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 Peuples du monde - Ethnies -(suite et fin)

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ninnenne
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Messages : 18832
Date d'inscription : 08/03/2012
Localisation : belgique

MessageSujet: Peuples du monde - Ethnies -(suite et fin)   Ven 7 Nov - 15:37

Peuples du monde - Ethnies -






Les ethnies. Patrimoine génétique de l'humanité





Aujourd’hui, grâce aux progrès en génétique, nous savons que nous ne pouvons découper la population mondiale en races distinctes mais simplement en ethnies.

L’ethnie est un groupement humain qui possède une structure familiale, économique et sociale homogène, et dont l’unité repose sur une communauté de langue, de culture et de conscience de groupe.

La hiérarchisation des groupes humains en races est une aberration scientifique. On ne peut en aucun cas subdiviser l’espèce humaine en Jaunes, Noirs et Blancs selon le critère apparent de la couleur de la peau.
Quelle que soit notre couleur de peau ou notre origine géographique, nous possédons tous les mêmes gènes.





L’unité de l’espèce humaine





Nous sommes nés dans la savane africaine. Les premiers chasseurs-cueilleurs ont quitté le berceau africain pour coloniser la planète.

Les hommes se sont alors diversifiés, les couleurs de peau se sont modifiés et  les langages se sont multipliés.





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Australopithecus. Image Ideonexus





A partir d’une base commune, les populations inventent de grande diversité de mode de vie et de comportements.

Mais quelles que soient les différences de traditions, chaque être humain porte les mêmes types de gènes.
Les hommes modernes sont apparus au Proche-Orient. On ne connaît pas leurs caractéristiques physiques externes, ni la couleur de leur peau.

Dans la mesure où le climat y est chaud, on peut penser qu’ils étaient plutôt basanés. Une chose est sûre, ils sont à l’origine de la diversité de toutes les populations humaines d’aujourd’hui.





L’espèce humaine a bien failli disparaître





D’après les recherches génétiques qui ont été effectuées, l’homogénéité des gènes au niveau mondial découle d’une seule raison : Nos ancêtres étaient très peu nombreux.

C’est d’ailleurs ce qui explique que les fossiles du Paléolithique sont si rares. On estime qu’ils n’étaient pas plus de 30 000 ans concentrés dans quelques parties du monde.






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Homo sapiens. Image Professor Rogers





Notre espèce a donc frôlé l’extinction. Il aurait suffi d’un changement climatique ou d’une épidémie pour que nous disparaissions.





Les différentes ethnies





La grande colonisation humaine s’est déroulée en quelques dizaines de milliers d’années à partir d’environ – 100 000 ans.


Bien longtemps après Homo erectus, Homo sapiens part à la conquête des continents : Asie, Australie, Europe occidentale, recolonisation de l’Afrique et l’Amérique.
Même après la colonisation de la planète, la population mondiale reste restreinte. Le taux de mortalité infantile devait être énorme ainsi que celui des femmes pendant l’accouchement.





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Des ethnies différentes mais un même patrimoine génétique. Image Pardeshi





Les différents groupes emportent avec eux des gènes qui ne sont pas exactement semblables à ceux de la population d’origine.

La raison en est simple. Chaque individu possède un patrimoine génétique commun mais il est unique.
Sa combinaison génétique spécifique lui vient de son père et de sa mère.

Au fil des générations, certains gènes peuvent disparaître et d’autres subsister.
Plus les siècles passent et plus notre patrimoine génétique s’éloigne de celui de nos ancêtres.
Les gènes n’expliquent pas tout quant aux différences physiques externes.

L’environnement et le climat ont joué un rôle essentiel.





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Sourire du Gambie. Image Ferdinand Reus





Un individu blond à la peau blanche est plus sujet au cancer de la peau par fort ensoleillement qu’un individu à peau noire.

A l’inverse, une personne à peau noire synthétise moins la vitamine D qui est indispensable pour fixer le calcium dans les os qu’une personne à peau claire.


