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 Peuples Indiens-vie spirituelle-cérémonies+Chamanes -Capteur de reves

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ninnenne
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MessageSujet: Peuples Indiens-vie spirituelle-cérémonies+Chamanes -Capteur de reves   Ven 21 Nov - 14:12

Peuples Indiens-vie spirituelle-cérémonies-

 
Croquis de la Sun Dance des sioux par George Catlin
 
 
La Danse qui regarde vers le soleil
 
 
Cette danse symbolise le sacrifice de la chair et de l'esprit au grand mystère générant le coeur de la nation toute entière. 
 
Il s'agit d'un des rituels les plus controversés, les plus sacrés et les moins bien compris du peuple lakota. WIWANYANK WACIPI, LA DANSE-QUI-REGARDE-VERS-LE-SOLEIL, est l'un des rites sacrés qui fut apporté au peuple Lakota par la jeune fille Bison Blanc. 
 
Elle est célébrée entre la fin du printemps et le début de l'été. Son but est avant tout de permettre à ceux qui y participent de renouveler leur attachement à leur communauté et à leur culture, et leur foi dans les esprits qui gouvernent le monde. Autrefois elle était également destinée à favoriser le retour des troupeaux de bisons. La Danse du Soleil était célébrée traditionnellement chaque année lors du solstice d'été, durant la pleine lune de fin juin ou début juillet. 
 
On bâtit un édifice spécial avec au milieu un arbre à coton représentant Waka (n) - Tanka. Autour de ce poteau central, vingt-huit autres sont plantés en cercle, figurant les vingt-huit jours du cycle lunaire. Les sifflets en os d'aigle dont on joue durant les danses sont censés évoquer la voix de Wakan-Tanka, tandis que les tambours qui les accompagnent sont le "souffle palpitant de l'univers". 
 
 
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Un aspect de la danse a profondément choqué les personnes extérieures à la tribu, et explique en grande partie son interdiction. En effet, l'un des derniers jours de la cérémonie, certains participants étaient attachés au poteau central par des lanières liées à des broches de bois percant la peau de leur poitrine. 
 
 
En se libérant de ces broches durant la danse, ces hommes ne faisaient pas seulement preuve de leur bravoure et de leur résistance à la douleur, car comme l'explique Elan Noir ( Homme médecine Lakota ), " ...c'est comme si nous étions délivrés des liens de la chair". Les jeunes indiens qui participaient à ce rite très particulier de la Danse du Soleil y étaient préparés durant toute une année auparavant, sous l'oeil très attentif de l'homme-médecine. Au XIXème siècle, les blancs furent choqués par les tortures que s'infligeaient les danseurs et en 1881 elle fut donc interdite. Ceux qui la pratiquaient étaient inculpés de ce qui était qualifié de "délit indien". 
 
 
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Certains indiens acceptèrent d'interpréter la cérémonie proscrite pour des publics blancs en recherche de sensation, simulant le "percement" des chairs au moyen de harnais. Beaucoup continuèrent à la célébrer en secret afin que le rituel de renouveau qu'elle signifie puisse conserver toute son efficacité et que les cycles naturels puissent se perpétuer. En 1934, l'Indian Reorganization Act a autorisé le "percement" des chairs des danseurs mais il fallut attendre les années 1960 et le développement du militantisme indien pour assister à une véritable renaissance dès 1968. Cette cérémonie initiatique ainsi que la cérémonie de la loge à sudation est de plus en plus pratiquée chez les Sioux d'aujourd'hui. 
  
 
Aujourd'hui une Danse du Soleil se déroule annuellement sur chaque réserve des Plaines et dans quelques zones urbaines. 
 
 
Leader des Indiens Sioux lakotas, Léonard Peletier est un danseur sacré ! 
 
 
Jo Wild Horse, chef spirituel Lakota, a déclaré à son propos: 
 
 
 " En 1970 Léonard Peltier est venu pour défendre la nation Lakota. Le procès qui lui a été intenté est une violation permanente du traité de 1851 signé entre la grande nation sioux et le gouvernement des Etats-Unis ". 
 
 
 
******************************** 
 
 
Un autre présentation ... 
 
 
Chaque évènement important de la vie d'un Indien est assorti à une cérémonie, la plus connue est la danse du soleil, qui est en fait le passage de l'état d'adolescent à celui d'homme au sens indien du terme. 
 
La cérémonie de la Danse "en regardant le soleil"
appelée bien souvent, à tort, Danse du Soleil.
 
 
La tradition veut que cette cérémonie se déroule fin juin pour le Solstice d'été. Elle dure 12 jours qui se décomposent de la manière suivante : 
 
 
Les 4 premiers jours sont consacrés à la préparation de la fête et du camp. Durant cette période l’on reprenait contact avec ses amis et les prêtres de la cérémonie choisissaient leurs assistants. Il était procédé à la désignation aux fonctions symboliques : chasseurs, terrassiers, chanteurs et accompagnateurs ; puis l’on choisissait les femmes qui devraient couper l’arbre sacré (le peuplier), arbre qui serait le mat central de la cérémonie. 
 
 
Les 4 jours suivants étaient consacrés à l’instruction des candidats par les hommes médecines. 
 
 
Enfin les 4 derniers jours ou jours sacrés étaient consacrés à la cérémonie. : 
 
 
Jour 9 
 
 
Établissement du campement de cérémonie 
 
 
- Au centre se dresserait la hutte sacrée où seraient données les dernières instructions 
 
 
- Les chasseurs partent à la recherche de l’arbre sacré 
 
 
- Danse du bison 
 
 
- Festin 
 
 
Jour 10 
 
 
- Capture de l’arbre par les femmes et cérémonie du “piercing” 
 
 
- Écorçage du tronc et élagage (toujours par les femmes) 
 
 
- Transport de l’arbre sur des bois pour ne pas le toucher, puis peinture de l’arbre de telle façon que chaque direction corresponde à une couleur 
 
- Décoration de l’arbre en attachant au sommet deux figurines de cuir noir, seize bâtons de cerisiers avec les offrandes de tabac, une flèche pour tuer le bison, un piquet pour attacher le cheval, une bannière d’homme médecine faite en peau de bison teinte en rouge. 
 
