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 Environnement - (végétation,animaux....)

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ninnenne
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MessageSujet: Environnement - (végétation,animaux....)   Ven 5 Déc - 14:40

Environnement - la garrigue -

Paysage de garrigue (photo El Pantera)
 
En botanique, la garrigue (de l'occitan garriga) désigne une formation végétale caractéristique des régions méditerranéennes, proche du maquis. Selon l'École agronomique de Montpellier, la garrigue est au calcaire ce que le maquis est aux terrains siliceux. L'École agronomique de Toulouse associe le terme de garrigue à l'étagement de végétation.
 
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Photo Hugo Soria
 
Le terme garrigue vient de la racine pré-indoeuropéenne "garigou": kar (ou garkalgal), qui signifie « pierre » ou « rocher », et par extension « abri de pierre, maison, forteresse, village ». Cette racine a donné les mots guarric en celte et garric en occitan, c'est-à-dire « l'arbre du rocher », terme qui désigne le chêne kermès. Les mots Gard, Carcassonne, karst, calanque, chalet, clapier, crau en dérivent également.
 
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Chêne Kermès (Photo Javier martin)
 
Cette formation, qui s'établit dans les massifs calcaires en terrain sec et filtrant, résulte en général de la dégradation de la forêt de chênes verts, qui passe progressivement à des peuplements de pins d'Alep, puis à la garrigue.
En France, elle occupe environ 400 000 hectares, principalement en Provence et dans le Languedoc.
 
La garrigue n'a pas toujours été ce « désert » aride livré aux promeneurs que nous voyons. Autrefois elle était le lieu d'une importante activité.
Sans parler des nombreux vestiges préhistoriques et médiévaux (mégalithes, châteaux forts, cavernes fortifiées par les camisards, ermitages...), des troupeaux de chèvres ou de moutons y paissaient, des verriers alimentèrent leurs fours avec son bois dès le Moyen Âge, des bouscatiers y coupaient puis brûlaient le bois pour livrer les villes en charbon, des chaufourniers y bâtirent leurs fours à chaux près des zones les plus boisées, desruscaïres (écorceurs) y prélevaient plusieurs types d'écorces à destination des tanneurs, des équipes entières de ramasseurs y récoltaient la lavande sauvage, l'aspic, et la ramenaient pour la distiller, une foule de petits propriétaires y défrichait un arpent pour y planter des [size=16]oliviers ou de la vigne, l'épierrait et y construisirent des terrasses et ces cabanes en pierre sèche que l'on appelle communément (surtout dans le Gard) capitelles...[/size]
 
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Capitelle dans le département du Gard,(photo Hugo Soria)
 
Toute cette ancienne activité a périclité avec l'avènement de la révolution industrielle puis l'exode rural. Le défrichement par l'homme et les troupeaux a progressivement cessé, la végétation regagnant du terrain, de nombreux chemins se sont refermés et la plupart des constructions de pierre sèche échappent désormais au regard.
 
On y trouve plusieurs espèces végétales dont :
 
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L'aphyllanthe de Montpellier (Aphyllanthes monspeliensis), ou œillet bleu de Montpellier
 
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L'Arbousier ou Arbousier commun (Arbutus unedo)
 
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L'asphodèle
 
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L’Ajonc de Provence ou Ajonc à petites fleurs (Ulex parviflorus)
 
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Le ciste cotonneux (Cistus albidus)
 
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Le Fragon faux houx ou Fragon épineux (Ruscus aculeatus) encore appelé Petit-houx
 
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Le chèvrefeuille
 
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Le Genêt épineux ou Genêt scorpion (Genista scorpius)
 
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L’Arbre au mastic, ou Pistachier lentisque (Pistacia lentiscus)
 
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La salsepareille (Smilax aspera)
 
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Le jasmin ligneux, ou jasmin jaune (Jasminum fruticans)
 
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L'Ophrys jaune (Ophrys lutea)


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Le Romarin ou Romarin officinal (Rosmarinus officinalis)
 
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Le thym

Environnement-Flore du massif des Vosges-Etage montagnard

Vue sur Gérardmer et le Hohneck (au fond) depuis Le Tholy, illustrant trois types de végétation rencontrés à l'étage montagnard : forêt, prairie et haute chaume.
 
La végétation naturelle de l'étage montagnard est la forêt de type hêtraie-sapinière. Sans intervention humaine, la forêt recouvrirait l'ensemble des montagnes à l'exception des sommets les plus hauts et les plus exposés aux intempéries. Les espaces ouverts comme les prairies ont été créés par l'homme pour l'agriculture et l'élevage. Les seuls espaces naturellement dégagés sont les hautes chaumes qui ont cependant été étendues par l'homme en défrichant la végétation rabougrie. Ces prairies d'altitude contiennent des plantes adaptées aux conditions difficiles.
 
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Hêtraie-sapinière en automne. Les sapins restent verts tandis que le feuillage des hêtres prend des teintes orangées. Le Tholy, Vosges.
 
Les autres peuplements forestiers sont caractéristiques de conditions écologiques particulières : aulnaie, aulnaie-frênaie et frênaie-érablière dans les vallées, érablière sur éboulis, pessière (forêt peuplée d'épicéas) des cirques glaciaires et des zones tourbeuses, boulaie dans les milieux ouverts.
 
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Une pessière
 
-La Hêtraie-sapinière
 
Comme son nom l'indique, la hêtraie-sapinière est principalement constituée de hêtres (Fagus sylvatica) et de sapins (Abies alba). Le sapin pectiné ou sapin blanc (Abies alba) est l'arbre emblématique des Hautes-Vosges ; il est d'ailleurs parfois appelé sapin des Vosges . La prédominance du sapin ou du hêtre dépend de l'altitude, de la composition du sol et de l'humidité mais aussi souvent de la gestion de la forêt par l'homme. On rencontre également d'autres arbres, essentiellement des épicéas (Picea abies) mais aussi des pins sylvestres (Pinus sylvestris). À partir de 1 000 mètres environ, le sapin régresse en faveur des hêtres et des érables sycomores .
 
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Sapins pectinés (Abies alba), Le Tholy, Vosges
 
L'épicéa est concurrencé par les sapins et les hêtres ; il ne prend leur place que dans quelques pessières naturelles sur les parois rocheuses des versants froids. Son abondance ailleurs s'explique par des plantations par l'homme.
 
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Bois d'épicéas
 
Dans les sous-bois de la hêtraie-sapinière, si le sol est riche, le tapis végétal est formé de fétuques des bois (Festuca altissima).
 
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Sur les sols acides les plus pauvres, le tapis végétal est formé majoritairement de :
 
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Canches flexueuses (Deschampsia flexuosa)
 
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myrtilles communes (Vaccinium myrtillus)
 
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luzules blanchâtres (Luzula luzuloides)
 
Dans ces sols, on trouve :
 
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la digitale pourpre (Digitalis purpurea)
 
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la prénanthe pourpre (Prenanthes purpurea)
 
La digitale pourpre est une fleur très répandue, elle envahit les coupes forestières, les lisières et les bords des chemins. Elle atteint environ un mètre de haut et forme une grappe de fleurs roses aux taches rouge foncé bordées de blanc qui se tournent vers la lumière.
 
Les espaces dégagés sont également colonisés par l'épilobe en épi (Chamerion angustifolium).
 
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Il apparaît en grand nombre après les coupes de bois, puis se raréfie à mesure que la forêt se referme.
 
Ces espaces ouverts sont fréquemment occupés par le genêt à balais (Cytisus scoparius)qui est un arbuste à fleurs jaunes très courant.
 
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On trouve des arbustes comme le sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia).
 
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Dans certaines zones dégagées, on trouve des genévriers (Juniperus communis).
 
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Environnement-Flore du massif des Vosges-Etage collinéen

 
On y trouve plusieurs espèces d'orchidées du genreOrchis :
 
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- L'orchis pourpre (Orchis purpurea)
 
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- L'orchis moucheron (Gymnadenia conopsea)
 
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- L'orchis guerrier ou orchis militaire (Orchis militaris) qui est très rare
 
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- L' Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis)
 
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- L'Orchis pourpre (Orchis purpurea)
 
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- L'orchis bouc (Himantoglossum hircinum) à l'odeur fétide
 
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- L'orchis bouffon (Anacamptis morio, syn. Orchis morio)
 
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- L'orchis singe (Orchis simia)
 
On trouve également des orchidées du genreOphrys dont les fleurs ont la particularité d'imiter la forme et l'odeur d'insectes femelles par des phéromones sexuelles ce qui attire les mâles de l'espèce d'insecte correspondante qui vont ainsi polliniser les fleurs :
 
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- L'ophrys abeille (Ophrys apifera)
 
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- L'ophrys mouche (Ophrys insectifera)
 
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- L'ophryslitigieux ou ophrys petite araignée (Ophrys araneola)
 
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- L'ophrys araignée (Ophrys sphegodes)
 
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- L'ophrys bourdon (Ophrys fuciflora) la plus courante
 
On trouve aussi d'autres fleurs comme :
 
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- L'oeillet des Chartreux (Dianthus carthusianorum)
 
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- L'anémone pulsatille (Pulsatilla vulgaris)
 
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- La corydale à bulbe plein (Corydalis solida)
 
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- La scille à deux feuilles (Scilla bifolia)

Environnement-Flore du massif des Vosges-Etage collinéen

Vigne dans les collines alsaciennes, Hunawihr, Haut-Rhin.
 
- Les collines calcaires alsaciennes
 
Des collines de calcaires durs peu altérés sont situées en Alsace à l'abri du massif vosgien ; elles dépassent rarement les 400 mètres et dominent le vignoble alsacien.
 
Les conditions ensoleillées et les faibles précipitations favorisent le développement de landes et de pelouses calcaires.
 
Dans les parties les plus chaudes et arides des collines calcaires, on trouve :
 
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Le Chêne pubescent (Quercus pubescens)
 
Dans les sous-bois et en lisière des forêts de chênes pubescents, on trouve des orchidées forestières du genre Cephalanthera :
 
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La Céphalanthère à grandes fleurs (Cephalanthera damasonium)
 
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La céphalanthère à longues feuilles (Cephalanthera longifolia)
 
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la céphalanthère rouge (Cephalanthera rubra)
 
On y trouve aussi :
 
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la Fraxinelle (Dictamnus albus) (plante rare)
 
Dans ces collines, on trouve également des arbrisseaux comme :
 
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l'aubépine monogyne (Crataegus monogyna)
 
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le prunellier (Prunus spinosa)
 
Pour la viticulture, des essences exotiques ont été plantées à la place de la chênaie naturelle juste au-dessus des vignes :
 
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le châtaignier européen (Castanea sativa) qui est une espèce spontanée autour de la mer Méditerranée
 
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le robinier faux-acacia américain (Robinia pseudoacacia)
 
Leur bois imputrescible est utilisé pour fabriquer les poteaux et piquets de vigne et le robinier est particulièrement utilisé pour les manches d'outils.
 
