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 Inventions et decouvertes

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ninnenne
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MessageSujet: Inventions et decouvertes   Lun 8 Déc - 12:56

Inventions et découvertes - Le cadran solaire -

Cadran solaire - Plaminet -
 
L’homme a toujours voulu mesurer le temps. Le cadran solaire est le premier instrument scientifique de l’histoire de l’humanité qui cumule les fonctions de mesure du temps et de détermination des grandes périodes de l’année solaire.
Le premier cadran solaire connu date de 1500 avant notre ère. C’est un cadran solaireégyptien fabriqué sous le règne du pharaon Thoutmosis III.
Cependant, il est fort probable que cette grande invention est bien antérieure.
 
Le gnomon


Dans le livre II de ses Histoires, l’historien grec Hérodote écrit : »…le cadran solaire, le gnomon et la division du jour en douze parties nous sont venus des Babyloniens. »
Il s’agit de la plus ancienne mention du cadran solaire.
 
Cadran solaire à deux faces. Alpes Françaises. Image Feuillu
 
Le cadran solaire s’est révélé d’une extrême importance pour les astronomes chaldéens, égyptiens, puis grecs et romains, chargés, en particulier, de mettre en place un calendrier.
 
Cadran solaire analemmatique. C'est vous-même qui projetez votre ombre en vous plaçant sur la graduation correspondant à la date. Image Airnos .
 
Hérodote mentionne le gnomon. Ce dernier est la forme primitive du cadran solaire. Son fonctionnement est le suivant :
 

  • Un piquet est planté dans le sol

  • Son ombre se projette sur un plan


 
En observant la variation de la longueur de l’ombre projetée par l’objet sur ce plan, on détermine le milieu du jour, qui correspond à l’ombre diurne minimale.
 
Deux Indiens de Bornéo se servant d'un gnomon (illustration d'après une photo prise par les ethnologues Kose et McDougal en 1910)
 
Cette technique primitive de mesure du temps est encore utilisée aujourd’hui par des tribus amérindiennes ou indonésiennes.
Des ethnologues ont découvert vers 1910 que des Indiens de Bornéo utilisaient le gnomon.
 
Avec le gnomon, on peut également connaître la date des solstices. Il suffit de mesurer, au cours de l’année, la longueur de l’ombre lorsque le Soleil est au méridien.
 
- Quand l’ombre est minimale, c’est le solstice d’été
- Quand l’ombre est maximale, c’est le solstice d’hiver
 
On comprend tout l’intérêt du gnomon pour des peuples essentiellement agricoles qui ont besoin de connaître la date des moissons, des labours ou des semailles.
 
Origine et fonctionnement du cadran solaire


Les Babyloniens ne sont peut-être pas les inventeurs du cadran solaire mais ce sont eux qui l’ont diffusé en Egypte, au cours du IIe millénaire avant notre ère.
On pense que l’introduction du cadran solaire en Grèce est le fait de l’astronome Anaximandre (vers 610-vers 547) qui l’aurait employé pour déterminer l’équinoxe.
 
Cadran solaire moderne. Image Rger B.
 
Selon les ouvrages, le premier cadran solaire égyptien date du XIIIe ou du XIIe siècle avant notre ère.
 
Cadran solaire de 1667 (Angleterre). Image Aejoux
 
Par rapport au gnomon, le cadran solaire est plus perfectionné. Le plan est divisé en « heures égales. »
Une aiguille projette son ombre sur ce plan transformé en cadran. L’aiguille tourne au fur et à mesure que le Soleil tourne autour de la Terre.
Grâce à la partition en périodes égales de jour, on peut « lire l’heure » en vérifiant la position de l’ombre sur le cadran.
 
Cadran solaire très coloré en Italie. Image Pizzodisevo
 
Certains cadrans solaires présentent plusieurs tracés qui tiennent compte de l’inégalité des saisons.
 
Il existe de nombreux types de cadrans solaires. En voici une liste non exhaustive :
 
Le cadran solaire horizontal
 
Cadran solaire horizontal. Image Airnos .
 
Le cadran solaire méridional


Cadran solaire méridional qui est le plus courant. (Château de Queyras) . Image Feuillu
 
C'est un cadran plan vertical faisant exactement face au sud. Il ne donne l'heure que lorsque le Soleil est plus au sud que la ligne Est-Ouest. Son style est parallèle à l'axe du monde, c'est à dire l'axe passant par le pôle nord et sud de la terre, et pointe vers le sol. C'est le cadran le plus courant, celui que l'on voit sur les clochers d'église et les façades des bâtiments publics.
 
Le cadran solaire oriental
 
 
C'est un cadran plan vertical faisant exactement face à l'est. Il ne donne l'heure que le matin, jusqu'à un peu avant midi. Son style est parallèle au mur et dirigé vers le pôle.
 
Le cadran solaire occidental
 
 
C'est un cadran plan vertical faisant exactement face à l'ouest. Il ne donne l'heure que l'après-midi. Son style est parallèle au mur et dirigé vers le pôle.
 
Le cadran solaire vertical déclinant
 
 
C'est un cadran plan non vertical, orienté n'importe où. C'est le cas général des cadrans plans. Ce type de cadran est assez rare.
 
Le cadran solaire équatorial
 

 
Un cadran solaire équatorial est constitué d'une table dont le plan est parallèle au plan de l'équateur et d'un style perpendiculaire à cette table et donc parallèle à l'axe du monde. Sur la table , sont dessinées des lignes horaires sur les deux faces , séparées d'un angle de 15° ou de 7,5°. L'ombre portée sur la table par le style permettra de lire l'heure solaire. Du printemps à l'automne l'heure sera lue sur la face supérieure du cadran , en effet la déclinaison du soleil est positive , le soleil est au-dessus de l'équateur ; De l'automne au printemps la lecture se fera sur la face inférieure de la table.


Le cadran solaire polaire
 
 
Le cadran polaire a la particularité d'avoir l'axe des pôle passant par sa table. Les lignes horaires sont parallèles entre elles. Le style est aussi parallèle à la table, pointé vers le pôle. Le cadran polaire peut aussi être cylindrique.
 
L’importance du cadran solaire


L’importance du cadran solaire ne concerne pas que l’agriculture. Son utilisation pour calculer l’équinoxe a eu des conséquences très importantes pour l’avenir de l’astronomie et de la géographie.
La détermination de l’équinoxe donne l’emplacement de l’équateur céleste et permet d’établir, par projection sur la Terre, la position de l’équateur terrestre.
C’est grâce à ces calculs que l’on a pu évaluer la latitude.
 
Cadran solaire Eglise St Helens. Image Darwin 70
 
Le cadran solaire a connu un énorme succès au temps de l’empire romain. Il était très en vogue également dans les pays musulmans.
Il a été utilisé en Europe jusqu’au XVIIIe siècle.
 
Cadran solaire. Cité de Carcassonne. Image Fdecomite
 
Pendant des siècles, les cadrans solaires ont rythmé la vie quotidienne. Ils servaient également d’ornements sur les places des villages.
 
