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 Croyances, superstitions...

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ninnenne
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Localisation : belgique

MessageSujet: Croyances, superstitions...   Jeu 4 Déc - 13:40

Croyances, superstitions... Vendredi 13 -

 
Un vendredi treize (ou vendredi 13) est un vendredi qui tombe le treizième quantième du mois.
Ce jour a pour particularité d'être associé à une superstition, présente dans certaines cultures, qui en fait un jour de malheur pour certains (on parle alors deparaskevidékatriaphobie) ou un jour de chance pour d'autres.
 
Les origines
 
La croyance associant le vendredi 13 au malheur aurait des origines bibliques. D'après le Nouveau Testament, lors de la Cène, dernier repas du Christ, les participants auraient été au nombre de 13 : Jésus et ses 12 apôtres, "Simon, appelé Pierre, et André, son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère ; Philippe, et Barthélemy ; Thomas, et Matthieu, le publicain ; Jacques, fils d'Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote (ou le Cananite), et Judas l'Iscariote, celui qui livra Jésus. » (Evangile de Matthieu).Pour ce qui est de la crainte du vendredi, elle viendrait du fait que le Christ aurait été crucifié un vendredi.
 
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La Cène - Tableau de ASSERETO Gioacchino
 
Les croyances nordiques
 
Selon la mythologie nordique, Odin, dieu des guerriers, avait un jour réuni onze de ses amis dieux pour un diner, dans sa demeure de Valhalla. Loki, dieu de la guerre et du mal, vexé de ne pas être de la fête, décida de s'inviter malgré tout. Seulement, ce treizième invité surprise n'était pas le bienvenu. Le fils d'Odin, le beau Balder, dieu de l'amour et de la lumière, tenta de chasser l'intrus. Une bataille éclata entre les deux dieux qui se vouaient une haine depuis toujours. Loki, dieu jaloux et malveillant, lui décocha une flèche empoisonnée en plein coeur, abattant Balder le "bien aimé". Depuis cette légende, dans les pays scandinaves, le chiffre 13 est considéré comme maudit et être 13 à table porterait malheur.
 
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Loki se querellant avec les dieux, illustration de Lorenz Frolich (1895).
 
Frigga ou la diabolisation des croyances païennes
 
Dans la mythologie nordique, Frigga (ou Freya) était la reine des dieux, déesse de l'amour et de la fertilité. Elle était célébrée par ses adorateurs le vendredi. Le mot "friday",vendredi en anglais, viendrait d'ailleurs de cette célébration et signifierait"Freya's day". Mais aux Xe et XIe siècles, les pays du nord sont progressivement convertis au christianisme. On se met alors à raconter que Frigga est en réalité une sorcière et qu'elle a été bannie au sommet d'une montagne. Pour se venger, elle inviterait, tous les vendredis, le diable et 11 sorcières pour maudire les hommes et leur jeter de mauvais sorts.
 
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Freyja dans son char tiré par ses chats, entourée d'angelots, par Nils Blommér (1852).
 
Mythologies gréco-romaines
 
Les Grecs et les Romains donnent au chiffre 13 une connotation négative. Ces deux mythologies, qui comportent de grandes similitudes, associent toutes deux le chiffre 12 à la régularité et la perfection. Ainsi, il y a 12 dieux olympiens, 12 constellations, 12 signes du zodiaque, 12 heures du jour et de la nuit. Le nombre 13, qui implique d'ajouter une unité au 12 parfait, vient rompre ce cycle régulier et introduit le désordre. Détruisant l'harmonie, il est synonyme de malheur. Pour ce qui est du vendredi, il est associé aux événements malheureux puisque c'est ce jour-là, dans la Rome antique, que se déroulent généralement les exécutions des comdamnés à mort.
 
La paraskevidékatriaphobie
 
Le vendredi 13 a généré sa propre phobie :  la paraskevidékatriaphobie, forme de triskaïdékaphobie ou peur irraisonnée du nombre 13. Certaine pratiques comme les mariages, les naissances ou la navigation sont évitées en Occident les 13 du mois. Dans de nombreuses villes, il n'y a pas d'habitations portant le n°13. Les grands immeubles, également, évitent de nommer le 13e étage (qui devient un 12 bis ou un 14a) et certains hôtels n'ont pas de chambre 13 pour éviter d'y loger un client supersticieux. Les vendredis 13, les paraskevidékatriaphobes ne vont pas travailler, ne partent pas en voyage, ne font pas leurs courses, bref, ne sortent pas de chez eux. Un économiste américain a d'ailleurs relevé l'impact économique des vendredis 13 : ces jours-là connaissent en effet une baisse importante de la consommation.
 
C'est arrivé un vendredi 13
 
Vendredi noir pour les Templiers
 
En octobre 1307, tous les baillis et prévôts de France reçoivent une ordonnance cachetée du roi Philippe le Bel, avec ordre de ne l'ouvrir que le vendredi 13. Le pli leur demande d'arrêter tous les Templiers de France. Le jour même, 2 000 Templiers sont arrêtés simultanément par les sénéchaux (gardes du roi) et les baillis du royaume. Ils sont interrogés sous la torture avant d'être remis aux inquisiteurs dominicains. Parmi les 140 Templiers de Paris, 54 sont brûlés après avoir avoué des crimes hérétiques, tels que cracher sur la croix ou pratiquer des baisers impudiques.
 
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Frères Templiers sur le bûcher, manuscrit anonyme, 1384.
 
Crash dans les Andes
 
Le plus célèbre crash advenu un vendredi 13 est le vol T-571 qui s'est écrasé dans les Andes en 1972. Le vendredi 13 octobre, l'avion décolle de Montevideo et fait route vers Santiago au Chili, transportant l'équipe de rugby Old Christians. Mais l'avion, qui percute un pic andin, s'écrase dans les montagnes à plus de 12 000 pieds. Les survivants, qui ne seront retrouvés que 2 mois plus tard, ont dû recourir au cannibalisme pour rester en vie. Au total, 29 des 45 personnes à bord ont été tuées, dont 5 passagers morts dans une avalanche le 30 octobre 1972.
 
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Dans d'autres pays
 
En Espagne et dans les pays d'Amérique latine, on ne craint pas le vendredi 13 mais le mardi 13. En effet, le mardi est placé sous le signe de Mars, dieu de la guerre dans la mythologie romaine. Ce jour est également associé à la planète rouge, synonyme de destruction et de violence.
 
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le Dieu Mars
 
En Italie, c'est le chiffre 17 et non le 13 qui est associé à la malchance. En effet, en chiffres romains, 17 s'écrit XVII. Ce chiffre est l'anagramme de VIXI, qui signifie en latin "j'ai vécu", interprété, par extension, comme "je suis mort"!
 
En Chine, c'est le 4 (qui se prononce, "shi", la mort) qui est effrayant et non le 13. Ce dernier chiffre est, au contraire, associé à la vie.
Vendredi 13 : 
les origines d'une superstition



Pour certains, le vendredi 13 est synonyme d'événements malheureux et de catastrophes inexpliquées. Pour d'autres, cette date est au contraire associée à la chance. Mais d'où vient cette superstition ?






Les origines




Une supersition remontant à la Bible






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La Cène.Tableau de Duccio di Bueninsegna.





La croyance associant le vendredi 13 au malheur aurait des origines bibliques. D'après le Nouveau Testament, lors de la Cène, dernier repas du Christ, les participants auraient été au nombre de 13 : Jésus et ses 12 apôtres, "Simon, appelé Pierre, et André, son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère ; Philippe, et Barthélemy ; Thomas, et Matthieu, le publicain ; Jacques, fils d'Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote (ou le Cananite), et Judas l'Iscariote, celui qui livra Jésus. » (Evangile de Matthieu).Pour ce qui est de la crainte du vendredi, elle viendrait du fait que le Christ aurait été crucifié un vendredi.




Les croyances nordiques




La crainte du vendredi 13 puiserait également ses origines dans les mythes nordiques antiques.





La mort du Dieu Balder





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La punition de Loki. Gravure du XIXe siècle




Selon la mythologie nordique, Odin, dieu des guerriers, avait un jour réuni onze de ses amis dieux pour un diner, dans sa demeure de Valhalla. Loki, dieu de la guerre et du mal, vexé de ne pas être de la fête, décida de s'inviter malgré tout. Seulement, ce treizième invité surprise n'était pas le bienvenu. Le fils d'Odin, le beau Balder, dieu de l'amour et de la lumière, tenta de chasser l'intrus. Une bataille éclata entre les deux dieux qui se vouaient une haine depuis toujours. Loki, dieu jaloux et malveillant, lui décocha une flèche empoisonnée en plein coeur, abattant Balder le "bien aimé". Depuis cette légende, dans les pays scandinaves, le chiffre 13 est considéré comme maudit et être 13 à table porterait malheur.



Frigga ou la diabolisation des croyances païennes





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Freyja dans son char. Tableau de Nils Blommér



Dans la mythologie nordique, Frigga (ou Freya) était la reine des dieux, déesse de l'amour et de la fertilité. Elle était célébrée par ses adorateurs le vendredi. Le mot "friday",vendredi en anglais, viendrait d'ailleurs de cette célébration et signifierait "Freya's day". Mais aux Xe et XIe siècles, les pays du nord sont progressivement convertis au christianisme. On se met alors à raconter que Frigga est en réalité une sorcière et qu'elle a été bannie au sommet d'une montagne. Pour se venger, elle inviterait, tous les vendredis, le diable et 11 sorcières pour maudire les hommes et leur jeter de mauvais sorts.


Mythologies gréco-romaines


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Vénus de Milo Musée du Louvre



Les Grecs et les Romains donnent au chiffre 13 une connotation négative. Ces deux mythologies, qui comportent de grandes similitudes, associent toutes deux le chiffre 12 à la régularité et la perfection. Ainsi, il y a 12 dieux olympiens, 12 constellations, 12 signes du zodiaque, 12 heures du jour et de la nuit. Le nombre 13, qui implique d'ajouter une unité au 12 parfait, vient rompre ce cycle régulier et introduit le désordre. Détruisant l'harmonie, il est synonyme de malheur. Pour ce qui est du vendredi, il est associé aux événements malheureux puisque c'est ce jour-là, dans la Rome antique, que se déroulent généralement les exécutions des comdamnés à mort.


Calculer la fréquence
des vendredis 13



Une distribution annuelle ayant fait l'objet de savants calculs,


Plusieurs démonstrations mathématiques ont prouvé que toute année comporte, au minimum, un vendredi 13 et, au maximum, 3 vendredis 13. Par ailleurs, deux mois consécutifs peuvent comporter chacun un vendredi 13 : cela a été le cas en 1998 (vendredi 13 février et vendredi 13 mars).


Plusieurs mathématiciens se sont penchés sur la fréquence à laquelle tombaient les vendredis 13. Dean Huffman, de l'Université du Texas, a ainsi montré qu'il y avait 7 intervalles de jours possibles sans aucun vendredi 13 : 27, 90, 181, 244, 272, 335 ou encore 426 jours (à cheval sur deux ans). Il faut remonter aux périodes du 13 juillet 1990 au 13 septembre 1991 et du 13 août 1999 au 13 octobre 2000 pour trouver ces intervalles bénis, sans aucun vendredi 13. Il semblerait, par ailleurs, que le 13 du mois aurait légèrement plus de chances de tomber sur un vendredi que sur n'importe quel autre jour de la semaine. Ce serait l'adoption du calendrier grégorien, adopté, coïncidence troublante, par Grégoire XIII, qui serait responsable de cette prédominance du vendredi 13.


La paraskevidékatriaphobie



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Ascenseur



Le vendredi 13 a généré sa propre phobie :  la paraskevidékatriaphobie, forme de triskaïdékaphobie ou peur irraisonnée du nombre 13. Certaine pratiques comme les mariages, les naissances ou la navigation sont évitées en Occident les 13 du mois. Dans de nombreuses villes, il n'y a pas d'habitations portant le n°13. Les grands immeubles, également, évitent de nommer le 13e étage (qui devient un 12 bis ou un 14a) et certains hôtels n'ont pas de chambre 13 pour éviter d'y loger un client supersticieux. Les vendredis 13, les paraskevidékatriaphobes ne vont pas travailler, ne partent pas en voyage, ne font pas leurs courses, bref, ne sortent pas de chez eux. Un économiste américain a d'ailleurs relevé l'impact économique des vendredis 13 : ces jours-là connaissent en effet une baisse importante de la consommation.



