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 La vigne et le vin -Histoire

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ninnenne
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MessageSujet: La vigne et le vin -Histoire   Mar 9 Déc - 15:56

La vigne et le vin - Le pressoir à vin -

Pressoir à vin du Musée du Vin de Beaune.
Photo Prosopee
 
Le pressoir à vin est un appareil destiné à extraire le jus du raisin lors du pressurage, étape importante de la vinification. Les formes les plus primitives de pressoirs apparaissent dessinées sur des vases de la Grèce antique et sur des fresques des tombeaux égyptiens, dont le pressoir à torsion qui était encore couramment utilisé en Corse au XIXe siècle.
 
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Fresque de la tombe TT261 représentant vendange et pressurage du vin en Égypte
(- 1 500 ans avant notre ère)
 
Laurent Bouby explique : « Au IIe millénaire avant notre ère, le pressoir à levier s'ajoute au foulage au pied ou à la main et se perfectionne à son tour : d’un simple tronc d’arbre fiché dans un mur ou un rocher pour broyer les grappes, il acquiert poulies, câbles et treuils, bientôt lui-même remplacé par des systèmes à vis ».
 
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Foulage, premier type de pressurage (fresque du tombeau TT52 de Nakht en Égypte antique vers -1400).
 
La typologie des pressoirs anciens est assez complexe. On peut toutefois les regrouper en deux grandes « familles » bien distinctes qui vont s'imposer de l'Antiquité au XVIIIesiècle :
 
- les pressoirs à levier :
les raisins sont écrasés par une poutre-levier disposée horizontalement. On les désigne aussi sous le nom de pressoir à abattage. Le levier peut être tiré par une corde et un treuil (Casse-coue), une vis (par exemple les pressoirs du Clos de Vougeot en Bourgogne) ;
 
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Pressoir à vis du Xe siècle au château du Clos-de-Vougeot, où le raisin était comprimé sous un madrier.
 
- les pressoirs à vis centrale descendantes :
les raisins sont écrasés par une vis, placée verticalement au centre d'un bâti ;
 

Pressoir à vis centrale Mosaïque de l'église de Qabr Hiram, Liban vers 575. Musée du Louvre
 
- Les pressoir à perroquet et pressoir à écureuil sont deux variantes du pressoir à vis centrale descendante qui furent essentiellement employées aux XVIIIe et XIXe s.
 
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Pressoir à perroquet du château Labastidié de Gaillac.
 
Pressoirs mécaniques :
 
Pressoirs à engrenages :

Avec la révolution industrielle au XIXe s., un changement s'opère dans la conception des pressoirs. La fonte et le fer vont remplacer progressivement le bois comme matériau de construction. La mise au point de système métalliques de démultiplication permet une avancée technique importante. On va ainsi concevoir des pressoirs solides et nécessitant beaucoup moins de main d'œuvre pour leur fonctionnement. À cette époque, une grande diversité de pressoirs apparaît. Un des premiers modèle à acquérir une notoriété nationale est le pressoir Châtillonnais mis au point en 1848 à Châtillon-sur-Seine (Côte d'Or) par la maison Lemonnier et Nouvion. Dans ce pressoir d'un genre nouveau, une vis sans fin, verticale, tournait grâce à une grande roue d'engrenages situés sous la maie, actionnée généralement par des manivelles.
 
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Pressoir Marmonier au Musée des Arts et des Métiers du vin (Château Turcan)
 
Pressoirs à cliquets :
 

À la fin du XIXe s., de nouvelles innovations techniques permettent l'apparition des pressoirs manuels à levier multiple différentiel, ordinairement connus sous le nom de pressoirs à cliquets. Ils seront fabriqués en grandes séries par des entreprises telles que Marmonier(pressoir américain), Mabille...
 
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Pressoir à engrenages et pressoir hydraulique au Musée des Arts et des Métiers du vin (Château Turcan)
 
Pressoirs modernes
 
De nombreux modèles différents de pressoirs et de marques existent, néanmoins ils peuvent être classés en quatre catégories selon leur mode de fonctionnement :
 
le pressoir à vis verticale, de type « Coquard » ou « Marmonier », généralement manuel, occasionnellement électrique ou hydraulique. Le raisin est versé dans une cage à claire-voie horizontale. Une fois la cage pleine, le couvercle est lentement abaissé par vissage d'un écrou sur l'axe central. La pression fait éclater les grains libérant le jus. Ce type de pressoir est bien adapté aux petits volumes mais l'écoulement du liquide à l'air libre le laisse au contact de l'oxygène. Un risque d'oxydation est à surveiller. Ce pressoir travaille lentement; de plus, si l'opérateur veut faire une seconde pressée, il doit faire une rebèche (décompactage du marc de raisin) manuelle ;
 
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Pressoir en pierre et à vis (XVIIIe siècle)
 
les pressoirs continus également appelés à vis sans fin. Le raisin est vidé dans une trémie à fond perforé. Le raisin est poussé par la rotation d'une vis sans fin dans un cylindre à grille. La porte, à la sortie du pressoir, est plus où moins fermée pour réguler la pression. Ce type de pressoir donne le meilleur rendement en jus grâce à sa pression très importante, et donne un gain de temps appréciable dans les grosses unités de production avec son travail en continu. En revanche, la pression atteinte écrase pellicules et pépins; le vin de presse est donc très astringent, ses tanins sont durs et il n'est pas de bonne qualité. Dans certaines régions viticoles son emploi est interdit pour les vins d'Appellation ;
 
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Pressoir continu couplé avec un égouttoir dynamique au premier plan
 
les pressoirs horizontaux à vis. Leur apparition date du XIXe s (cf. le « pressoir Révillon ») mais leur développement a été favorisé par l'avènement de la force électrique. Le type « Vaslin » est l'un des plus connus. Deux plateaux sont vissés sur l'axe central par la rotation de la cage à clairevoie. Le jus s'écoule à l'air libre. Muni parfois de chaines, le marc se décompacte tout seul au desserrage. La deuxième pressée ne nécessite pas de rebéchage manuel ;
 
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Pressoirs horizontaux à vis
 
- enfin les pressoirs hydrauliques et pneumatiquesse trouvent sous forme de pressoirs horizontaux avec une ou plusieurs membranes souples, gonflées à l'air comprimé ou à l'eau, au milieu ou sur un côté de la cage de presse. La cage peut être hermétique, munie de drains pour l'écoulement; cet équipement permet un pressurage à l'abri de l'air, donc de l'oxydation. Ce type de pressoir, le plus récent peut être programmé et piloté finement. Il peut donc extraire le jus à faible pression en prenant le temps nécessaire pour avoir une meilleure qualité de turbidité. Il est relativement lent dans son travail, mais il donne le meilleur résultat qualitatif. De plus, sa capacité de programmation permet de travailler de manière autonome pendant le repos du vinificateur (nuit) ou pendant qu'il effectue une autre opération. Le pressage doux compacte peu le marc. Il n'a donc pas besoin d'être brisé entre deux pressées.
 
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Pressoir pneumatique. On distingue la bâche gonflable à travers l'ouverture

La vigne et le vin - Les vendanges 

Vendanges dans le vignoble d'Ajaccio au début du XXe siècle
(Photo Unknown early XXe)
 

La vendange est la récolte du raisin destiné à la production du vin (le terme ne s'applique pas à la récolte de raisins de table). La « vendange » désigne également le raisin lui-même récolté à cette occasion. Le terme s'emploie au pluriel pour désigner l'époque de cette opération : le temps des vendanges.
 
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Vendanges à Aubais, Gard
(Photo Bernard, éditeur Saint-Étienne)
 

L'époque des vendanges varie selon les régions. Elle se situe entre juillet et octobre dans l'hémisphère nord. Elle dépend de nombreux facteurs et correspond en général avec la période à laquelle le raisin a atteint le degré de maturité désiré, lorsque dans la baie de raisin le rapport entre sucre et acidité s'est stabilisé à un certain niveau.
 
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Au début du XXe siècle, vendanges faites par les moines de l'abbaye trappiste de Notre-Dame de Staouèli dans l'Algérois.
(auteur Ménard et Blain)
 

En France, l'époque des vendanges se situe traditionnellement entre septembre et octobre. De là vient le choix du nom de vendémiaire pour le premier mois du calendrier républicain qui dure du 22 septembre au 21 octobre.
 
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Scène de vendanges à Mozac, Puy-de-Dôme
(photo Unknown for A. Pézadoux-Mesclier)
 

La date des vendanges est soumise à certaines variations :
 
Les conditions climatiques : sous les latitudes plus élevées, la maturation du raisin est plus tardive ;
la zone de production : la maturation est plus précoce pour les vignes exposées au sud. L'augmentation de l'altitude a un effet similaire.
le cépage: les cépages blancs murissent en général avant les cépages rouges.
le type de vin recherché, déterminé par la plus ou moins grande teneur de certains éléments, tels que :
sucres : une plus grande teneur en sucre conduit à une augmentation du degré alcoolique du vin obtenu à l'issue de la fermentation alcoolique. Le rendement utilisé pour étalonner les appareils de mesures des moûts (réfractomètres) est de 16,83 grammes de sucres pour un degré d'alcool formé.
*acides : le raisin renferme de l'acide malique (comme la plupart des autres fruits) mais surtout de l'acide tartrique ce qui est plus caractéristique et certainement l'une des raisons qui ont poussé l'homme à élaborer une boisson (le vin) par fermentation du jus de raisin. En effet l'acide tartrique est biologiquement beaucoup plus stable que l'acide malique qui peut-être dégradé par les bactéries de la fermentation malolactique. Au cours de la maturation, l'acide malique diminue significativement, tout comme une pomme devient moins acide lorsqu'elle mûrit.
couleur : le potentiel de couleur présent dans les pellicules des raisins rouges augmente au fur et à mesure de l'évolution de la maturité de la pulpe. C'est la maturité phénolique qui est essentielle pour la vinification des vins rouges mais qui doit être également évaluée pour élaborer des rosés.
composants aromatiques : ils évoluent durant la maturation du raisin et contribuent à déterminer les caractéristiques organoleptiques du vin. La dégustation des baies de raisins avant vendange permet de se faire une idée du potentiel aromatique du fruit.
 
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Vendanges à Châteauneuf-du-Pape
(auteur Père Anselme)
 

Les dates des vendanges, en différents lieux, tant en France qu'en Europe changent avec les évolutions du climat, avec, ces cinquante dernières années, en France, en plusieurs grands vignobles (Rhône, Bourgogne, Bordelais) un décalage de près de un mois plus tôt (début octobre dans les années 1950, début septembre dans la décennie 2000) avec en prime une augmentation du degré alcoolique.
 
Il existe deux grandes méthodes de vendange :
 
manuelle : la vendange manuelle est utilisée pour la production de vins de qualité supérieure et des vins effervescents, dans la mesure où il faut sélectionner les grappes ; cela se traduit par une inévitable augmentation des coûts de production. Elle aussi simplement utilisée dans les vignes où les machines ne peuvent vendanger, pour cause de terrain non adapté, de rangs trop serrés, etc.
 
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(Auteur Mpmpmp)
 
mécanique : plus économique, elle se fait à l'aide de machines et s'utilise pour les vins de qualité courante, dans la mesure où la récolte n'est pas sélective et mélange des grappes plus ou moins mûres, voire abîmées, avec d'évidentes conséquences sur la qualité du produit final.
 
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machine à vendanger. (Fagairolles 34)

La vigne et le vin - Culture en hautain -

 
Le renard et les raisins, par Milo Winter (1919)
Ésope, fable 39
La Fontaine, Livre III, fable 11
 
La culture de la vigne en hautain est une méthode culturale connue depuis l'Antiquité. Cette création originale fut particulièrement utilisée par les Grecs, les Scythes et les Romains. La vigne est mariée à un arbre qui lui sert de tuteur. Ses sarments s'accrochent aux branches et montent en hauteur. Cette ancienne technique a été décrite par Columelle et Pline l'Ancien, ainsi que par Ibn al-Awwam, l'agronome andalou du XIe siècle. Dans les pays méditerranéens, les vignes ont traditionnellement été maintenues en hauteur par des arbres taillés, les hautains. Aujourd'hui, ceux-ci ont majoritairement été remplacés par des échalas. On en trouve les derniers vestiges en Haute-Savoie, au bord du lac Léman, et dans le piémont pyrénéen. Cette forme de culture se maintient encore au Portugal, en Italie et en Crète.
 
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Vendanges sur hautains en Argentine au XIXe siècle
 
Cette technique mariant l'arbre et la vigne l'incite, la contraint et la force à prendre de la hauteur pour dégager le sol. Devenu tuteur, l'arbre permet d'autres productions au travers de son feuillage éclairci. Initialement, la conduite de la vigne en hautain avait pour but d'augmenter la production agricole en multipliant les cultures sur un même lieu.
 
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Vendange romaine sur des vignes en hautain
(Mosaïque de Santa-Costanza)
 
La conduite en hautain
 
Au cours des siècles diverses espèces d’arbres sont été utilisées. Olivier de Serres nous en a donné un résumé : « Les antiques se sont servis des ormes, chênes, frênes, charmes, obiers, cornouillers, érables, saules et trembles en lieux humides. Aujourd'hui on y emploie le cerisier comme en Haut Dauphiné . » Au début du XIXe siècle, les naturalistes conseillaient des espèces à petites feuilles et à racines pivotantes : orme, érable champêtre, peuplier, robinier mais surtout l'olivier, le mûrier, l'amandier, le prunier et le cerisier.
 
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Vigne conduite en hautain arboré
Tacuinum Sanitatis (1474),
Paris, Bibliothèque nationale
 
Les tuteurs étaient régulièrement taillés pour ne pas faire trop d’ombrage à la vigne. Cette technique permettaient de laisser une place, entre les rangées d'arbres, à d'autres cultures céréales ou légumes. Ces espèces étaient plantées en lignes régulières et parallèles. La distance qui les séparait variait entre trois et dix-neuf mètres.
 
Citation :
« En plantant l'arbre, on l'étêtera sur terre, sept ou huit pieds, sans lui laisser aucune branche, mais seulement des longs chicots, en l'endroit où mieux s'accorderont. L'arbre sera émondé chaque année et de celui-ci sera ôté ce qui apparemment empêche l'accroissement de la vigne, auquel sera laissé seulement le nécessaire pour le support des rameaux des ceps. Dans les coteaux et terres maigres une hauteur du tronc de huit pieds suffira, mais en basse campagne et terroir gras et humide, on aura besoin d'une hauteur de onze à douze pieds, voir d'avantage »
 
— Olivier de Serres, Le théâtre d’agriculture et mesnage des champs
 
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Mosaîque de Saint-Romain-en-Gal montrant une vigne arbustive
 
L'érable champêtre a été choisi dans le vignoble du Sud-Ouest, non seulement pour la lenteur de sa croissance et la discrétion de son feuillage, mais aussi parce que cette essence affectionne comme la vigne les terres chaudes et bien drainées. Pouvant supporter deux ceps de vignes, il était taillé à environ deux mètres du sol « en tête de chat » afin de permettre la fructification du raisin. Généralement étaient intercalées entre les rangées de vignes des cultures comme les céréales ou les légumineuse.
 
Quant aux ceps ils étaient plantés à environ un mètre minimum des arbres. Le choix se portait sur des crossettes racinées âgées de deux ou trois ans. Le sarment était redressé contre le tronc qui lui servait de soutien. Une autre technique consistait à réunir sur le même support arbustif deux ceps et quelquefois trois, en fonction de la hauteur de l'arbre et de la variété de hautain souhaitée.
 
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Les différentes techniques de culture
 
Le hautain en éventail
 
La vigne s'appuyait sur une haie de petits arbres qui soutenaient de un à trois rangs de perches horizontales sur lesquels étaient palissés les sarments. Un cep à chaque tronc d'arbre suffisait. Cette technique était courante le midi de la France.
 
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Provence, vendanges
 
Le hautain géant
 
La vigne était accouplée à des peupliers en plantant jusqu'à trois ceps. Les tiges étaient conduites jusqu'à la hauteur des premières branches puis divisées ensuite en trois parties. La plus considérable grimpait jusqu'à la tête de l'arbre, les deux autres formaient des cordons qui se réunissaient à ceux des arbres voisins. Cette façon était couramment employée en Toscane, en Lombardie et en Vénitie dans les plaines aux sols humides.
 
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Vendanges sur hautains géants au XVIIIe siècle
Jacob Philipp Hackert
 
Hautain en guirlandes
 
Cette technique permettaient aux sarments inférieurs des ceps de former des guirlandes d'un arbre à l'autre. Elle était spécifique à la plaine du Pô. Les arbres servant de support étaient écartés entre quatre à six mètres. Généralement deux ceps étaient plantés par tronc et pour faciliter la conduite des sarments une longue perche était fixée à la tige des arbres. Les tiges étaient divisées en deux, l'une montait jusqu'à la cime de l'arbre taillée en éventail, l'autre formait les guirlandes.
 
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Hautain en guirlande
Tacuinum Sanitatis (1474),
Paris, Bibliothèque nationale
 
Hautain en berceau
 
Ce mode de conduite se distingue des autres par des demi-berceaux latéraux. Pour cela, quatre ceps étaient mis en place autour du tronc. Les sarments étaient ensuite disposés de manière à former un berceau, des festons et à garnir les branches et la sommité des arbres. C'était la plus compliquée et la plus couteuse des variétés de hautain. Son avantage résidait dans un gain de terrain et une récolte abondante. Surtout utilisée en Lombardie, elle donnait des vins pas plus mauvais que ceux que fournis par les autres hautains mais en plus grande quantité.
 
Hautain mort
 
Dans ce cas, le viticulteur n'utilisait pas un arbre en végétation mais des échalas dont la hauteur variait. Dans les premières années de la vigne, elle était de 65 centimètres à un mètre, puis atteignait, pour un cep entre six ou sept ans, jusqu'à 5 à 6 mètres de hauteur. Les vignes, disposées en quinconce, étaient tuteurées deux par deux. Suivant l'âge du cep, il subissait une taille à six, huit ou dix yeux.
 
[size=16][/size]
Vignoble de Moselle sur hautain mort, en mai 1954
(Deutsches Bundesarchiv)
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MessageSujet: Re: La vigne et le vin -Histoire   Mar 9 Déc - 16:05

La vigne et le vin - Le raisin -

[size=16][/size]
 
Le raisin est le fruit de vignes du genre Vitis. Le [size=16]raisin de la vigne cultivée Vitis viniferaest le deuxième fruit le plus cultivé au monde (après les agrumes, classement de l'année 2000). Il se présente sous la forme de grappes composées de nombreux grains, qui sont sur le plan botanique des baies, de petite taille et de couleur claire, pour le raisin blanc (verdâtre, jaunâtre, jaune doré) ou plus foncée, pour le raisin rouge (rose ou noir-violet).[/size]
 
[size=16][/size]
Grappes de [size=16]raisin sur la vigne.[/size]
 
Il sert surtout à la fabrication du vin à partir de son jus fermenté (on parle dans ce cas de raisin de cuve), mais il se consomme également comme fruit, soit frais, le raisin de table, soit sec, le raisin sec qui est utilisé surtout en pâtisserie ou en cuisine. On consomme également du jus de [size=16]raisin. Des baies, on extrait aussi l'huile de pépins deraisin.[/size]
 
[size=16][/size]
Raisins dans une vigne de la région de Cognac
 
Les principales espèces cultivées sont :
 
Vitis vinifera, originaire d'Europe du sud-est et du Proche Orient et Caucase, à partir de laquelle découlent tous les grands cépages pour le vin et le [size=16]raisin de table.[/size]
 
Vitis labrusca, originaire de l'Amérique du Nord, est utilisé essentiellement comme[size=16]raisin de table et un petit peu pour le vin. Lors de l'attaque des vignes européennes par le Phylloxéra, les cépages européens ont pu être sauvés en les greffant sur des souches devitis labrusca.[/size]
 
Très accessoirement, Vitis coignetiae est cultivée en Corée pour ses raisins de table et pour fabriquer du vin. En Chine, Vitis amurensis est cultivée dans le nord-est (4000 ha dans le Jilin) pour la production de vin.
 
[size=16][/size]
Vitis amurensis
 
Composition et valeur nutritive du raisin
 
Sa forte teneur en sucre peut entraîner une cristallisation du sucre avec le temps. Pour décristalliser un [size=16]raisin, il suffit de le plonger dans un liquide (de l'alcool, du jus de fruit ou de l'eau bouillante), le temps que le sucre se dissolve.[/size]
 
Riche en vitamines A, B et C, le [size=16]raisin contient de nombreux oligo-éléments dans un équilibre parfaitement assimilable par l'organisme. Chaque grain de raisin est recouvert de pruine riche en levures.[/size]
 
C'est un fruit assez énergétique avec 278 kJ (=65,6 kcal) pour 100 g.
 
Points forts : le [size=16]raisin est très pauvre en graisses saturées, cholestérol et sodium. C'est une très bonne source de vitamine C et vitamine K.[/size]
 
Des années 1990 à 2003, le peloton de tête des producteurs était constitué par l'Italie, la France, l'Espagne et les États-Unis. La production de raisins de la Chine, partie de très bas du temps de Mao, a très rapidement cru à partir des années 1990 pour atteindre la quatrième position en 2004 et la deuxième en 2008.
 