L’homme et la division du temps


Si mesurer le temps a certains avantages, c’est aussi une entrave à la liberté de l’homme. Cette notion du temps est très subjective et propre à l’homme.
Le calendrier est la première invention qui a permis à l’homme de diviser le temps et donc de rythmer son existence.
 
Image Afroswede
 
La création du calendrier au IIIe millénaire avant notre ère répond à des besoins spécifiques : fixer la date des fêtes religieuses, organiser les travaux agricoles mais aussi déterminer l’année fiscale.
 
Image Pizzodisevo
 
Plus nos sociétés sont devenues complexes et plus il est devenu indispensable de créer des points de repères.
L’homme a « domestiqué » le temps et, comme tout le reste de son environnement, l’a façonné en fonction de ses besoins.

Inventions et découvertes - Le Vin -


Universel, le vin a des origines très anciennes. C’est en Egypte que l’on a retrouvé les plus anciennes activités liées à la viticulture.
Les anciens Egyptiens appréciaient le vin mais également la bière.
Les historiens notent aussi que le mot «vin » a sans doute une origine sémitique, et que plusieurs textes sémitiques, égyptiens et grecs attribuent une même origine transcaucasienne à la viticulture.

Comment l’idée est-elle venue de transformer le raisin en boisson ? Nul ne le sait. Peut-être n’est-ce qu’un hasard comme beaucoup d’inventions.

Toujours est-il que toutes les civilisations du pourtour méditerranéen ont fait de la viticulture l’une de leur principale activité commerciale.

Les Grecs et les Romains, grands amateurs de vin, ont même rendu hommage à ce breuvage en lui dédiant un dieu.
Appelé Bacchus par les Romains, Dionysos est, dans l'Antiquité, le dieu de la Vigne et du Vin. II symbolise le délire mystique, par opposition au mythe d'Apollon tout imprégné d'harmonie raisonnée.


L’apparition des vignes




On pense que les vignes vraies du genre Vitis ont fait leur apparition au cours de l'ère tertiaire (entre 65 et 2 millions d'années avant notre ère). Les quatre glaciations de l'époque quaternaire limitent ensuite leur aire d'implantation au pourtour de la Méditerranée, aux rives de la mer Noire et au Moyen-Orient; puis on observe une remontée vers le nord de la vigne sauvage (Vitis sylvestra), à l'origine des cépages cultivés aujourd'hui.





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Vigne cultivée

La mise en culture de la vigne débuterait, quant à elle, il y a six mille ans, dans le sud du Caucase. Il s'agit, précisons-le, d'une hypothèse déduite de la persistance vivace de vigne sauvage dans cette zone. Ainsi, dans l'Ancien Testament, le premier acte de Noé après le Déluge est de planter une vigne au pied du mont Ararat.
Quoi qu'il en soit, la vigne sauvage subit des mutations successives et une sélection, qui la transforme en Vitis vinifera sativa, c'est-à-dire en vigne cultivée.


En Égypte et en Mésopotamie
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Divers types de cépages se sont répandus sur le pourtour de la mer Noire et de la Méditerranée.
La vigne est ainsi cultivée en Égypte, vers 3200 avant notre ère, comme en témoigne l'un des tout premiers signes hiéroglyphiques, représentant des piquets fourchus supportant un pied de vigne. 


Des fresques retrouvées dans les chambres funéraires de Sagqarah et de Louxor attestent l’importance de la viticulture dans l'Égypte ancienne.
Les grandes régions productrices sont le delta du Nil et les oasis du désert libyque et du Fayoum.




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Des paysans transportent des amphores de vin. Détail d'une fresque.
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En Mésopotamie, le vin commence à être fréquemment mentionné à partir de la fin du IIIe millénaire. Les plus anciennes lois relatives au vin sont édictées par le roi Hammourabi, à Babylone, au XVIIIe siècle avant notre ère. Plus récemment, au début du Ier millénaire, des scènes représentées sur les bas-reliefs montrent que les Assyriens maîtrisent toutes les techniques de fabrication du vin, dont il existe alors de nombreuses variétés.


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Tombe de Kha'Enwese à Thèbes représentant les vendanges sur hautains en cerceau.

Le vin de palme était préparé à partir de la sève du palmier-dattier. Le vin de datte était lui obtenu par macération de dattes dans l’eau, suivie de fermentation.


Le nectar du Nil
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La bière existait en Egypte bien avant les pyramides. En 1989, des archéologues en fouillant l’ancienne cité de Hierakonpolis, sur les rives du Nil, ont découvert une brasserie vieille de 5 400 ans.




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Four à pain. La bière était notamment composée de pain mal cuit. 


Grecs et Romains
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À partir du VIIe siècle avant notre ère, l'activité colonisatrice des Grecs permet la diffusion de la viticulture tout le long des côtes méditerranéennes. Les Romains sont, à leur tour, d'excellents vignerons. Ils empruntent aux Grecs l'essentiel de leurs techniques viticoles, et ils les diffusent à travers leur empire, plus particulièrement en Gaule et en Germanie.




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Buste de Dionysos. Image Clairity 

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Grecs et Romains sont aussi les fondateurs de l'œnologie, ou science de la vinification, puisqu'ils font subir au vin des traitements destinés à l'améliorer et à assurer sa conservation : soutirage, plâtrage, addition d'argile, de chaux et de poudre de marbre, salage, etc.


Les soins qu'ils apportent à la vigne sont, par ailleurs, incessants.




Le culte de Dionysos



Fils de Zeus, Dionysos découvre à l'âge adulte la vigne et son usage. Condamné à la folie par les dieux de l'Olympe, il erre ensuite sur les rives orientales de la Méditerranée. II n'est délivré de son mal qu'après avoir rencontré la déesse Cybèle, qui l'initie aux rites du vin. II mène alors une vie aventureuse au cours de laquelle il réussit l'exploit de libérer les Bacchantes, prisonnières d'un tyran.




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Dionysos. Image Unforth
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À Athènes, durant les mois d'hiver, avaient lieu plusieurs fêtes en l'honneur de Dionysos, dont les plus fameuses étaient les Dionysies. Les Anthestéria, célébrées en février, étaient une fête des fleurs au cours de laquelle on buvait le vin nouveau tandis que Dionysos entrait dans la ville sur un char marin (en latin, carrus navalis). C'est là l'origine lointaine du carnaval précédant le Carême de la tradition chrétienne.


Le vin et la religion



Bacchus, le dieu romain du vin, fut souvent représenté sur les sarcophages datant de l'Empire romain. 
Nombre des rituels «sataniques » qu'on a connus plus tard, avec leurs sorcières invoquant Satan et leurs adeptes accédant à l'extase par l'alcool et la drogue, sont similaires aux rites des Dionysies ou des Bacchanales, au cours desquels le dieu se manifestait à ses fidèles sous la forme d'un bouc.