Quelques triskaïdékaphobes



Les pilotes de formule 1 ont peur du chiffre 13 depuis la mort de 2 pilotes portant ce numéro en 1926. Ce chiffre n’est jamais porté en F1 sauf si le pilote en fait la demande. Stephen King a également fait l'aveu de cette phobie qui l'empêche de lire les pages 13 des livres.


Ça s'est passé un vendredi 13...



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Le bûcher des Templiers



Vendredi noir pour les Templiers



En octobre 1307, tous les baillis et prévôts de France reçoivent une ordonnance cachetée du roi Philippe le Bel, avec ordre de ne l'ouvrir que le vendredi 13. Le pli leur demande d'arrêter tous les Templiers de France. Le jour même, 2 000 Templiers sont arrêtés simultanément par les sénéchaux (gardes du roi) et les baillis du royaume. Ils sont interrogés sous la torture avant d'être remis aux inquisiteurs dominicains. Parmi les 140 Templiers de Paris, 54 sont brûlés après avoir avoué des crimes hérétiques, tels que cracher sur la croix ou pratiquer des baisers impudiques.




Crash dans les Andes



Le plus célèbre crash advenu un vendredi 13 est le vol T-571 qui s'est écrasé dans les Andes en 1972. Le vendredi 13 octobre, l'avion décolle de Montevideo et fait route vers Santiago au Chili, transportant l'équipe de rugby Old Christians. Mais l'avion, qui percute un pic andin, s'écrase dans les montagnes à plus de 12 000 pieds. Les survivants, qui ne seront retrouvés que 2 mois plus tard, ont dû recourir au cannibalisme pour rester en vie. Au total, 29 des 45 personnes à bord ont été tuées, dont 5 passagers morts dans une avalanche le 30 octobre 1972.


En savoir plus


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Un jour de chance pour certains
 
Vendredi 13 n'est pas un jour de malchance pour tout le monde. Ainsi, tous les vendredis 13, la Française des Jeux enregistre 3 fois plus de joueurs. Depuis 1991, elle organise une campagne appelée "opération V13" ; le vendredi devient la "Journée de la Chance" et les joueurs sont susceptibles de remporter des cagnottes extraordinaires. Mais il n'y pas que pour eux que le vendredi est synonyme de chance.



Tour d'horizon des autres pays du monde



» En Espagne et dans les pays d'Amérique latine, on ne craint pas le vendredi 13 mais le mardi 13. En effet, le mardi est placé sous le signe de Mars, dieu de la guerre dans la mythologie romaine. Ce jour est également associé à la planète rouge, synonyme de destruction et de violence.

» En Italie, c'est le chiffre 17 et non le 13 qui est associé à la malchance. En effet, en chiffres romains, 17 s'écrit XVII. Ce chiffre est l'anagramme de VIXI, qui signifie en latin "j'ai vécu", interprété, par extension, comme "je suis mort"!

» En Chine, c'est le 4 (qui se prononce, "shi", la mort) qui est effrayant et non le 13. Ce dernier chiffre est, au contraire, associé à la vie.


[size=24]Croyances,superstitions,légendes - Le loup garou-1 et 2

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Le loup-garou : un personnage de légende
 
Le loup, qui a de tous temps inspiré aux hommes une crainte mêlée de fascination, apparaît dans les folklores de nombreux peuples sous la forme d'un personnage légendaire : le loup-garou. Voici les caractéristiques et les légendes associées à cet être mythique.
 
Le loup-garou ou lycanthrope (du grec lycos,"loup" et anthropos, "être humain") est un être de légende.


Dans les récits et les mythes, il est présenté comme un être humain capable de se transformer en loup et d’acquérir les caractéristiques propres à cet animal, notamment sa puissance musculaire, son agilité, sa ruse et sa férocité.
 

Le loup-garou est un personnage qui nourrit depuis longtemps notre imaginaire. Il est utilisé aujourd’hui encore dans la littérature et le cinéma fantastique. 
On le retrouve par exemple dans la série des Harry potter avec le personnage du Professeur Lupin.
 
Les origines de ce personnage mythique ne sont pas connues précisément, mais elles sont de toute évidence très anciennes et communes à de nombreux peuples européens.


Dans la mythologie, les loups-garous ont longtemps été associés aux vampires, avec lesquels ils partagent de nombreux points communs et qui sont leurs ennemis naturels. On pense cependant que le mythe du loup-garou est beaucoup plus ancien que celui du vampire.
 
De nombreuses légendes font référence aux loups-garous en Scandinavie, en Russie occidentale et en Europe centrale. Dans la tradition scandinave, ce personnage est appelévargúlfr.

A noter : le terme slave qui sert à désigner le loup-garou (vukodlak) est aussi utilisé en Bulgarie et en Serbie pour parler des vampires.


En Europe occidentale, des textes faisant référence à la lycanthropie sont attestés dès l’Antiquité : au Ve siècle av. J.-C., Hérodote parle de magiciens habitant les contrées des bords de la mer Noire capables de se métamorphoser à volonté en loups, puis de reprendre leur apparence humaine.


Dans la mythologie grecque, Léto, la mère d'Artémis et Apollon, s’est protégée de la colère d’Héra en se transformant en louve.

L’écrivain latin Ovide raconte aussi que Lycaon, le roi d'Arcadie, a été puni par Zeus pour son impiété et transformé en loup.


Le mythe de l’homme se transformant en animal sauvage est commun à plusieurs cultures.

On trouve ainsi dans la mythologie pyrénéenne et basque un être mi-homme, mi-ours : leBasajaun. En Afrique, il existe aussi des légendes concernant l’homme-léopard (au Congo), l’homme-chacal et l’homme-hyène (en Abyssinie).

Au Mexique, les nahuals et les tlahuelpuchi sont des hommes-coyotes doués de pouvoirs magiques.
 
Le mythe du loup-garou se caractérise tout d’abord par la métamorphose animale : selon la légende, lors des nuits de pleine lune, les loups-garous se transforment en loups énormes. Dans certaines légendes, ces êtres malfaisants se tiennent debout sur leurs pattes arrière, comme l'être humain.


Ils se mettent en chasse et, ne contrôlant plus leurs faits et gestes, peuvent tuer de nombreuses victimes en une seule nuit.

Pour s’en protéger, il faut utiliser de l'eau bénite car les loups-garous sont considérés comme des créatures du Diable et ont la même répulsion que les vampires pour les choses sacrées.

Il est également possible de les tuer avec une balle en argent ou avec des pieux d'argent.


La transmission par morsure est une invention récente du cinéma américain, par rapprochement avec le mythe du vampire. Dans la tradition, on peut devenir loup-garou à cause d’une malédiction prononcée par un sorcier ou par un prêtre ou encore, selon une croyance lituanienne, en trinquant (sans le savoir) avec un loup-garou qui prononce une formule de transmission.


C’est à partir du XVe siècle que les légendes, en Scandinavie, en Russie occidentale et en Europe centrale, font état de l’existence de philtres magiques permettant aux loups-garous de retrouver leur aspect humain.
2
 

Méconnu et craint, le loup a pendant longtemps terrorisé nos ancêtres, et notamment au Moyen Âge. Quand ce loup devenait un homme loup, baptisé loup-garou, l’effroi redoublait. Des légendes concernant des hommes qui se transforment en loups sont connues dès l’Antiquité. Le terme même de « lycanthropie » vient du nom d’un roi grec, Lycaon, souverain d’Arcadie, transformé par Zeus en loup parce qu’il avait osé servir, lors d’un banquet, de la chair humaine.
Ce que le vampire est à la Transylvanie, le loup-garou l’est à l’Europe du Nord et de l’Ouest.
Des dizaines d’hommes ont été condamnés parce qu’ils avaient été reconnus comme loups-garous par leurs contemporains.
Mais, quelles sont les origines de cette croyance toujours d’actualité dans certains pays ? Le loup-garou n’est-il qu’un mythe ? 


Les origines du mythe du loup-garou

Beaucoup de récits liés au loup-garou prennent leurs racines dans la réalité. La difficulté est surtout de faire la part entre les faits réels et les affabulations.
Histoire et légende se mêlent étroitement.



Le mythe du loup-garou est fort ancien et commun à de nombreux peuples. Déjà au Ve siècle avant notre ère, Hérodote relate que les Grecs qui s’établirent sur les bords de la mer Noire considéraient les habitants de ces contrées comme des magiciens capables de se métamorphoser en loups.


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Lithographie de la Légende rustique de George Sand, 1858, ( Paris, bibli.des Arts décoratifs).

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Les Romains attribuaient, eux aussi, ces métamorphoses à la magie.



A partir du XVe siècle, le mythe se transforma en superstition religieuse. On fit état de philtres et d’onguents magiques ainsi que de pactes avec le Diable.



La rigueur des hivers à la fin du Moyen Âge et au début de l’époque moderne , la crainte du loup, encore très présent dans les forêts d’Europe au XVe et au XVIe siècle, peuvent expliquer l’ »épidémie » de loups-garous qui se produit à cette époque.


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La peur du loup-garou (Bois gravé de L. Cranach, XVIe siècle).

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Mais, la conviction qu’un homme peut se métamorphoser en un animal prédateur n’est pas propre au monde occidental.
L’homme-tigre, l’homme-léopard ou l’homme-crocodile jouent un rôle analogue dans les légendes indiennes ou africaines.



Dans la mythologie scandinave, des êtres humains, pour chasser, prenaient l’aspect d’un ours. L’origine du mythe vient d’ailleurs peut-être de la mythologie nordique, avec ses dieux, qui se métamorphosent en ours ou en loup.




La lycanthropie

Un homme ne peut en aucun cas se transformer en loup, pas plus qu’en tout autre animal. Par contre, certains malades se croient capables d’une telle métamorphose.
Le terme lycanthropie désigne en psychanalyse une affection dans laquelle le patient s’imagine être un loup.
Ce n’est qu’une hallucination car le malade ne présente bien sûr aucune métamorphose. Mais cette maladie explique les aveux dans certains procès.


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Un loup-garou dévore un homme (Image du bestiaire médiéval).

La croyance dans la lycanthropie peut également tirer son origine d’une maladie génétique qui se manifeste par une pilosité faciale excessive.
Un cas classique de cette affection est celui de Petrus Gonsalvus, dont l’apparence hirsute lui valut le surnom d’ »Homme-loup de Bavière ».
Sa fille hérita de la maladie et un portrait la montrant avec un visage couvert de poils fut offert au roi de Bohême.
Il est à préciser que le père comme la fille se comportaient tout à fait normalement.



Le Petit Chaperon rouge et le Grand Méchant Loup. Cette fable enfantine traduit en fait l'inquiétude des hommes face au loup (Gravure de Gustave Doré pour les Contes de Perrault).

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Les psychoses de lycanthropie peuvent aussi être dues à l’absorption de certaines drogues. Ainsi, un soldat américain se prit pour un loup-garou après avoir absorbé du LSD et de la strychnine alors qu’il se trouvait dans une forêt en Allemagne.
Certaines affaires de loups-garous sont liées à l’absorption de végétaux aux propriétés psychotropes.



Enfin, on connaît aujourd’hui une maladie dite « paranoïa zooanthropique » où des hommes se prenant pour des animaux, cherchent à boire du sang ou à manger de la chair crue.




Gilles Garnier, un loup-garou cannibale

Au XVIe siècle, une véritable psychose règne dans les campagnes. Des procès sont organisés et de nombreuses personnes sont ainsi exécutées car accusées de se transformer en loup. Mais, dans la plupart de ces procès, il y a effectivement des meurtres à caractère cannibale de commis.



A l’époque, nul ne doute de l’existence des loups-garous dans lesquels on voit la manifestation du diable.


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Un loup-garou (Image populaire parue dans la presse sud-africaine)

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L’un des plus célèbres procès se déroule en Franche-Comté en 1574. On y juge Gilles Garnier, accusé d’avoir tué plusieurs personnes, dont des enfants, et de les avoir dévorées après s’être transformé en loup.

C’est par un pacte passé avec le diable que Garnier aurait acquis la capacité de se transformer en loup.

Lors du procès, l’accusé lui-même a avoué avoir utilisé un onguent magique pour enduire son corps avant d’attaquer ses victimes.



Les « loups-garous » étaient assimilés aux sorcières et condamnés au bûcher.


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Lycaon, le roi mythique, changé en loup par Zeus (Gravure du XVIe siècle).

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En un peu plus de 100 ans, on a enregistré, seulement en France, 30 000 procès de loups-garous. Les minutes ont été conservées dans les archives locales.



Toujours au XVIe siècle, un certain Jacques Rollet fut arrêté après le meurtre de plusieurs enfants.
C’était un simple d’esprit pratiquant le cannibalisme. Il est certain que Rollet se prenait pour un loup. Il fut condamné à mort mais finalement on l’enferma dans un asile d’aliénés.