[size=16][/size]
Raisin de table du Xinjiang (Chine)
 
Le vin ne fait pas partie de la culture traditionnelle chinoise. Le [size=16]raisin de table représentait 80% de la production (en 1998), le reste se partageant entre la production de vin et de raisins secs. La principale région productrice était la région ouïghoure de l'ouest, le Xinjiang. En 30 ans, la production a été multipliée par 20 (statistique de la fao), les zones de production se sont déplacées vers l'est (Shandong) et la part du raisin de cuve est montée jusqu'à presque 20%.[/size]
 
Au niveau mondial, environ 80% de la production des raisins sert à la production de vins et 13% sont des raisins de table.
 
Il existe des centaines d'espèces, espèces hybrides, sous-espèces, variétés et surtout cultivars (nommés cépages) et donc de raisins, parmi lesquels on distingue les cépages de cuve, blancs ou rouges, et les cépages de table.

La vigne et le vin - Histoire - (2)


 
De la Préhistoire à l'Antiquité (suite)
 
En -1327, une partie au moins des vins du onzième pharaon de la [size=16]XVIIIe dynastie était rouge.[/size]

 

La Grèce antique va connaître les trois types de vin : blanc, rosé et rouge. Dans l'île de Crète, les fouilles ont mis au jour le palais minoen d'Epano Arhanes où a été identifié le plus ancien pressoir du monde. L'extraction du jus du marc permettant d'obtenir des vins rouges, après cuvaison, au vin de goutte s'ajouta désormais le vin de presse. Le vin, omniprésent dans la littérature grecque, inspira toute une mythologie. Dionysos et son cortège de ménades, satyres et autres centaures où ressortent les figures de Priape, Pan et Silène, étaient toujours chargés, grâce au vin, d'une mission civilisatrice.




Portrait d'homme du Fayum dégustant un verre de vin rouge
 
Les grands crus grecs – un des plus célèbres est celui de Chios, dont on est assuré qu'il est rouge – furent réputés tout autour de la Méditerranée. Ces vins semblent avoir été imbuvables en l'état puisqu'ils devaient être dilués dans de l'eau. Le récipient utilisé à cet effet, le cratère, fut et reste l'emblème de la culture du vin en Grèce. Le plus célèbre est celui de Vix, découvert sous un tumulus à Vix près de Châtillon-sur-Seine en Côte-d'Or.
 
[size=16][/size]
Cratère de Vix
 
Grâce au commerce, tout au long de l’Antiquité, la consommation du vin, puis la culture de la vigne, se répandirent sur tout le pourtour du bassin méditerranéen. Les archéologues espagnols ont mis en évidence un rituel de « libation du vin », daté de -750, à Cancho Roano . Cette découverte financée par l’OIV, a permis retrouver le tracé de deux routes du vin remontant du Sud de l’Espagne vers la Meseta centrale en bifurquant sur Avila et sur Salamanque.
 
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Cancho Roano
 
La culture de la vigne a été introduite en Gaule par les Grecs de Phocée. Max Rives, chargé de mission à l'INRA, l'a vérifié sur place à Massalia, le premier comptoir phocéen édifié six siècle avant notre ère :
 
« J'ai vu, au cours des fouilles du quartier de la Bourse, à Marseille, les pépins de marc de raisin provenant de leur vinification et jetés dans des amphores, flotter dans l'arrière du Vieux-Port où ces amphores-poubelles servaient de fondations à une rue.
Les Grecs avaient évidemment importés des variétés de leur pays, ignorant que la vigne spontanée les avait précédé de quelques dizaines de siècles. »
 
L’extension de l’Empire romain va entraîner celle de la culture et du culte du vin dans les pas des légions romaines. Le Dionysos des Grecs, devenu le Bacchus des Latins se voit vouer un véritable culte comme l'atteste la villa des Mystères à Pompéi. Au début de l’ère chrétienne, la vigne se répand en Espagne et en Gaule, jusqu’en des régions très septentrionales.
 
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nitiation bachique
Fresque de la villa des Mystères
à Pompei.
 
Durant toute cette période, la vinification qui se faisait essentiellement à base de raisins noirs, reste exempte de macération, les vins étaient donc aussi, comme depuis la haute Antiquité, de couleur claire. Le jus était en général recueilli après un simple foulage et la pressée était immédiate. Le pressoir était connu depuis longtemps déjà mais c’étaient de lourdes machines, fort onéreuses et peu de caves pouvaient en posséder. Les plus riches, mieux équipés, pouvaient presser à la demande pour les plus modestes, mais moyennant un paiement le plus souvent jugé trop onéreux.
 
Mais le vin rouge existait bel et bien, les découvertes archéologiques l'ont prouvé. Un des plus grands spécialistes mondiaux des vins de l'Antiquité, André Tchernia, en 1970, a pu fouiller l'épave de la Madrague de Giens, sur la côte varoise. Après avoir daté son naufrage entre -70 à -25 avant notre ère, il rapporte :
 
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Epave de la Madrague de Giens
 
« Sur l'épave de la Madrague que j'ai fouillé de nombreuses amphores, encore fermées de leur double opercule de liège ou de pouzzolane, contenaient un liquide qui, après analyse s'est bien révélé être du vin, mais du vin totalement décomposé. Au repos, le liquide était incolore ; il aurait pu passer, n’était l'odeur bizarre, pour de l'eau de mer. Au fond, était déposée une boue rougeâtre qui ressemblait à de l'argile très fine : c'était l'extrait sec d'un vin rouge complètement séparé de la phase liquide. »
 
À la chute de l’Empire romain, l’Église maintient dans ses diocèses, la culture de la vigne et du vin, et répand sa commercialisation. Le vignoble s’étend alors régulièrement partout en Europe, aidé en cela par l’extension des ordres monastiques. D’autres types de vins composaient cependant la palette de l’époque : le blanc, et le vermeil ou noir, vinum rubeum, obtenu par une macération plus longue. À noter qu’il semble que, mis à part en Italie, les raisins aient été pendant des siècles, très majoritairement de couleur noire.
 
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Viticulture monastique
 
Au Moyen-Age
 
À partir du IVe siècle, le christianisme concourt au renforcement de la valeur attachée au vin, prenant la relève d'un Empire romain anéanti. La liturgie de la communion sous les deux espèces (le pain et le vin) pratiquée jusqu’au XIIIe siècle, est l’un des moteurs du maintien de la tradition viticole. Le Moyen Âge se fait le témoin des progrès de qualité du vin. Alors que les vins de l’Antiquité étaient coupés d’eau et agrémentés d’herbes et d’aromates, le vin sous la forme que nous le consommons aujourd'hui, apparaît au Moyen Âge. L’expansion de la civilisation chrétienne est à l’origine de l’expansion de la viticulture dans le monde.
 
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Illustrations du travail de la vigne dans un manuscrit du XIIe siècle.
 
En 800, Charlemagne prend des mesures pour améliorer la qualité du vin dans une ordonnance qui stipule : « Que nos intendants se chargent de nos vignes qui relèvent de leur ministère, et les fassent bien travailler, qu’ils mettent le vin dans une bonne vaisselle et qu’ils prennent toutes les précautions pour qu’il ne soit gâté d’aucune manière. » Mais les véritables dépositaires de la qualité sont les moines qui perpétuent la tradition viti-vinicole. Les cathédrales et les églises étant propriétaires des vignobles, sous couvert de l’activité du « vin de messe », les moines gèrent de nombreux vignobles monastiques, contribuant ainsi à la création de vignobles de qualité existant encore aujourd’hui.
 
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Une importante consommation de vin au Moyen Âge.
 
À la fin du Xe siècle, Bordeaux, seule région viticole à ne pas être sous influence de l’Église, commence à se développer. Le duché d’Aquitaine, uni à la couronne d’Angleterre, remplit les flottes anglaises de clairet dont les Anglais raffolent. Le vignoble bordelais prend son véritable essor à la fin du XIIe siècle. Au début du XIIe siècle a lieu un acte très important pour le vignoble de Champagne : l'établissement de la grande charte champenoise par laquelle Guillaume de Champeaux, évêque de Châlons-sur-Marne, confirme les domaines agricoles et viticoles de l'abbaye Saint-Pierre-aux-Monts. Cette charte est considérée comme l'acte fondateur du vignoble de Champagne.
 
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Codex Vindobonensis, 1370-1400
 
Progressivement les goûts évoluent et les vins capiteux sont délaissés pour des vins plus clairs et plus légers. Le vin fait l’objet d’une véritable bataille commerciale dans laquelle les différents vins affirment leur personnalité. S'il est difficile d’imaginer le goût des vins médiévaux, l'on peut supposer au vu des techniques employées, que les vins actuels en soient proches, le premier classement de crus jamais effectué consacrant en 1224 des vignobles encore réputés aujourd’hui.
 
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Livre d'heures de la reine Yolande, Bibliothèque Méjannes d'Aix-en-Provence
 
Pendant toute la période du Moyen Âge, la France est le premier exportateur de vin. Paris et l'Île-de-France sont le plus grand vignoble de France, qui approvisionne les villes, grandes consommatrices de vin.
 
Le vin rouge ne s'est développé, en France puis en Europe, qu'à partir du XIVe siècle. En effet, jusqu’alors les vins les plus appréciés étant blancs et rosés. Le rôle joué par la Cour pontificale d’Avignon dans cette mutation de goût fut essentiel, le vin de Beaune descendant plus facilement vers le sud par l’axe Saône/Rhône, tandis que pour atteindre Paris, il devait traverser le Côte en charroi jusqu’à Cravant pour rejoindre l’Yonne.
 
Le commerce maritime du vin acquiert une importance économique considérable sur la façade occidentale de l'Europe. Gascogne, Aunis et Saintonge font parvenir leurs vins en Flandre, la Guyenne commerce avec l'Angleterre. Dans le milieu de la seconde partie duXIVe siècle, en pleine guerre de Cent Ans, près de deux cents navires marchands font le trafic du vin entre Londres et Bordeaux.
 
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Marchands de vin à Bordeaux au XVe siècle
 
Au cours de la seconde moitié du XVIe siècle, les crises frumentaires devenues cycliques influencent la culture de la vigne. Lors de la famine de 1566, Charles IX ordonne l'arrachage des vignobles en France pour semer du blé. Cet édit fut annulé sous le règne de Henri III, le roi recommandant a changé tout simplement en recommandant aux gouverneurs de ses provinces de contrôler que « les labours n'ont pas été négligés dans leurs circonscriptions en faveur d'une culture excessive de la vigne ».
 
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Taverne en Flandre, par Cornelius de Wael
 
Le vin se commercialise en barriques entre provinces ou États, et se vend au détail en ville dans les tavernes. Un balai, une couronne de laurier ou des pampres entrelacés placés au-dessus d'une porte, indiquent que l'on peut acheter ou boire du vin à l'intérieur. Le prix du vin est soit annoncé par un crieur public, soit devant la taverne par un employé invitant à goûter les vins nouveaux. Tout propriétaire de vignes, peut ouvrir taverne moyennant des droits à payer, y inclus le clergé et les moines qui se débarrasse ainsi du surplus de leurs caves. Tout comme la noblesse, ils s'étaient arrogés le droit de vendre leurs vins au détail, sans que personne ne puisse leur faire concurrence. Ce droit de banvin resta en vigueur jusqu'au XVIIe siècle.


La vigne et le vin - Histoire - (1)




 
L’histoire de la vigne et du vin est si ancienne qu’elle se confond avec l'histoire de l’humain. L'Épopée de Gilgamesh, récit akkadien vieux de quatre mille ans parle déjà du vin, tandis que la Bible fait de Noé le premier agriculteur.
 
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Cratère de Derveni montrant faunes et bacchantes dansant sous une vigne
Musée archéologique de Thessalonique.
 
La vigne et le vin ont représenté un élément important des sociétés occidentales, intimement associés à leurs économies et à leurs cultures. Le vin synonyme de fête, d'ivresse, de convivialité, qui a investi le vaste champ des valeurs symboliques, est aujourd'hui présent dans la plupart des pays du monde. Son existence est le fruit d’une longue histoire mouvementée.
 
La vigne sauvage est une liane qui poussait sur les arbres des lisières et ripisylves(formations boisées, buissonnantes et herbacées présentes sur les rives d'un cours d'eau) jusqu'à plusieurs dizaines de mètres de hauteur. Elle est apparue avant l'humanité et est encore représentée en Europe par Vitis vinifera subsp.sylvestris , notamment en forêt rhénane inondée.
 
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Au XIXe siècle, dans les tufs de la commune de Sézanne, des fouilles ont mis à jour des restes fossilisés d'une vigne de l'âge tertiaire (paléocène) qui a été baptisée Vitis sezannensis. Cette variété, disparue de l'Europe, subsiste de nos jours dans le sud-est du continent américain.
 
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Feuille fossilisée de Vitis sezannensis.
 
L’histoire de la vigne se confond avec celle du bassin méditerranéen. Il y a plus d’un million d’années, la vigne y poussait déjà sous forme de lambrusques, lianes sauvages qui n’ont qu’une très lointaine ressemblance avec nos modernes cépages.
 
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Une analyse de 154 pieds de lambrusques spontanées a permis d'établir que les individussylvestris présentent par rapport aux sativa :
 
[list="color: rgb(0, 0, 0); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px; text-align: center; background-color: rgb(255, 255, 255);"]
[*]un sinus pétiolaire de la feuille plutôt ouvert à très ouvert ;

[*]une feuille plutôt entière, présentant 1 à 3 lobes ;

[*]un nombre important de dents courtes.

[/list]
 
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Feuille de lambrusque mâle (bord de la Charente), sinus pétiolaire ouvert.
 
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Feuille de syrah, au sinus pétiolaire en lyre, assez fermé.
 
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Fleur mâle de lambrusque, bord de la Charente.
 
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Inflorescence d'une vigne cultivée.
 
Les différences morphologiques concernant la fleur et le fruit sont aussi marquées mais plus difficiles à observer car leur présence est éphémère. Outre que les « grains » (baies noires) de son raisin, uniquement présents sur les pieds femelles, sont plus petits, cette vigne diffère de la vigne cultivée par quelques autres points :
 
- Bayer en 1919 notait déjà que ses fleurs sont unisexuées (mâle ou femelle, la sous-espèce est dite dioïque), alors que la sous-espèce Vitis vinifera subsp. vinifera (à l'origine du « vrai raisin de cuve ») a des fleurs bisexuées ou fonctionnellement uniquement femelle.
 
- les pieds mâles donnent des grappes florales atteignant parfois 20 cm, avec des fleurs dont le gynécée est atrophié mais dont le filet des étamines est bien développé, avec un pollen fertile.
 
- les pieds femelles produisent des grappes plus petites (10 cm max) de fleurs au gynécée bien développé mais dont le filet des étamines est atrophié et enroulé sur lui-même. Elles produisent un pollen qui est stérile.
 
- les fruits sont plus acides et amers que ceux du raisin de cuve.
 
-chaque baie comporte habituellement trois graines (ou pépins), contre deux pour beaucoup de cultivars.
 
- Les pépins sont sphériques avec un bec court alors qu’ils sont en forme de poire avec un bec plus allongé chez le raisin cultivé.
 
- Le feuillage vire au rouge parmi les premiers en automne.
 
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L'analyse génétique portant sur des locus microsatellites (séquence d'ADN) a permis d'observer une très nette différenciation entre les vignes cultivées et les lambrusques. Elle a aussi permis de mettre en évidence une autre différenciation entre les lambrusques corses et les lambrusques continentales (Lacombe et al. 2003). L'analyse comparée des sous-espèces silvestris et sativa a permis de mettre en évidence quelques cépages cultivés présentant de nombreuses caractéristiques de lambrusques. Il s'agit du gros manseng B, du gewurztraminer B et de l'arvine B. Cette étude a aussi montré que les cultivars français se rapprochent plus des lambrusques spontanées françaises que les vignes étrangères (du sud ou du centre de l'Europe).
 
[th]Historique de l'implantation de la vigne[/th]
6000 av. notre èreapparition de la vigne dans le Caucase et en Mésopotamie
3000 av. notre èrela vigne est cultivée en Égypte et en Phénicie
2000 av. notre èreapparition en Grèce
1000 av. notre èrela vigne est cultivée en Italie, en Sicile et en Afrique du Nord
1000-500 av. notre èreapparition en Espagne, au Portugal et dans le Sud de la France
500 av. notre ère - Moyen Âgeimplantation au Nord de l’Europe, sous l’influence des Romains, et jusqu’en Grande-Bretagne.
______________________________________________________________________________
 
De la Préhistoire à l'Antiquité
 
On admet généralement que la vinification existe depuis plusieurs millénaires. En l'état actuel de nos connaissances, l'une des premières vinification attestées a été découverte en Iran, au nord des monts du Zagros. C'est André Tchernia, archéologue et l'un des meilleurs spécialistes des vins de l'Antiquité, qui rapporte : « Les restes d'un résidu jaunâtre déposés sur la paroi d'une jarre néolithique, vieille de 7 000 ans, trouvée au Hajji Firuz Tepe, en Iran, se seraient révélés être un mélange d'acide tartrique et de résine. Il y aurait là, du même coup, le vin et le procédé de vinification les plus anciennement attestés ».
 
Se fondant sur les plus récentes découvertes archéologiques, des auteurs comme Alexis Lichine situent en Arménie la « patrie du raisin », tandis que Hugh Johnson ne manque pas de souligner que ce lieu d'origine de la vigne cultivée est en même temps celui où le mont Ararat sert de frontière septentrionale entre la Turquie et l'Arménie orientale, lieu où la légende biblique fait planter la vigne par le patriarche Noé à la fin du Déluge.
 
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Ivresse de Noé, bois gravé de 1539
 
Une récente découverte a encore repoussé la date d'apparition de la vigne et du vin. Au cours de l'année 2007, une équipe composée de vingt-six archéologues irlandais, américains et arméniens a fouillé un site, proche de la rivière Arpa, près de la communauté d’Areni. Dans une caverne composée de trois chambres, ils ont trouvé un crâne contenant encore son cerveau, des traces de cannibalisme ainsi que des vases emplis de pépins de raisin permettant de supposer qu'en ce lieu, il y a 6 000 ans, aurait eu lieu la plus ancienne vinification au monde.
 
Cette découverte dans le Vayots Dzor, région arménienne au sud du pays, de pépins de raisin, en 2007, a incité la National Geographic Society à financer une nouvelle campagne au cours de l'année 2010. Les fouilles archéologiques, faites sur le site Areni-1 ont mis au jour un complexe de vinification daté de 6 100 avant notre ère. Découverte qui permet d'établir avec certitude que le berceau de la vigne et du vin se situe actuellement en Arménie.
 
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Areni - 1
 
Une équipe internationale d'archéologues a retrouvé les traces et les équipements d'une vinification sur un site de 700 mètres carrés. Ce complexe de vinification correspond à la période du chalcolithique. Ils ont identifié un pressoir à vin et une cuve de fermentation en argile abrités dans une grotte. Ce sont les plus anciens connus à ce jour, a indiqué le 11 janvier 2011, Gregory Areshian, de l'Institut d'Archéologie Cotsen à l'UCLA, co-directeur des fouilles. Il considère aussi que c'est l'exemple le plus complet de production vinicole au cours de la préhistoire.
 
Outre pressoir et cuve, ont été identifiés des pépins, des reliquats de grappes pressés, des sarments de vigne desséchés, des tessons de poterie, une tasse ouvragée dans une corne et un bol cylindrique servant à boire le vin. Le pressoir, un bassin d’argile d'un mètre carré et de 15 centimètres de profondeur, possédait un conduit pour permettre au jus de raisin de se déverser dans la cuve de fermentation. Profonde de 60 cm de profondeur, celle-ci pouvait contenir de 52 à 54 litres de vin.
 
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Ce complexe a été découvert dans les montagnes du sud-est de l'Arménie, dans une grotte dénommée Areni-1, du nom du village proche et toujours renommé pour sa production viticole. Cette grotte est située dans une gorge profonde dans la région de Vayots Dzor. Ces premiers vignerons de l'humanité pourraient être les ancêtres des peuples Kouro-Araxes, une ancienne civilisation du Caucase. Ce site de vinification était entouré de dizaines de tombes, faisant penser que le vin pourrait avoir joué un rôle cérémonial. L'idée que cette population ne devait pas boire uniquement du vin lors des inhumations mais aussi dans la vie courante a été avancée. Mais aucune trace de cette consommation à l’extérieur de la grotte n'a jusqu'à présent été prouvée.
 
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Par contre, il est sûr pour les paléo-botanistes que les pépins sont du type vitis vinifera vinifera, variété de vigne qui produit les plus grands vins de nos jours. La vigne, à l'origine sauvage et identifiée comme vitis vinifera silvestri, avait donc été domestiquée, passant de la lambrusque à l’état de raisin de cuve. « De toute évidence, les raisins étaient écrasés avec les pieds comme cela a été fait très longtemps dans toutes les régions de production viticole », a précisé Gregory Areshian.
 
