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 Fossiles et fossilisation -

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marileine
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Date d'inscription : 08/03/2012
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MessageSujet: Fossiles et fossilisation -   Dim 7 Déc - 12:51

Fossiles et fossilisation - Empreintes de dinosaures -

 
Les paléontologues ont retrouvé des empreintes de dinosaures fossilisées un peu partout dans le monde.
Néanmoins, elles sont plus rares que les ossements. Les fossiles les plus communs sont des restes d’organismes végétaux ou animaux. Ce sont des fossiles dits « directs ».
 Mais, les traces laissées par les organismes telles les empreintes, les déjections ou les marques de dents sont appelées « fossiles indirects ». 
Ces types de fossiles sont nombreux mais, à moins d’avoir été conservés à côté des organismes qui les ont engendrés, ils sont souvent difficiles à identifier.
 

Conditions de fossilisation des empreintes

Les empreintes ne peuvent se fossiliser que dans des conditions très particulières. Le sol doit être moyennement mou afin que les empreintes ne s’y dissolvent pas.
Elles doivent être rapidement recouvertes et protégées par des sédiments ou du sable.
 
La plupart des empreintes retrouvées appartiennent à un dinosaure isolé. Cependant, des troupeaux entiers ont laissé leurs traces sur le sol. 

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Empreinte d' Anchisauripus, Dinosaure saurischien du Trias.


Les empreintes de pas et les pistes sont abondantes. Il existe une branche entière de la paléontologie qui est spécialisée dans l’interprétation de ces « ichnofossiles » ou « traces fossiles » : la paléoichnologie. 
Les chercheurs essayent ainsi de répondre à de nombreuses questions : le dinosaure était-il bipède ou quadrupède ? Quel était son poids ? A quelle vitesse se déplaçait-il ? etc. … 

Identifier les empreintes

A partir de la forme, les paléontologues peuvent déterminer le type de dinosaure : 

Empreintes de théropodes Les théropodes reposaient le poids du corps sur trois doigts seulement. Le premier orteil n’atteignait pas le sol. Le doigt du milieu, le plus long, portait la majeure partie du poids. 



Empreinte d'un dinosaure théropode.


Leurs empreintes fossilisées ressemblent un peu à celles des oiseaux avec de longs doigts et de grandes griffes. 
Le plus difficile est de savoir de quel théropode il s’agit. 



Empreintes d'un oiseau.


Bien sûr, la taille de l’empreinte donne des indications. Par exemple, chaque pied d’un Giganotosaurus supportait un poids de 4 tonnes.
Ses pattes étaient extraordinairement puissantes.
 
En comparaison, les Coelurosaures comme Compsognathus n’étaient pour certains pas plus gros qu’une dinde.
Les pieds à trois doigts de Compsognathus ressemblent beaucoup plus à des pieds d’oiseaux que ceux de Giganotosaurus.
 



Fossile d'un Compsognathus. 


Autre exemple, les Ornithomimidés comme Gallimimus. Ces dinosaures possédaient des pieds extrêmement longs avec des doigts courts comparés au reste du pied. Quand les paléontologues disposent de suffisamment de squelettes d’une même espèce, ils peuvent alors comparer les fossiles aux empreintes de pas. 
Certaines espèces comme Iguanodon sont aujourd’hui suffisamment connues pour que l’on puisse identifier leurs empreintes de pas.
 

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Empreintes de sauropodes
 
Les sauropodes possédaient des pieds ronds ou ovales. Les membres en piliers étaient adaptés au poids énorme de l’animal. 

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Empreintes d'un dinosaure sauropode. 


Chaque membre antérieur portait cinq doigts. Les sauropodes marchaient sur leurs doigts, la plante du pied soulevée. Trois orteils seulement, dont le pouce, étaient griffus.


Identification et interprétation

Il n’est pas possible de déterminer quelle était l’empreinte d’une espèce précise de dinosaure. On retrouve par contre une forme de pieds semblable par groupes de dinosaures. Par exemple, les grandes empreintes circulaires des sauropodes se distinguent aisément des empreintes à trois doigts des théropodes et des Ornithopodes. 



Empreintes d'un Iguanodon au pied tridactyle.


Par contre, les empreintes des Théropodes ressemblent à celles des Ornithopodes. Mais, on peut les différencier car les empreintes d’Ornithopodes se reconnaissent aux trois grands doigts, terminés par un sabot arrondi. 
Celles des théropodes se reconnaissent à la pointe acérée due aux griffes. 
Parfois, ce que l’on pourrait interpréter comme les doigts d’un dinosaure théropode ne correspond en réalité qu’à une érosion de la roche. 