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Statue de Bacchus à Florence. Image Andy Ciordia




L'importance du vin pour les civilisations proche-orientale et occidentale est fondamentalement liée à son rôle sacramentel et religieux. Plus qu'un simple produit de la terre, le vin est, à proprement parler, un don de Dieu.
Jéhovah donne la vigne à Noé pour adoucir son sort de seul rescapé du Déluge. Le dieu égyptien Amon-Rê protège l'humanité des fureurs de sa fille Hathor, en lui faisant boire une liqueur couleur de sang et en la plongeant ainsi dans le sommeil le plus profond.


Plus tard, les cultes dionysiaques et bacchiques, en Grèce et à Rome, perpétuent ce caractère rituel et sacré du vin. Ce caractère symbolique joue d'ailleurs à son tour un rôle déterminant dans l'extension prodigieuse de la viticulture à travers l'Europe.

L'Église chrétienne sacralise le vin, qui est identifié au sang du Christ, et lui attribue un rôle de premier plan dans le rituel liturgique.
Le sacrifice de la messe et, surtout, le rituel de la communion donnée longtemps sous la double espèce du pain et du vin exigent dès lors un approvisionnement quasi permanent des paroisses en vin.





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Au Moyen-Âge, L'Église multiplie les plantations de vignes. Les monastères, en particulier, font de la vigne une de leurs activités agricoles dominantes.

Ainsi, des régions entières d'Europe se vouent progressivement à la viticulture. Une raison, parmi d'autres, de ce problème très actuel qu'est la surproduction viticole.

Aujourd’hui, la production mondiale avoisine 260 millions d’hectolitres. L’Italie occupe le premier rang avec 58 millions d’hectolitres, suivie par la France (57), l’Espagne (38), les États-Unis (24).


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MessageSujet: Re: Inventions et decouvertes   Lun 8 Déc - 13:00

Inventions et découvertes - La Monnaie -


Monnaies grecques en bronze

La monnaie est une étape clé dans l’histoire économique du monde. On peut d’ailleurs s’étonner que l’invention de la monnaie soit si tardive.

La tradition, relayée par les principaux historiens grecs (Hérodote ou Xénophane), nous dit que les Lydiens, peuple d’Asie Mineure occidentale, seraient les premiers à utiliser la monnaie.

Avant la monnaie, les peuples marchands utilisaient le troc pour effectuer leurs échanges commerciaux.
Tout au long de l’Antiquité, en Egypte, en Mésopotamie, en Phénicie ou dans l’Indus, le régime des échanges reste celui du troc.


Les premiers moyens d’échange



On peut supposer que dès la préhistoire, l’homme a opéré des échanges sous forme de troc. Mais, c’est avec l’invention de l’écriture que nous avons les premières traces de ces échanges.
En attestent divers contrats d’ordre privé  ou le témoignage écrit des grecs et des hébreux.
Les fresques peintes sur les tombeaux égyptiens sont de véritables livres ouverts.




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Transport du blé (Tombe de Mennah. Fin du XVe siècle avant notre ère). Thèbes. Par Diplon

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On évaluait par exemple un champ selon un lot d’objets divers : lingots d’argent appréciés au poids, ânes, taureaux, étoffes etc.

On échangeait du blé contre des liqueurs ou des dattes contre des poutres de bois.


Les étalons les plus couramment utilisés sont tout d’abord le grain et le bétail.  L’origine de cette pratique comptable a perduré dans notre vocabulaire sous la forme de l’adjectif « pécuniaire », qui vient du latin pecus, signifiant « troupeau. » Dans d’autres contrées, on utilisait des coquillages, du thé, des perles ou des morues séchées, comme ce fut le cas à Terre-Neuve.



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Tétradrachme (pièce de quatre drachmes) à l'effigie d'Alexandre le Grand. Bibliothèque nationale de Paris.

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Dès l’époque du bronze (IIIe millénaire avant notre ère), le métal prend le relais sous des formes diverses : pépites, poudre, paillettes, anneaux etc...


Ce nouveau moyen d’échange a plusieurs avantages :

  • Il n’est pas périssable
  • Il est moins volumineux
  • Il est facilement divisible

Avec les progrès de l’extraction minière et de la métallurgie, l’or, l’argent, l’électrum, le cuivre, le plomb, le fer et l’étain vont être indifféremment utilisés comme moyens d’échange.

Rapidement, la balance  devient un instrument indispensable à la réalisation de toutes les transactions.
La monnaie pesée est la monnaie la plus archaïque.
La nécessité de garantir la teneur et le poids de ces métaux amènent les particuliers à estampiller les lingots.




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Monnaie siculopunique, frappée par les Carthaginois en Sicile. Cette pièce représente un palmier avec des régimes de dattes. IVe siècle avant notre ère). Bibliothèque nationale de Paris.

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L’Etat ne garantie pas cette « monnaie. » C’est la bonne renommée du marchand qui garantit la qualité de son estampille.


A partir de là, la voie était ouverte  vers la monnaie à proprement dite c’est-à-dire avec une garantie publique qui se substitue à la garantie privée.



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"Double", monnaie d'or frappée à Babylone. L'archer est peut-être le roi Darios III (IVe siècle avant notre ère). Bibliothèque nationale de Paris.

Cette monnaie est appelée « la monnaie frappée », c’est-à-dire la monnaie garantie par une autorité politique ou religieuse qui lui attribue une valeur fixe.


La première monnaie connue

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C’est à partir du moment ou une société se modernise et évolue vers une plus grande division du travail que la monnaie tend à se substituer au régime du troc.


L’origine du terme « monnaie » vient du nom de la déesse romaine Juno Moneta, car c’est dans les dépendances de son temple que les Romains avaient installé un atelier pour frapper les deniers de l’Empire.



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Le dieu Janus sur la plus ancienne monnaie romaine (Musée national Rome). Image Sebastia Giralt

Des archéologues ont découvert des pièces de monnaie dans les fondations du temple d’Artémis à Ephèse, construit vers 645 avant notre ère. Ce sont des pièces d’électrum frappées de têtes de lion, l’emblème royal de la capitale de la Lydie, Sardes (Turquie actuelle.)
La première monnaie remonterait donc au VIIe siècle avant notre ère. Cette découverte confirme les propos d’Hérodote qui précise qu’il s’agit d’une monnaied’or et d’argent.
En effet, l’électrum est un alliage d’or et d’argent.
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Monnaie Lydienne de l'époque de Crésus frappée avec une tête de lion et de taureau (VIe siècle avant notre ère). Bibliothèque nationale de Paris.

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Cependant, on ne sait pas depuis quand cette monnaie était utilisée en Asie Mineure.


Crésus est le dernier roi lydien qui a régné de 560 à 546 avant notre ère. Sa richesse légendaire est fondée sur les mines et les pépites d’or du fleuve Pactole, et sur le contrôle des routes commerciales aboutissant à la mer Égée. Il fut le premier à frapper des monnaies d’or et d’argent.

On suppose qu’il a voulu ainsi remédier à l’inconvénient de l’électrum qui contient une quantité variable d’or.




La diffusion de la monnaie dans le monde

La diffusion de la monnaie s’est rapidement opérée en direction du monde grec : Egine et l’Ionie en adoptent le principe vers 625 avant notre ère.

