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 Sorcier(es) et sorcellerie

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ninnenne
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MessageSujet: Sorcier(es) et sorcellerie   Dim 30 Nov - 13:16

Sorcier(es) et sorcellerie-Définition la sorcellerie

La sorcellerie désigne souvent la pratique d'une certaine forme de magie, souvent considérée comme la plus inférieure, et dans laquelle le sorcier établit une communication avec des "entités" de caractére démoniaque. Selon les cultures, la sorcellerie fut considérée avec des degrés variables de soupçon voire d'hostilité, parfois avec ambivalence, n'étant intrinsèquement ni bonne ni mauvaise. Certaines doctrines religieuses considèrent toute forme de magie comme de la sorcellerie, la proscrivent ou la placent au rang de la superstition. Elles opposent le caractère sacré de leurs propres rituels aux pratiques de la sorcellerie.
La sorcellerie est un terme controversé et son histoire est complexe. Selon le contexte et le milieu culturel dans lequel ce mot est employé, il désigne des idées différentes, voire opposées. Chaque société possède ses propres conceptions en matière de tradition, de croyance, de religion, de rites, de rapport à l'au-delà et à la mort et d'esprits bons ou mauvais ; il est parfois impossible de trouver un équivalent d’une culture à l’autre.
Ce terme est également employé de façon péjorative en référence à la pratique de la magie. La sorcellerie est alors, dans cette acception, l'accusation portée à l'encontre de ceux qui utilisent des moyens surnaturels pour un usage réprouvé par une majorité de la société. Les croyances en ce type de praticiens de la magie se sont rencontrées dans la plupart des sociétés humaines. De telles accusations ont parfois mené à des chasses aux sorcières.Dans d'autres sociétés, les chamans ou les griots étaient non seulement bien acceptés en tant que praticiens des rituels traditionnels et d'intercesseurs avec les forces et les énergies de l'invisible, mais respectées, parfois craints, et souvent placés en positions socialement dominantes.
 
Pour les religions monothéistes (principalement le judaïsme, le christianisme et l'islam), la sorcellerie fut souvent condamnée et considérée comme une hérésie. La notion de sorcellerie prit une grande importance pour les catholiques et les protestants à la fin du Moyen Âge. À cette époque la sorcellerie a progressivement été assimilée à une forme de culte du Diable. Des accusations de sorcellerie ont alors été fréquemment combinées à d'autres charges d'hérésie contre des groupes tels que les Cathares et les Vaudois. Certains groupes anciens ou modernes se sont parfois plus ou moins ouvertement réclamés d'un culte "sataniste" dédié au mal.

Sorcier(es) et sorcellerie -Sorcieres et sorciers

Selon l'acception générale et populaire du terme, le sorcier est un jeteur de sort, recourant à la magie noire et/ou blanche. Il peut être "spécialiste" d'un domaine, telle la communication avec les esprits, généralement de défunts (on parle alors plus volontiers de mage ou de voyant), ou l'animation d'êtres morts (nécromancien).
Du point de vue anthropologique, le mot sorcier peut recouvrir différentes fonctions comme chaman ou homme-médecine.
 
C'est aussi un personnage maléfique présent dans les contes et les légendes.  Il figure désormais dans l'univers du jeu de rôles, dans l'univers de Terry Pratchett et autres, plus fantastiques, tels qu'Harry Potter.
 
La sorcellerie désigne tout ce qui est considéré comme surnaturel sans appartenir à la religion officielle ou tout ce qui est relatif au mal dans ces mêmes religions. Il apparait que dans les mythologies des premières sociétés humaines (société matriarcale), la femme avait un rôle important. La religion ancienne devenant le diable de la nouvelle, le christianisme associa souvent les femmes à des rôles maléfiques telles les parques de la mythologie gréco-romaine ou encore Ève dans le mythe d'Adam et Ève, qui s'allie au serpent (agent du mal), pour plonger l'homme dans sa triste condition. Ceci explique partiellement le rôle prépondérant des sorcières à celui des sorciers dans les mythes populaires européens.
 
Volant dans les airs à califourchon sur son manche à balai, ainsi est représentée la sorcière dans l'iconographie populaire occidentale. Antithèse de la fée, elle a les mêmes fonctions que le sorcier, tant en anthropologie que dans les contes et légendes.

Sorcier(es) et sorcellerie - Pratiques de sorcellerie

Le terme sorcellerie est communément appliqué aux pratiques visant à influencer le corps ou l'esprit d'une personne, pratiques jugées subversives, mettant en péril l'ordre social.
 
Certains, comme les néo-païens, considèrent la nature maléfique de la sorcellerie comme étant une projection chrétienne. Cependant, le concept de "praticien de la magie" influençant le corps ou l'esprit d'autrui contre son gré était présent au sein de nombreuses cultures avant même l'introduction du monothéisme. En effet, de vieilles traditions de "magie blanche" ou religieuses avaient déjà pour but d'identifier ou de contrer ces praticiens. Beaucoup d'exemples de ce type peuvent être trouvés dans les textes anciens provenant d'Égypte et de Babylone. Dans les cultures où l'on croit que le sorcier a le pouvoir d'influencer le corps ou l'esprit d'autrui, il apparaît une cause crédible de maladie (chez l'homme ou l'animal), de malchance, de mort soudaine, d'impuissance ou maux divers dont l'origine paraît inexplicable. Une magie folklorique bénigne et socialement plus acceptable peut alors être utilisée pour remédier au sortilège, ou identifier le sorcier à l'origine du mal afin de s'en défendre ou d'en défaire l'enchantement.
 
Plusieurs pratiques magiques sont assimilées à la sorcellerie, de telle sorte que les personnes qui les utilisent ont été considérées comme des sorciers par les occidentaux, indépendamment de la culture dans laquelle ces pratiques sont en usage. Une des pratiques les plus connues consiste à fabriquer une poupée en argile, en cire ou en chiffons à l'effigie de personnes réelles et les actions qui sont effectuées sur ces poupées sont censées être transférées aux sujets qu'elles représentent ('poupée vaudou' dans le vocabulaire courant, dénommée dagyde en occultisme).
La nécromancie, consistant à demander à l'âme d'un mort de révéler l'avenir, est également considérée comme une pratique typique de la sorcellerie. La sorcière biblique d'Endor est censée l'avoir pratiquée en faisant apparaître le spectre de Samuel (ou du diable métamorphosé en Samuel) à Saül.
 
Les croyances traditionnelles et populaires attribuent divers types de pouvoirs (acquis par contrat démoniaque dans la tradition chrétienne et monothéiste plus généralement) ont été prêtés aux sorciers : voler dans les airs, tourmenter l'esprit de leurs victimes. Les lutins, dans l'univers des contes, peuvent leur servir d'auxiliaires. Certaines pratiques considérées comme subversives ou abusives et parfois criminelles tombent sous le coup de la loi.
 

Sorcier(es) et sorcellerie -sorcellerie européenne

La caractérisation européenne de la sorcière ne provient pas d'une source unique. La croyance néo-païenne suggère que les sorcières étaient simplement des femmes chaman qui ont été progressivement transformées en figures malveillantes par la propagande chrétienne. Cette vision est simpliste dans la mesure où elle suppose que l'image folklorique de la sorcière provient d'une seule source, ce qui n'est pas le cas. En effet, la caractérisation de la sorcellerie ne peut se résumer à une caricature de la prêtresse païenne ; elle a évolué au cours du temps et est une combinaison de nombreuses influences.
 
Dans les premiers temps du christianisme en Europe, la population, habituée à l'usage de la magie dans la vie quotidienne, attendait du clergé une forme supérieure de magie par rapport à l'ancienne magie païenne. Alors que la chrétienté concurrençait le paganisme, ce problème était d'une importance cruciale pour le clergé, qui peu à peu substitua aux pratiques ancestrales le culte des reliques des saints et du Christ, reprenant ainsi l'usage populaire d'amulettes et de talismans.
 
La vision européenne traditionnelle de la sorcellerie veut généralement que le sorcier, tel Faust, signe un pacte avec le diable, par lequel il lui vend son âme en échange de pouvoirs surnaturels. Les sorciers et sorcières furent accusés de renier Jésus et les sacrements, de se rendre au sabbat - assemblée nocturne où ils étaient supposés exécuter des rites diaboliques, parodies de messes ou d'offices de l'Eglise, d'y vénérer le « prince des ténèbres », afin d'obtenir un certain pouvoir.
 
Suivant l'universitaire Max Dashu, de nombreux éléments de la figure de la sorcière médiévale trouvent leur source avant l'émergence du christianisme. Ceux-ci peuvent être trouvés dans les bacchanales, notamment du temps où ces pratiques étaient menées par la prêtresse Paculla Annia (de 188 av. J.-C. jusqu'en 186 av. J.-C.).
 
En Angleterre, l’exercice de la « magie curative » revenait au guérisseur (witch doctor), aussi connu sous les termes de White Witch (Sorcière Blanche), Cunning Man (le Rusé) ou encore Wise Woman (la Sage Femme). Le terme de « guérisseur » était déjà utilisé en Angleterre avant d’être directement associé au continent africain. Le guérisseur crapuleux (Toad doctor) était crédité du pouvoir de neutraliser l’action des guérisseurs (d’autres magiciens populaires avaient leurs propres compétences ; le Girdle-measurer était ainsi spécialiste pour déceler les maux lancés par les fées, tandis que le Charmeur (charmers) pouvaient guérir de problèmes plus communs, tels que les brûlures ou les rages de dent.
« Dans le nord de l’Angleterre, les superstitions se sont enracinées dans les mœurs avec une force incroyable. Le Lancashire est plein de guérisseurs, toute une ribambelle de charlatans qui prétend soigner des maladies et des maux lancés par le Malin… Il se font appeler cunning men ; ils sont fort influents dans les comtés de Lincoln et de Nottingham. »
Ces « Rusés » ne se prétendaient que rarement sorciers, et rejetaient ce genre d’accusation. Certains écrits datant du Moyen Âge, pourtant, suggèrent que les différences entre les sorciers et les guérisseurs, à propos de ces « praticiens », n’étaient pas très claires aux yeux de la population. Ainsi, il apparaît qu’une partie de la population entendait également contacter les sorciers pour des requêtes de guérison comme de divination, bien que ces derniers étaient surtout reconnus pour être consultés par les gens désireux de faire maudire leurs ennemis. De fait, la majeure distinction était que les sorciers étaient bien plus souvent dénoncés aux autorités que les guérisseurs ; lorsque ces derniers étaient poursuivis, c’était généralement pour avoir soustrait de l'argent à leurs clients.
 