Les pelouses sont composées de brome dressé (Bromus erectus) et de fétuque ovine (Festuca ovina).
 
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brome dressé (Bromus erectus)
 
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fétuque ovine (Festuca ovina)

Environnement-Flore du massif des Vosges-Etage collinéen

Forêt de hêtres (Fagus sylvatica) des Vosges du Nord.
 
Dans les collines, les peuplements forestiers varient surtout en fonction de l’alimentation en eau, des populations de départ et de la richesse chimique des sols. Le type de végétation forestière le plus répandu est la chênaie-hêtraie.
 
- La chênaie-Hêtraie
 
L'étage collinéen est occupé par la chênaie-hêtraie. Sur le versant occidental plus humide, c'est le hêtre (Fagus sylvatica) qui domine. En revanche, le versant alsacien plus sec favorise le développement du chêne rouvre ou chêne sessile (Quercus petraea). Dans les sols riches, on trouve :
 
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Le chêne pédonculé (Quercus robur)
 
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L'Érable sycomore (Acer pseudoplatanus)
 
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L'érable champêtre (Acer campestre)
 
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Le charme commun (Carpinus betulus)
 
On trouve aussi des arbustes comme :
 
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Le houx (Ilex aquifolium)
 
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Le chêne rouvre (Quercus petraea)
 
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Le pin sylvestre (Pinus sylvestris)
 
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Le bouleau verruqueux (Betula pendula)
 
Ces arbustes sont les essences forestières les plus adaptées sur les sols pauvres en éléments minéraux.
 
Dans les sous-bois, on trouve différentes plantes comme :
 
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la céphalanthère à feuilles étroites (Cephalanthera longifolia)
 
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le gaillet odorant ou aspérule odorante (Galium odoratum)
 
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le sceau de Salomon multiflore (Polygonatum multiflorum)
 
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la violette des bois (Viola reichenbachiana)
 
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le lamier jaune (Lamium galeobdolon)


Ninnenne      
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MessageSujet: Re: Environnement - (végétation,animaux....)   Ven 5 Déc - 14:46

Environnement - Flore du massif des Vosges -

 
La flore du massif des Vosges se répartit entre un étage collinéen et un étage montagnard. L'étage collinéen s'étend jusqu'à 500 mètres d'altitude environ. Au-dessus de 500 mètres se situe l'étage montagnard, dont le point culminant est le Grand Ballon, à1 424 mètres. Les différentes conditions environnementales (altitude, climat, topographie, types de sol, etc.) sont à l'origine d'une végétation variée. Du fait de l'orientation nord-sud de la zone montagneuse, il existe un contraste marqué entre l'est et l'ouest, les vents d'ouest apportant les précipitations qui tombent en abondance sur le versant lorrain et les sommets, alors que le versant alsacien est plus sec.
 
[size=16][/size]
 
Le massif vosgien est recouvert de forêts à 60 %. À moins de 500 mètres, la forêt est de type chênaie-hêtraie. Entre 500 et 1 000 mètres, la chênaie-hêtraie cède la place à la hêtraie-sapinière. Au-delà de 1 000 mètres, le sapin disparaît et laisse la place à la hêtraie d'altitude, composée d'arbres de plus en plus chétifs à mesure qu'on gagne en altitude, et qui finit par être remplacée, à partir de 1 200 mètres environ, par des landes appelées localement « hautes chaumes ».
 
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Haute chaume du Batteriekopf, parc naturel régional des Ballons des Vosges, Haut-Rhin.
 
Répartition de la flore
 
Le massif vosgien est principalement recouvert de forêt ; celles-ci couvrent 548 530 hasoit 60 % de sa superficie. Les essences principales les plus importantes en surface sont :
 
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- Le sapin pectiné (Abies alba) (24 % du total)
 
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(Une hêtraie en mai (BØgeskov i maj), tableau de Peter Christian Skovgaard.)
 
- le hêtre (Fagus sylvatica)  (24 %)
 
[size=16][/size]
- l’épicéa commun (Picea abies) (20 %).
 
Parmi les autres arbres forestiers,
 
[size=16][/size]
- le chêne rouvre (Quercus petraea) (8 %)


 
[size=16][/size]
- le pin sylvestre (Pinus sylvestris) (11%)
 
sont les plus fréquents sur l’ensemble du massif vosgien

Environnement - Des sites à préserver - suite -

Afrique du Sud
 
Le sud du continent africain est un lieu de passage d'espèces migratrices. La vie sauvage tente de s'y perpétuer malgré des ressources souvent insuffisantes et une cohabitation avec l'homme de moins en moins évidente.
 
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(Ushuaïa Nature)
 
En quête d'eau et de pâturages plus verts, les zèbres empruntent la même route, de plus en plus asséchée chaque année.
 
[size=16]
[/size]
(Ushuaïa nature)
 
Alors qu'ils étaient 200 000 au siècle dernier, les zèbres ne sont plus que 20 000 à chevaucher ces grandes étendues pour fuir la sécheresse et trouver de quoi se nourrir. Ce déclin est dû en partie à leur isolement, mais aussi au braconnage et à la sécheresse qui sévit de plus en plus dans la région.
 
[size=16]
[/size]
(Ushuaïa Nature)
 
Proies des otaries, des phoques et des requins, les manchots souffrent également et de plus en pus de la pression de l'homme et de la pollution qui ont fait décliner l'espèce, classée aujourd'hui vulnérable par l'UCIN.
 
Le Soudan
 
[size=16]
[/size]
(Ushaïa Nature)
 
Au Soudan, Histoire et nature se mêlent pour offrir un spectacle unique. Les pyramides, mais aussi le Nil viennent rappeler le poids de l'histoire. Frontalier avec l'Egypte, le Soudan vit aussi au rythme du Nil, et les populations, tributaires de l'agriculture, voient ce fleuve légendaire s'épuiser peu à peu, ce qui est très inquiétant pour leur survie.
 
[size=16]
[/size]
(Ushuaïa Nature)
 
Les pyramides noires de la nécropole royale de Méroé symbolisent la grandeur passée des rois nubiens. Aujourd'hui, la sécheresse extrême, de plus en plus violente et le vent continuent d'éroder peu à peu ces vestiges du passé.
 
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(Ushuaïa Nature)
 
Aujourd'hui, le site de Méroé souffre de plus en plus de l'avancée du désert qui recouvre peu à peu de sable les monuments.
 
[size=16]
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(Ushuaïa Nature)
 
Les rives du Nil ont de tout temps été la source de nourriture et de vie des populations soudanaises et égyptiennes, depuis des siècles. Aujourd'hui, lorsqu'on s'éloigne du ruban vert, de plus en plus fin, que forme l'oasis le long du Nil, le désert reprend rapidement ses droits.
 
L'Arctique
 
[size=16][/size]
(Ushuaïa Nature)
 
Au printemps, la banquise fond. Poussés par les courants marins, les blocs de glace vont peu à peu rejoindre l'océan puis disparaître. Cet état de fait est connu depuis de nombreuses années, mais toutes les initiatives prises pour l'instant n'ont pas résolu ce problème, au contraire : la fonte des glaces s'accélère de plus en plus.
 
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(Ushuaïa Nature)
 
Sous les rayons du soleil, la banquise se fissure et se fracture libérant peu à peu les eaux figées depuis des mois sous la glace.
 
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(Ushuaïa Nature)
 
Les Inuitschassaient le morse pour sa peau, sa viande, son huile, ses défenses et ses os. Au cours du XIXe siècle, l'arrivée des occidentaux et la chasse intensive qui s'en est suivie pour répondre à une forte demande d'ivoire et d'huile de morse ont réduit les populations, désormais cantonnées dans les eaux les plus nordiques de l'Atlantique et du Pacifique.
 
[size=16][/size]
(Ushuaïa Nature)
 
Lorsque l'océan reprend ses droits sur la glace, une faune nombreuse revient bientôt à la surface et profitera comme il se doit du printemps arctique.
 
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(Ushuaïa Nature)
 
Le narvalest une espèce de baleine vivant dans les eaux froides de l'Arctique, et se déplaçant exclusivement en groupe. La population de narvals est estimée à environ 30 000 individus. L'espèce est aujourd'hui protégée et sa chasse très limitée.
 
Inde
 
[size=16][/size]
(Ushuaïa Nature)
 
Vestige du fort de Bandhavgarh, la statue de Vishnou trône aujourd'hui au cœur de l'ancien territoire de chasse des maharajas de Rewa, où un nombre considérable de tigres furent tués. Depuis 1968, ce domaine de 448 km² est considéré comme la plus granderéserve protégée de tigres de l'Inde.
 
[size=16][/size]
(Ushuaïa Nature)
 
Le tigre est un des plus grands emblèmes de l'Asie, pourtant sa chasse intensive a décimé l'espèce. Fauve énigmatique et fascinant, le tigre du Bengale, panthera tigris tigris, parcourt en solitaire de vastes territoires de chasse dans les forêts asiatiques.
 
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(Ushuaïa Nature)
 
Inutile de rappeler combien l'espèce est menacée. Le tigre a vu passer ses effectifs de plus de 40 000 individus en Inde il y a un siècle, à moins de 2 000 dans les années 1970, avant qu'Indira Gandhi en personne ne déclare l'espèce protégée, en 1973. On compte aujourd'hui entre 3 000 et 4 500 individus.
 
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(Ushuaïa Nature)
 
Avec son corps massif comme enfermé dans une cuirasse, le rhinocéros indien unicorne est l'un des plus gros mammifères du continent asiatique. Le mâle adulte pèse en moyenne 1,8 tonnes. Lorsqu'il charge, il peut atteindre une vitesse de 40 km/h.
 
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(Ushuaïa Nature)
 
Comme plusieurs espèces menacées dans le monde, le rhinocéros fait l'objet d'un programme d'élevage européen. Convoités pour leurs cornes, les rhinocéros d'Asie sont en voie d'extinction, il en resterait environ 2 400 en Inde.