Corinthe suit à partir de 610 puis Athènes vers 594.



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Monnaie frappée en l'honneur de la déesse Athéna. (Ve siècle avant notre ère). Image g-foucault

Chaque cité adopte un type caractéristique : chouette pour Athènes, figure d’Aréthuse ou superbe quadrige pour Syracuse, etc. La technique de frappe est cependant sommaire.
Il existe de nombreuses monnaies dans la Grèce antique : Darique, Drachme, Obole etc...
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Monnaie d'Athènes avec la chouette d'Athéna, déesse de la cité (VIe siècle avant notre ère). Image g-foucault 

Les premières monnaies romaines sont en bronze : sesterce, dupondius, semi, quadrans.L’argent métal apparaît dans le système monétaire romain avec le « denier »  en 211 avant notre ère.
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Sesterce frappé à l'effigie de l'empereur Trajan. Image Sebastia Giralt .

A l’époque de Jules César, l’aureus fait son apparition. C’est une monnaie d’or qui vaut 25 deniers.
Les monnaies sont frappées à l’effigie des empereurs ou commémorent leurs victoires.
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Pièce en bronze de l'époque de Vespasien. Elle célèbre la prise de Jérusalem par les Romains en 70 après notre ère (Musée d'Israël, Jérusalem) 

En Gaule, la monnaie fait son apparition au VIe siècle avant notre ère par l'intermédiaire d'une colonie grecque établie à Marseille.
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Chaque peuple gaulois fabriquait sa propre monnaie en assez petite quantité. Les styles de monnaies sont très variés.


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Vercingétorix. Statère d'or arverne. Ier siècle avant notre ère. Bibliothèque nationale de Paris.

Parmi les monnaies gauloises les plus connues, on trouve le statère d'or fabriqué par les Arvernes (peuple du Massif central qui a légué son nom à l’Auvergne) grâce à leurs mines d’or.
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Les Parisii, le peuple de Lutèce (actuelle île de la Cité, ancêtre de Paris) employait l’or pour frapper sa monnaie.


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Avers d'une pièce de monnaie en or des Parisii (IIe siècle avant notre ère). Musée de Brno, Tchécoslovaquie. Image Pragus . 

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C’était un signe de richesse et de prospérité. Le statère d’or au cheval est probablement la plus magnifique pièce.


En Chine, c’est au début du Ier millénaire avant notre ère que la monnaie en bronze apparaît. Les pièces prennent des formes originales et variées : rondes, en lames de couteaux, en forme de bêche ou de houes.
Chaque cité frappe sa monnaie ce qui explique cette grande disparité sur cet immense continent qui n’est pas encore unifié.



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Sapèque. Image Jovike

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Au cours de la dynastie Qin (-221 à –206), la sapèque devient une monnaiecourante. Cette pièce ronde a la particularité de posséder un trou au milieu.
On pouvait ainsi relier avec une cordelette plusieurs pièces pour les transporter.


Aujourd’hui, la monnaie fiduciaire  (monnaie composée de billets de banque)  a remplacé depuis longtemps le troc. Il est bien loin le temps où l’on utilisait des perles comme monnaie d’échange.




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Pièce de monnaie indo-grecque en argent. Les Indiens ont appris des Grecs à frapper les monnaies avec des symboles (Epoque hellénistique). Musée de Kaboul. Image Pragus

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L’antique monnaie métallique est représentée par la monnaie divisionnaire, qui permet de faire l’appoint dans les transactions quotidiennes.


L’étude des monnaies et des médailles ainsi que leur classement forment la base de la science numismatique.
Cette science est riche d’enseignements sur l’histoire, l’histoire des religions et des mœurs et, naturellement, sur la connaissance des échanges et de l’économie à toutes les époques.

[size=24]Inventions et découvertes - Mécanisme d'Anticythère -

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En 1901, l’épave d’un navire grec est découverte au large de l’île d’Anticythère. La cargaison du navire est exceptionnelle pour les archéologues : statues, pièces de bronze …


Cependant, au milieu de toutes ces pièces rares, en 1902, un archéologue grec remarque d’étranges pièces. Il s’agit de roues dentées maintenues entre elles par les restes d’une structure de bois.


Que fait cet étrange mécanisme dans une cargaison datée de 100 à 150 avant notre ère ?


Cependant, le mécanisme d'Anticythère vient de livrer la plupart de ses secrets grâce aux chercheurs du Antikythera Mechanism Research Project. 


Technologies grecques et romaines


Si le Grèce et la Rome antiques nous fascinent ce n’est certainement pas pour leur technologie. Il faut bien reconnaître que dans ce domaine, ces civilisations n’étaient pas particulièrement avancées.


Nous n’avons retrouvé aucune machine ou invention prouvant une maîtrise quelconque du calcul des mouvements des planètes ou apparenté à un calendrier astronomique.


Pourtant, ce mécanisme semble bien être en rapport avec l’astronomie.



Un mécanisme encombrant



Tout d’abord, il est important de souligner que l’étude des inscriptions que cet objet porte a permis d’affirmer qu’il date bien d’environ 100 à 150 avant notre ère.
Débarrassé de sa gangue de calcaire et de corail, les scientifiques ont remplacé en 1958 les parties oxydées par le métal originel.


Les pièces de la machine ont ainsi été reconstituées. 82 fragments avaient été découverts.




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Image Océan des Etoiles

L’appareil se présente comme une boîte de 20 cm d’épaisseur avec trois cadrans métalliques gradués capables de se mouvoir indépendamment.[/size]


Deux autres cadrans composés de plusieurs cercles mobiles se trouvent à l’arrière de l’appareil.
Sur tous ces cadrans sont indiqués des signes astronomiques.


La boîte est couverte d’inscription et comporte un calendrier astronomique. L’intérieur est composé d’un mécanisme complexe de roues dentées, d’aiguilles mobiles, d’axes et de tambours. L’ensemble fonctionne manuellement.


Pour retrouver un engrenage aussi sophistiqué, il faut attendre les horloges astronomiques du XIVe siècle. 
Donc, comment les artisans de la Grèce ancienne ont-ils pu fabriquer un mécanisme aussi précis avec la faible technologie qu’on leur attribue ?



Hypothèses et controverses



Pour certains, ce sont les restes d’un astrolabe c’est-à-dire d’un instrument qui permet de mesurer la hauteur d’un corps céleste au-dessus de l’horizon. Pour d’autres, l’objet est plus récent et s’est retrouvé par hasard dans l’épave.
Cette dernière hypothèse va tout de même à l’encontre des datations effectuées.


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Le plus gros fragment du mécanisme exposé au Musée archéologique d'Athènes. 

Le Docteur de Solla Price qui a été le premier a vraiment s’intéresser à cet objet écrit en 1959 un article à son sujet :


« La machine d’Anticythère ressemble à une horloge astronomique sans balancier. Elle a été conçue comme une machine à calculer qui permet d’obtenir instantanément des renseignements sur les phases de la Lune, la position des planètes et sur les cycles cosmiques. »


Il titre d’ailleurs son article : Un antique ordinateur grec.