Une des conséquences de cet amalgame entre les différents praticiens de la magie de l’époque est la confusion actuelle à propos de ce qu’ont réellement été les sorciers, en Angleterre. Visaient-ils à blesser ou soigner leurs contemporains ? Quel rôle (éventuellement) tenaient-ils dans leur communauté ? Ces sorciers/guérisseurs peuvent-ils être assimilés aux sorciers et sorcières dont on trouve les traces dans les autres cultures ? Ou même, leur rôle et leur présence n’est-il pas tout simplement né de l’imaginaire des gens ? Dans les certitudes occidentales contemporaines, peu de différences se discernent ainsi entre guérisseurs, charmeurs, cunning men et wise women, astrologues et devins ; ils se retrouvent tous, plus ou moins, affublés des attributs du/de la sorcier(e).
 
Les sorciers et sorcières européens furent généralement supposés empoisonner les puits, les sources, le bétail et la nourriture, ou de la rendre immangeable, voler dans les airs à l’aide d’un balai, jeter des sorts maléfiques et répandre la peur et le chaos dans les communautés

Sorcier(es) et sorcellerie- Dans le monde occidental

Depuis le milieu du XXe siècle, la sorcellerie s'est développée en intégrant une dimension religieuse, se revendiquant du néo-paganisme.
Si cette forme de religiosité païenne panthéiste apparaissait auparavant, dans les cultes de la nature, elle a pris une dimension nouvelle après les travaux de Margaret Murray, égyptologue anglaise du XXe siècle, qui a écrit sur la possible existence d'une religion païenne prenant sa source en des temps reculés et ayant survécu jusqu'à nos jours, et dont les sorcières regroupées en covens auraient de tout temps été les dépositaires.
 
Si cette hypothèse n'a pas été prouvée, elle a eu une influence sur ses contemporains et a favorisé la mise en place d'une religion néo-païenne basée sur la sorcellerie : la Wicca, dont Gérald Gardner est le promoteur. La Wicca est surtout représentée aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Canada. Il n'existe pas encore de statistiques officielles sur le nombre de Wiccans dans le monde.
 
De nos jours, certaines superstitions anciennes n'ont plus cours dans le monde moderne. Pourtant, depuis les années 1940 avec l’émergence de la Wicca, religion se réclamant de la sorcellerie, considérée et souvent appelée l'"Ancienne religion", un nombre croissant de personnes s'est autoproclamé sorcier(e). Alors que la perception occidentale de la sorcellerie reste très négative, les Wiccans n’y attachent pas de sens particulier, et n’assimilent pas non plus leurs pratiques au satanisme. En fait, la plupart des Wiccans souhaitent simplement que leurs contemporains cessent d’assimiler la sorcellerie à des pratiques maléfiques, confinant le terme à une connotation négative.
En 1968, un groupe politique radical composé de femmes s’est fait connaître dans la ville de New York sous le nom de W.I.T.C.H. , pour « Women’s International Terrorist Conspiracy From Hell » (la ‘conspiration internationale terroriste des femmes venues de l’enfer’). Ce groupe éphémère n’a pas eu d’impact particulier sur le développement de la sorcellerie, mais a marqué les esprits grâce à sa dénomination originale.
Le tout dernier symbole des sorcières est bien sûr Halloween, le 31 octobre, bien que les Wiccans lui préfèrent Samhain, qui a lieu le 1er novembre. Ce n’est pas une coïncidence si les deux fêtes ont souvent tendance à être associées ; l’association des sorcières à Halloween pourrait provenir d’une tentative de dénigrement, de la part de l’Église, de cette ancienne fête celtique célébrant la dernière récolte.
Poussé par l’alliance de la consommation au marketing, en recherche perpétuelle d’idées, de modes à lancer, le phénomène des sorcières s’est une nouvelle fois répandu, durant les dernières décennies, mais cette fois comme icônes plus ou moins sympathiques d’une culture populaire globalisée. Les films comme The Craft, Practical Magic et Le Projet Blair Witch 2 (la suite de Le Projet Blair Witch) ainsi que les séries télévisées Ma sorcière bien aimée (Bewitched) ; Charmed ; Sabrina, l'apprentie sorcière (Sabrina the Teenage Witch) et parfois Buffy contre les vampires (Buffy the Vampire Slayer) et X-Files, aux frontières du réel (The X-Files) ont porté à l’écran et popularisé des enfants et jeunes sorcier(e)s. Tous ces stéréotypes ‘grand public’ n’ont cependant que peu de liens avec le mouvement de la Wicca ni avec la perception chrétienne de la sorcellerie. La plupart de ces sorcières du petit et grand écran sont, de nos jours, des jeunes femmes attrayantes dotées de pouvoirs surnaturels.
Une œuvre littéraire décrivant bien, de par sa puissance évocatrice et poétique, l'univers magique de la sorcellerie moderne dans le monde occidental contemporain, en reprenant la légende de Faust, est Le Maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov.

Sorcier(es)et sorcellerie-Revalorisation de la pensée...

Revalorisation de la pensée magique au XXe siècle
 
Le psychanalyste Carl Gustav Jung a proposé le concept d'archétypes dans l'inconscient humain, figures ancestrales de l'inconscient collectif, qui émergent notamment au contacts de personnes ayant un profil psychique particulier; la figure du sorcier, ou du génie malfaisant, est complémentaire du professeur/génie bienfaisant, et met en lumière non pas la personnalité propre de l'individu identifié, mais celle du sujet en proie aux figures archétypales de son inconscient, invoquées par le biais de rituels.
 
Le mode de connaissance magique, en concurrence avec la pensée véhiculée par les religions monothéistes en Occident, a été par elles largement dévalorisée. Ainsi Hegel, qui ne voyait dans ce type de rapport au monde qu'un ensemble de superstitions. L'anthropologue Claude Lévi-Strauss a mis en lumière la richesse et la finesse des sociétés dont la culture est essentiellement magico-religieuse, par exemple dans leurs connaissances en botanique, et leur connaissance du vivant en général.
Dans les années 1960, Carlos Castaneda, étudiant en anthropologie dans une université californienne, partit étudier les plantes médicinales au Mexique. Son expérience, relatée dans de nombreux ouvrages, est un témoignage sur la confrontation entre ces deux modes de pensée, celle, analytique, de l'Occident et ses corpus universitaires, et celle, discursive, d'un type de pensée magique. Échappant par définition aux taxonomies occidentales, cette pensée implique une participation active, voire ascétique, de l'initié, qui ne donne ses fruits qu'après de longues années.
Pierre Verger parti s'initier au Brésil, à Bahia, aux rites d'origine yoruba du candomble, poursuivit par des voyages en Afrique cette expérience initiatique. Ce type d'initiation a été perçu comme une "renaissance" par Verger ainsi que par d'autres occidentaux, initiés par la suite aux rites chamaniques et magiques de ces cultures, souvent caractérisées par l'absence de culture écrite, et résistant aux concepts occidentaux de "civilisation".
 
On peut ainsi conjecturer que la connotation négative du mot "sorcier" prend ses racines dans une défiguration archétypale - caricaturale - d'un mode de pensée et d'action différent de la doxa officielle. L'arbitraire des "chasses aux sorcières" en est une illustration éclairante.

[size=24]Sorcier(es) et sorcellerie -Croyances anciennes

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Croyances anciennes du Proche- et Moyen-Orient

 
Comme le montrent certains textes antiques, la sorcellerie a joué un rôle aussi bien dans l’Égypte ancienne qu'en Mésopotamie, comme à Babylone. Cet extrait du Code d'Hammourabi (environ 2000 Avant J.-C.) : "si un homme en accuse un autre de sorcellerie, sans justification, celui qui est accusé doit aller à la Rivière Sainte ; Il doit plonger dedans, et si la Rivière Sainte le vainc, l’accusateur pourra prendre la maison du sorcier pour sienne" en témoigne.

 
La sorcellerie dans le Tanakh (Bible hébraïque, Ancien Testament)

  
Dans la Bible, les références à la sorcellerie sont nombreuses ; les fermes condamnation de la pratique n’y sont pas tant basées sur la suspicion de supercherie, mais bien sur la notion que la magie en elle-même est une pratique abominable. (cf. Deutéronome 18:10–11« Qu'on ne trouve chez toi personne (…) qui exerce le métier de devin, d'astrologue, d'augure, de magicien, d'enchanteur,  personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. », Exode 22:18, « Tu ne laisseras point vivre la magicienne. »).

 
Le récit de Saul rendant visite au sorcier de En Dor (I Samuel 28) nous montre qu’il croit fermement en l’évocation, par le sorcier, de l’ombre de Samuel. Enfin, d’après le Lévitique 20:27, « Si un homme ou une femme ont en eux l'esprit d'un mort ou un esprit de divination, ils seront punis de mort ; on les lapidera : leur sang retombera sur eux. »

 
 La sorcellerie dans le Nouveau Testament

L’interdiction de la sorcellerie dans le Nouveau Testament semble similaire (Épître aux Galates 5:20, comparé à Apocalypse 21:8, 22:15 et Actes des Apôtres 8:9, 13:6).

À supposer que la croyance en la sorcellerie relevait de la superstition populaire, il est étrange de ne rien trouver suggérant que l’aspect maléfique de ces pratiques ne reposait que sur le fait de prétendre être en possession de pouvoirs qui n’existent pas.

Quelques interrogations s’élèvent de nos jours, quant à savoir si le mot pharmakeia, utilisé dans l'Épître aux Galates, trouve une traduction juste avec le terme « sorcellerie ». En effet, ce terme était communément utilisé pour parler de l'usage maléfique de drogues comme les poisons, les contraceptifs ou les substances permettant d'interrompre les grossesses.