Les loups-garous modernes

A notre époque, la lycanthropie ne fait plus l’objet de superstitions religieuses. Cette maladie est connue et aucun esprit sensé ne peut encore croire à de telles affabulations.
Il n’en reste pas moins que de temps à autre des loups-garous sèment la terreur.



A Singapour, en 1957, une série d’agressions mystérieuses posa une énigme aux autorités anglaises.
On murmurait que des loups-garous s’attaquaient aux pensionnaires d’un foyer d’infirmières. Une nuit, l’une d’entre elles, se réveilla et vit « une horrible face bestiale, aux cheveux plantés si bas sur le front qu’ils atteignaient la racine du nez et dont la bouche laissait dépasser des crocs acérés ».

Ce mystère ne fut jamais éclairci. Cependant, nul doute qu’à force de se « monter la tête », l’une d’entre elles a fait un cauchemar.


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Oliver Reed en loup-garou dans les années 1960 

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En 1975, un jeune anglais de 17 ans, se croyait sur le point de se transformer en loup-garou. Pour mettre un terme à ses souffrances morales, il se plongea un couteau dans le cœur.



Cette triste histoire montre que le mythe du loup-garou a toujours de l’emprise sur les esprits faibles ou malades.



Un loup qui hurle dans la nuit résonne comme un appel à la vie sauvage. Cela évoque aussi une certaine nostalgie de la nature.


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Un loup hurle au crépuscule.

L’homme, qui grâce à des pouvoirs magiques, se transforme en loup, en acquiert les capacités : puissance, rapidité, agilité, ruse, férocité …


Les enfants-loups

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Si le mythe du loup-garou n’est qu’une légende, par contre, plusieurs cas d’enfants élevés par des loups se sont effectivement produits.



La plupart des cas d’enfants-loups modernes ont été répertoriés aux Indes. La surpopulation et l’extrême pauvreté en sont les causes.
Le cas le plus célèbre est celui des enfants de Midnapore. Ce sont deux fillettes, découvertes en 1920, dans la tanière d’une louve.

Emmenée à l’orphelinat de Midnapore, la plus jeune décéda rapidement, sans avoir réussi à marcher, ni à parler.
La seconde survit 9 ans à sa capture et apprit péniblement à se tenir debout et à prononcer quelques mots.


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L'enfant-loup, Mowgli, est un mythe éternel (Illustration du Livre de la Jungle de Rudyard Kipling)

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En 1976, un enfant d’environ 8 ans, toujours aux Indes, fut trouvé alors qu’il jouait avec des louveteaux.
Hirsute, sale et avec des ongles aussi longs que des griffes, il fut confié aux Missionnaires de la Charité au nord de New Delhi.
Il y resta jusqu’à sa mort, en 1985.



Le plus surprenant dans ces tragiques histoires d’abandon d’enfants est la capacité des louves à élever des petits d’une autre espèce et surtout des petits d'homme comme nous l'a si bien conté sur grand écran Walt Disney dans le Livre de la Jungle, histoire adaptée du roman de Rudyard Kipling.

C’est probablement la plus grande énigme liée aux histoires de loups-garous.


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MessageSujet: Re: Croyances, superstitions...   Jeu 4 Déc - 13:45

Croyances,superstitions,légendes - les Garaches -

 
La garache est un loup-garou femelle que l'on trouve en Vendée et dans le Poitou. Sa métamorphose, ayant lieu exclusivement la nuit, est toujours associé à une pénitence, conséquence de quelque crime commis par la garache lorsqu' elle était sous sa forme humaine.

On distingue les " garaches à sauter ", qui sautent au-dessus des haies, des " garaches à percer ", qui traversent les buissons épineux.

Lorsqu 'elles sont blessées sous leur forme animale, les garaches redeviennent instantanément femmes, et meurent. Parfois les garaches apparaissent non pas sous la forme de louves, mais de sorcières courant le sabbat ou se mêlant au démons de la chasse infernale, ou encore de Dames Blanches évanescentes que l'on voit envelopper les maisons dans leur brumes voilées de leurs manteaux de nuages.


Croyances, superstitions... - Le cheval blanc -


Le mythe du cheval blanc est universel. Il est présent dans toutes les religions, à commencer par l’hindouisme.
Lié au soleil et à la fécondité, le cheval blanc est vénéré par les Romains et les Grecs. Le blanc est associé à la fertilité ; le cheval et surtout la jument y sont pleinement associés.

Parmi les purs-sangs, certains chevaux sont d’un blanc immaculé. On a baptisé le Camargue " « Le cheval blanc de la mer ». L’Albinos se caractérise également par sa robe blanche.



Note importante sur l'albinisme chez le cheval: Un cheval à la robe blanche ou crème n'est pas albinos. Les races de chevaux à la robe crème ne sont pas plus fragiles que les autres, ni sujets à des maladies particulières.


Il existe apparemment une controverse concernant l'albinisme chez le cheval. Selon les auteurs, on peut lire deux versions:



  • Le cheval albinos n'existe pas

  • Il existe une forme léthale d'albinisme chez le cheval, transmise génétiquement sur le mode dominant


 
De plus, pour compliquer encore un peu plus, il faut savoir que chez les chevaux, il existe une forme mortelle d’albinisme, transmise par un gène dominant (un seul exemplaire du gène suffit à la manifestation de l’albinisme.



Le cheval blanc en Inde



Autrefois, en Inde, on sacrifiait un cheval blanc afin d’assurer la prospérité du royaume. On lâchait le plus beau coursier blanc du royaume en direction du nord-est.
Le Prince héritier et quelques jeunes guerriers devaient alors le suivre dans tous ses déplacements pendant un an.

Ils devaient préserver sa liberté et surtout l’empêcher de s’accoupler.


Incarnation du soleil, sa course était sacrée, et les territoires traversés appartenaient d’office au souverain.



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Le Camargue est un cheval aux origines très anciennes. Image Wolfang Staudt



Lorsque le cheval revenait à son point de départ, poussé par les cavaliers, l’heure de sa fin approchait.

Ce rite solaire était souvent pratiqué à la fin d’un règne, avec comme objectif pour le souverain de transmettre sa gloire à son fils aîné.


Aujourd’hui encore, le cheval blanc est considéré comme l’ancêtre de nombreuses familles princières indiennes : il est également une idole que les villageois implorent pour fertiliser leurs terres.



Le cheval blanc chez les Perses



Au Vie siècle avant notre ère, les Perses attribuaient un important rôle religieux aux chevaux blancs.

Les habitants de Cilicie devaient en donner un par jour de l’année au roi de Perse. Il était l’incarnation de Mithra, dieu de la Lumière et maître des vastes pâturages. Ce dernier conduisait un char tiré par quatre chevaux blancs immortels.

Des chevaux blancs étaient sacrifiés à son culte.
Chez les Grecs et les Romains, Ares, dieu de la guerre, précédait le soleil levant dans un char tiré par quatre chevaux blancs, symbole de pureté.



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Mars, Dieu romain de la guerre (peinture Le Pérugin entre 1496 et 1500)



Le cheval blanc en Chine



En Chine, on vénérait les juments blanches de Kubilay Khan, petit-fils de Gengis Khan et premier empereur chinois, fondateur de la dynastie des Yuan.


Lors de la fête blanche du printemps, les proches du Khan rassemblaient mille juments et étalons d’une blancheur immaculée.



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Kubilay Khan, son faucon et son guépard, à la chasse (Extrait du livre des merveilles du monde de Marco Polo)



Quand ces juments passaient à travers le pays, personne n’osait traverser la route. S’en approcher était considéré comme profanateur.
Seul le « fils du ciel » et ses proches parents pouvaient boire le lait des juments sacrées.




Le cheval blanc en Europe



Environ 500 ans avant notre ère, les Celtes honoraient également les chevaux. A leur mort, ces derniers n’étaient jamais mangés, ni laissés en pâture aux charognards, mais soigneusement ensevelis.
Les chevaux blancs étaient sacrés, en particulier les juments, symboles de fertilité.

Les chefs participaient à des rites de fécondité avec des juments blanches afin d’apporter la prospérité à leur peuple.




Le Shagya. En 1789, ce cheval a la couleur unie généralement blanche, a d'abord été élevé comme cheval d'armes pour la cavalerie hongroise. Image Sightsensr



Vers cette époque, la silhouette d’un immense cheval blanc fut gravée dans la craie des falaises d’Uffington, au sud de l’Angleterre.

Elle demeure une énigme archéologique, car son motif ne se révèle distinctement que vu du ciel.


Le culte du cheval blanc continua à s’exercer tardivement en Europe. Au Moyen Age, les légendes abondent qui donnent au cheval blanc un rôle prééminent.
Le cheval blanc est bien un mythe fédérateur qui unit toutes les cultures.



Les purs-sangs à robe blanche




Le Camargue


Le Camargue porte le même nom que sa région d'origine dans le delta du Rhône, au sud de la France. On dit que le Camargue est une race primitive. Ce cheval a un lien très étroit avec les chevaux représentés sur les peintures des grottes de Lascaux datant de 15.000 ans avant J.-C.




Le camargue. Image Wolfang Staudt



Au 19ème siècle, on a découvert des fossiles à Solutré, dont le Camargue pourrait être issu. Ce cheval vit dans les régions marécageuses de la Camargue depuis des centaines d'années. Les gardians l'utilisent pour rassembler les troupeaux de taureaux sauvages.



L’Albinos


Ce terme porte à confusion. Il s'agit bien d'une race: "american albino horse". Mais, cette race n'a aucun rapport avec l'albinisme.


L'Albinos appartient au groupe des Western Horses. L'Albinos peut être issu d'un Quarter Horse, d'un Arabe ou d'un Standardbred. Ce cheval se caractérise par sa robe blanche, par sa peau rosée et par ses yeux bleu ardoise ou bleu brun.




L'Albinos. Image Kayak The Rockies



L'Albinos fait partie des races les plus dociles, les plus intelligentes et les plus équilibrées.



Le Lippizan


Le Lippizan doit son nom au haras slovène de Lipizza, fondé en 1580. Ce cheval est également élevé dans d'autres régions d'Europe de l'Est. La plupart des gens associent le Lippizan à l'Ecole d'Equitation Espagnole de Vienne.




Le lippizan. Image Big Logie's Missus



Seuls les meilleurs étalons blancs, âgés de cinq ans, sont admis au programme d'entraînement. Les meilleurs chevaux font finalement fonction d'étalons reproducteurs, dans le haras de Piber où on élève le Lippizan moderne. Les chevaux qui ne sont pas admis à l'école d'équitation, sont utilisés comme monture de chasse. Le Lippizan a démontré ses qualités dans le sport équestre ou dans le dressage international. L'Arabe, le Barbe et l'Andalou étaient des ancêtres du Lippizan.


Croyances, superstitions... - Le Hibou -



Hibou des Marais




Le terme de hibou regroupe des rapaces nocturnes dont la tête porte des aigrettes de plumes, par opposition avec les chouettes, qui en sont dépourvues.

Cependant, sous ce terme générique se cachent plus de 200 espèces d’oiseaux qui appartiennent à l’ordre des strigiformes.

Cet ordre est scindé en deux familles :
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  • Tytonidae : les effraies et phodiles
  • Strigidae : les chouettes et hiboux typiques

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Selon leur taille, les hiboux typiques sont appelés : Petit duc, moyen duc et grand duc.


Le hibou a largement souffert de sa mauvaise réputation injustifiée notamment en Europe. Par exemple, le grand-duc d’Europe (Bubo bubo) était autrefois victime de la superstition populaire et a failli disparaître.



Portrait du hibou



Etant donné le nombre important d’espèces, ce portrait est très général. Cependant, ces caractéristiques sont communes à la plupart des espèces de la famille des Strigidae : Petit duc, moyen duc, grand duc, harfangs, chouettes-pêcheuses, chevêches ect.




Asio otus. Hibou moyen duc qui est exclusivement nocturne. Image Rastafabi



Il est également à signaler que la nomenclature est toujours en discussion. Les noms scientifiques sont donc donnés à titre indicatif mais pourront être modifiés ultérieurement.


Le hibou a colonisé tous les continents sauf l’Antarctique. Il vit dans différents habitats : forêt (moyen duc), campagne (petit duc), paroi de rocher (grand duc), bord de rivière (hibou des marais).