L’écrivain Arthur C.Clarke décrit bien la situation en soulignant que "si la perspicacité des Grecs de l’Antiquité avait été à la hauteur de leur ingéniosité, la révolution industrielle aurait commencé 1 000 ans avant Christophe Colomb". 
Dernières découvertes sur le mécanisme d'Anticythère (septembre 2008)

L'AMRP, Antikythera Mechanism Research Project, a publié un article dans le magazine Nature le 31 juillet 2008 concernant de nouvelles découvertes sur le mécanisme d’Anticythère.


Grâce à un scanner conçu spécialement pour l’occasion, on sait maintenant que ce mécanisme avait plusieurs fonctions :
 Prévoir les éclipses Dates des Jeux Olympiques Calendrier civil corinthien



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Reconstitution du Mécansime d'Anticythère. (Musée archéologique d'Athènes). Image Tet_Sy

L’intérieur du mécanisme est d’une grande complexité avec un assemblage d’une trentaine de roues dentées, d’engrenages précis au millimètre, de cadrans, d’aiguilles et de spirales annotées.[/size]


Grâce aux dernières recherches, les scientifiques ont pu affiner leurs connaissances du mécanisme. Il comporte par exemple un système précis de compensation des décalages des éclipses dans le temps.
 De plus, l’origine de ce mécanisme semble avoir été découvert. Il aurait été créé à Syracuse, ville natale d’Archimède.


Rien ne prouve pour le moment que c’est bien le génial mathématicien qui en est le créateur mais ça reste une hypothèse plausible.


Cependant, il s’agirait plutôt d’un héritage indirect car le mécanisme est daté entre 100 et 150 avant notre ère et Archimède est mort en 212 avant notre ère.
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Inventions et découvertes - la Roue -

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Aucune invention n’est plus chargée de symboles que la roue. La mythologie indo-européenne fait du disque solaire une roue qui entraîne un char divin dans sa course. Au-delà de sa portée symbolique, la roue marque l’avènement d’une ère nouvelle. Cette invention a révolutionné les transports et les communications. 


L’apparition de la roue


Chronologiquement, la roue est d’abord employée pour le transport et pour le tour. Mais, les premières roues véhiculaires en bois ont rarement survécu, tandis que la fabrication de poteries au tour a laissé des traces qui sont facilement reconnaissables par les spécialistes.



Des tours de potier sont ainsi attestés en Mésopotamie, à Sumer et à Ur, vers 3500 avant notre ère.
Ils ont peut-être été aussi en usage à la même époque en Inde et en Iran.








Roue d'élévation d'eau telle qu'elle continue à être employée dans une oasis du désert libyen 

En ce qui concerne la roue véhiculaire, nous ne sommes sûrs de son existence que quelques siècles plus tard mais elle a sans doute précédée l’invention du tour.


La roue : une invention délaissée ?




Aux environ du Ier millénaire avant notre ère, la roue s’est répandue dans l’Ancien Monde. Les charrettes n’étaient apparues sur le continent américain qu’après la conquête espagnole, 2 500 ans plus tard.



Les historiens en avaient conclu que les habitants du Nouveau Monde ne connaissaient pas la roue. Mais, dans les années 40, à Veracruz, au Mexique, des fouilles de sites funéraires apportèrent la preuve du contraire.


On mis au jour plusieurs petites figurines d’argile, chacune équipée d’une paire de roues.


Les statuettes à roue ont été construites pendant plusieurs siècles. Certaines pouvaient servir de sifflet, d’autres ressemblent à des jouets.







Pourquoi les habitants du Nouveau Monde ne tirèrent-ils pas un usage pratique de la roue ?



Nul ne le sait.





Le premier véhicule




On trouve le premier témoignage d’un véhicule à roues sur une tablette du temple d’Inana, à Erech, en basse Mésopotamie, qui a été daté d’environ 3500 ans avant notre ère.


Cette tablette comporte un pictogramme très schématique représentant ce qui paraît être un chariot à deux roues.



Des preuves plus tangibles attestent de l’emploi de roues montées sur essieux au début du IIIe millénaire en Mésopotamie et dans l’Indus.







Chars à roues pleines en bois sur l'étendard d'Ur (Bas-relief en céramique mésopotamien, IIIe millénaire, Londres, British Museum)


Des fouilles ont également mis au jour à Mohenjo-Daro des modèles réduits de chariots.



De plus, de véritables véhicules, employés comme fourgons mortuaires, ont été découverts dans les tombes royales de Kish, de Suse et d’Ur.


Il s’agit de chars et de chariots à deux ou quatre roues pleines.




Roue d’engrenage et transmission




Le premier instrument à train d’engrenages connu est la célèbre horloge d’Anticythère (Antikythira).
Ce mécanisme complexe, daté du IIe siècle avant notre ère, a obligé les archéologues à réviser leurs conceptions sur le niveau technologique atteint par les Grecs.







Le plus gros fragment du mécanisme d'Anticythère exposé au Musée archéologique d'Athènes. Image Tilemahos Efhtimiadis.

Il faudra attendre près de 15 siècles, et les premiers mécanismes d’horlogerie de l’Occident médiéval, pour voir apparaître des systèmes d’une pareille complexité. Laroue était de toute évidence connue et utilisée à une époque aussi reculée.


Cependant, c’est le seul objet de ce genre qui a été retrouvé. 



Les transmissions se composent d’au moins deux roues d’engrenage et servent à la transmission du mouvement.
Lorsque les dents s’engrènent, la roue entraînée tourne dans le sens opposé à celui de la roue motrice.



Ce principe était connu d’Aristote. Dans l’ancienne Egypte, on puisait de l’eau en utilisant la transmission de grandes roues dentées en bois.



Les roues d’engrenage trouvent un grand domaine d’utilisation : automobile, horlogerie …









Les roues massives étaient confectionnées avec un disque de tronc d'arbre arrondi. Elles n'étaient pas très résistantes et se brisaient facilement. Les premiers progrès furent apportés par des essieux auxquels la roue était fixée par des chevilles en bois


Une faucheuse gauloise




En 1834, l’inventeur américain Cyrus McCormick mit au point la première faucheuse-moissonneuse mécanique réellement efficace.


Cependant, une machine agricole analogue existait déjà 2 000 ans auparavant dans la Gaule antique.



Des bas-reliefs du Ier siècle représentent cet antique engin : un énorme peigne fixé sur deux roues et tiré par un âne ou un mulet.







Le système semblait très bien fonctionner. Pourtant, les Gaulois l’ont abandonné au profit de l’ancienne méthode épuisante pour les reins, le moissonnage à la faucille.



Pourquoi une telle régression ?



Bien que très ancienne, l’invention de la roue ne trouvera une application à grande échelle qu’au XIXe siècle avec le début de l’ère industrielle.





L’expansion de la roue dans le monde




La diffusion de la roue pleine a lieu au IIIe millénaire depuis Sumer jusqu’à la Syrie et l’Indus.