Notre organisme en fabrique naturellement sous l’influence des rayons ultraviolets du Soleil. Cela signifie qu’une personne à peau noire qui vit dans une zone peu ensoleillée est plus exposée au rachitisme.


A partir des recherches génétiques, on peut faire quelques suppositions et penser que lors de la colonisation de la planète, une « sélection » s’est opérée car certaines vulnérabilités provoquaient une plus grande mortalité.

Ce n’est bien sûr qu’une hypothèse.





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Sadhu en Inde. Image Sukanto Debnath





Ce dont on est certain c’est que les changements de couleur se sont opérés assez rapidement, pas plus de quelques milliers de générations.


Ce qui est intéressant c’est que deux ethnies proches physiquement peuvent avoir un patrimoine génétique assez éloigné.


C’est le cas des Papous en Océanie et des Bantous en Afrique.

Ils se ressemblent physiquement : petits, peau très foncée, cheveux crépus.





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Fête dans une tribu de Papous. Image Crhistian Caron 2000





Pourtant, les Papous sont génétiquement proches des Vietnamiens et des Chinois tandis que les Bantous sont proches des autres Africains.

Mais, leur point commun est l’environnement et le climat : les deux populations vivent dans la forêt équatoriale





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Jeunes bantous réfugiés. Image Barefoot in Florida





Depuis la naissance des premiers Hommes modernes, ce qui a changé c’est l’aspect extérieur, les couleurs, les cultures et les religions mais peu les gènes.





Le mélange des ethnies





On pourrait penser qu’avec la mondialisation, notre espèce tend vers l’uniformisation. Cependant, les migrations ne concernent qu’une toute petite partie de la population, environ 10%.


Notre espèce est grégaire et ne migre que contraint et forcé.


Par contre, il existe une plus grande diversité d’ethnies dans les métropoles.





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Portrait de Chine. Image Babasteve





Les préjugés pourraient nous faire penser que ce mélange va aboutir à un métissage de notre espèce. Mais, c’est faux. La génétique est là pour le prouver.
Par exemple, le mélange du noir et du blanc ne donnera pas au fil des générations des métis à la peau café-au-lait.

C’est  généralement le cas pour la première génération mais pas pour les suivantes qui reconstituent les types des grands-parents : soit noir, soit blanc.





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Chaque ethnie possède ses spécificités culturelles. Portrait d'Iran By Hamed Saber. Portrait des Etats-Unis .Image Steph Carter





C’est aussi ce qui explique que des jumeaux peuvent avoir une couleur de peau différente. En juillet 2008, des jumeaux de couleur de peau différente sont nés en Allemagne.

La mère, à la peau noire,  était originaire du Ghana et le père, à la peau blanche,  était de souche allemande.
Ce type de naissance est assez rare mais pas exceptionnel.


Le Brésil est un bon exemple. Les Brésiliens possèdent un patrimoine génétique qui combine les gènes amérindiens, africains et européens.
C’est pour cette raison que les individus sont si différents physiquement.

Certains Brésiliens sont blonds aux yeux clairs, d’autres ont la peau noire et les cheveux crépus ou d’autres encore ont la peau légèrement basanée.





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Portraits du Brésil. Image Babasteve





Le métissage n’uniformise pas et les types originaux ne disparaissent. Au contraire, le métissage augmente la diversité car les gènes s’associent au lieu de se diluer.
Ceux qui pensent encore que notre patrimoine génétique est en danger peuvent donc être rassurés.

Inutile de préciser que toutes les théories fumeuses sur les races dont certaines seraient supérieures à d’autres peuvent être qualifiées de tout sauf de scientifiques.





Et demain ?





Physiquement, nous évoluons très lentement. Il faudra compter en millions d’années pour que ces changements soient visibles.


L’homme reste soumis aux lois de la biologie et nous sommes sujets à des adaptations.





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Enfant du Népal. Image Sukanto Debnath





Le brassage actuel permanent des gènes rend impossible l’apparition  par dérive génétique des caractères récessifs.


Nous savons que l’Homme ne pourra pas rester sur Terre plus de 4 milliards d’années. Si nous sommes toujours là, il nous faudra trouver de nouvelles terres à coloniser. L’espace sera alors la seule solution pour préserver notre espèce.


