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 Histoire des jeux olympiques:Origine et développement,Organisation,épreuves

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marileine
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MessageSujet: Histoire des jeux olympiques:Origine et développement,Organisation,épreuves   Ven 21 Nov - 14:45

Sport et Olympisme - Présentation

Entrée du stade d'Olympie
 
Les Jeux Olympiques ont été créés en Grèce en 776 avant Jésus-Christ. Il s'agit d'un événement considérable à bien des titres. En effet, s'il existait déjà de nombreuses fêtes qui permettaient d'exalter les qualités physiques et morales des athlètes, la création de ces jeux revêt un sens tout particulier :elle est l'affirmation d'une identité, celle de la Grèce, conçue comme une culture avec une religion commune, des valeurs reconnues par tous, un idéal..
 
Les textes permettent parfaitement de comprendre à la fois les traits communs de cette culture et l'évolution de l'institution qui l'exprime : ce sont ces textes que nous voulons principalement offrir ainsi afin que chacun puisse, au delà des légendes et des anecdotes, comprendre l'idéal qui s'est développé dans cette petite région du Péloponnèse, pendant plus de 10 siècles.
 
Il faut tout d'abord saisir l'importance du phénomène religieux. Les jeux sont toujours rattachés à un culte et la célébration de la fête olympique est d'abord une cérémonie religieuse :on part du temple et l'on revient vers le temple pour consacrer sa couronne ; on accomplit des sacrifices qui aboutissent à des banquets qui ont eux aussi, toujours, un caractère religieux. La statue de Zeus d'Olympie est au centre de l'Altis, et participer aux jeux sera donc une affirmation de ce partage d'une même religion.
 
La participation aux jeux est ensuite liée à une organisation politique, celle de la Grèce des cités. L'athlète représente sa cité tout autant qu'il honore sa propre famille. On comprendra alors que la disparition de la liberté en Grèce altère profondément le sens des jeux, les privant d'une dimension fondamentale.
 
Il faut comprendre encore tout le système de valeurs qui se construit à partir de ces épreuves : les Grecs vont y affirmer pendant longtemps un idéal "aristocratique" de la pratique sportive : la victoire tant espérée dans le concours n'est pas le seul but de l'épreuve ; et cette victoire n'a pas de sens si elle n'est pas obtenue selon des règles très précises, règles d'hygiène d'abord, mais aussi règles morales.
 
Enfin il convient de souligner que ces jeux expriment le goût des Grecs pour le Beau. Les jeux exaltent la beauté des corps, liée nécessairement pour les anciens à la beauté morale,- les vases qui représentent ces épreuves en sont une preuve éclatante -, la beauté des gestes, et, au delà, un goût pour tout ce qu'il y a de beau, puisque les jeux gymniques seront toujours accompagnés d'autres concours, musicaux et littéraires.
 
Étudier les jeux olympiques - ainsi que les autres panégyries qui comportent un concours sportif - permet donc d'entrer très profondément dans l'étude de la civilisation de la Grèce ancienne et d'en saisir des aspects tout à fait essentiels.


Sport et Olympisme- Origine et développement

Discours olympique de Lysias (380 av J.C.)
 
Comme toutes les grandes institutions grecques,
les Jeux Olympiques
ont une origine légendaire.
 
Dans son Discours Olympique, l'orateur Lysias attribue la création des Jeux à Héraclès
(Lysias, fils d'un riche métèque marchand d'armes, Céphalos, est né vers 440 av. J.-C.. Il passa une partie de sa jeunesse à Thurioi, près du golfe de Tarente, mais revint à Athènes en 413. 
Lysias et ses frères étaient très riches. Lors de la prise de pouvoir par les Trente, en 404, son frère Polémarque fut mis à mort. Lysias lui-même n'échappa que par la fuite. Les biens de leur famille furent pillés. 
De retour dans sa patrie, il ne put obtenir réparation, et, à partir de 400, Lysias se consacra au métier de logographe et composa plus de 200 discours. Nous en possédons 35 dont 25 sont assurément de lui, notamment, vers 401 Contre Diogiton ou, vers 395 Sur l'olivier.
Il mourut vers 360, âgé de plus de 80 ans.)
 
Traduction du discours de Lysias
Héraclès, fondateur des jeux.
 
Parmi tant d'autres oeuvres, citoyens, il est juste de célébrer Héraclès en particulier, parce que,  le premier, par bienveillance pour la Grèce , il a rassemblé (les Grecs) pour ce concours.
Dans l'époque précédente, les cités étaient divisées entre elles : lui, après avoir mis fin aux tyrans et réprimés ceux qui faisaient preuve de violences,  il institua ce concours de force physique, d'émulation de richesse et déploiement de l'intelligence dans le plus beau des lieux de la Grèce, afin que nous nous réunissions dans un meme lieu pour toutes ces merveilles ; pour voir les unes, entendre les autres ; il pensait en effet que le rassemblement en ce lieu serait le début de l'amitié des Grecs les uns pour les autres .
 
776 avant J.-C. 
 
D'autres rapportent des traditions diverses.  Ainsi Pausanias et Strabon.
 
Pausaniasvécut au 2ème siècle après Jésus-Christ et il écrivit une sorte de guide, 
Le Tour de la Grèce, en 10 livres.
L'auteur part de l'Attique, puis il parcourt en détail le Péloponnèse. Dans chaque cité où il s'arrête, il visite les monuments, raconte leur origine, rapporte les légendes et les récits qui s'y rattachent : ces détails constituent une source importante de connaissance des lieux antiques
 
L'oeuvre de Pausanias n'est pas dénuée de valeur scientifique, car, bien souvent, il transcrit les inscriptions qu'il voit sur les sites, et explique le sens de tel ou tel culte.
Son étude de Delphes et d'Olympie sont donc d'une grande importance pour nous : grâce à lui nous pouvons reconstituer ce que furent véritablement les grands monuments antiques, comme la statue de Zeus qu'il décrit longuement.
 
Les Études géographiques de Strabon, qui appartient à l'époque d'Auguste (vers 64 av. J.-C. - vers 23 ap. J.-C.), constituent une géographie universelle du monde antique en 17 livres.
Quoique Strabon ait peu voyagé, sa conception est vraiment géographique : l'auteur décrit le plus souvent le climat, le relief, l'hydrographie des régions qu'il présente. Il montre également comment ces conditions expliquent le rôle historique des peuples.
 
Quoi qu'il en soit, la date "officielle" de la création de la fête olympique est bien 776. Selon la tradition rapportée par Apollodore, elle commémore la victoire de Pélops sur Oenomaos, le roi de Pise, dont il voulait épouser la fille Hippodamie.
Pendant deux siècles, les Jeux Olympiques sont une institution régionale du Péloponnèse. Ces premiers temps sont marqués par la rivalité de l' Élide - avec les deux cités de Pise et d'Élis - et de la Laconie. Très vite c'est Sparte qui dominera les jeux.
Le développement des Jeux apparaît dans les diverses épreuves créées:
 
776 - 1ère olympiade : course de vitesse
724 - 12ème : course double
720 - 13ème : course de fond
708 - 18ème : lutte et pentathle
688 - 23ème : pugilat
680 - 25ème : course de chevaux
648 - 33ème : pancrace - course de chevaux montés
632 - 37ème : course pour enfants
628 - 38ème : pentathle pour enfants
616 - 41ème : pugilat pour enfants
520 - 65ème : hoplitodrome (course en armes)
 
Entre temps, en 576, Sparte renonce à imposer sa tutelle à Olympie, et l'influence d' Athènes grandit ; les colonies de Sicile notamment prennent une part active aux jeux : c'est une manière pour ces cités d'affirmer leur appartenance à la communauté grecque.
 
Mais on doit noter également que l'ancien esprit aristocratique disparaît. Alors que le vainqueur ne recevait, jusqu'au 5ème siècle, qu'une couronne de laurier sauvage, il bénéficie désormais de bien d'autres avantages.
 
En 420 cependant Sparte est exclue des jeux
En 365, la cité est d'Olympie est prise par les Arcadiens
En 324, Alexandre le Grand fait proclamer la paix à Olympie
 
En 313, la ville est pillée pour la première fois par Télesphore.
 
La ville connaît alors une première période de décadence. Non seulement les pillages se succèdent, mais c'est l'esprit des jeux qui se corrompt : les athlètes deviennent de plus en plus des professionnels à la recherche du gain, et le public réclame des épreuves de plus en plus spectaculaires.
 