La roue à rayons apparaît vers 2000 avant notre ère en Mésopotamie, en Iran et dans le Turkestan.


Cette innovation permet d’alléger les roues et de les rendre plus manoeuvrables. Elle rendra possible l’invention du char léger à deux roues à rayons au cours du IIe millénaire.







Char égyptien à deux roues provenant d'une tombe de la nécropole thébaine (1580-1320 avant notre ère, Musée archéologique, Florence)


La roue sert également à la mouture des grains. Des meules et des moulins à bras existaient en Mésopotamie à la fin du IIe millénaire.



Le rouet est la dernière invention directement issue de la roue. Il permet d’effectuer un filage beaucoup plus rapide. Il rendra possible l’émergence d’une première industrie textile au Moyen Âge.


Le rouet a peut-être été inventé en Inde ou en Chine. Il apparaît tardivement entre le VIe et le VIIIe siècle.



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MessageSujet: Re: Inventions et decouvertes   Lun 8 Déc - 13:04

Inventions et découvertes - Le Coin -

 
L’invention du coin 
Les outils de pierre. L’Araire


Le coin est un prisme à trois côtés ayant pour bases des triangles isocèles.

Les parties de ses côtés se recoupent en un angle aigu (angle de coin) et forment une arête vive (tranchant) avec laquelle il pénètre le corps à fendre.

Cette définition très théorique trouve des applications pratiques à travers l’invention des premiers outils de pierre, le couteau, la hache ou de l’araire, une charrue sans avant-train.


Fonctionnement du coin
 


On laisse la force agir verticalement sur la surface plate (le dos) du coin au moyen d’un marteau tandis que la double charge fait pression à angle droit sur les deux surfaces obliques (les côtés du coin).
 


Le coin est sans aucun doute un des plus vieux outils de l’humanité. Le coin est le précurseur d’outils courants aujourd’hui tels que le couteau, la hache ou le burin.
 


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Reconstitution d'une hache préhistorique (Paris, coll.Dubus)
 


Les coins qui servent à caler quelque chose sont également très importants. Ils furent notamment utilisés dans la construction navale.
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Les coins étaient indispensables pour stabiliser les mâts des voiliers. Le fonctionnement de la fermeture éclair est un autre exemple de l’utilisation du coin.

Deux outils illustrent très bien l’application du coin : les premiers outils préhistoriques et l’araire.
 


Les premiers outils de la préhistoire
 


Au cours de campagnes de fouilles menées en 1970 et 1980, les préhistoriens ont découvert dans la Rift Valley éthiopienne des galets aménagés vieux de 2,9 et 2,4 millions d’années.

Cette datation met fin à l’idée selon laquelle Homo était la seule espèce à connaître et employer l’outil.

En effet, ces objets ont été fabriqués par l’Australopithecus.
 


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Grattoir de la grotte du Placard en Charente (Saint-Germain-en-Laye, musée des Antiquités nationales)
 

Il est évident que c’est bien l’outil qui caractérise le passage à l’homme : »L’apparition de l’outil parmi les caractères spécifiques marque précisément la frontière particulière de l’humanité », rappelle André Leroi-Gourhan.
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Pointe de la grotte du Placard en Charente (Saint-Germain-en-Laye, musée des Antiquités nationales)
 


L’emmanchement de l’outil représente un stade avancé de l’industrie de la pierre. Il incorpore des principes nouveaux (prise, centre de gravité) et donnent donc une plus grande précision au travail manuel.
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Les premiers outils dotés de manche apparaissent au paléolithique supérieur, de 35 000 à 10 000 ans environ avant notre ère.

Cette période correspond aux stades aurignacien, solutréen et magdalénien. Elle se caractérise par une évolution rapide vers la fabrication d’armes et d’outils spécialisés de type complexe.

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Hache de pierre au bord poli non daté provenant de Malaisie
 

Il n'a pas été, pour l’instant, retrouvé d’outils à manche datant du paléolithique supérieur. Les premières haches ou faucilles sont datées à partir de 7000 ans avant notre ère.
 


L’araire

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C’est dans la Mésopotamie du IVe millénaire avant notre ère que l’on trouve la première représentation d’un araire, une charrue sans avant-train.




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Reconstitution d'un araire

Les araires préhistoriques ont été découverts dans les tourbières du Danemark et dans quelques tombes égyptiennes.
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L’araire est représenté sur les parois de différents mastabas d’Egypte. De plus, de nombreux hiéroglyphes témoignent de son existence très ancienne dans la vallée du Nil.


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Laboureur égyptien au travail. L'araire est tiré par deux buffles. (Fresque, Louqsor, Vallée des Artistes)

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Le paysan égyptien utilisait son araire attelé à des vaches pour retourner la terre.


L’Europe de l’âge du bronze utilisait l’araire pour les labours. Sur les gravures rupestres découvertes en France et en Suède, vieilles d’environ 3500 ans avant notre ère, les araires n’ont qu’un seul manchon.




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Araire d'époque médiévale (XIIIe siècle, palais de l'Escurial, Bibliothèque royale)

Il faudra attendre l'invention de la roue pour que l’araire se transforme en charrue.
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Araire vers 1895


Le marteau texan

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En juin 1934, au Texas, on mis au jour un fragment de manche de marteau, dont la cognée en fer était intacte.
Les formations géologiques de la région des environs de London remontent à près d’un demi-milliard d’années.
Or, la pierre dans laquelle le marteau a été retrouvé, possédait les mêmes caractéristiques que cette roche.




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On pourrait en conclure que le marteau daterait d’un demi-milliard d’années. Cependant, l’objet n’a jamais été soumis à des tests rigoureux. De plus, on connaît le phénomène d’enchassement dans la pierre qui est un processus normal de concrétion.


Il est donc beaucoup plus probable que ce marteau appartenait à un mineur du 19e siècle et qu’il s’est peu à peu fossilisé dans la roche ordovicienne.

[size=24]Inventions et découvertes - La photographie -


 
L’invention de la photographie ne fut pas le fruit du hasard mais d’une longue gestation.

Il y a d'abord la découverte par Aristote de l'image inversée qui apparaît dans une«chambre noire». Léonard de Vinci creuse le sujet. Au XVIIIe siècle, les recherches se multiplient d'autre part pour tirer parti de la sensibilité à la lumière des sels d’argent avant que le chimiste anglais Thomas Wedgwood n'arrive à fixer des images l'espace de quelques secondes.


Une nouvelle façon de regarder le monde



«Il y a [...] des gens qui savent voir et d’autres qui ne savent même pas regarder»(Nadar).


«L’écriture du soleil»

Il faut attendre la coopération entre Nicéphore Niepce (1765-1833) et Louis Daguerre (1787-1851) pour obtenir des résultats encourageants. Le premier, en 1826, a capturé l’image du célèbre «Point de vue de la fenêtre» après plusieurs jours de pose grâce à son procédé de fixation des images, baptisé «héliographie» (du bitume de Judée sur une plaque d'étain polie) ; le second, en 1829, lui apporte la technique de la chambre noire (qui permet de réduire le temps de pose à quelques minutes)... et son sens du commerce.