Nous savons encore peu de choses sur les conséquences de la vie dans l’espace. Nous savons seulement que les modifications physiques sont importantes en apesanteur.
Il est probable qu’après plusieurs millions d’années passées sur d’autres planètes, nos descendants auront un aspect physique différent.





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Une note d'humour avec cet alien qui a bien du mal à téléphoner. Image Looking Glass





Peut-être alors pourrons nous parler de nouvelles races si des mutations génétiques importantes s’effectuent.


Conclusion avec cette très belle phrase d’Hubert Reeves, astrophysicien à la renommée internationale :




« L’intelligence est-elle un cadeau empoisonné ? Se pose maintenant à nous cette question cruciale : sommes-nous en mesure de coexister avec notre propre puissance ? Si la réponse est non, l’évolution continuera sans nous. »
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[size=24]Peuples du monde-les Mongols-Chasse avec un aigle royal


 
 
 
Chasse à l'aide d'un aigle royal

Le peuple kazakh de Mongolie pratique traditionnellement la chasse à l’aide d’un aigle royal (Aquila chrysaetos). Ils utilisent toujours des aigles femelles. La chasse au rapace est vieille de plus de mille ans. Les Kazakhs l’ont héritée de leurs ancêtres du Turkestan.

Ils utilisaient déjà des aigles royaux au 15e siècle lorsque leur peuple s’est constitué. 

Le peuple des Kazakhs

Cette région perdue est séparée du reste de la Mongolie par la rivière Hovd et de la Chine par les montagnes de l’Altaï.

Aucune culture n’est possible dans une région où les précipitations n’excèdent pas 25 cm par an.

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Le peuple kazakh de Mongolie pratique traditionnellement la chasse à l’aide d’un aigle royal. Image Tiarescott . 

Des Kazakhs se sont installés ici à la fin du 17e siècle, fuyant des guerres internes, puis ils ont pris le contrôle du territoire.

Les Mongols y ont été exterminés par un empereur mandchou.

Aujourd’hui, les populations rurales musulmanes ont conservés leur langue et leurs traditions dont la chasse à l'aide des aigles royaux.




Regard perçant de l'aigle royal. Image Just Chaos 

Après l’effondrement de l’Union Soviétique en 1991, de nombreux habitants ont quitté Baian-ölgi pour rejoindre le Kazakhstan, leur mère patrie.

Il ne resterait environ que 35 000 Kazakhs dans cette région actuellement.

La technique de la chasse à l’aigle royal

L’atout le plus précieux de l’aigle royal est sa vue. Elle est environ 8 fois plus perçante que celle de l’homme.

Les Kazakhs chassent toujours avec des aigles femelles. Ils jugent les mâles moins agressifs. Ce sont en effet les femelles qui défendent le nid. Elles pèsent jusqu’à 7 kilos, presque un tiers de plus que leur compagnon. L'aigle royal peut atteindre une envergure de 2,20 m.



Dressage d'un aigle royal en Mongolie. Image Tiarescott 

Le chasseur doit garder le bras ferme sous le poids de son aigle. Ce dernier referme ses ailes de deux mètres d’envergure.

Lorsque le rapace s’élance à la poursuite d’un animal dans la vallée, le chasseur saute sur son cheval. Il doit retrouver son aigle avant que celui-ci n’abîme la fourrure de la proie ou qu’il ne se fasse blesser par elle.



Jeune Mongol et son aigle royal. Image Tiarescott 

L’aigle, à l’approche de sa proie, freine de toutes ses forces. Il peut atteindre 160 km/h en piqué. Il s’empare alors de sa victime, un renard par exemple.

Il le paralyse avec la pointe de ses serres. Celles-ci exercent une pression de plusieurs centaines de kilos par centimètre carré.

Quand la victime essaye de s’échapper, l’aigle lui flanque un vigoureux coup de patte sur la face avant de l’achever avec son bec puissant.