Environnement - Des sites à préserver -

La Fonte des glaces au Groënland
 
Plusieurs paradis terrestres, ainsi que leurs habitants, sont aujourd'hui menacés à cause des activités humaines.
 
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(Hushuaïa Nature)
 
La calotte glaciaire ne cesse de se fissurer et de craquer pour laisser peu à peu place aux eaux libres. C'est à cause du réchauffementplanétaire que la banquise se disloque sous les rayons du soleil, provoquant la dérive d'énormes blocs de glace : les icebergs.
 
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Ours Polaire (Ushuaïa Nature)
 
Le roi de l'Arctique risque malheureusement de voir un tiers de ses effectifs - on compte actuellement 25 000 ours polaires - disparaître au cours des prochaines décennies. En effet, la fonte des glaces empêche l'ours de constituer suffisamment deréserves pour l'hiver.
 
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Fonte des glaces, vue du ciel (Ushuaia Nature)
 
Au retour du printemps, les blocs de glace qui forment l'inlandsis, l'immense calotte glaciaire au Groenland, amorcent leur dérive dans un incroyable chaos.
 
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Arche de neige (Unshuaïa Nature)
 
Nicolas Hulot est l'instigateur de ces reportages sur ces sites naturels menacés : "Excepté l'émotion purement esthétique, on doit prendre conscience que la terre est un tout régit par des mécanismes sophistiqués mais aussi vulnérables et que, à l'avenir, l'homme devrait avoir une plus grande humilité face à la nature"
 
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Escalade des Icebergs (Ushuaïa Nature)
 
L'escalade d'un iceberg est une expérience exceptionnelle, mais qui devient de plus en plus aléatoire et difficile à pratiquer à cause du réchauffementgénéral des températures.
 
Les Galapagos
 
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(Ushuaïa Nature)
 
Pas moins de cinquante volcans sculptent les reliefs de ce territoire bordé à l'est par la Cordillère des Andes et à l'ouest par la forêt amazonienne. C'est ici que Darwin mit au point sa théorie sur l'évolution, et c'est ici que vivent des espèces animales n'existant nulle part ailleurs.
 
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Le crabe à pattes rouges (Ushuaïa Nature)
 
Le crabe à pattes rouges fait partie des 120 espèces de l'archipel des Galápagos, lieu dediversité biologique unique au monde.
 
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(Ushuaïa Nature)
 
L'archipel des Galápagos est composé de 5 grandes îles, 14 moyennes et de 42 îlots. Né des mouvements volcaniques de points chauds, l'archipel des Galápagos recèle des trésors naturels que l'on a peu coutume d'observer sur la planète.
 
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Iguane marin (Ushuaïa Nature)
 
L'iguane marin est classé vulnérable sur la liste rouge de l'UICN. En 2001, le naufrage du pétrolier Jessica a causé la perte d'une grande partie de la population de l'archipel, empoisonnée aux hydrocarbures. Comme tout l'écosystème des Galápagos, les iguanes sont également menacés par l'intensification du tourisme sur le site.
 
[size=16][/size]
(Ushuaïa Nature)
 
Les îles Galápagos sont une série de volcans nés du mouvement des plaques terrestresCocos et Nazcas. Cette région où foisonne la vie a inspiré Darwin, et est encore aujourd'hui un site d'observation animalière de premier plan.
 
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(Ushuaîa Nature)
 
La petite île de Bartolomé est formée de coulées de lave sur lesquelles poussent des cactus. Sur ces îles vivent également 14 espèces de pinsons, descendant toutes d'un même ancêtre, et qui illustrent la théorie de l'évolution.
 
Le désert de Danakil
 
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(Ushuaïa Nature)
 
L'assortiment des couleurs de ces mares d'acide, jaunes, vertes, blanches et brunes rendent le paysage totalement féerique. Pourtant les populations y vivant, ainsi que certaines espèces animales, se trouvent menacées.
 
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(Ushuaïa Nature)
 
Le loup d'Abyssinie est une espèce en danger protégée par l'UICN, l'Union Internationale de la Conservation de la Nature. De petite taille et de couleur rousse, cet élégant animal pourrait facilement être confondu avec un renard.
 
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(Ushuaïa Nature)
 
Le loup d'Abyssinie est une espèce endémique vivant sur les hauts plateaux éthiopiens entre 3 000 et 4 500 mètres d'altitude. En 2003, une épidémie de rage, transmise par des chiens errants, a décimé plus de 75 % de la population des loups d'Abyssinie. Il faut maintenant continuer les campagnes de vaccination et de prévention auprès des populations alentours, pour sauver cette espèce menacée.
 
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Caravanes de sel (Ushuaïa Nature)
 
Les populations dans cette partie de l'Ethiopie vivent du commerce du sel. En effet, sur le lac Assal, les caravanes chargées de sel parcourent des kilomètres pour rejoindre les villes dans lesquelles sera vendue leur précieuse marchandise.
 
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(Ushuaïa nature)
 
Travaillant par plus de cinquante degrés, les Afars, qui vivent du commerce du sel, sont un peuple vivant dans l'anonymat le plus complet, depuis des millénaires. Il est important que les scientifiques parlent de ces peuples, qui font partie intégrante de la culture mondiale.

Environnement - Sites et animaux menacés -

 
Les Gorges de l'Ardèche - France

Ce magnifique canyon du sud de la France, entouré et protégé par une Réserve naturelle créée en 1990, est, comme de très nombreux sites, victime de son succès. La fréquentation touristique atteint aujourd'hui des records, avec plus d'un million de visiteurs. Aujourd'hui, la construction de structures d'accueil et d'équipements touristiques divers menace de dénaturer ce site majestueux. Créée en 2002, la Charte européenne du Tourisme Durable dans les espaces protégés permettra peut-être d'endiguer ce phénomène.

Pays : France
Principale menace : le tourisme 




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Le parc National des Everglades - Etats Unis

Situé en Floride, ce parc déclaré Réserve de biosphère en 1976, est également classé au Patrimoine mondial de l'Unesco. Il abrite un écosystème fragile, composé de mangroves, au cœur duquel vivent 36 espèces menacées, dont la panthère de Floride et le crocodile américain. C'est également un lieu de reproduction recherché pour de nombreux échassiers. Depuis plusieurs dizaines d'années, ce vaste milieu naturel subtropical est menacé par la diminution du volume d'eau, détournée afin d'alimenter la région, et qui a causé une diminution de la population des espèces limicoles de 90 %. L'urbanisation et la pollution achèvent actuellement l'un des plus beaux trésors naturels des Etats-Unis.

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Pays : Etats-Unis
Principale menace : l'irrigation 




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Le chat des Andes - 

Ce félin très rare vit dans les zones arides des Andes, entre 3 000 et 5 000 m d'altitude, où la végétation est quasi inexistante et le froid extrêmement rude. C'est la raison pour laquelle les biologistes connaissent mal ses habitudes ainsi que le nombre exact de sa population et qu'il est difficilement observable dans son milieu naturel. Petit, il mesure environ 65 cm pour 4 kg, discret, doté d'une fourrure grise à brune, rayée et tachée, il passe inaperçu dans son milieu naturel. Il a été classé par la CITES sur la liste rouge des espèces menacées comme "en danger". En effet, le chat des Andes dépendrait du chinchilla pour se nourrir, espèce elle aussi en danger car chassée pour sa fourrure.

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Pays : Argentine, Chili, Pérou, Bolivie
Principale menace : Diminution de sa source principale de nourriture 




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Erg entre Fachi et Bilma dans le désert du Ténéré



Réserve naturelle de l'Aïr et du Ténéré - Niger

Il s'agit de l'une des plus grandes du monde, qui abrite en son centre un sanctuaire des addax. Elle est l'aboutissement de la réflexion faite depuis de nombreuses années par des organisations de protection de la nature, telles que l'IUCN et le WWF, autour de la situation dramatique des espèces de nombreux animaux sauvages tels que l'oryx gazelle, l'addax, le guépard, l'autruche, le mouflon à manchettes... La Réserve est créée en 1988 par l'Etat nigérien et est inscrite en 1993 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. En tant que refuge de la faune saharienne, elle constitue en outre de par l'exceptionnelle beauté de ses paysages un lieu à préserver coûte que coûte. C'est notamment en luttant contre le braconnage que la situation de ces animaux rares pourra s'améliorer.

Pays : Niger
Principale menace : Braconnage 




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Le renard polaire

Seul mammifère natif d'Islande, peuplant notamment les régions arctiques du continent nord-américain, le renard polaire (Vulpes lagopus) vit également dans certaines contrées de Scandinavie, en Suède, en Norvège, en Finlande et dans la Péninsule de Kola. Plus petit que le renard roux, le renard arctique se nourrit essentiellement d'oiseaux et de leurs œufs et de lemmings. C'est dans ces régions que ses populations sont en baisse constante depuis le début du XXe siècle, lorsque le prix de sa fourrure atteignait des records. Aujourd'hui, malgré de nombreux programmes de protection, on estime à 140 le nombre d'adultes, un chiffre qui rapproche l'espèce de la non-viabilité.

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Pays : Finlande, Norvège, Suède
Principale menace : la chasse 




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La Camargue - France

Zone humide d'importance exceptionnelle côtoyant la Méditerranée, la Camargue est un espace protégé par un parc naturel régional depuis 1972. Formé par le delta du Rhône, le site accueille quantité d'espèces animales et végétales, dont de nombreux oiseaux tels que le flamand rose. La Camargue est d'ailleurs un site de nidification très important en France. Actuellement, l'érosion et la remontée du sel liée à la montée des eaux causée par le réchauffement climatique, la pollution du Rhône font de cet espace fragile un biotope menacé. Elevages taurins et équins, mines de sel, riziculture... L'Homme profite des ressources naturelles de cette région, mais il devient nécessaire d'adopter un tourisme et une économie durables afin de préserver ce milieu menacé.

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Départements : Bouches-du-Rhône et Gard
Principale menace : Erosion 




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Le phoque de la Caspienne

Ce mammifère marin se trouve uniquement dans cette région du monde où il est passé d'espèce vulnérable à menacée. En hiver, les blocs de glace de la Caspienne sont vitaux pour que le phoque de la Caspienne puisse donner naissance à ses petits et les élever. La population de phoques de la mer Caspienne a décliné de 90 % ces 100 dernières années à cause de la chasse, la dégradation de son habitat, la pollution... et ce déclin continue aujourd'hui. Depuis 2005, le nombre de jeunes a dégringolé de 60 %, atteignant à peine les 6 à 7 000 naissances. Les chercheurs craignent même que les femelles soient en nombre insuffisant pour pouvoir perpétuer l'espèce ces prochaines années.