Hibou des marais (Asio flammeus). Ce hibou vit dans toute l'Europe mais aussi en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et dans le nord de l'Asie. image Space Ritual



La taille et le poids varient selon les espèces. Ils fluctuent entre environ 20 cm de hauteur et 100 g pour le petit duc et 73 cm de hauteur et 3 kg pour le grand duc.




Hibou grand duc. Bubo bubo. image Foxypart4



Le hibou possède de grands yeux fixes. Il porte des touffes de plumes de chaque côté de la tête qui sont appelées « aigrettes ».

Ces aigrettes se redressent lorsque l’oiseau est inquiet ou curieux.


Quand le hibou vole, il rabat ses aigrettes sur le côté.
Le hibou est un rapace nocturne du moins pour la plupart des espèces. Il chasse la nuit grâce à sa vue perçante. Cependant, contrairement aux croyances populaires, le hibou ne voit pas dans l’obscurité totale.

Son ouïe très fine lui permet de repérer ses proies, même dans la nuit noire. Ses serres bien développées sont utiles pour chasser.





Grand duc de Virginie, Bubo virginianus, qui mange un rongeur. A Terre-Neuve, on le surnomme oiseau-chat à cause de son allure féline. image Chuck The Photographer



Le hibou est un oiseau très discret qui vole dans le plus grand silence. Ce vol silencieux lui permet de surprendre ses victimes.
Son menu se compose de petits mammifères, d’oiseaux, d’insectes, d’araignées, de vers et de lézards.

Les grands ducs qui sont les plus puissants des hiboux de la famille des Strigidae peuvent chasser de grandes proies comme le renard ou un jeune cerf.





Hibou grand duc de Virginie. Il n'a pas peur des hommes et va parfois nicher jusque dans New York. image Patrick Doheny



Le poisson est au menu pour les hiboux-pêcheurs.  Le hibou brachyote  ou hibou des marais (Asio flammeus) s’est quant à lui spécialisé dans la chasse aux campagnols.

Ce hibou est presque diurne et on peut le voir chasser la journée au-dessus des prairies.





Asio flammeus. Hibou des marais ou hibou brachyote qui est migrateur partiel. image Snappy bex



D’une manière générale, le hibou est solitaire mais ce n’est pas une règle absolue. La plupart des hiboux sont sédentaires, certains peuvent occuper des territoires pendant toute l'année, et les couples peuvent demeurer ensemble en dehors de la saison de reproduction.




Otus trichopsis. Petit duc à moustaches. image Modean 987



Très peu d'espèces sont vraiment migratrices. Cependant, le hibou petit duc est le seul rapace nocturne européen réellement migrateur. Il arrive en Europe au mois d’avril et repart en Afrique tropicale vers le mois d’août.


Certaines espèces peuvent  changer d’habitat de façon saisonnière, d'autres sont nomades et se déplacent continuellement.




Harfang des neiges. Il vit en Arctique. C'est un migrateur partiel qui peut aller jusqu'au centre des Etats-Unis. image Law Keven



La femelle est plus grande que le mâle et c’est elle qui s’occupe des petits. Elle ne construit pas de nid. Elle pond et couve ses œufs dans un nid abandonné, sur une corniche ou dans un tronc d’arbre.

Elle pond entre 2 et 5 œufs environ une fois par an. L’incubation dure entre 24 et 36 jours. Le rôle du mâle est de chasser pour alimenter la femelle et les oisillons.





bébé grand duc de Virginie a 4 mois. image Chuck The Photographer



Le hibou hulule. Son « ou-ho » grave et sonore, répété toutes les 10 secondes, est audible jusqu’à 4 km à la ronde pour le hibou grand duc.


Le chant nuptial du hibou moyen duc est un « hoû-ou » sourd. Le petit duc émet une succession de « tiou-tiou-tiou » espacés.



Symbolisme et croyances populaires



Il semble que le hibou fasse partie des croyances populaires depuis la préhistoire. Des représentations rupestres de cet oiseau ont été découvertes dans des grottes françaises datées d’environ 15 000 à 20 000 ans.


Dans le bestiaire médiéval, le hibou est une créature diabolique. Il symbolise l’envie et l’ignorance.

Comme il n’affronte pas la lumière, il est également un symbole de tristesse et de solitude. On le dit messager de mort. Celui qui entend hululer un hibou perdra un proche à court terme.





Otus leucotis. Petit duc à face blanche. image Belgian Chocolate



Sa présence provoque la stérilité, mais, selon Pline, son œuf mangé en omelette, guérit de l’ivrognerie.


Dans la mythologie égyptienne, le hibou exprime le froid, la nuit et la mort. Des hiboux momifiés ont été découverts dans différentes tombes.


Autrefois, les Grecs respectaient la chouette chevêche (Athene noctua). Elle était la compagne d’Athéna, déesse de la Guerre, du foyer et de la sagesse.

Vénérée dans l’Antiquité, la chevêche d’Athéna a subi un tout autre sort par la suite. Au Moyen Age, on la clouait vivante sur les portes des granges car elle incarnait l’esprit du mal et surtout la peur de la nuit.




Chouette chevêche. image Chausinho



En France, la chouette hulotte (Strix aluco) est l’oiseau nocturne le plus commun. Elle est également appelée « chat-huant » à cause de son chant flûté et tremblé. A cause de son chant spécial, les hommes ont longtemps attribué à cet oiseau des pouvoirs maléfiques. Persécutée pendant longtemps, cette chouette est aujourd’hui protégée.




Chouette hulotte. image Kradlum



Dans la Chine antique, le hibou jouait un rôle important. C’était un animal terrible qui était censé dévorer sa mère.

Il symbolisait l’excès de yang. Les enfants nés le jour du hibou (solstice d’été) étaient de caractère violent, voire même parricides.

Toujours au solstice d’été, on distribuait aux vassaux du bouillon de hibou peut être dans le cadre d’un rite de purification ou d’épreuve.




Petit duc indien ou hibou à collier. Otus bakkamoena. Il vit en Asie. Il peut évoluer jusqu'à 2000 m d'altitude. image Charles Lam



Toujours néfaste et violent, le hibou dans la mythologie chinoise est l’emblème de la foudre. C’est aussi l’oiseau consacré aux forgerons et aux solstices.


Par contre, dans la mythologie des Indiens d’Amérique du Nord, le hibou a le pouvoir de donner aide et protection la nuit.

Les plumes de hibou étaient portées lors de certaines cérémonies rituelles.




Asio clamator. Hibou hurleur ou hibou criard. Il vit au coeur des forêts amazoniennes. Son cri strident s'entend de très loin. image M Shades



Les superstitions populaires ont eu un impact important sur le déclin des populations. En Europe, les différentes espèces ont été persécutées à tel point que certaines ont été menacées d’extinction.


En Afrique, et encore aujourd’hui, le hibou symbolise la possession par un démon.


Cependant, aujourd’hui, ce qui menace le plus les différentes espèces est la destruction de leur habitat ainsi que l’emploi de pesticides.


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MessageSujet: Re: Croyances, superstitions...   Jeu 4 Déc - 13:48

Croyances, superstitions... -Le Chat Noir -

Dans les pays européens, le chat noir est toujours marqué par une vieille superstition venue du Moyen Age. Cette superstition est tenace et la vue d’un chat noir est encore aujourd’hui ressentie comme un mauvais présage. Mythes et légendes entourent la couleur noire depuis la nuit des temps. Malheureusement, le chat a été l'une des principales victimes de ces superstitions souvent meurtrières.

Incarnation du Diable, le chat noir a souffert de l'ignorance des hommes principalement au Moyen Age.

Le chat noir : du héros au martyr

La multiplication du nombre de races de chats domestiques est un phénomène récent qui remonte à peine à une centaine d’années.
L’Européen est une race qui comporte de multiples variétés, résultat d’une sélection, parmi nos chats de gouttières.
L’Européen noir est considéré comme un chat porte-bonheur par les Britanniques. Ce chat a une robe d’un noir profond et possède des yeux orange foncé ou cuivre.
Mais, si ce chat représente parfaitement le Malin, ce n’est pas lui qui est l’origine de la légende.

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Regard perçant d'un chat noir. image Galerie de W2 a-w-f-i-l 

A l’origine, le chat est un félin sauvage. En Europe, le chat sauvage d’Eurasie (Felis sylvestris) était autrefois très répandu.
Les yeux vert-doré du chat sauvage lui ont valu d’être persécuté au Moyen Age, tout comme les hommes ayant des yeux verts et des cheveux roux, signes de relation avec le diable.


Un chat en colère. image Keven Law.

Les Romains adoptèrent le chat qu’ils appelaient felis ou catus. Certaines légions romaines arboraient son effigie sur leur bannière, symbolisant l’indépendance.
Ce sont peut-être elles qui introduisirent le chat en Gaule.


Chat sauvage d'Europe. image Nick Lawes .

Il est probable que les Croisés ont ramené de nombreux chats pour lutter contre les invasions de rats noirs qu’ils avaient eux-mêmes importé sur leurs bateaux en revenant d’Orient.

Le chat se propagea. Il devint alors le protecteur de l’homme car il décimait les rats porteurs de la peste.
Pendant les grandes épidémies, le chat était un allié précieux. Pourtant, loin d’être adulé, en Europe, il fut assimilé par l’Eglise à des croyances diaboliques.

Croisade contre le chat noir

Dès le Moyen Age, l’Inquisition et l’Eglise traquèrent le chat noir. Elles l’associaient aux sorcières, elles-mêmes victimes de la persécution chrétienne.

L’Eglise voulait lutter contre les rites païens, encore très ancrés et inventa le chat démoniaque.
Ce chat symbolisait le monde des ténèbres qui éloignait le bon chrétien du droit chemin. On le soupçonnait des pires forfaits. Il participait à des sabbats mystérieux en compagnie du diable. C’était donc la parfaite représentation de Satan.


Très beau regard vert d'un chat noir. image ƒernando 

A cette époque, le chat, surtout noir, était souvent mêlé à des procès de sorcellerie. Dans le procès des Templiers, il est fait mention d’adoration de Lucifer qui apparaissait à ses adeptes sous la forme d’un chat. 

En 1561, un procès eut lieu où l’on accusa des femmes de se transformer en chattes pour tenir leurs sabbats.
Ces procès se finissaient toujours par la mort des accusés mais également des pauvres animaux. Ces derniers étaient jugés comme des personnes.


Chat persan. image JRW 930 

Il est évident que l’Eglise avait trouvé là un bouc émissaire idéal pour lutter contre ses ennemis et frapper l’imaginaire populaire qui avait besoin d’une victime en chair et en os pour croire au Malin.

Obscurantisme et cruauté

Le chat, surtout quand sa robe était noire, attira tout au long du Moyen Age un déchaînement de violence.
Il devint la victime de la cruauté collective. Dans de nombreuses villes d’Europe, souvent en période de Carême, on organisait des bûchers pour y sacrifier des centaines de chats.

Les malheureux chats étaient suspendus par la foule en haut d’un mât, sur le bûcher ou jetés dans des paniers d’osier au milieu du brasier.

Quand le rituel était terminé, chacun prenait une poignée de cendres pour la répandre dans sa maison et dans les champs, afin de se préserver de la disette et des épidémies.


Le chat était apparenté au Diable au Moyen-Age. image HiggySTFC . 

La ville de Metz pratiqua ce type d’autodafé pour les feux de la Saint Jean jusqu’en 1777.

Le roi de France, lui-même, participa jusqu’au 18e siècle à ces autodafés de chats qui se déroulaient sur la place de Grève.
Le roi devait enflammer le tas de fagots au-dessus duquel était accroché un sac rempli de chats.
Le martyr public des chats ne fut interdit que sous louis XV.

L’Europe en plein délire

Cette cruauté stupide envers les chats ne concerne pas que la France. A travers toute l’Europe, des rites sacrificiels étaient organisés.

En Belgique, le sinistre « Kattestoët » ou « jets de chats » s’est poursuivi jusqu’en 1817. Le bourreau jetait du haut de la tour trois chats vivants. Si l’un des chats survivait à la chute, il était poursuivi par la foule hystérique jusqu’à ce que mort s’ensuive.


Le chat noir a été la principale victime des bûchers au Moyen Age. image paul+photos=moody 

On a découvert un groupe de chats momifiés, emmurés dans une aile de la Tour de Londres. En effet, on emmurait souvent des chats vivants, dans une maison ou un édifice, pour s’attirer les faveurs de Dieu et conjurer les maléfices.

La réhabilitation du chat

En Europe, c’est au 18e siècle que les mentalités commencent à évoluer lentement. Cette évolution est sans doute due à l’importation d’Orient de chats Angoras et de chats Persans dont étaient friands les nobles de la cour à Versailles.