 
 Selon le judaïsme

Les juifs ont souvent été perçus comme sorciers dans l'Europe du Moyen Âge, et persécutés à ce titre durant les siècles de chasse aux sorcières. Mais la grande majorité d'entre eux, perçoivent la pratique de la sorcellerie comme une forme d'idolâtrie, et donc une offense au judaïsme et à son Dieu.

 
Cependant, un petit groupe de juifs orthodoxes, qui étudient la Kabbale, croit en la magie. Dans la pratique, les rituels sont très différents de la sorcellerie « traditionnelle », mais le fondement (utiliser des forces surnaturelles pour influer sur le monde physique) reste identique. Depuis le siècle des Lumières, la plupart des juifs ont cessé de croire en la Kabbale, et considèrent ces pratiques comme ridicules.

 
Certains néopaïens pratiquent une forme de magie, syncrétisme du mysticisme juif classique et de sorcellerie moderne. Une référence notable de ce sujet est le livre d'Ellen Cannon Reed : The Witches Qabala: The Pagan Pat hand the Tree of Life. Ce livre ainsi que le Zohar ont été une source d'inspiration pour plusieurs sectes comme par exemple le centre de la Kabbale.

 
 Selon l'islam

L'islam, nombreux versets du Coran à l'appui, condamne fermement la sorcellerie, qui fait partie du grand shirk. Les sorciers et sorcières doivent être exécutés selon la charia.

Cependant, les Mille et Une Nuits, avec leurs djinns (génies), se transformant en colonne de fumée rentrant ou sortant d'une fiole, leurs tapis volants et leurs îles enchantées, foisonnent de mages et de magiciennes et reflètent l'univers magique de l'Orient.

Ils reflètent également un monde préislamique, les djinns étant une réminiscence des esprits des religions polythéistes antérieures.

Aujourd'hui, nombre de croyances populaires attribuent un grand pouvoir aux marabouts.

 
 Sorcellerie africaine

Le continent africain recueille un large éventail de religions traditionnelles. Les Africains chrétiens reconnaissent généralement le dogme chrétien, tout comme leurs frères asiatiques et latino-américains. Le terme deguérisseur, souvent proposé pour traduire inyanga, a été mal interprété, et est devenu « celui qui soigne en ayant recours à la magie », loin de son sens originel de « celui qui diagnostique et soigne les maux causés par la magie ».

Les combinaisons de croyances et pratiques de l’Église catholique romaine et des traditions, croyances et pratiques religieuses ouest-africaines ont directement contribué à l’émergence du syncrétisme religieux que l’on remarque en Amérique latine, avec des pratiques, entre autres, comme le Vaudou, l’Obeah, le Candomblé ou la Santeria.

Dans les traditions sud-africaines, il y a trois différents types de personne qui pratiquent la magie. La thakatha est habituellement traduit comme la « sorcière », et est considérée comme un personnage malveillant qui pratique secrètement afin de nuire à autrui. Lesangoma est un devin, parfois un diseur de bonne aventure, dont les services sont requis pour détecter la maladie, prédire le futur, voire identifier le coupable d’un méfait. Il a également quelques notions de médecine. Enfin, le inyanga est souvent traduit par le terme guérisseur (bien que de nombreux Sud-Africains remettent en cause cette traduction, puisqu’elle perpétue l'idée erronée d’un guérisseur recourant à la magie). La tâche du inyanga est de conjurer le mauvais sort et de fournir à ses clients les gris-grisnécessaires. Parmi ces trois personnages, la thakatha est presque toujours femme, le sangoma est habituellement une femme, tandis que le inyanga est presque toujours un homme.

 
Répression de la sorcellerie

De nombreux pays, notamment en Afrique, punissent les pratiques de sorcelleries.

 
Au Cameroun

Le code pénal, dans son article 251, réprime les pratiques de sorcellerie :

« Est puni d'un emprisonnement de deux à dix ans et d'une amende de 5 000 à 100 000 francs celui qui se livre à des pratiques de sorcellerie, magie ou divination susceptibles de troubler l'ordre ou la tranquillité publique, ou de porter atteinte aux personnes, aux biens ou à la fortune d'autrui même sous forme de rétribution. »



Ninnenne     
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MessageSujet: Re: Sorcier(es) et sorcellerie   Dim 30 Nov - 13:24

Sorcier(es) et sorcellerie - Le sabbat -

Le mythique Sabbat des sorcières (tel qu'il apparaît dans les tragiques confessions de sorcières torturées) était un mélange de réunion, de danse, d'orgie, de fête amoureuse. Les sorcières avaient la réputation de rejoindre les Sabbats en volant sur leurs balais. Elles montaient par leur cheminée, à travers des tourbillons de fumée, puis se dirigeaient vers les Sabbats organisés en d'antiques lieux sacrés. 

Le mont Broken dans le Harz, en Allemagne, le mont Chauve près de Kiev, le puy de Dôme en Auvergne, en font partie. Le Sabbat se tenait couramment près d'un arbre mort, à proximité d'un gibet, d'un poteau indicateur ou à la croisée de 4 chemins. 

L'oeuvre d'Antoine Wiertz, ci-dessous, montre une jeune femme se faisant enduire de l'onguent qui lui permettra de voler sur son balai.
 
  
[size=16] [/size]
  
Certaines dates étaient propices à la tenue du Sabbat : les grands Sabbats avaient lieu le 2 février, la nuit de Walpurgis (Beltaine, veille du 1er mai), la nuit de la St-Jean (le 24 juin) ou encore le 31 octobre (Samhain). Le Sabbat prenait donc place dans les lieux et les moments de passage, marquant la frontière entre deux états, deux lieux ou deux moments, où les esprits étaient les plus puissants. Les petits Sabbats avaient lieu dans la nuit du vendredi au samedi, car le vendredi correspond au jour de Vénus, Déesse de l'Amour et de la Luxure qui veillait sur les orgies. 
 
Quand elles arrivaient, elles se préparaient aux danses en s'enduisant d'onguents, dont certains étaient de puissants hallucinogènes. Les danses, les banquets, une musique ensorcelante, des mets succulents, le baiser d'Infamie (déposé sur les fesses du Diable, selon les Inquisiteurs) et les rapports sexuels avec le Diable incarné (nommé ainsi encore par les Inquisiteurs), tous ces éléments familiers appartiennent à maintes légendes. 
 
Le Sabbat commençait par l'appel nominal des membres, la présentation des nouvelles initiées, la présentation de serment et le baiser d'obéissance. Ensuite, venait les danses : elles tendaient à l'extase religieuse, à la perte des frontières du Moi au profit de la volonté du groupe, à l'unification avec la divinité. Suivait un banquet rituel ainsi peut-être que des sacrifices d'animaux. Enfin, arrivait le moment de l'union sexuelle entre les adoratrices et le dieu incarné. Le Sabbat se terminait au chant du coq. 
Les sorcières vantaient la nourriture, la musique et les festivités de leurs Sabbats. Mais ont-ils vraiment eu lieu ? Certaines sorcières ont affirmé y avoir participé, quand plusieurs témoins les contemplaient endormies dans leurs lits. Ne volaient-elles qu'en rêve ? 
 
[size=16] [/size]
 "Le Sabbat des Sorcières » fut peint en 1607 par Frans Francken le Jeune. 
 
Il s'agit d'une représentation des sorcières telles qu'elles étaient décrites dans les ouvrages érudits de l'époque.  

[size=24]Sorcier(es) et sorcellerie - Les Sorcières de Salem -

Le procès des sorcières de Salem est un épisode fameux de l'histoire coloniale des États-Unis qui entraine la condamnation et l'exécution de personnes accusées de sorcellerie en 1692 dans le Massachusetts. Généralement analysé comme découlant d'une période de luttes intestines et de paranoïa puritaine, ce procès se solde par l'exécution de 25 personnes et l'emprisonnement d'un bien plus grand nombre. 
 
 
La salle d'audience, illustration de 1876 
 
Les faits 
En 1692, à Salem Village (aujourd'hui Danvers et non, contrairement à ce que l'on croit, dans la ville voisine de Salem où le procès se déroula), quelques jeunes filles, notamment Abigail Williams, Ann Putnam et Betty Parris, accusent certains concitoyens de les avoir envoûtées et d'être des sorciers ou des magiciens, alliés de Satan. 
La communauté, assiégée par les Amérindiens et dépourvue de gouvernement légitime, prête foi aux accusations et condamne les personnes mises en cause à avouer les faits de sorcellerie ou à être pendues. Les accusations s'étendent rapidement. En moins de deux mois, les communautés suivantes sont concernées : Andover, Amesbury, Salisbury, Haverhill, Topsfield, Ipswich, Rowley, Gloucester, Manchester, Malden, Charlestown, Billerica, Beverly, Reading, Woburn, Lynn, Marblehead, et Boston. 
 
Début de l'affaire 
Durant l'hiver glacial de 1691/1692, Betty Parris et Abigail Williams, respectivement fille et nièce du révérend Samuel Parris, se mettent - dit-on - à agir d'une curieuse manière : elles parlent une langue inconnue, se cachent, traînent des pieds en marchant. Les médecins consultés ne parviennent pas à identifier le problème ; l'un d'eux conclut même à une possession satanique. Parris et les autres notables de la ville pressent Betty et Abigail, puis les autres jeunes filles atteintes de manière identique, Ann Putnam, Betty Hubbard, Mercy Lewis, Susannah Sheldon, Mercy Short, et Mary Warren, de nommer ceux qui les ont maudites. Les jeunes filles se décident alors à donner des noms. 
Les trois premières femmes accusées sont Sarah Good, Sarah Osborne et Tituba. Sarah Good est une mendiante, fille déshéritée d'une aubergiste française qui s'était donné la mort quand Sarah était adolescente, une femme louche : elle murmure quand on lui donne de la nourriture. Sarah Osborne est une vieille femme, alitée, qui a mérité la réprobation générale en captant l'héritage des enfants de son premier mari pour le remettre à son nouvel époux. Quant à Tituba, c'est l'esclave barbadienne (ou Ashantis) de Samuel Parris. 
 