D'autres jeux sont créés, à l'image de ceux d'Olympie : Dans l' Égypte lagide, quand Ptolémée II proclame dieu son père défunt en 283, il crée en son honneur les Ptolemaia, "concours pentétériques, isolympiques" (célébrés pour la première fois sans doute en 279/278). A cette occasion les Athéniens envoient une délégation conduite par Callias, dans le cadre des cérémonies funèbres en l'honneur de Ptolémée 1er - avant la reconnaissance officielle des fêtes pentétériques -.( Pierre Cabanes, Le monde hellénistique, Seuil).
 
En 146 av. J.-C., la Grèce passe sous la domination des Romains qui n'apprécient que modérément ce type de jeux. Sylla, plus tard, pense à supprimer les jeux d' Olympie pour les transporter à Rome.
 
L' Empire redonne de la vigueur aux Jeux. 
On instaure le culte de César, Tibère fait courir un quadrige, Néron paraît en personne aux célébrations olympiques.
 
Mais désormais, dans tout le bassin méditerranéen, les cités ont créé des Jeux, et les athlètes professionnels vont de cité en cité accumuler les victoires et les richesses.
A partir de 281 après J.-C., nous ne possédons plus le noms des vainqueurs olympiques. 
 
En 393 ap. J.-C. l'empereur Théodose 1er interdit tous les jeux païens
En 426 ap. J.-C. Théodose II ordonne la destruction du temple d'Olympie.
La ville est incendiée
 
Un premier tremblement de terre en 522 ajoute à la ruine du site. 
Elle est totale après le tremblement de terre de 561 ap. J.C.


Sport et Olympisme- Organisation des Jeux Olympiques

Athlète couronné
 
"Peut participer aux Jeux 
tout Grec
libre de condition
non coupable de crime
et non chargé de malédiction divine.
Que le monde soit délivré du crime
et de l'assassinat
et exempt du bruit des armes"
 
La Trève sacrée
Elle intervient lors de la tournée que font les spondophores qui vont à travers la Grèce et les colonies grecques annoncer la Trêve sacrée:
Peut participer aux Jeux Olympiques tout Grec libre de condition, non coupable de crime et non chargé de malédiction divine. Que le monde soit délivré du crime et de l’assassinat et exempt du bruit des armes".
Ainsi les hostilités étaient-elles suspendues pour deux mois, le temps que ceux qui désiraient assister aux Jeux se rendent à Olympie. Ceux qui étaient coupables d’avoir enfreint la Trêve étaient exclus des Jeux ; ainsi les Lacédémoniens en 420 , et les Athéniens en 332. Ils devaient payer une amende qui servait à embellir le temple de Zeus.
 
L'entraînement des athlètes
Une des conditions de participation aux Jeux réside dans l’entraînement de 10 mois dans leur ville natale prescrit aux athlètes . A la suite de cette période, les athlètes devaient s’entraîner à Elis un mois, juste avant le début des Jeux. Cet entraînement se doublait souvent d’un régime. Sur la plupart des vases on remarque que l’athlète à l’entraînement porte deux petites masses aux mains : elles servent soit pour la musculation, soit pour l’entraînement lors des sauts. La séance d’entraînement suivait tout un rituel : on prenait un bain, on s’enduisait le corps d’huile ; après la séance, on se nettoyait avec les strigiles, puis on prenait un bain.
 
Sur les représentations figurées, on remarque bien souvent la présence de l’entraîneur qui avait une grande importance : il réglait la progression de l’athlète, mais aussi l’aidait à perfectionner son style , car les Grecs étaient épris de beauté. Mais à Olympie ce sont leshellanodices qui surveillent rigoureusement cet entraînement ; normalement tous les athlètes doivent manger la même nourriture - sans viande ,jusqu’au 5ème siècle -, ils doivent dormir sur des peaux de bêtes a même le sol. Les infractions sont punies par des peines allant de la réprimande au fouet. Les entraîneurs particuliers doivent se soumettre à l’avis des hellanodices. De nombreux athlètes ne passent pas l’épreuve de cette “sélection”.
 
La préparation de la fête
Puis c’est la procession de 57 km qui conduit en deux jours les athlètes jusqu’à Olympie. Petit à petit une foule immense s’ est rassemblée dans les environs de la ville d’ Olympie de nombreux marchands accourent pour profiter de cet afflux de population. C’est enfin l’occasion pour les plus riches de faire étalage de leur richesse ...
 
Le déroulement de la fête et des épreuves
La fête s’ouvre par une grande procession qui pénètre dans l’Altis - [size=16]trompettes , hellanodices vêtus de pourpre , prêtres et victimes pour les dieux , délégations officielles -. 
On sacrifie aux dieux , puis on prête le serment Olympique.
[/size]
Puis c'est le temps des compétitions, qui, dans les origines, sont ainsi organisées.
 
- Le premier jour , le dromos , la course à pied sur les 192,27 mètres du stade. On court dans la direction du temple de Zeus. Le vainqueur peut allumer la flamme de l’autel de Zeus (terme premier de la course) , et donne son nom à l’olympiade: il est donc comblé d’honneurs particuliers.
 
- En 724, on crée le diaulos ou double stade : l’arrivée se fait aussi vers le temple de Zeus.
 
- En 720, on introduisit le "dolichos", la course de fond d’abord de huit, puis de dix de douze et de 24 stades (24 x 192,27m = 4614,48m). Cette course était très dure si l’on considère les conditions climatiques de la Grèce au mois de Juillet.
 
Les coureurs sont entièrement nus ; des cales leur permettent de prendre un départ sans glisser. On peut encore les voir encore dans les stades d' Olympie et de Delphes. Les concurrents sont engagés par séries de quatre et par élimination progressive. Les hellanodices désignent le vainqueur.
 
- Le second jour est ordinairement consacré à la lutte, à la boxe et au pancrace
 
- Le troisième jour est réservé aux courses de chevaux. La première course instituée fut celle de char à quatre chevaux. On créa ensuite la course de biges ; puis de biges attelés de mulets interrompue pour diverses raisons ; puis de juments dont on devait descendre dans le dernier tour et que l’on devait conduire par le mors en courant jusqu’à l’arrivée; puis de poulains; puis de triges ... Il existait encore des courses de chevaux montés.
 
- Le quatrième jour est celui du pentathlon : concours de course, saut, lancement du disque, du javelot et de la lutte. Il semble bien que les quatre premières épreuves s ‘ accomplissaient parallèlement, suivies de la lutte qui était l’épreuve décisive finale.
 
- Le dernier jour des compétitions était réservé aux “enfants”. Les épreuves étaient partiellement différentes de manière à les rendre possibles. Les courses de jeunes filles avaient lieu dans le cadre du culte à Héra.
 
Le public , les couronnes , les fêtes
 
Le public venait de toutes les régions de la Grèce. Les esclaves ne pouvaient assister aux Jeux. Les femmes mariées étaient exclues du territoire sacré ; mais les jeunes filles pouvaient circuler dans l’ Altis, sans pour autant assister aux Jeux. Pausanias rapporte comment la mère d’un athlète s’introduisit, déguisée, pour voir gagner son fils. Elle ne dut son salut qu'à son appartenance à une grande famille d’ olympioniques : son père, ses frères et son fils avaient été vainqueurs aux jeux. C’est à partir de cette date qu’il fut décidé que les maîtres d’exercice ne pourraient paraître aux Jeux que nus.
 
C’est une couronne d’olivier sauvage qui récompensait les vainqueurs. On la leur remettait le dernier jour des cérémonies olympiques. On proclamait le nom, le patronyme et la ville natale du vainqueur. Les noms des vainqueurs étaient soigneusement consignés dans des registres ouverts à cet effet. Puis on sacrifiait aux dieux avant le banquet offert dans le Prytanée.
 
Au retour dans la patrie, les honneurs redoublent. On peut faire composer un hymne par un grand poète (Pindare, Bacchylide). Cet Hymne sera chanté solennellement lors de fêtes nationales. On peut faire dresser la statue du héros national. Les plus grands vainqueurs reçoivent l’autorisation de faire dresser leur statue dans l’ Altis. A Athènes, les honneurs se doublent de cadeaux en nature et en argent ; à Sparte, les vainqueurs avaient le droit de combattre auprès du Roi.
 