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Région : Mer Caspienne
Principale menace : Pollution 




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le Parc national des Galapagos

Extrêmement fragile du fait d'une flore et d'une faune endémiques exceptionnelles, l'archipel des Galápagos constitue une perle pour l'humanité. Au large de l'Equateur, cet ensemble d'îles est en grande partie classé en Parc National et inscrit au patrimoine national de l'UNESCO depuis 1978. Une réserve marine complète le dispositif de protection. Curieux de cette nature préservée, les touristes se sont multipliés ces dernières années, et malgré les règles strictes d'accès, l'affluence (multiplication par trois en 10 ans) perturbe les espèces, sans compter l'augmentation de l'immigration et donc de la population présente sur place. La prolifération d'espèces envahissantes et la surpêche constituent également des menaces. En 2007, l'Unesco a donc décidé d'aller plus loin en inscrivant les Galápagos sur la liste des sites du patrimoine mondial en danger.

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Pays : Galápagos (Equateur)
Principale menace : Tourisme 




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le Lynx Ibérique

Confiné au sud-ouest de la péninsule ibérique, entre l'Espagne et le Portugal, le lynx ibérique est aujourd'hui en voie critique d'extinction, selon l'IUCN. Ce magnifique félin, dont il ne resterait que 84 à 143 adultes selon les estimations, doit sa raréfaction au déclin de sa proie principale, le lapin européen. En 1950, l'introduction de la myxomatose dans ces régions, afin de contrôler les populations de lapins qui proliféraient, en a décimé un grand nombre. Après cela, une épidémie de pneumonie hémorragique a continué à faire baisser les populations de lapins, mettant encore plus en danger la survie du lynx ibérique. Afin de maintenir la population de lynx, des lapins ont été élevés et relâchés dans la nature. Mais le réseau routier grandissant, les lynx sont aussi touchés par des accidents de voiture ou encore chassés illégalement ou victimes de maladies. Ce prédateur apparemment solide est donc aujourd'hui extrêmement menacé par diverses causes qu'il est difficile d'enrayer.

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Pays : Espagne, Portugal
Principale menace : Diminution de sa nourriture 




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Le lac dal

Au nord de l'Inde, dans la province du Cachemire, l'un des joyaux bleus du pays est aujourd'hui dans une situation presque désespérée. Le lac Dal reçoit chaque jour les déchets et les eaux usées de centaines de villages et hôtels. L'agriculture intensive menée dans la région provoque de plus des dégâts irrémédiables à travers l'installation de jardins flottants. Egalement menacé par la prolifération d'une algue mystérieuse qui asphyxie la faune et la flore locales, il ne couvre aujourd'hui que 12 km² contre 75 m² au XIIe siècle. Ce drame suscite enfin des réactions, de la part d'association comme Hope, d'institutions (l'Autorité de développement des lacs et des cours d'eau), tandis que le gouvernement de l'Etat envisage la création d'un fonds de protection du lac Dal.

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Pays : Inde
Principale menace : la pollution 




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L'éléphant d'Afrique

L'éléphant d'Afrique se retrouve dans 37 pays du sud du Sahara, en Afrique. Cet animal apprécie particulièrement la forêt dense, la savane et les plaines herbeuses. On en trouve même dans les plaines arides de Namibie et du Mali. Pourchassés pour leur ivoire et recherchés pour leur viande par les populations locales renforcent les menaces qui pèsent sur cette espèce. A travers le continent africain, on estime que la population a décliné de 25 % entre 1979 et 2007. Grâce à de nombreux efforts de conservation, certaines populations du sud et de l'est de l'Afrique ont néanmoins augmenté ces dernières années.

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Pays : Afrique
Principale menace : Braconnage 




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La grande barrière de corail

Au nord-est de l'Australie, sur environ 2 300 kilomètres de long, on peut admirer la plus grande structure vivante sur Terre. La Grande Barrière de corail (Great Barrier Reef) regroupe un ensemble de 3 000 récifs éparpillés autour de 900 îles. Dans ce paradis aquatique vivent 350 coraux différents, plus de 1 500 espèces de poissons et de crustacés, et une trentaine de cétacés. Cette réserve étonnante de biodiversité est aujourd'hui gravement menacée par la pollution marine, la pêche et le tourisme. Mais le danger essentiel qui la guette demeure le réchauffement climatique,  qui a pour conséquence le blanchissement des coraux, puis leur disparition. Aujourd'hui, de nombreux efforts sont consentis afin de sauver ce trésor naturel, comme l'interdiction de la pêche ou l'intégration du tiers de la zone dans un parc national.

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Pays : Australie
Principale menace : le réchauffement climatique 




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Le cratère du N'Gorongoro

Souvent qualifié de huitième merveille du monde et classé au patrimoine mondial de l'Unesco en 1978, cette caldeira située en Tanzanie abrite la plus grande concentration d'animaux sauvages au monde. Pourtant, depuis quelques années certaines espèces animales, comme les gazelles ou les gnous ont vus leurs effectifs sensiblement diminuer. Les rhinocéros sont le triste symbole de ce drame, car braconnés pour leurs cornes. Mais ce sont les touristes, venant de plus en plus nombreux admirer ces merveilles en 4x4, créant ainsi de véritables bouchons, qui perturbent ce fragile écosystème. Le peuple masaï doit par ailleurs cohabiter avec ces animaux sauvages, faisant paître le bétail au milieu des lions, léopards et autres éléphants. Mais leur territoire se réduit au fur et à mesure que leur population augmente. Nous sommes au cœur d'une problématique de développement durable, où l'homme doit pouvoir vivre dignement sans perturber cet écosystème naturel qui constitue une richesse inestimable.

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Pays : Tanzanie
Principale menace : tourisme, braconnage, partage du territoire avec les masaïs, confinement propice à la propagation d'épidémies 




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Le panda géant

Le panda géant est aussi adoré que menacé. Cette espèce a en effet été déclarée trésor national en Chine en 1949, mais reste chassée pour sa fourrure, dont le marché japonais semble friand. Il a été choisi comme emblème de l'organisation mondiale de protection de la nature, le WWF, mais demeure aujourd'hui encore sur la liste rouge de l'IUCN et celle de la CITES sur le commerce international d'espèces menacées d'extinction, en tant que très menacée. Ce grand mangeur de bambous, dont il ne resterait que 1 600 individus dans le monde, est menacé par la fragmentation de son territoire, dans les forêts montagneuses du sud-ouest de la Chine, sans compter que les populations de pandas sont isolées les unes des autres. Le taux de reproduction en captivité restant faible, les espoirs pour la survie du panda géant sont minces.

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Pays : Du sud-ouest de la Chine à l'est du plateau tibétain
Principale menace : Déforestation, exploitation du bambou 




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Le vautour percnoptère

Malgré un air peu engageant, le vautour percnoptère est une espèce fragile. Menacé de disparition au niveau mondial, ce charognard est actuellement considéré comme une espèce en danger sur la liste rouge de l'Union Mondiale pour la Conservation de la Nature. Disparition de son alimentation, chasse, pillage des nids, dangers de la migration... le percnoptère est victime de nombreux dangers. Bonne nouvelle cet été, délivrée par la LPO, pour la population française de cette espèce : le programme européen LIFE Nature a permis aux individus du Sud-Est de la France de regagner du terrain ces dernières années. Mais le combat n'est pas terminé : dans les pays de l'est européen, les populations ont décliné de 50 % et ont totalement disparu de la Bosnie et la Serbie.

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Continents : Afrique, Europe, Asie
Principale menace : Disparition de la nourriture, chasse


Ninnenne      
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MessageSujet: Re: Environnement - (végétation,animaux....)   Ven 5 Déc - 14:55

Environnement - Les fleurs protégées en France -

 

Pour préserver les espèces végétales menacées et permettre leur conservation, la France a établi une liste des espèces végétales protégées sur l'ensemble du territoire mais également desfleurs protégées par région. Il est donc interdit de les détruire, couper, mutiler et arracher. La cueillette, le colportage, la vente ou encore l'achat de ces fleurs est formellement interdit. Si jamais vous croisez quelques-unes de ces espèces lors d'une balade, profitez de cette chance pour les contempler à l'état sauvage.


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L'ancolie des Alpes

Cette plante endémique des Alpes est une fleur toxique mais son élégance et sa couleur en font une fleur très agréable à regarder. 




L'hibiscus columnaris

Cette fleur se trouve sur un petit arbre à plusieurs troncs. Sa corolle campanulée est d'un jaune vif, puis devient au fur et à mesure, d'un rouge éclatant. Vous ne pourrez l'observer qu'à l'île Maurice ou à la Réunion.




La cirse des montagnes

Vous pourrez rencontrer ce grand cirse dans les aunaies subalpines. Vous le reconnaîtrez à sa grande taille et à ses fleurs entourées de bractées crochues et visqueuses.




Le Lys martagon

Cette plante bulbeuse est protégée dans certains endroits où elle se fait plus rare, comme en Auvergne ou en basse Provence. Si elle a fière allure, son odeur est peu agréable.




La gentiane ligure

C'est une espèce encore mal connue. Ses fleurs sont composées de cinq pétales formant une corolle bleue. Elle est endémique des Alpes Maritimes.




Le foetidia mauritiania

Cette fleur se reconnaît à ses quatre sépales persistants et ses étamines nombreuses. L'arbre sur lequel on peut la trouver est aussi appelé bois puant car il contient une huile résineuse fétide, qui sent tellement mauvais qu'elle repousse les insectes. 




Le Panicaut des Alpes

Le panicaut des Alpes, également appelé chardon bleu est une plante qui pousse uniquement dans une terre calcaire. Vous pourrez l'admirer aux mois de juillet et d'août.




La colchique de Corse

Cette espèce est très proche de la colchique alpine. C'est une fleur miniature qu'on repère grâce à sa couleur émeraude. 




La Cytise d'ardoino

Cette fleur est non seulement protégée en France mais est également considérée comme rare dans le monde. Elle est endémique à la région des Alpes-Maritimes.




Le cryptorus elatus

Vous ne trouverez cette plante qu'entre 400 et 1 200 mètres d'altitude. Ses pétales sont blancs, mais son cœur peut être rouge, jaune ou orange. Cette plante de la famille des orchidées n'a aucune odeur.




L'orchidée sauvage

Cette fleur est devenue rare et on la trouve surtout dans les réserves naturelles.