 
Arrestation d'une "présumée" sorcière, illustration de 1883 
 
Les trois femmes sont officiellement accusées de sorcellerie le 1er mars 1692 et mises en prison. D'autres accusations suivent : Dorcas Good (la fillette de Sarah Good, âgée de 4 ans), Rebecca Nurse (une grand-mère malade et pieuse), Abigail Hobbs, Deliverance Hobbs, Martha Corey, ainsi qu'Elizabeth et John Proctor. Les prisons se remplissent progressivement et un nouveau problème surgit : sans forme légitime de gouvernement, les accusés ne peuvent être jugés. Ainsi, aucun procès n'a lieu avant la fin mai 1692, lorsque le gouverneur William Phips arrive et institue une Court of Oyer and Terminer (to « hear and determine », entendre et décider). Sarah Osborne est déjà morte en prison sans avoir été jugée, Sarah Good a accouché d'une petite fille, plusieurs autres accusés sont malades. Environ 80 personnes attendent leur procès dans les geôles. 
Pendant l'été, la cour est en session une fois par mois. Une seule accusée est relâchée, après que les jeunes accusatrices se rétractent à son sujet. Tous les procès se terminent par la condamnation à mort de l'accusé pour sorcellerie, aucun acquittement n'est prononcé. Seuls ceux qui plaident coupable et dénoncent d'autres suspects évitent l'exécution capitale. Elizabeth Proctor, et au moins une autre femme, bénéficient d'un sursis à exécution « parce qu'elles sont grosses » (« for the belly », enceintes) : quoique condamnées, elles ne seront pendues qu'après la naissance de leur enfant. Une série de quatre exécutions a lieu au cours de l'été, avec la pendaison de 19 personnes, au nombre desquelles : un ministre du culte respecté, un ancien policier qui a refusé d'arrêter davantage de prétendues sorcières, et trois personnes disposant d'une certaine fortune. 6 des 19 victimes sont des hommes ; la plupart des autres sont de vieilles femmes misérables. 
 
Une seule des mises à mort ne s'accomplit pas par pendaison. Giles Corey, un fermier âgé de 80 ans, refuse de se défendre en justice. La loi prévoit dans ce cas l'application d'une forme de torture dénommée peine forte et dure, consistant à empiler une à une de larges pierres sur la poitrine du prévenu, jusqu'à l'écrasement ; après trois jours d'atroces douleurs, Corey meurt en persistant dans son refus de se défendre. On a pu croire de manière erronée que Corey refusait de se défendre devant la cour pour éviter la confiscation de ses biens par l'État : en fait, les confiscations n'étaient pas systématiques et intervenaient le plus souvent avant le procès et la condamnation. On pense maintenant que l'attitude de Corey s'explique par le caractère buté et procédurier du vieil homme, qui se savait condamné d'avance. 
La terre souffre autant que les hommes. Les bêtes ne sont plus soignées, les récoltes sont laissées à l'abandon. Des accusés prennent la fuite vers New York ou au-delà pour échapper à l'arrestation. Les scieries sont vides, leurs propriétaires disparus ou perturbés, leurs employés badaudant devant les prisons, participant aux réunions communautaires, ou eux-mêmes arrêtés. Le commerce ralentit fortement. 
 
 
"Witch Hill" ou Le martyr de Salem ("The Salem Martyr" ; New York Historical Society), par Thomas Slatterwhite Noble 
 
Les procès en sorcellerie s'achèvent finalement en octobre 1692, les accusés sont progressivement mis en liberté jusqu'au printemps suivant. Officiellement, le gouverneur royal du Massachusetts, Sir William Phips, met un terme à la procédure après l'appel formé par le clergé bostonien mené par Increase Mather. Celui-ci publie « Cases of Conscience Concerning Evil Spirits » (Cas de conscience regardant les esprits maléfiques) le 3 octobre 1692, ouvrage qui contient notamment la phrase suivante : « Il apparaît préférable que dix sorcières suspectées puissent échapper, plutôt qu'une personne innocente soit condamnée » (It were better that Ten Suspected Witches should escape, than that the Innocent Person should be Condemned). 
L'affaire a eu un impact si profond qu'elle a contribué à réduire l'influence de la foi puritaine sur le gouvernement de Nouvelle-Angleterre et a indirectement conduit aux principes fondateurs des États-Unis. 
 
Les causes de l'hystérie - 
Plusieurs théories tentent d'expliquer pourquoi la communauté de Salem Village a explosé dans ce délire de sorcières et de perturbations démoniaques. La plus répandue consiste à affirmer que les puritains, qui gouvernèrent la colonie de la baie du Massachusetts pratiquement sans contrôle royal de 1630 à la promulgation de la Charte en 1692, traversèrent une période d'hallucinations massives et hystériques provoquées par la religion. La plupart des historiens modernes trouvent cette explication simpliste. D'autres théories s'appuient sur des analyses fondées sur des faits de maltraitance d'enfants, ou de divinations tournant mal, d'ergotisme (le mal des ardents du Moyen-Âge, provoqué par l'ergot de seigle, qui contient une substance que l'on retrouve dans le LSD), de complot de la famille Putnam pour détruire la famille rivale Porter, ou encore s'élaborent sur le thème de l'écrasement social des femmes. 
La communauté puritaine vivait dans l'angoisse. Après avoir perdu sa charte lors de la seconde révolution anglaise, elle ignorait toujours, au printemps 1692, de quoi son futur serait fait. En butte aux attaques incessantes des Amérindiens, elle ne pouvait compter sur le soutien anglais. Sa milice se recrutait uniquement en son sein et sa population avait été décimée au cours du soulèvement général des Amérindiens de 1675-1676, la King Philip's War : en Nouvelle-Angleterre, un colon sur dix avait trouvé la mort dans les attaques amérindiennes. Quoique ces évènements fussent terminés, les raids et les coups de mains indiens se produisaient épisodiquement. La Nouvelle-Angleterre se transformait en une colonie marchande. Puritains et non-puritains s'enrichissaient, ce que les puritains considéraient comme un péché autant que comme une nécessité. Au fur et à mesure que la classe des marchands s'élevait dans l'échelle sociale, le clergé déclinait. 
Parmi les théories modernes, celle de Mary Beth Norton dans In The Devil's Snare (Dans le piège du Diable) est peut-être l'une des plus convaincantes. Mary Norton considère que toutes les explications évoquées ci-dessus ont probablement joué un rôle important mais qu'il s'y ajoute la circonstance que Salem et le reste de la Nouvelle-Angleterre étaient harcelés par les attaques amérindiennes, ce qui a créé une atmosphère de peur qui contribua beaucoup au développement de l'hystérie. Mary Norton insiste sur le fait que la plupart des victimes d'accusations possédaient de forts liens personnels ou sociaux avec les attaques amérindiennes dans les quinze années qui précédèrent les événements. Les accusateurs faisaient fréquemment référence à un homme noir (a black man), soutenaient l'existence de sabbats entre les sorcières prétendues et les Amérindiens, et décrivaient des tortures provenant directement des récits de captivité entre les mains des Amérindiens. De plus, le clergé puritain assimilait souvent les Amérindiens aux démons, les associait aux sorciers et, au cours d'interminables sermons enflammés, fustigeait Satan et ses cohortes assiégeant les puritains, la sainte armée de Dieu. Le combat des Amérindiens devenait l'assaut des forces du mal essayant d'abattre la société puritaine, et il fallait s'attendre à des attaques du dedans aussi bien que du dehors. Vers 1691, les puritains étaient mûrs pour l'hystérie magique. 
Salem Village constituait en lui-même un microcosme d'angoisse puritaine. La moitié du village était constituée de paysans qui approuvaient le révérend Samuel Parris dans ses efforts pour se séparer de la ville de Salem Town et instituer une cité à part entière ; l'autre moitié du village voulait rester dans le périmètre de Salem Town et de ses flux commerciaux et refusait de contribuer à l'entretien de Parris et de sa famille. Par ailleurs, de nombreux rescapés d'attaques amérindiennes dans le Maine et le New Hampshire étaient abrités chez des parents à Salem, apportant avec eux d'horribles récits. En 1691, Salem Village était un véritable baril de poudre et les jeunes filles possédées furent l'étincelle qui fit tout exploser. 

Sorcier(es) et sorcellerie - Bouteilles bénéfiques,...


Bouteilles bénéfiques, bouteilles maléfiques
 
Les bouteilles magiques sont une excellente façon de pratiquer des enchantements et des sortilèges. Il est facile de s'en procurer et, par la suite, de les ranger ; plusieurs bouteilles magiques peuvent même servir comme éléments de décoration et en même temps vous rappeler qu'un sortilège est à l'oeuvre. C'est une façon amusante et parfois très jolie de pratiquer des rites anciens dont l'efficacité est garantie par des milliers d'années de pratique !
 
Attention toutefois, il s'agit d'une forme subtile de magie et vous devez faire votre part. La bouteille des soucis, par exemple, peut soulager vos problèmes et vous aider à y voir clair, mais elle ne peut vous empêcher de vous mettre les pieds dans les plats si vous prenez de mauvaises décisions. Il en va de même en ce qui concerne la conjuration du mauvais sort, toute la magie du monde ne pourra vous aider si vous ne changez pas votre attitude face à la vie et si vos pensées restent négatives.
 
Dans toute pratique de magie, il est important de se rappeler que les résultats que vous obtiendrez sont directement proportionnels à l'énergie, la concentration et la détermination que vous y apportez. Si vous ne croyez pas à ce que vous faites, les résultats, s'il s'en produit, seront très mitigés.
 
Bouteilles Maléfiques (Magie Noire)
 
De tout temps, les sorcier(e)s se sont servis de bouteilles ou de récipients en terre cuite pour toutes sortes de sortilèges, parce que cette pratique avait toujours pour effet de préserver l'énergie du sortilège pendant une longue période. Si, en magie blanche, les bouteilles enchantées servent à conjurer le sort ou à attirer la chance, les bouteilles maléfiques, par un juste retour de choses, servent à combattre ses ennemis, à jeter un sort, voir même à attirer la malchance sur quelqu'un. On remarquera d'ailleurs que les mêmes bouteilles enchantées servent très souvent, tant en magie blanche qu'en magie noire, à la différence qu'en magie noire, l'invocation est habituellement adressée à un démon et que, le plus souvent, le but du sortilège est de profiter seul des bénéfices du sortilège. Comme il faut s'en servir pour soi, la durée de vie du sortilège est vitale dans la pratique de la magie noire.
 