- Puis l’on dressait le mat 
 
 
Jour 11 
 
 
- Construction de la loge de danse autour de l’arbre sacré 
 
 
- Attache des lanières de cuir qui serviront à suspendre les danseurs 
 
 
- Préparation des lits de sauge 
 
 
Jour 12 
 
 
Chaque participant à la cérémonie reçoit des décorations peintes en fonction des danses qu’il doit accomplir 1ère, 2ème, 3ème ou 4ème. 
 
  
1ère danse :              Regarder fixement le  soleil 
 
 
2ème danse :            Regarder fixement le bison soleil 
 
 
3ème danse :            Regarder fixement le soleil attaché à un poteau 
 
 
4ème danse :            Regarder fixement le soleil tout en étant suspendu au mat 
 
 
C’est à partir de la deuxième danse que l’on pratiquait des incisions derrière les omoplates pour y passer des broches de bois auxquelles serait attaché un crane de bison. 
 
 
Pour la troisième danse, les participants recevaient des incisions dans le dos et sur la poitrine pour être attachés au poteau. 
 
 
Enfin, pour la dernière danse, les incisions n’étaient pratiquées que sous les pectoraux. 


 
Cérémonie de la Loge à Sudation 
 
 
 
 
La hutte de sudation (ou sweat lodge) utilisée par les indiens d'Amérique du Nord leur permettait de se connecter avec les quatre éléments que sont la terre, l'eau, le feu et l'air. La vapeur unissant chaque participant aux éléments du monde à l' intérieur du ventre que représente la hutte. Elle purifie ainsi le corps et l'esprit. 
 
 
 
 
 
Préparation de la hutte 
 
 
 
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La hutte de sudation est construite à l'aide de branches de saule, et recouverte de peaux et de couvertures de laine. Le sol est tapissé de sauge ou d'armoise,et on creuse un trou en son centre. Sa forme ronde rappelle la forme d'un ventre ou d'une bulle protectrice. L'entrée fait face à l'Est ou à l'Ouest en fonction de la nature de la cérémonie (loge d'imploration, loge de vision,etc.). Un homme-médecine dirige la cérémonie car il représente les Esprits et le Royaume de l'invisible. On lui offre du tabac qui représente l'esprit d'une personne, le tabac n'est pas considéré comme un paiement mais il fait obligation à l'homme-médecine de s'occuper de votre autre moitié, celle qui vit dans le monde spirituel. L'homme-médecine donnera des directives pour préparer la loge, et préparer de la nourriture en quantité suffisante car chaque individu qui aura une requête en rapport avec la cérémonie peut venir pour profiter de ses bienfaits et devra être nourri. L'homme-médecine fera également préparer les "Tobacco Ties" qui sont des rubans de tissu colorés représentant les six directions. Le blanc c'est le Nord, le jaune c'est le Sud, le rouge c'est l'Est, le noir c'est l'Ouest, le haut c'est le bleu, le ciel, , et le vert c'est la terre. Par exemple, il peut en demander 75 jaunes et 50 bleus. Les couleurs représentent l' entité avec laquelle il va travailler , les nombres requis représentent le nombre de prières nécessaires pour que les Esprits se manifestent. Il faut préparer un sac de tabac en cadeau et diriger votre prière vers l' entité choisie avant de refermer cette prière en retirant un morceau de tissu à la fin de chaque prière. La prière c'est un cadeau fait avec votre coeur, c'est dans votre coeur que ce trouve la sincérité et donc la vérité. 
 
 
 
 
La cérémonie 
 
 
Un chemin symbolique est tracé depuis l' entrée de la loge jusqu'à un feu qui est placé à plusieurs mètres de la loge et sur lequel des pierres sont chauffées pendant des heures. Elles sont ensuite introduites dans la loge où un des participants est chargé de verser de l'eau afin d'obtenir la vapeur qui purifie les corps et les esprits. Les quatre premières pierres sont placées au nord, au sud, à l'est et à l'ouest. Puis elles sont saupoudrées avec les herbes sacrées. L'homme-médecine offre des prières aux quatre coins cardinaux pour honorer les ancêtres, les entités du monde invisible et du monde physique. L'homme-médecine disperse des herbes sacrées dans quatre directions: la sauge nettoie la pièce des ondes négatives, l'herbe douce amène les esprits forts et puissants qui guérissent, le cèdre purifie l' atmosphère car les esprits aiment travailler dans un environnement pur, le tabac qui est fumé dans les pipes sacrées bénit la Terre. Le tabac est offert aux quatre directions, ainsi qu'au Ciel et à la Terre. Les participants sont assis en cercle et chacun à tour de rôle fait le tour du cercle en offrant des prières, des remerciements, et des louanges aux Esprits Formidables, aux Grands Esprits, au Grand Mystère, au Ciel Père, à la Terre Mère. L'homme-médecine est assis à l'entrée et c'est lui qui commence le cycle des prières. Quand tout le monde a offert ses prières, l'homme-médecine appelle les Esprits et alors des choses incroyables peuvent se produire. 
 
 
Un homme-médecine Cree raconte : "un hochet est apparu de nulle part au milieu de la loge et il a commencé à me battre, tapant sur ma poitrine et sur ma tête. Les plumes d'un aigle volait tout autour de mon visage, des bruits sourds montaient du sol et des lumières colorées avaient envahit la loge". 
 
 
La renaissance 
 
 

Le passage dans la loge est vécu comme une nouvelle naissance, la loge symbolise les différents mythes de la Terre Mère. La loge est un ventre d' où l'on renaît différent, où l'on a purifié son âme et reçu les conseils des Esprits. 