Cette piste a été faite par un ornithopode marchant sur ses membres postérieurs.


Seul, l’œil entraîné du spécialiste ainsi qu’une analyse détaillée des traces peuvent permettre d’éviter les confusions. 
En étudiant les empreintes, on peut également différencier un animal qui avance sur ses quatre pattes d’un bipède qui n’utilise que les pattes postérieures.
Les quatre membres d’un quadrupède sont à peu près de la même longueur. Le poids du corps est réparti de manière égale sur l’avant et l’arrière.
Les bipèdes possèdent de longues pattes postérieures et des bras trop courts pour supporter leur poids.
 
Certains dinosaures passaient d’un mode de locomotion à l’autre comme Iguanodon ou Camptosaurus. 

Les pistes d’empreintes

Les pistes d’empreintes fournissent de nombreuses indications sur le déplacement des dinosaures mais également leur mode de vie.
Elles indiquent par exemple les interactions sociales, comme celles des grands sauropodes adultes marchant à l’extérieur du troupeau pour protéger les jeunes restés au centre.
 



Empreintes observées en Utah laissées par plusieurs dinosaures suivant la même route.


Comme les animaux d’aujourd’hui, les dinosaures se réunissaient pour boire ou se nourrir dans des endroits particuliers. Le sol piétiné montre un enchevêtrement d’empreintes. Les ichnologues appellent ce type de fossiles « dinoturbation ». 
Sur des sites baptisés « mégapistes », les dinosaures ont laissé sur de grandes étendues des empreintes. On peut en déduire que ce sont des traces de migration sur des voies empruntées pendant des milliers d’années. L’Utah recèle de nombreuses empreintes dont celles d’un hadrosaure qui atteignaient 1,35 m de long, record du monde. 
A Paluxy River, au Texas, on peut observer les empreintes à trois doigts d’un théropode prêt à saisir sa proie, un sauropode. 
Les traces nous racontent toute la scène. 

Le théropode s’est approché par derrière pour sauter sur le sauropode à la démarche lente. Une piste spectaculaire a été laissée par deux grands sauropodes. Les empreintes circulaires de pieds sont grandes. Les empreintes de mains sont en forme de croissant en avant. 



Piste d'empreintes laissées par deux sauropodes.


La trace de la grande griffe du premier doigt se voit nettement sur les empreintes de sauropodes bien conservées.


Plus de mille empreintes de dinosaures découvertes dans le Jura

Un nouveau site paléontologique situé à Loulle, près de Champagnole (Jura en France), et qui abriterait plus de mille empreintes de dinosaures, fera l’objet de vastes fouilles à partir de juin 2007. L’étude des scientifiques va durer de un à trois ans. 

Les scientifiques estiment à 1.500 le nombre d'empreintes de dinosaures présentes sur le site. Il s’agit d’empreintes de sauropodes qui vivaient là il y a 155 millions d’années. Cette région était alors recouverte d’une mer chaude et peu profonde. 




Empreinte d'un sauropode dans le Jura. Bruno Ferrandez (AFP/AFP)


"Ce n’est pas unique mais c’est exceptionnel", explique Jean-Michel Mazin, directeur de recherches au CNRS, dirigera les fouilles. "Un tiers de la surface seulement est à découvert et on a déjà recensé quelque 500 empreintes. Les plus petites font 20 cm de diamètre, les plus grosses, 90 cm. On pense qu’il y en a entre 1 000 et 1 500 au total", précise M. Mazin. Ces empreintes sont localisées dans une ancienne carrière calcaire. 
La découverte a été faite en 2004 par Jean-François Richard, un géologue de formation qui faisait son jogging. En attendant, les équipes rappellent que ce site est fragile et qu’il faut en prendre le plus grand soin.[/size]

Fossiles et fossilisation - la datation des fossiles -

 
Les géologues ont divisé notre passé en intervalles que nous pouvons lire dans les couches de roches sédimentaires.
Ces couches renferment souvent des fossiles de plantes et d’animaux qui permettent une datation relative.
Cette chronologie stratigraphique ne peut donner une datation absolue. Elle manque donc de précision.
La découverte de la radioactivité naturelle a révolutionné les méthodes de datation. Cette nouvelle datation est dite « absolue »


La datation relative

Pour replacer un fossile dans son contexte, les paléontologues doivent le comparer aux roches et fossiles environnants.
Certains fossiles dits « fossiles caractéristiques ou guides » sont de précieux outils de datation.
Ces changements de fossiles permettent donc de diviser les temps géologiques en trois grandes ères, subdivisées en périodes.