Ces bouteilles doivent toujours être mises en présence de la personne vers laquelle est dirigé le sortilège ou l'envoûtement - même si elle ne sait pas que des forces maléfiques l'habitent. Il est habituellement préférable de cacher la bouteille dans la maison de la personne en question, mais on peut aussi, lorsque cela est impossible, la laisser sur le seuil de la porte ou l'envoyer par le courrier. Certains praticiens de magie noire préfèrent toutefois l'offrir personnellement en cadeau à la personne à laquelle elle est destinée.
 
Pour réaliser ces projets, vous devez d'abord vous procurer une bouteille de verre avec un bouchon qui visse ou un bouchon de liège que vous scellerez avec de la cire noire (ou de la couleur indiqué dans le sortilège)
 
(brrrrrrrrr!!! quand on y croit, ça doit faire froid dans le dos !!!)

Sorcier(es) et sorcellerie - Définition -


La magie nous attire tous car nous voulons tous voir nos voeux s'exaucer. Pourtant, peu d'entre nous savent de quoi il en retourne. Alors avant de plonger dans ce monde de doctrines magiques, quelques éclaircissements s'imposent.
On peut affirmer sans risquer de se tromper que la sorcière est celle qui a recours à des moyens magiques pour arriver à ses fins. Mais la magie n'est pas seulement un ensemble de techniques ancestrales, c'est un art de vivre, une façon d'apprécier la nature, de voir le monde autrement, d'enrichir son coeur.
Dans de nombreuses régions du monde, la magie est d'un usage quotidien. C'est cette magie que l'on appelle la « Petite Magie » : on invoque les dieux, on bénit et consacre le matériel... Elle ne nécessite que très peu de matériel et de connaissances, elle est généralement transmise de génération en génération. Tout ce dont on a besoin c'est la foi (en Dieu ou en l'efficacité de la pratique magique). Vient ensuite, au plus initié, la « Haute Magie » : elle concerne, entre autre, la réalisation de talismans, la consécration d'un pentacle, un sort de protection, de guérison ou autres... La Haute Magie ne comporte que des rituels d'invocation, de conjuration et divers procédés qui peuvent être utilisés par la sorcière. Elle nécessite, contrairement à la Petite Magie, un matériel important et de bonnes connaissances.
 
Les différences entre la Magie Blanche et la Magie Noire


Dans un sens général la magie blanche poursuit des objectifs conformes à l'éthique ou à la morale en faisant appel à des entités considérées comme bénéfiques. Elle est essentiellement gouvernée par les rapports entre l'Homme et la Nature, à savoir respect, amour et réciprocité. 

Dans la magie noire, l'alliance de la sorcière avec la nature est différente : elle implique la domination des autres, l'utilisation plutôt que la coopération des dieux et autres esprits, afin de satisfaire tous ses désirs et besoins. La sorcière agit donc, comme elle l'entend sur les choses et sur les gens.

 
La magie blanche et la magie noire se ressemblent donc sur le fond : toutes deux sont sujettes à une alliance que l'on fait avec les forces de la Nature afin de modifier les événements, d'agir sur les êtres et les choses. Leur différence réside donc bien dans les intentions de la sorcière. Mais peut-on vraiment les dissocier ? Je ne pense pas. Il est impossible d'en rejeter une, sinon l'autre perd tout son sens, au même titre qu'on ne peut dissocier le Bien et le Mal, Dieu et Satan...

Sorcier(es) et sorcellerie -origine de la sorcellerie

De tous temps, les hommes ont ressenti l'influence de la Nature et des différents composants de l'univers sur leur vie et manière d'exister. La sorcellerie a des origines très anciennes et surtout difficiles à situer. Pour les expliquer, différentes théories ont été avancées au fil du temps par d'innombrables scientifiques, théologiens, anthropologues ou écrivains. 
 
Cela débute par la Préhistoire, où déjà, pour aider sa tribu, celui qui possédait des dons particuliers endossait le rôle de Sorcier. Intermédiaire entre les Hommes, la Nature et l'Au-delà, ce chaman pouvait favoriser la chasse, soigner et guérir les blessures ou arrêter la pluie... 
 
Plus tard, on rencontre les anciennes croyances pré-chrétiennes issues de Mésopotamie, de Perse ou de Chaldée. Les Chaldéens, notamment, pratiquaient des sacrifices dans un panthéon habité par des Dieux redoutables, afin de conjurer leur fureur. En Perse, la doctrine religieuse prônée par Zaraoustre, alias Zarathoustra, faisait la part belle à la sorcellerie (on croyait que les ongles et les cheveux, une fois détachés du corps, appartenaient au Malin comme demeure de malpropreté). 
 
Cette méfiance à l'égard des cheveux et des ongles se retrouve un peu partout : chez les Turcs ou les Gauchos du Chili qui cachent les cheveux dans les lézardes des murs, chez les Arméniens qui les dissimulent dans les églises, en Irlande où on mettait de côté les cheveux coupés afin de les récupérer au Jugement Dernier (suivant les paroles de la bible, les cheveux de chacun sont comptés par le Tout-Puissant). En France, jusqu'au XVIème siècle, on croyait que les insectes nuisibles étaient le fruit d'une corruption des cheveux ou des ongles. Ainsi, en Bretagne, on pensait que les cheveux emportés par le vent se transformaient en mouches (Belzébuth, l'un des Princes des démons, était d'ailleurs appelé le « Dieu des Mouches »). 
 
Selon Paracelse, « Les sorcières donnaient à Satan leurs cheveux en garantie du contrat qu'elles passent avec lui ».

Les inquisiteurs et les chasseurs de sorcières n'ignoraient pas ce caractère démoniaque des cheveux, c'est pourquoi ils prenaient soin de tondre les sorcières au moment de les interroger.
 
 
 
Paracelse (1493-1541)
Médecin suisse
 
 
Ces antiques croyances, mélangées aux superstitions et au folklore local, donnèrent lieu à un ensemble de pratiques et de rituels magiques d'essence païenne, la « religion des sorcières ». Cette religion, fondée sur l'adoration du bouc (symbole de puissance sexuelle), sur la magie et la connaissance des plantes, a traversé l'Europe d'Est en Ouest touchant essentiellement les paysans, les serfs et les gens du peuple (les classes plus évoluées de la société préférant se convertir au christianisme).

Voici à ce sujet, la théorie de Margaret Murray, anthropologue britannique de la fin du XIXème siècle.
 
 
 
Margaret Murray (1863-1963)
Archéologue, anthropologue
et écrivain britannique.
 
 
Aux temps préhistoriques les humains adoraient des divinités très différentes de celles que nous adorons aujourd'hui. L'une d'elle était la Déesse Mère, Diane, la Reine du Ciel, qui incarnait la création, la naissance, la cueillette, la récolte et les mois d'été. 

L'autre était le Dieu Cornu, à la peau d'animal et aux sabots fourchus, incarnant la chasse, l'acte de tuer pour manger et les mois d'hiver. 

L'année était divisée entre l'adoration de ces deux divinités. Ces deux dieux étaient très anciens et très puissants. Même quand le christianisme devint la religion établie, on ne peut supprimer leurs cultes. Souvent on adorait simultanément dieux chrétiens et païens. C'est pourquoi, on décida de faire naître le Christ un 25 décembre, 4 jours après le solstice d'hiver : les chrétiens voulurent ainsi attirer les adorateurs du soleil dans le giron de la chrétienté.
 
 
 
Dieu Cornu 
 
Quand les chrétiens furent solidement implantés, les païens, qui subsistaient à cette extermination, passèrent dans la clandestinité. Les chrétiens nommèrent alors leurs dieux « démons » et qualifièrent de démoniaques leurs pratiques religieuses. 

Ceux qui persistaient à honorer les anciens dieux le faisait désormais en secret ; ils se rencontraient en des lieux isolés : landes, forêts, bosquets. Les chrétiens appelaient maintenant leur dieu cornu « Diable » et leur Reine du Ciel fut métamorphosée en mère vierge du Christ. 

C'est ainsi que le paganisme fut d'abord toléré, puis assimilé et enfin éliminé sans pitié. Mais son incidence sur les gens ne disparut jamais totalement et ceux qui continuaient à adorer les anciens dieux furent nommés Sorciers et Sorcières.
 
 
 
Diane Chasseresse 
 
C'est pourtant de cette « religion sorcière » décrite par Margaret Murray que se réclame la « Witches International Craft Association », organisation officielle de sorcières dont le siège est à New-York. L'une des émanations de cette association est la Wicca, née dans l'île de Man, où Monique Wilson, élue « reine des sorcières », fonda en 1951 un musée de la sorcellerie à Casteltown. En 1970, en plein mouvement hippie et psychédélique, la Wicca a tenu à Central Park (New-York) le premier congrès mondial de sorcellerie, d'où sont nés divers mouvements de revendication, tels que le Mouvement de Libération des Sorcières, l'Agence de Presse de Sorcières, le Bureau des Sorciers Conférenciés et la Ligue conte la Diffamation des Sorciers. 
De nos jours, la sorcière moderne, héritière d'une tradition séculaire confirmée par l'expérience, devrait être une sorcière qui a repris sa place dans la société, qui a enrichi les recettes traditionnelles et élargi leurs domaines d'application au bien être et à la spiritualité. La magie est pour elle un chemin de vie, une façon de considérer le monde et la nature qui est un guide. 

Sorcier(es) et sorcellerie -Les lieux de réunion

Où les sorcières se rencontraient-elles ? 

D'après légendes et grimoires, elles se retrouvaient autour de puits magiques, d'arbres enchantés, cercles de pierres ; tous les sites sacrés des païens. 