Louis XV avait une passion pour les chats et cet engouement s’étendit au royaume.
Le Chat Botté, conte de Charles Perrault a également favorisé la réhabilitation du chat. Il devient peu à peu un compagnon et n’est plus cantonné aux campagnes.


La réhabilitation du chat s'est effectuée progressivement à partir du 18e s. image fazen 

En 1765, on fonde l’école vétérinaire de Maisons-Alfort. C’est une véritable révolution car l’idée de soigner un animal est tout à fait nouvelle.
L’étude du monde animal marque la fin de plusieurs siècles d’obscurantisme où l’animal était méprisé et sans âme.

Il est amusant de constater que Napoléon Ier détestait les chats. Sous son influence, le code civil définit juridiquement le chat, ainsi que tous les animaux, comme un meuble.
Avant une bataille, la vue d’un chat provoquait chez lui une véritable crise d’allergie.


Napoléon Ier détestait les chats. image faeryboots 

De même, bien avant Napoléon, Jules César ne supportait pas la présence d’un chat.

Le 19e siècle fut l’ère de la rédemption du chat. Tout au long de ce siècle, le chat domestique va conquérir sa place dans les foyers.


Le chat est aujourd'hui un animal de compagnie. image Dr. Hemmert 

C’est un Anglais qui établit la première classification des races connues de chats qui va servir de référence à toutes les expositions à partir de 1925.

Le chat de gouttière, appelé chat européen, s’est vu récemment reconnu comme race à part entière.
Notre chat noir aux yeux orange est aujourd’hui une star.
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Croyances, superstitions... - La licorne

C’est un animal fabuleux dont la corne divine neutralise les actions maléfiques et le poison, sépare les eaux polluées et elle a le mystérieux pouvoir de relever ce qui est impur, même la moindre altération de l’éclat du diamant.

Un dicton populaire souligne sa valeur de talisman : quand la licorne apparaît, le diable disparaît. La dénomination de Licorne (« inorog » en roumain) a été imposée dans la littérature roumaine par Dimitrie Cantemir, dans son œuvre « Histoire hiéroglyphique ».L dénomination d’« Inorog » est slave. D’autres synonymes connus sont: unicorne, licorne (du latin « unicornis »). Grâce à l’influence française, dans notre vocabulaire une forme féminine est entrée aussi: « licorna ».

Le mythe européen de la Licorne a été soutenu surtout par les croyances du Moyen Age. Ce mythe a rejoint son apogée dans les romains chevaliers du Moyen Age.

Dans la mythologie, la licorne apparaît comme un cheval blanc comme la neige, qui a au milieu de son front une corne longue, mince et à spirale, blanche entrelacée de noir. Dans la forêt où il vit l’été est éternelle. Seulement une vierge peut le rattraper et apprivoiser. L’allégorie indique un cérémonial qui se déroule dans la forêt, sans doute près les monuments mégalithiques : la captation d’une force cosmique trouvée sous le signe du Sagittaire qui se concrétisait dans une vierge – médium. Celle-ci devenait ensuit l’âme d’un ordre chevalier. Une tapisserie du XVe siècle, « Dama à la licorne » raconte, par des images, la réincarnation dans une vierge de cette force invincible.

Le symbole du cheval céleste est associé à celui du lion « cœur du ciel ». La licorne doit être comprise comme une force émise par la constellation du lion et reflétée par celle du sagittaire. On considère que Jeanne D'Arc est l’une des incarnations de cette force. La licorne médiévale est un symbole du pouvoir mai aussi des événements fastes, de la pureté. Dans l’ancienne Chine, elle est l’emblème de l’empereur et symbolise les virtus de celui-ci. De bun augure et justicière en même temps, la licorne punit les coupables en les frappant avec sa corme. La corne de la licorne symbolise aussi la flèche spirituelle, le rayon solaire, le sabre de Dieu, la révélation divine, la pénétration de la lumière divine dans les êtres.

Dans l’iconographie chrétienne, la licorne représente la vierge sur laquelle le Saint Esprit descend. Au Moyen Age elle devient même le symbole de l’incarnation du verbe divin au sein de la Vierge. Les alchimistes voient dans la Licorne une image de l’hermaphrodite mais qui, au lieu de comprendre les deux sexes, transcende la sexualité.


« Ces êtres renoncent à l’amour à cause du dévouement envers l’amour pour le sauver à l’inéluctable extinction », Yves Bergen. « Que l’amour meurt pour que l’amour vive » évoquait l’idée de la sublimation miraculeuse de la vie corporelle et la force surnaturelle qui émane de ce qui est bon. Le mythe de la licorne représente la fascination que la pureté continue à exercer même sur les plus corporels cœurs.

On dit que le premier à voir une licorne ait été Adam même, dans le Jardin de l’Eden. Quoi que personne n’ait plus vu de licornes pendant les derniers siècles, pourtant leur foi est fortement répandue dans le monde. Pour certaines personnes, le fait que les licornes n’ont plus été vues ne fait qu’augmenter leur mystères, pendant qu’il y a d’autres personnes qui croient que les licornes existent encore dans des régions très lointaines, elles pouvant être vues seulement par les gens qui ont une exceptionnelle pureté de l’âme et de la vertu.

Dans la mythologie chinoise, la licorne est un animal bénéfique qui venait parmi les gens seulement avec d’importantes missions. Son apparition était interprétée comme un bon signe, et le fait qu’elle n’a plus été vue pendant les derniers siècles montre qu’on vit dans une époque de déchéance. Elle apparaîtra de nouveau quand il sera le temps et quand la bonté régnera de nouveau parmi les gens. Le nom chinois de la licorne, Ki Lin, est similaire à Yin Yang.

On dit que c’est l’une des premières licornes qui ont relevé à l’empereur Fu His les secrets de l’écriture, plus de 5000 ans auparavant. Les chinois croyaient aussi que les licornes pouvaient prédire la naissance ou la mort des personnes spéciales, comme le sage Confucius. En 551 a.C., la mère de Confucius a rencontré, quand elle était enceinte, une licorne dans la forêt, qui lui a donné un morceau de jade et elle a posé sa tête sur ses genoux. Elle a su alors que c’était un signe des dieux. Il y avait sur ce morceau de jade une inscription qui parlait de la grande sagesse dont son fils aurait fait preuve. Confucius a été le plus respecté philosophe chinois. On dit qu’à la vieillesse, il a vu, lui-même, une licorne, en comprenant ainsi que sa fin était proche.

On dit dans la Genèse que Dieu a donné à Adam la tâche de donner des noms à tout ce qui l’entourait. Dans certaines traductions de la Bible, la licorne a été le premier animal qui a reçu un nom d’Adam, en l’élevant ainsi au-dessus de tous les autres animaux du monde. Quand Adam et Eve ont quitté le Paradis, la licorne les a accompagnés, en devenant ainsi un symbole de la chasteté et de la pureté.


Il y a dans le Vieux Testament sept références à la licorne, même si, en présent, il y a des discussions sur ce sujet. Le Talmud fait aussi référence à la Licorne. Le long de l’histoire, l’Eglise a interprété la licorne dans des diverses modalités. A l’époque médiévale, elle est devenu même le symbole de Jésus Christ, sa corne en symbolisant l’union entre Jésus et Dieu le Père. Le fait que la licorne est indiquée dans la Bible signifie qu’aucun vrai chrétien ne peut mettre en doute son existence. La licorne apparaît dans certaines planches des traités alchimiques. Cet animal fabuleux, dont le symbolisme est en étroit lien avec le troisième œil et Nirvana, avec le retour à l’Unité, était destiné à indiquer aux initiés occidentaux la voie vers l’or philosophale, c’est-à-dire la transmutation intérieure qui a lieu dans le procès de la reconstruction de l’androgyne primordial.

Par sa corne unique qui se trouve juste au milieu de son front, la licorne symbolise la flèche spirituelle, le rayon solaire, le sabre divin du discernement, la révélation de la pénétration de l’esprit dans la nature, mais aussi un pont entre les mondes. Elle réunit en soi les deux polarités sexuelles et les transcende, d’où il résulte l’idée de pureté et de virginité. La licorne évoque toujours l’idée d’une sublimation miraculeuse de la vie corporelle et de la force surnaturelle qui émane de ce qui est pur. Sa corne a des vertus magiques : elle sépare les eaux polluées, elle guérit les maladies, elle identifie et élimine les poisons et elle peut être touchée seulement par une vierge. Au British Museum de Londres il y a une corne dont ont dit qu’appartenait à une licorne et que les scientifiques n’ont pas eu encore la permission de l’étudier (au moins à niveau officiel).

On dit que la Licorne retournera. Cette-ci peut être seulement une métaphore de ce que les gens cherchent en présent: la vérité, la pureté et l’amour qui se sont perdus à l’ombre de la technologie. Pour pouvoir trouver la licorne tel qu’elle a été trouvée par nos ancêtres, on devrait retourner à ce que nous avons appris, renoncer à notre orgueil de maîtriser la nature. C’est la seule possibilité de la rencontrer, comme les autres êtres extraordinaires qui attentent impatiemment de pouvoir courir le monde sans peur...


Croyances, superstitions... - Le Mokele Mbembe

Le Mokele Mbembe
 
Cette étrange créature mesure 8 à 10 mètres et possède un long cou de girafe. Elle vit au Congo où très peu d'hommes se sont aventuré à part les Pygmées. On pourrait la comparer à un dinosaure. Alors le mokele mbêmbe est-il un survivant du monde de la préhistoire ou une figure de l'imaginaire moderne ?
 
Dans cette région mal connue vivent de nombreux animaux comme les éléphants, les buffles, les chimpanzés, et beaucoup d'autres espèces de singes. La tradition locale raconte que, au fond du marécage, vivrait le mokele mbêmbe (" celui qui arrête le cours des rivières "), un énorme animal dont l'existence hypothétique a d'autant plus stimulé l'imagination des voyageurs occidentaux que sa description par les indigènes évoque celle d'un dinosaure. Avait-on affaire à un " fossile vivant " ?
 
Comme l'écrit Armand de Ricqlès " il existe souvent un laps de temps de plusieurs millions d'années entre le dernier représentant d'un groupe connu à l'état fossile et son représentant actuel, si bien que ce groupe, tenu pour disparu, semble surgir brusquement du passé. " La première fois que l'on a parlé du mokele mbêmbe ce fut en 1776 lorsque des missionnaires français, découvrirent de mystérieuses empreintes. Mais d'autres explorateurs vinrent apporter des éléments supplémentaires ; ainsi, à la fin du XIXe siècle, Alfred A. Smith, recueillit au Gabon des récits du même type. Carl Hagenbeck, un collectionneur allemand, en avait également entendu deux en Rhodésie. En 1913, le capitaine Freiher von Stein, un officier de l'armée allemande, s'aventura dans la région du Likouala, qui faisait alors partie de la colonie allemande du Cameroun et qu'il avait reçu ordre d'explorer. Là aussi, les indigènes lui racontèrent qu'ils avaient vu un énorme animal amphibie qu'ils appelaient le mokele mbêmbe ; ses campagnes d'exploration furent interrompues par la Première Guerre mondiale et ce n'est qu'en 1948 que fut traduit et publié son rapport d'expédition. En réalité, c'est seulement après la guerre que l'existence hypothétique du mokele mbêmbe fut connue du public.
 
Mesurant, entre 5 et 7 mètres de long, le mokele mbêmbe a fait l'objet de nombreuses spéculations concernant son corps d'éléphant, la finesse et la longueur de son cou et sa petite tête de reptile - une description qui correspond tout à fait à celle d'un petit dinosaure sauropode. Le problème, c'est que tous les dinosaures - à l'exception peut-être des groupes qui ont évolué vers les oiseaux modernes - sont supposés avoir disparu il y a environ soixante-cinq millions d'années, à la fin du crétacé. Pourtant, la thèse d'un dinosaure survivant est très populaire ; ce qui n'est pas surprenant quand on sait l'immense fascination qu'exercent ces animaux préhistoriques sur le public. Aujourd'hui, on peut voir des dinosaures un peu partout, dans les livres, au cinéma ou à la télévision. Et la découverte de n'importe quelle nouvelle espèce de dinosaure déclencherait une émeute.
 
En 1970, l'explorateur James Powell procéda à une étude des récits concernant le mokele au Gabon. Chose surprenante, lorsqu'il montra aux indigènes des illustrations d'animaux divers, c'est celle d'un dinosaure tel le brontosaure qu'ils considérèrent comme étant le plus proche du mokele mbêmbe. James Powell s'associa alors au biochimiste Roy Mackal, de l'Université de Chicago, pour aller explorer les marécages de Likouala. Ils découvrirent que les indigènes y évoquaient eux aussi un animal similaire, qu'ils appelaient aussi le mokele mbêmbe. Cette découverte mena, au début des années 80, à une expédition plus importante, conduite par Mackal.
 