Nicéphore Niepce - paysage de Saint-Loup-de-Varennes - (1827)

La mort de Niepce, en 1833, ne met pas fin à l'aventure dont le rythme va même s'accélérer : moins de cinq ans plus tard, Daguerre présente son daguerréotype à François Arago, savant et homme politique. Celui-ci s'empresse de jouer de son influence pour pousser l'État à se rendre acquéreur de l'invention puis à «en doter libéralement le monde entier», lors de la séance historique du 19 août 1839 devant les Académies des sciences et des beaux-arts.

La France du «roi-bourgeois» Louis-Philippe 1er prend ainsi de vitesse l'Angleterre de Fox Talbot (1800-1877). Ce dernier met toutefois au point un procédé permettant de multiplier les épreuves positives à partir d'un négatif.



Boulevard du temple - Photo de Daguerre - Daguerréotype - 1839 (Stadtmuseum, Munich)

Le succès est immédiat et phénoménal : alors qu'en ville les files d'attentes se forment devant les opticiens qui ont réussi à se procurer le matériel, les amateurs commencent à traverser les océans pour prendre des vues du Nouveau Monde ou d'Égypte.

Sans cesse amélioré, avec désormais un temps de pose de quelques secondes, ledaguerréotype prend vite la place des portraits en miniature dans les salons des familles bourgeoises.


Bienvenue pour une séance de supplice !

Il faut beaucoup de bonne volonté pour, les premières années, aller se « faire tirer le portrait » .

Non seulement la séance est hors de prix (5 frs alors qu’un ouvrier en gagne 1 par jour), mais elle est aussi une véritable torture.





Le volontaire doit se tenir immobile de longues secondes en plein soleil, aidé pour cela par un appui-tête plus ou moins confortable, le visage couvert de farine pour mieux prendre la lumière.
On comprend dès lors que les modèles des portraits de l’époque paraissent quelque peu figés et peu souriants !




Du négatif à la carte de visite

Cependant le procédé reste lourd et la reproduction des images impossible. L’Anglais Talbot prend en 1841 sa revanche en mettant au point le calotype, c’est-à-dire la technique du négatif sur papier.

Rapidement, le nombre des ateliers explose sous la vogue des cartes de visite pour lesquelles personnalités et anonymes viennent se mettre en scène, déguisés au milieu de véritables décors de théâtre.



C’est ainsi que Nadar se fait un nom à la tête de sa cinquantaine d’ouvriers. Il faut en effet de la main-d’œuvre pour retoucher et colorier les portraits !

Il était logique que la dimension artistique de la photographie finisse par être reconnue et revendiquée, avec, en 1852, au début du Second Empire, la première exposition.

On rivalise alors d’imagination pour créer marines, tableaux vivants à l’antique et même photomontages.

Mais la photographie ne se contente pas de faire de l’art : la voici qui devient témoin, des champs de bataille de Crimée aux barricades de la Commune.



Les commandes officielles se succèdent pour dresser aussi bien le catalogue des peuples de la planète que des malfrats londoniens. On commence alors à voir apparaître de véritables imprimeries photographiques qui diffusent journaux illustrés et ouvrages touristiques.


Félix Tournachon, dit Nadar

L'illustrateur et photographe Félix Tournachon (1820-1910) a bien fait de prendre un pseudonyme : un «Panthéon de Tournachon» aurait-il connu le succès de son«Panthéon de Nadar», album de gravures où se côtoient hommes politiques, écrivains et artistes de son temps ? Il a rencontré la plupart de ceux-ci au cours de sa période de bohème, avant de connaître la fortune grâce à la caricature et surtout laphotographie.



Nadar, dessin d'Honoré Daumier (1882)

Car Nadar est un homme curieux de tout : il se plonge sous Paris pour un reportage sur les catacombes ou encore s'envole à bord de son ballon pour prendre les premiers clichés aériens. Ruiné par la Commune, cet esprit insatiable, ouvert à toute idée nouvelle (c'est dans son atelier qu'exposent les peintres impressionnistes), nous aura fait parvenir un témoignage irremplaçable sur son siècle.


La couleur des Lumière

Il restait une étape à franchir : l’invention de la couleur. C’est chose faite officiellement le 7 mai 1869 lorsque le poète et savant Charles Cros (1842-1888) et Louis Ducos du Hauron (1837-1920) présentent le même jour (totalement par hasard !) à la Société française de photographie le principe de la trichromie basée sur l’association de trois images correspondant aux trois couleurs primaires.



Autochrome des Frères Lumière (1909)

Il faut encore attendre près de quarante ans pour que les frères Auguste et Louis Lumière (1862-1954 et 1864-1948), ceux-là mêmes qui vont inventer le cinéma (en parallèle avec Thomas Edison) déposent le brevet de l’autochrome qui permet de reproduire les couleurs en une seule prise sur une plaque.

Et ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale que le kodacolor s’impose.

Avec le développement du numérique depuis 1981, la photographie s’est encore banalisée, faisant oublier ce long processus qui a permis à tout un chacun, par le miracle de la reproduction d’image, de disposer de l'équivalent des portraits et des gravures autrefois réservés aux classes fortunées.


Toute la planète dans un album

Albert Kahn (1860-1940) est un banquier audacieux et idéaliste : son projet, lancé en 1909, n’est-il pas de fixer sur l’image «des aspects, des pratiques et des modes de l'activité humaine dont la disparition fatale n'est plus qu'une question de temps» ?



Saïgon, 1915 - Musée Albert Kahn

Pour réaliser ces «Archives de la planète», il envoie donc aux quatre coins du monde une cinquantaine de photographes qui lui rapportent plus de 72.000 clichés, dont la majorité en couleur. À cela s’ajoutent près de 180.000 mètres de film puisque le cinéma, alors à ses débuts, n’est pas oublié dans l’opération. Il faudra la crise de 1929 et la faillite de Kahn pour interrompre ce projet généreux.


Quand le technicien se fait artiste

C'est avec suspicion, voire moquerie, que les peintres virent arriver ces drôles de chimistes encombrés par leurs machines, qui de plus avaient l'ambition de reproduire la réalité !



Mais la concurrence était déloyale : certains artistes s'essayèrent donc à laphotographie, comme Edgar Degas ou Édouard Vuillard, tandis que les photographes devenaient de plus en plus artistes.

Certaines de leurs réalisations sont même devenues des «classiques», connues de tous : en France les noms de Jacques- Henri Lartigue (1894-1986), Henri Cartier-Bresson (1908-2004) ou Robert Doisneau (1912-1994) nous invitent à observer avec un autre œil la bonne société des années 20 ou le petit peuple parisien d'après-guerre. Que ce soit dans un atelier de mode ou sur un champ de bataille, l'œil a ainsi su trouver un nouveau support pour voir le monde à la façon d'un créateur.