Les fêtes olympiques étaient l’occasion d’un immense rassemblement (50 000 personnes parfois). Aussi d’autres manifestations se greffaient-elles sur ces Jeux. Les poètes et les écrivains venaient y lire leurs oeuvres, Alexandre le Grand y fit proclamer des décrets. Enfin les sculpteurs étaient attirés par les commandes qui pouvaient leur être faites. Phidias, Myron , Polyclète, Scopas eurent leur atelier à Olympie. Le sport et l’art trouvent alors un lien que les nombreux vases et quelques statues nous font entrevoir.
 
Les spectateurs étaient invités à des festins où leur était servie la viande des animaux sacrifiés. Certains banquets étaient offerts par les riches vainqueurs : Alcibiade, en 416, restaura des milliers de spectateurs. Les festins pouvaient durer toute la nuit.
 
L’esprit des Jeux
 
Pour l’homme grec, il n’y a pas de rupture entre la culture de l’esprit et celle du corps. L’idéal d’équilibre que l’on entrevoit dans la Grèce trouve dans les Jeux Olympiques une expression parfaite, - avant que des intérêts mesquins ne viennent troubler cet équilibre.
 
- Les Jeux sont liés au culte des dieux. C’est la divinité qui est honorée par la compétition; l’homme doit donc s’effacer derrière les dieux qui seuls donnent la victoire.
 
- .Les Jeux ne sont pas la seule expression de la force, ils sont aussi celle de l’intelligence et de la loyauté. L’idéal aristocratique de la fermeté d’âme, du courage, de l’endurance préside aux Jeux jusqu’au 5ème siècle avant J.-C. Mais il n’y a pas, semble-t-il, d’idée de “performance’ ; on ne savait pas mesurer le temps avec assez de précision pour que cela eût un sens. La seule “performance” est celle de la multiplication des victoires aux différents concours. Les inscriptions en donnent la liste selon un ordre immuable. Pausanias évoque d’une manière semblable la carrière des “grands” athlètes, comme Milon de Crotone.
 
- .Mais cet esprit disparaît avec le professionnalisme. Euripide et Isocrate nous rapportent cette mutation - encouragée pour une part sans doute par le caractère de plus en plus aristocratique des courses de chevaux. Le mépris exprimé par le fils d’Alcibiade est révélateur. On voit aussi dans les textes de Pausanias que la force était parfois utilisée pour accomplir des sortes de tours de foire. Cet aspect devait exister.
 
- L’on se doit aussi de rappeler qu’il y avait dans l’Antiquité des tricheurs qui essayèrent de payer leurs adversaires pour emporter la victoire et l’honneur. Les Zanes ou statues de Zeus, sont là pour manifester la honte de ces tricheurs et rappeler le sens du concours olympique. Pausanias rapporte quelques anecdotes pleines d’intérêt quand il nous décrit ces statues. Elles permettent surtout de se faire une idée assez précise de l’ensemble des règles qui concernent les Jeux.
 
Quelques règles
 
- Ne peuvent participer aux Jeux que les citoyens Grecs libres ; sont donc exclus les Barbares et les esclaves.
 
- Sont exclus les repris de justice, les sacrilèges et tous ceux qui refusent de payer les amendes infligées par les hellanodices.
 
- Tout retardataire est exclu ; les mauvaises raisons de ces retards sont stigmatisées .
 
- Les concurrents doivent se faire inscrire dans des délais prévus et passer un examen préparatoire.
 
- Pendant les Jeux, il est interdit de tuer son adversaire, volontairement ou involontairement, sous peine de perdre le prix et d’être astreint à une amende.
 
- Il est interdit d’avoir recours à la corruption. Si l’on essaie de corrompre les juges, on est passible du fouet.
 
- Il est interdit de protester contre la décision des Juges en public, mais l’on peut faire appel devant le Sénat Olympique.
Pour faire respecter ce code, les hellanodices sont assistés de fonctionnaires de police: les rhabdouchoi , les porteurs de baguettes, qui fouettent les auteurs d’infractions ; et les alytai, surveillants de police.


Sport et olympisme - Les diverses épreuves

LES ÉPREUVES GYMNIQUES

  • Les courses : le stade, le diaulos, le dolichos, la course en armes ; la course de jeunes filles

  • Le pentathle : course, disque, javelot, saut, lutte

  • La lutte, la boxe et le pancrace


[size=16]LES COURSES DE CHEVAUX[/size]

  • chevaux attelés

  • chevaux montés

  • courses diverses


 

  • LES CONCOURS ARTISTIQUES

    • cithare et lyre
    • flûte
    • oeuvres littéraires



       

La suite dans quelques minutes      Ninnenne    
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MessageSujet: Re: Histoire des jeux olympiques:Origine et développement,Organisation,épreuves   Ven 21 Nov - 14:51

Suite

Sport et olympism -Entraînement et hygiène de l'athlète

Entraîneur
 
Conseils aux athlètes
 
Tous les auteurs tombent d'accord sur un point : devenir athlète olympique demande de l'endurance, de la ténacité et de solides qualités morales.
L'entraînement était en effet extrèmement dur et celui qui avait travaillé pour obtenir une place aux jeux n'était jamais sûr d'être choisi.
 
Épictète, Manuel XXIX
L'entraînement pour les jeux.
 
1. Pour tout ce que tu entreprends, examine les tenants et aboutissants avant de passer à l’action. Sans cela, tu seras d’abord plein de zèle, parce que tu ne penseras à rien de ce qui va s’ensuivre, et puis, dès que surgiront les difficultés, tu abandonneras lâchement la partie.

2. Tu aimerais être vainqueur aux Jeux olympiques ? Moi aussi, par les dieux ! Gagner aux Jeux, c’est bien agréable ! Mais, avant de te lancer, examine un peu les tenants et aboutissants : l’abstinence sexuelle, le régime, le renoncement aux friandises, les exercices sous la contrainte et aux heures réglementaires, qu’on cuise ou qu’il gèle. Il ne faut pas boire frais ; dans certains cas même pas de vin, s’en remettre entièrement à son entraîneur comme à un médecin ; ensuite, en luttant, piétiner dans la poussière au coude à coude avec son adversaire, parfois se démettre un poignet, se tordre la cheville, et peut-être recevoir le fouet pour finalement être vaincu.

3. Pense à tout cela et après, si tu en as encore envie, entre dans la carrière. Sinon, tu ne seras qu’un gamin qui joue tantôt aux lutteurs, tantôt aux gladiateurs, tantôt aux sonneurs de trompette, tantôt aux acteurs de tragédie. Un jour tu seras athlète, un autre gladiateur, un autre rhéteur, un autre philosophe, mais jamais tu ne seras rien à fond. Comme un singe, tu imiteras tout ce que tu vois, et tu choisiras tantôt une chose, tantôt l’autre. Car tu ne te seras pas mis à la tâche après réflexion, en ayant fait le tour de la question, mais au petit bonheur, poussé par une éphémère envie.

4. C’est ainsi que d’aucuns, en voyant un philosophe, en l’entendant parler comme Euphrates (et pourtant, qui pourrait se vanter de parler comme lui ?), veulent aussitôt se lancer dans la philosophie.

5. Mais, mon brave, il faut d’abord examiner ce dont il s’agit ! Bien observer ton caractère pour voir si tu pourras tenir. Tu as envie d’être champion au pentathlon ou à la lutte ? Regarde tes biceps, tes cuisses, tes reins. Nous ne sommes pas tous doués pour les mêmes choses.

6. Crois-tu, en te mettant à la philosophie, que tu pourras boire et manger comme à présent, céder à tes désirs et te laisser emporter par la colère comme à présent ? Il te faudra veiller, souffrir, quitter tes proches, endurer le mépris d’un petit esclave, être tourné en dérision par les passants et, toujours, avoir le dessous, qu’il s’agisse d’honneurs officiels, du pouvoir, de procès, ou d’autres affaires de même farine.

7. Voilà ce qu’il te faut examiner. Seras-tu prêt, alors, à payer de ce prix l’insensibilité aux émotions, la liberté, la sérénité ? Si c’est non, Il ne va pas plus loin. Ne sois pas, comme les enfants, philosophe un jour, percepteur impôts le lendemain, et puis rhéteur, et puis encore procurateur de César : tout cela ne fait pas bon ménage ! Il faut que tu sois un ; bon ou mauvais, il te faut cultiver ou bien la part qui dirige ton âme, ou alors tes biens matériels ; consacrer tes efforts au dedans ou au dehors ; c’est-à-dire régler ta vie en philosophe ou en homme ordinaire.
 