L'aster des Pyrénées

Cette plante herbacée fut la cible de nombreux collectionneurs aux XIXe et XXe siècles, qui contribuèrent largement à sa raréfaction.




Le sabot de Venus

Cette fleur jaune fait partie de la famille des orchidées. Sa tige peut atteindre les 60 cm. En général, elle ne produit qu'une seule fleur que vous pourrez admirer entre mai et juillet.




L'ochrosia borbonica

C'est une espèce endémique de l'île Maurice et de la Réunion communément appelée Bois jaune. Elle rappelle la fleur du frangipanier mais en plus petite, et sent divinement bon. 




L'androsace cylindrique

Vous ne trouverez cette fleur que dans la rocaille des Pyrénées. Beaucoup d'Androsaces figurent sur la liste des fleurs protégées en France.
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Environnement - Ganvié - Lac Nokoué -

 

Invasion de la jacinthe d’eau au Bénin

Ganvié, au Bénin, est la plus importante cité lacustre d’Afrique. Située sur le lac Nokoué, la Venise africaine est envahie par une jacinthe d’eau d’origine amazonienne.
Cette magnifique fleur envahit peu à peu depuis plus de 25 ans le lac Nokoué et ses villages lacustres. Elle étouffe toute vie aquatique et bouleverse ainsi l’existence des pêcheurs Toffin.


Le Bénin est un petit état d’Afrique occidentale baigné au sud par l’océan Atlantique. Étiré sur 670 km, le Bénin se présente comme une étroite bande de terre s'élargissant légèrement au nord. La façade atlantique (125 km) est bordée de cordons littoraux isolant de vastes plans d’eau lagunaires ou lacustres.
L'économie du Bénin repose sur l'agriculture, l'élevage et la pêche.


Ce pays est fragmenté en une mosaïque d'ethnies. Les Toffin sont l’une des nombreuses ethnies. Leurs ancêtres se réfugièrent à Ganvié pour échapper aux chasseurs d’esclaves à Cotonou.
Ils fondèrent alors les villages qui bordent le lac et la lagune de Porto-Novo, à Grand-Popo. L’eau est au cœur de leur existence.


Une jacinthe d’eau meurtrière
Originaire d’Amazonie, l’Eichhornia crassipes est une jacinthe aquatique. Elle a été observée au Bénin dès 1977 et a touché le lac Nokoué dans les années 1980.
Cette jacinthe fait partie des plantes aquatiques les plus envahissantes sur la planète. Elle a déjà envahi plus de 50 pays.


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Eichhornia crassipes. Une jacinthe aquatique d'Amazonie. Image Fniel

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Elle a probablement été rejetée dans un cours d’eau par un aquariophile totalement inconscient.


D’une remarquable beauté avec son cœur jaune et ses pétales mauves, cette plante bloque les pirogues, prive d’oxygène les poissons et augmente les risques de bilharziose et de malaria.


La vie à Ganvié


Large d’environ 150 km, le lac Nokoué est séparé du golfe de Guinée par une étroite bande de terre régulièrement inondée par l’océan.
Ce lac borde de nombreuses cités sur pilotis dont Ganvié.


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Ganvié vue du ciel. Image Hugo

La vie des Toffin est rythmée par les crues. La pirogue est l’unique moyen de locomotion que vous vouliez aller au dispensaire, à l’école ou au bar.
Tout se transporte sur pirogue, y compris les animaux. Le bétail est d’ailleurs parqué dans des enclos surélevés.



Vie quotidienne à Ganvié. Image Chillum

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La crue a lieu de septembre à décembre, juste après la saison des pluies. Elle triple les zones inondables et fertilise la vallée.
Pendant 4 mois, les pirogues ressemblent à de véritables arches de Noé, transportant femmes, hommes, enfants, cochons ou chats.


Les tempêtes peuvent alors balayer les maisons sur pilotis.



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Maisons sur pilotis de Ganvié. Image Fniel

Mais dès que la saison sèche arrive, les Toffin peuvent subvenir à leurs besoins grâce à l’acadja, la pêche traditionnelle.
Cette pêche fait vivre environ 300 000 personnes. Elle consiste à planter de grands branchages dans l’eau, en forme d’enclos, pour reproduire l’habitat des poissons.




Acadja, la pêche traditionnelle. Image Chillum

Les Toffin y pêchent une à deux fois par an les poissons. Ces enclos sous-marins fournissent la plus grande partie des protéines à ces populations.


La lutte contre la jacinthe d’eau

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Les Toffin doivent depuis plus de 20 ans lutter contre cet ennemi. Sans prédateurs locaux, elle prolifère très rapidement.




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Image Ferdinand Reus

Eichhornia crassipes est devenue un véritable fléau tant humain qu’écologique. La faune aquatique meurt, privée d’oxygène. Les escargots, vecteurs de la bilharziose, prolifèrent. Il faut rajouter à ce triste tableau la prolifération des moustiques porteurs de la malaria qui s’épanouissent sur les plans d’eau recouverts de jacinthes.




La jacinthe d'eau envahi chaque centimètre. Image Moi of Ra
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Les Toffin l’ont surnommé « wédouma », la plante que les poissons ne mangent pas. 

Pour se débarrasser de ce fléau, les pêcheurs essayent d’arracher cette plante, ce qui fait plus de mal que de bien.
En effet, si on fractionne cette plante, ses graines tombent à l’eau et on stimule ainsi sa croissance.


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Image Ferdinand Reus

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Des biologistes combattent cette plante en introduisant des prédateurs. Il s’agit d’insectes originaires d’Amérique du Sud : deux charançons et une mite.
Ces insectes ne s’attaquent qu’à la jacinthe et ne peuvent pas se reproduire sans elle. 


Malheureusement, ce combat est très lent. Il l’est d’autant plus que la population ne croit pas que des insectes puissent tuer cette plante.


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image Luis Carlos Cobo


Cette lutte biologique est un formidable défi et surtout une priorité absolue. En effet, le désastre sanitaire est bien réel.
La mortalité infantile est très importante et la malaria et le paludisme font des ravages.
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[size=24]Environnement - Guerre de l’eau ?[/size]





 
 
La prochaine guerre mondiale sera t-elle la guerre de l’eau ?



La surface de la Terre est recouverte à 70% par de l'’eau à l’état liquide. A cela, il faut rajouter l’eau, à l’état solide, que l’on trouve sous forme de glace.
Pourtant, l’eau douce, essentielle à notre survie, ne correspond qu’à 3% de toute l’eau présente sur Terre.
De plus, près des quatre cinquièmes de cette eau douce sont prisonniers des régions polaires sous forme de glaciers; un cinquième se situe sous terre, dans les nappes souterraines. Seul 0,3'% de l'eau douce existe sous forme liquide dans les fleuves, lacs, rivières et marécages.
Ce sont ces 0,3% qui sont les plus facilement exploitables par l’homme.



La pollution et le réchauffement de la planète sont deux menaces qui mettent en péril les ressources d’eau. L’eau douce qui est accessible est très inégalement répartie sur l’ensemble de notre planète.

L’agriculture intensive et l’augmentation de la population créent une demande croissante. Nous sollicitons de manière irresponsable nos ressources sans penser à préserver nos réserves.



L’eau douce accessible



L'eau consommée provient d'une part des fleuves, des rivières et des lacs (eau de surface), d'autre part des aquifères, réservoirs naturels dans les roches poreuses (nappes souterraines). Une petite quantité est aussi produite par dessalement, mais peu de pays peuvent s'offrir ce procédé coûteux. L'eau de surface a l'avantage d'être accessible et peut être considérée comme une ressource renouvelable, car elle est rapidement réalimentée. Malheureusement, elle est aussi facilement polluée.



Avec une superficie globale de 244 000 km², les Grands Lacs constituent le plus vaste ensemble de lacs d’eau douce du monde. A la frontière des Etats-Unis et du Canada, les Grands Lacs sont constitués du lac Michigan, entièrement aux Etats-Unis, du Lac Supérieur, du Lac Huron, du lac Ontario et du lac Erié.
Les célèbres chutes du Niagara sont nées de la dénivellation entre l’Erié et l’Ontario.




Les Chutes du Niagara. Image Paul Mannix



Les rives des Grands Lacs sont très urbanisées. Les villes puisent d’énormes quantités d’eau dans ces réserves.
Depuis plusieurs années, on a constaté une baisse des précipitations qui, associée à l’utilisation intensive, commence à affecter le niveau des lacs.



Au niveau mondial, les besoins domestiques représentent moins du dixième de la consommation totale d'eau, et l'activité industrielle quelque 25 %.




Lac Michigan. Image BitHead



L'agriculture est la plus grosse consommatrice, et de loin puisqu’elle en exploite près de 60 %, venant surtout des fleuves et rivières.



La majeure partie de cette eau sert à l'irrigation, et, une fois qu'on l'a utilisée, elle s'évapore souvent au lieu de retourner grossir les cours d'eau naturels. Dans les zones arides, de l'Ouest américain à la Chine, l'irrigation a parfois asséché d'importants cours d'eau.



Limiter la consommation domestique contribue à préserver l'eau, mais réduire les usages agricoles a un impact encore plus grand. La micro-irrigation, selon le principe du goutte-à-goutte, permet de réduire la consommation d'eau de plus de 250 %. Cette technique est malheureusement très coûteuse.



Pour les cultures extensives, telle la céréaliculture, faire pousser des variétés résistantes à la sécheresse peut permettre des économies encore plus importantes.




A cause d'un détournement pour les besoins de l'irrigation, la Mer d'Aral est aujourd'hui presque asséchée. Image Pierre A.  FRADIN



La pollution de l’eau est un enjeu primordial pour le XXIe siècle. Il est impératif de préserver cette eau de surface. Or, la réglementation est bien trop laxiste, voire inexistante dans certains pays.



La pollution de l’eau



L’agriculture intensive est une source importante de pollution. L’épandage d’engrais accroît la quantité de nitrates et de phosphates dans le sol, ce qui perturbe les cycles de l’azote et du phosphore. Quant aux pesticides, herbicides et fongicides pulvérisés sur les cultures, ils agissent sans distinction sur l’ensemble de l’écosystème et pénètrent du même coup dans la chaîne alimentaire.




Le lac Titicaca à 3 812 m est le plus grand lac d'eau douce d'Amérique du Sud. Image Vitch



Dans les fermes d’élevage intensif, les déjections animales amènent dans les sols de grandes quantités de nitrates qui s’infiltrent ensuite dans la nappe phréatique.