Cet aigle royal apprivoisé freine à l'approche de sa proie. Image Brian Scott 

A l’état sauvage, l’aigle royal chasse de préférence de petites proies bien que sa force lui permette d’emporter de jeunes chamois. 

Mais, une fois dressé, il peut s’attaquer à des loups ou des lynx qui sont cinq fois plus gros que lui.

Comment capturer un aigle royal

Avant de les dresser, les chasseurs doivent capturer des aigles. Ils utilisent un filet tissé à la main, sept bâtons, trois lièvres congelés et un corbeau menaçant.



L’atout le plus précieux de l’aigle royal est sa vue. Image Big Kids love toys

Le chasseur suspend le filet dehors, entre les bâtons dressés, formant ainsi un cercle autour de son appât.
Quand l’aigle descend en piqué pour effrayer le corbeau et ravir les carcasses de lièvres, le piège se referme sur lui et il est capturé comme un papillon.

Le dressage de l’aigle royal par les Kazakhs

Il est plus difficile de dresser l’aigle que de le capturer. Ses pattes sont coincées dans des sangles de cuir et attachées à un bloc en bois sur une longe en peau brute.



Un aigle royal qui chasse. Image Jack Spelling bacon 

A chaque fois que l’aigle essaye de s’envoler, il retombe aussitôt en culbutant.

C’est une lutte de deux jours et même plus qui s’engage alors entre l’animal et l’homme. Au terme de cet exercice, l’aigle épuisé est apprivoisé ou presque …

Un entraînement avec des proies tenues en laisse le conditionne à attaquer.
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Peuples du monde - les Mongols -


 

Les Mongols . Gengis Khan

Aussi loin que l’on remonte dans l’histoire du monde, aucune invasion ne peut être comparée au cyclone qui s’abattit au XIIIe siècle. En trois quarts de siècle, les tribus mongoles de Gengis Khan constituent l’empire le plus vaste que le monde n’ait jamais connu.

Les Mongols étaient-ils le fléau des dieux ? Comment Gengis Khan, un simple chef de tribu, a-t-il pu imposer sa domination sur toute l’Asie et faire trembler le monde ? 

Les Mongols

Les Mongols sont un groupe de tribus nomades qui émergent, en tant que nation constituée, au début du XIIe siècle.
Leurs ancêtres, venus des forêts du nord de la Sibérie, se sont alors installés sur les hauts plateaux de la Mongolie actuelle.
A cette époque, les Mongols sont un peuple de chasseurs, pêcheurs et éleveurs.

Le pays qu’ils contrôlent est divisé en trois Etats dominés par des tribus turques : les Naymans, les Merkits, les Keraïts et les Tatars.

C’est Témüdjin, né vers 1167, le futur Gengis Khan « souverain universel », qui fédérera ces tribus nomades.

Gengis Khan

Temüdjin est le fils d’un chef respecté. A 9 ans, il quitte le clan paternel pour vivre dans la tribu de sa future épouse.
Mais, son père est empoisonné par les Tatars et les tribus se disputent ses possessions. Temüdjin est destitué.

Pourtant, peu à peu, il parvient à reconstituer le territoire de son père. Violent et valeureux, ses exploits rassemblent autour de lui de nombreux jeunes guerriers.





Portrait de Gengis Khan peint sur soie 

Il bat les tatars et dès lors sa puissance militaire et politique ne cesse de croître.

Il est assez fort pour s’attaquer aux tribus turques.

En 1206, il fonde l’Etat Mongol. Proclamé souverain universel, Tchingiz Kagan ou Gengis Khan, littéralement le Khan Océan, il établit sa capitale, une immense ville de tentes, à Karakorum.

Gengis Khan est né et la conquête du monde commence. Il adopte cette fière devise : »Un seul Soleil au ciel, un seul souverain sur terre ».


Les conquêtes de Gengis Khan

Pendant toute sa vie, Gengis Khan gouvernera son peuple sans descendre de selle, massacrant réduisant en esclavage et soumettant sans répit les peuples.