Menu de l'athlète
 
Jusqu'au 5ème siècle, pendant la période de 30 jours où ils s'entraînent à Élis sous la surveillance des hellanodices, tous les athlètes reçoivent la même nourriture faite de pain d'orge, de bouillie de froment, de noix, de figues sèches et de fromage frais.
C'est au milieu du 5ème siècle que l'entrîneur Dromeus de Stymphale, lui-même ancien vainqueur olympique, invente un régime carné pour que les athlètes aient de meilleures performances.
 
L'entraînement intensif et la soif de vaincre poussaient les athlètes à adopter un régime spécifique. 

Aux origines, les athlètes se nourrissaient exclusivement de pain peu fermenté et peu cuit. Bientôt s'ajoutèrent à ce régime très strict du fromage et des figues sèches.

Au Ve siècle avant J.-C., un champion, Dromeus de Stymphale, eut l'idée de suivre un régime à base de viande, et celle-ci devint dès lors le principal aliment des athlètes. Les viandes n'étaient jamais bouillies mais consommées en grillades saupoudrées de fines herbes comme l'aneth. Les gâteaux étaient proscrits de même que les boissons froides. Galien prétend que les athlètes ne buvaient pas de vin «immédiatement après leur exercice», ce qui n'exclut pas qu'ils aient pu en consommer, fortement mêlé d'eau, lors des repas.
 
Les repas duraient longtemps car les athlètes mangeaient beaucoup et lentement. D'où une image très négative de la gloutonnerie des athlètes, accentuée par la légende : on racontait que le célèbre Milon de Crotone avalait en un repas 20 mines de viande, soit 8,6 kg de viande ! En réalité ce gavage ne concernait que les athlètes de combat. Les coureurs et les pentathlètes étaient sveltes et beaux.
 
Hygiène
 
L'exercice a lieu alors que l'athlète est à jeun. L'athlète prend un bain avant la séance d'entraînement, puis s'enduit le corps d'huile. Après l'entraînement, l'athlète prend un nouveau bain ou à des ablutions.
On connaissant également la pratique du massage - plusieurs vases présentent des athlètes en train de se faire masser le dos -, car on veillait particulièrement à la souplesse des athlètes.
 
Les vases nous montrent aussi que les jeunes gens possédaient tout un nécessaire pour leurs ablutions :
- de petits aryballes pour l'huile
- des strigiles pour gratter la poussière
- parfois même des éponges.
Entraînement général
 
Si tous les hommes en âge de s'entraîner ne manquent pas de fréquenter la palestre, l'entraînement des athlètes de haut niveau demeure en partie différent et bien plus rigoureux.
L'athlète qui va participer aux jeux olympiques doit d'abord se préparer pendant dix mois dans sa ville natale. Puis, un mois avant les jeux, il rejoindra Elis pour un entraînement particulier de 30 jours.
Pour cet entraînement, les jeunes gens disposaient d'un matériel qu'on voit sur de très nombreux vases : disque (dans son sac), haltères, pioche pour arranger la piste, baguettes pour mesurer...
 
Entraînement particulier
 
Pendant cette dernière période, les athlètes reçoivent tous la même nourriture, du moins jusqu'au 5ème siècle ; ils dorment à même le sol sur des peaux de bêtes. 
Les entraîneurs n'ont plus le droit d'intervenir et ce cont alors les hellanodices qui veillent à tout et punissent, rudement parfois, les athlètes pour tout manquement. Ce sont encore eux qui effectuent le choix final des athlètes qui auront l'honneur de concourir.
 
Les entraîneurs
 
De nombreux médecins, notamment Hippocrate et Galien, eurent à s'opposer à ces entraîneurs qui se souciaient plus des performances que de la bonne santé des athlètes. Galien écrit que "ceux qui ont échoué sur les pistes du stade deviennent entraîneurs" ; certains mêmes se lancent dans la rédaction d'opuscules sur les massages ou la santé.
 

Sport et Olympisme - Jeux antiques 

 
Jeux antiques       
 
Jeux olympiques et autres jeux panhelléniques
 
            Les Jeux Olympiques, officiellement nés le 1er juillet de l'an 776 avant notre ère, sont les plus célèbres des compétitions sportives à caractère religieux qui réunissaient les Grecs.       
 
 Ces fêtes dites panhelléniques se distinguent des fêtes civiques et religieuses qui réunissent exclusivement les habitants d'une cité. Les Panathénées, à Athènes, sont les plus célèbres de ces fêtes là.       
 
Passion du jeu         

À vrai dire, tous les sanctuaires ont coutume d'organiser périodiquement des jeux panhelléniques.    Dans la plupart des cas, les vainqueurs sont récompensés par des cadeaux de grande valeur. Aussi ces jeux attirent-ils de véritables professionnels analogues à nos sportifs de haut niveau qui n'ont souvent d'«amateur» que le nom.

Des cités n'hésitent pas à acheter les meilleurs athlètes et entraîneurs.    Dès les VIe et Ve siècles avant JC apparaissent de véritables corporations d'entraîneurs professionnels, ces derniers étant parfois mieux rémunérés que les athlètes (jusqu'à cent drachmes par cours, un drachme correspondant à peu près à la valeur d''un mouton)    Au fil des siècles, toutefois, la corruption, la tricherie et la violence allaient gangrener les jeux, y compris les plus prestigieux....
  
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stèle olympique    
 
Le Circuit   
 
Quatre sanctuaires se distinguent en ne distribuant que des cadeaux symboliques. Ainsi distribue-t-on à Olympie, le dernier jour des Jeux, le cotinos, une couronne en rameau d'olivier tressé. Ces sanctuaires sont si réputés que les sportifs ont à coeur de s'y montrer pour soigner leur réputation. Leur alternance tous les deux ou quatre ans (le Circuit) permet à chacun d'y participer.    Outre le sanctuaire de Zeus à Olympie, le Circuit comporte un autre sanctuaire de Zeus à Némée (à l'est du Péloponnèse, près d'Argos), qui distribue aux vainqueurs des couronnes de... céleri sauvage.   
 
Le sanctuaire d'Apollon, à Delphes, organise les Jeux Pythiques avec des couronnes de laurier pour récompense (le laurier, plante fétiche du dieu de la musique, nous a donné le mot... lauréat). Au début, les Jeux Pythiques sont limités à des joutes musicales en l'honneur d'Apollon, dieu de la musique.    Il y a enfin les Jeux Isthmiques de Corinthe, en l'honneur de Poséidon, dieu de la mer, avec des couronnes de pin en récompense. Ces Jeux sont réorganisés à partir de 582 avant JC sur le modèle des Jeux Olympiques avec une configuration panhellénique. - 
 
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Athlète 

Sport et Olympisme - Jeux antiques -

Jeux antiques
 
 
Delphes, Apollon et la Pythie
 
 
 
 
En Grèce continentale, face au golfe de Corinthe, le sanctuaire de Delphes était célèbre sous l'Antiquité pour ses Jeux Pythiques et plus encore pour son oracle, la Pythie. Son nom vient d'un serpent monstrueux, dénommé Python, qui habitait le lieu avant qu'Apollon ne décidât d'y établir son sanctuaire.
 
La Pythie était une prêtresse d'Apollon que l'on venait consulter sur les sujets les plus divers, d'ordre privé ou politique. Elle proférait ses oracles en des termes généralement incompréhensibles que seuls les prêtres du sanctuaire pouvaient interpréter.
 
En souvenir de la Sybille, une prophétesse qui avait exercé ses talents au même endroit avant qu'Apollon ne l'investisse, les oracles de la Pythie étaient jugés... sybillins, c'est-à-dire ambigus (l'Athénien Thémistocle usera de cette ambiguïté pour convaincre ses concitoyens de combattre les Perses sur l'eau).
 
Quand elle s'apprêtait à parler, la Pythie tombait en transes, peut-être sous l'effet de drogues ou d'émanations gazeuses venues du sol. Elle entrait alors en contact avec Apollon et l'on disait qu'elle était en état d'enthousiasme (d'après l'expression grecque entheos qui signifieavoir le dieu avec soi).
 