La Cornouaille est couverte de sites de sorcellerie, ainsi qu'il convient à un pays de magie : Castle Peak, le Roc des Sorcières à Treen, et Zennor figurent parmi les hauts lieux de la sorcellerie dans les Iles Britanniques. Le pays Basque est aussi célèbre comme terre des sorcières. Les sorcières basques auraient adoré un dieu ayant la forme d'homme-bouc à la fourrure noire.
 
 
 
 
Autres sites de sorcellerie : 
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  • Glastonburg, en Angleterre, où l'on situe l'Avalon des légendes Arthuriennes. 

  • Le Lac Snowdonia de Llyn Llydaw, au Pays de Galles, où le roi Arthur est censé avoir disparu. 

  • Stonehenge, en Angleterre. Sa construction fut attribuée à Merlin durant des siècles. 

  • Le Mont Whitney, en Californie, est l'un des endroits les plus magiques d'Amérique bien qu'aucun temple n'y soit bâti. La montagne est un temple en elle-même, le vent en est la prêtresse. 

  • La Fontaine de Barenton, dans la forêt de Brocéliande, en Bretagne, où selon la légende, le magicien Merlin serait tombé sous les charmes de Viviane, sa fée bien aimée. Vers la fin de sa vie Merlin lui confia ses secrets de magie. Viviane, l'ingrate, s'en servit pour l'emprisonner dans une tour imprenable. 


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Plaine de Salisbury en Angleterre. Ce monument est vraisemblablement un ancien sanctuaire dédié au culte solaire. Il remonte à l'âge du bronze. 
 
 
La fontaine de Barenton en Brocéliande.
(Ille-et-Vilaine)
 
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Sorcier(es) et sorcellerie - La chasse aux sorcieres -

LA CHASSE AUX SORCIERES - Les grandes dates
  
1184
Mise en place de l'inquisition qui trouve son origine dans un décret du Concile de Vérone relatif aux hérétiques de Lombardie.
  
  

 
 

 
1198
Apparition des deux premiers Inquisiteurs connus, deux moines de l'ordre de Cîteaux, désignés par Innocent III lors de l'hérésie Cathare.
  

  
 

 
1215
L'Inquisition a été transformée en établissement permanent par les Conciles du Latran (idem pour les Conciles de Toulouse en 1229).
  
  

 
 

 
1233
La sorcellerie assimilée à l'hérésie, le pape Grégoire IX confie aux Dominicains, le soin de pourchasser les hérétiques en utilisant la répression et en multipliant les bûchers.
  
  

 
 

 
1252
Apparition des tortures pour obtenir l'aveu des inculpés.
  
  

 
 

 
1326
Vivant dans la crainte des poisons et sortilèges, le pape Jean XXII promulgue la bulle « Super Illius Specula » qui fait de la sorcellerie une hérésie. Pratiques magiques,sorcellerie et hérésie désormais ne font plus qu'un.
  
  

 
 

 
1484
Le pape Innocent VIII promulgue la bulle « Summis Desiderantes Affectibus » où il exhorte les prélats allemands à réprimer encore plus durement la sorcellerie. Il confieà Henri Institor et Jacob Sprenger, deux inquisiteurs Dominicains de Cologne, la tâche d'éradiquer le mal dans la vallée du Rhin.
  
  

 
 

 
1486
Publication, à Strasbourg, du fameux « Malleus Malleficarum », le « Marteau des sorcières » rédigé par Henri Institor et Jacob Sprenger. L'ouvrage, véritable bible du chasseur de sorcières, assimile la magie populaire à l'hérésie. Il diabolise littéralement la femme, capable et coupable de tous les forfaits. Désormais, on dispose d'une procédure claire et nette pour agir. Non seulement tous les crimes sont méthodiquement recensés, mais on sait comment interroger et quelles ruses utiliser, comment se protéger, comment faire avouer (la torture aidant) et quelles peines infliger (presque toujours la mort). L'ouvrage connaît un tel succès, grâce à l'imprimerie, que quinze éditions se succèdent de 1486 à 1520.
  
  

 
 

 
1582
Parution (à Paris) de l'ouvrage « La Démonomanie des Sorciers » écrit par Jean Bodin. Véritable code pénal des sorcières, cet ouvrage, aussi nommé « Fléau des Démons et des Sorciers », se compose de quatre livres traitant de la divination des démons, de la définition des sorciers et des moyens diaboliques qu'ils utilisent, de la recherche de « ce qu'est la magie », des moyens de protection pour empêcher les maléfices, des moyens de reconnaître les sorciers, de faire la preuve du crime de sorcellerie et des moyens de tortures à employer.
  
  

 
 

 
1599
Le temps des longs procès de l'inquisition est révolu. Les laïcs prirent le pas sur les clercs en montrant encore plus de cruauté. Leur seul problème, c'est qu'il leur fallait un minimum de preuves avant d'envoyer des innocents au bûcher. La solution fut donnée par Jacques 1er d'Angleterre qui, dans son livre consacré à la Démonologie, explique que l'on peut prouver la culpabilité d'une sorcière en la piquant ou en la plongeant dans l'eau (si la piqûre ne saigne pas, c'est le signe certain que l'on est en présence d'une sorcière. De même, toute femme plongée dans l'eau est à coup sûr une créature du démon si elle s'avise de surnager).
  
  

 
 

 
1602
Sous la plume d'Henri Boguet naît « Le discours exécrable des sorciers ». Cet ouvrage, d'une cruauté et d'un fanatisme pathologiques, connut onze éditions et fît longtemps jurisprudence dans les parlements de France. L'auteur prononça et ratifia environ six cents sentences contre les sorcières.
  
  

 
 

 
1609
Conseiller au parlement de Bordeaux, Pierre de Lancre, est désigné pour s'occuper d'une enquête dans le Labourd (région de Bayonne). Pour lui, la région était la proie du démon, les sorciers étaient partout. D'arrestation en arrestation et après moult interrogatoires, une grande partie de la population finit par avouer sa dévotion au Démon. Beaucoup furent torturés et brûlés. A la fin de sa mission, de Lancre était responsable de plus de cinq cents morts.
  
  

 
 

 
1612
Mandaté par Henri IV, Pierre de Lancre, composa le « Tableau de l'inconstance des mauvais anges et démons, où il est amplement traité des sorciers et de la sorcellerie » à la suite de l'enquête menée dans le Labourd. On trouve dans cet ouvrage une compilation des témoignages de sorcières obtenus sous la menace.
  
  

  
 

 
1682
Un Edit Royal, interdit la poursuite judiciaire sur simple dénonciation et demande des preuves réelles.
  
  

 
 

 
1692
Procès des sorcières de Salem
  
  

 
 

 
1712
En Angleterre, le dernier procès en sorcellerie aura lieu cette année là, mettant en cause Jane Wenham, accusée de prendre la forme d'un chat pour terroriser ses victimes.
  
  

 
 

 
1736
En Angleterre, il fallut attendre cette année pour que la loi contre la sorcellerie soit abolie. En deux cents ans, 30 000 sorcières anglaises périrent sur les bûchers... (On peut sans doute tripler ce chiffre pour l'ensemble du Royaume-Uni).
  
  

 
 

 
1779
En Suède, la peine de mort appliquée aux sorcières fut maintenue jusqu'à cette date.
  
  





1781
Date à laquelle, le dernier bûcher fut allumé en Espagne.
 






De manière plus générale
 
XVème siècle
En France, et en Europe, les tribunaux de l'Inquisition tombèrent en désuétude dans la répression de la sorcellerie, les tribunaux royaux prenant le relais. En Espagne, l'Inquisition resta cependant vigoureuse jusqu'au XVIIIème siècle.
 



 

 
XVIIème siècle
Une idée, qui fera son chemin dans les siècles suivants, amena à se demander si le cas des sorcières ne releva pas davantage de l'asile que du bûcher. Le rationalisme, précurseur du siècle des Lumières, commence à apporter un soupçon de raison, en France, à l'occasion du procès de la Brinvilliers (Marquise de Brinvilliers, célèbre criminelle, coupable de nombreux empoisonnements).
 
 





XVIIIème siècle
En France, c'est le retour en force des guérisseurs et de la sorcellerie populaire dans les villages. La chasse aux sorcières se termine, l'Eglise se tournant désormais vers de nouveaux ennemis : les Philosophes...


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MessageSujet: Re: Sorcier(es) et sorcellerie   Dim 30 Nov - 13:58

Sorcier(es) et sorcellerie - Les grimoires - Plantes -

Le grimoire des Plantes -
 
L'abricotier
 
Originaire de Mongolie, cet arbre a de tout temps symbolisé, par ses rondeurs, l'attraction sexuelle provoquée par la femme. En Andalousie, les femmes ayant mis sous leur jupe des fleurs et des feuilles d'abricotier deviennent irrésistibles. L'abricot est connu et apprécié en Inde et en Chine depuis 2000 ans, Dong Feng, un médecin chinois du IIème siècle, aurait exigé des abricotiers en guise d'honoraires. L'abricotier ne fut cultivé en France qu'au début du XVIe siècle.
 
L'abricotier est un petit arbre atteignant 10 mètres de haut. Il possède des feuilles larges, ovales ou en coeur. Ses fleurs très odorantes, qui apparaissent en mars-avril, sont blanches à calice rougeâtre. Son fruit à peau duveteuse, l'abricot, est charnu, a un diamètre d'envirion 3 cm (parfois plus) et est marqué d'un côté par un sillon plus ou moins profond . L'abricot a un noyau lisse qui n'adhère pas à la chaire et qui contient une amande (jadis on en tirait une liqueur : l'eau de noyau). Attention : la graine est très toxique même à petite dose, donc, ne pas consommer.
 
Utilisation
 
Confectionnez un excellent onguent d'amour en écrasant la pulpe du fruit avec un peu d'huile d'amande douce puis ajoutez 3 gouttes d'essence de rose. En application externe, voici un très bon soin du visage : le jus d'abricot est un tonifiant de la peau normale.
 