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De plus « la présence sur le site de malvidine, pigment donnant la couleur rouge au vin, est un autre indice confirmant que ces installations servaient bien à la vinification », ont souligné les archéologues. Cela prouve que la vigne avait déjà été domestiqué il y a six millénaires. Les plus anciens vestiges comparables à ceux découverts en Arménie avaient été identifiés à la fin des années 1980, en Égypte, dans la tombe du roi Scorpion [size=16]Ier, et datait de près de 5 100 ans. « Des installations similaires à celles récemment découvertes en Arménie et destinées à presser les raisins ont été utilisées jusqu'au XIXe siècle dans tout le bassin méditerranéen et le Caucase », a souligné Gregory Areshian.[/size]
 
Les analyses au radio-carbone effectuées par l'Université de Californie ont pu confirmer la datation. Et une nouvelle méthode scientifique a été utilisée pour déterminer avec précision que ce vin arménien datait de 4 100 ans avant notre ère.
 
[size=16]Cette apparition du premier vin sur le haut-plateau arménien et en Transcaucasie a été aussi confortée par la découverte de pépins de raisin dans des couches datant des IVe et IIIemillénaires av. J.-C., tant en Géorgie que dans la plaine de Kharpout. À cette même période, d'autres fouilles ont mis en évidence en Arménie la présence de grandes réserves à vin près des habitations par la découverte de grandes jarres portant des traces de fermentation et des résidus de lie. Tout près, une aire pavée servait de fouloir. D'autres traces de ceps de vigne cultivée ont été relevées sur les flancs du Caucase, dans l’actuelle Géorgie. C'est dans le village Shoulaveris Gora que l'on a trouvé des vestiges de vigne et de vin antérieurs à 5 000 à 5 600 ans avant notre ère.[/size]
 
[size=16]La première représentation du procédé de vinification est le fait des Égyptiens, au IIIemillénaire avant notre ère sur des bas-reliefs représentant des scènes de pressurage et de vendange et datant de 2500 av. notre ère. Des amphores emplies de vin blanc ont été retrouvées dans la nécropole d'Oumm El-Qaab à Abydos, où fut inhumé Sémerkhet, le septième pharaon de la Ire dynastie thinite.[/size]
 
Viticulture et vinification dans l'Égypte antique.
 
Après son implantation en Grèce antique, la vigne devient un élément essentiel de l'agriculture pour les Grecs, et devient l'un des trois piliers de la « triade méditerranéenne » céréales-olivier-vigne. Grecs et Phéniciens, eux-mêmes producteurs, implantent la vigne dans l'ensemble du bassin méditerranéen au cours de leurs nombreux voyages, entre 1500 et 500 avant notre ère, notamment en Italie ; les Romains en développent la culture et ainsi que son industrie. C'est lors de la création de Massalia (Marseille) aux environs de -600, que les Phocéens implantent la vigne dans la Gaule celtique. L'avancée romaine en -125, le long du couloir rhodanien vers le nord, et à l'ouest vers le Languedoc, voit la diffusion de la vigne et le développement de son industrie. Narbonne et Port-Vendres en sont les centres commerciaux les plus importants.
 
La production de la Gaule narbonnaise commençant à concurrencer les vins italiens, en 92 l’empereur Domitien fait interdire la plantation de vignes et ordonne l’arrachage de 50 %du vignoble méditerranéen, interdiction levée seulement deux cents ans plus tard, parProbus. Les vignobles bordelais, languedocien et rhodanien s’épanouissent et la vigne atteint alors la région parisienne, qui restera longtemps l’une des plus grandes régions viticoles françaises. Les Gallo-romains, en développant la culture viticole, améliorent les procédés de vinification par la technique du vieillissement en fûts de chêne. Le déclin de l’Empire romain au Ve siècle aurait porté un coup au développement de l’agriculture gauloise.
 
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Cratère de Vix
 
Cette technique consistait à mêler de la résine de thérébinthe au vin pour l'empêcher d'aigrir. Pour Philippe Marinval, chargé de recherche au Centre d'anthropologie de Toulouse, la preuve est faite que les hommes du Néolithique buvaient du vin. Les peintures égyptiennes attestent aussi de l’importance de la vigne à leur époque. Mais compte-tenu des méthodes de vinification, le vin de l'Égypte antique était considéré comme un vin essentiellement blanc ou légèrement coloré. Le raisin était soit foulé, soit pressé directement, et son jus recueilli afin de le faire fermenter en clair. Sans cuvaison, il était impossible d'obtenir une couleur rouge soutenue. Seul Champollion avait affirmé avoir vu une fresque où du vin rouge était contenu dans des bouteilles blanches.
 
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Foulage du raisin dans un cuve monolithique, fresque de la tombe de Nakht
 
Quant à Hugh Johnson, il avait noté dans Une histoire mondiale du vin :
 
« La plupart des peintres montrent du raisin noir et un moût foncé versé dans des jarres de vinification ; l'on peut en déduire, dans la mesure où le foulage seul ne permettait pas l'extraction de la couleur, que la fermentation commençait dès la cuve de foulage. »
 
Intrigués, Maria Rosa Guasch-Jané et ses collègues de l'université de Barcelone ont d'abord dû obtenir auprès des British Museum de Londres et de l'Egyptian Museum du Caire des échantillons de résidus prélevés sur des jarres du tombeau de Toutankhamon. L'analyse a été surprenante et rendue publique, en 2004, par Rosa Maria Lamuela-Raventos, professeur associé à l'université de Barcelone, qui a participé à l'étude. La présence d'une anthocyane changeait tout, le vin était rouge, car :
 

« Le malvidine-3-glucoside, membre de la famille des anthocyanidines, est un pigment que l'on retrouve dans les vins jeunes et certaines grappes de raisins, à qui il confère leur aspect rouge. »
Ninnenne                     
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MessageSujet: Re: La vigne et le vin -Histoire   Mar 9 Déc - 16:12

La vigne et le vin - vin de Pouilly sur Loire -


Pouilly Fumé


L'aire de production du pouilly-fumé est commune avec celle du pouilly-sur-loire. On retrouve les même 3 types de terroirs qu'à Sancerre, juste de l'autre côté du fleuve: les calcaires, les marnes et les silex. 

Le niveau de qualité chez les meilleurs vignerons est tout à fait équivalent à celui atteint par les meilleurs vignerons de Sancerre.

L'appellation pouilly-fumé ne concerne que les vins blancs à base de sauvignon, cépage aussi appelé "blanc fumé" du fait des arômes de pierre à fusil (ou fumé, ou silex) qu'il peut développer sur ces terroirs.


Note: Il ne faut bien entendu pas confondre cette appellation avec le pouilly-fuissé, qui est une appellation de Bourgogne (du mâconnais).




Pouilly Fumé a un parfum peu commun pour un vin blanc sec: des arômes puissants de musc et de fumé.



Pouilly sur Loire est un vin différent, produit sur le même terroir, mais avec du cépage Chasselas. Il est à boire jeune.



Quand le phylloxera détruisit toutes les vignes il y a deux siècles, les vignerons les remplacèrent par du Sauvignon et donnèrent naissance au Pouilly Fumé. 


Aujourd'hui, Pouilly sur Loire représente moins de 5% de la production de Pouilly.


Pouilly est très proche de Sancerre, juste de l'autre coté du fleuve. 


Cependant les ceux vins sont bien différents. Pouilly Fumé semble plus épais, plus profond et plus structuré.



Quelques Informations sur le vin de Pouilly Fumé:



Appellation Pouilly Fumé Controlée



Situation: Le terroir le plus à l'Est de la vallée de la Loire, à l'est de Sancerre et Bourges.


Lieu: Pouilly sur Loire, Saint Andelain, Tracy sur Loire, etc...


Sol: Calcaire, Argilo-calcaire


Superficie: 850 ha

Production: 6 million de bouteilles


Vin blanc uniquement


Cépages:
Pouilly Fumé: Sauvignon

Pouilly sur Loire: Chasselas


Type de vin:
Vin blanc sec et épais


Age: à déguster entre 1 à 5 ans


Millésimes: recommandés 2003


Arômes: Fumé Genêt Acacia


Déguster avec: - Saumon Poulet Veau

- Apéritif


Fromage:
Crottin de Chavignol

La vigne et le vin - Vin de Nuits Saint Georges -

 
 
Le village de Nuits Saint Georges a donné son nom à la zone de Côte de Nuits. La Côte de Nuits commence juste au sud de Dijon jusqu'à la limite de Cote de Beaune.


Nuits Saint Georges produit surtout du vin rouge. Il est robuste et élégant. Le bouquet est intense et parfumé.


Les autres villages produisant du Côte de Nuits sont Chambertin, Morey-Saint-Denis, Chambolle-Musigny, Vougeot et Vosne-Romanée, Romanée-Conti.


La latitude élevée de la Côte de Nuits ne permet pas une grande précocité de la vendange.


Par contre, son exposition parfaite à l’est lui donne l’aptitude de produire des vins rouges prestigieux.


Les vins d’A.O.C. Nuits-Saint-Georges sont produits sur des terroirs délimités sur les communes de Nuits-Saint-Georges et Premeaux-Prissey.

Les sols de formation jurassique sont essentiellement argilo-calcaires.


Production:



Classée en A.O.C. e, 1934, l’appellation Nuits-Saint-Georges couvre

* 165 ha en A.O.C. Nuits-Saint-Georges dont 12 ha sur
Premeaux-Prissey.
* 140 ha en A.O.C.Nuits-Saint-Georges 1er cru dont 62 ha sur
Premeaux-Prissey.



La récolte moyenne s’élève à :



* 7 052 hl en A.O.C.Nuits-Saint-Georges rouge
* 5 400 hl en A.O.C.Nuits-Saint-Georges 1er Cru
* 60 hl en A.O.C.Nuits-Saint-Georges 1er Cru blanc



Cépages:

Les vins rouges de Nuits-Saint-Georges sont produits par un cépage unique, le Pinot Noir. Les quelques vins blancs sont issus de cépages Chardonnay, ou Pinot Blanc.



Caractère des vins:

Les vins rouges de Nuits-Saint-Georges ont presque toujours une couleur intense et sombre Les arômes sont puissants et complexes : ils mêlent à la fois la cerise, le cassis, la fourrure, la truffe et souvent les épices.
 


Les vins de Nuits-Saint-Georges sont parmi les plus tanniques de Bourgogne. 

L’harmonie tannin et rondeur en fait des vins corpulents et solides.

Conservation:

Leur forte structure garantit à ces vins une longue garde.
En années moyennes, les vins de Nuits-Saint-Georges s’épanouissent entre 5 et 10 ans. En grandes années, leur tenue en cave, jusqu'à l’apogée, peut aisément atteindre 25 ans.



Cave:
 



Service,température et verres.

Ces vins rouges puissants seront mieux appréciés à une température proche de 15/16°.


Le débouchage préalable, une ou deux heures avant est conseillé.


Pour les vins restés jeunes, le passage en carafe procure une bonne oxygénation, et améliore la dégustation.


Dans ce cas, la température de service peut-être celle d’une bonne cave.


Le verre ballon, dit verre à Bourgogne) ou le gros verre tulipe, emplis seulement au 1/4 ou 1/3, mettent particulièrement en valeur la robe et le nez de ces grands vins.


Leurs saveurs seront respectées par un verre mince et fin.


Gastronomie:


La puissance et la charpente des Nuits-Saint-Georges leur autorisent toutes associations avec: sauces au vin rouge, gibiers marinés ou rôtis, viandes rouges fortes, grillées ou rôties, fromages à saveur moyenne.

La vigne et le vin - Vin de Menetou-Salon -

Menetou-Salon est un vignoble très ancien si l'on en croit les vieux écrits et documents concernant la seigneurie et châtellenie de Menetou-Salon.

On retrouve encore des actes de l'an 1063, 1097 et 1100, par lesquels le Seigneur de Menetou fait don à différents ordres religieux de la région.

En 1190, Hugues de Vèvre, Seigneur de Menetou-salon, donne lui aussi, des terres et des vignes à l'Abbaye de Loroy.

Enfin, les vieux écrits relatent que le vin du vignoble de Menetou-Salon fut un des plus beaux ornements de la table seigneuriale du grand argentier Jacques Cœur qui acquit la seigneurie de Menetou en 1450.

Doté d'un syndicat viticole dès 1890, Menetou-Salon se développera dans les années soixante-dix pour atteindre aujourd'hui 400 hectares.

Les vins de Menetou Salon peuvent déclinés en blanc Sauvignon, rouge Pinot noir et rosé Pinot Noir.

L'aire d'appellation est située au nord-est de Bourges, dans le direction de Sancerre.

Les vignobles sont situés sur des pentes peu accentuées, sur des sols constitués de marnes kimméridgiennes période de l'ère secondaire. 

Les vins blancs issus de sauvignons sont souvent complexes et rappellent leurs voisins de Sancerre.

Pays : France

Région : Vallée de la Loire

Décret : 23 janvier 1959

Superficie : 400 hectares

Le Ménetou-salon est celui qui se rapproche le plus du Sancerre par le goût. Certains sont même confondus par des palais non professionnels, le prix les différencie.

Il est produit autour de la ville de Ménetou-Salon sur dix communes.

La production de rouges et rosés est d'environ 400.000 bouteilles, celle de blancs 1.500.000 bouteilles.

Des terrains laissés en friche le siècle dernier se repeuplent de vignes dans l'aire de production.

Il se déguste avec les mêmes mets que le Sancerre.

Le village de Ménetou-Salon est à tout jamais lié à un homme : Jacques Cœur.C’est lui qui, au XIVème siècle, a construit le château qui se dresse encore au cœur de la ville.

Au fil du temps, la forteresse s’est transformée en une somptueuse demeure princière de style néo-gothique. 

Elle abrite de nos jours une bibliothèque de plus de 12.000 ouvrages et une superbe collection de voitures anciennes.

Mais Ménetou-Salon, c’est aussi le vin de Jacques Cœur. 

Ce vignoble, acquis en 1450 par le héros local, s’étend sur 330 hectares et se compose de cépages Sauvigon pour les vins blancs et Pinot noir pour les rouges. 

Ce sont des vins frais et fruités, aux arômes multiples allant des agrumes aux fleurs pour les blancs, aux fruits mûrs ou secs pour les rouges et rosés.

La vigne et le vin - Les vins de Madiran -

Les vins de Madiran sont issus de la région du Sud-Ouest 
et couvre une superficie de 1 600 ha.

Le Madiran devient A.O.C en 1948. C'est la première appellation française à s’imposer le contrôle de la qualité par la delivrance d’un label après analyse et dégustation.

Le madiran du nom d'un petit village au Nord de Tarbes et de Maubourguet dont le maire est Jean Glavany, Ex Ministre de l'agriculture a un terroir qui s'étale sur trois départements : 

Les Hautes-Pyrénées, le Gers et les Pyrénées-Atlantiques. Il partage le même terroir que le Pacherenc du Vic-Bilh.

Les vestiges gallo-romains datant du IIIème siècle montre une certaine ancienneté de la viticulture dans ce lieu. 

Mais on connaît surtout l'histoire de ce vignoble depuis la fondation de l'abbaye Bénédictine de Madiran dans laquelle vous trouverez un restaurant de très grande qualité et un hôtel où vous pourrez déguster en même temps que les spécialités locales, les meilleurs crus de la région. 

Il y a également un point de dégustation des viticulteurs madiranais.

C'est en 1948, que ce vignoble obtient une AOC Appellation d'Origine Contrôlée. 

On peut dire que ce vin, vieux comme notre histoire revient de loin. 

En 1950, il ne restait que 50 hectares d'AOC. 

Grâce au travail de la coopérative de Crouseilles, le renouveau s'est fait avec l'installation ou la reprise de cette culture par de jeunes agriculteurs locaux. 

Elle s'est efforcée à relancer les vins rouges les plus demandés à l'époque des trente glorieuses. 

Il faut noter aussi que des producteurs indépendants avaient gardés la tradition comme M. Laplace au château d'Aydie. 

Puis d'autres sont arrivés comme Alain Brumont avec ses deux châteaux qui est sûrement l'élément moteur de ce vignoble. Par la suite la coopérative de Saint-Mont c'est installée dans le Gers. 

L'encèpagement est de minimum 40 % , pouvant aller à 60 %, voir même 100 % de tannat pour faire un bon Madiran. Les grands crus sont vieillis dans les barriques. 

En complément, on trouve du Cabernet franc appelé dans la région bouchy. 

Environ 1 200 ha sont aujourd'hui déclarés en Madiran pour une production de l'ordre de 60 000 hl. 

Le Vic-Bilh s’étend sur trois departements que sont le Gers, les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées. 

Sa superficie est d’environ 1600 ha dont 1400 ha produisent du Madiran, et sa production s’etablit autour de 75 000 hl en Madiran, 8 000 hl en Pacherenc du Vic-Bilh.

Quatre cépages entrent dans la composition du Madiran : 

Le Tannat de 40 à 60%, les Cabernets Franc et Sauvignon et le Fer Servadou. 

Le Pacherenc du Vic-Bilh est produit à partir de six cépages : L’Arrufiat, le Petit et le Gros Manseng, le Courbu, le Sauvignon et le Sémillon. 

Très tannique, le Madiran est un vin si corsé et charpenté qu’il est soumis par décret à un vieillissement obligatoire d’un an avant commercialisation. 

Après 2 ou 3ans en bouteille, ses tanins s’assouplissent, il développe des arômes de fruits noirs, d’épices et de torréfaction. 

Pleinement épanoui au bout de 4 à 8 ans, certains vielliront aisément davantage, d’autres séduiront beaucoup plus jeunes.

Le Pacherenc sec révèle des arômes floraux et de fruits exotiques. 

Le Pacherenc moelleux nous livre d’autres arômes : nèfles, ananas, écorces d’orange et miel le Passerillage.

Les grandes bouteilles de Pacherenc moelleux, comme celles de Madiran, peuvent facilement dépasser les 10 ans d’âge.

Le vignoble de Madiran existe depuis le II ième siècle de notre ère comme le prouvent les mosaïques découvertes dans les fouilles de Taron. 

Au Xll ième siècle, les Bénédictins de l'Abbaye de Marcillac dans le Lot vinrent fonder l'Abbaye de Madiran et améliorer le vignoble. 

Les vins de Madiran, longtemps utilisés comme vins de messe, connurent la renommée grâce aux pèlerins de Compostelle qui le goûtaient en passant.

Le Madiran est le seul vin de France soumis par décret à un vieillissement obligatoire d'un an. 

Ces années passées dans les caves lui permettent, dans sa robe vermeil, d'allier le parfum et la tendresse du Cabernet au tanin souple et rond du Tannat. 

Servi à la température de 15 à 18 degrés, il accompagne parfaitement les salamis, gibiers, viandes rouges ou grillées, confits, magrets, fromages des Pyrénées. 

Le Madiran devint Appellation d'Origine Contrôlée en 1948 et fut la première Appellation en France à s'imposer le contrôle de la qualité par la délivrance d'un label après analyse et dégustation.

En pleine évolution, les vignobles couvrent aujourd'hui 1.600 ha. pour une production de 60.000 hl par an.

Deux cépages entrent dans la composition du vin de Madiran :


le Tannat, cépage local, très typé, lui donne sa charpente et sa typicité unique en France. 

- Le Cabernet, lui donne son bouquet et sa finesse.

Le Madiran a ses lettres de noblesse. Présent au Mariage d'Henri de Monpezat, il est également servi sur les tables Présidentielles.

Vieillissant bien il est le cadeau idéal pour les connaisseurs. 

Le Madiran atteint son plein épanouissement au bout de 4 à 8 ans, mais il peut séduire beaucoup plus jeune.

Les grandes bouteilles de Madiran et de Pacherenc Vic-Bilh moelleux peuvent facilement dépasser dix ans d'âge.

Le Pacherenc du Vic-Bilh, Appellation d'Origine Contrôlée, vin blanc de grande qualité, dont la production reste encore confidentielle, peut être sec ou moelleux. 

Très typé, son goût dit de Pierre a fusil lui est donné par l'Arrufiat, cépage local très ancien, Courbu, Manseng, Sauvignon entrent également dans sa composition. 

Comme le Madiran, il subit l'analyse et la dégustation avant la délivrance du certificat d'agrément. 

Le Pacherenc Vic-Bilh doit être servi aux environs de 8°C, sec, il est recommandé avec les coquillages et les poissons. 

Moelleux, il est préférable de le boire à l'apéritif, sur les foies gras, les poissons sauces ou les fromages de brebis.

la vigne et le vin - Vin de Gaillac -

GAILLAC, vignoble du Sud-Ouest


Entre les vignobles de Bordeaux et du Languedoc Roussillon, les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées ont su perpétuer leur vocation vinicole, à travers une mosaïque de vignobles très divers, regroupés sous la dénomination Vignobles du Sud-Ouest. 

Des rives de la Dordogne à la vallée du Lot, du Pays Basque à la Gascogne et à l'Agenais, du sud du Massif Central aux Coteaux du Tarn, des terrasses bordant la Garonne jusqu'aux portes de Toulouse ...


Les Vignobles du Sud-Ouest nous font découvrir la plus vaste collection de cépages spécifiques, de vins et de spiritueux typés, tous riches d'une grande histoire.