Peuples Indiens-vie spirituelle-Chamanes -


 
Un chamane? Qu'est-ce que c'est ça, un chamane ?!" 
 
 
 
Rien que le mot évoque dans l'esprit des gens une foule d'images un peu floues, d'un homme puissant ayant des pouvoirs extraordinaires et la connaissance de mondes parallèles. Plusieurs le perçoivent comme un sorcier, d'autre le voient comme un charlatan sans scrupules. Mais qui était-il exactement ? Quel était son rôle au sein de la communauté ? 
 
 
Le mot "Chamane" est en réalité un mot de langue étrangère. Il était utilisé en Sibérie par les peuples de langue Toungouse pour désigner leurs "intermédiaires spirituels". La base du chamanisme est la croyance d'un  monde spirituel parallèle au nôtre, habité par des esprits puissants qui sont présents dans toutes les manifestations naturelles telles les tremblements de terre, les orages, les raz de marées, les arbres, les rochers etc... On croyait que certaines personnes avaient le pouvoir d'entrer en communication avec les esprits de ce monde parallèle lorsqu'elles étaient en transe ou dans un état de conscience modifiée. Parmi les premiers européens a observer ces personnes et a en rendre compte, on retrouve les trappeurs Français du Canada qui furent témoins de cérémonies de guérisons où évoluaient des chamanes. Dès lors, ils les appelèrent "médecins" d'où l'appellation d'homme médecine". Ce terme (médecine) a été utilisé par la suite pour désigner tout ce qui était relié au monde du sacré et du spirituel. (sacs-médecine, roue médecine etc...) 
 
 
 
 
Machikoue de babiche 
 
 
Le rôle de ces "praticiens sacrés" était de maintenir l'équilibre entre la tribu et le monde des esprits, assurant ainsi le succès de la chasse, de la pêche et de la récolte et prévenant les maladies qui découlaient d'une désobéissance envers certaines pratiques. 
 
 
Le chamanes opéraient de toutes sortes de manières et avec toutes sortes d'instruments. Ils entraient en transe grâce au jeûne, en s'infligeant des souffrances volontairement, en chantant, en tambourinant violemment. Le tambour était en fait un accessoire très important dans la pratique du chamanisme. 
 
 
Le père Jésuite Paul Lejeune fait cette description d'un cérémonie de guérison à laquelle il participe au début de la colonie. "...cet homme (le chamane) entrait comme en furie, chantant criant, hurlant, faisant bruire son tambour de toutes ses forces cependant les autres hurlaient comme lui et faisaient un tintamarre horrible.... ...il baissait la tête, soufflait sur son tambour puis vers le feu, il  sifflait comme un serpent, il ramenait son tambour sous son  menton, l'agitant et le tournoyant, il en frappait la terre de toutes ses forces... 
 
 
 
 
Tamtam en chevreuil 
 
 
On peut facilement s'imaginer la réaction du religieux envers ces pratiques qu'il qualifiera dans ses écrits de "niaiseries" et de "superstitions". 
 
 
Les gens faisaient appel au chamane pour se guérir mais aussi pour influencer le temps, pour prédire où se trouvait le gibier et pour communiquer avec des parents ou amis éloignés ou encore pour guider les âmes des morts lorsqu'ils traversaient sur le "Tshipaï meshkenau", le chemin des âmes.  
 
 
La cérémonie de la tente tremblante (kushapetshikan) était un moyen de communication avec le monde spirituel utilisé par les chamanes qui s'est transmis jusqu'à nos jours. Au milieu du XX ième siècle, le Dr J. Rousseau raconte que la tente tremblante était une construction conique, faite de 5 troncs d'arbres ébranchés et enfoncés dans le sol à un pied de profondeur autour d'un cerceau de quatre pieds de diamètre. Un autre cerceau plus étroit réunissait ensuite le faisceau de perches à huit pieds de terre. Après avoir coupé ce qui dépassait, le tout était recouvert d'écorce ou de toile.  
 
 
 
 
Ensemble de purification spirituelle 
 
 
Une fois la tente prête, le chamane y entrait au crépuscule. Sa prière initiale attirait les esprits qui hantaient les plantes, les animaux, l'air, l'eau et les roches. Ils entraient dans la tente en faisant claquer les parois. Les esprits se posaient sur les cerceaux ou ailleurs. Ces esprits pouvaient être très nombreux dans la tente. Ils étaient souvent aussi petits que des mouches malgré la force de leur voix. Le chamane pouvait demander aux esprits venus de lointains villages d'amener avec eux l'âme d'une personne dont on désirait avoir des nouvelles. Tout au long de la cérémonie, le chamane restait silencieux. Les esprits ne parlaient pas par sa bouche. Ils chantaient et dialoguaient dans une langue inconnue des mortels et des autres chamanes. 
 
 
On est souvent tenté de confondre chamanisme et sorcellerie. Mais alors que le chamane travaillait pour le bien de la communauté et le bien de tous, le sorcier lui, ne cherchait qu'à faire le mal et agissait le plus souvent dans l'anonymat le plus complet. Dans certaines nations amérindiennes, le sorcier qui était découvert risquait la mort. Par contre chez les peuples de la Taïga, le sorcier ne risquait pas grand chose puisque c'était son client qui était tenu pour responsable par la famille de la victime. 
 
 
Généralement les chamanes étaient des hommes mais, dans certaines nations amérindiennes, des femmes ménopausées pouvaient aussi tenir ce rôle. Avant leur ménopause, les femmes étaient exclues du chamanisme à cause du sang menstruel qui était le sujet de plusieurs tabous et était même parfois considéré comme impur. On croyait en effet que le sang menstruel était une substance extrêmement dangereuse qui pouvait enlever au chamane ses pouvoirs sacrés. 
 