Sorcier(es) et sorcellerie - Les grimoires - Plantes -


 
Le grimoire des plantes
 
L'absinthe
 
L'absinthe est une plante vivace, aromatique, connue depuis l'antiquité. Ses vertus médicinales ont été confirmées par les Egyptiens, les Arabes, les Grecs, les Romains et les Celtes. Cependant, cette plante à l'odeur forte et à la saveur amère n'est pas à proprement parlée vénéneuse mais présente quand même un certain danger dû à ses sucs toxiques. En effet, l'abus d'une essence toxique (thuyone) retrouvée dans la liqueur alcoolisée du même nom conduit à un état morbide, l'absinthisme. Nocive, cette boisson, aussi connut sous le nom de « Fée verte », connut une grande vogue au XIXe siècle : elle fut prohibée dans de nombreux pays, notamment en France depuis la Première Guerre mondiale.
 
L'absinthe mesure de 0,4 à 1 mètre. Elle pousse en terrains secs et rocailleux. Ses feuilles, soyeuses au toucher, sont gris vert dessus, blanches dessous et ses fleurs forment de petits boutons jaunes (des petits capitules).
 
Utilisation
 
Outre son effet aphrodisiaque, on peut l'utiliser une ou deux fois par semaine afin de développer (ou fortifier) ses dons de voyance. Dangereuse en onguent, on peut cependant faire brûler la plante lors des rituels de désenvoûtements. A utiliser avec précautions. Les petits capitules de ses fleurs, contiennent des principes amers, aux vertus toniques, employés contre les maux d'estomac et contre la fièvre. Utiliser en infusion pour combattre la fatigue, les indigestions, la fièvre, la grippe, la mauvaise haleine. (Faites infuser 5g de la plante dans 1 litre d'eau bouillante. Laissez infuser 10min. Filtrez. Buvez 2 à 3 tasses par jour entre les repas).

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L'acacia
 
Cette plante appartient à la famille des Mimosées qui comprend environ 500 espèces répandues dans les régions tropicales et subtropicales, particulièrement en Afrique et en Australie. En Egypte, on brûlait les fleurs d'acacia en l'honneur de Râ. Cet arbuste, dont les épines ont composées la couronne du Christ et dont le bois servit pour l'arche d'alliance, symbolise la résurrection et l'immortalité. Aujourd'hui encore, en Inde, en Syrie, en Grèce, on pense que porter sur soi du bois d'acacia conjure les forces du mal. Par exemple, en Inde, son bois sert pour les feux sacrés et pour la construction des temples.
 
Les arbustes forment de maigres fourrés qui donnent à la savane son aspect caractéristique. Les feuilles sont composées de nombreuses petites folioles, et comportent souvent des épines. Les fleurs, petites, pourvues d'étamines à long filet, sont groupées en inflorescences. Certaines espèces sont exploitées à des fins industrielles ; ainsi l'Acacia senegal, l'Acacia catechu, Acacia suma qui produisent des gommes (gomme arabique et cachou). Ces substances sont recueillies après incision de l'écorce. De l'écorce elle-même, on extrait du tanin.
 
Utilisation
 
Faire brûler les fleurs d'acacia favorise la Haute Voyance. Apporte une protection efficace et assurée chez le nourisson lors de son someil qui ne sera plus perturbé. Pour cela, placez dans un petit sac de toile jaune quelques fleurs d'acacia et suspendez-le au-dessus de son berceau. Souvent, les fleurs d'acacia sont utilisées en cuisine pour faire des beignets, parfois ajoutées crues aux salades. Elles donnent aussi un très bon thé si vous les laissées infuser.

ATTENTION : si, a petites doses, les fleurs sont excellentes et sans danger pour la santé, le bois et les graines sont, eux, très toxiques.

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L'Ail
 
Dès l'antiquité, l'ail originaire d'Asie centrale, passait pour magique. Les prêtres de Babylone s'en servaient pour composer des philtres et pour éloigner les mauvais esprits. Tous les peuples de l'Antiquité voyaient un remède universel en lui. L'ail véhicule le Feu et brûle ainsi certaines entités invisibles : en Inde, il est appelé « Bhutagna » en sanskrit, ce qui signifie « tueur de monstres ». C'est probablement son caractère magique par excellence qui a donné naissance à une légende anglaise selon laquelle l'ail serait né des premiers pas faits par Satan quant il fut chassé du paradis.
 
L'ail est une plante très connue dont l'odeur forte et piquante en fait un condiment très utilisé. Le bulbe de l'ail, composé de gousses, est une partie utilisée en médecine. De la famille des liliacées, l'ail pousse dans un sol riche, bien drainé, en plein soleil. Ses feuilles, érigées à étalées, parfois cylindriques, linéaires à rubanées, dégagent une odeur forte quand on les froisse. Ses fleurs, à base tubulaire, forment des clochettes, des étoiles ou des coupes, en ombelles généralement sphériques.
 
Utilisation
 
Il apporte force et courage. Utilisez-le également pour purifier votre intérieur des forces négatives : déposez une coupelle remplie de quelques gousses d'ail épluchées au centre de la pièce durant 3 jours puis jetez le tout à la poubelle sans les toucher de vos mains. Brûlez un encens pontifical. A usage médicinal, l'ail est, entre autre, un hypotenseur mais il est également bénéfique dans la diminution des taux de lipides et de cholestérol dans le sang. Cependant, il ne convient pas à tout le monde : en effet, il n'est pas conseillé aux personnes fragiles de l'estomac.


 
Le grimoire des plantes -
 
L' Airelle
 
La famille des éricacées dont vient l'airelle, comprend près de 450 espèces d'arbustes et d'arbres au feuillage persistant. De cette même famille, nous connaissons également bien les myrtilles. En Pologne, l'airelle des marais qu'on répandait devant les portes éloignait les farfadets (la nuit les farfadets sortaient des marécages pour vider plusieurs bouteilles d'eau-de-vie : une fois saouls, ils s'en prennaient aux maisons, et là, les baies roulaient sous leurs pieds et les lutins ivrognes finissaient par dégringoler les uns sur les autres).
 
C'est un fruit très parfumé et savoureux mais fragile et ayant une durée de vie très courte, il ne se conserve pas plus d'une journée. Ses feuilles sont coriaces, ovales et entières ou dentées. Ses petites fleurs cylindriques sont blanches, vertes, roses ou rouges.
 
Utilisation
 
Ces baies très charnues, rouges ou d'un noir bleuté, canalisent le Feu de Vénus. L'airelle détruit les envoûtements d'amour créés par sorcellerie et protège les amours déjà existantes. Pour obtenir des retours d'affection, la paix et la stabilité affective, brûlez de l'airelle avec de l'angélique et un peu d'encens, le tout à la lueur d'une bougie rose. Les personnes tristes et mélancoliques ont intérêt à manger beaucoup d'airelles (fruits, tartes ou confitures) car ses baies redonnent la joie de vivre. Faire des fumigations de branches vertes d'airelles sept soirs de suite dans sa chambre favorise des rêves divinatoires. Les airelles sont donc très bénéfiques, non seulement parce qu'elles agissent contre les maléfices et les malédictions, mais auussi parce qu'elles attirent la bonne fortune.
[size=16]Le grimoire des plantes -[/size]
 
[size=16]L'ajonc[/size]
 
[size=16]Le Feu de Mars concentré dans cette plante, ses douces fleurs jaunes dorées et ses épines piquantes qui coexistent en toute harmonie, lui confère des pouvoirs multiples. Désignant le printemps, l'ajonc symbolise le renouveau et la renaissance, la promesse d'une nouvelle croissance et d'un nouveau cycle de vie, l'Alban Eiler, « la lumière de la terre », le délicat équilibre entre le jour et la nuit. Toujours accompagnés de prunelliers ou de saules, les ajoncs repoussaient les sorcières qui les avaient en horreur car ils représentaient la clarté opposée aux ténèbres. C'est la raison pour laquelle les gens apeurés chassaient ces femmes redoutées en agitant des ajoncs au-dessus de leur tête, et en frappant le sol tout autour de leur maison.[/size]
 
[size=16]L'ajonc est un arbrisseau buissonnant très épineux, à fleurs jaunes, appartenant à la famille des légumineuses. Deux des quinze espèces connues sont communes en France : l'ajonc nain (Ulex nanus), qui dépasse rarement 50 cm de hauteur et qui est, en outre, caractérisé par ses petites fleurs, ses gousses, dont la longueur ne dépasse pas 1 cm et ses épines courtes, nombreuses et serrées ; l'ajonc d'Europe (Ulex europaeus), qui peut atteindre 4 m et qui possède de grandes fleurs odorantes, des gousses plus importantes et des épines robustes et vulnérantes pouvant mesurer jusqu'à 4 cm. L'ajonc, que l'on appelle aussi « luzerne du pauvre » est un élément essentiel de la flore des landes.[/size]
 
[size=16]Utilisation[/size]
 
[size=16]L'ajonc assure la prospérité et l'amélioration du niveau social (par exemple, facilite la recherche d'emploi, éloigne les doutes et donne ainsi une meilleure confiance en soi). Protège contre toute forme de sorcellerie. En le contemplant, on méditera efficacement sur le passage de la nuit vers le jour, de l'illumination progressive de la terre, c'est-à-dire de l'espérance qui doit demeurer quoi qu'il arrive dans le cœur des hommes. En médecine des plantes, l'ajonc est retenu pour ses vertus émollientes et sédatives.[/size]


[size=16]Suite demain[/size]
[size=16]bon week-end      Ninnenne    
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MessageSujet: Re: Sorcier(es) et sorcellerie   Dim 30 Nov - 13:58

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L'abricotier
 
Originaire de Mongolie, cet arbre a de tout temps symbolisé, par ses rondeurs, l'attraction sexuelle provoquée par la femme. En Andalousie, les femmes ayant mis sous leur jupe des fleurs et des feuilles d'abricotier deviennent irrésistibles. L'abricot est connu et apprécié en Inde et en Chine depuis 2000 ans, Dong Feng, un médecin chinois du IIème siècle, aurait exigé des abricotiers en guise d'honoraires. L'abricotier ne fut cultivé en France qu'au début du XVIe siècle.
 