Les rivières des pays industrialisés doivent être protégées afin que soient préservées les ressources en eau douce et les espèces animales et végétales qui en dépendent.




Vue aérienne du Grand Lac Salé. Tous les lacs ne contiennent pas de l'eau douce. Certains sont salins. Great Salt Lake est presque cinq fois plus salé que les océans. Image Jurvetson



Le déversement des ordures ménagères et des déchets industriels, l'extraction minière à ciel ouvert, l'industrie du bâtiment et la culture intensive sont autant d'activités pouvant contaminer les sols et aboutir à l'accumulation de substances nocives chez les plantes et les animaux, y compris l'homme. De plus, les polluants déversés sur les sols sont entraînés par les eaux d'infiltration et rejoignent les eaux souterraines et les cours d'eau, accroissant ainsi les superficies affectées par la pollution et menaçant les ressources en eau potable.



L’eau à l’état solide



Seul continent inhabité, l’Antarctique, d’une superficie totale de 14 200 000 km2, est recouvert à 98% d’une calotte glaciaire qui atteint plus de 4 000 mètres d’épaisseur par endroits.



Cette couche de glace, qu’on appelle un inlandsis, renferme 90% des réserves d’eau douce du globe (30 millions de km3).




Vue aérienne du Groenland. Image Nullsession



L’exploitation de cette eau douce demanderait d’énormes moyens techniques et financiers. De plus, le problème qui se pose à nous est la fonte de la calotte glaciaire, due au réchauffement du climat.
D’après les dernières études, le climatologue James Hansen (Goddard Institute for Space Studies, NY) a souligné que c’est sous les hautes latitudes de l’hémisphère Nord, près du pôle, que le réchauffement est le plus marqué.




Iceberg à la dérive. Image Tiswango



Outre le fait que cette fonte de la calotte glaciaire entraînera une montée du niveau des mers, ce sont également les plus grosses réserves d’eau douce qui s’évaporent.



Les autres sources d’eau douce



Il y a d’autres sources pour obtenir de l’eau potable mais elles sont bien plus difficiles à exploiter.

Par exemple, dans certaines régions arides, le dessalement de l'eau de mer devient économiquement viable (surtout si on se sert de l'énergie solaire). Diverses méthodes sont utilisées, dont la distillation (ébullition suivie d'une condensation) ou l'électrodialyse (méthode électrique permettant de séparer et d'éliminer les ions chargés qui constituent le sel et les autres corps dissous).
 
 
Le dessalement de l’eau de mer est très coûteux et donc peu utilisé.



L’eau souterraine est une autre source utilisée depuis toujours par l’homme. Les nappes souterraines et les aquifères restent aujourd'hui vitaux dans de nombreuses régions sèches du monde.




Rivière souterraine à Palawan. Image Emmanslayer



L'eau souterraine est souvent présente dans des endroits où l'eau de surface est rare. L'inconvénient est que ses réserves se reconstituent très lentement.

Si l'on utilise trop d'eau, la diminution des nappes peut être très rapide. En Inde du Sud, on a enregistré en une seule année des chutes de niveau supérieures à 25 m.
Dans les Grandes Plaines américaines, la baisse du niveau des nappes phréatiques menace certaines des cultures les plus productives du monde. Et cela dans un avenir très proche, moins de 50 ans.



Une guerre de l’eau est-elle à prévoir ?



Dans un rapport intitulé "Eviter un changement climatique dangereux", le professeur David King estime qu’une augmentation de la température qui pourrait bien être supérieure à 3 degrés Celsius au cours des prochaines décennies exposerait à la famine jusqu'à 400 millions de personnes dans le monde et entre 1,2 et 3 milliards de personnes souffriraient d'un accès insuffisant à l'eau.




Un puit dans le Sahara. 50% de la population en Afrique ne dispose que d'une eau de qualité médiocre ce qui entraîne de nombreuses maladies. Image Steve Monty



Ce rapport est d’ailleurs bien plus « optimiste » que celui de l’ONU, publié en 2003. Ce rapport prévoyait que les réserves moyennes d'eau par personne baisseraient de plus d'un tiers en vingt ans et que 7 milliards d'hommes pourraient être confrontés à un manque d'eau en 2050, à moins de prendre des mesures urgentes.



Aujourd’hui déjà, plus de 250 des principaux bassins fluviaux mondiaux sont à cheval sur plus d'un État, et, selon les experts, la menace de «guerres de l'eau» croît avec l'augmentation de la population.


Les points chauds, susceptibles d'être l'objet d'un conflit, incluent le Moyen-Orient, l'Afrique du Sud et l'Asie centrale, régions où la pluviosité réduite engendre des tensions.



Le réchauffement de la planète va aggraver ce manque de pluviosité dans de nombreux pays. Même si l’on prend des mesures pour ne pas accélérer ce réchauffement, il est inexorable à long terme.


Il est donc plus qu’urgent d’arrêter de « faire l’autruche » et de préserver nos réserves dès maintenant.



Les ressources en eau n'évoluent pas contrairement à la pollution ou à la démographie mondiale.
Toujours dans la perspective d’un âge de la maturité de l’homme, abordé dans le dossier sur le réchauffement planétaire, le plus grand défi sera sans nul doute de partager équitablement l’eau douce, contrairement à ce qui se pratique aujourd’hui.

Ninnenne     

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MessageSujet: Re: Environnement - (végétation,animaux....)   Ven 5 Déc - 14:59

Encore une fois tout recommencer????

Environnement - Grands singes et forêt -


Les pygmées souffrent de la surchasse de la viande de brousse



Les populations de chasseurs-cueilleurs comme les pygmées Baka, Aka, Efe, Mbenjele ou Mbutis, sont les premiers à souffrir de cette surchasse qui les prive de leur nourriture de base.


La déforestation et le trafic de viande de brousse menacent leur mode de vie et leur culture.



Les forêts régulent le climat sur la terre. Les premiers arbres sont apparus il y a 380 millions d’années et ont façonné, modelé, modifié le climat le rendant plus clément et plus propice à la vie. Parce que la forêt absorbe de l’énergie solaire pour la photosynthèse ainsi que du CO2 (et de l’O2), elle a contribué, au cours de l’histoire de la vie sur terre, à réguler le climat : faire baisser les températures ainsi que le taux de dioxyde de carbone.



La forêt essentielle au cycle de l’eau





Une partie de l’énergie est ‘transpirée’ pour les feuilles. De la vapeur d’eau qui devient nuage. Des nuages qui deviennent pluie. La moitié de l’eau tombée sur la forêt amazonienne provient du recyclage direct par la forêt.



[size=16]
[/size]
Forêt et climat sont intimement liés



Détoxifier l’atmosphère




Les arbres de la forêt rejettent de l’ozone par exemple et d’autre gaz qui contribuent à détoxiquer l’air de ses polluants. Des polluants qui souvent sont des gaz à effet de serre, donc nocifs pour notre climat.


La déforestation est responsable de 25% des émissions de gaz à effet de serre (14% pour l’industrie et 17% pour les transports) d’où une très forte responsabilité de la déforestation dans le réchauffement climatique !



1 jour de déforestation = empreinte écologique équivalente à 8 millions de personnes prenant l’avion de Londres à New York



Les forêts marécageuses de Bornéo qui sont aujourd’hui brûlées pour installer de titanesques monocultures de palmier à huile, stockent plus de carbone que toutes les émissions de CO2 provoquées par les transports mondiaux de 4 années réunies. Aussi, les brûler entraîne des conséquences dramatiques sur le réchauffement climatique. L’une des priorités dans la lutte contre le réchauffement climatique aux conséquences si dramatiques pour l’homme et la biodiversité, est donc à terme l’arrête de la déforestation en zone tropicale. Et ce, afin que les forêts puissent continuer à remplir leur rôle essentiel de climatiseur.



[size=16]
[/size]
Il faut sauver les grands singes



Pourquoi sauver les grands singes ?



Sauver les grands singes, c’est donc aussi sauver les forêts dans lesquelles ces primates vivent, et ainsi sauver toute la biodiversité de ces écosystèmes essentiels pour le climat de notre planète. Mais sauver les grands singes, c’est aussi et enfin aider des peuples vivant de et autour de ces forêts tropicales. Eux aussi sont des victimes, trop souvent oubliées de cette maladie de la déforestation.



Enfin, protéger les grands singes et donc les forêts tropicales, c’est également nous assurer un avenir, nous protéger nous-mêmes, nous, Homo sapiens.



« Nous respirons tous un seul air. Nous buvons tous une seule eau. Nous vivons tous sur une seule terre. Nous devons tous la protéger. Aidez-nous. Aidez-vous avant qu’il ne soit trop tard. La forêt est mère de la vie. La sauver, c’est nous sauver nous-mêmes



(Raoni Metuktire, chef du peuple Kayapo, leader du mouvement de défense de la forêt amazonienne)

[size=24]Environnement - Caulerpa taxifolia . Caulerpa racemosa

[/size]





Caulerpa taxifolia . Caulerpa racemosa





Voici maintenant 25 ans que Caulerpa taxifolia a été observée à Monaco. Cette algue verte, baptisée algue tueuse par les médias, continue en 2009 sa progression malgré des actions menées localement.


L’autre algue envahissante, Caulerpa racemosa, est tout aussi dangereuse pour la biodiversité de nos fonds marins. Depuis 10 ans, cette caulerpe a entamé une expansion fulgurante qui semble ne pas pouvoir être stoppée.





Le bilan 2009 concernant la colonisation des littoraux de la Méditerranée de Caulerpa taxifolia  et Caulerpa racemosa n’est guère brillant.





Caractéristiques de Caulerpa taxifolia






Deux termes  souvent employés  ;

en voici les définitions :


  • Fronde : Feuille ou partie foliacée
  • Stolon : axe rampant ou tige rampante



Il existe environ 100 espèces d’algues du genre Caulerpa. Ces algues vertes évoluent dans les mers tempérées chaudes. En Méditerranée, Caulerpa prolifera est présente naturellement. Malgré son nom, cette algue n’est  pas une menace pour nos fonds marins. Les frondes de Caulerpa prolifera sont régulières et ressemblent à des feuilles d’olivier. Celles de Caulerpa taxifolia sont dentelées.






Colonie de Caulerpa taxifolia.




Caulerpa signifie en latin « axe » et « ramper » car l’axe ou tige de l’algue pousse en rampant.. « Taxifolia » car les feuilles ressemblent aux feuilles de l’If « Taxus ».