 
[size=18]Une
 pierre mythique
 
Le prestige de Delphes était rehaussé sous l'Antiquité par la présence en son centre d'une pierre appelée le «nombril du monde». Selon la mythologie, le dieu Chronos avalait tous ses enfants pour éviter que l'un d'eux ne le détrône. Mais son épouse Rhéa substitua une pierre à son fils dernier-né, Zeus, de sorte que celui-ci échappa à la fringale paternelle. Caché par Rhéa dans une grotte de Crète, il survécut et, devenu adulte, détrôna son père.
 
Chronos vomit alors tous les enfants qu'il avait précédemment avalés (les futurs dieux de l'Olympe)... ainsi que la fameuse pierre que l'on peut encore aujourd'hui admirer à Delphes.
 
 
Magnificence de Delphes
 
Les solliciteurs ne manquaient jamais d'offrir des cadeaux au sanctuaire et, pour cette raison, le sanctuaire débordait de richesses et de monuments splendides (statues, temples,...).
 
La gestion du sanctuaire et de ses richesses revenait à un conseil amphictyonique de douze délégués (en grec amphictyons) qui représentaient les cités des alentours.
 
 

 
Delphes
 
 
Delphes tire son nom du dauphin (en grec delphis) car le dieu se servit de cet animal pour aller chercher un navire qui croisait au large. Lorsque les marins, intrigués, se présentèrent à lui, Apollon leur offrit de s'établir dans son sanctuaire et d'en devenir les premiers prêtres.
 
Delphes demeure l'un des sites les plus émouvants de la Grèce antique, en particulier en raison de son cadre naturel, sauvage et grandiose. Il est situé sur le flanc du Mont
 
 
Beaucoup plus tard...
 
ÀParis, vers 1600, la reine Marie de Médicis, épouse du roi Henri IV, s'appropria une bande de terre le long de la Seine, aux dépens de l'Université. Celle-ci obtint en compensation que son nom soit donné à une rue tracée en ce terrain (l'actuelle rue de l'Université). Le quai Malaquais (déformation de Mal acquis) conserve le souvenir de cette expropriation.
 
Les clercs et étudiants qui vivotaient en ce lieu cherchèrent refuge plus au sud, dans la banlieue de la capitale. Ils s'établirent sur une butte qu'ils baptisèrent de façon quelque peu ironique Montparnasse car ils y flânaient en récitant des vers... À l'imitation des Muses de la mythologie qui se réunissaient avec Apollon sur le Mont Parnasse. Ne leur en déplaise, le quartier actuel de Montparnasse n'a rien de comparable en beauté au lieu d'élection des Muses ;-)


Sport et Olympisme - Jeux antiques -


 
Lutteurs de pancrace
 
Jeux antiques
 
Lutte, pugilat et pancrace
 
Dans les compétitions panhelléniques, comme les Jeux Olympiques, les Grecs de l'Antiquité livraient trois sortes de combat : la lutte, le pugilat et le pancrace. Ils se pratiquaient nus comme toutes les autres épreuves sportives, dans un espace non délimité et sans distinction entre les catégories de poids.
– Les épreuves de lutte se déroulaient dans un espace non délimité et sans distinction entre les catégories de poids ; les lutteurs étaient donc le plus souvent massifs. Si les poids lourds semblaient avantagés, le fait d'être plus léger conférait à l'adversaire souplesse et rapidité de réaction.
 
Comme dans la lutte contemporaine, un athlète devait renverser son adversaire sur le sol ; la hanche, l'épaule, les fesses ou le dos devaient nettement toucher le sol lorsqu'il tombait. Pour gagner le match, il fallait faire tomber son adversaire trois fois. On avait le droit de casser les doigts de son concurrent.
 
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Lutteurs
 
– Dans le pugilat, les coups ne devaient se donner qu'à la tête et il fallait bien maintenir sa garde. Les archives citent un athlète qui, capable de la maintenir deux jours durant, contraignit son adversaire à l'abandon. Il n'était pas rare que le combat se termine par la mort de l'un des adversaires.
 
Le pugilat devint plus brutal avec le temps : au début, les pugilistes portaient une longue bandelette de cuir souple autour des doigts et jusqu'à l'avant bras (l'imante), afin d'amortir les coups, puis on utilisa un gantelet de cuir lourd, attaché au poignet par un dispositif spécial et garni de petits poids de plomb ou de clous : le ceste.
 
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Pugilistes
 
Dans une joute, on veillait à équilibrer le poids des cestes entre adversaires, afin de maintenir la sportivité. Les coups se portaient du haut vers le bas ; il était indispensable de se relever le plus haut possible et tenter d'esquiver les coups de l'adversaire en se rejetant brusquement en arrière.
 
Si la rencontre s'éternisait, on avait alors recours au «klimax» : chacun des adversaires avait le droit de frapper l'autre, une fois à tour de rôle, sans que le frappé ne tente la moindre esquive ; l'agresseur devait dire à son adversaire quelle posture il devait adopter avant de le frapper.
 
– Le mot pancrace, de «pan» (tout), et «kratos» (force), signifie que «tout est permis en force». Ce sport exigeant avait des règles plutôt brutales : tous les coups (sauf mordre ou crever les yeux de son adversaire) étaient permis pour rafler la victoire. Il existait deux formes de pancrace : le "Kato Pankration" qui autorisait la poursuite du combat au sol et le "Ano Pankration" qui l'interdisait.
 
Le corps entièrement nu saupoudré de sable très fin, les cheveux longs ramenés en arrière et attachés sur l'occiput en chignon, les pancratiastes descendaient dans l'arène les bras en position haute et dirigés vers l'avant, pour garantir sa tête et son visage.
 
La terre fraîchement remuée était aspergée d'eau et les pancratiastes devaient combattre jusqu'à épuisement total. Seul le coucher du soleil ou l'abandon de l'un des deux lutteurs mettait fin à l'assaut.
 
Le chroniqueur Pausanias évoque un fameux pancratiaste, Sostratos, qui collectionna douze victoires au pancrace à Némée et Isthme, deux à Delphes et trois à Olympie, où était érigée sa statue. On l'appelait «casseur de doigts», car son coup favori consistait à saisir les doigts de son adversaire et à les lui tordre jusqu'à ce que celui-ci se rendit !
 
Tant que les adversaires pouvaient se maintenir debout, leur grande affaire était de frapper des coups terribles. En revanche, une fois à terre, leur combat devenait une lutte acharnée en corps à corps où, roulant sur le sable ou dans la boue, ils se saisissaient et s'entrelaçaient sans cesser de se porter des coups violents, chacun d'eux s'évertuant à réduire l'autre à l'impuissance et lui arracher l'aveu de sa défaite.
 
L'art du pancrace, quoique populaire, était très secret dans sa technique et chaque école, chaque famille détentrice de ce savoir le protégeait au mieux si bien qu'il finit par disparaître complètement.


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MessageSujet: Re: Histoire des jeux olympiques:Origine et développement,Organisation,épreuves   Ven 21 Nov - 14:55

Suite

Sport et Olympisme - Naissance des Jeux -

 
1er juillet 776 avant JC
 
 
Naissance des Jeux Olympiques
 
 
Une lointaine origine
 
Avant ces premiers Jeux Olympiques, les Grecs avaient déjà l'habitude des compétitions sportives. Celles-ci n'étaient d'ailleurs pas l'exclusivité d'Olympie.
 
Beaucoup de compétitions similaires réunissaient périodiquement les Grecs dans différents sanctuaires. Elles étaient organisées pour remédier pacifiquement aux guerres, célébrer la gloire d'un guerrier mort au combat ou encore pour honorer un juste. Leur durée variait au fil du temps. Ainsi, d'une journée, les Jeux Olympiques furent étalés sur cinq jours, puis sur sept. Leur organisation était confiée à des magistrats appelés Hellanodices, qui veillaient au respect des règles et surveillaient l'entraînement des athlètes.
 
 
Sur le site d'Olympie, situé dans une région de collines verdoyantes et boisées à l'ouest du Péloponnèse, loin de toute cité importante, on peut encore voir le lieu des compétitions avec deux pierres rainurées qui délimitent la longueur d'un stade. Le public se tenait de part et d'autre de la piste sur de simples talus.
 
 
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Stèle
 
 
Lelieu des compétitions était entouré de divers temples et édifices utilitaires.
 