Sa première victime est le Chine du Nord, en 1209, alors gouvernée par la dynastie Jin. En 1213, les cavaliers mongols franchissent la Grande Muraille et s’emparent de toute la zone située au nord du fleuve jaune.
Les Mongols s’emparent de Pékin en 1215 et en 1217, ils sont maître de la Chine méridionale.





Gengis Khan représenté au milieu d'un combat

Les mongols marchent vers l’ouest et mettent les villes à sac. Le bruit de leurs exploits arrive jusqu’en Europe et au Bassin méditerranéen.

En 1220, les Mongols attaquent les villes de Merv et de Samarkand et massacrent les populations.
5 ans plus tard, après avoir étendu son empire sur l’Iran, l’Afghanistan et jusqu’aux rives de l’Indus, Gengis Khan et ses troupes rentrent sur leurs terres d’origine.

Il meurt le 25 août 1227. La cause de sa mort est inconnue. On a évoqué l’hypothèse d’une chute de cheval.


La puissance militaire des Mongols

Les armées mongoles surpassaient rarement en nombre celles de leurs ennemis. Mais, leur organisation et leur sens tactique étaient nettement supérieurs.
Sans peur et sans pitié, les Mongols plaçaient leurs prisonniers en première ligne, affublés d’insignes mongols, pour qu’ils subissent l’assaut initial.

Une des manœuvres préférées de Gengis Khan consistait à utiliser ses cavaliers pour prendre les ennemis sur le flanc et disloquer leurs formations.

Puis, il les attaquait subrepticement par l’arrière.

Pendant les longues campagnes, les armées mongoles comptaient plus de chevaux que de guerriers.
Les cavaliers disposaient d’une monture fraîche chaque jour. Rapides, ils semaient la panique dans les rangs adverses.

 
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Selle brodée mongole (Musée national, Frounzé, Kirghizistan) . Image Mikeemesser

L’autre atout des Mongols était qu’ils possédaient des bateaux démontables qui leur permettaient de franchir les cours d’eau.

Les cavaliers mongols sont endurcis par leurs multiples déplacements. Lors des longues haltes, ils groupent en cercle leurs tentes rondes, les yourtes, mais ils dorment souvent à même le sol.

Ils peuvent endurer les étés accablants et les hivers rigoureux.

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Yourtes des Kazakhs en Uzbekistan. Image Audrey H

Les Mongols sont bien sûr d’admirables cavaliers mais ce sont aussi les meilleurs archers de leur époque.

Les Mongols, fléau des dieux ?

Gengis Khan était féroce mais de manière raisonnée. Toute cité qui résiste est saccagée. A son fils Toluy qui a choisi d’épargner une place conquise, il écrit :

« La pitié est signe d’un caractère faible, seule la sévérité retient les hommes dans le devoir ; un ennemi simplement vaincu n’est jamais réconcilié et déteste toujours son nouveau maître. »

C’est lors de la conquête de l’Iran que la férocité des Mongols a été la plus marquée. La plupart des grandes cités sont incendiées et leurs habitants égorgés.





Les vaincus sont précipités, tête la première, dans des "marmites", troncs d'arbre remplis d'eau bouillante (XIVe siècle, Bibliothèque nationale, Paris). 

Toute résistance est brisée dans la terreur. La population des montagnes de l’Iran est massacrée sans raison particulière à part démontrer la puissance mongole.

Autre exemple de la férocité des Mongols. Le 9 avril 1241, près de Leignitz, 30 000 à 40 000 croisés et chevaliers teutoniques affrontent les Mongols.
Ils sont entièrement écrasés. Pour recenser les victimes, les Mongols coupent une oreille aux cadavres et en emplissent ainsi des sacs.

Gengis Khan et ses successeurs ont laissé le souvenir d’innombrables atrocités. La liste des exactions mongoles est impressionnante et il n’y a aucun doute sur le fait que Gengis Khan était un nomade farouche et cruel.


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Image de Gengis Khan et de ses fils extraite d'un manuscrit datant de 1318 

Parallèlement à cette cruauté, c’est également un grand administrateur. Durant son règne, hommes, marchandises et idées circulent librement à travers toute l’Asie.
Il a su créer un réel flux économique et culturel.