Le Comité Interprofessionnel des Vins du Sud-Ouest créé officiellement en décembre 1997 regroupe 16 appellations d'Aquitaine et Midi-Pyrénées.


On y retrouve ainsi 9 AOC Béarn, Côtes du Frontonnais, Gaillac, Irouléguy,Jurançon, Madiran, Marcillac, Pacherenc du Vic Bilh et Floc de Gascogne et 7 VDQS Côtes du Brulhois, Côtes de Millau, Côtes de Saint Mont,Estaing, Entraygues et Fel, Lavilledieu et Tursan.


Parmi cette mosaïque de vignobles très divers, vous trouverez à 50 km à l'est de Toulouse, en direction d'Albi dans le département du Tarn, le vignoble de Gaillac. Il s'étend sur les deux rives du Tarn, et vers le nord jusqu'à la cité médiévale de Cordes.


La vigne amenée en Provence autour de l'an moins 600 par les Phocéens, a progressé vers la Narbonnaise, puis avec les Romains en l'an moins 125 vers l'Aquitaine.


Gaillac est la première étape de cette marche à l'ouest qui n'atteint le Bordelais qu'après avoir conquis les divers vignobles du Sud-Ouest, appelés longtemps les vignobles du Haut Pays. 

Montans, la ville voisine de Gaillac, fut au 2ème siècle un grand centre de poteries.


On retrouve des traces d'amphores depuis le sud de l'Espagne au nord de l'Ecosse, témoins que les vins de Gaillac s'exportaient déjà au delà des mers après avoir descendu le Tarn et la Garonne.

Situéé dans le nord du département du Tarn, l'aire d'Appellation Gaillac couvre 2 500 hectares répartis sur 73 communes pour une production AOC de plus de 165 000 hl.


Aujourd'hui, l'Appellation regroupe une centaine de caves particulières et trois caves coopératives.


La variété des terroirs au nombre de trois et l'ancienneté du vignoble permettent à Gaillac de présenter un encépagement varié et traditionnel.


Ainsi, cette diversité du vignoble gaillacois se traduit par une grande variété de vins élaborés qui composent une gamme multiple de vins blancs secs, doux et perlés, de vins rouges et rosés, d'effervescents.


Les ambitions du vignoble sont aujourd'hui portées par une nouvelle génération de vignerons, qui ajoutent à la passion de leurs pères le pragmatisme de formation de haut niveau.


Outre les dernières technologies viticoles, leur savoir-faire s'étend également aux techniques de commerce et de gestion.


La ville de Gaillac est née en 972.



A partir de ce moment, le vignoble prend son essor avec la fondation de l'Abbaye Saint-Michel.


Grâce à l'esprit des ordres religieux, à l'accumulation des ressources et à de judicieuses et patientes sélections de cépages, les moines Bénédictins parvinrent à obtenir des vins de choix destinés aux Sacrifices Eucharistiques, aux Rois, et aux grands personnages du Royaume. 

En effet, en 1221, les Consuls publièrent le Ban des Vendanges, preuve de la recherche et du maintien de la qualité des vins.


En 1253, Henri III, Roi d'Angleterre, se fit envoyer 20 barriques des vins de Gaillac.


Trois siècles plus tard, Henri IV perpétua la tradition.


Puis, tout naturellement, la commercialisation des vins de Gaillac se tourna vers l'ouest en empruntant la voie principale de communication, le Tarn. 

La recherche constante de la Qualité


Dans le contexte du grand marché bordelais des "vins de coupage", Gaillac a toujours veillé à ne pas perdre complètement son identité en obtenant souvent diverses dérogations. Ces documents citent régulièrement Gaillac, Lisle et Rabastens car leurs disciplines locales étaient très strictes (marque à feu, interdiction de rentrer des vins 'étrangers', ban des vendanges, etc. ...).
Le vin était de si bonne qualité, par la loyauté même des Consuls et des Marchands de l'époque, que le commerce était florissant:

"Aussy, tous les jours, on voict merchantz.
Pour l'achepter qui le descendent par la rivière vers Bourdeaux,pour de là l'apporter en Angleterre, Ecosse , Flandres et austres pays fort éloignés". 

Le vin était célébré officiellement dans le pays depuis la création du "Rey de la Poda", en février 1529.


Il s'agissait de couronner le vigneron le plus habile dans la taille qui conditionne le bon développement de la souche.


Cette tradition s'est perpétuée jusqu'en 1789.


La concurrence s'intensifie:

Malgré les édits royaux destinés à faciliter le commerce des vins de Gaillac à Bordeaux jusqu'à la Révolution, des difficultés persistent.


La concurrence acharnée est un frein pour l'évolution du vignoble de Gaillac.


Néanmoins, le négoce continue et à la fin du 18ème siècle, les transactions deviennent difficiles malgré la haute tenue et la qualité des vins de Gaillac.


Le vignoble au 20ème siècle 
Ainsi, au cours des mille et unes vendanges, le pays gaillacois a vécu au rythme des joies et des peines des vignerons.


La terrible crise du phylloxera à la fin du siècle dernier n'a pas entamé la ténacité des Gaillacois dans la recherche constante de la qualité: 

1922 : délimitation de l'Aire d'Appellation Gaillac au Journal Officiel 
1938: le décret d'Appellation d'Origine Contrôlée est obtenu pour les Gaillac blancs

1970 : le décret d'Appellation d'Origine Contrôlée est étendu aux Gaillac rouges et rosés.


Et puis, comme il fallait un signe, une image de marque comme au Moyen-Age du vin de Gaillac, il fût créé la Bouteille Gaillacoise tant pour les rouges que pour les blancs.


Véritable signe de ralliement, cette bouteille est réservée seulement aux vignerons mettant en bouteille leurs vins dans l'aire d'Appellation Gaillac. 

Et comme l'histoire veut une fin heureuse en fin de ce siècle, l'Abbaye Saint-Michel est de nouveau redevenue le centre de coordination du vignoble. 

Elle abrite désormais la Maison de la Vigne et du Vin et renoue avec le riche et heureux passé du vin.


La Tradition demeure...

972 fondation de l'Abbaye Saint-Michel 
1271 mise en place d'une Charte Qualité définissant les normes de production 
1922 délimitation de l'Aire d'Appellation 
1938 obtention du décret AOC pour les blancs 
1970 extension du décret AOC aux rouges et rosés.

La vigne et le vin - Crémant de Loire -

Le vignoble du Crémant de Loire, classé AOC par le décret du 17 octobre 1975 ne concerne que des vins produits sur les aires d'appellation Anjou, Saumur et Touraine.

Ses vins sont vinifiés en blanc et rosé effervescent par la méthode de seconde fermentation en bouteille.

Sont utilisés l'arbois, le chenin et le chardonnay en cépages blancs.


Le cabernet franc, le cabernet-sauvignon, le pineau d'Aunis et le pinot noir en cépages rouges et le grolleau en cépage rouge accessoire.

Le Crémant de Loire a des conditions de productions très particulières: récolte à la main, pressurage spécial, durée de la conservation en cave...

Les jus subissent une double fermentation: la première, la fermentation alcoolique est effectuée à basse température sur des premiers jus.


Puis après fermentation malolactique le vin est mis en bouteille où il effectuera la prise de mousse avant d'être conservé sur lattes pendant plus de 12 mois, souvent 2 à 3 ans.

- Région : Anjou, Saumurois et Touraine.


-Zone de production : située à l'intérieur des délimitations des appellations Anjou, Cheverny, Saumur mousseux et Touraine.


- Classé en : A.O.C. régionale.
Décret du 17.10.1975.


- Superficie en production :
près de 500 hectares.

- Cépages :


blancs : arbois ou menu pineau, chenin et chardonnay,

gris : grolleau en cépage accessoire,

noirs : cabernet franc, cabernet-sauvignon, pineau d'Aunis et pinot; grolleau en cépage accessoire.

- Vinifié en : blanc et en rosé mousseux, seconde fermentation en bouteilles.


- Un vin de couleur paille, des arômes de fleurs blanches, une bouche fine et persistante pour ce vin de Fête. 

La récolte a été récoltée en caisse, les bouteilles restent 12 mois sur lattes avant d’être dégorgées et savamment dosées.

Les reflets dorés du Crémant de Loire sont mis en valeur par la finesse et la persistance des bulles.


Il a la finesse et la noblesse d'un vin de réception.

- Il peut se garder :
pas plus de 3 ans. Peut se boire dès sa mise en bouteilles.


- Température idéale pour l'apprécier :

entre 8 et 10° pour le blanc,

entre 10 et 12° pour le rosé.


A déguster à l'heure de l'apéritif, ou pour accompagner un dessert.

La vigne et le vin - Vin de la Cote de Beaune

Côte de Beaune

La Côte de Beaune commence juste quelques kilomètres au sud de Nuits Saint-Georges, à partir du village de Ladoix.

L'appellation Côte de Beaune est donnée aux vins provenant de la ville de Beaune mais aussi de 16 villages aux alentours tels que Auxey-Duresses, Chassagne-Montrachet, Ladoix, Saint-Romain et Savigny les Beaune.

Les Côte de Beaune rouges sont reconnaissables à leur arôme de fraise et à leur bouquet chaud. Ils ont un peu moins de corps et une maturation plus rapide que les Côtes de Nuits.

Les blancs de Côte de Beaune sont d'une couleur jaune paille, robustes, épais et souples, très secs.

Côte de Beaune Villages est une appellation différente, un petit terroir de la région.

Tous les vins de la Côte de Beaune peuvent porter soit leur appellation locale soit la Côte de Beaune AOC.


Information sur le vin de Côte de Beaune:

Appellation: 

Appellation Côte de Beaune Controlée
Sa situation est délimitée dans la montagne de Beaune
la commune de Beaune et de 16 villages

Les sols sont Calcaires.

Sa superficie est de 35 ha ou 85 acres et sa production est de 170000 bouteilles dont les 2/3 en rouge et 1/3 en blanc.

On trouve les cépages suivant, en Rouge du Pinot Noir, en
blanc, le cépage Chardonnay qui donne un type de vin rouge léger et fruité et un Vin blanc sec qui peut se consommer à partir de l'âge de 2 à 5 ans.

Les millésimes recommandés sont les 2003, 2002, 1999
Les arômes qui font les saveurs des vins de Beaune sont pour les Rouge, les saveurs de Framboise et pour les blancs des saveurs de fleurs blanches et de pamplemousse.

Ses vins peuvent se Déguster avec des escargots de Bourgogne, des viandes blanches et rouges et des charcuteries,

du fromage comme le Cantal, le Coulommiers, l'Emmental, le Munster et le Reblochon.

Bien abritée par les gradins supérieurs qui la dominent de 300 à 400 m, la Côte de Beaune jouit d'un microclimat, d'un sol très varié qui produit les meilleurs vins blancs de la Bourgogne, secs et pourtant ronds et souples, finement parfumés, parfaitement équilibrés qui vieillissent bien.

* Ladoix
* Auxey-Duresses
* Bâtard-Montrachet
* Beaune
* Bienvenues-Bâtard-Montrachet
* Blagny
* Corton-Charlemagne
Parce que Charlemagne avait un faible pour ces vignobles
* Chassagne-Montrachet
* Chevalier-Montrachet
* Chorey-lès-Beaune
* Corton
* Côte de Beaune
* Aloxe-Corton

Récoltés dans 200 hectares de vignes fines admirablement exposées au sud-est et au midi, les grands vins rouges et blancs d'Aloxe-Corton sont  les vins de Côte de Beaune qui peuvent se conserver le plus longtemps. Ils deviennent avec l'âge francs et moelleux et acquièrent un bouquet d'une finesse remarquable.

* Criots-Bâtard-Montrachet
* Bourgogne Hautes-Côtes de
* Beaune
* Maranges
* Meursault

Ce riche vignoble qui s'étend sur 400 hectares en grands crus produit des vins qui ont un goût de noisette et un arôme de grappe mûre d'une franchise et d'une finesse exquises.

* Monthélie
* Montrachet

Le Montrachet, c'est à genoux et tête découverte qu'il faut le boire, déclarait Alexandre Dumas. Ce site, d'apparence modeste, est un des grands vins blancs du monde qui présente en harmonie corps, finesse, distinction, moelleux et bouquet

* Pernand-Vergelesses
* Pommard

Vins préférés des rois Henri IV et Louis XIV, des écrivains Ronsard et Victor Hugo, les crus de Pommard, d'excellente garde, sont fermes, colorés, pleins de franchise et possèdent, à un haut degré les qualités que nos aïeux désignaient par les expressions de loyaux, vermeils et marchands. Ils renferment les plus chauds éclats du soleil bourguignon.

* Puligny-Montrachet
* Saint-Aubin
* Saint-Romain
* Santenay
* Savigny-lès-Beaune
* Volnay

Déjà peuplé de vignerons à l'époque romaine, le village de Volnay était hautement estimé par les Ducs de Bourgogne au temps du Moyen-Âge. Ils y possédaient des vignes dont les vins apportèrent plus d'une fois un appui efficace à leur diplomatie. Ils sont remarquables par leur élégance, leur goût suave, leur parfait équilibre et leur bouquet délicat.

* Côte de Beaune-Villages
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MessageSujet: Re: La vigne et le vin -Histoire   Mar 9 Déc - 16:22

La vigne et le vin - Vin de Jasnières

DES VINS FINS

Le JASNIÈRES est un vin blanc fruité puis bouqueté, réputé comme l'un des meilleurs blancs secs de France.

Sa finesse, son élégance, son originalité le rendent séduisant.

Son goût caractéristique de pierre à fusil est plus ou moins prononcé suivant les crus ou les millésimes.

D'une belle couleur jaune d'or, riche en bouquets, frais et floral, il peut évoquer écorce, miel, acacia ou aubépine.

Il présente une bouche d'attaque ferme mais pourvue de délicatesse, avec une note moelleuse qui s'évanouit lentement.

Domaine
Sa qualité la plus remarquable est sa faculté à vieillir des dizaines d'années, voire plus d'un siècle, tout en s'abonnissant.

On a dit du JASNIÈRES qu'il est le plus jeune des vins vieux, car après 10 ou 20 ans de bouteille, il atteint son sommet tout en restant bien vivant.

Les années exceptionnelles, la pourriture noble lui confère carrément le grand moelleux.

Il développe alors des bouquets inégalables.

Le JASNIÈRES ne ressemble à aucun autre vin de France, sauf au COTEAUX DU LOIR BLANC qui, en A.O C est comparable au Jasnières : même cépage, le Chenin, même origine, climat, coteaux en pente, argiles à silex, taille, culture, même type de vin bouqueté, souvent plus sec, plus léger.

Le terroir et le tour de main multiplient les nuances à la dégustation.

Le Vignoble
Les ROUGES de COTEAUX DU LOIR sont surtout à bases de Pineau d'Aunis ou de Gamay.

Le rouge de PINEAU d'AUNIS est rubis très clair gouleyant.
Frais et léger, son bouquet poivré lui donne une originalité certaine.

En prenant de 1'âge, son parfum et son goût de framboise s'accentuent, ses qualités se développent au maximum.

C'est le vin rouge typique du terroir.

Le rouge de GAMAY est prêt à boire plus vite.

La pente ensoleillée des coteaux, la rudesse des sols caillouteux lui confèrent du caractère.

Les ROSÉS des COTEAUX DU LOIR sont surtout à base de Pineau d'Aunis.

On obtient alors des vins légers, finement bouquetés, rafraîchissants.

[size=24]La vigne et le vin - Vin de Cheverny[/size]






Les vins de Cheverny

La légende dorée date la création du vignoble de Cheverny, au début du règne de François Ier, à l'époque où celui-ci commence à déposer des permis de construire pour ses châteaux Renaissance au fil de la Loire.



D'abord intéressé par Romorantin, François aurait fait venir 80 000 ceps certifiés bourguignons d'origine sur le site du futur chantier.



Quand il opta finalement pour Chambord, les pieds de vigne auraient suivi. C'était en 1519, l'année de la mort à Amboise de Léonard de Vinci.



C'est évidemment plus valorisant d'être né au siècle d'Erasme, de Thomas More, de Ronsard ou de Léonard que sous la rude protection d'Attila.



Mais il est fort probable que, le long des bords de Loire, les vignobles existaient bien avant 1519.



Avec un moyen de transport tel que le grand fleuve tranquille, et pour ce que nous savons de l'activité commerciale autour du vin, qui régnait dès le début du Moyen Age à Orléans, Tours, Angers, il est certain que Blois ne devait pas être en reste.



Le vignoble s'étend d'ailleurs en demi-cercle autour de la ville, qui en était le débouché naturel.



On peut imaginer les quais chargés de barriques en attente de partir pour Nantes ou quelque autre port breton. Plus sûrement, l'arrivée de François Ier a sans doute dopé l'activité viticole.



A l'époque, on n'imaginait pas une grande abbaye, une maison noble et encore plus royale sans ses vignes et son vin, qui témoignaient de la qualité de l'hôte et de son accueil.



Quant aux mystérieux ceps importés de Bourgogne, ils se sont tellement bien fondus dans le paysage, au gré des gels, des greffages, des replantations, qu'ils sont devenus de vrais autochtones.



Ils ont d'ailleurs pris le nom de leur premier terroir d'adoption : romorantin.



Cheverny, en réalité, ce sont deux appellations.


La première (cheverny) produit du rouge et du blanc.



La seconde, cour-cheverny, qui ne couvre qu'une cinquantaine d'hectares, est uniquement consacrée au blanc issu du mystérieux romorantin.



Un vin qui n'a rien de bourguignon et ne ressemble d'ailleurs à aucun autre, sinon, par certains arômes, à quelques rieslings alsaciens.



Un grand blanc, unique et très séduisant, vinifié le plus souvent en sec mais avec parfois quelques sucres résiduels, car il supporte bien la surmaturité.



Et aussi le vieillissement. Il a une durée de vie considérable et certains arômes, comme le miel de sapin, n'apparaissent qu'au bout de quelques années, raconte le vigneron Philippe Tessier.



En appellation cheverny, les vins sont moins complexes. D'un côté des blancs vifs, rafraîchissants, composés pour une bonne part de sauvignon.



De l'autre, des rouges qui s'améliorent plus vite que la législation.



François Cazin, président de l'AOC,  explique : 

L'appellation est récente : 1992. Cela a été une étape importante pour donner de la cohérence à notre travail. Sur les blancs, on est bien.



En revanche, en rouge, c'est encore chaotique. Le décret d'AOC a fixé un seuil maximal de 60 % de pinot noir.




On voudrait monter à 85 %, en gardant le gamay comme complément pour ses arômes, et un peu de cabernet-franc et de cot pour la structure.



Le pinot noir bourguignon est d'implantation ancienne ici, comme dans d'autres contrées où coule la Loire Sancerre, notamment.



Il a souvent été concurrencé, voire chassé par le gamay, autrefois plus productif et séduisant aisément un public non initié.



L'heure n'est plus au rendement, ici comme partout ailleurs dans le vignoble français : il est normal que le pinot fasse son retour.



Cheverny et Cour-Cheverny, devenus AOC en 1993, désignent 400 ha plantés sur les sols siliceux de 24 communes.



Cour-Cheverny, qui compte pour 60 ha dans ce total, est fourni par 11 communes. 

Il s'agit exclusivement de blanc, issu du seul romorantin. Ce cépage serait originaire de Bourgogne, le donnery aujourd'hui disparu.

Acide et coupant dans sa jeunesse, le vin devient délicat et très plaisant au fil des ans.

Lorsqu'il est issu de vieilles vignes à faible rendement, le Cour-Cheverny peut être de très bonne garde.



En Cheverny, les blancs sont issus de chenin blanc, arbois ou menu pineau, chardonnay, sauvignon, et romorantin.



Les rouges proviennent de gamay noir, cabernets, pinot noir, côt, et une tolérance autorise 15% de gamay teinturier de Chaudenay.



Mais le pinot noir est le plus populaire ici


La vigne et le vin - Vin de Chablis -






Histoire du vin de Chablis la porte d'or de la Bourgogne.




Par leurs arômes, leurs saveurs, les vins de Chablis limpides et légers ont séduit le monde entier.


Prestigieux l’or vert laisse au palais un goût de noisette et de miel, son parfum évoque les douces senteurs du chèvrefeuille. On le goûte dans la pénombre accueillante du chai.



Il honore la table tout au long des repas de famille et d'affaires ...


Mais c'est aussi un excellent vin d'apéritif, de soif ou de dessert.



Ils accompagnent dignement les hors d’œuvres, la volaille, d'autres viandes blanches et certains fromages.



Présent sur nos coteaux depuis les temps antiques, le vignoble a du supporter la décision d'un Empereur romain vers 81-86 : craignant la concurrence des vins français, il ordonna d'arracher les vignes.



Deux siècles plus tard Probus, l'un de ces successeurs, rendit la liberté aux vignerons, on dit même qu'il fit parvenir des plants à Chablis. ...



Avec ses misères et ses bonheurs, l’histoire de Chablis ressemble à celle de la France.



Dans l’état des connaissances archéologiques actuelles, il est certain qu’existaient des établissements ruraux gallo-romains au confluent du ru de Vaucharmes et du Serein.