Le plus renommé était évidemment le temple consacré à Zeus, avec une statue monumentale du dieu par le sculpteur Phidias (Ve siècle avant JC).
 
Cette statue était constituée d'une structure en bois revêtue d'or et d'ivoire, d'où son qualificatif de chryséléphantine, d'après deux mots grecs qui désignent l'or et l'ivoire. Elle figurait parmi les Sept Merveilles du monde antique.
 
 
Union sacrée
 
 
Pendant la durée des Jeux, les guerres entre les cités sont interrompues et une trêve sacrée permet aux concurrents d'arriver sans encombre dans la ville sacrée. De lourdes amendes sont prévues pour les contrevenants et leur non-paiement entraîne la perte définitive de la citoyenneté grecque.
 
Les Jeux Olympiques se renouvellent tous les quatre ans. La période intermédiaire est appelée olympiade. Longtemps les Grecs eurent l'habitude de compter le temps en olympiades (soit en périodes de quatre ans).
 
Le premier jour des Jeux est consacré aux sacrifices religieux en l'honneur de Zeus, son épouse Héra et le héros Pélops, fondateur légendaire des Jeux. Les Jeux se terminent le septième jour par la remise aux vainqueurs d'une couronne d'olivier tressée ou d'une certaine quantité d'huile tirée des oliviers sacrés d'Athéna.
 
Les athlètes qui ont gagné quatre fois de suite les Jeux Olympiques reçoivent dans leur cité, après leur mort, un culte comparable à celui d'un demi-dieu. Certains ambitieux, désireux de se faire élire à la tête de leur cité, vont eux-mêmes chercher aux Jeux une victoire prestigieuse. C'est le cas du grand Alcibiade, homme politique athénien du Ve siècle avant JC.
 
À l'orée de notre ère, les empereurs romains se montrent également désireux de briller à Olympie. Ainsi Néron, proclamé vainqueur d'une course de chars malgré une chute malencontreuse.
 
 
Les épreuves
 
À Olympie, les Jeux ont pu accueillir jusqu'à 40.000 spectateurs. L'assistance est exclusivement masculine. Une seule femme, la prêtresse du sanctuaire local de Déméter, a le droit d'assister aux compétitions.
 
La chronique raconte qu'une femme, Kallipatera, fit exception à la règle. Elle était de la famille de Milon de Crotone, six fois vainqueur aux Jeux, et voulait assister sous un déguisement masculin aux évolutions de son fils, dont elle avait elle-même surveillé l'entraînement. Son fils ayant gagné une épreuve, elle laissa tomber sa tunique sous l'effet de l'émotion et révéla son sexe. Eu égard à sa famille prestigieuse, elle ne fut pas punie mais après elle, il fut décidé que les entraîneurs devraient être nus à l'égal des athlètes.
 
Les athlètes qui s'affrontent à Olympie comme dans toutes les compétitions panhelléniques sont eux-mêmes exclusivement masculins. Ils se présentent aux épreuves nus et oints d'huile. Ils se douchent soigneusement avant et après chaque épreuve. Leur nécessaire de toilette se compose d'un petit flacon d'huile, d'une éponge pour les ablutions et d'un racloir de bronze pour éliminer après l'exercice toute trace de sueur, d'huile et de sable.
 
Un joueur de flûte accompagne les athlètes pour rythmer tous les exercices, de l'assouplissement au lancer du disque en passant par les épreuves du pentathlon.
 
 

 
Lutteurs
 
 
Les épreuves, décomposées en catégories selon l'âge du participant, sont de trois types : musical, gymnique et hippique.
 
Ces épreuves varient selon les époques. Ainsi, les Jeux Olympiques se limitent dans les premiers temps à une course de vitesse sur une longueur d'un stade. Une deuxième course, le diaulique (sur deux stades soit 384,54 m), apparaît lors de la XIVe olympiade et il faut attendre la XVIIIe, en 708 avant JC, pour que s'ajoutent le pentathlon et la lutte.
 
Le programme des épreuves s'est stabilisé au bout d'un siècle seulement, offrant aux spectateurs un choix d'une belle diversité :
 
– la course de vitesse sur une longueur d'un stade,
– la course double ou diaulique (sur deux stades),
– la course de fond ou dolique (sur 24 stades, soit 4614 mètres),
– le pugilat est un combat entre lutteurs dont les poings sont gantés de cestes,
– le pancrace est un exercice combinant la lutte (combat au corps à corps) et le pugilat,
– l'hoplitodrome est une épreuve qui met aux prises des hoplites, fantassins lourdement armés qui pratiquent le combat collectif,
– le pentathlon (saut, lancer du disque, lancer du javelot, course à pied et lutte),
– les courses de chars et de chevaux montés (ces courses disparurent en l'an 68 avant JC),
– le pyrrhique (danse en arme),
– le lampadédromie est une course aux flambeaux pouvant se pratiquer comme l'hoplitodrome,
– le concours musical, qui n'est pas pratiqué aux Jeux Olympiques, consiste à réciter des poèmes d'Homère en s'accompagnant d'une cithare (la musique a fait l'objet sur le tard d'un concours indépendant).

 
Si les femmes sont exclues des Jeux Olympiques, elles peuvent toutefois concourir à certains autres jeux, du moins à partir de notre ère.
 
Les tricheries et les violences sont à l'origine sévèrement prohibées. À Olympie, il est interdit de provoquer la mort de son adversaire et si cela se produit malgré tout, c'est à la victime que revient à titre posthume l'honneur de la victoire. Ces prohibitions connaissent de sévères entorses à l'orée de notre ère. Sous l'influence des Romains qui occupent alors la Grèce, les jeux deviennent de véritables combats de gladiateurs, spectaculaires et violents, plus que sportifs.
 
Les rémunérations exorbitantes des athlètes et de leurs entraîneurs encouragent par ailleurs la corruption et la tricherie.
 
 
Mort et renaissance des Jeux
 
Tous les jeux panhelléniques, y compris les Jeux Olympiques, ont été abolis par l'empereur romain Théodose 1er en 393 après JC, sous l'influence de l'évêque de Milan, saint Ambroise. Celui-ci voulait en finir avec les rites païens et la violence coutumière aux jeux sur leur fin. Le site d'Olympie est ensuite tombé dans l'oubli, victime de la dépopulation du Péloponnèse et des invasions slaves au VIe siècle de notre ère.
 
C'est seulement en 1768 qu'un voyageur français en a retrouvé l'emplacement en se fiant aux indications de Pausanias. Ce Grec de Lydie avait publié vers 160 après JC une Description de la Grèce (Periégesis Hellados ou Périégèse) en dix livres qui est considérée comme le premier guide touristique.
 
En l'an 1896 de notre ère, le baron Pierre de Coubertin a relevé la tradition olympique et inauguré à Athènes les premiers Jeux Olympiques de l'ère moderne, avec l'espoir qu'ils contribuent - comme leurs prédécesseurs - au rapprochement entre les peuples.....


Sport et Olympisme - Renaissance des jeux -


Pierre de Coubertin
 
23 juin 1894
 
 
Renaissance des Jeux Olympiques
 
 
 
Né à Paris, rue Oudinot, le 1er janvier 1863, dans une famille bourgeoise, catholique et monarchiste, Pierre de Coubertin se tourne très tôt vers la pédagogie.
 
 
Sportif comme de bien entendu, et prédestiné au métier des armes, Pierre de Coubertin découvre en Angleterre la place du sport dans les études et la formation des élites.
 
Il en est émerveillé. L'idée que le sport contribue à l'épanouissement de la personnalité et à la formation du caractère ne va pas alors de soi. Beaucoup de médecins et d'enseignants s'y opposent au nom de la santé et de la discipline.
 
Pierre de Coubertin avance dès le 25 novembre 1892 l'idée d'«internationaliser le sport». Il n'a alors que 29 ans ! Il porte son projet à bout de bras, jusqu'à la création officielle du CIO. Celui-ci se donne pour mission de recréer les jeux antiques en évitant les excès du professionnalisme qui avaient gâté ces jeux sur leur fin.
 
Le comité se donne symboliquement un premier président grec en la personne de Demetriou Vikelas et décide d'organiser les premiers jeux à Athènes (mais dès 1896, Pierre de Coubertin prendra la présidence du CIO et la conservera jusqu'en 1925).
 