Cette expédition a d'abord atteint la rivière Lakouala-aux-Herbes, a continué vers le sud puis est remontée par la rivière Bai vers le Nord, là où l'homme blanc n'avait jamais mis les pieds. Ils s'enfoncèrent dans la forêt tropicale et, à l'aide d'un sonar, sondèrent les trous de la Bai où le mokele mbêmbe était censé se trouver. A cet endroit, ils firent deux observations : la végétation alentour était passablement endommagée et d'étranges empreintes de pas apparaissaient au sol ; ensuite ils aperçurent un large sillage provoqué par la plongée d'un gros animal. Pouvait-il s'agir d'un mokele mbêmbe qui aurait été alerté par le bruit ? Les assistants de la région ne voulurent pas les suivre plus au devant de leur parcours, mais de toute manière ils ne purent continuer à cause de la détérioration du climat.
 
Le seul témoignage oculaire que l'on puisse prendre au sérieux est celui du zoologiste congolais Marcellin Agnagna. En 1983, il affirme avoir observé, dans le lac Tele, un gros animal avec un long cou, qu'il a approché à moins de 250 mètres avant de le voir plonger. La créature ne ressemblait à aucun animal connu en Afrique.
 
En définitive, deux questions demeurent : le mokele mbêmbe existe-t-il vraiment ? Et si oui, à quelle espèce animale peut-il appartenir ? Ceux qui contestent l'existence de grands animaux inconnus invoquent souvent leur permanence dans les récits mythologiques : c'est le cas par exemple du monstre du loch Ness. Même si ces affirmations ne sont pas insensées, elles ne reposent sur aucune démonstration scientifique. De plus, il est fréquent que des animaux, aujourd'hui bien connus, aient par le passé appartenu au folklore, comme le gorille. Le fait donc que toute une mythologie entoure sans aucun doute le mokele mbêmbe ne constitue pas un véritable argument pour ou contre son existence en tant qu'espèce biologique. Mais si le mokele mbêmbe existe, quelle sorte d'animal est-il ? L'hypothèse la plus attrayante, invoque l'existence d'une population réduite de dinosaures sauropodes qui aurait survécu. Mais comment de tels animaux auraient-ils pu échapper à l'exploration zoologique, même dans l'immensité des marécages du Likouala ? Si tel était le cas, les restes fossilisés de leurs ancêtres auraient eux-mêmes échappé à l'exploration paléontologique. Certes, on pourrait expliquer cette absence de fossiles par le manque de chance ou par le fait que les sites de fouilles à la recherche des dinosaures se trouvent en Afrique du nord, de l'Est et du Sud, mais pas en Afrique centrale. En effet, les paléontologues préfèrent effectuer leurs fouilles là où ils peuvent bénéficier de l'appui logistique des institutions locales ; or l'Afrique centrale, très pauvre et politiquement instable, ne peut leur fournir cela ; il y a, en conséquence, un vide sur la carte des sites. Concernant cette région, on ne peut donc qu'extrapoler à partir de ce que l'on sait du reste de l'Afrique, mais sans savoir si des dinosaures ont vécu dans cette partie du continent ni s'ils en ont disparu. Il est indéniable que la forêt congolaise est restée presque intacte depuis le crétacé ; elle n'a jamais connu de très grand bouleversement géologique. Rien n'interdit donc de penser que des dinosaures sauropodes, qui auraient survécu à la grande extinction du crétacé, aient " suivi " la forêt, y soient restés cachés et n'aient que fort peu évolué. Si cette éventualité ne contredit aucune des lois de l'évolution, elle reste tout de même très spéculative.
 
Certains scientifiques ont émis l'hypothèse que le mokele mbêmbe, sans être un dinosaure, pourrait être une espèce inconnue de gros lézards, tels les varans. Le plus grand varan vivant est le dragon de Komodo, qui vit en Indonésie et mesure 3 à 4 mètres de long ; pourrait-il en exister une espèce encore plus grande dans les marécages du Likouala ? Cette hypothèse semble susciter beaucoup plus d'intérêt chez les zoologistes que celle d'un dinosaure car un varan géant, le Megalamia, a vécu en Australie au pléistocène.....


Ninnenne       
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MessageSujet: Re: Croyances, superstitions...   Jeu 4 Déc - 13:52

Croyances,superstitions-Le Dragon dans l'imaginaire médiéval

Dans les contes et les légendes, il est toujours une fois un chevalier errant qui pénètre dans un pays dévasté en proie à la désolation. Jadis, la campagne verdoyante et productive est nue et stérile. Il n'y a plus de fleurs, mais des arbres morts. En cherchant à comprendre cette source de malheur, le chevalier découvre qu'un dragon cruel a ravagé le royaume et exige le paiement d'un tribut annuel.
 
Bien entendu, le prix de cette redevance était toujours le corps d'une jeune vierge. Ce qui nous amève à poser la question : les dragons ont-ils vraiment existé ? Revoyons un peu l'histoire. Pour les Celtes, comme pour les Romains, les dragons étaient symboles de guerriers. L'emblème de l'empire d'Orient était un dragon pourpre et l'écrivain romain Mercellinus a raconté comment Constantin était entré dans Rome à la tête de chohortes portant des enseignes frappées de dragons. De tous temps, des troupes de soldtas, des pays, des empereurs et des rois ont adopté pour emblème le dragon. Il est alors bon de préciser que dans la littérature celtique le mot dragon est un chef suprême.
 
Cette connotation sémantique n'est sans doute pas dénuée de tout lien avec les nombreuses légendes de dragons, quoique ceux-ci dans bien des cas, ne pourraient être que de vulgaires chefs de bandes de pillards. Pour l'occident, les dragons sont la représentation du mal, tandis que la pensée extrême orientale, au contraire, y voit des créatures bienveillantes, même s'il leur arrive de symboliser aussi la pluie, la brume et le vent.
 
Mais c'est avec saint Georges (voir illustration) que le dragon est entré dans la vraie légende de l'épopée de la chevalerie courtoise. Le goût de ces dragons pour les jeunes et belles vierges, de préférence nobles ou princesses, était bien connu.
 
La tradition orthodoxe rattache la légende de saint Georges à celle de Persée, le héros grec qui aurait délivré la princesse éthiopienne Andromède des griffes du monstre marin qui la menaçait. Pour les chrétiens, c'est la Foi qui est symbolisée par le preux chevalier. Celui-ci sauve l'Église personnifiée par la princesse, des démons du paganisme représentés par le hideux dragon. Pour les disciple de Freud, cette légende est connotée d'une manière beaucoup plus érotique...
 
Dans le seul folklore britannique, on compte plus de 50 dragons différents, tandis que dans le monde entier on en recense des milliers. Dans le livre Une histoire naturelle publié en 1776, on cite le dragon comme un animal des plus redoutables et probablement d'origine surnaturelle. De tous les temps, des esprits soucieux de rationalisme ont tenté de trouver des explications satisfaisantes pour justifier l'existence de ces dragons. Pour certains, le terme dragon n'est qu'une métaphore désignant une crue spectaculaire de la rivière. Pour d'autres, il serait une allusion aux incursions des pirates Vikings, dont les drakkars étaient souvent décorés de proues en forme de dragons.
 
Cependant, même en supposant que des créatures aussi hideuses aient existé, comment expliquer que des animaux aussi énormes aient pu voler? D'après les récits, on peut estimer le poids moyen des dragons à environs 9 tonnes, et selon les calculs des spécialistes en aéronautique, il aurait fallu à ces dragons une envergure d'ailes estimée à 180 mètres, ce qui est impensable. Mais il existe une autre possibilité pour légitimer leur habileté à voler: comme les Zeppelins, il est possible que les dragons, s'ils ont vraiment existé, aient été gonflés à l'air chaud ou à tout autre gaz plus léger que l'air. Il leur fallait donc un corps énorme pour emmagasiner tout le gaz nécessaire à leur ascension et n'avaient plus vraiment besoin d'ailes, sinon pour se diriger dans l'espace.
 
Certains auteurs ont ainsi imaginé que l'intérieur du corps des dragons devait être une sorte de gigantesque laboratoire chimique ; l'acide de chlorydrique présent dans le tube digestif de tous les vertébrés, se serait attaqué au calcium des os pour produire de l'oxygène, gaz plus léger que l'air et facilement inflammable. Pour régénérer les os, il suffisait donc aux dragons d'avaler des pierres de calcaires. Bon.
 
Pour expliquer qu'ils crachaient du feu, on a avancé l'hypothèse, sans doute un peu farfelue, que pour le libérer des excès d'hydrogène survenant après une période de repos, ils devaient le brûler par un jet de flamme.
 
Il est bon de préciser que personne n'a jamais découvert de dragons fossiles. Pour expliquer cet espèce de chaînon manquant, si l'on peut prendre cette expression, on a expliqué qu'à la mort du dragon, le processus de digestion des os entrait spontanément en action détruisant ainsi la totalité du squelette du monstre. On trouve d'ailleurs cette hypothèse d'anéantissment contrôlé et subit dans un rapport d'enquête effectué en 1968, en Irlande. Trente ans auparavant, un monstre avait été découvert dans une grotte près de Lough Derrylea, dans le comté de Clare. Un villageois devait venir témoigner: la chose était prisonnière, là, et ne pouvait s'échapper. Avant qu'on ait pu parvenir jusqu'à elle, elle avait tout simplement disparu, comme si elle s'était évanouie en fumée...
Que sont donc ces dragons? À défaut de créatures mythiques, ne peut-on pas les confondre avec des... éléphants... ou des alligators? Ne seraient-ils pas par ailleurs, des survivants de ces grands monstres de la préhistoire? Cet incroyable débat a passionné depuis longtemps tout les naturalistes cherchant à apporter une explication plausible, car, croit-on, autant de récits et de témoignages doivent comporter un fond de vérité.
 
Mais c'est surtout en Orient que les légendes des dragons sont fertiles. En Corée, par exemple, chaque rivière acceuillait jusqu'à il n'y a pas si longtemps, son propre dragon, tandis que le nord et le centre de la chine, les dragons étaient les dieux de la pluie; ils formaient des nuages avec leur souffle et arrosaient les champs de riz.
 
Depuis des temps très anciens, on s'imaginait que les crues, les tempêtes, les orages, étaient provoqués par des dragons qui se battaient dans les fleuves ou dans les cieux. Quant aux galets au fond du lit des ruisseaux en montagne, on pensait qu'ils s'agissait d'oeufs de dragons; l'orage les fendait et le bébé dragon s'échappait dans le ciel. Mais ce n'est pas tout. Les dragons luisaient dans l'obscurité, devenaient invisibles à volonté et pouvaient se recroqueviller jusqu'à la taille d'une chenille. Ils se reposaient au fond des mers. Les os de dragons faisaient partie de la pharmacopée traditionnelle, mais ils est presque certain qu'il s'agissait de fossiles d'animaux préhistoriques.
 
En Occident, les dragons mangeurs d'hommes gardaient souvent des trésors au fond des mers ou dans les profondeurs du sol. Ils s'envolaient le soir, crachant des flammes ou du poison, et c'était alors le présage d'une guerre ou d'un désastre. L'histoire du dragon terrassé connaît beaucoup de variantes. Pour la plupart des héros anciens, soit Siegfried, Sigurd, sant Georges, saint Michel, Arthur, Tristan ou le doux Lancelot, c'était le couronnement d'une carrière que de tuer le cruel dragon. Sur ce thème, on le sait, les légendes ont foisonné.
 
Il y a des légendes loufoques relativement aux tueurs de dragons. Par exemple, dans le Sussex (Angleterre), un cultivateur présenta au dragon un pudding empoisonné, si gros qu'il fut obligé de le transporter dans une charette. Le salaud de dragon engloutit tout, non seulement le pudding, mais la charette et les chevaux aussi!
Pour d'autres, en dépit de leur aspect inquiétant, les dragons étaient sympathiques. La littérature parle abondamment d'hommes et de femmes sauvés par des dragons. Ainsi, Thoas d'Arcadie, selon l'auteur romain Pline, a été sauvé d'une attaque de brigands par son dragon.
 
On retrouve donc des histoires de dragons dans tant de pays différents qu'on ne peut se demander s'ils n'auraient pas une origine commune, car les représentations qu'on en faisait évoquent étonnamment les dinosaures tels que la sciences moderne est parvenue à les reconstituer.