Mais les premiers écrits citant Chablis remontent à l’an 867, lorsque le roi Charles-le-Chauve, petit-fils de Charlemagne, fit don de la "cellam Capleiam, le monastère de Chablis, ses églises, ses maisons, ses vignes et les serfs des deux sexes y habitant, aux chanoines de Tours fuyant les Normands et réfugiés à l’abbaye Saint-Germain d’Auxerre depuis 854.



Les religieux s’y installèrent, plantèrent de la vigne et mirent en valeur celle qui existait déjà.



les moines savaient dit-on apprécier le vin !! ...



Beaucoup plus tard venant de Cîteaux ils s'installèrent à Pontigny.



L'Abbaye possédait des vignes à Chablis.



Anséric II Seigneur de Montréal fit don à ces moines d'une vigne en 1181.



Le domaine s’agrandissant le chapitre de Saint Martin de Tours s’inquiéta et interdit son extension au delà de trente six arpents.


Dès le Moyen Âge, on exportait le vin de Chablis vers l’Angleterre par Rouen, vers la Picardie et les Flandres par Compiègne.



En 1455, les registres des Compagnies Françaises relèvent le passage de 67 barriques de vin de Chablis acquises par un marchand de Maubeuge ou du pays de Hénault.



Le vin de Chablis était donc déjà renommé.



Dès lors, le village de Chablis se développe, sur la ville haute avec l’église Saint-Pierre, l’Hôtel-Dieu, le prieuré Saint-Cosme et, dans la ville basse, autour de la collégiale Saint-Martin.



C’est la guerre de Cent Ans qui explique qu’au début du XVème siècle on élève les remparts de la ville basse, dotés de 29 tours, 3 portes, et 3 poternes, dites Saint-Laurent, Au Maître et Chenneton.



En 1478, Pierre Le Rouge obtient le privilège royal d’établir à Chablis la cinquième imprimerie de France.



1568 : février noir pour Chablis : les Guerres de Religion embrasent la ville, Chablis est pillée par les Huguenots, mais la ville basse évite l’incendie qui a déjà ravagé le faubourg Saint- Pierre, ville haute par le versement d’une rançon.



Il faudra attendre longtemps pour que Chablis s’en remette.



Malheureusement, tout le vignoble fut détruit par le phylloxera au XIX ème siècle.



La Grande Guerre 14-18 laissa le pays exsangue. Après plusieurs dizaines d’années de travail acharné, la vigne fleurissait à nouveau.



Au cours de la Seconde Guerre Mondiale, le bombardement du 15 juin 1940 détruisit le cœur historique de Chablis.



1949 marque la renaissance de la ville et de son vignoble : les vins pouvaient retrouver la route qui les avait conduits sur les tables du monde entier.



C’est surtout à partir des années 60 que le vignoble connaît, grâce au dispositif de protection contre les gelées de printemps, l’essor qui le lance définitivement sur le chemin de sa renommée actuelle.



Parmi les grands crus on cite la Moutonne, c'est le nom que portait l'une des vignes de l'Abbaye.



Dans d'archaïques archives on fait état du transport de douze fûts de vin destinés à la Papauté, c'était le prestigieux cadeau d'un grand Prévost de Chablis au Saint Siège une marque de déférence coûteuse.



Nos grands Prévost étaient gens puissants au Moyen âge.



Ce convoi emprunta la route jusqu'à Châlons sur Saône, les voies fluviales rejoignant Lyon Marseille et atteignit l'Italie par la mer.



Combien de rois apprécièrent ils nos vins de François 1er à Louis XV ?



Sous le règne de ce dernier un chanoine écrivait en 1759 à une certaine Madame d'Epinay " Mon vin cette année a du montant, il enchante le gosier !!..


La grêle et les gelées de printemps sont et furent de bien terribles fléaux dans notre vallée, certaines années la misère fut si grande que les habitants quittèrent le pays.



On essayait vainement d'éloigner la grêle par des sonneries de cloches



Le ban des vendanges empêchait déjà autrefois les impatients de cueillir trop tôt le raisin, afin de préserver la qualité.



On retrouve dans certaines archives des règlements datant de 1230.



Dans différents quartiers de la ville, on amenait le raisin au pressoir commun.



Il était rapidement écrasé pour faire un vin parfaitement blanc.



Les pressoirs à abattage nécessitaient un grand emplacement et un nombreux personnel, pour serrer la roue et porter les tines, du pressoir à la cave des vignerons.



Le vieux pressoir de l’Obédiencerie est l’un des mieux conservé.



Le grand débouché des  vins était Paris ; ils étaient acheminés par voie d'eau, d'Auxerre à Paris.



Le départ des charrois se situait à la porte d'Auxerre dite porte Rabut.



Auxerre vers 1672demanda des droits de péages très élevés.



Les vignerons transportent les feuillettes à Bonnard, La route était longue et mauvaise.



Il faut dire que bien avant vers 1529, les Chablisiens envisagèrent pour mettre un terme à ce roulage d'améliorer la voie d'eau du Serein.



Une délégation appuyée par le Chapitre Saint Martin fût reçue par François 1er.



Le projet mis sur pied déplut aux moines de Pontigny prétendant que le bruit des bateliers et attelages halant les péniches troubleraient leurs pieuses solitudes. 


Ils acceptèrent enfin moyennant la certitude que l’eau resterait suffisante pour le fonctionnement des moulins.



L'accord était conclu quand vinrent les guerres de religion. Le projet reprit en 1651 puis en 1790 n'aboutira jamais.



En 1885, le vin arriva à Paris par le chemin de fer départemental.



Sous le regard attentif des arbres qui lui font la haie, impassible le Serein glisse entre ses berges, les coteaux reverdissent à chaque printemps, et les vieilles pierres se souviennent d'un temps lointain.



Le temps des moulins, des abbayes, des prieurés où vivaient moines et chanoines.



Leur règne connut le déclin au XVI siècle.



Dans les campagnes on vivait misérablement sur une terre riche. Dans un repli entre les vignes du Clos et Valmur coule encore une source que l'on disait bienfaisante, elles se souviennent d'une chapelle dont il ne reste aucune trace aujourd'hui, aucune trace non plus de l’ermitage.



Dans les registres de l’Hôtel Dieu, on retrouve les noms d'ermites vivant là et s’occupant des vignes.


Chablis et Petit Chablis, Chablis Premier Cru, Chablis Grand Cru




Le village de Chablis a donné son nom a l'un des plus fameux vins blancs de France. Chablis est situé au nord de la Bourgogne, à moins de 200 kilomètres de Paris.



Le Chablis utilise exclusivement le cépage Chardonnay. Il pousse dans un sol calcaire riche en fossiles.



Le vin de Chablis est vif et fruité, très sec, avec une acidité rafraîchissante.



Le vin de Chablis est universellement connu pour sa minéralité.



Information sur le vin de Chablis:




Appellations à Chablis:

 

Appellation Chablis Grand Cru Controlée
Appellation Chablis Premier Cru Controlée
Appellation Chablis Controlée
Appellation Petit Chablis Controlée


Situation: Il est situé au Nord de la Bourgogne, autour de la ville d'Auxerre à 180km sud de Paris.



Lieu: Chablis, Beines, Fontenay près Chablis, dans 18 villages.

Sol: Les sols sont Argilo-calcaire composés de Marne et de fossiles.

Sa superficie est de: 4,300 ha ou 10,500 acres.

Sa production est de: 32 millions de bouteilles de Vin blanc seulement à Chablis!

Son cépage est le Chardonnay.


Son Type de vin est du vin blanc sec, fruité, il se boit vers l'âge de 2 ans et peut aller jusqu'à 5 ans.



Pour les premier premier Cru on peut attendre jusqu'à 3 et aller jusquà 7 ans.



Pour les grands Crus, l'âgeidéal va de 5 à 12 ans



Les millésimes recommandés sont 2003, 2002, 2001, 2000, 1997, 1996, 1995



Le Chablis possèdent des arômesqu'ils faut connaître, les principaux et les plus reconnaissables sont ceux de 
Noisette, Beurre et Minéral.



La meilleur façon de déguster le Chablis est le déguster avec du Saumon grillé, de la Volaille,des Viandes blanches, du Homard et des coquillages.



Le Chablis est le compagnon des fromage de Chèvre
Aisy Cendré, Cantal, Chaource, l'Epoisses
Langres, Chabichou du Poitou, Crottin de Chavignol.



Ce n'est certes pas un hasard si autant de fromages de Bourgogne et de chèvres se marient avec lui.


Histoire des 19 communes du vignoble et la culture de la
vigne en Chablis.



L'appellation "CHABLIS" est délimitée par les zones géologiques de l'ère secondaire.



Ces terrains émergent très régulièrement à flanc de coteau, dans un secteur longeant le Serein sur une largeur de 20 km et une longueur d'environ 15 km, intéressant 19 communes.



Aigremont:
Commune située au sud-est du canton de Chablis,sur la RN 91 entre Lichères-près-Aigremont et Noyers. 

Aigremont est un village d’environ soixante-dix habitants, à vocation exclusivement agricole. 

Son patrimoine est sobre : l’église de la Nativité-Notre-Dame fut reconstruite en 1850 sur les ruines d’une ancienne chapelle. 

Au centre du village le profond puits dit "Puits Bayard" est une réalisation des moines de l’abbaye de Pontigny.



Beine: 
Situé à 6 km de Chablis, ce calme village est dominé par la flèche élancée de sa remarquable église Notre-Dame. 

Celle-ci, du XII ème siècle, fut restaurée au XVI ème siècle. 

Elle est à trois nefs et possède, au sud, une très belle porte romane. En 966 le village de Beines, qui s'appelait alors Beina, était compris dans le pagus d'Auxerre. 

Dés le XII ème siècle, il dépendait de la châtellerie de Maligny. 

Durant la guerre de Cent Ans, il fut entouré de murailles et de tours. 

L'un des attraits essentiels de Beines, c'est évidemment son vignoble qui devient un des plus importants du Chablisien : il s'étend sur 684 ha dont en appellation Chablis Premiers Crus 117 ha , Chablis 385 ha et Petit Chablis 182 ha.

L’extension du vignoble, grâce à la restructuration des terres d'appellation contrôlée, a nécessité l'installation d'un système de protection contre les gelées de printemps particulièrement fréquentes dans ce secteur. 

Ce système dit par aspersion, l'un des plus grands d'Europe, a nécessité la création d'un réservoir artificiel qui s'étend sur 15 ha environ, d'une capacité de 450 000 m3, le long de la route d'Auxerre à Chablis. 

La protection concerne 132 ha de vignes en Chablis et en Chablis Premiers Crus. 

Le lac longeant la route d’Auxerre à Chablis, ainsi que les vallées en amont, sont des lieux privilégiés pour la promenade ou la randonnée pédestre.

Le vignoble produit 3 appellations de Chablis Premier Cru : Beauroy”, Vau Ligneau et Vau de Vey.




Beru:
Cette terre donnée par l'évêque de Langres à l'abbaye de Pontigny aurait appartenu au XIIème siècle aux Miles de Noyers. 

Cet ancien village fortifié entoure un château qui fut partiellement détruit en 1640. 

Ce château est toujours habité par le comte de Béru qui produit des vins de Chablis. 

Les reconstructions successives datent de plusieurs époques et proposent différents styles. 

A l'est un pavillon Renaissance est transpercé par un porche flanqué d'intéressantes écuries. 

Sur la face extérieure de ce pavillon est gravé un gnomon cadran lunaire et solaire. 

L'église sainte Madeleine datant du Moyen-Age a été refaite au XVIIIème siècle.



La Chapelle Vaupelteigne:
La commune de la Chapelle Vaupelteigne s’étale en longueur, sur la rive gauche du Serein, au pied de coteaux coiffés de vignes. 

Elle est fière de son premier cru, le Fourchaume. 

Le territoire de la commune a une superficie de 504 ha , dont 120 ha de vignes. 

Depuis longtemps, les habitants connaissaient l'existence de vestiges de constructions anciennes situées dans la plaine, au lieu-dit les Roches. 

En 1970, l'abbé Duchâtel effectua des fouilles qui révélèrent l'existence d'un établissement romain antérieur à l'origine du village. 

Une première chapelle fut bénite et consacrée en 903, en l'honneur de Notre-Dame et de saint Didier. 

Plus tard, cette chapelle devint une paroisse curiale et donna son nom au village. 

Vaupelteigne proviendrait du mot 'pelleterie'.

L'église dédiée à saint Sébastien, édifiée sur une pente dominant le village, est des XII ème et XIII ème siècles. 

En 1876-1877, on construisit le pont de pierre en remplacement d’une passerelle de bois. 

Ce pont, de trois grandes a rches cintrées, relie la commune au vignoble de la Fourchaume. 

De plus, il facilitait l’accès à la petite gare ou halte ferroviaire de 1887 à 1952.




Chemilly-sur-Serein:
Ancien village fortifié, Chemilly-sur-Serein possède un château qui, bien que modeste, est un spécimen du XVIII ème siècle. 

L’église en partie Renaissance, dédiée à la décollation de saint Jean-Baptiste, possède de nombreuses statues de grand intérêt. 

Les vins produits dans ce village ont l’appellation Chablis et Petit Chablis.


Chichée: 
Le village, possède, avec sa rue principale d’où partent des ruelles-impasses de vieilles maisons pittoresques. 

Au centre du village se dresse l’église saint Martin des XV ème et XVI ème siècles. 

Son portail est surmonté de la statue équestre de saint Martin. Ses trois nefs ogivales, ses piliers sans chapiteaux, ses arcatures donnent l’impression d’une remarquable unité. 

A proximité de l’église quelques vestiges d’un ancien prieuré bénédictin dédié à saint Bon. 

Belles promenades au pâtis le long du Serein. 

Son vignoble s’étend sur les deux versants de la vallée et produit des vins renommés. 

Ses Premiers Crus sont les Vaucoupins, Vosgros et Vaugiraut, mais il ne faut pas oublier ses Chablis et Petits Chablis.


Chitry le Fort:
Limite entre les deux vignobles Chablisiens et Auxerrois, aujourd'hui il produit son appellation Bourgogne Chitry issue des cépages Chardonnay et Pinot noir. 

L'église saint Valérien possède une longue nef du XII ème siècle. 

Au XIV ème siècle, on y a rajouté un bas côté dans la partie du chœur, puis fortifiée en la flanquant de quatre tours précédées d'un large fossé pour se protéger des pillards. 

Elle est classée Monument Historique.




Courgis: 
Cette bourgade est bâtie sur le flanc nord d’un coteau couvert de vignes. 

Ce vignoble, d’environ 325 ha , produit des vins d’appellation Chablis Premiers Crus et des Chablis réputés. 

Ce village, autrefois cerné de murailles avec fossés, a conservé intérieurement son aspect ancien et pittoresque. 

Ses rues étroites et escarpées, ses vieilles demeures environnant le nouveau château et l’église de l’Assomption-de-Notre-Dame, des XIII ème et XVI ème siècles, sont toujours enclavées par le chemin de ronde. 

A l’époque des Guerres de Religion, le seigneur de Courgis, Synadoch de Boulainvilliers, dit Besoncourt, était l’un des principaux chefs des troupes protestantes. 

En 1568, il participa au siège de Chablis dont les Huguenots brûlèrent le faubourg saint Pierre ainsi que le village de Préhy.

Courgis s’honore, entre autres, d’avoir accueilli vers 1750, le célèbre écrivain Restif de la Bretonne.




Fleys:
Cette commune de 150 habitants est bâtie sur le flanc nord d'un coteau, entre Chablis et Tonnerre. 

Son vignoble s'étend sur 87 ha environ, produisant notamment les Chablis Premiers Crus Mont de Milieu et Les Fourneaux. 

L'église, dédiée à saint Nicolas, date du début du XVI ème siècle. 

C'est un bel édifice à une seule nef avec deux chapelles latérales. 

Dans l'imposant clocher, l'unique cloche restante date de 1895.



Fontenay-Près-Chablis:
Petite commune située au nord-est de Chablis, sur la rive droite du Serein. Son vignoble s’étend sur 175 ha et produit des Chablis Premiers crus Fourchaume, Côte de Fontenay, du Chablis et du Petit Chablis.

Mentionnée en 711 Fontanae. A une date incertaine 1131 les templiers y fondèrent une commanderie attestée avec certitude par les archives en 1214.

L’église dédiée à saint Quentin XII ème siècle, est la plus ancienne du vignoble. 

Plan en parallélogramme terminé par un demi cercle. 

Modeste mais élégant édifice du style roman avec beau portail en plein cintre, orné de motifs de billettes.


Nef : petite baie en plein cintre.

Les pilastres cannelés témoignent d’une restauration de l’édifice au XVII ème siècle.


Chœur : Maître autel en bois peint du XVIII ème siècle. 

Le petit vitrail de la façade a été orné en l’an 2000 d’une figure de saint Quentin. 

Une inscription aujourd’hui a peu près illisible relatant que la bataille de Fontenay (Fontane-tum) livrée en 841 avait été donnée en ce lieu, bataille qui opposa les trois petits-fils de Charlemagne.



Fyé:
Fusionné avec Chablis, à 2 km du bourg, possède quelques restes d’un prieuré du XIII ème siècle, avec sa chapelle saint Antoine attenante, servant d’église au village. 

Ses vins ont l’appellation Chablis Grand Cru Blanchot, Chablis Premiers Crus Montée de Tonnerre, Mont de Milieu et Chablis. .



Lichères:
Lichères est une petite commune non viticole située au sud du canton de Chablis sur la route de NitrySon patrimoine est modeste mais intéressant : l’église Notre-Dame, des XIII ème et XVIII ème siècles, la Granges des Dîmes, du XVIII ème . 

Le cœur du village est agréable: promenades, croix de pierre, citernes et puits aux mécanismes élégants.



Lignorelles 
Petit village de 178 habitants construit à 265 mètres au sommet d'une colline, dominant la vallée du Serein d'où l'on découvre un splendide panorama. 

Son vignoble de 240 hectares environ s'étale en coteaux exposés à l'est et au sud. Situé dans l’aire d’appellation Chablis, Lignorelles a une vocation viticole de longue date. 

Riche de 25 exploitations viticoles, la qualité de ses appellations Petit-Chablis et Chablis est renommée. 

Les vignerons sont heureux de vous accueillir dans leurs caves et de vous faire déguster leurs productions. 

Au centre du pays, sa vieille église du XII ème siècle dédiée à saint Martin, avec son portail du IX ème siècle, ainsi qu’un four à chaux médiéval situé sur la route de Beines témoignent de son passé.

La chaux produite était utilisée autrefois par les vignerons pour neutraliser le sulfate de cuivre. 

La bouillie bordelaise ainsi faite servait à lutter contre le mildiou. 

Ce petit village est dynamique et animé par des vide-greniers, marché, soirée à thèmes, loto et thés dansants dans son chaleureux foyer communal avec une vue magnifique sur le vignoble.




Ligny: 
Le village, abritant 1200 habitants environ, appartenait à l'abbaye Saint-Michel de Tonnerre depuis le X ème siècle. 

Il fut détruit par les anglais au XIV ème siècle et donné au marquisat de Seignelay. 

L'hôpital, appelé Maison Dieu Saint-Antoine, fut crée en 1296. Il fonctionna jusqu'en 1768. La léproserie fondée en 1268 par Marguerite de Bourgogne fut annexée à l'hôpital de son voisin Maligny. 

Son église comprend deux parties. La plus ancienne, romane, est constituée par la nef et la tour. 

La partie renaissance, très décorée, présente en surélévation un chœur à déambulatoire et des chapelles rayonnantes. 

Elle est dédiée à saint Pierre et saint Paul. 

Son vignoble couvre 34 ha .



Maligny:
A 7 km de Chablis, ce village de 707 habitants s'étend à flanc de coteaux sur la rive droite du Serein. 

Le château construit au XII ème siècle par Hugues de Maligny, était par l'importance de ses fortifications une puissante place forte régionale. 

La guerre de cent ans et les guerres de religion l'ont gravement endommagé, cependant, il subsiste une partie du donjon réaménagée et les ruines d'une tour au nord-est. 

La vocation viticole de Maligny prend officiellement naissance en 1217 lorsque Guy II de Maligny développe la culture de la vigne. 

Aujourd'hui, cette tradition de travail et de qualité se perpétue sur 300 ha, faisant de Maligny le deuxième producteur de vin de Chablis. 

Les viticulteurs malinéens, dont les domaines sont signalés par des panneaux, pourront vous accueillir pour déguster leurs productions Petit Chablis, Chablis et Chablis Premiers Crus.




Milly:
A l’ouest de Chablis, à flanc de coteau, ce petit village vigneron domine la vallée du Serein. 

Miles, seigneur de Noyers, y construisit un château et ses dépendances au XV ème siècle. 

Les premières maisons apparaissent au milieu du XVII ème siècle sous Edme de Boucher, seigneur des lieux, dont la pierre tombale est visible dans l’église.

Milly devient commune au début de la Révolution et fusionne avec Chablis en 1973. 

L’actuel château du XVII ème siècle ne se visite pas. L’église saint Sébastien, construite au XVIII ème siècle, abrite quelques belles statues classées.

Milly possède plusieurs coteaux en Premier Cru comme les Les Lys et la Côte de Léchet, où furent plantées les premières vignes au XVI ème siècle.