 
 
 
Capteur de reves 
 
 
Devenir chamane était souvent l'affaire de toute une vie. Chez certains peuples Iroquoïens, on croyait qu'un homme efféminé, homosexuel ou avec un handicap avait été choisi par les esprits pour devenir chamane. Chez d'autres nations, c'était par le rêve ou par une vision que l'on savait qu'on était destiné à devenir "homme-médecine". Chez les Washos du Grand bassin, on ne recherchait pas ce pouvoir surnaturel. L'élu était d'abord contacté par une série de rêves dans lesquels apparaissait un animal ou un fantôme. Les Washos redoutaient ce pouvoir puisqu'il était dangereux. Celui qui ignorait ce pouvoir était tourmenté par un esprit appelé Wegaleyo. Mais, quand l'élu acceptait de se soumettre, il était instruit par ce même esprit qui lui enseignait son chant sacré personnel et lui montrait les objets qu'il devrait utiliser lors des cérémonies. Par la suite, l'élu devait suivre une "formation" auprès d'un chamane reconnu qui pouvait lui transmettre son savoir-faire. 
 
 
 
 
Roue Médecine 
 
 
Bien qu'il existe encore aujourd'hui des chamanes dignes de ce nom, comme chez les Navajos, ces derniers ne sont pas légions. Plusieurs personnes se targuent d'être des hommes ou des femmes médecine et pratiquent le chamanisme auprès d'une clientèle crédule et facile à exploiter. Il suffit toutefois de gratter un peu la surface et de poser des questions pour exposer leur imposture. Les chamanes sont-ils en voie de disparaître? C'est une question qui mériterait qu'on s'y attarde. 


peuples indiens-Vie spirituelle-Capteur de reves et...


 
 Capteurs de rêves
 
 
  

  
  
Roues de médecine 

  
Le Capteur de rêve et la roue de médecine sont sans aucun doute les objets les plus connus et les plus popularisés de la symbolique amérindienne. On en voit partout, dans les boutiques d'artisanat bien sûr, dans les tabagies, les pharmacies et les magasins à grandes surfaces. Bien qu'étant très différents, ces deux symboles amérindiens sont souvent confondus et mal interprétés. Il se ressemblent de par leurs formes et de par les matériaux qui sont utilisés pour les fabriquer; par contre leur symbolique et leur signification respectives elles, ne se ressemblent pas. Or, il apparaît important de bien connaître ces significations pour pouvoir profiter d'un savoir ancestral en même temps que d'objets attrayants. 
  
  
 
  
Roue de médecine. 
  
  
Nous savons que les capteurs de rêves étaient utilisés et fabriqués par plusieurs tribus amérindiennes en Amérique du nord grâce à l'étude de la tradition orale de ces peuples. Les Sénécas, Navajos, Pawnees, les Sioux des plaines du Canada ainsi que les Objibway parlent tous de cerceaux de roseau tressés similaires aux pièges à rêves que l'on connaît aujourd'hui. Au Canada, ce sont les Chippewa aussi appelés Objibway qui sont à l'origine de ce petit objet rond. 
  
L'anthropologue Frances Densmore qui a travaillé avec les Chippewa au début du siècle dans les régions du Minnesota, du Wisconsin et de l'Ontario écrit que de petits objets représentant des toiles d'araignées étaient accrochés aux portes bébés et qu'ils étaient connus pour attraper les mauvais rêves et les mauvaises pensées. Bien qu'ils soient généralement de forme ronde, certaines nations amérindiennes les fabriquaient en forme de "goutte". Cette forme se retrouve notamment chez les Iroquoïens. Les capteurs de rêves que Densmore décrit dans son livre avaient environ 3 1/2 pouces de diamètres et étaient tressés d'une toile en fibre d'ortie ou en tendon animal qu'on teignait ensuite en rouge à l'aide de l'écorce de pruniers sauvages. Il est intéressant de noter que le tressage des capteurs de rêves observés par l'anthropologue au début du siècle est différent du tressage que l'on retrouve communément dans ceux d'aujourd'hui. 
  
Comme la plupart des objets traditionnels, les capteurs de rêves ont subi des modifications importantes au fil des ans et des siècle. Selon les écrits de Frances D. au début du 20ème siècle, la fibre d'ortie et les tendons ont été remplacés par la fibre d'autres plantes puis, plus tard, par des matériaux synthétiques. A l'arrivée des Européens, les perles de verres sont venus ajouter une touche de couleur à cet objet qui allait devenir un symbole de l'identité autochtone. Glissées sur des lacets de cuir, les perles de verre ont d'abord servi de décoration puis on y a inséré des plumes pour "guider les bons rêves" sur le dormeur.  Mais il n'y a pas que l'aspect esthétique qui se soit modifié. Plusieurs croyances se sont aussi greffées au capteur de rêve et certaines personnes l'utilisent même pour lire l'avenir!!! D'autres diront qu'il faut absolument placer le capteur de rêve dans une fenêtre pour qu'il fonctionne, mais rappelez-vous qu'il n'y avait pas de fenêtres dans les wigwams d'écorce ou les teepees! J'ai aussi entendu dire que les capteurs de rêves portaient bonheur. Il faut savoir qu'au départ, il ne s'agissait que d'un filtre pour empêcher les cauchemars de venir troubler les enfants qui dormaient.
 