Les premiers jeux se déroulent effectivement deux ans plus tard à Athènes, du 6 au 15 avril 1896. Ils réunissent en tout et pour tout 311 athlètes représentant 13 nations et 9 disciplines. Autant dire qu'ils ne recueillent guère d'écho dans le Landernau européen.
 
Conformément à la charte du comité olympique, les participants se doivent d'être amateurs (à l'exception des escrimeurs), ce qui ne fait pas de problème à l'époque, le sport étant exclusivement l'affaire des jeunes gens des classes aisées.
 
 
Détournement d'idée
 
 
Pierre de Coubertin écrit dès 1892 : «La première caractéristique essentielle de l'Olympisme, c'est d'être une religion. En ciselant son corps par l'exercice comme le fait le sculpteur d'une statue, l'athlète moderne exalte sa patrie, sa race, son drapeau». En 1908, il reprend à son compte la célèbre formule d'un évêque : «L'important n'est pas de gagner mais de participer» ...Il conçoit lui-même dans les années 1920 le drapeau officiel de l'olympisme avec cinq anneaux entrelacés représentant les continents et dont les couleurs correspondent à toutes les couleurs qui figurent sur les drapeaux nationaux.
 
Le jeune baron impose peu à peu sa conception du sport comme moyen d'épanouissement individuel et instrument de cohésion sociale. Il y réussit au-delà de toute espérance ! Le sport et les Jeux Olympiques eux-mêmes vont en effet être récupérés par des gouvernants avides de préparer la jeunesse à ses devoirs civiques et militaires. C'est ainsi qu'aux Jeux de Berlin, en 1936, sous la présidence du Führer, l'hygiénisme olympique flirte dangereusement avec le culte du surhomme tel que le pratiquent les nazis.
 
Les Jeux Olympiques connaîtront encore de nombreuses avanies liées au contexte politique du moment (Mexico, Munich, Moscou....) mais ils surmonteront à chaque fois les épreuves, forts de l'espérance que placent en eux tous les hommes de bonne volonté.
 
25 janvier 1924
 
Premiers Jeux Olympiques d'hiver
 
[size=18]Le25 janvier 1924 débutent à Chamonix les premiers Jeux Olympiques d'hiver avec 16 nations participantes. Cette initiative consacre la vogue des sports d'hiver. Elle survient 28 ans après la naissance des premières Olympiades modernes à Athènes, à l'initiative du baron Pierre de Coubertin.[/size]


Sport et Olympisme - Olympie - A la gloire des jeux -


 
Olympie
A la gloire des Jeux Olympiques
 
Aujourd'hui, les ruines d'Olympie offrent un témoignage à la gloire des jeux olympiques antiques. La cité d’Olympie s'insère dans la vallée fertile du Péloponnèse. Dès le VII siècle avant notre ère, cette ville verra la consécration, tous les quatre ans, de la plus grande fête du monde hellénique : les jeux panhelléniques.

Les jeux Olympiques étaient alors une fête dédiée en l’honneur de Zeus, le plus puissant des dieux.
Olympie est un site qui a été choisi par les dieux et non par l’homme selon la mythologie grecque.
D'après la légende, Zeus lui-même aurait participé à la création des jeux après avoir affronté son père, Cronos, pour obtenir la suprématie.

Apollon y aurait vaincu Arès, le dieu de la guerre, à la lutte, et Hermès à la course. Olympie devint donc un centre de compétition sportive entre les dieux, soumis à une réglementation établie par le héros Héraclès (Hercule).
Bien que célébrant les combats des dieux, dès cette lointaine époque, les jeux olympiques symbolisaient le désir de paix entre les peuples.
Même si elle n'est jamais parvenue à être une ville véritable, Olympie renferme un des plus spectaculaires ensembles de monuments de l'Antiquité grecque.

 
La création des jeux panhelléniques
 
C’est en 776 av. J.-C. que sont fondés les jeux Olympiques, voulus par Pélops, fils de Tantale et roi du Péloponnèse. 
Les jeux qui, à compter de cette date, se tiendront tous les quatre ans le premier jour de pleine lune suivant le solstice d'été, deviennent la clé de voûte du calendrier suivi dans tout le monde grec.

Au début, les athlètes ne se défient qu'à la course. Puis, au fil des ans, les jeux Olympiques durent jusqu'à cinq jours et les disciplines sportives se diversifient pour inclure le pugilat, la lutte, le lancer du disque et du javelot, le concours de sauts, le pentathlon, diverses compétitions équestres et le pancrace.
 
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Le pancrace représenté sur un vase (British Museum). (Jerry Nouse)
 
Le pancrace est une sorte de pugilat mêlé de lutte, technique de combat adoptée par Thésée pour vaincre le Minotaure. Mais, pendant près de 1500 ans, les événements qui se tiennent à Olympie ne sont pas simplement sportifs.
 
Le symbole des jeux olympiques
 
La victoire aux jeux panhelléniques est, pour l'athlète, l'objectif suprême. Cette victoire en fait pour un instant l'égal des dieux. De plus, le vainqueur fait la fierté et la gloire de sa ville d'origine. Et, paradoxalement sans doute, les jeux Olympiques ont toujours été un symbole de paix et d'union entre les cités grecques.
La mémoire de ces jeux nous est parvenue par les sculptures et les décorations des précieux vases attiques ainsi que par les nombreux tableaux et poèmes consacrés aux athlètes par des générations d'artistes.
 
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Lutteurs représentés sur ce bas-relief, 500 avant notre ère environ. Musée National Archéologique d'Athènes. (Jerry Nouse)
 
Les jeux Olympiques sont la plus importante compétition sportive du monde ancien.
Les spectateurs aussi viennent de tout le monde grec. Cette affluence fait d'Olympie un carrefour politique et culturel.
 
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Olympie aujourd'hui. (Neil Carey)
 
La participation aux jeux n'était pas ouverte à toute la population grecque, mais seulement aux membres des oligarchies qui, de ce fait, représentaient leur patrie d'origine.
Les athlètes subventionnaient leur voyage et leur séjour, et payaient aussi le prix de l'immortalisation de leur victoire.
Exaltant les vertus nobles par excellence, comme la force, la puissance, le sang-froid et l'adresse, les jeux et leurs participants ont largement inspiré les artistes.
Le nom des vainqueurs était inscrit sur des listes (on en connaît une seule, mise à jour en 217 après J.-C. par Sextus Julius l'Africain).
Leur ville d'origine leur assurait alors une rente à vie, des offrandes et les honneurs. Le prix en lui-même était symbolique : une couronne d'olivier et le droit de participer aux cérémonies religieuses en l'honneur de Zeus.

 
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Entrée du stade. (Alun Salt)
 
Malgré une réelle volonté de compétition pacifique entre les meilleurs athlètes du monde, les jeux sont toujours aujourd’hui bien souvent le reflet de rivalités internationales et ce depuis la création des Olympiades. La Grèce antique ne forma jamais un État unifié. Les querelles entre ses cités-États empêchaient une cohésion politique durable.
Conflits et guerres permanentes ne trouvaient un répit que pendant ce bref laps de temps.
 
L’histoire d’Olympie
 
A l'origine, les Grecs nomment le site l'Altis, le bois sacré. Cette terre est protégée des dieux. Régulièrement, les peuples de l'Elide s'y rencontrent lors de grandes fêtes et de concours, suspendant pendant un bref laps de temps leurs hostilités. De caractère initiatique, le culte de Zeus s'accompagne de compétions sportives.
Le premier espace sportif date probablement du Vle siècle avant J.-C. : les gradins avec des sièges en terre battue suivaient la pente du sol. Sur la tribune prenaient place les organisateurs des jeux, les Hellanodices, face à un autel de marbre occupé par la prêtresse de Déméter, déesse de la terre, de l’agriculture et du blé.
 
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Vestiges du grand gymnase d'Olympie. (Neil Carey)
 
Avec le temps, l'importance de ce sanctuaire et de la ville voisine s'est accrue. Le site a pris le nom d'Olympie.
La tradition situe en 776 avant J.-C. le premier cycle de rites sacrés et d'épreuves sportives célébrés sous le nom de jeux Olympiques.