Inventions et découvertes - Le papier -


 
Il est certain que le papier est né en Chine. Par contre, la date exacte de l’invention du papier reste encore un sujet de débats. L’histoire du papier débute vraisemblablement au Ier siècle avant notre ère.

En effet, plusieurs fragments de papier, datant de la dynastie des Han, ont été mis au jour en Chine.


Les supports de l’écriture avant le papier


Bois, bambou et écorce




Des tablettes de bois sont utilisées dans l’ancienne Egypte, en Mésopotamie, en Chine, en Inde et dans le bassin méditerranéen à l’époque classique.

Le mot codex est lié à cet usage. Il désigne à l’origine des tablettes de bois tenues ensemble. Le bambou sert dans la Chine ancienne, sous forme de bandes inscrites, reliées entre-elles par des fils de soie.


L’écorce a le même usage en Inde, en Indonésie et en Amérique précolombienne.





Papyrus et feuilles de palmier




L’emploi de la feuille de papyrus remonte au IIIe millénaire avant notre ère en Egypte. Les feuilles sont battues ensemble et laissées à sécher au soleil avant d’être utilisées.






Reproduction d'un papyrus égyptien. Image JeDc58


Les feuilles de palmier sont utilisées dans le sous-continent indien et en Asie du Sud-Est.




Os et ivoire




L’os est employé en Asie, en Afrique et en Amérique précolombienne. L’ivoire sert en Egypte et en Asie du Sud-est.




Cuir et parchemin




Le cuir est essentiellement employé au Proche-Orient ancien. Le parchemin, préparé à partir de peaux de mouton, de bouc, de veau ou de chevreau date du IIe siècle avant notre ère.






La pesée des marchandises, illustration sur parchemin (IXe siècle, Musée islamique du Caire)


Il est devenu le matériau essentiel pour la fabrication des livres.




Cuivre




Les premières plaques de cuivre gravées remontent au IIIe millénaire avant notre ère dans le bassin de l’Indus.









Tissu et soie




L’inscription de bandes de tissu est pratiquée dans l’Egypte pharaonique, dans le monde islamique, en Inde, en Asie du Sud-Est et à Rome.

La soie commence à être employée comme support en Chine, aux Ve-VIe siècles avant notre ère.







Quatre femmes foulent la soie dans un baquet (Peinture sur soie. Début du XIIe siècle, Museum of Fine Arts, Boston)

Son coût prohibitif entraîne la récupération des lambeaux de soie, qui, réduits en pâte et étalées sur un cadre, produisent le « papier de soie ».


La naissance du papier




Les textes chinois commencent à mentionner le papier au Ier siècle avant notre ère. Plusieurs découvertes attestent que le papier était effectivement connu dès cette époque.

En 1957, à Pachhiao, près de Sian, on a mis au jour des fragments de papier dans une tombe d’époque Han. Ces fragments consistent en un morceau de papier de 10 x 10 cm.


L’ensemble est fait à partir de chiffons de chanvre qu’on a laissé sécher sur une natte.


En 2006,  on a découvert à Dunhuang, dans la province du Gansu, un fragment de lettre  dont le papier est fait à partir de fibres de lin. Ce fragment a été daté de l’an 8 soit pendant  la dynastie des Han occidentaux (206 avant notre ère-9 de notre ère).



La dynastie impériale des Han est traditionnellement divisée en deux périodes :


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  • Dynastie des Han occidentaux de 206 avant notre ère à l’an 9 de notre ère
  • Dynastie des Han orientaux de 23 à 220 de notre ère
  • Les deux périodes sont séparées par la brève usurpation de Wang Mang.

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Peinture sur papier (VIIIe siècle, Musée Guimet, Paris)

Une chronique officielle d’époque Han attribue l’invention du papier à Cai Lun, ministre de l'agriculture  et poète, en 105.


Selon l’historien chinois Tsien Tsuen-Hsuin, « l’existence de papier avant Cai Lun ne contredit pas nécessairement l’histoire de sa contribution telle que la relate la chronique officielle. Il est possible qu’il ait été un innovateur. »


Donc, Cai Lun n’est pas l’inventeur du papier mais pourrait être un innovateur qui a introduit de nouvelles matières premières dans la fabrication du papier.


Papier et chanvre




Il est probable que les Chinois ont découvert accidentellement la pâte à papier. En effet, dans ce pays, il existe une tradition ancienne de battage et de trempage dans l’eau des chiffons de chanvre et de jute, qui sont ensuite étendus sur des nattes.

Ces procédés sont attestés dès les VIe-Ve siècles avant notre ère.



Le chanvre (Cannabis sativa) est une plante annuelle dioïque à l’état normal, à tiges dressées de 2 à 4 m de haut en moyenne, pouvant s’élever jusqu’à 6 à 10 m.
Cette plante est cultivée pour ses fibres.







Chanvre. Image Uncleweed .


Aujourd'hui, la Chine reste le plus gros producteur de chanvre. Cependant, il est intéressant de savoir que c'est la France qui est le leader européen de la production de chanvre.


Il ne faut pas confondre Cannabis sativa avec une sous-espèce Cannabis sativa indica, appelée communément chanvre indien dont on extrait une substance narcotique utilisée dans la composition du haschich ou de la marihuana.






Chanvre indien. Image Thomas Wanhoff

On peut penser que la popularisation rapide du papier en Chine provient dans la découverte de la possibilité de le fabriquer en grande quantité à l’aide d’écorce de mûrier, une plante native de ce pays.


La diffusion du papier  dans le monde




Du IIIe au Xe siècle, le papier va servir dans de multiples applications. Il est utilisé pour l’écriture bien sûr mais également pour la calligraphie.

On utilise également le papier pour la décoration intérieure, les articles d’habillement, les éventails, les ombrelles, les lampions ou les usages hygiéniques.
La circulation du papier-monnaie va encore accroître la popularité du papier.







Les lampions en papier sont toujours vendus en Chine. Image Addictive Picasso 


La diffusion du papier en Occident a été tardive. Les Chinois ne gardaient pas jalousement leur invention puisque le papier est utilisé rapidement après son invention en Corée, au Japon et en Indochine.
C’est l’éloignement et l’isolement de la Chine par rapport à l’Occident qui est la cause de cette diffusion tardive.



La « route du papier » vers l’Occident passe par l’Asie centrale (IVe siècle). L’Islam découvre le papier au VIIe siècle.

La diffusion se fait ensuite en direction de Bagdad et de Damas notamment.


Le papier détrône le papyrus en Egypte au IXe siècle. On le retrouve au Maroc au Xe siècle et de là il se propage à l’Europe via l’Espagne, où les Maures fondent la première fabrique de papier au XIIe siècle.



Le papier ne sera introduit en France qu’au XIIIe siècle depuis la Catalogne. L'un des premiers moulins à papier français est construit à Ambert au début du XIVe siècle. La matière première est du chiffon.

Les techniques d’imprimerie, en Chine, datent du VIIe siècle.


En Europe, c’est avec l’invention de l’imprimerie, vers 1440-1450, que la production de papier va faire un véritable bond.





bonne après midi 1     Ninnenne      
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