Poilly/ Serein:
Commune de 280 habitants de la vallée du Serein partageant son activité entre la viticulture et l’agriculture.

Son vignoble de 150 ha en appellations Chablis et Petit Chablis est en pleine extension, on y compte maintenant une vingtaine de viticulteurs. 

Les monuments, outre le moulin Jaquillat, qui est une demeure privée, sont d’une part l'église saint Aignan de la fin X ème début du XVI ème siècle, classée monument historique et le pigeonnier du XVII ème siècle, visible dans la cour de la mairie et inscrit à l’inventaire complémentaire.




Poinchy:
Voisine de Chablis sur la route d’Auxerre, la commune a fusionné avec Chablis en 1973. Poinchy se compose de deux parties, l’une à proximité du château, l’autre autour de l’église saint Jacques-le-Majeur. 

Le village est abondamment arrosé par le ru des Fontaines de Teigneuse et par le Serein, dont les rives ombragées font la joie des promeneurs et des pêcheurs.

Le château fortifié fut dévasté, puis reconstruit plusieurs fois au cours de son histoire. 

Il n’en reste, aujourd’hui qu’une belle demeure du XVII ème siècle en cours de restauration, que l’on ne peut pas visiter.

Poinchy fournit des Premiers Crus ‘Beauroy, Fourchaume et Vaulorent’.



Pontigny:
L'abbatiale de Pontigny, la plus grande église cistercienne subsistant aujourd'hui en France, et les bâtiments conventuels attenant témoignent encore du rayonnement de la seconde fille de Cîteaux , un rayonnement que Robert de Molesme, moine de l'abbaye Saint-Michel de Tonnerre, n'avait pas prévu lorsqu'en 1098 il fonda le monastère de Cîteaux.

Avant cela, Robert de Molesme s'était retiré dans un ermitage à Collan, prés de Tonnerre, pour y mener une vie religieuse en tous points conforme à ses exigences de solitude et de dépouillement. 

En 1075 il avait fondé un monastère à Molesme, prés de Châtillon-sur-Seine, mais, soucieux de mener une vie monacale d'une stricte austérité, il, avait quitté ce lieu avec quelques compagnons pour fonder Cîteaux.

Fondée en 1114, l'abbaye de Pontigny se développe rapidement sous l'impulsion de Hugues de Mâcon, un compagnon de Bernard de Clairvaux, le futur Saint-Bernard. 

Vers la fin des années 1130, un ambitieux programme de construction fut entrepris : église et bâtiments conventuels autour du cloître. 

Le prestige spirituel et temporel de l'abbaye s'accrut aux XII ème et XIII ème siècles avec l'essor de l'ordre cistercien.

Son domaine était vaste. 

Quinze au moins ont été exploitées par les moines dans un rayon de 40 km, auxquelles s'ajoutaient des forêts, vignes et celliers dont celui du Petit Pontigny à Chablis, mines et forges, ainsi que des maisons de ville.




Prehy: 
Petit bourg doté d’un superbe panorama sur le vignoble de Chablis. 

L’église du XVI ème siècle, autrefois saint Pierre-aux-Liens, dont la chapelle du transept nord est dédiée à sainte Claire, est située en plein cœur du vignoble, à l’écart du village. 

Dans un petit vallon au nord du bourg, la fontaine du Tôt était réputée guérir le mal des ardents. 

Les peintures murales de l’église, en cours de restauration, rappellent cette particularité. Beau lavoir à "impluvium" du XIX ème siècle.



Rameau:
Hameau de Collan, faisant partie des 20 villages du chablisien. Rameau possédait un château totalement détruit. Appellations Petit Chablis et Chablis sur environ 5 ha .



St Cyr les Colons:
Ce village est bien groupé autour du fier cocher de son église, dédiée à saint Cyr et à sa mère sainte Julitte du XII ème et XVI ème siècles. 

Ses coteaux bien exposés produisent un cru unanimement apprécié d’appellation Bourgogne et complètent la prestigieuse gamme régionale.

Beaux lavoirs du XIX ème siècle aux hameaux de la Croix Pilate et de Puits de Courson.



Villy:
A flanc de coteau, entre Maligny et Lignorelles, le petit village viticole de Villy de 115 habitants.

Les villacoiss'adosse à son église. Quelques vieilles maisons restaurées, dont l'ancienne maison seigneuriale attenante au cimetière et à l'église, mettent en valeur le charme tranquille de ce village enchâssé de vignobles et de bois.

Le ruisseau du Pic traverse ce village, dont les origines remontent à l'époque gallo-romaine, avant de se jeter dans le Serein. 

Il alimente les trois lavoirs anciens existant sur le territoire de la commune.

Villy produit les appellations Petit chablis et Chablis sur 180 ha environ.

Eglise saint Étienne avec sa nef unique du XIII ème et chevet droit avec grande baie du XVI ième siècle, restes de vitraux et son très beau portail roman sculpté du XI ème siècle.




Viviers:
Village typique des plateaux secs du tonnerrois, bâti à l'origine autour de deux sources d'eau vive, l'une alimente le lavoir reconstruit en 1886, et la seconde est au service du château.

Il est situé à la naissance d'un vallon étroit qui débouche à l'ouest sur la vallée du Serein. 

Dans le bas du village se trouve le château, une belle propriété du XVII ème siècle et, dominant le village, l'église saint Phal d'un beau style architectural, le chœur date des XIV ème et XV ème siècles, restaurée en 1900.

Le vignoble de Viviers remonte à une époque très ancienne, puisqu'il existait déjà au XV ème siècle. Ses vins, au cours des XVII ème et XIX ème siècles, figuraient parmi les plus renommés.

Au début des années 1970, le vignoble a repris sa place dans le vignoble chablisien. 

Il y a maintenant 140 ha de vignes plantées en appellation Chablis sur le finage de Viviers.

Il est à noter que le magnifique pressoir à abattage du XVII ème siècle qui est exposé dans la cour du Petit Pontigny à Chablis est originaire de Viviers, ce qui prouve bien l’importance du vignoble dans la commune au cours des siècles passés.
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MessageSujet: Re: La vigne et le vin -Histoire   Mar 9 Déc - 16:30

La vigne et le vin - Vin de Buzet 

Les vins de Buzet



Le retour du vin des mousquetaires 

"Mon fidèle et vaillant capitaine ne restait pas à l'abri des murailles.


Fol et aventureux, il allait avec mes autres gascons tirer l'épée en plein champs" se plaisait à dire Jeanne d'Arc lorsqu'elle évoquait les exploits de Pothon de Xaintrailles.


Henri IV "prince d'Albret" avant que d'être roi, les comtes de Noailles, dont le château domine Buzet, ont aimé ces paysages et plus encore son vin dont ils vantèrent au loin la qualité.


Des documents datés du 12 décembre 1284 fixent l'accord tarifaire passé avec le roi d'Angleterre.


Les négociants de Bordeaux estimaient alors nos vins comme les meilleurs du Haut Pays. Acheminés par les Gabarres, ils étaient vendus dans toute l'Europe.


En 1911, l'appellation Bordeaux sera limitée au département de la Gironde.


Fort de son caractère, le vin de Buzet poursuivra seul sa carrière.


Tenaces, les Vignerons, groupés dès 1946 en Syndicat de Défense, créent, en 1955, la Cave Coopérative.


1973 ! l'effort obstiné de qualité est récompensé, les Vins de Buzet accèdent à l'Appellation d'Origine Contrôlée. 


Originaires de la région du Sud-Ouest les vins de Buzet s'étendent sur une superficie de 1800 ha.


Buzet est une appellation du Sud-Ouest de la France qui s´étend sur 1800 hectares situés sur les rives et les côteaux de la Garonne et dont seuls 7% de la production sont issus du travail de vignerons indépendants.


Cette appellation date de 1986 et portait précédemment le nom de Côtes de Buzet.


Les cépages utilisés dans l´appellation sont ceux de Bordeaux :


Pour les rouges : 
Cabernet sauvignon, cabernet franc, merlot et malbec.


Pour les blancs : 
Sémillon, sauvignon, muscadelle.


Les vins rouges sont de qualité grace au dynamisme de la cave coopérative qui traite plus de 90% de la production de l´appellation.


Les meilleurs peuvent être conservés une dizaine d´années.


L´aire d´appellation porte sur la commune de Buzet et sur les 7 communes voisines.


Le Château de Gueyze, vieilli en fûts, est le vin haut de gamme de la cave coopérative.

La vigne et le vin - Vin de Bourgogne -

Histoire du vin de Bourgogne

Le véritable essor de la qualité du vin de Bourgogne est lié à l'activité des moines bénédictins et cisterciens, au début du deuxième millénaire. 

Mais l'origine de la vigne en Bourgogne est plus ancienne, L'histoire des vins de Bourgogne peut être résumée en quelques étapes importantes.

Naissance du vignoble:

La date de naissance du vignoble de Bourgogne reste floue. 

Certains avancent que l'apparition du vignoble bourguignon daterait du Vlème siècle avant J.C, d'autres entre le ler et le lllème siècle après J.C, lors des invasions romaines. 

Le texte le plus ancien faisant référence à la vigne et au vin de la région date de l’an 312. 

Il s’agit d’un discours d’un nommé Eumene qui atteste la présence de la vigne. 

Au Vlème siècle, Grégoire de Tours célèbre la côte couverte de vigne.

Premier essor, le vin des moines:

Au Xème siècle, l'aristocratie et les communautés religieuses étaient les propriétaires des vignobles. 

Les moines, qui ne cherchaient pas une rentabilité immédiate, ont œuvré avec le souci permanent d'atteindre la perfection, étude sur les meilleures souches, taille, prélèvement des boutures, greffage, méthodes de vinification, dégustations comparatives. 

Leur plus grande contribution au monde du vin est l'invention de la notion de climat. 

En créant les clos et la notion de climat, les moines ont donné aux vins de Bourgogne leur identité.

Deuxième essor, les Ducs de Bourgogne:

Le Premier Duc de Bourgogne est Philippe de VALOIS, dit Philippe LE HARDI, qui, par son mariage avec Marguerite de FLANDRES, à la fin du XIVème siècle, double la surface de la Bourgogne et y adjoint la Flandres. 

Il a permis aux vins de Bourgogne, connus sous le nom de vins de Beaune, d'étendre plus loin leur réputation. 

En l'espace de quatre générations, les quatre Ducs de Valois,Philippe LE HARDI 1342-1404, Jean SANS PEUR 1371-1419, Philippe LE BON 1396-1467 et Charles LE TEMERAIRE 1433-1477)ont fait de la Bourgogne un état totalement indépendant du Royaume de France, et dont la puissance et la prospérité ont valu pour un temps au vin de Beaune de devenir le plus célèbre vin du monde.

Par ailleurs, n’ayant aucun débouché fluvial efficace, la recherche de la qualité était indispensable pour que le prix du vin soit supérieur à son prix de transport. 

De sorte que les Ducs ont édictés quelques règles destinées à garantir un bon niveau de qualité aux vins de leur région. 

Les moines avaient fait du vin de Bourgogne un grand produit, mais austère et fermé. 

Les grands Ducs en ont fait un produit brillant, ouvert, à la mode. Un produit de commerce haut de gamme pour l'exportation.

Le 18ème siècle et le rôle des négociants:

L’amélioration du réseau routier au XVIII ème siècle a considérablement favorisé les échanges commerciaux avec Paris et, par l'intermédiaire des grands ports d'Europe du nord, avec le reste du Monde. 

Les premiers négociants étaient de simples commissionnaires. 

Mais à la fin du XVlllème siècle, certains d'entre eux ont pu s'installer vraiment et donner aux vins qu'ils stockaient dans leurs caves, tous les soins nécessaires fûts neufs, soutirage, élevage. 

Peu à peu est venue l'habitude de produire des vins de plus longue garde avec l'usage de la bouteille en 1750.

Le grand essor date du 19ème siècle

Pour le vignoble de Bourgogne, le XIXème siècle 1789-1914, est le symbole du progrès et celui de l'essor. 

A la Révolution, la confiscation des terres de l'Eglise par l'Etat, et leur revente aux enchères comme biens nationaux, sont à l'origine de l'actuel morcellement des vignobles.

Dans le courant du XIXème siècle, l'expansion du commerce des vins de Bourgogne est étroitement liée au développement des transports et du libre échange.

- ouverture du canal de Bourgogne en 1832, 
- création de la voie de chemin de fer entre Paris et Dijon en 1851, 
- traité de libre échange du Second Empire avec l'Allemagne, la Belgique, la Hollande et la Grande-Bretagne.


Mais en 1875, le phylloxéra apparaît en Bourgogne et décime le vignoble…

Les garanties de la qualité:

Naissance des Appellations d'Origine Contrôlées appelées A.O.C :
A la reconstitution du vignoble au début du XXème siècle, les vins de Bourgogne se sont trouvés en position de concurrence déloyale, ce qui a valu la mise en place d'un cortège de lois en 1905, 1919 et enfin la création de l'I.N.A.O. en 1935 dont la réglementation détermine toujours aujourd'hui les conditions de production de nos vins.

Appellations Bourgogne, unité dans la diversité

Sur l’ensemble de la zone viticole il y a 8.000 hectares de vignes principalement en pinot noir pour les vins rouges, et en chardonnay pour les blancs.

Elles produisent les appellations régionales Bourgogne sous différentes formes.

Ces appellations régionales appelées aussi génériques occupent la plus grosse surface du vignoble et représentent donc le plus gros volume, environ plus de la moitié des quatre étages qui composent la pyramide des vins de Bourgogne.

Etages qui sont les appellations régionales, les appellations villages, les appellations premiers crus et enfin les grands crus soit 1% de la production.

Les appellations régionales qui portent le nom de Bourgogne ont l’unicité dans la diversité. 

Diversité de couleurs, de cépages et diversité des terroirs sur les 200 kms avec coupure de zones de production.

Les Bourgognes rouges aux arômes et structures très différents selon les lieux où ils sont produits sont issus du pinot noir en grande majorité


Le Bourgogne blanc issu pratiquement exclusivement aujourd’hui du cépage chardonnay est de loin beaucoup plus répandu que l’AOC rouge. 

Malgré les grandes variétés de production,il possède une sorte de constante du fait du cépage unique.

Souple, mais relativement gras, avec un équilibre en bouche qui révèle des arômes de fleurs d’acacia, de fleurs séchées et le plus souvent de pain grillé.


Le Bourgogne rosé que l’on peut aussi appeler bourgogne clairet , de couleur pétale de rose est beaucoup plus charpentés voire tannique que ses cousins du midi.


Le Bourgogne passetoutgrain, ou passe-tout-grains provient de l’assemblage de raisins de pinot noir et de raisins de gamay. 

Tendre et souple c’est un vin à boire rapidement après la mise en bouteille.


Le Bourgogne aligoté est à boire jeune, parce que c’est à ce moment qu’il exprime le mieux les arômes du cépage dont il porte le nom. 

C’est un vin vif et nerveux, avec une pointe d’acidité qui peut surprendre en première bouche, mais qui exprime une réelle fraîcheur. 

On retrouve cette diversité dans la volonté des vignerons de certains finages d’obtenir, à côté du nom «Bourgogne», la mention de leur provenance d’origine.


Ces labels sont aujourd’hui nombreux.

Hautes Côtes de Nuits


Les premiers à obtenir ces mentions complémentaires furent les vignerons de ce que l’on appellait naguère un peu péjorativement «l’arrière Côte», c’est à dire les contreforts des côte de Nuits et côte de Beaune.



Le Bourgogne Hautes-Côtes de Nuits donne des vins rouges et blancs, mais ce sont les blancs, issus du cépage chardonnay qui donnent les meilleurs résultats.
Hautes Côtes de Beaune


Le Bourgogne Hautes-Côtes de Beaune, provient de vignobles plus au sud, situés sur 20 communes de Côte d’Or et Saône-et-Loire, au «dessus» de la Côte de Beaune. 

Ici ce sont les rouges qui obtiennent les meilleurs résultats. Il donne des vins rouges bien structurés gustativement charpentés, souvent assez taniques

En blanc, Ils oscillent entre noisette et pointe de beurre, entre miel et fleurs blanches.


Bourgogne Côte Chalonnaise.
La Côte Chalonnaise bénéficie de l’appellation régionale Bourgogne mais à leur tour les vignerons ont obtenu que les vins retenus par une commission d’agrément pour leur typicité puissent porter en complément du nom Bourgogne. 

La mention Côte Chalonnaise 44 communes, des canton de Chagny, de Givry, de Buxy et de Mont-Saint-Vincent, peuvent proposer des vins.

Les rouges, nés du pinot noir sont d’une grande souplesse de tanins et d’une belle finesse.

Les blancs, issus de cépage Chardonnay ont des arômes de fleurs fraiches et de fruits secs.

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La Bourgogne viticole telle que l'a délimitée un jugement du Tribunal de Dijon de 1930 , comprend 5 grandes zones viticoles, Chablis et l'Yonne au nord, qui «encadrent» la Côte de Nuits, la Côte de Beaune, la Côte Chalonnaise et le Mâconnais.


Mais la rigueur des textes n'évoque ni le charme de ces régions, ni le talent de ceux qui font et élèvent ces vins.


De l'or au bout des ceps.


Secteur solitaire considéré comme porte nord de la Bourgogne,le Vignoble de Chablis en est aussi sa porte d'or.

Sur une superficie de plus de 2300 hectares, le vignoble de Chablis s'étend dans l'Yonne sur 20 communes autour de sa capitale Chablis.

Planté uniquement en cépage Chardonnayqui l'on nomme encore là-bas le Beaunois , ce vignoble se décline depuis 1938 en 4 appellations hierarchiques, qui correspondent à des situations, des sous-sols et des superficies totalement différentes.

Petit Chablis est qualitativement l'appellation de base. Elle est peu étendue, convrant moins de 150 hectares et du fait de l'apect dévaluant du terme petit elle est pratiquement tombée en sommeil.

Chablis est la plus grosse appellation. Sur plus de 1500 hectares elle fournit 60% de la production totale et donne des vins de couleur pâle à reflets verts, au nez très floral.

Les premiers crus couvrent pour leur part quelque 600 hectares sur les collines de part et d'autre de la rivière locale, le Serein.

Par usage et commodité, les lieux-dits qui accueillent l'appellation premier cru ont été regroupés sous 11 dénominations principales.

Les plus connues étant Montée de Tonnere, Fourchaume et Mont de Milieu sur la rive droite du Serein et Montmains, Vaillon et Côte de Lechet sur la rive Gauche.


Enfin le Chablis grand cru est la Rolls des Chablis. Nectars d'or à la robe élégante, au nez puissant, aux arômes de noix, de miel et de cette pierre à fusil qui en fait tout le charme, et à la bouche particulièrement racée, avec une grande longueur finale, ils sont au nombre de 7 qui ne portent plus le nom de Chablis, mais simplement le nom de la parcelle d'où ils sont originaires.


Ce sont Vaudésir, Les Preuses, Grenouilles, Les Clos, Valmur, Bougros et Blanchots.


Le grand défaut de leur qualité : il faut savoir les attendre ...

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Quel bouquet

La Côte de Nuits, dans le paysage bourguignon, c'est un bouquet de couleurs, de senteurs, de vignerons...

Quel plaisir que celui d'hésiter sur le dossier et de consulter « les pièces » quand elles font 228 litres.


En effet, outre les Bourgognes, plutôt rouges que blancs, généralement produits dans la plaine et les appellations qui portent le nom des villages qui les soutendent, la Côte de Nuits offre une gamme étonnante de premiers crus magnifiques, et surtout de grands crus aux noms enchanteurs.


Un seul en partie blanc en partie rouge, le Musigny, tous les autres en rouge.


Marsannay, qui fut longtemps la « capitale » du rosé de Bourgogne est devenue aujourd'hui une appellation de Côte de Nuits, à part entière.


Fixin, produit des vins rouges charpentés et tannique de grande garde. Les premiers crus sont réputés


Gevrey, le village dont l'image colle au Chambertin, est celui qui produit l'appellation communale la plus importante en volume. 

Les vins sont puissants mais élégants, souvent longs à se réveler, mais tellement beaux, quand, bien vinifiés, ils « arrivent » enfin.


Morey-Saint-Denis, possède 5 grands crus, qui ont la particularité d'avoir un nom spécifique qui est aussi une appellation contrôlée.


Chambolle-Musigny, commune de petite surface, mais de grande renommée, ne produit plus des vins aussi charpentés que ses soeurs plus au nord. On serait plutôt ici, dans la dentelle. 

Outre ses grands crus, Chambolles-Musigny décline une gamme magifique de premiers crus dont le plus célèbre s'appelle Les Amoureuses.


Vougeot... c'est d'abord et avant tout son Clos fameux fondé au XXIe siècle, dont le château sert de chef d'Ordre à la confrérie des Chevaliers du Tastevins. 

Mais ce serait dommage, même s'il est célèbre, par son histoire, ses 70 à 80 propriétaires différents, et bien sûr la qualité des vins, de réduire Vougeot à ces seuls 50 hectares. 

Sur les 30 qui restent, profitent de très beaux premiers crus rouges comme le Clos de la Perrière, ou blanc le Clos blanc de Vougeot.