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Ammonite du genre Amaltheus du Jurassique inférieur découverte en Angleterre


Ces fossiles guides sont des marqueurs stratigraphiques. Les temps géologiques sont découpés en éons, ères, périodes, époques, âges et zones.




Datation relative par les microfossiles. Ici, microfossiles de nummulite du Paléocène


Les marqueurs interviennent surtout pour définir les zones qui sont de petites unités de temps. C’est l’histoire évolutive de ces organismes à la durée de vie relativement courte qui permet de définir ces zones. Exemples de marqueurs stratigraphiques : ammonites,brachiopodes, trilobites, bélemnites.




Bélemnite du Crétacé


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Les marqueurs sont utilisés pour dater les roches dans le monde entier. Par exemple, les trilobites servent à repérer les roches du Cambrien, les graptolites celles de l’Ordovicien et du Silurien.



Les trilobites, classe d'arthropodes éteinte, furent très répandus durant tout le Paléozoïque.




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Trilobite d'Amérique du Nord. Ordovicien


Il faut que les sédiments marins soient importants sur une période pour que cette méthode fonctionne. Ce n’est pas le cas, par exemple pour le Trias.


La datation absolue

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Un corps radioactif émet à partir de sa consolidation, à vitesse constante, une série de radiations ce qui le transforme peu à peu en un élément stable.



A chaque élément radioactif correspond un temps au bout duquel la moitié de sa masse se désintègre.
Cette méthode de datation chronométrique convertit la séquence de formation des roches, telle qu’elle a été établie par la stratigraphie et la datation relative, en échelle absolue mesurée en millions d’années.




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Faune d'Ediacara en Australie datée du précambrien. Ici, un ver fossilisé


D’autres méthodes viennent en complément comme la datation radiométrique qui mesure les proportions d’isotopes dans les éléments radioactifs. La datation au Carbone 14 est l’une des meilleures techniques de datation radiométrique.
Cette technique se fonde sur la désintégration de l’isotope radioactif carbone 14 (C 14).
Mais, cette technique a ses limites et ne peut servir à dater des organismes vieux de plus de 70 000 ans.




Grenouille fossile du Tertiaire


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En résumé, dans une roche, on peut évaluer le pourcentage de corps radioactif non transformé et celui de l’élément stable qui résulte de sa transformation. Une simple règle de trois permet alors de dater la consolidation de cette roche.



Le paléomagnétisme complète ces techniques. Tout au long de son histoire, le champ magnétique terrestre s’est inversé. Le nord magnétique est devenu périodiquement le sud magnétique. L’étude des roches volcaniques sur les dorsales océaniques permet de reconstituer ces inversions et donc de dater ces périodes.




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Roche basaltique qui a conservé la trace de l'orientation du magnétisme terrestre


Les résultats obtenus avec ces différentes techniques sont d’une grande précision
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[size=24]Fossiles et fossilisation - L'ambre -


 
Fourmis fossilisées





Pour de nombreux insectes, l'ambre est devenu un véritable piège du temps. La majeure partie de l’ambre récolté rejoint l’industrie du bijou. Cependant, l’ambre contient parfois des fossiles parfaitement conservés.

Cette résine fossile jaune ou rouge a permis aux entomologistes de reconstituer ce que pouvait être une forêt il y a 100 millions d’années.


Tous les fossiles piégés dans l’ambre sont un extraordinaire témoignage de l’histoire de la vie.



Il est à souligner qu’il existe un marché très lucratif de faux ambre. Les faussaires vont jusqu’à reconstituer dans la matière, souvent du plastique ou du copal, de parfaites inclusions d’animaux fossilisés. Bien sûr, les scientifiques peuvent différencier le vrai du faux.



Origine de l’ambre




L'origine de l'ambre est restée pendant longtemps une énigme. Le mystère de l'origine de l'ambre le rendait d'autant plus attractif et nos ancêtres lui attribuaient des vertus magiques et surnaturelles.
Les plus beaux gisements d’ambre remontent à l’Oligocène et au Miocène. Ce n’est pas un hasard. En effet, il y a environ 30 millions d’années, une grande partie de notre planète était recouverte d’une forêt tropicale luxuriante.