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capteur de reves
     
Les Objibway racontent qu'une araignée appelée "Asibikaashi" protégeait les enfants de la tribus en tissant sa toile au dessus de l'endroit où ils dormaient. Les mauvais rêves, les mauvaises pensées et les mauvaises vibrations restaient accrochés dans la toile et étaient détruits par le soleil du matin.  Au fil des années, la tribu grandit et les Objibway ont dû se disperser sur leur territoire. Comme l'araignée n'était plus capable de visiter tous les wigwams elle demanda aux femmes de la nation de l'aider dans sa tâche. C'est ainsi que l'on vit apparaître le "capteur de rêve" que les femmes tissaient dans un cerceau de bois à l'aide de fibres végétales ou animales.     Chez les Micmacs, ont dit qu'une grand-mère qui cousait des vêtements dans la lumière tamisée de son wigwam entendit une petite voix qui pleurait dans un coin. Elle leva les yeux et demanda: "Qui est-ce qui pleure et pourquoi pleure-tu" La petite voix répondit : "Ici, c'est moi grand-mère..." La grand-mère leva les yeux et aperçu une petite araignée. "Je pleure, parce que tout le monde à peur de moi. Ils disent tous que je ne sert à rien. La grand-mère fût bien peinée d'entendre ce que l'araignée avait à dire. Elle lui répondit : Eh bien, je crois que je peux faire quelque chose pour toi. Dorénavant, quand tu tisseras ta toile au-dessus de l'endroit où l'on dort, les mauvais rêves resteront pris à l'intérieur et détruits par le soleil, ainsi, on ne fera plus que des bons rêves....  
  
 
 *******************************    
 
 
La roue médecine que l'on voit dans les expositions ou les magasins et qui consiste en un cercle avec une croix au milieu, est une représentation plus ou moins fidèle des roues médecines que fabriquaient les nations des plaines. On retrouve de ces roues de la médecine sur la bordure orientale des Rocheuses près du Wyoming jusqu'à l'Alberta. Bien que leur fonction ainsi que leur âge ne soient pas encore bien déterminés certains pensent qu'il pourrait s'agir d'observatoires astronomiques qui permettaient de prévoir des dates importantes telle la date du solstice d'été. D'autres personnes croient qu'il s'agirait de représentation symbolique de la voûte du ciel ou des cycles éternels de l'univers et qu'on aurait pu utiliser les roues médecine lors de cérémonies importantes comme la danse du soleil. 
 
 
 
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roue de médecine     

 
Les roues médecines étaient dessinées à même la sol à l'aide de pierres que l'on déposait pour former un cercle dans lequel se trouvait des rayons, un peu comme une roue de charrette du 19ème siècle. La plus imposante de ces roues médecine se retrouve dans les Bighorn Mountains du Wyoming et du Montana. Le cercle de pierre mesure 30 mètres de diamètre.      Le cercle traversé d'une croix qu'on nomme "roue de la médecine" et auquel sont associées différentes couleurs est en fait répertorié dans le livre " Les symboles des indiens" de l'auteure Heike Owusu, comme suit: "Le lien entre le cercle et la croix dont les extrémités dépassent du cercle symbolise les quatre étapes de la vie humaine. L'âge de l'apprentissage, l'âge de l'accueil, l'âge du polissement de la personnalité, l'âge de la sagesse. Ce symbole représente la transformation et est comparable à la signification du symbole européen de la roue de la vie. Bien sûr il s'agit ici d'une signification parmi plusieurs autres, car les nations amérindiennes sont multiples et les croyances comme les symboles quand ils ne sont pas totalement différents sont toutefois nuancés.  
    
 
Les quatre points de la croix qui touchent au cercle de la roue médecine sont souvent interprétés comme symbolisant les quatre points cardinaux. A ces points cardinaux correspondent des couleurs et des états d'esprits. L'Est est parfois associé à la couleur jaune, le Sud à la couleur rouge, l'Ouest au noir et le Nord au Blanc. Ces couleurs sont aussi associées aux quatre races humaines.  A l'Est c'est l'état physique, relié aux prières et au tabac. Au Sud, l'état émotionnel , le courage l'expression des sentiments et le cèdre. A l'Ouest, c'est l'état mental, l'introspection, la purification et la sauge. Au Nord, le spirituel qui nous invite à faire le bien et à l'odeur du foin.. 


bon week-end bonne après midi 1     Ninnenne      
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MessageSujet: Re: Peuples Indiens-vie spirituelle-cérémonies+Chamanes -Capteur de reves   Ven 21 Nov - 14:16

Suite

Peuples Indiens-vie spirituelle-L'astronomie-

 
 
Les Sioux utilisaient l'Astronomie pour définir le lieu et la date des cérémonies.
En effet, les Lakotas avaient établi une corrélation entre la position du soleil par rapport aux constellations et certains points géographiques de la région des Black Hills.

La cérémonie de la Pipe devait se tenir durant le camp d'hiver dans le Montana, à l'ouest du Dakota du sud, au moment où le Soleil passait dans la constellation du Bélier.


La fête du retour du tonnerre se déroulait au pic Harney lorsque le soleil passait dans la constellation des Pléiades.


Le retour de la vie en paix se tenait au centre des Black Hills lorsque le soleil passait dans la constellation d'Orion.


Enfin, la Danse du (et face au) soleil avait lieu à Devil's Tower lorsque le soleil passait dans la constellation de Castor et Pollux.


En effet, les lieux consacrés par les Sioux correspondent à la projection sur la région des Black Hills de la voûte céleste observée à l'oeil nu depuis cette région.


Les documents prouvent que depuis 1000 avant Jésus Christ les Lakotas se servaient des étoiles pour leurs déplacements et pour leurs calendriers de cérémonies.
 
L'Astronomie et les Indiens des plaines.
 
1. L’envers du miroir.

L’archétype fondamental des Lakotas repose sur le fait que ce qui se trouve sur terre est “comme” ce qui se trouve dans le ciel. Un rapport d’analogie lie le ciel et la terre, lesquels se reflètent l’un dans l’autre. Le ciel miroir de la terre. La terre miroir du ciel. Ainsi, quand la carte terrestre est composée de collines, de vallées et de rivières, la carte du ciel est constellée d’étoiles plus importantes. 

Concrètement, le cercle d’étoiles relié aux Black Hills ressemble à - et reflète - la vallée d’argile rouge qui entoure tout le massif montagneux. Il en va de même si l’on prend une vue aérienne de l’affleurement minéral de Slate Prairie appelé Tayamni. Il offre en effet une ressemblance troublante avec la constellation du même nom, laquelle regroupe les Pléiades, qui en sont la tête, les trois étoiles de la ceinture d’Orion en guise de colonne, Bételgeuse et Rigel formant les côtes et Sirius dessinant la queue.