L’héritage de Gengis Khan

Après sa mort, son troisième fils, Ogoday, devient le khan suprême des Mongols. La nation prospère sous le commandement de ce chef puissant qui construit la cité de Karakorum.

Il étend l’empire vers l’Europe en soumettant les principautés russes de Moscou et de Kiev.

En 1241, ses armées entrent en Pologne et envahissent la Croatie.

L’Europe occidentale s’attend alors à une invasion mais Ogoday meurt en novembre 1241 et ses armées se retirent.

Son fils lui succède mais meurt peu après.
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Les Mongols sont restés d'excellents cavaliers. Image Mikeemesser

C’est un petit-fils de Gengis Khan, Möngke, qui prend le pouvoir. Peu à peu, la discorde et la guerre civile s’installent entre les tribus.

Malgré tout, après avoir couper la tête de la plupart des Princes rebelles, Möngke sera le dernier grand souverain de cet immense empire.

L’empire mongol commencera à s’effriter après sa mort en 1259.
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Peuples du monde - les Maori -





Les Maori (Nouvelle-Zélande)



Les Maori (mi : mori ; API : /maori/ ) sont des populations polynésiennes autochtones de Nouvelle-Zélande. Ils s'y seraient installés par vagues successives à partir du VIIIe siècle. Ils sont, à l'aube de l'an 2000, plus de 600 000 auxquels il faut ajouter une diaspora d'environ 90 000 personnes dont une grande majorité vit en Australie.



Étymologie



Dans les légendes et les traditions orales, le mot distingue les êtres humains mortels des dieux et des esprits Le mot « maori » se retrouve dans les autres langues polynésiennes comme l’hawaïen ou le marquisien, (Maoli), le tahitien(Maohi) et le maori des îles Cook, avec un sens identique. Les premiers visiteurs européens des îles de Nouvelle-Zélande (les « Pakeha » ou « Papa'a » arrivés au XVIIIe siècle), ont mentionné le peuple qu’ils ont trouvé par des termes variés comme « indiens », « aborigènes », « natifs » ou encore « Néo-Zélandais ». C'est au contact de ces étrangers que ces populations ont commencé à se désigner d'abord sous le terme de « tangata maori » (homme ordinaire, autochtone), pour finalement ne garder que « maori ». En 1947, le « Département des Affaires indigènes » a été renommé « Département des Affaires maori », consacrant ainsi la reconnaissance de ce terme. En tant que mot océanien, « maori » est invariable et (dans l'absolu) ne s'accorde ni en genre, ni en nombre.






Un chef Maori du XIXe siècle : "Honiana Te Puni-kokopu"



Les origines



La Nouvelle-Zélande est une des dernières terres de la planète sur laquelle les humains se sont installés.


Des preuves archéologiques et linguistiques (Sutton 1994) suggèrent qu’il y a eu probablement plusieurs vagues d’immigration de l’Est de la Polynésie jusqu’à la Nouvelle-Zélande entre 800 et 1300. Les origines des Maori sont étroitement liées à celles de leurs ancêtres Polynésiens. La tradition orale des Maori décrit l’arrivée des ancêtres comme venant de Hawaiki (une terre natale mythique au cœur de la Polynésie tropicale) par le grand océan, à l’aide de pirogues (waka). Les comptes rendus des migrations varient beaucoup parmi les tribus Maori (iwi) dont les membres peuvent s’identifier avec de nombreux waka différents dans leur généalogies ou whakapapa.


Il n’existe aucune preuve crédible attestant une présence autre que polynésienne avant le VIIIe siècle. En effet, des preuves irréfutables provenant de l’archéologie, de la linguistique comparative indiquent que les premiers habitants permanents de l’île venaient de l’Est de la Polynésie et sont devenus ceux que nous appelons aujourd’hui les Maori.