Flagey-Echezeaux, au bord du mur du Clos de Vougeot, n'a pas d'appellation qui porte ce nom. 

Les grands crus s'appellent Echezeaux ou Grands-Echezeaux, les appellations communales portent l'étiquette Vosne-Romanée. 

Solides, très structurés, de garde, ils ont le type bourguignon idéal.


Vosne-Romanée, berceau d'une multitude de grands crus sur son vignoble, propose des appellations communales et des premiers crus qui fleurent bon leurs grands frères, avec des senteurs de champignons et sous-bois, des notes parfois animale, voire viscérale très reconnaissables.


Nuits-Saint-Georges n'a pas de grands crus mais tire pourtant la réputation de la côte à laquelle on a donné le nom et une antériorité de presque un millénaire pour un vignoble qui s'étend au nord et au sud de la ville, jusqu'à Premeaux dont une partie du vignoble et notamment de très beaux premiers crusa droit à l'appellation.


Côte de Nuits-Villages. 
Enfin, derniers bastions nuitons avant la Côte de Beaune, les villages de Premeaux-Prissey, de Comblanchien et de Corgoloin n'ont pas d'appellation propre, mais proposent comme une partie de Fixin et Brochon, au sud de Dijon, une appellation Côte de Nuits-Villages au coeur de laquelle on trouve de fantastiques rapports qualité-prix. 

Parce que la qualité est au Top et que les prix savent encore être tirés.

Aucun autre des villages de la côte n'a droit à cette AOC.

Et il n'existe pas d'appellation Côte de Nuits.


Grands crus pléthore mais qualité: 
La Côte de Nuits n'a pas de rival en Bourgogne quant au nombre de grands crus, summum de ce qui se fait en matière de réputation de qualité.

Il y en a 9 exclusivement rouges sur Gevrey-Chambertin : Chambertin avec une superficie de 30 ha, Chambertin Clos-de-Bèze de 15 ha, Latricières-Chambertin 7 ha, Charmes-Chambertin ou Mazoyères-Chambertin a 30 ha, Griotte-Chambertin 2 ha, Ruchottes-Chambertin 3 ha, Chapelle-Chambertin de ha, Mazis-Chambertin 9 ha.


Sur Morey-Saint-Denis, les grands crus sont 5, tous en rouge : Bonnes-mares a 2 ha, les 13 autres étant sur Chambolle-Musigny, Clos-Saint-Denis 6 Ha, Clos-de-la Roche 16 ha, Clos de Tart 7 ha, et Clos des Lambrays 8 ha.


Sur Chambolle-Musigny : Musigny a 10 ha en rouge surtout, mais une partie en blanc et Bonnes-Mares a 13 ha.


Sur Vougeot, 50 ha de Clos-de-Vougeot


Sur Vosne-Romanée : Romanée-Conti a 1 ha 81, Richebourg a 8 ha, la Romanée 0,85 ha, La Tâche 6 ha, Romanée-Saint-Vivant 9 ha, ainsi que Grands-Echezeaux 9 ha, et Echezeaux 36 ha.

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Rouges élégants, blancs parfumés

Rouges élégants, blancs parfumés dans une tradition de qualité. La Côte Chalonnaise fleure bon le terroir.


La Côte Chalonnaise s'étend sur 25 kms de long, entre Chagny aux portes de la Côte d'Or et Saint-Gengoux-le-National, et se situe dans le prolongement naturel des grands terroirs de la Côte de Beaune.

Dans cet environnement géologique privilégié, la Côte Chalonnaise propose une gamme très diversifiée, et particulièrement harmonieuse d'appellations régionales Bourgogne, Bourgogne, Bourgogne Passetoutgrains, Bourgogne Aligoté, Bourgogne grand ordinaire, ponctués depuis l'an passé par 5 ilots réputées puisqu'à Rully, Mercurey, Givry et Montagny, est venu s'ajouter l'an dernier Bouzeron passé du statut de Bourgogne labelisé à celui d'appellation village.


Label Bourgogne Côte Chalonnaise
La Côte Chalonnaise bénéficie de l'appellation régionale Bourgogne, pour les vins rouges, blancs et rosés. 

Mais estimant qu'il était nécessaire, devant la grande diversité géographique des appellations Bourgogne que les consommateurs puissent identifier clairement la provenance de celles de leur secteur, les vignerons ont obtenu que les vins retenus par une commission d'agrément pour leur typicité puissent porter en complément du nom Bourgogne, la mention Côte Chalonnaise devenue un label.


44 communes, 11 dans le canton de Chagny, 12 dans le canton de Givry, 18 dans le canton de Buxy et 3 dans le canton de Mont-Saint-Vincent, peuvent présenter à cette commission des vins issus de leurs vignobles.


Aujourd'hui, les vins Bourgogne-Côte Chalonnaise, entrent sur les marchés avec l'un des plus beaux rapports qualité-prix que l'on puisse trouver. 

Parce que le prix est des plus raisonnables, mais aussi parce que la qualité n'a plus rien à envier aux Bourgognes produits dans les finages de Côte d'Or. 

Les rouges, nés du pinot noir sont d'une grande souplesse de tanins et d'une belle finesse.

Les blancs, issus de cépage Chardonnay ont des arômes de fleurs fraiches et de fruits secs.


Des villages heureux: 
La Côte Chalonnaise est la terre de 5 appellations villages de très belle origine

Dans cette côte Chalonnaise, véritable colonne vertébrale des vignes de la Saône-et-Loire du nord, 5 ilots de vignobles sont classés en appellations villages avec pour certains des premiers crus. 

Exclusivement blanc au nord avec l'aligoté de Bouzeron, et exclusivement blanc au sud avec le chardonnay de Montagny, le vignoble est panaché entre les deux. 

Pour le plus grand plaisir des amateurs de diversité.


Bouzeron, tout au nord de l'aire de production, c'est le dernier né des villages de Côte Chalonnaise, Mais cela ne doit rien au hasard. 

Bouzeron produit en effet un vin issu du cépage aligoté, l'un des plus beaux et le plus fin de Bourgogne. 

Autorisé jusque là à s'appeler Bourgogne Aligoté de Bouzeron il est arrivé dans la cour des grands l'an passé. Ce n'est que justice. 

A noter que c'est la seule appellation village au monde de cépage aligoté.


Rully au sud de Bouzeron est l'appellation village que portent les vignobles des communes de Rully en majorité, et Chagny et de ses terroirs, en Bourgogne on les nomme des climats qui peuvent prétendre à être classés en premier cru. 

Le cépage pinot donne ici des vins rouges d'une couleur rubis pourpre élégante, aux arômes tout en finesse, ou dominent souvent le lilas et la framboise. 

Rully est aussi le plus important berceau de Saône-et-Loire du Crémant de Bourgogne, vin mousseux d'appellation d'origine contrôlée élaboré dans des conditions de production très strictes, particulièrement draconiennes et surveillés.


Givry c'est 200 hectares de vignoble en production, dont la quasi totalité est plantée en pinot, le cépage des vins rouges, tandis que le chardonnay, qui fait les vins blancs, y est nettement minoritaire, même si son aptitude à vieillir donne souvent de très agréables surprises. 

3 communes, Givry, Dracy-le-Fort et Jambles peuvent prétendre produire du Givry ou des premiers crus de Givry. 

Givry propose des vins rouges fins, particulièrement souples, rarement très taniques, mais vifs et généreux. Dans les grandes années, il peut se garder 10 à 20 ans et prend alors des senteurs étonnantes et évoluées de fruits cuits et de pruneaux.


Mercurey. 
Cette appellation communale, s'étend sur 550 hectares des villages de Mercurey et Saint-Martin-sous-Montaigu et produit des vins remarquables et remarqués, qui furent longtemps recherchés pour faire des... Chambertin. 

Si la référence est prestigieuse, les vignerons de Mercurey valent mieux que de faire des succédanés de grands crus, fussent-ils prestigieux. 

Ils le savent et s'y emploient. Aujourd'hui l'appellation offre une variété de villages magnifiques, et une gamme de premiers crus à faire... rougir d'envie de grandes appellations plus au nord. 

En rouges, le pinot donne des vins structurés, très équilibrés, avec une grande longueur en bouche. 

Des vins à laisser vieillir quelques années En blancs, le chardonnay donne aux cuvées, des arômes intenses de miel et d'acacia, avec en bouche, des senteurs secondaires d'exception.


Montagny. 
Quatre communes du canton de Buxy portent les 200 hectares de vignobles de Montagny, et produisent les vins blancs issus du cépage chardonnay.

Montagny-les-Buxy qui a donné son nom au vin est à l'ouest, et regarde Buxy au nord, Saint-Vallerin est au sud et Jully-les Buxy à l'est. 

Ces 4 communes limitrophes les unes des autres servent d'écrin à ce vin très clair et doré, aux reflets verts. 

Car, le vignoble de Montagny, qui comporte des climats classés en premier cru, offre en fonction de l'inclinaison des terroirs, une palette enchanteresse et particulièrement... colorée de vins blancs étonnament parfumés, d'où émanent des senteurs nuancées de fougère, et de noisettes, et des arômes aux notes minérales et aux saveurs épicées.

Le Montagny, c'est un véritable bouquet de parfums, qui en vieillissant s'orne de ce petit goût de miel et de pierre à fusil si particulier qu'on le reconnaitrait entre mille.
 

La vigne et le vin - Vin de Bonnezeaux

Le vignoble de Bonnezeaux est un vignoble du Val-de-Loire qui produit un vin français blanc moelleux. Ce vignoble, classé AOC par le décret du 6 novembre 1951 (modifié par celui du 7 octobre 2003), couvre une superficie de 80 hectares dans la commune de Thouarcé (département du Maine-et-Loire) sur la rive droite du Layon.


Il est issu à 100 % du Chenin et peut bénéficier de l'action du botrytis cinerea. Les grains sont ramassés manuellement à surmaturité par tries successives. Sa robe est dorée et son bouquet développe des arômes de fleurs et de fruits mûrs.


Les vins de Bonnezeaux vieillissent très bien en bouteille, certains pouvant même devenir centenaires.


Bonnezeaux
suivi ou pas par les mots VAL de LOIRE

- Région : Anjou.



Zone de production : située au sud d'Angers, plus précisément à l'intérieur de parcelles de la commune de Thouarcé, côté rive droite du Layon, dans le département du Maine et Loire.


- Classé en : A.O.C.
Décret du 06.11.1951 modifié
par celui du 07.10.2003.


- Superficie en production :
un peu plus de 105 hectares.
- Cépage blanc : chenin.


Vinifié en : blanc moelleux.
Les raisins doivent être arrivés à surmaturité sous l'action de la pourriture noble ou pas et récoltés à la main par tries successives.


- Il peut se garder :
très longtemps, de 15 à 20 ans voire plus surtout si vous avez la patience d'attendre.


- Température idéale pour l'apprécier :
entre 7 et 8°.


A déguster avec : un foie gras, ou des poires à la crème de roquefort.

La vigne et le vin - Vin de Bergerac -

Des vins qui ont de l'histoire...


Henri III, roi d'Angleterre accordait volontiers des sauf-conduits pour se fournir en barriques de vins de Bergerac 
Il en allait de même de Charles de Valois, le propre frère de Philippe Le Bel


Pour se distinguer, les vins de Bergerac disposèrent, dès le XIVe siècle de l'autorisation exceptionnelle d'apposer un griffon et une tour sur les fûts, comme marque de reconnaissance.

Rabelais cite les douceurs suaves des vins produits sur le terroir de Saussignac, Michel de Montaigne aimait les blancs de Montravel, Frédéric II de Prusse faisait venir de Monbazillac son vin préféré.


Informations générales
Selon le Larousse, l’étymologie du nom Bergerac nous viens du nom d’homme Bragayrac, dérivé du gaulois braca fabricant de braies, pantalons amples chez les gaulois.


La ville de Bergerac se situe dans le département de la Dordogne au sud-est de l’appellation Côtes de Castillon, au sud de Saint-Émllion et à une soixantaine de kilomètres de la ville de Périgueux.

L’appellation englobe cent cinquante-huit communes où poussent un peu plus de dix mille deux cents hectares de vigne.


La nature des sols est semblable à celle de St-Emilion, composés principalement d’un mélange de gravier, d’argile et de calcaire.


L’encépagement est identique à celui de son voisin girondin, soit les cabernet sauvignon, cabernet franc et merlot pour le vin rouge et les sauvignon blanc, sémillon muscadelle en plus de l’ugni blanc pour les vins blancs Un officier audacieux du XVIIIème siècle, philosophe, auteur à la verve poétique, libre d’esprit et de moeurs, inspira l’écrivain Edmond Rostaing dans la création d’une comédie héroïque encore populaire de nos jours.

Son nom : Cyrano de Bergerac! 

Les vins de Bergerac se déclinent en 12 AOC 
On se plaît ainsi à les citer avec gourmandise, gages de saveurs, de générosité, de fraîcheur, de rondeur :

Bergerac

Rouge et rosé:
Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Merlot Noix, Côt ou Malbec, tels sont les cépages qui définissent les AOC Bergerac rouge ou rosé. 

Fins, souples et fruités, ils sont l'expression du terroir.


Dégustation
Les Vins de Bergerac rouges sont des vins fins, souples, assez fruités avec des arômes de fraises, cassis et autres fruits rouges. Faciles à boire, ce sont des vins qui peuvent être consommés jeunes entre 2 et 3 ans.

Bergerac Sec:
Ce vin blanc sec est issu de l'assemblage du Sémillon, Sauvignon, Muscadelle, Ondene et Chenin Blanc. De robe claire et brillante, frais et agréablement bouqueté, il se distingue par son attaque nerveuse et sa bonne longueur en bouche.


Dégustation
Généralement peu colorés et brillants, ces vins sont frais, agréablement bouquetés, possédant une attaque nerveuse et une bonne longueur en bouche. Ils se consomment de préférence jeunes et sont charmeurs à l'apéritif, sur les poissons ou les fruits de mer.

Rosette:
Essentiellement issue de l'assemblage de trois cépages, Sémillon, Sauvignon, Muscadelle, l'AOC Rosette est un vin blanc à la robe légèrement paillée. Moelleux, souple et rond, ce vin singulier est d'une élégance rare. II se distingue par son terroir particulier des coteaux exposés nord de la vallée.


Dégustation
Ils présentant une robe très légèrement paillée, moelleux, floraux et fruités, ils s'apprécient particulièrement sur des fruits de mer, des entrées à base de champignons ou de truffe, ou tout simplement mais pleinement, à l'apéritif.

Côtes de Bergerac:


Côtes de Bergerac Rouge:
Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Merlot Noir, Côt ou Malbec, donnent aux Côtes de Bergerac rouge cette intense couleur sombre.


Structurés, ils présentent des arômes de fruits confits comme le pruneau. 

Leur exceptionnelle structure tannique leur confère une excellente aptitude au vieillissement.

Côtes de Bergerac Blanc:
Le Sémillon est le cépage de prédilection pour ce vin à la robe dorée, qui allie remarquablement fraîcheur aromatique et rondeur en bouche.


Il peut se boire jeune mais prend en vieillissant une ampleur remarquable. 

Les Côtes de Bergerac blanc se divisent en trois catégories : demi-sec, moelleux et doux, selon leur richesse en sucre.

Les Côtes-de-Bergerac moelleux:
L’appellation Côtes-de-Bergerac moelleux donne des vins blancs doux, issus des mêmes cépages qu’en Bergerac sec. Ils sont toutefois récoltés à la main tardivement en automne ce qui leur confère une plus grande richesse en sucre. 

Ils offrent un certain gras en bouche, sont bien équilibrés, procurant au nez des arômes de fruits confits. La durée de conservation tourne autour de sept ans.

Montravel: 

Sémillon, Muscadelle, avec une large prédominance de Sauvignon, tels sont tes trois cépages qui participent à l'élaboration des vins de Montravel. 

Les vins d'AOC Montravel sont des blancs secs. Ils sont aromatiques avec une généreuse structure en bouche.

Dégustation
Très aromatiques, veloutés en bouche tout en étant bien structurés. Ils peuvent être bus jeunes mais peuvent supporter une à deux années de vieillissement. 
Haut Montravel
Le vin banc de l'AOC Haut Montravel est fin et suave, de très grande concentration. Moelleux parce qu'issu de vendanges passexillées, il peut par dérogation être liquoreux lorsque les raisins sont botrytisés (comme L'AOC Saussignac).

Côtes de Montravel
Les vins de l'AOC Côtes de Montravel sont moelleux, de grande complexité aromatique avec des notes florales.


Dégustation
Ils font merveille à l'apéritif et sur les poissons en sauce.

Saussignac: 

Le vin blanc d'AOC Saussignac est né de l'assemblage du Sémillon, Sauvignon, muscadelle, Ondenc et Chenin blanc.


Ce vin ample et riche, aux arômes d'acacia, de pêche et de chèvrefeuille, développe avec le temps un bouquet généreux et complexe. 

Moelleux parce qu'issu de vendanges passerillées, il peut par dérogation être liquoreux lorsque les raisins sont botrytisés comme l'AOC Haut Montravel.

Dégustation
Les vins de Saussignac sont équilibrés, souples et possèdent un arôme subtil de miel, de fleurs de tilleul et d'agrumes comme le pamplemousse. 

Vinifiés en liquoreux, ce sont des vins amples, riches et gras dont les arômes floraux d'acacia se mêlent intimement à ceux des fruits comme la pêche et souvent au fin vanillé des barriques. 

Très prometteurs, ils peuvent voyager dans le temps 5, 10 ans et parfois plus, mais les consommer dans leur jeunesse apporte aussi beaucoup de plaisir.

Monbazillac: 

Située à moins de deux kilomètres de le ville de Bergerac, Monbazillac est une petite appellation dans le département de la Dordogne, enclavée entre les appellations de Saussignac et Bergerac. 

Monbazillac produit du vin blanc moelleux, voire liquoreux. 

Le terroir orienté vers le nord bénéficie de brumes matinales d’automne ce qui favorise le développement du botrytis cinerea, communément appellé pourriture noble. 

Ce champignon microscopique favorise le développement des sucres naturels du raisin en permettant l’évaporation de l’eau contenue dans ce dernier. 

Les cépages blancs traditionnels du bordelais servent à l’élaboration des vins. 

Lorsque le vin ne répond pas aux critères de l’appellation, il est alors déclassé en Côtes de Bergerac. 

Le sol argilo-calcaire apporte au vin des arômes intenses ainsi qu’une structure complexe et puissante. 

La popularité des vins de Monbazillac semble s’être accrue au XVIème siècle alors que les Hollandais en fûrent de fidèles adeptes. 

D'une fabuleuse couleur or qui fonce avec le temps, le Monbazillac, particulièrement élégant, est dominé par des arômes de miel, d'acacia et de pêche, agrémenté par des nuances d'agrumes et de mirabelles confits.

Dégustation
On peut déguster le Monbazillac jeune mais il gagne toujours à vieillir en cave. Un Monbazillac de 15 à 20 ans d'âge est un trésor dont il faut savourer longuement les nuances de fruits et d'épices. 

Ce liquoreux atteint sa maturité au bout de 3 ans et se conserve fort longtemps, parfois jusqu'à un siècle dans de bonnes conditions de stockage. 

Le Monbazillac doit être servi frais mais surtout pas frappé. La température idéale se situe entre 6° et 8°. 

Naturellement, le Monbazillac dévoile tous ses charmes avec les foies gras d'oie ou de canard. 

Il sait aussi se faire aimer l'instant d'un dessert léger et parfumé en compagnie d'amies de longue date, les fraises. 

Mais, c'est pourtant, seul et frais, à l'heure de l'apéritif qu'il gagne à être connu. A essayer absolument ! Les millésimes remarquables en Monbazillac : 1966-67-75-82-90-95.

Pécharmant

Tous s’entendent pour dire que Pech nous viendrait du patois, signifiant colline. 

Maintenant, que la colline ait été celle d’un dénommé Armand ou tout simplement charmante, les théories sont nombreuses pour retracer l’éthymologie de ce que l’on considère comme le meilleur vin de la Dordogne. 

On n’y produit que du vin rouge.

Les cépages utilisés sont : 
Cabernet Franc, Cabernet Sauvignon, Côt ou Malbec et Merlot Noir. 

Le goût incomparable du Pécharmant vient de la particularité de son sol dénommé sables et graviers du Périgord qui renferme en profondeur une couche d'argile ferrugineuse appelée Tran. 

Le Pécharmant est un vin de garde de grande typicité, au charme puissant, de grande intensité aromatique.

Dégustation:
Amples et riches en tanin, ayant de la mâche, parfois même un peu sévères dans leur jeunesse, ils laissent présager de leur longévité. 

En vieillissant, ils s'assouplissent et leur bouquet s'étoffe. 

Ils peuvent être appréciés à partir de leur troisième année mais n'atteignent leur plénitude que vers 6/7 ans. Vins de garde, ils peuvent tenir 10 à 15 ans et parfois plus. 

Leur mariage avec des gibiers, des viandes rôties, des fromages fait merveille. 

La température idéale à la dégustation est de 17°.