Ronald Goodman signale l’existence d’une peau figurant les deux symboles habituellement séparés : le triangle pointe en haut pour les sites terrestres, le triangle pointe en bas pour les sites célestes. Plus que de simples triangles, il s’agit bien de figures en trois dimensions, de cônes recevant les tourbillons de lumière (vortices of light).


Ainsi, la forme interne d’une étoile est un tipi inversé. En Lakota, ce symbole a pour nom Kapemni c’est à dire “spire”, “torsade”.
 
2. Le tipi, cône de lumière.
 
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La forme du tipi, particulièrement celui de la Danse du Soleil, a une signification bien spécifique si l’on en croit Norbert Running, medecine man de la réserve de Rosebud. Voici ce qu’il confie :


“Lorsqu’ils construisent un tipi, 3 perches sont d’abord érigées. Le triangle qu’elles forment figure l’étoile. Là est le plus important de tout : cette étoile-là. On rajoute alors sept perches, manifestant les directions - l’ouest, le nord, l’est, le sud, l’au-dessus, l’en dessous et le centre. Le feu est au centre. Voilà qui fait dix perches. Ce sont les lois du monde et du peuple Lakota. On place ensuite deux perches à l’extérieur, destinées aux “oreilles” d’aération, ce qui fait douze. Ce sont les douze mois. Une fois par an, les gens se rassemblent pour prier ensemble lors de la Danse du Soleil, laquelle a un rapport avec le tipi. Les danseurs forment un tipi en dansant, en se sacrifiant et en priant autour de l’arbre sacré.


Enfin, il y a douze étoiles : l’étoile du matin, l’étoile du soir, les sept étoiles de l’Ourse et ces trois étoiles (de la ceinture d’Orion), ce qui fait 12. 12 étoiles, 12 mois, 12 perches.”


Construire un tipi, c’est donc re-créer le monde, le reproduire, le déplier. Réaliser l’étoile avec les trois premières perches, c’est se centrer. Ensuite seulement, on peut s’orienter, ordonner l’espace. Le nombre 10 correspond aux lois tendant au respect de tout dans la nature, au respect mutuel, à la hiérarchie de base du tiospaye (la structure familiale tribale). Avec les oreilles de ventilation, vient l’accès au nombre 12, au cycle de la vie et des saisons.


En dansant autour de l’arbre sacré, les danseurs de la Danse du Soleil créent une spire de pouvoir pointée vers le haut, un cône de lumière. Le Soleil est au-dessus d’eux et leur envoie une spire de lumière. Ils créent un “tipi de prière” sur le sol consacré, recréent le monde, reconstruisent l’étoile primale, réincorporent les lois cosmiques, exprimant ainsi la volonté divine implicite dans tout mouvement. Le danseur devient une étoile, le soleil sur la terre.
 
Les mois de l’ année


Janvier : Wiocokanyan Wi, la lune dure.


Février : Cannapopa Wi, la lune où les arbres craquent.


Mars : Istawicayazan Wi, la lune où les yeux font mal.


Avril : Wihakaktacepapi Wi, la lune où les os craquent (où l'on a maigri).


Mai : Can napopa, la lune des feuilles vertes.


Juin : Tin psinla itkanca, la lune où les graines de navet germent.


Juillet : Can pasapa Wi, la lune où les cerises sauvages sont noires.


Août :Wasuton Wi, la lune où l'on cueille.


Septembre : Can wapegi Wi, la lune où les feuilles brunissent.


Octobre : Can wapekasna Wi, la lune où le vent secoue les feuilles.


Novembre : Takiyuha Wi, la lune où le cerf est en rut ; ou Waniyetu wi, la lune des veaux sans poils.


Décembre : Tahecapsun Wi, la lune où le cerf perd ses bois ; où Wanicokan wi, la lune du gel dans le tipi.


Peuples Indiens-vie sociale-art-

 
 
L'ART DES INDIENS D'AMERIQUE DU NORD 
 
 
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A certains égards, parler de l'art des Indiens est une contradiction. Selon leur point de vue, l'art est tellement lié à d'autres aspects de leur mode de vie qu'on ne peut pas le séparer en tant que catégorie à part. Ainsi trouve-t-on rarement un terme pour le mot 'art' dans les langues indiennes; il va de même pour le mot 'religion'.     
 
 
 
 
 
Il y a une différence fondamentale entre les traditions occidentales et les traditions indiennes. Dans nos régions l'artiste est souvent individualiste et innovateur. Plus son travail est 'différent', plus on l'estime créatif. Le produit final est en général un objet décoratif sans insertion particulière dans l'usage culturel. Dans les cultures traditionnelles, l'individualité de l'artiste n'est jamais mise à l'avant. Il travaille au contraire selon une certaine conformité. En plus, l'art indien n'a rarement une fin en soi. C'est le processus de la création - souvent lié à des expériences spirituelles - qui est important. L'art indien forge ainsi un lien physique entre le monde réel et le monde spirituel. Et, peut-être plus qu'autre chose, c'est le symbole que l'artiste utilise pour créer ce lien qui exprime la vraie valeur de sa 'vision'.     
 
 
 
      
 
Les symboles ne sont pas uniquement utilisés pour représenter le pouvoir spirituel, mais ils forment également un canal à travers lequel le pouvoir spirituel voyage et un signe que ce pouvoir est présent dans une personne ou un objet. Ainsi une chaîne constituée de griffes d'ours n'est pas seulement un ornement, mais témoigne aussi du succès d'un chasseur, indique la force du grizzly qui s'est déplacé de l'animal vers l'homme qui porte ce bijou.     
 