Femme maori de la tribu "Ngti Mahuta"



Interactions avec les Européens avant 1840



L’installation des Européens en Nouvelle-Zélande est relativement récente. L’historien Néo-Zélandais Michael King décrit dans son ouvrage (« The History Of New Zealand » 'collection Penguin History', « L’histoire de Nouvelle-Zélande ») les Maori comme étant « la dernière communauté humaine majeure de la terre qui n’ait pas été touchée ni affectée par le vaste monde ».
En 1642, la Compagnie hollandaise des Indes orientales envoie Abel Tasman qui aborde l'île du sud de la Nouvelle-Zélande. Il repart aussitôt face à l'hostilité des autochtones.



Les premiers explorateurs Européens y compris Abel Tasman et le capitaine James Cook (qui a visité la Nouvelle-Zélande pour la première fois en 1769) ont rapporté leur rencontre avec les Maori. Les premiers de ces rapports décrivent les Maori comme une race de guerriers féroces et fiers. Des conflits inter-tribaux se produisaient fréquemment à cette période, et les vainqueurs rendaient esclaves les vaincus voire parfois les dévoraient.
Dès le début de l’année 1780, les Maori ont eu des contacts avec les chasseurs de baleines et de phoques. Certains se sont même fait embaucher sur des navires étrangers. Un flot continu de prisonniers Australiens en fuite et de déserteurs provenant des navires de passage a également exposé la population des autochtones Néo-Zélandais aux influences extérieures.






Première impression que les Européens ont eu des Maori lors de leur débarquement à "Golden Bay"



Pour l’année 1830, les estimations évaluent le nombre de Pakeha (Européens), vivant parmi les Maori, à près de 2000. Le statut des nouveaux venus variait de celui d’esclave à celui de conseiller haut placé, et de celui de prisonnier à celui d’Européen « maorisé » qui a abandonné la culture européenne jusqu’à s’identifier à un Maori. De nombreux Maori appréciaient les Pakeha pour leur capacité à décrire la culture et les techniques européennes et pour leur habileté à obtenir des articles en commerçant, en particulier des armes. Ces Européens, devenus des natifs, en sont venus à être connus sous le nom de « Pakeha Maori ». Lorsque Pomare a pris la tête d’un soulèvement contre Titore en 1838, il comptait 132 mercenaires Pakeha parmi ses guerriers. Frederick Edward Maning, un des premiers colons, écrivit deux compte-rendus pittoresques sur la vie à cette époque qui sont devenus des classiques de la littérature Néo-Zélandaise, il s’agit des : « Old New Zealand » (La vieille Nouvelle-Zélande) et de « History of the War in the North of New Zealand against the Chief Heke » (L’histoire de la guerre dans le Nord de la Nouvelle-Zélande contre le chef Heke).


Durant cette période, l’acquisition de mousquets par les tribus qui étaient en contact étroit avec les visiteurs Européens déstabilisa l’équilibre qui existait entre les tribus Maori. Il en résulta une période de guerres inter-tribales sanglantes, connue sous le nom de « guerres des Mousquets » (The Musket Wars), dont les conséquences furent une véritable extermination de nombreuses tribus et la déportation d’autres hors de leur territoire traditionnel. Des épidémies apportées par les Européens ont également tué un nombre important quoique indéterminé de Maori durant cette période. Les estimations varient entre dix et cinquante pour cent de morts.


Avec l’augmentation de l’activité des missionnaires Européens, l’intensification de la colonisation dans les années 1830 ainsi que l’absence de lois pour règlementer la vie des nouveaux colons, la couronne britannique, en tant que première puissance mondiale, commença à subir des pressions pour intervenir et mettre de l’ordre.



De 1840 à 1890



Finalement cette situation conduisit la Grande Bretagne à envoyer William Hobson avec l’ordre de prendre possession de la Nouvelle-Zélande. Avant qu’il n’arrive, la reine Victoria annexa la Nouvelle-Zélande par le biais d’une proclamation royale en janvier 1840. Lors de son arrivée en février, Hobson négocia le traité de Waitangi avec les chefs du Nord. De nombreux autres chefs Maori (bien qu’ils n’en comprissent pas toujours toute la signification) ont par la suite signé ce traité. Ce traité fit des Maori des sujets de la couronne britannique en échange de la garantie de l’intégrité de leur droit de propriété de leur terre et de la conservation de l’autonomie des tribus.