Caulerpa taxifolia  est originaire du sud-est australien. Cette très belle algue présente de multiples avantages pour les aquariums marins. C’est d’ailleurs ce qui explique qu’elle a été cultivée à partir des années 1970 dans différents aquariums européens.

Tout d’abord, elle est très décorative. De plus, elle sert d’aliment végétal aux poissons tropicaux.
L’aspect antiseptique et antibiotique de cette algue est bien connu des professionnels.




Enfin, elle permet l’épuration de l’eau. C’est une véritable pompe à nitrate et une excellente régénératrice de l’eau.






Caulerpa taxifolia est une algue décorative dans un aquarium.




Les études génétiques ont démontré que l’algue présente en Méditerranée est identique à la souche cultivée depuis 1970.

Pourquoi Caulerpa taxifolia est-elle si résistante en Méditerranée ? Parce que la souche cultivée présente des caractéristiques différentes des algues qui existent à l’état naturel. Cela signifie que les scientifiques se sont retrouvées face à une algue « inconnue » dont aucun équivalent existe dans la nature.
En effet, toutes les souches tropicales analysées sont différentes de la souche méditerranéenne.









Arrachées manuellement, les frondes de Caulerpa taxifolia se disséminent et engendrent de nouvelles colonies.

On peut donc en déduire que la souche originale a subi des modifications génétiques.




Caractéristiques de la souche méditerranéenne :





  • Elle évolue de 3 à 40 m de profondeur
  • Les frondes mesurent de 5 à 65 cm
  • Elle s’implante sur tous les types de fonds
  • Les eaux polluées ne la gênent nullement
  • Elle résiste au froid : environ 3 mois à 10°C
  • Elle peut survivre hors de l’eau environ 3 semaines
  • Son expansion reprend de plus belle dès que la température de l’eau dépasse 15°C
  • Elle ne se reproduit pas par voie sexuée mais par bouturage. Quand les frondes (tiges) sont cassées par arrachage ou par les courants, elles se disséminent et engendrent de nouvelles colonies un peu plus loin ou sur de longues distances. La dissémination s’effectue donc facilement grâce aux ancres de bateaux, aux filets de pêche et aux courants.



 
Classification: Règne: Plantae; Classe: Chlorophyceae; Ordre: Bryopsidales; Famille: Caulerpaceae




Caractéristiques de Caulerpa racemosa






Caulerpa racemosa est originaire du sud-ouest de l’Australie. Elle est très proche de Caulerpa taxifolia et elle aussi, résiste très bien au froid.



Cette algue verte se caractérise par des frondes assez courtes, inférieures à 15 cm. Les stolons forment un entrelacement très dense qui recouvrent entièrement les fonds marins et ressemblent à des grappes.






Caulerpa racemosa. Image wildsingapore




L’expansion de cette algue est encore plus rapide que celle de Caulerpa taxifolia et cela pour une raison essentielle :





  • L’algue se reproduit par voie sexuée et par bouturage



 
Bilan 2009 sur la colonisation des algues envahissantes


Caulerpa taxifolia






Actuellement, cette algue est présente sur les littoraux de 7 pays méditerranéens : Croatie, Espagne, France (sauf Corse), Italie, Monaco, Tunisie et Turquie.

En 1984, 1 m² de cette algue était implantée à Monaco. En 2000, les surfaces recouvertes étaient estimées à plus de 5 000 hectares.


En 2007, 8 610 hectares étaient colonisés.
En 2009, le bilan montre une stabilisation de l’expansion.

En France, les deux départements les plus touchés sont les Alpes Maritimes et le Var.




Caulerpa racemosa






Cette algue a été observée en Lybie en 1990 dans le port de Tripoli.
En France, cette algue a été aperçue pour la première fois en 1997 près de Marseille.

Depuis 1990, son expansion a été constante. En 2009, elle est présente sur les côtes de 14 pays méditerranéens :




Albanie, Croatie, Algérie, Chypre, France (Corse comprise), Grèce, Italie, Lybie, Malte, Espagne, Tunisie, Turquie, Monténégro et Monaco.




Elle s’est également installée en Atlantique, dans l’Archipel des Canaries.




En 2005, 8 070 hectares étaient colonisés. En 2009, c’est plus de 13 530 hectares qui sont touchés.

Le Littoral des Maures (Rayol Canadel, Cavalaire, La Croix-Valmer, Ramatuelle) est particulièrement touché par cette expansion qui a  littéralement explosé en 2007.

La présence des ces algues est un véritable fléau pour la biodiversité sous-marine et donc également pour la pêche.




Dans les zones contaminées, on a constaté une baisse de la biodiversité de 25%. Les poissons migrent dès que ces algues s’implantent dans un secteur.




C’est également un désastre pour la flore locale. Les ¾ des algues locales ont disparu.






Les colonies d'algues vertes détruisent la biodiversité.




On peut sans équivoque qualifier cette colonisation verte de catastrophe écologique majeure.




Les actions menées pour éradiquer les algues envahissantes






En 2009, on ne parle plus d’éradication qui s’avère d’ailleurs impossible mais de contrôle de l’expansion.

En Croatie, le gouvernement a été beaucoup plus dynamique qu’en France. Il a beaucoup plus rapidement réagi en mettant en place une méthode mécanique : la pose de bâches opaques. 
Il s’agit tout simplement de recouvrir les colonies d’algues avec une bâche qui empêche la photosynthèse.
Cette méthode n’est pas la recette miracle mais elle permet à la Croatie d’avoir grandement ralenti l’expansion de la Caulerpa taxifolia.



En France, depuis 1984, on parle beaucoup mais sans mettre en œuvre des actions de grande envergure.
A l’époque, les médias se sont focalisés sur la recherche du coupable ce qui a faussé le vrai débat et provoqué une querelle d’experts, chacun tenant surtout à ne pas être tenu pour responsable du désastre.






L'éradication de Caulerpa taxifolia est aujourd'hui impossible.




Depuis, aucun gouvernement n’a pris avec séreux les choses en main. Aujourd’hui, les actions menées le sont localement et grâce à la bonne volonté de certaines communes, de centres de plongées et de diverses associations.

En Corse, des centres de plongées s’investissent pour tenter de ralentir l’expansion de la Caulerpa racemosa. On peut également citer la commune de Sainte-Maxime qui s’est beaucoup investie de puis 9 ans grâce à une équipe de 12 personnes.




D’autres actions locales sont menées au Pradet, par exemple. Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive.






Caulerpa taxifolia en aquarium




Les principales méthodes utilisées dans les différents pays sont :




  • Arrachage manuel
  • Traitement chimique sélectif par couverture de cuivre
  • Bâchage
  • Lutte biologique



 
L’arrachage ne peut être effectué que par des équipes entraînées et équipées. Si vous pratiquez la plongée sous-marine, n’arrachez jamais ces algues. N’oubliez pas qu’elles se reproduisent par bouturage.






Caulerpa taxifolia en Méditerranée.




Le cuivre est utilisé pour l’éradication de cette algue car c’est un algicide qui est capable, par ses propriétés, de les détruire.




Plusieurs méthodes ont été mises au point mais aucune ne permettra une éradication totale.



Dans le cadre de la stratégie de contrôle, on étudie également la solution qui consisterait à introduire des prédateurs naturels de ces algues.




Concernant la Caulerpa taxifolia, une petite limace tropicale, Elysia subornata, pourrait être un atout précieux.






Elysia subornata.




Cette limace se reproduit très vite, soit 400 œufs par semaine. Elle se nourrit exclusivement de cette algue et de rien d’autre.




Chaque limace peut avaler une fronde par jour au minimum. Par contre, Elysia subornata ne survit pas à une température inférieure à 15°C.






Elysia subornata.




Son éventuelle utilisation ne pourrait donc s’effectuer qu’une partie de l’année. Encore faut-il être certain que cette introduction ne se révèle pas, à long terme, plus néfaste que salutaire. Il est toujours dangereux d’introduire des espèces « exotiques » dans un milieu sans en connaître les conséquences.





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MessageSujet: Re: Environnement - (végétation,animaux....)   Ven 5 Déc - 15:00

Encore une fois tout recommencer????

Environnement - Grands singes et forêt -


Les pygmées souffrent de la surchasse de la viande de brousse



Les populations de chasseurs-cueilleurs comme les pygmées Baka, Aka, Efe, Mbenjele ou Mbutis, sont les premiers à souffrir de cette surchasse qui les prive de leur nourriture de base.


La déforestation et le trafic de viande de brousse menacent leur mode de vie et leur culture.



Les forêts régulent le climat sur la terre. Les premiers arbres sont apparus il y a 380 millions d’années et ont façonné, modelé, modifié le climat le rendant plus clément et plus propice à la vie. Parce que la forêt absorbe de l’énergie solaire pour la photosynthèse ainsi que du CO2 (et de l’O2), elle a contribué, au cours de l’histoire de la vie sur terre, à réguler le climat : faire baisser les températures ainsi que le taux de dioxyde de carbone.



La forêt essentielle au cycle de l’eau





Une partie de l’énergie est ‘transpirée’ pour les feuilles. De la vapeur d’eau qui devient nuage. Des nuages qui deviennent pluie. La moitié de l’eau tombée sur la forêt amazonienne provient du recyclage direct par la forêt.



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Forêt et climat sont intimement liés



Détoxifier l’atmosphère




Les arbres de la forêt rejettent de l’ozone par exemple et d’autre gaz qui contribuent à détoxiquer l’air de ses polluants. Des polluants qui souvent sont des gaz à effet de serre, donc nocifs pour notre climat.


La déforestation est responsable de 25% des émissions de gaz à effet de serre (14% pour l’industrie et 17% pour les transports) d’où une très forte responsabilité de la déforestation dans le réchauffement climatique !



1 jour de déforestation = empreinte écologique équivalente à 8 millions de personnes prenant l’avion de Londres à New York



Les forêts marécageuses de Bornéo qui sont aujourd’hui brûlées pour installer de titanesques monocultures de palmier à huile, stockent plus de carbone que toutes les émissions de CO2 provoquées par les transports mondiaux de 4 années réunies. Aussi, les brûler entraîne des conséquences dramatiques sur le réchauffement climatique. L’une des priorités dans la lutte contre le réchauffement climatique aux conséquences si dramatiques pour l’homme et la biodiversité, est donc à terme l’arrête de la déforestation en zone tropicale. Et ce, afin que les forêts puissent continuer à remplir leur rôle essentiel de climatiseur.



[size=16]
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Il faut sauver les grands singes



Pourquoi sauver les grands singes ?