 
 
 
 
Dans d'autres cas - par exemple. les peintures de 'Navajos' à base de sable - l'oeuvre d'art est une reconstruction fidèle de l'ordre universel. Lorsqu'elle est créée dans un contexte de rituel, elle a le pouvoir de rétablir l'ordre bouleversé. Les peintures de sable font ainsi partie des cérémonies de guérison. On peut acheter des peintures permanentes d'artistes navajos, mais celles utilisées lors de cérémonies sont toujours détruites à la fin du rituel. Les premières ne sont pas des copies exactes des dernières, mais elles contiennent généralement les mêmes symboles qui ne sont cependant pas supposés contenir un pouvoir spirituel.     
 
 
 
 
 
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L'art cérémoniel est fabriqué pour un usage privé, non accessible aux touristes et aux collectionneurs. Sur le marché prospère de l'art indien on trouve des articles à fortes connotations traditionnelles et d'autres plus contemporains, adaptés à un large public. L'artiste indien essaie souvent de trouver un compromis entre sa vision personnelle et les frontières de la culture et de la religion tribale.     
 
 
 
      
 
Même si l'art indien a adopté une série de traits philosophiques communs, les styles régionaux sont forts prononcés:     
 
 
 
 
 
[size=16]    Les Grandes Plaines: l'art a évolué en fonction du nomadisme basé sur la culture du cheval et du bison. Les 'Sioux', 'Cheynnes' et 'Arapahos' utilisent la peau du bison pour fabriquer des outils de cuisine et des vêtements. Souvent les habits sont ornés de petites perles et de plumes. Au nord des Plaines les Indiens utilisent un style perlé floral, tandis qu'au sud les formes géométriques sont largement répandues. Aujourd'hui on retrouve ces motifs sur des mocassins, des médaillons, les ceintures et bijoux. La peinture est également un médium important. Dans le temps les hommes dessinaient leurs exploits de guerre et de chasse sur les tepees. Des versions plus récentes sont faites sur papier ou toile    [/size]
 
 
 
 
 
[size=16]    Le Nord-ouest: ici l'influence de la forêt et de la mer est omniprésente dans l'art. La majorité des travaux sont réalisés avec du bois - totem poles, masques, canoës... Les designs semi-abstraits sont très particuliers et représentent en général des animaux.   [/size]
 
 
 
 
 
 
[size=16]    Le Sud-ouest: chez les 'Hopis' l'art a de nombreuses facettes. On y trouve notamment des bijoux en argent, des poupées kachinas, de la poterie et des paniers décoratifs. Les 'Navajos' utilisent surtout la laine pour fabriquer des couvertures et des vêtements. [/size]
 
 
[size=16]    L'Est: Les tribus de l'est ont perdu bon nombre de leurs traditions artistiques sous l'influence de l'acculturation occidentale. Parmi les fabrications iroquoises on trouve encore des masques et du patchwork [/size]
 
 
 
Pour vivre et prospérer il suffisait aux Indiens de respecter la nature. 
 
 
" Le monde est une bibliothèque dont les livres sont les pierres, les feuilles, l'herbe, les ruisseaux et les animaux." 
 
 
Cette relation avec la nature a influencé l'art des Indiens. 
 

Si les premières représentations qu'ils conçoivent sont figuratives, très vite leur art va devenir hautement stylisé. Pour eux, tout est symbole dans l'univers et l'art est une façon de capter les formes éternelles qui se camouflent sous l'apparence des objets et des êtres. 
 

Chaque figure, chaque couleur qui ornent les habitations et les visages des Indiens ont une signification très précise: 
 

Dans le bleu, il y a l'eau et le ciel, dans le vert, la chaleur qui fait épanouir la prairie. 
 
 
Les oeuvres d'art n'ont pu être daté qu'à partir de 1850 car la plupart des ouvrages plus anciens sont tombés depuis longtemps dans l'oubli soit délabrés, soit détruits par la nature ou la main de l'homme. 
Le plus grand talent de l'Indien était son habileté à s'adapter rapidement au milieu dans lequel il se trouvait et de tirer  le plus grand avantage esthétique des ressources de cet entourage. 
 
 
Il n'existe presque pas de domaine dans lequel il n'ait pas réussi à s'accommoder.
 
 

L'Indien avait l'ambition de mener une vie agréable et le souhait de satisfaire son besoin de paix spirituelle, de sécurité familiale et d'enrichissement de l'âme. 
 
 
Pour réaliser ces oeuvres d'art, l'Indien utilisait différents matériaux: bois, os, métal, ivoire, textiles. L'ivoire dont la beauté est reconnue, était considéré comme un matériau précieux et sculpté en formes multiples. 
Certaines créations sont incrustées de nacre ou de métal et ornées de dessins. Ces réalisations ont un but représentatif. A l'origine, elles accentuaient la richesse ou le rang social de leurs propriétaires.
 
 
 

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L'usage d'un grand nombre de masques au cours des cérémonies, soit à des fins religieuses courantes, soit afin de souligner la puissance sociale ou le prestige est fort connu. 
 

Ils représentaient souvent des personnages légendaires ou personnifiaient des êtres mythologiques. 
 
 
 
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Dans la région du Nord-Ouest, la création la plus célèbre fut celle des grands mâts totémiques peints et sculptés dont certains atteignent une hauteur de 24m. 
 

La plupart date de 1825. 
 

La profusion d'arbres grands et droits, dont le bois était propice à la sculpture a permis aux Indiens de sculpter l'histoire de leurs familles. Ils combinent l'histoire des ancêtres, la lignée du clan et les narrations historiques en une seule représentation artistique. 
 
 

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Plus au Sud, dans les territoires où vivaient les Indiens d'Oregon et de Californie, la majeure partie des objets d'art que l'on trouve dans cette région ont été inspirés par l'abondant sous-bois de broussailles et de verges qui donna naissance à  une fine  vannerie, de laquelle proviennent quelques-uns des plus beaux récipients d'osier tressé du monde. 