Croyances, superstitions..-CHAPELLE ET PÈLERINAGE -

Prieuré de Saint-Lubin à Louviers
 
CHAPELLE ET PÈLERINAGE DE SAINT-LUBIN à Louviers (Eure)
(D'après « La Normandie littéraire » paru en 1895)
 
A l'orée de la forêt de Louviers, frileusement blottie dans un pli de terrain, s'élève la ferme de Saint-Lubin. L'attention du voyageur n'est pas sollicitée par l'aspect extérieur des constructions, quoique les murs de l'enclos soient solidement construits et que les bâtiments aux charpentes apparentes, aux toits couverts de tuiles, diffèrent des métairies normandes. Là, cependant, existait avant la Révolution le prieuré de Saint-Lubin-de-l'Epine ou de l'Epinay, fondé dans le courant du XIIe siècle, comme dépendance du prieuré de Lierru, par Raoul de Tancarville, gui donna au célèbre Guillaume d'Evreux, son ami, une portion des landes qui avoisinaient la forêt de Louviers pour y fonder une maison de son ordre.
 
Les bâtiments du monastère sont transformés en granges, et la chapelle, elle-même, n'est plus qu'un vaste grenier où s'entassent les récoltes du fermier. Il méritait cependant une destination moins vulgaire le petit sanctuaire de Saint-Lubin que des mains pieuses ont élevé, restauré, agrandi jusqu'à tracer sur le sol un plan cruciforme. Le portail a été élevé dans les premières années du XVIe siècle et le chevet ou chœur a été édifié à la même époque par Jean de Challenge, prieur de Lierru. Le XVIIe siècle a ajouté deux ailes à la partie centrale et primitive (XIIe siècle) et complété la symétrie du plan.
 
Une forte épine blanche ombrage de ses rameaux le portail qui disparaît sous cette végétation luxuriante. C'est l'arbre vénéré de Saint-Lubin. Une petite porte tracée en anse de panier donne accès dans le sanctuaire. L'ornementation en est sobre : on n'y voit ni choux, ni crochets ; seule, une large gorge dans laquelle courre une branche de feuillage et de fruits encadre l'ouverture. Au-dessus, une baie à meneaux flamboyants troue le tympan et éclaire l'édicule qui ne reçoit plus de lumière que des fenêtres du chevet, découpées en lobes cordiformes. A l'intérieur, le polygone du chevet est fortement accusé par les nervures prismatiques des voûtes descendant d'une clef sculptée aux armes des Challenge dont l'écu décore également les supports des statues de la Sainte Vierge et de saint Lubin. Un autel rustique formé d'une table de pierre soutenue par deux colonnettes à facettes, à arêtes hélicoïdales, est le seul mobilier que la tourmente révolutionnaire ait respecté. Les statues de saint Laurent et de saint Gordon, enlevées à la décoration des chapelles du transept y sont déposées

 
ainsi que le reliquaire de saint Lubin. Buste moderne, d'une polychromie barbare et d'une conception bizarre, car pour l'affecter à l'usage de reliquaire, un trou ovoïde a été ouvert au sommet du frontal et la cavité a été recouverte d'un verre qui laisse voir un fragment d'os incinéré.
 
Tous les hagiographes font naître Lubin ou Léobin (Leobinus) au diocèse de Poitiers sous le règne de Clovis (2e moitié du Ve siècle). Ils montrent le jeune pâtre dévoré du désir de s'instruire faisant écrire, par un moine, les lettres de l'alphabet sur sa ceinture, afin de pouvoir apprendre à lire en gardant ses troupeaux. L'amour de l'étude fit bientôt admettre Lubin dans le monastère de Nouaillé qu'il quitta pour se rendre au couvent de l'île Barbe, près de Lyon. Cette abbaye ayant été envahie par les fils de Clovis, conquérants de la Bourgogne, Lubin resta seul dans l'île. Les barbares voulurent qu'il leur révélât la cachette des trésors de la communauté, mais Lubin s'y étant refusé fut mis à la torture et laissé pour mort.
Miraculeusement rendu à la santé, Lubin vint se placer sous la discipline de saint Avit, et, à la mort de ce saint, choisit un ermitage, à la solitude de la charbonnière, dans la forêt de Montmirail. Sa réputation de sainteté s'étendit aux alentours ; ses prières arrêtèrent un ouragan qui désolait la campagne et éteignirent un incendie qui détruisait la forêt. Les auteurs de la Vie des Saints attribuent encore à saint Lubin d'autres miracles, parmi lesquels l'extinction de l'incendie d'une forêt dans les environs de Paris, la résurrection d'une jeune fille de Châteaudun et la guérison de saint Calétic qui devait lui succéder à l'évêché de Chartres. Car saint Lubin, après avoir été quelques années abbé de Brou, se rendit à Arles avec saint Aubin pour visiter saint Césaire et fut, à son retour, élu évêque de Chartres, l'an 544. Il mourut en 557, après avoir assisté à plusieurs conciles.
 
Ce que n'ont écrit ni le Père Géry, ni Godescart, ni Henry de Riencey dans la Vie des Saints, c'est la légende, toute locale, que racontent les paysans des environs de Louviers, et qui affirme que saint Lubin vivait dans un ermitage de la forêt. Un jour il se rendit au marché de la ville pour acheter du poisson, le seul mets qu'il ajoutait aux racines dont se composaient ses repas. A son retour, étant très fatigué, il s'endormit au pied d'une épine et son sommeil dura sept années. Lorsqu'il se réveilla, il trouva les poissons contenus dans son panier aussi frais qu'ils étaient avant son sommeil. C'est en mémoire de ce miracle et pour en louer Dieu que saint Lubin aurait fondé la petite communauté de l'Epine dont la chapelle jouirait depuis lors d'une grande vénération.
 
Jadis on venait de fort loin en pèlerinage au modeste sanctuaire. Un saint qui, pendant sept années, avait dormi sur la terre à la face des étoiles, sans être atteint ni de douleurs ni de rhumatismes, devait bien guérir les mortels qui en étaient affligés ?... Mais saint Lubin n'est pas seulement un guérisseur de sciatiques et le pèlerinage qui a lieu, chaque année, à son ermitage contient bien d'autres enseignements. C'est au mois de mars que s'accomplit cette dévotion, lorsque le soleil fait monter la sève et gonfler les bourgeons aux branches des arbres et que les brises tièdes, chassant les frimas, ramènent les chants d'oiseaux et les nids dans les buissons. Tout Louviers se rend à Saint-Lubin.
 
C'est la première assemblée de l'année, aussi des environs sont accourus de nombreux pèlerins. La route dont les lacets se déroulent au flanc du coteau est des plus pittoresques. Les promeneurs s'arrêtent et stationnent pour jouir du magnifique panorama de la vallée de l'Eure. Les vieillards plaisantent et se gaudissent devant les boutiques où se débitent des figues et des raisins secs, tandis que les jeunes gens aguichent les jeunes filles, flirtent et essaient de se faire accepter pour danser, toute la saison, aux assemblées des villages voisins. Les couples arrivent ainsi en discutant les clauses d'un doux contrat d'amour à la ferme de Saint-Lubin. Pour cette cérémonie, les gerbes qui encombraient la chapelle ont été transportées dans les celliers voisins. Les fourrages, les pailles

 
ont été entassés dans les greniers. Les murs jadis ornés de peintures, et aujourd'hui couverts de moisissures, disparaissent sous les branchages des sapins fauchés dans la forêt. La foule des pèlerins peut accomplir ses dévotions jusqu'au moment où un orchestre champêtre fera entendre les premières mesures de danses lancées par des instruments disparates.
 
Pour trouver le sens caché de la légende de saint Lubin, constatons tout d'abord, d'après les fouilles faites par l'abbé Cochet en 1870 et les explorations archéologiques menées avec méthode à la fin du XIXe siècle dans les forêts de Bord et de Louviers, que le vaste plateau de Tostes, dont les pentes boisées se mirent dans la Seine ou descendent jusqu'aux rivières de l'Eure et de l'Iton, était couvert de constructions romaines. Les conquérants des Gaules avaient établi sur ce point d'importantes factoreries et leurs villas incendiées, lors des invasions du Ve siècle, ont été restaurées et habitées par les Francs, contemporains du moine Lubin.
 
N'est-il pas admissible que cet ermite qui, pendant sa vie, jouissait déjà d'une grande réputation de sainteté, n'ait vu sa mémoire vénérée tout d'abord aux confins d'une forêt au centre de laquelle venaient de s'établir les envahisseurs nouvellement convertis au christianisme ? Son nom même a remplacé celui de divinités du paganisme car il se trouve dans la chapelle de l'Epine une statue d'évêque - celle de saint Lubin sans nul doute - taillée dans une branche d'arbre. L'icône apparaît ainsi que l'amadryade antique. La tête mitrée et les mains soutenant la dalmatique ont été taillées par le ciseau du sculpteur tandis que les autres parties de l'image se perdent et se fondent dans l'écorce rugueuse de l'arbre qui a été conservée.
 
La légende qui fait dormir le saint pendant sept années à l'abri d'une aubépine, cet arbrisseau dont les blanches fleurs ouvrent leurs corolles aux premiers sourires du printemps ; la fête qui se célèbre lorsque le clair soleil caresse la terre et que les prés se constellent de primevères et de pâquerettes sont les symboles de la résurrection et du réveil de la nature. N'est-ce pas là le secret des mystères qui se célébraient, dans les nuits d'Eleusis, à la lueur des torches, par tout ce peuple de laboureurs et de bergers, fils pieux de la Grèce ?
 
La dévotion à saint Lubin a substitué les pratiques chrétiennes au culte des faux dieux. La primitive chapelle élevée par les Francs sur l'emplacement du sacellum antique a été pillée et brûlée par les Normands. Leurs hordes saccagèrent tout le pays compris entre Pont-de-l'Arche et Chartres, et c'est après la conversion au christianisme des pirates du Nord, et leur installation définitive en Neustrie, que la mémoire de saint Lubin, toujours vénérée par les populations de la vallée de l'Eure, fut de nouveau honorée dans le sanctuaire construit par Guillaume d'Evreux dans les landes voisines de Louviers. Telle paraît être la vérité tirée de la légende de saint Lubin.


Croyances, superstitions..-LE BARRALET DE SAINT ANDIU -

LE BARRALET DE SAINT ANDIU (Andieu, Andiou) DE LA GALINIÈRE
(D'après « Revue du traditionnisme » paru en 1910)
 
Andiu (ou Andieu, ou Andiou) naquit dans une modeste chaumière, et sa vie fut employée aux humbles et pénibles travaux de la terre ; il conduisait la charrue dans les champs de la Galinière, métairie située près de Béziers, sur la route de Murviel. Très tôt, de grandes vertus le désignèrent à l'admiration de ses contemporains auxquels il apparut marqué du sceau de la sainteté, non pour sa science théologique mais pour son esprit de pénitence, sa piété, sa charité.
 
Dès son lever, qui devançait tous les jours l'aurore, il adressait au ciel de ferventes prières, demandant le salut de tous avant le sien. Le bruit du monde mourait au seuil de sa demeure. Au milieu des champs il entonnait un cantique, rendant grâce pour toute chose à Dieu, ou bien il chantait une de ces ballades plaintives qui charmaient nos aïeux. La légende rapporte que son corps était léger, son âme planait au-dessus de la terre, que naïve était sa pensée, grande était sa chasteté, qu'il était plein d'une ardeur extatique remarquable et qui a quelque chose de commun avec cette force mystérieuse qui soulève les poètes quand leur émotion se traduit par de sublimes élans.
 
Mais voilà que, tout à coup, il s'arrête, suspend son travail et s'éloigne du sillon qu'il trace. C'est qu'il vient d'apercevoir un homme malheureux et fatigué : un pauvre serf maltraité par son seigneur. Le modeste travailleur appelle son infortuné compagnon, l'interroge et cherche à adoucir le poids de ses chaînes. Il lui fait entrevoir un bonheur qui n'est pas de ce monde et lui promet, après les souffrances terrestres, un repos éternel. Il lui parle du ciel avec une foi qui ravit son rustique auditeur. Puis, pour faire fructifier ses consolations dans l'esprit de l'infortuné, Andiu lui présente son barraletrempli d'un antidote très efficace

 
contre les peines morales. On désignait ainsi, dans le Midi, un petit bidon en bois affectant la forme d'un tonneau, d'une contenance de un ou plusieurs litres, dans lequel les travailleurs mettaient le vin.
 
