice de calendriers. Entre temps Marilyn Monroe était devenue célèbre. Baumgarth avait utilisé les photos pour des calendriers (connus sous le nom de calendrier Golden dreams) dont une série retouchée avec un déshabillé dessiné en surimpression sur la photo originale, Baumgarth craignant des poursuites pour obscénité. Hefner put obtenir les droits de publication pour 500 dollars.


Hefner et Sellers, rameutant amis et familles réunissent 8000$.Le contenu du premier numéro est pour une part réalisé à l'aide de textes tombés dans le domaine public. La maquette est créee par Art Paul qu' Hefner réusit à convaincre d'accepter des actions en paiement. Le titre "Stag Party", posant des problèmes juridiques (il existait déja un magazine appelé Stag) Eldon Sellers propose un nouveau titre "Play boy", pour lequel Art Paul dessine immédiatement le célèbre lapin."Bunny". Hefner rédige l'éditorial : "Que ce soit clair : nous ne sommes pas un magazine familial. soeur, épouse ou bellemère, si vous avez ouvert ce journal par hasard, je vous en prie, rendez le à l'homme de votre vie...". Au dernier moment Hefner fait retirer la date de parution sur la couverture ("Je n'ai pas daté le premier magazine car je n'étais pas sûr de pouvoir en sortir un autre" explique-t-il) et ainsi pouvoir éventuellement laisser le numéro en vente jusqu'à épuisement du stock. Mais en quelques semaines, plus de 50 000 exemplaires à 50 cents la pièce sont vendus. Le second numéro, daté lui, est publié en janvier 1954. Le personnel du magazine se compose alors en tout et pour tout de quatre personnes: Hefner lui même, Art Paul, Seldon Sellers et un écrivain anonyme recruté par Hefner, Ray Russel. Un an après Playboy tirait à 175 000 exemplaires et en 1959 il atteignait un tirage d'un million d'exemplaires.





Juillet 1955 le numéro avec Jant Pilgrim - Janet Pilgrim Playmate encore en décembre 1955



La fameuse Playmate fit son apparition dès le deuxième numéro(Marilyn Monroe était la sweetheart du mois), au début elle était sélectionnée dans le catalogue de photos de de la John Baumgath Company. Hefner fit par la suite appel à des modèles professionnelles on vit ainsi poser Bettie Page (janvier 1955) et Jayne Mansfield (fevrier 1955). Pour la petite histoire la play mate de juillet 1955, Charlene Drain alias Janet Pilgrim était employée au service abonnement de Playboy, et la maîtresse éphémère d'Hefner. Janet Pilgrim marque un tournant dans l'histoire de la Playmate, la fin des pin-up et modèles professionnelles et l'entrée en scène de "la fille d'à côté", une fille "convenable" qu'on n'aurait pu voir nue nulle par ailleurs. Désormais chaque Playmate se voit accompagnée d'une histoire inventée de toutes pièces racontant ou et comment elle a été découverte.



Hefner dut batailler contre le Service des postes américaines,qui lui refusait le tarif spécial appliqués au magazine, et qui dans certains états du Sud n'acheminait carrément pas Play Boy aux abonnés, en novembre 1955 une décision de justice donna raison à Hefner et mit à la raison le moralement sourcilleux service postal. En 1957 Playboy s'installe dans nouveaux locaux et Heffner y installe aussi son appartement, ce qui lui permet de déambuler jour et nuit en pyjama, mal rasé, passant ses nuits à travailler et a recevoir starlettes et Playmates potentielles. D'où la légende qui veut que les étoiles qui apparaissaient sur la couverture du magazine notaient les performances sexuelles des demoiselles (elles indiquaient en fait une édition régionale)





Janet Pilgrim au "civil" en 1959





Playboy - novembre 1955 playmate Barbara Cameron - aout 1957 playmate Dolores Donlon



En août 1958 Playboy organise"le plus grand festival de jazz du monde" avec Louis Armstrong, Ella Fitzgerald, Duke Ellington... Tout d'abord prévu dans la cadre d'un festival subventionné par la mairie de Chicago le "Festival des Amériques", Hefner dut se résoudre finalement à monter son festival sans l'aide de la municipalité, la hiérarchie catholique ayant fait discrètement pression sur la mairie, mettant en avant le caractère peu présentable de Playboy. Le Festival de jazz fut organisé dans le stade de Chicago et attira plus de 60 000 spectateurs, il coûta cher mais assura une publicité considérable à la revue.



En Octobre 1959 nait l'émission de télévision "Playboy's Penthouse" sur une chaine de Chicago. Le décor représentait une luxueuse garconnière avec vue panoramiquesur la ville avec jolies filles et invités célèbres, le tout présenté par Hefner lui-même, affublé d'une pipe pour se donner une contenance. Il avait refusé que quin que ce soit d'autre puisse présenter ce show. Et si Hefner était un éditeur surdoué, c'était un présentateur gauche et maladroit, le show ne survécut que 6 mois à sa nullité comme animateur.





Playboy - juillet 1958 playmate Joyce Nizzari - novembre 1960 playmate Joni Mattis



C'est en 1959 aussi que Playboy publia des nus intégraux, des photos de strip-teaseuse,ce qui lui valut une descente du FBI et la confiscation des photos. Cette année là aussi Playboy fit l'acquisition, à Chicago, de la propriété de 70 pièces qui allait devenir la première Playboy Mansion. ( en 1971 Playboy acheta une autre prropriété en Californie, la propriété de Chicago fut offerte à l'"Art Institute of Chicago au début des années 80, elle est actuellement reconvertie en appartements). En 1960 voit le jour le club Playboy avec ses Bunnies en costume de lapin.
Playboy est alors une véritable institution, la voix d’une révolution sexuelle au sein d'un des pays les plus puritains au monde !(Le rapport Kinsey, publié en 1948, sur la sexualité masculine "Sexual Behavior in the Human Male", avait stupéfié la nation... Le rapport de 1953 sur la sexualité féminine, "Sexual Behavior in the Human Female" lui fit carrément scandale.)



Dans les années 70, le magazine tirera jusqu'a plus de 7 millions d’exemplaires (tirage record de novembre 1972).Ce sera le sommet de son succès. Bo Derek ou Brigitte Bardot nues côtoient les interviews de Salvador Dali, de Jean-Paul Sartre ou d'Henry Miller… La version française est lancée en 1973. Les années 80 seront nettement moins fastes, les ventes remonteront et se stabiliseront dans les années 90





Hugh Hefner entouré de bunnies
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bon week-end bonne après midi 1       Ninnenne        

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