On rencontre ici une quantité infinie de dessins et de styles. 
 
 
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Le développement de la région du pacifique attira d'autres émigrants dans les grandes prairies de l'Ouest où ils vécurent l'âge d'or grâce à l'apparition du cheval. 
Le cheval leur accordât la liberté de mouvement, une force militaire et le support économique sur lesquels pouvait être basé un développement culturel. 
La combinaison d'un talent naturel et la disponibilité d'objets commerciaux facilitèrent l'exécution de vêtements pleins d'attraits: robes, chemises, mocassins, jambières, gilets, ceintures, cravates, sacs...
 
 
 
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La couleur n'a plus aucun mystère pour l'Indien de la prairie. 
Ses vêtements en daim sont peints, les motifs en perles combinés avec les soies teintées offrent un fort contraste. Ils sont souvent agrémentés de franges faites avec des soies de porc-épic, de poils de cerfs, de grelots en cuivre, de rubans.
 
 
 
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L'introduction de soies et de satins chatoyants donna aux ouvrières indiennes la possibilité de créer un grand nombre de nouvelles techniques décoratives. 
 
 
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Plus à l'Est, c'est aussi la forêt qui fournit aux Indiens le matériel nécessaire à la plupart de leurs oeuvres. C'est de bois que se servirent les Iroquois afin de créer un groupe important de masques représentant des esprits mythologiques. 
 

La célèbre massue en forme de balle tête, si familière aux anciens voyageurs de l'Est, est un véritable chef-d'oeuvre d'une forme et d'une harmonie remarquables. 
 

Un contraste de couleurs était obtenu par l'incrustation de perles et de morceaux de coquillages. 
Leurs ouvrages en maroquinerie font l'objet d'une grande recherche.
 
 

Les Indiens  sont les seuls au monde à employer des piquants de porc-épic et des tuyaux de plumes afin d'obtenir des dessins à motifs très précis. 
 

Souvent combinés avec des coquillages ou plus tard des perles venant du commerce, ils donnaient aux costumes et aux outils de l'Indien de la prairie et des pays forestiers des coloris extraordinaires. 
 
 
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Les voyageurs qui traversaient l'Amérique du Nord furent éblouis par la beauté de ces costumes. Malheureusement, par l'irrespect de leur culture et de leur art, ce qui survécut est minime. Il nous reste, hélas! qu'une faible lueur d'une époque aujourd'hui complètement disparue. 
 

Un autre matériel utilisé à des fins décoratives est l'écorce d'orme. Elle était employé pour la fabrication de récipients, en raclant la surface afin d'obtenir un contraste avec la couche inférieure. 
 
 
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La partie Sud-Ouest des Etats-Unis, en particulier l'Arizona et le Nouveau Mexique, est le seul domaine en Amérique du Nord où les arts ethniques possèdent encore une force "vibrante". Ici, presque tout art indigène connu pour avoir été d'usage autrefois est encore pratiqué. 
 

Autrefois, pour tisser, on employait le coton du pays; l'introduction du mouton rendit la fabrication de textiles de laine possible. Ce sont les Navajos qui ont obtenu les plus grands résultats dans cet art: couleur, dessin et variété du tissage. 
 

Leurs textiles s'étendent de l'épais et lourd tapis jusqu'aux couvertures aux filages et tissage serrés, d'une étonnante finesse. 
 
 
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Les Navajos sont excellents aussi dans le travail de l'argent. Cet art, dont ils apprirent les secrets vers le milieu du XIXe siècle en observant les métallurgistes mexicains, les a rendus célèbres dans le monde entier, et il constitue leur principal corps de métier et leur plus grande source de revenus. 
 
 
A notre époque, la vannerie est surtout pratiquée par les Hopis, les Apaches et les Pimas. 
 

C'est dans le domaine de la céramique que furent crées et que demeurent les oeuvres les plus remarquables. Le décor possède une certaine ressemblance avec l'appliqué, technique également employée pour la décoration des poupées Katchinas, si connues et si appréciées par les collectionneurs du monde entier. 
 
 
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Tous les arts du Sud-Ouest offrent une richesse de mouvement, de vie et de couleur, exprimée d'une façon absolument individuelle, et ils ont pour la plupart une longue tradition qui remonte généralement jusqu'à la préhistoire. 
 

Plus récemment s'est développée l'école contemporaine de l'aquarelle. Mais dans le Sud-Ouest, la coutume de peindre en couleurs mates sur une surface d'argile remonte à des temps préhistoriques. 
 
 
" Pour nous l'art est sacré. Nous respectons les objets que nous faisons. Nous ne les faisons pas pour les vendre. C'est la même chose pour nos statuettes Katchinas, elles sont destinées à éduquer nos enfants. 
Grâce à elles, ils peuvent comprendre notre religion. "Les Blancs nous  ont transformés dans notre art. Il est devenu décoratif. Nous ne savons faire que ce qu'on attend de vous. "
 
 
 
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La paroi des pots en argile est façonnée uniquement à la main ( par plaques ou boudins assemblés ). Lorsque le vase est sec. Le potier gratte la surface puis applique l'engobe fait d'un mélange d'argile et d'eau pour donner la couleur et enfin ponce avec un silex. 
 

Les motifs traditionnels sont peints à l'aide d'un pinceau en fibre de yucca. 
Chaque tribu a sa couleur.
 
 

Quand le vase est achevé, il est cuit  dans un four constitué d'un tas de bouses de vache et de mouton. Tout est recouvert de bouses. Le feu est allumé le matin quand le vent est faible pour que les flammes ne soient pas trop fortes. 
 

La cuisson dure seulement une heure et demie. 
 

Quand il ne reste que des cendres, elles sont écartées et le vase dégagé refroidit. 
Il servira probablement à transporter du maïs, de la farine, de l'eau.




La suite un autre jour       bonne après midi 1     Ninnenne      
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