L'abricotier est un petit arbre atteignant 10 mètres de haut. Il possède des feuilles larges, ovales ou en coeur. Ses fleurs très odorantes, qui apparaissent en mars-avril, sont blanches à calice rougeâtre. Son fruit à peau duveteuse, l'abricot, est charnu, a un diamètre d'envirion 3 cm (parfois plus) et est marqué d'un côté par un sillon plus ou moins profond . L'abricot a un noyau lisse qui n'adhère pas à la chaire et qui contient une amande (jadis on en tirait une liqueur : l'eau de noyau). Attention : la graine est très toxique même à petite dose, donc, ne pas consommer.
 
Utilisation
 
Confectionnez un excellent onguent d'amour en écrasant la pulpe du fruit avec un peu d'huile d'amande douce puis ajoutez 3 gouttes d'essence de rose. En application externe, voici un très bon soin du visage : le jus d'abricot est un tonifiant de la peau normale.
 

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Le grimoire des plantes
 
L'absinthe
 
L'absinthe est une plante vivace, aromatique, connue depuis l'antiquité. Ses vertus médicinales ont été confirmées par les Egyptiens, les Arabes, les Grecs, les Romains et les Celtes. Cependant, cette plante à l'odeur forte et à la saveur amère n'est pas à proprement parlée vénéneuse mais présente quand même un certain danger dû à ses sucs toxiques. En effet, l'abus d'une essence toxique (thuyone) retrouvée dans la liqueur alcoolisée du même nom conduit à un état morbide, l'absinthisme. Nocive, cette boisson, aussi connut sous le nom de « Fée verte », connut une grande vogue au XIXe siècle : elle fut prohibée dans de nombreux pays, notamment en France depuis la Première Guerre mondiale.
 
L'absinthe mesure de 0,4 à 1 mètre. Elle pousse en terrains secs et rocailleux. Ses feuilles, soyeuses au toucher, sont gris vert dessus, blanches dessous et ses fleurs forment de petits boutons jaunes (des petits capitules).
 
Utilisation
 
Outre son effet aphrodisiaque, on peut l'utiliser une ou deux fois par semaine afin de développer (ou fortifier) ses dons de voyance. Dangereuse en onguent, on peut cependant faire brûler la plante lors des rituels de désenvoûtements. A utiliser avec précautions. Les petits capitules de ses fleurs, contiennent des principes amers, aux vertus toniques, employés contre les maux d'estomac et contre la fièvre. Utiliser en infusion pour combattre la fatigue, les indigestions, la fièvre, la grippe, la mauvaise haleine. (Faites infuser 5g de la plante dans 1 litre d'eau bouillante. Laissez infuser 10min. Filtrez. Buvez 2 à 3 tasses par jour entre les repas).

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L'acacia
 
Cette plante appartient à la famille des Mimosées qui comprend environ 500 espèces répandues dans les régions tropicales et subtropicales, particulièrement en Afrique et en Australie. En Egypte, on brûlait les fleurs d'acacia en l'honneur de Râ. Cet arbuste, dont les épines ont composées la couronne du Christ et dont le bois servit pour l'arche d'alliance, symbolise la résurrection et l'immortalité. Aujourd'hui encore, en Inde, en Syrie, en Grèce, on pense que porter sur soi du bois d'acacia conjure les forces du mal. Par exemple, en Inde, son bois sert pour les feux sacrés et pour la construction des temples.
 
Les arbustes forment de maigres fourrés qui donnent à la savane son aspect caractéristique. Les feuilles sont composées de nombreuses petites folioles, et comportent souvent des épines. Les fleurs, petites, pourvues d'étamines à long filet, sont groupées en inflorescences. Certaines espèces sont exploitées à des fins industrielles ; ainsi l'Acacia senegal, l'Acacia catechu, Acacia suma qui produisent des gommes (gomme arabique et cachou). Ces substances sont recueillies après incision de l'écorce. De l'écorce elle-même, on extrait du tanin.
 
Utilisation
 
Faire brûler les fleurs d'acacia favorise la Haute Voyance. Apporte une protection efficace et assurée chez le nourisson lors de son someil qui ne sera plus perturbé. Pour cela, placez dans un petit sac de toile jaune quelques fleurs d'acacia et suspendez-le au-dessus de son berceau. Souvent, les fleurs d'acacia sont utilisées en cuisine pour faire des beignets, parfois ajoutées crues aux salades. Elles donnent aussi un très bon thé si vous les laissées infuser.

ATTENTION : si, a petites doses, les fleurs sont excellentes et sans danger pour la santé, le bois et les graines sont, eux, très toxiques.

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L'Ail
 
Dès l'antiquité, l'ail originaire d'Asie centrale, passait pour magique. Les prêtres de Babylone s'en servaient pour composer des philtres et pour éloigner les mauvais esprits. Tous les peuples de l'Antiquité voyaient un remède universel en lui. L'ail véhicule le Feu et brûle ainsi certaines entités invisibles : en Inde, il est appelé « Bhutagna » en sanskrit, ce qui signifie « tueur de monstres ». C'est probablement son caractère magique par excellence qui a donné naissance à une légende anglaise selon laquelle l'ail serait né des premiers pas faits par Satan quant il fut chassé du paradis.
 
L'ail est une plante très connue dont l'odeur forte et piquante en fait un condiment très utilisé. Le bulbe de l'ail, composé de gousses, est une partie utilisée en médecine. De la famille des liliacées, l'ail pousse dans un sol riche, bien drainé, en plein soleil. Ses feuilles, érigées à étalées, parfois cylindriques, linéaires à rubanées, dégagent une odeur forte quand on les froisse. Ses fleurs, à base tubulaire, forment des clochettes, des étoiles ou des coupes, en ombelles généralement sphériques.
 
Utilisation
 
Il apporte force et courage. Utilisez-le également pour purifier votre intérieur des forces négatives : déposez une coupelle remplie de quelques gousses d'ail épluchées au centre de la pièce durant 3 jours puis jetez le tout à la poubelle sans les toucher de vos mains. Brûlez un encens pontifical. A usage médicinal, l'ail est, entre autre, un hypotenseur mais il est également bénéfique dans la diminution des taux de lipides et de cholestérol dans le sang. Cependant, il ne convient pas à tout le monde : en effet, il n'est pas conseillé aux personnes fragiles de l'estomac.


 
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L' Airelle
 
La famille des éricacées dont vient l'airelle, comprend près de 450 espèces d'arbustes et d'arbres au feuillage persistant. De cette même famille, nous connaissons également bien les myrtilles. En Pologne, l'airelle des marais qu'on répandait devant les portes éloignait les farfadets (la nuit les farfadets sortaient des marécages pour vider plusieurs bouteilles d'eau-de-vie : une fois saouls, ils s'en prennaient aux maisons, et là, les baies roulaient sous leurs pieds et les lutins ivrognes finissaient par dégringoler les uns sur les autres).
 
C'est un fruit très parfumé et savoureux mais fragile et ayant une durée de vie très courte, il ne se conserve pas plus d'une journée. Ses feuilles sont coriaces, ovales et entières ou dentées. Ses petites fleurs cylindriques sont blanches, vertes, roses ou rouges.
 
Utilisation
 
Ces baies très charnues, rouges ou d'un noir bleuté, canalisent le Feu de Vénus. L'airelle détruit les envoûtements d'amour créés par sorcellerie et protège les amours déjà existantes. Pour obtenir des retours d'affection, la paix et la stabilité affective, brûlez de l'airelle avec de l'angélique et un peu d'encens, le tout à la lueur d'une bougie rose. Les personnes tristes et mélancoliques ont intérêt à manger beaucoup d'airelles (fruits, tartes ou confitures) car ses baies redonnent la joie de vivre. Faire des fumigations de branches vertes d'airelles sept soirs de suite dans sa chambre favorise des rêves divinatoires. Les airelles sont donc très bénéfiques, non seulement parce qu'elles agissent contre les maléfices et les malédictions, mais auussi parce qu'elles attirent la bonne fortune.
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[size=16]L'ajonc[/size]
 
[size=16]Le Feu de Mars concentré dans cette plante, ses douces fleurs jaunes dorées et ses épines piquantes qui coexistent en toute harmonie, lui confère des pouvoirs multiples. Désignant le printemps, l'ajonc symbolise le renouveau et la renaissance, la promesse d'une nouvelle croissance et d'un nouveau cycle de vie, l'Alban Eiler, « la lumière de la terre », le délicat équilibre entre le jour et la nuit. Toujours accompagnés de prunelliers ou de saules, les ajoncs repoussaient les sorcières qui les avaient en horreur car ils représentaient la clarté opposée aux ténèbres. C'est la raison pour laquelle les gens apeurés chassaient ces femmes redoutées en agitant des ajoncs au-dessus de leur tête, et en frappant le sol tout autour de leur maison.[/size]
 
[size=16]L'ajonc est un arbrisseau buissonnant très épineux, à fleurs jaunes, appartenant à la famille des légumineuses. Deux des quinze espèces connues sont communes en France : l'ajonc nain (Ulex nanus), qui dépasse rarement 50 cm de hauteur et qui est, en outre, caractérisé par ses petites fleurs, ses gousses, dont la longueur ne dépasse pas 1 cm et ses épines courtes, nombreuses et serrées ; l'ajonc d'Europe (Ulex europaeus), qui peut atteindre 4 m et qui possède de grandes fleurs odorantes, des gousses plus importantes et des épines robustes et vulnérantes pouvant mesurer jusqu'à 4 cm. L'ajonc, que l'on appelle aussi « luzerne du pauvre » est un élément essentiel de la flore des landes.[/size]
 
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[size=16]L'ajonc assure la prospérité et l'amélioration du niveau social (par exemple, facilite la recherche d'emploi, éloigne les doutes et donne ainsi une meilleure confiance en soi). Protège contre toute forme de sorcellerie. En le contemplant, on méditera efficacement sur le passage de la nuit vers le jour, de l'illumination progressive de la terre, c'est-à-dire de l'espérance qui doit demeurer quoi qu'il arrive dans le cœur des hommes. En médecine des plantes, l'ajonc est retenu pour ses vertus émollientes et sédatives.[/size]


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