En dépit de quelques regrettables mais rares incidents, les deux parties ratifièrent ce traité basé sur la collaboration avec enthousiasme. Les Maori constituaient une bonne affaire, car ils fournissaient de la nourriture et d’autres produits aux marchés locaux et étrangers. En réalité, il est probable que le gouvernement britannique, signa ce traité pour contrecarrer l'influence des Français et des Américains dans la région. Il fait, encore de nos jours, l'objet de controverses et d'interprétations diverses.


Le gouverneur George Grey (1845 – 1855 et 1861 – 1868) fut un des premiers colons à apprendre le Maori et il consigna une grande partie de la mythologie.


Dans les années 1860, des polémiques sur l’achat de terres controversées et la tentative des Maori de la région de Waikato d’établir une monarchie concurrente (Kngitanga) sur le modèle britannique conduisit aux guerres néo-zélandaises. Bien que celle-ci ne firent que relativement peu de morts, le gouvernement colonial confisqua de vastes parcelles de terre Maori en représailles de ce qu’ils ont considérés comme une rébellion, et ce alors même que l’action militaire était une initiative de la couronne Britannique contre ses propres sujets. Dans certains cas ces confiscations arbitraires se sont faites sans chercher à savoir si la tribu en question était réellement impliquée ou non dans la participation à la guerre. En effet, certaines tribus ont lutté activement contre la couronne, mais d’autres (connues sous le nom de kupapa) ont lutté pour soutenir le gouvernement britannique.


Un mouvement de résistance passive s’est développé dans la colonie de Parihaka dans la région du Taranaki, mais les troupes Britanniques ont dispersé les dissidents en 1881.
Avec la perte de la plupart de leurs terres, les Maori sont entrés dans une période de déclin. Et vers la fin du XIXe siècle, la plupart des gens pensaient que les populations Maori cesseraient bientôt d’exister en tant que race à part entière et qu’ils seraient rapidement assimilés par les populations Européennes.



Renaissance



Le déclin annoncé des populations Maori n’a pas eu lieu et elles ont même retrouvé leur vitalité. En dépit d’un grand nombre de mariages mixtes entre les populations Maori et Européennes, beaucoup de Maori ont conservé leur identité culturelle.
Le gouvernement néo-zélandais décida d’exempter les Maori de la conscription militaire qui s’appliquait aux autres citoyens durant la seconde guerre mondiale. Néanmoins des volontaires Maori en grand nombre décidèrent de s’engager pour former le 28e bataillon ou bataillon Maori, qui s’acquitta fidèlement de sa tâche notamment en Crête, en Afrique du Nord et en Italie. En tout, 17 000 Maori prirent part à la guerre.


Depuis les années soixante, les Maori vivent une renaissance culturelle. La reconnaissance gouvernementale de la croissance du pouvoir politique Maori ainsi que l’activisme politique des Maori a conduit à des restitutions et à des indemnisations, quoique encore limitées, en ce qui concerne la confiscation injuste de territoires et la violation des autres droits de propriétés.
Un film plusieurs fois primé a été réalisé par Niki Caro en 2002, d'après un roman de Witi Ihimaera s'intitulant Paï (titre original : Whale rider), distribué par UFD.



Langue



Les Maori parlent le maori, langue appartenant au groupe des langues malayo-polynésienne (ce groupe forme, avec le groupe des langues formosanes,  la grande famille des langues austronésiennes). Il est maintenant enseigné dans de nombreuses écoles primaires de Nouvelle-Zélande et de plus en plus dans le secondaire. D'autre part la plupart des Maori parlent également l'anglais qui est la deuxième langue nationale de Nouvelle-Zélande. Ils leur arrive d'avoir appris d'autres langues encore comme le chinois, l'allemand ainsi que l'espagnol.






Gravure représentant un maori au traditionnel visage tatoué






Joueur de rugby néo-zélandais au visage tatoué





Danse maori






Des tiki maori (totems aux formes humanoïdes), gravure du XIXe siècle
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bon week-end bonne après midi 1      Ninnenne     
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