Ces forêts tropicales cédèrent progressivement la place à des prairies plus sèches. Les forêts tropicales se réduisirent au profit de forêts tempérées constituées d’arbres à feuilles caduques ainsi qu’à feuilles persistantes.


Au Miocène, le climat devint plus sec et plus chaud mais les forêts de conifères se maintiennent dans le Nord.





L'ambre est une résine fossile.



Tous ces arbres à feuillage persistant secrétaient une sève collante qui perlait des trous de l’écorce ou des branches cassées.
Cette résine s’est parfois déversée en très grande quantité.

Puis, la forêt disparut, les arbres moururent, pourrirent et la résine fut enterrée sous des tonnes de sédiments.

Là, elle s’oxyda et se solidifia.



On peut dire que l’ambre est en quelque sorte le « sang » des arbres.



Les propriétés de l’ambre



La couleur de l’ambre varie du miel au brun. Plus elle est sombre, plus elle a été exposée aux intempéries ou au soleil.



L’ambre rouge  doit sa couleur à l’oxydation. L’ambre bleu est plus rare. Cette couleur est le résultat de tâches minérales ou organiques dans la résine.


Exposé aux ultraviolets, l’ambre devient fluorescent.




La couleur de l’ambre varie du miel au brun.



L’ambre gris n’a aucun rapport avec l’ambre jaune. C’est une substance formant à la surface des mers des masses flottantes très parfumées, et provenant de la digestion par les cachalots de la sépia des grands poulpes. Son odeur musquée devient agréable après dessication et à ce titre, l’ambre gris est utilisé en parfumerie.


L'ambre blanc ou spermaceti n'a lui aussi aucun rapport avec l'ambre jaune. C'est une substance blanche et huileuse que l'on retire d'une poche cérébrale du cachalot et qui entre dans la composition de pommades ou de cosmétiques.
Utilisé comme encens, l’ambre jaune dégage une odeur de pin. Nos ancêtres l’utilisaient pour éloigner les mauvais esprits.




Le Musée américain d'Histoire Naturelle possède l'une des plus belles collections d'ambre du monde.



Frotté vigoureusement, l’ambre produit une charge électrostatique qui permet d’aimanter des objets légers.
C’est à la découverte des propriétés électrostatiques par Thalès de cet ambre, nommé en grec élektron, que l’électricité doit son nom.



L’ambre contient de l’acide et d’autres produits chimiques. La raison de la conservation d’une exceptionnelle qualité des fossiles résulte de cette composition chimique.


Propriétés : tendre, fragile, flotte sur l'eau salée même légèrement. La résine est constituée d'isoprènes, molécules comprenant cinq carbones.



Les principaux gisements d’ambre



Des gisements ont été retrouvés sur tous les continents. Certains sont d’une grande richesse en fossiles d’Invertébrés et de Vertébrés.

Le processus de fossilisation propre à l’ambre est appelé inclusion.


Ce processus a permis de retrouver des exemplaires d’Insectes, d’Arachnides, de Fourmis, de Reptiles et bien d’autres animaux, tous dans un état de conservation parfaite.





Insecte fossilisé dans de l'ambre de la Baltique.



Certains éléments chimiques de la résine éloignaient les insectes mais quelques espèces apprirent à reconnaître quand la sève représentait de la nourriture ou un lieu sûr pour la reproduction.
La résine coulait de l’arbre. L’insecte s’y posait. Il restait collé puis était prisonnier de la masse.


L’animal mourrait très vite. En quelques secondes ou minutes, les sucs et autres liquides pénétraient dans le corps, en chassant l’eau et le déshydratant.


La résine embaumait les tissus. Puis, elle se durcissait et figeait la scène pour l’éternité.



Dans l’ambre, on peut découvrir la matière originelle : les tissus et les muscles dans le corps de l’animal.




Lézard fossilisé dans de l'ambre de la République Dominicaine.



Les meilleurs fossiles conservés dans l’ambre proviennent de la République Dominicaine, dans les Caraïbes.
L’ambre s’y trouve au fond de mines à plus de 60 m de profondeur.


Cela fait une trentaine d’années que l’ambre y est analysé.
Cet ambre est d’une très grande qualité et d’une clarté exceptionnelle.