À partir du Xe siècle av. J.-C., alors que la civilisation mycénienne prospère, la ville est consacrée au culte de Zeus.
Les jeux Olympiques survivent à la conquête romaine de la Grèce jusqu'en 393 apr. J.-C., date à laquelle ils sont abolis par l'empereur Théodose qui les considère comme un exemple de dépravation et de paganisme manifeste. Olympie est mise à sac par les Barbares et ensevelie par deux tremblements de terre.
Au VIe siècle, des tremblements de terre provoquèrent des inondations qui déposèrent jusqu'à 5 m de boue alluviale sur Olympie.

 
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Ruines d'Olympie avec vue sur l'entrée du stade. (Peuplier)
 
L'expédition archéologique allemande conduite par Ernst Curtius dans le Péloponnèse a mis au jour, en 1875, les somptueuses ruines d'Olympie. Le baron Pierre de Coubertin a, quant à lui, fait revivre les Jeux. Le 6 avril 1896, cet aristocrate parisien organise à Athènes les nouveaux jeux Olympiques, qui durent 10 jours, avec la participation de 13 pays et 245 athlètes. Ce 6 avril reste la date d'anniversaire du sport moderne.
 
Préparation et organisation des jeux Olympiques
 
Les jeux étaient, à l'époque classique, placés sous la responsabilité des Éléens. Plusieurs mois à l'avance, des ambassadeurs appelés spondophores parcouraient la Grèce, les colonies d'Égypte et de Crimée pour annoncer le jour d'ouverture des jeux. Une assemblée de magistrats éléens choisissait les juges, ou hellanodices: ces derniers sélectionnaient les concurrents, supervisaient leur entraînement, organisaient les compétitions et surveillaient les épreuves.
 
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Partie du Philipéion, un sanctuaire destiné à la célébration des héros macédoniens. (Alun Salt)
 
Des enquêtes rigoureuses étaient menées sur les athlètes et l'histoire de leur famille: ne pouvaient participer aux épreuves que les hommes et les adolescents libres, de pure ascendance grecque. 
Cette discrimination fut suspendue pour les Romains au IIe siècle av. J.-C., lorsque Rome affirma son hégémonie sur le monde grec.
La compétition était formellement interdite aux femmes, à l'exception des courses de chars. En effet, les vainqueurs n'étant pas les auriges (conducteurs) mais les propriétaires de l'attelage, les femmes propriétaires pouvaient donc gagner une course.

Barbares, esclaves et jeunes filles étaient acceptés parmi les spectateurs, mais pas les femmes mariées. 
La première journée était consacrée à des sacrifices et au serment olympique prêté par les participants. Le sacrifice fait sur l'autel de Zeus Horkios, le protecteur des serments, avait un caractère particulièrement solennel.

 
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Partie de l'atelier de Phidias qui réalisa la statue de Zeus. (Neil Carey)
 
Devant la statue de Zeus, on tuait et on dépeçait un sanglier. Les participants juraient, sur les membres de l'animal, ne pas tricher, ne jamais avoir commis de crime et être aptes à concourir selon les règlements en vigueur.
 
Les principales épreuves
 
Les principales épreuves étaient les courses de chars, les courses hippiques, la lutte, le pugilat, le pancrace, les courses à pied et le pentathlon. Hormis les courses de chars, toutes les épreuves se pratiquaient totalement nu.
Dans la compétition olympique antique, il n'y avait aucun sport d'équipe.
Les courses de chars et les courses hippiques se déroulaient dans l'hippodrome, une arène de 706 m qui longeait le sud du stade principal.
Les chevaux s'élançaient dans le vacarme des trompettes dès que tombait la corde marquant la ligne de départ. On ne sait pas exactement quelle distance parcouraient les coureurs; ils montaient à cru, avec des rênes mais sans étriers. Un cheval pouvait remporter l'épreuve même s'il jetait à bas son cavalier: ce fut le cas de la jument Aura, dont le jockey tomba en début de course mais qui fut néanmoins la première à franchir la ligne d'arrivée.

 
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Le temple dorique de Zeus n'est plus aujourd'hui qu'un tas de ruines. (Alun Salt)
 
Les courses de chars étaient périlleuses: les auriges dirigeaient des attelages de quatre chevaux (plus tard réduits à deux) à l'aide d'un fouet, sur environ 14 km de piste bordée d'ornières, ce qui rendait la compétition très éprouvante. Les accidents étaient fréquents, et il fallait faire preuve d'une extraordinaire dextérité pour négocier, à cette vitesse, des virages serrés, éviter les chars accidentés et les adversaires à terre. Quarante à cinquante attelages s'alignaient parfois derrière la ligne de départ.
 
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Il reste peu de choses de la superbe cité d'Olympie. (Neil Carey)
 
Le pancrace était l'une des épreuves les plus brutales. Tous les coups étaient permis, sauf mordre ou mettre les doigts dans les yeux de son rival. Les adversaires ensanglantés se roulaient dans la boue (on arrosait le sol d'eau) en se battant, un spectacle déconseillé aux âmes sensibles... II fallait forcer l'adversaire à reconnaître sa défaite. Tuer était mal vu: une épreuve de force qui se terminait par la mort de l'un des combattants était synonyme de honte pour le vainqueur.
L'épreuve la plus caractéristique était le pentathlon, qui incluait cinq disciplines: la course, le saut en longueur, le lancer de disque, le lancer de javelot et la lutte. Le pentathlon exaltait particulièrement la plastique des athlètes.
Le disque était une pierre ronde ou une plaque de bronze.

 
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Olympie au printemps. (Ivan Zuber)
 
Après la conquête romaine au milieu du IIe siècle av. J.-C., l'organisation des jeux connut quelques modifications. En 65, l'empereur Néron voulut même que la musique et le théâtre soient inscrits comme disciplines olympiques. Il désira participer à l'épreuve de course de chars, avec un équipage de dix chevaux. Il versa à terre, mais réclama cependant la couronne de la victoire. L'année suivante, il se suicida, et ces 211es olympiades disparurent des tablettes.
 
Les chefs d’œuvre d’Olympie
 
L'édifice le plus important est le temple de Zeus. Conçu en 470 av. J.-C., en marbre précieux, le gigantesque temple de Zeus a été financé par le butin de guerre que la ville d'Elis avait raflé à Pise.
Ce temple dominait tous les autres de sa masse imposante. Edifié par Libon d'Elis, de style dorique, périptère, c'est-à-dire entouré d'une colonnade, il était entièrement en pierre, avec des tuiles de marbre pentélique.
Ses dimensions, 28 m sur 64 pour une hauteur de 20 m, en font le plus grand de tout le Péloponnèse.

 
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Ruines du temple de Zeus. (Peuplier)
 
Des groupes de reliefs remarquablement conservés qui ornaient les deux frontons étaient consacrés à la mythologie.
Ses métopes, sculptées en bas relief, représentent les Douze Travaux d’Hercule.

La cella abrite une des sept merveilles du monde : la statue de Zeus. Cette statue de Phidias est recouverte d’ivoire et d’or.
Haute de 12 m, elle représente le dieu assis sur un trône, un sceptre dans la main gauche et l'effigie de Nikè, la Victoire ailée, dans la main droite.

 
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Sculpture ornementale sur le temple de Zeus
 
À côté du temple se tient l'olivier sacré dont le feuillage sert à tresser les couronnes qui ornent la tête des vainqueurs.
Parmi les autres édifices religieux, on distingue le temple d'Héra datant du VIIe siècle av. J.-C. environ, et les trésors, de petits temples construits par les diverses villes qui participent aux Jeux.
 
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Reconstitution 3d de la statue de Zeus
 
Parmi les édifices sportifs, le stade pouvant accueillir 45 000 spectateurs revêt une importance particulière. Il est surmonté de deux plates-formes de pierre, l'une tournée vers le sud pour les hellanodices, les juges de compétition, et l'autre vers le nord sur laquelle se tient l'autel de la prêtresse de Déméter.
On peut également admirer les vestiges de la palestre, du gymnase et du Philippeion, sanctuaire voulu par Philippe II en 338 av. J.-C. et terminé par Alexandre le Grand à la gloire des athlètes macédoniens.
Le prytanée et le bouleutérion ont été construits par la suite. Dans le prytanée était conservé le feu sacré devenue la flamme éternelle, sur lequel veillaient les prêtres.
Dans le bouleutérion siégeait le conseil. Avant les compétitions, tous les athlètes y prêtaient serment.



bon week-end     Ninnenne 
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