Sauver les grands singes, c’est donc aussi sauver les forêts dans lesquelles ces primates vivent, et ainsi sauver toute la biodiversité de ces écosystèmes essentiels pour le climat de notre planète. Mais sauver les grands singes, c’est aussi et enfin aider des peuples vivant de et autour de ces forêts tropicales. Eux aussi sont des victimes, trop souvent oubliées de cette maladie de la déforestation.



Enfin, protéger les grands singes et donc les forêts tropicales, c’est également nous assurer un avenir, nous protéger nous-mêmes, nous, Homo sapiens.



« Nous respirons tous un seul air. Nous buvons tous une seule eau. Nous vivons tous sur une seule terre. Nous devons tous la protéger. Aidez-nous. Aidez-vous avant qu’il ne soit trop tard. La forêt est mère de la vie. La sauver, c’est nous sauver nous-mêmes



(Raoni Metuktire, chef du peuple Kayapo, leader du mouvement de défense de la forêt amazonienne)

[size=24]Environnement - Caulerpa taxifolia . Caulerpa racemosa

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Caulerpa taxifolia . Caulerpa racemosa





Voici maintenant 25 ans que Caulerpa taxifolia a été observée à Monaco. Cette algue verte, baptisée algue tueuse par les médias, continue en 2009 sa progression malgré des actions menées localement.


L’autre algue envahissante, Caulerpa racemosa, est tout aussi dangereuse pour la biodiversité de nos fonds marins. Depuis 10 ans, cette caulerpe a entamé une expansion fulgurante qui semble ne pas pouvoir être stoppée.





Le bilan 2009 concernant la colonisation des littoraux de la Méditerranée de Caulerpa taxifolia  et Caulerpa racemosa n’est guère brillant.





Caractéristiques de Caulerpa taxifolia






Deux termes  souvent employés  ;

en voici les définitions :


  • Fronde : Feuille ou partie foliacée
  • Stolon : axe rampant ou tige rampante



Il existe environ 100 espèces d’algues du genre Caulerpa. Ces algues vertes évoluent dans les mers tempérées chaudes. En Méditerranée, Caulerpa prolifera est présente naturellement. Malgré son nom, cette algue n’est  pas une menace pour nos fonds marins. Les frondes de Caulerpa prolifera sont régulières et ressemblent à des feuilles d’olivier. Celles de Caulerpa taxifolia sont dentelées.






Colonie de Caulerpa taxifolia.




Caulerpa signifie en latin « axe » et « ramper » car l’axe ou tige de l’algue pousse en rampant.. « Taxifolia » car les feuilles ressemblent aux feuilles de l’If « Taxus ».

Caulerpa taxifolia  est originaire du sud-est australien. Cette très belle algue présente de multiples avantages pour les aquariums marins. C’est d’ailleurs ce qui explique qu’elle a été cultivée à partir des années 1970 dans différents aquariums européens.

Tout d’abord, elle est très décorative. De plus, elle sert d’aliment végétal aux poissons tropicaux.
L’aspect antiseptique et antibiotique de cette algue est bien connu des professionnels.




Enfin, elle permet l’épuration de l’eau. C’est une véritable pompe à nitrate et une excellente régénératrice de l’eau.






Caulerpa taxifolia est une algue décorative dans un aquarium.




Les études génétiques ont démontré que l’algue présente en Méditerranée est identique à la souche cultivée depuis 1970.

Pourquoi Caulerpa taxifolia est-elle si résistante en Méditerranée ? Parce que la souche cultivée présente des caractéristiques différentes des algues qui existent à l’état naturel. Cela signifie que les scientifiques se sont retrouvées face à une algue « inconnue » dont aucun équivalent existe dans la nature.
En effet, toutes les souches tropicales analysées sont différentes de la souche méditerranéenne.









Arrachées manuellement, les frondes de Caulerpa taxifolia se disséminent et engendrent de nouvelles colonies.

On peut donc en déduire que la souche originale a subi des modifications génétiques.




Caractéristiques de la souche méditerranéenne :





  • Elle évolue de 3 à 40 m de profondeur
  • Les frondes mesurent de 5 à 65 cm
  • Elle s’implante sur tous les types de fonds
  • Les eaux polluées ne la gênent nullement
  • Elle résiste au froid : environ 3 mois à 10°C
  • Elle peut survivre hors de l’eau environ 3 semaines
  • Son expansion reprend de plus belle dès que la température de l’eau dépasse 15°C
  • Elle ne se reproduit pas par voie sexuée mais par bouturage. Quand les frondes (tiges) sont cassées par arrachage ou par les courants, elles se disséminent et engendrent de nouvelles colonies un peu plus loin ou sur de longues distances. La dissémination s’effectue donc facilement grâce aux ancres de bateaux, aux filets de pêche et aux courants.



 
Classification: Règne: Plantae; Classe: Chlorophyceae; Ordre: Bryopsidales; Famille: Caulerpaceae




Caractéristiques de Caulerpa racemosa






Caulerpa racemosa est originaire du sud-ouest de l’Australie. Elle est très proche de Caulerpa taxifolia et elle aussi, résiste très bien au froid.



Cette algue verte se caractérise par des frondes assez courtes, inférieures à 15 cm. Les stolons forment un entrelacement très dense qui recouvrent entièrement les fonds marins et ressemblent à des grappes.






Caulerpa racemosa. Image wildsingapore




L’expansion de cette algue est encore plus rapide que celle de Caulerpa taxifolia et cela pour une raison essentielle :





  • L’algue se reproduit par voie sexuée et par bouturage



 
Bilan 2009 sur la colonisation des algues envahissantes


Caulerpa taxifolia






Actuellement, cette algue est présente sur les littoraux de 7 pays méditerranéens : Croatie, Espagne, France (sauf Corse), Italie, Monaco, Tunisie et Turquie.

En 1984, 1 m² de cette algue était implantée à Monaco. En 2000, les surfaces recouvertes étaient estimées à plus de 5 000 hectares.


En 2007, 8 610 hectares étaient colonisés.
En 2009, le bilan montre une stabilisation de l’expansion.

En France, les deux départements les plus touchés sont les Alpes Maritimes et le Var.




Caulerpa racemosa






Cette algue a été observée en Lybie en 1990 dans le port de Tripoli.
En France, cette algue a été aperçue pour la première fois en 1997 près de Marseille.

Depuis 1990, son expansion a été constante. En 2009, elle est présente sur les côtes de 14 pays méditerranéens :




Albanie, Croatie, Algérie, Chypre, France (Corse comprise), Grèce, Italie, Lybie, Malte, Espagne, Tunisie, Turquie, Monténégro et Monaco.




Elle s’est également installée en Atlantique, dans l’Archipel des Canaries.




En 2005, 8 070 hectares étaient colonisés. En 2009, c’est plus de 13 530 hectares qui sont touchés.

Le Littoral des Maures (Rayol Canadel, Cavalaire, La Croix-Valmer, Ramatuelle) est particulièrement touché par cette expansion qui a  littéralement explosé en 2007.

La présence des ces algues est un véritable fléau pour la biodiversité sous-marine et donc également pour la pêche.




Dans les zones contaminées, on a constaté une baisse de la biodiversité de 25%. Les poissons migrent dès que ces algues s’implantent dans un secteur.




C’est également un désastre pour la flore locale. Les ¾ des algues locales ont disparu.






Les colonies d'algues vertes détruisent la biodiversité.




On peut sans équivoque qualifier cette colonisation verte de catastrophe écologique majeure.




Les actions menées pour éradiquer les algues envahissantes






En 2009, on ne parle plus d’éradication qui s’avère d’ailleurs impossible mais de contrôle de l’expansion.

En Croatie, le gouvernement a été beaucoup plus dynamique qu’en France. Il a beaucoup plus rapidement réagi en mettant en place une méthode mécanique : la pose de bâches opaques. 
Il s’agit tout simplement de recouvrir les colonies d’algues avec une bâche qui empêche la photosynthèse.
Cette méthode n’est pas la recette miracle mais elle permet à la Croatie d’avoir grandement ralenti l’expansion de la Caulerpa taxifolia.



En France, depuis 1984, on parle beaucoup mais sans mettre en œuvre des actions de grande envergure.
A l’époque, les médias se sont focalisés sur la recherche du coupable ce qui a faussé le vrai débat et provoqué une querelle d’experts, chacun tenant surtout à ne pas être tenu pour responsable du désastre.






L'éradication de Caulerpa taxifolia est aujourd'hui impossible.




Depuis, aucun gouvernement n’a pris avec séreux les choses en main. Aujourd’hui, les actions menées le sont localement et grâce à la bonne volonté de certaines communes, de centres de plongées et de diverses associations.

En Corse, des centres de plongées s’investissent pour tenter de ralentir l’expansion de la Caulerpa racemosa. On peut également citer la commune de Sainte-Maxime qui s’est beaucoup investie de puis 9 ans grâce à une équipe de 12 personnes.




D’autres actions locales sont menées au Pradet, par exemple. Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive.






Caulerpa taxifolia en aquarium




Les principales méthodes utilisées dans les différents pays sont :




  • Arrachage manuel
  • Traitement chimique sélectif par couverture de cuivre
  • Bâchage
  • Lutte biologique



 
L’arrachage ne peut être effectué que par des équipes entraînées et équipées. Si vous pratiquez la plongée sous-marine, n’arrachez jamais ces algues. N’oubliez pas qu’elles se reproduisent par bouturage.






Caulerpa taxifolia en Méditerranée.




Le cuivre est utilisé pour l’éradication de cette algue car c’est un algicide qui est capable, par ses propriétés, de les détruire.




Plusieurs méthodes ont été mises au point mais aucune ne permettra une éradication totale.



Dans le cadre de la stratégie de contrôle, on étudie également la solution qui consisterait à introduire des prédateurs naturels de ces algues.




Concernant la Caulerpa taxifolia, une petite limace tropicale, Elysia subornata, pourrait être un atout précieux.






Elysia subornata.




Cette limace se reproduit très vite, soit 400 œufs par semaine. Elle se nourrit exclusivement de cette algue et de rien d’autre.




Chaque limace peut avaler une fronde par jour au minimum. Par contre, Elysia subornata ne survit pas à une température inférieure à 15°C.






Elysia subornata.




Son éventuelle utilisation ne pourrait donc s’effectuer qu’une partie de l’année. Encore faut-il être certain que cette introduction ne se révèle pas, à long terme, plus néfaste que salutaire. Il est toujours dangereux d’introduire des espèces « exotiques » dans un milieu sans en connaître les conséquences.





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