Son intérêt principal est la variété des fossiles qu’il renferme : des lézards, des insectes, des feuilles, des grenouilles …




Fossile conservé dans de l'ambre de la Dominique.



Parmi les plus beaux gisements d’ambre, on trouve également ceux de la Baltique et de la Roumanie, qui remontent l’un et l’autre, à l’Oligocène.

La côte Baltique est réputée depuis plus de 10 000 ans pour ses ressources d’ambre. D’immenses dépôts gisent au fond de la mer. Lors des tempêtes hivernales, l’ambre se détache du fond et est rejeté sur le rivage.





Insecte fossilisé dans de l'ambre de la Baltique.



La majeure partie de cet ambre récolté est transformée en bijoux et autres objets ornementaux.


Dans le New Jersey, sur la côte Nord-Est des Etats-Unis, on a retrouvé des dépôts datant du Crétacé, soit 65 à 140 millions d’années.


L’ambre du Crétacé est rare et c’est celui qui contient les plus anciens insectes fossiles et autres organismes.


L’ambre du New Jersey présente des couleurs qui vont du rouge clair au jaune.


Un autre dépôt intéressant qui date du Crétacé a été découvert près de Budapest.




Fourmi conservée dans de l'ambre de la Baltique. Oligocène.



C’est le milieu du Crétacé qui a vu l’explosion de la forme de vie que sont les plantes à fleurs : les angiospermes.

L’évolution des insectes et des angiospermes est étroitement liée. Les angiospermes, plantes à fleurs, vrais arbres et ultérieurement les herbes, apparurent il y a environ 100 millions d’années. Ils se sont répandus et diversifiés de sorte qu’ils sont aujourd’hui largement dominants sur l’ensemble de la planète.


Les pétales représentent l’élément le plus familier des fleurs, et un signal pour les insectes pollinisateurs.


La fossilisation dans l’ambre et dans les roches des angiospermes a permis de reconstituer en grande partie les climats qui régnaient à partir du milieu du Crétacé.




Ambre et ADN



L’ambre est le seul matériau capable de conserver l’ADN vieux de plusieurs millions d’années.

De l’ADN d’insecte a pu être extraite d’ambre du Crétacé.



C’est de là qu’est venue l’hypothèse du clonage d’espèces disparues. On pense bien sûr immédiatement à Jurassic Park.
La sortie du film a d’ailleurs coïncidé avec les premières extractions d’ADN.





Très beau fossile conservé dans de l'ambre de la Dominique.



L’ambre peut-il permettre de reconstituer des ADN préhistoriques ?


A ce jour, la réponse est non. La raison en est que l’ADN extraite est fragmentaire. Recomposer l’ADN original serait un travail de titan voire une mission impossible.

Pour redonner vie à un dinosaure, il faudrait découvrir un ADN non fragmentaire ce qui est très peu probable.



A moins qu’un jour, l’avancée scientifique permette de combler les blancs.


Quelques pistes sont cependant prometteuses. De l’hémolymphe d’arthropodes a été emprisonné dans de l’ambre de la République dominicaine. Ce « sang » fossilisé pourrait bien contenir un ADN non fragmentaire.

De même, du sang d’un lézard a également été découvert dans de l’ambre.





Du "sang" d'arthropode a été fossilisé dans cet ambre de la Dominique.


Ninnenne     [/size]
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MessageSujet: Re: Fossiles et fossilisation -   Dim 7 Déc - 12:54

Fossiles et fossilisation - Processus de fossilisation


Les fossiles sont les restes des organismes vivants que l’on retrouve enfouis dans les roches. La science qui étudie les fossiles est la paléontologie « discours sur les organismes anciens » qui fut créée au 19ème siècle.

Pour un organisme, quel qu’il soit, la fossilisation commence dès la mort.





Les caractéristiques du processus




Le processus de fossilisation peut s’effectuer sur le lieu même de celle-ci, mais, la plupart du temps, dans un autre endroit.

Quand l’organisme se déplace après sa mort, on parle de « transport post mortem ». Par exemple, une ammonite se vide de sa partie molle et est entraînée par le courant. Un Vertébré meurt près du lit d’une rivière, une crue peut l’emmener très loin de son biotope originel.



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Fossile d'un Limnosaurus, un reptile semi-aquatique du permien.



La première étape quand on analyse un fossile est de déterminer s’il vivait là où on l’a trouvé ou non.