Plus loin, un pèlerin, accablé de fatigue, se traînant vers Béziers, s'offre à ses yeux. Andiu l'arrête, l'invite à s'asseoir sur le gazon et écoute avec intérêt les pieuses légendes que l'étranger apporte d'Orient et, qu'aidé du charmant barralet, il embellit de miracles dignes d'une grande foi. La tradition rapporte encore que des bourgeois, des chevaliers même et de hauts barons étanchèrent leur soif au miraculeux barralet. Elle dit aussi que de gentes demoiselles voulurent bien, par curiosité peut-être, appliquer leurs lèvres au même barralet.
 
Ce barralet était tout petit, mais toujours plein. Comment, sans cette inappréciable qualité, aurait-il pu satisfaire les nombreuses personnes qui lui demandaient un réconfortant secours ? Grande fut souvent la surprise des pèlerins, en voyant qu'un si modeste récipient pût apaiser l'immensité de leur soif et surtout, miracle pus grand encore, en maintenant toujours son contenu au même niveau.
  
Quelques envieux avaient fini par faire croire au maître d'Andiu que celui-ci prodiguait son vin aux passants et que le valet risquait de le ruiner. Ce maître crédule alla un jour surprendre son serviteur, pendant qu'il prenait son champêtre repas au pied d'un tertre, derrière un buisson. « J'ai soif », lui dit-il ; « voudrais-tu me laisser boire à tonbarralet ? » Andiu lui répondit : « Très volontiers, maître ».
 
Le maître reconnut toute la fausseté des calomnies dirigées contre son fidèle domestique, quand il fut convaincu que le barralet ne désemplissait pas. Hélas ! Un jour vint où les champs de la Galinière furent silencieux et tristes ; nulle voix ne se mêla plus, dès le matin, à celle des oiseaux pour chanter la louange de Dieu. On ne vit plus le laboureur, ni ses pacifiques bœufs. En vain chercha-t-on du regard ce saint homme qui savait donner de si bons conseils, qui prodiguait une si réconfortante liqueur, qui s'entendait si bien à relever l'espérance et la foi.
 
Il ne devait plus reparaître dans les champs fertilisés par les sueurs. Le saint s'était affaibli, la vie avait abandonné son corps. Désormais, il était dans l'éternel repos. La nuit était venue, ses compagnons dormaient ; une lampe brûlait seule, suspendue au mur noirci ; le saint était étendu sur la terre nue. Il souleva un instant, pour regarder le ciel, sa tête qui retomba sur un oreiller de pierre. Il n'était plus.
 
Tout à coup, dans Béziers, une sourde rumeur circule. Les cloches de Saint-Aphrodise firent entendre, dans la nuit, leur son argentin, sans qu'aucun homme ne les agitât et, prodige qu'on ne croirait pas, si la tradition ne le rapportait en termes formels, les sons étaient devenus aussi doux, aussi flûtés que les notes d'un orgue.
 
On distinguait ces mots
prononcés dans leur langage aérien :
 
 Andiu es mort.
Es mort à la Galinhero
(Andiu est mort.
Est mort à la Galinière)
 
Une voix demandait : « Ount es (Où est-il) ? » ; une autre répondait : « Darres uno peyro (Derrière une pierre) ». Les premiers qui les entendirent n'en croyaient pas leurs oreilles : ils s'imaginaient rêver. Cette mystérieuse lamentation, sans cesse répétée par les cloches, frappa les esprits. Les prêtres et les fidèles se précipitèrent en foule vers la Galinière. A la faveur d'une clarté céleste, on s'approcha du saint. L'expression de son visage offrait l'image de la paix, une auréole brillait autour de sa tête.
 
 
Hélas ! Il se trouva des gens qui purent conserver, dans ce moment solennel, des idées temporelles. Depuis longtemps, la paroisse de Saint-Nazaire et celle de Saint-Aphrodise étaient en lutte pour savoir de laquelle des deux devait dépendre la ferme de la Galinière. Les deux parties convinrent de s'en rapporter au jugement de Dieu. Le corps du saint fut respectueusement placé sur un chariot traîné par ses bœufs. On décida que la Galinière appartiendrait à l'église où ils se rendraient d'eux-mêmes.
 
 
On vit, sous la conduite de deux anges, les bœufs, portant des torches allumées au bout de leurs cornes, se diriger vers l'église Saint-Aphrodise, y faire leur entrée et s'arrêter devant le maître-autel. Selon la légende, c'est par là que Dieu, manifestant sa volonté, termina ce différend qui, pour devenir éternel, n'aurait eu besoin que des longueurs de notre procédure. Saint Andiu fut choisi comme patron des muletiers et des charretiers.


Croyances, superstitions..-RECETTES DE MÉDECINE POPULAIRE -

Coq, poules et poussins. Peinture
de Melchior de Hondecoeter (XVIIe siècle)
 
(D'après « Revue de la Haute-Auvergne » paru en 1902)
 
 
L'art de guérir occupe une grande place dans les légendes et les traditions populaires. Par atavisme, on croit aux sorciers, aux guérisseurs doués de dons spéciaux, aux noueurs d'aiguillettes, aux marchands d'orviétan, à tous ceux qui basent sur une foi aveugle l'efficacité de vaines formules et de remèdes impuissants. Comment expliquer, autrement que par des influences ancestrales, ce fonds immense de crédulité où trouvent leur raison d'être les coutumes les plus étranges, les préjugés les plus bizarres, les déconcertantes recettes destinées à soulager tous les maux ?
 
Il serait banal de rappeler les formules bizarres consignées dans les anciens livres de thérapeutique. Les poudres d'os, de pierres précieuses, de poils, de cornes ou de sabots, les produits les plus répugnants de l'économie animale, les êtres les plus immondes de la création, tels que serpents, crapauds, limaces, y jouent un grand rôle, ainsi que les phrases cabalistiques, accompagnées de pratiques grotesques ou puériles. Mais tout cela, pensera-t-on, est de l'ancien temps. Le progrès de la science a fort heureusement détruit la crédulité qui faisait le succès et la fortune des Purgon et des Diafoirus. Erreur profonde. La civilisation n'est qu'à la surface. Grattez un peu et vous trouverez l'âme populaire encore naïve et ignorante, rebelle aux vérités démontrées, mais prête à accepter sans contrôle et avec une foi aveugle, les procédés empiriques les plus absurdes. Le Folklore auvergnat pourrait s'enrichir d'un chapitre aussi étendu qu'intéressant s'il recueillait toutes les superstitions accréditées, soit dans les campagnes reculées, soit dans les centres les plus peuplés.
 
Si d'aventure, vous ressentez une vive douleur faisant craindre un point de côté, hâtez-vous d'envoyer quérir ici même, au Viaduc d'Aurillac, le chat de M. V... Ce célèbre félin, de forte taille et dodu, type superbe parmi ses congénères, possède un pouvoir magique : il suffit de lui égratigner la queue - opération à laquelle il se prête volontiers - de recueillir le sang, de le mélanger à du bouillon et d'absorber ce breuvage, pour que la douleur disparaisse aussitôt. Le sieur P... de la rue Destaing, s'est ainsi guéri ; sa femme peut témoigner de deux guérisons dans les mêmes conditions. Seulement, en vertu de l'affinité des sexes, il faut à la femme du sang de chatte et ne pas connaître l'adresse de la compagne du minet philanthrope est regrettable.
 
Le sieur R... de l'avenue de la République, a soulagé sa fille de violentes migraines, en lui appliquant sur la tête un pigeon tout pantelant que l'on venait d'éventrer. La douleur a cessé au dernier battement d'ailes du malheureux volatile. A l'âge lointain de la Pierre polie, on était certes moins cruel vis-à-vis des animaux ; au lieu de recourir à un tel procédé, on préférait détacher dans le crâne du malade une rondelle - qui devenait un précieux talisman - pour permettre à la cause du mal de s'échapper. Et, puisqu'il est question des temps préhistoriques et que nous nous occupons de traditions, notons des rapprochements qui se présentent à l'esprit. Alors on se couvrait de peaux de bêtes et on ornait sa poitrine de colliers, d'amulettes et de pendeloques. Toutefois, c'étaient des coquillages, des dents ou de simples cailloux percés, au lieu des singuliers et coûteux

 
 
 
objets fétichistes suspendus aux chaînes en sautoir de nos élégantes. Alors, tout comme aujourd'hui, le développement de certaines parties de leur personne était considéré comme un élément de la beauté des femmes et les très curieuses statuettes découvertes à Brassempouy (Landes) nous apprennent qu'on obtenait ce résultat stéatopygique sans les artifices et les tortures du corset.
 
Laissant de côté les cas particuliers, au risque de marcher sur les plates-bandes des médecins et de diminuer leur clientèle, indiquons d'autres recettes confiées en grand secret et dont l'efficacité est absolument garantie. Pour les maux d'yeux et d'oreilles, demandez à une nourrice, brune ou blonde, quelques gouttes de lait. Pour la migraine, si le meurtre d'un pigeon vous répugne, prenez une tête de corbeau, faites-la cuire sur des charbons, retirez-en la cervelle et mangez-la. Pour la jaunisse, armez-vous de courage, mettez de la fiente de poule, séchée au soleil, dans du vin blanc, et buvez. Vos engelures lavées avec l'eau ayant servi à la cuisson de boudins, disparaîtront comme par enchantement.
 
Aux enfants qui mouillent leur couchette, donnez des crottes de rats dans du bouillon. Un spécifique infaillible contre la surdité est du coton imbibé d'une huile dans laquelle vous aurez broyé des œufs de fourmis. Pour faire tomber sans douleur les dents creuses placez, dans le trou, de la cendre de vers de terre et bouchez avec de la cire vierge. Les toiles d'araignées servent à panser les coupures. Pour les maladies de poitrine, essayez une cure au bouillon de limaçons. L'anguille a des propriétés remarquables : son sang est un remède contre l'ivrognerie et son foie, réduit en poudre, facilite les accouchements. Le crapaud, si laid qu'il soit, jouit de vertus extraordinaires : faites-le bouillir dans de l'huile et vous obtiendrez un onguent souverain contre la teigne ; appliquez-le vivant sur un chancre et vous tuerez celui-ci ; vous vous assurez de la mort en examinant si un nouveau crapaud, donné en pâture, n'est pas entamé.
 
L'escargot, placé sur un panaris, produit un effet semblable avec un rôle opposé, il mangeau lieu d'être mangé. Le crottin de cheval mêlé avec de la graisse est souverain contre les brûlures et, si vous voulez vous débarrasser d'hôtes aussi peu agréables que les puces, ayez recours à l'urine de jument. La vache mérite également votre reconnaissance : sa bouse délayée dans du vin est un très bon topique contre l'enflure des pieds ; mélangée au beurre, elle soulage la goutte ; toute fraîche, elle combat avec succès les hydropisies les plus rebelles. Il est naturel, après ces services rendus par les animaux, que vous trouviez en vous-même un contingent de remèdes. Les plaies, quelle que soit leur malignité, n'ont pas de meilleur baume que votre urine, et, si une épine se glisse dans votre chair, chassez-la avec du coton trempé dans ce liquide. Rappelez-vous aussi que les femmes arvernes se gargarisaient la bouche avec leur urine pour donner à l'émail des dents l'éclat chatoyant de la perle, écrit Mourguye dans Essai sur les anciens habitants de l'Auvergne.
 
Enfin, pour sortir de cette pharmacopée nauséabonde, empressons-nous de citer trois observations qui se rattachent à notre sujet et qui sont très concluantes au point de vue des phénomènes de l'autosuggestion. Un habitant d'Aurillac guérissait les malades de la fièvre en leur donnant une petite amulette à avaler et une grosse amulette à suspendre au cou pendant neuf jours. La première était un peloton de fil de la grosseur d'un pois ; la seconde, un morceau de papier chiffonné enveloppé de quelques tours de fil. Au dernier jour de la semaine, il fallait jeter l'amulette au feu sans l'ouvrir. L'indiscret qui enfreignait cette recommandation retombait malade. Un paysan d'Yolet, né un vendredi avant Pâques, avait un privilège identique avec des moyens différents : il prenait une tranche de pain, faisait certains signes, murmurait certaines paroles, puis mangeait une bouchée de pain et en faisait faire autant au fiévreux, qui conservait précieusement le reste de la tranche pour en goûter chaque matin, à jeun, pendant neuf jours. Une femme de Vézac se serait débarrassée de la fièvre en prenant un morceau de lard dans lequel elle avait mis une rognure de chacun des ongles de ses doigts et de ses orteils.




bonne après midi 1     Ninnenne      
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