Les organismes se désagrègent plus ou moins vite après leur mort. La nature même du sédiment dans lequel la fossilisation s’est effectuée influe sur la conservation. De même, certains gisements permettent une excellente conservation des parties les plus délicates.



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Calcaire jurassique de Solnhofen dans lequel a été retrouvée cette libellule Isophlebia aspasia



1/ Sédiments peu perméables propices à la conservation

  • Argiles


  • Marnes


2/ Sédiments perméables peu propices à la conservation

  • Sables


  • Graviers


  • Conglomérats


 
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Le milieu marin est plus favorable que le milieu continental. Le bois peut également conserver à l'état fossile tous les détails de sa structure.


Enfin, un sol gelé peut parfaitement conserver des organismes vivants. Les mammouths fossiles de Sibérie en sont un exemple très connu.



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Empreinte fossile d'un amphibien du Dévonien.



Il existe plusieurs types de fossilisation.



La minéralisation




Les organismes subissent l’action des eaux riches en sels minéraux dissous qui y circulent. Deux actions différentes peuvent s’effectuer :



  • Les parties molles de l’animal sont remplacées par la substance minérale.


  • Les parties dures peuvent être transformées


 
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Mollusque transformé en calcédoine.



L’intérieur de l’animal est donc transformé en roche ou on se retrouve avec un moule interne du vivant.



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Corail silicifié.



La deuxième action est une véritable substitution cristallochimique. Les résultats sont souvent extraordinaires.
On a pu découvrir ainsi des forêts entières parfaitement conservées. Les arbres ont été transformés par la silice en blocs d’opale ou de calcédoine. On les retrouve dans leur position originelle avec leurs racines.



La carbonification




Ce processus de fossilisation concerne surtout les végétaux. C’est lui qui est à l’origine des gisements de charbon. La plupart remontent au Carbonifère (340 millions d’années minimum).
A cette époque, les pays actuels comme la Chine, l’Inde, l’Australie, l’Afrique, l’Amérique du Nord et une partie de l’Europe, étaient recouverts d’immenses forêts et de zones marécageuses.


Ce sont les restes de ces forêts et marécages qui ont constitué la base des gisements de charbon.



[size=16][/size]
Rameaux de Mariopteris du Carbonifère.



Comment ces plantes se sont-elles transformées en charbon ?
Ce sont les bactéries anaérobies qui attaquent la cellulose des végétaux. Il y a diminution de l’oxygène et de l’azote au profit du carbone.

Plus le temps écoulé est important, plus le pourcentage de carbone est élevé. Les différents charbons sont classés selon leur teneur en carbone et donc leur âge.



L’incrustation




Ce processus se limite aux organismes assez récents. Il est en relation avec la présence d’eaux riches en carbonate de calcium.
Les restes organiques sont recouverts d’une pellicule minérale. Il ne reste à la fin du processus de fossilisation qu’une fine empreinte. Par exemple : empreintes de feuilles, de tiges.



[size=16][/size]



L’Ambre




Dans ce cas, l’inclusion de petits animaux s’est produite dans la résine de conifères qui s’est trouvée fossilisée, qu’on appelle ambre.


Ce processus a permis de retrouver des Invertébrés ou des Vertébrés dans un état de conservation parfaite.



[size=16][/size]



La momification




Ce processus est très rare et permet la conservation complète d’un organisme. On a ainsi retrouvé deux Anatosaurus du Crétacé supérieur.



Relation sédiment-fossile




Dans beaucoup de cas, le sédiment et le fossile sont contemporains. Cependant, si le fossile a été transporté après sa mort, le sédiment peut être plus jeune ou plus ancien.
C’est l’étude de la relation sédiment-fossile qui permet d’obtenir des indications sur le milieu de vie de cet organisme.



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Crustacé de l'Eocène. Gisement de Monte Bolca (Italie).



La sédimentation a débuté avec l’histoire de la Terre. Les sédiments se sont déposés au fil du temps. C’est donc tout notre passé qui s’y trouve enfermé.


Les géologues ont donné le nom de « séries stratigraphiques » aux successions de ces couches.


Les associations de la faune et de la flore dans ces séries stratigraphiques permettent de les classer en périodes distinctes.

On peut les reconnaître grâce à la présence de certains fossiles appelés « fossiles guides ».


Les ammonites en sont le meilleur exemple. Leur évolution fut rapide et chaque espèce ne vécut que peu de temps.




bonne après midi 1     Ninnenne     
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