Enfin terminé,j'ai dû recommencer 3 fois??????
bonne après midi 1     Ninnenne qui est fatiguée!!      
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MessageSujet: Re: La vigne et le vin -Histoire   Mar 9 Déc - 16:30

La vigne et le vin - Vin de Buzet 

Les vins de Buzet



Le retour du vin des mousquetaires 

"Mon fidèle et vaillant capitaine ne restait pas à l'abri des murailles.


Fol et aventureux, il allait avec mes autres gascons tirer l'épée en plein champs" se plaisait à dire Jeanne d'Arc lorsqu'elle évoquait les exploits de Pothon de Xaintrailles.


Henri IV "prince d'Albret" avant que d'être roi, les comtes de Noailles, dont le château domine Buzet, ont aimé ces paysages et plus encore son vin dont ils vantèrent au loin la qualité.


Des documents datés du 12 décembre 1284 fixent l'accord tarifaire passé avec le roi d'Angleterre.


Les négociants de Bordeaux estimaient alors nos vins comme les meilleurs du Haut Pays. Acheminés par les Gabarres, ils étaient vendus dans toute l'Europe.


En 1911, l'appellation Bordeaux sera limitée au département de la Gironde.


Fort de son caractère, le vin de Buzet poursuivra seul sa carrière.


Tenaces, les Vignerons, groupés dès 1946 en Syndicat de Défense, créent, en 1955, la Cave Coopérative.


1973 ! l'effort obstiné de qualité est récompensé, les Vins de Buzet accèdent à l'Appellation d'Origine Contrôlée. 


Originaires de la région du Sud-Ouest les vins de Buzet s'étendent sur une superficie de 1800 ha.


Buzet est une appellation du Sud-Ouest de la France qui s´étend sur 1800 hectares situés sur les rives et les côteaux de la Garonne et dont seuls 7% de la production sont issus du travail de vignerons indépendants.


Cette appellation date de 1986 et portait précédemment le nom de Côtes de Buzet.


Les cépages utilisés dans l´appellation sont ceux de Bordeaux :


Pour les rouges : 
Cabernet sauvignon, cabernet franc, merlot et malbec.


Pour les blancs : 
Sémillon, sauvignon, muscadelle.


Les vins rouges sont de qualité grace au dynamisme de la cave coopérative qui traite plus de 90% de la production de l´appellation.


Les meilleurs peuvent être conservés une dizaine d´années.


L´aire d´appellation porte sur la commune de Buzet et sur les 7 communes voisines.


Le Château de Gueyze, vieilli en fûts, est le vin haut de gamme de la cave coopérative.

La vigne et le vin - Vin de Bourgogne -

Histoire du vin de Bourgogne

Le véritable essor de la qualité du vin de Bourgogne est lié à l'activité des moines bénédictins et cisterciens, au début du deuxième millénaire. 

Mais l'origine de la vigne en Bourgogne est plus ancienne, L'histoire des vins de Bourgogne peut être résumée en quelques étapes importantes.

Naissance du vignoble:

La date de naissance du vignoble de Bourgogne reste floue. 

Certains avancent que l'apparition du vignoble bourguignon daterait du Vlème siècle avant J.C, d'autres entre le ler et le lllème siècle après J.C, lors des invasions romaines. 

Le texte le plus ancien faisant référence à la vigne et au vin de la région date de l’an 312. 

Il s’agit d’un discours d’un nommé Eumene qui atteste la présence de la vigne. 

Au Vlème siècle, Grégoire de Tours célèbre la côte couverte de vigne.

Premier essor, le vin des moines:

Au Xème siècle, l'aristocratie et les communautés religieuses étaient les propriétaires des vignobles. 

Les moines, qui ne cherchaient pas une rentabilité immédiate, ont œuvré avec le souci permanent d'atteindre la perfection, étude sur les meilleures souches, taille, prélèvement des boutures, greffage, méthodes de vinification, dégustations comparatives. 

Leur plus grande contribution au monde du vin est l'invention de la notion de climat. 

En créant les clos et la notion de climat, les moines ont donné aux vins de Bourgogne leur identité.

Deuxième essor, les Ducs de Bourgogne:

Le Premier Duc de Bourgogne est Philippe de VALOIS, dit Philippe LE HARDI, qui, par son mariage avec Marguerite de FLANDRES, à la fin du XIVème siècle, double la surface de la Bourgogne et y adjoint la Flandres. 

Il a permis aux vins de Bourgogne, connus sous le nom de vins de Beaune, d'étendre plus loin leur réputation. 

En l'espace de quatre générations, les quatre Ducs de Valois,Philippe LE HARDI 1342-1404, Jean SANS PEUR 1371-1419, Philippe LE BON 1396-1467 et Charles LE TEMERAIRE 1433-1477)ont fait de la Bourgogne un état totalement indépendant du Royaume de France, et dont la puissance et la prospérité ont valu pour un temps au vin de Beaune de devenir le plus célèbre vin du monde.

Par ailleurs, n’ayant aucun débouché fluvial efficace, la recherche de la qualité était indispensable pour que le prix du vin soit supérieur à son prix de transport. 

De sorte que les Ducs ont édictés quelques règles destinées à garantir un bon niveau de qualité aux vins de leur région. 

Les moines avaient fait du vin de Bourgogne un grand produit, mais austère et fermé. 

Les grands Ducs en ont fait un produit brillant, ouvert, à la mode. Un produit de commerce haut de gamme pour l'exportation.

Le 18ème siècle et le rôle des négociants:

L’amélioration du réseau routier au XVIII ème siècle a considérablement favorisé les échanges commerciaux avec Paris et, par l'intermédiaire des grands ports d'Europe du nord, avec le reste du Monde. 

Les premiers négociants étaient de simples commissionnaires. 

Mais à la fin du XVlllème siècle, certains d'entre eux ont pu s'installer vraiment et donner aux vins qu'ils stockaient dans leurs caves, tous les soins nécessaires fûts neufs, soutirage, élevage. 

Peu à peu est venue l'habitude de produire des vins de plus longue garde avec l'usage de la bouteille en 1750.

Le grand essor date du 19ème siècle

Pour le vignoble de Bourgogne, le XIXème siècle 1789-1914, est le symbole du progrès et celui de l'essor. 

A la Révolution, la confiscation des terres de l'Eglise par l'Etat, et leur revente aux enchères comme biens nationaux, sont à l'origine de l'actuel morcellement des vignobles.

Dans le courant du XIXème siècle, l'expansion du commerce des vins de Bourgogne est étroitement liée au développement des transports et du libre échange.

- ouverture du canal de Bourgogne en 1832, 
- création de la voie de chemin de fer entre Paris et Dijon en 1851, 
- traité de libre échange du Second Empire avec l'Allemagne, la Belgique, la Hollande et la Grande-Bretagne.


Mais en 1875, le phylloxéra apparaît en Bourgogne et décime le vignoble…

Les garanties de la qualité:

Naissance des Appellations d'Origine Contrôlées appelées A.O.C :
A la reconstitution du vignoble au début du XXème siècle, les vins de Bourgogne se sont trouvés en position de concurrence déloyale, ce qui a valu la mise en place d'un cortège de lois en 1905, 1919 et enfin la création de l'I.N.A.O. en 1935 dont la réglementation détermine toujours aujourd'hui les conditions de production de nos vins.

Appellations Bourgogne, unité dans la diversité

Sur l’ensemble de la zone viticole il y a 8.000 hectares de vignes principalement en pinot noir pour les vins rouges, et en chardonnay pour les blancs.

Elles produisent les appellations régionales Bourgogne sous différentes formes.

Ces appellations régionales appelées aussi génériques occupent la plus grosse surface du vignoble et représentent donc le plus gros volume, environ plus de la moitié des quatre étages qui composent la pyramide des vins de Bourgogne.

Etages qui sont les appellations régionales, les appellations villages, les appellations premiers crus et enfin les grands crus soit 1% de la production.

Les appellations régionales qui portent le nom de Bourgogne ont l’unicité dans la diversité. 

Diversité de couleurs, de cépages et diversité des terroirs sur les 200 kms avec coupure de zones de production.

Les Bourgognes rouges aux arômes et structures très différents selon les lieux où ils sont produits sont issus du pinot noir en grande majorité


Le Bourgogne blanc issu pratiquement exclusivement aujourd’hui du cépage chardonnay est de loin beaucoup plus répandu que l’AOC rouge. 

Malgré les grandes variétés de production,il possède une sorte de constante du fait du cépage unique.

Souple, mais relativement gras, avec un équilibre en bouche qui révèle des arômes de fleurs d’acacia, de fleurs séchées et le plus souvent de pain grillé.


Le Bourgogne rosé que l’on peut aussi appeler bourgogne clairet , de couleur pétale de rose est beaucoup plus charpentés voire tannique que ses cousins du midi.


Le Bourgogne passetoutgrain, ou passe-tout-grains provient de l’assemblage de raisins de pinot noir et de raisins de gamay. 

Tendre et souple c’est un vin à boire rapidement après la mise en bouteille.


Le Bourgogne aligoté est à boire jeune, parce que c’est à ce moment qu’il exprime le mieux les arômes du cépage dont il porte le nom. 

C’est un vin vif et nerveux, avec une pointe d’acidité qui peut surprendre en première bouche, mais qui exprime une réelle fraîcheur. 

On retrouve cette diversité dans la volonté des vignerons de certains finages d’obtenir, à côté du nom «Bourgogne», la mention de leur provenance d’origine.


Ces labels sont aujourd’hui nombreux.

Hautes Côtes de Nuits


Les premiers à obtenir ces mentions complémentaires furent les vignerons de ce que l’on appellait naguère un peu péjorativement «l’arrière Côte», c’est à dire les contreforts des côte de Nuits et côte de Beaune.



Le Bourgogne Hautes-Côtes de Nuits donne des vins rouges et blancs, mais ce sont les blancs, issus du cépage chardonnay qui donnent les meilleurs résultats.
Hautes Côtes de Beaune


Le Bourgogne Hautes-Côtes de Beaune, provient de vignobles plus au sud, situés sur 20 communes de Côte d’Or et Saône-et-Loire, au «dessus» de la Côte de Beaune. 

Ici ce sont les rouges qui obtiennent les meilleurs résultats. Il donne des vins rouges bien structurés gustativement charpentés, souvent assez taniques

En blanc, Ils oscillent entre noisette et pointe de beurre, entre miel et fleurs blanches.


Bourgogne Côte Chalonnaise.
La Côte Chalonnaise bénéficie de l’appellation régionale Bourgogne mais à leur tour les vignerons ont obtenu que les vins retenus par une commission d’agrément pour leur typicité puissent porter en complément du nom Bourgogne. 

La mention Côte Chalonnaise 44 communes, des canton de Chagny, de Givry, de Buxy et de Mont-Saint-Vincent, peuvent proposer des vins.

Les rouges, nés du pinot noir sont d’une grande souplesse de tanins et d’une belle finesse.

Les blancs, issus de cépage Chardonnay ont des arômes de fleurs fraiches et de fruits secs.

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La Bourgogne viticole telle que l'a délimitée un jugement du Tribunal de Dijon de 1930 , comprend 5 grandes zones viticoles, Chablis et l'Yonne au nord, qui «encadrent» la Côte de Nuits, la Côte de Beaune, la Côte Chalonnaise et le Mâconnais.


Mais la rigueur des textes n'évoque ni le charme de ces régions, ni le talent de ceux qui font et élèvent ces vins.


De l'or au bout des ceps.


Secteur solitaire considéré comme porte nord de la Bourgogne,le Vignoble de Chablis en est aussi sa porte d'or.

Sur une superficie de plus de 2300 hectares, le vignoble de Chablis s'étend dans l'Yonne sur 20 communes autour de sa capitale Chablis.

Planté uniquement en cépage Chardonnayqui l'on nomme encore là-bas le Beaunois , ce vignoble se décline depuis 1938 en 4 appellations hierarchiques, qui correspondent à des situations, des sous-sols et des superficies totalement différentes.

Petit Chablis est qualitativement l'appellation de base. Elle est peu étendue, convrant moins de 150 hectares et du fait de l'apect dévaluant du terme petit elle est pratiquement tombée en sommeil.

Chablis est la plus grosse appellation. Sur plus de 1500 hectares elle fournit 60% de la production totale et donne des vins de couleur pâle à reflets verts, au nez très floral.

Les premiers crus couvrent pour leur part quelque 600 hectares sur les collines de part et d'autre de la rivière locale, le Serein.

Par usage et commodité, les lieux-dits qui accueillent l'appellation premier cru ont été regroupés sous 11 dénominations principales.

Les plus connues étant Montée de Tonnere, Fourchaume et Mont de Milieu sur la rive droite du Serein et Montmains, Vaillon et Côte de Lechet sur la rive Gauche.


Enfin le Chablis grand cru est la Rolls des Chablis. Nectars d'or à la robe élégante, au nez puissant, aux arômes de noix, de miel et de cette pierre à fusil qui en fait tout le charme, et à la bouche particulièrement racée, avec une grande longueur finale, ils sont au nombre de 7 qui ne portent plus le nom de Chablis, mais simplement le nom de la parcelle d'où ils sont originaires.


Ce sont Vaudésir, Les Preuses, Grenouilles, Les Clos, Valmur, Bougros et Blanchots.


Le grand défaut de leur qualité : il faut savoir les attendre ...

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Quel bouquet

La Côte de Nuits, dans le paysage bourguignon, c'est un bouquet de couleurs, de senteurs, de vignerons...

Quel plaisir que celui d'hésiter sur le dossier et de consulter « les pièces » quand elles font 228 litres.


En effet, outre les Bourgognes, plutôt rouges que blancs, généralement produits dans la plaine et les appellations qui portent le nom des villages qui les soutendent, la Côte de Nuits offre une gamme étonnante de premiers crus magnifiques, et surtout de grands crus aux noms enchanteurs.


Un seul en partie blanc en partie rouge, le Musigny, tous les autres en rouge.


Marsannay, qui fut longtemps la « capitale » du rosé de Bourgogne est devenue aujourd'hui une appellation de Côte de Nuits, à part entière.


Fixin, produit des vins rouges charpentés et tannique de grande garde. Les premiers crus sont réputés


Gevrey, le village dont l'image colle au Chambertin, est celui qui produit l'appellation communale la plus importante en volume. 

Les vins sont puissants mais élégants, souvent longs à se réveler, mais tellement beaux, quand, bien vinifiés, ils « arrivent » enfin.


Morey-Saint-Denis, possède 5 grands crus, qui ont la particularité d'avoir un nom spécifique qui est aussi une appellation contrôlée.


Chambolle-Musigny, commune de petite surface, mais de grande renommée, ne produit plus des vins aussi charpentés que ses soeurs plus au nord. On serait plutôt ici, dans la dentelle. 

Outre ses grands crus, Chambolles-Musigny décline une gamme magifique de premiers crus dont le plus célèbre s'appelle Les Amoureuses.


Vougeot... c'est d'abord et avant tout son Clos fameux fondé au XXIe siècle, dont le château sert de chef d'Ordre à la confrérie des Chevaliers du Tastevins. 

Mais ce serait dommage, même s'il est célèbre, par son histoire, ses 70 à 80 propriétaires différents, et bien sûr la qualité des vins, de réduire Vougeot à ces seuls 50 hectares. 

Sur les 30 qui restent, profitent de très beaux premiers crus rouges comme le Clos de la Perrière, ou blanc le Clos blanc de Vougeot.


Flagey-Echezeaux, au bord du mur du Clos de Vougeot, n'a pas d'appellation qui porte ce nom. 

Les grands crus s'appellent Echezeaux ou Grands-Echezeaux, les appellations communales portent l'étiquette Vosne-Romanée. 

Solides, très structurés, de garde, ils ont le type bourguignon idéal.


Vosne-Romanée, berceau d'une multitude de grands crus sur son vignoble, propose des appellations communales et des premiers crus qui fleurent bon leurs grands frères, avec des senteurs de champignons et sous-bois, des notes parfois animale, voire viscérale très reconnaissables.


Nuits-Saint-Georges n'a pas de grands crus mais tire pourtant la réputation de la côte à laquelle on a donné le nom et une antériorité de presque un millénaire pour un vignoble qui s'étend au nord et au sud de la ville, jusqu'à Premeaux dont une partie du vignoble et notamment de très beaux premiers crusa droit à l'appellation.


Côte de Nuits-Villages. 
Enfin, derniers bastions nuitons avant la Côte de Beaune, les villages de Premeaux-Prissey, de Comblanchien et de Corgoloin n'ont pas d'appellation propre, mais proposent comme une partie de Fixin et Brochon, au sud de Dijon, une appellation Côte de Nuits-Villages au coeur de laquelle on trouve de fantastiques rapports qualité-prix. 

Parce que la qualité est au Top et que les prix savent encore être tirés.

Aucun autre des villages de la côte n'a droit à cette AOC.

Et il n'existe pas d'appellation Côte de Nuits.


Grands crus pléthore mais qualité: 
La Côte de Nuits n'a pas de rival en Bourgogne quant au nombre de grands crus, summum de ce qui se fait en matière de réputation de qualité.

Il y en a 9 exclusivement rouges sur Gevrey-Chambertin : Chambertin avec une superficie de 30 ha, Chambertin Clos-de-Bèze de 15 ha, Latricières-Chambertin 7 ha, Charmes-Chambertin ou Mazoyères-Chambertin a 30 ha, Griotte-Chambertin 2 ha, Ruchottes-Chambertin 3 ha, Chapelle-Chambertin de ha, Mazis-Chambertin 9 ha.


Sur Morey-Saint-Denis, les grands crus sont 5, tous en rouge : Bonnes-mares a 2 ha, les 13 autres étant sur Chambolle-Musigny, Clos-Saint-Denis 6 Ha, Clos-de-la Roche 16 ha, Clos de Tart 7 ha, et Clos des Lambrays 8 ha.


Sur Chambolle-Musigny : Musigny a 10 ha en rouge surtout, mais une partie en blanc et Bonnes-Mares a 13 ha.


Sur Vougeot, 50 ha de Clos-de-Vougeot


Sur Vosne-Romanée : Romanée-Conti a 1 ha 81, Richebourg a 8 ha, la Romanée 0,85 ha, La Tâche 6 ha, Romanée-Saint-Vivant 9 ha, ainsi que Grands-Echezeaux 9 ha, et Echezeaux 36 ha.

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Rouges élégants, blancs parfumés

Rouges élégants, blancs parfumés dans une tradition de qualité. La Côte Chalonnaise fleure bon le terroir.


La Côte Chalonnaise s'étend sur 25 kms de long, entre Chagny aux portes de la Côte d'Or et Saint-Gengoux-le-National, et se situe dans le prolongement naturel des grands terroirs de la Côte de Beaune.

Dans cet environnement géologique privilégié, la Côte Chalonnaise propose une gamme très diversifiée, et particulièrement harmonieuse d'appellations régionales Bourgogne, Bourgogne, Bourgogne Passetoutgrains, Bourgogne Aligoté, Bourgogne grand ordinaire, ponctués depuis l'an passé par 5 ilots réputées puisqu'à Rully, Mercurey, Givry et Montagny, est venu s'ajouter l'an dernier Bouzeron passé du statut de Bourgogne labelisé à celui d'appellation village.


Label Bourgogne Côte Chalonnaise
La Côte Chalonnaise bénéficie de l'appellation régionale Bourgogne, pour les vins rouges, blancs et rosés. 

Mais estimant qu'il était nécessaire, devant la grande diversité géographique des appellations Bourgogne que les consommateurs puissent identifier clairement la provenance de celles de leur secteur, les vignerons ont obtenu que les vins retenus par une commission d'agrément pour leur typicité puissent porter en complément du nom Bourgogne, la mention Côte Chalonnaise devenue un label.


44 communes, 11 dans le canton de Chagny, 12 dans le canton de Givry, 18 dans le canton de Buxy et 3 dans le canton de Mont-Saint-Vincent, peuvent présenter à cette commission des vins issus de leurs vignobles.


Aujourd'hui, les vins Bourgogne-Côte Chalonnaise, entrent sur les marchés avec l'un des plus beaux rapports qualité-prix que l'on puisse trouver. 

Parce que le prix est des plus raisonnables, mais aussi parce que la qualité n'a plus rien à envier aux Bourgognes produits dans les finages de Côte d'Or. 

Les rouges, nés du pinot noir sont d'une grande souplesse de tanins et d'une belle finesse.

Les blancs, issus de cépage Chardonnay ont des arômes de fleurs fraiches et de fruits secs.


Des villages heureux: 
La Côte Chalonnaise est la terre de 5 appellations villages de très belle origine

Dans cette côte Chalonnaise, véritable colonne vertébrale des vignes de la Saône-et-Loire du nord, 5 ilots de vignobles sont classés en appellations villages avec pour certains des premiers crus. 

Exclusivement blanc au nord avec l'aligoté de Bouzeron, et exclusivement blanc au sud avec le chardonnay de Montagny, le vignoble est panaché entre les deux. 

Pour le plus grand plaisir des amateurs de diversité.


Bouzeron, tout au nord de l'aire de production, c'est le dernier né des villages de Côte Chalonnaise, Mais cela ne doit rien au hasard. 

Bouzeron produit en effet un vin issu du cépage aligoté, l'un des plus beaux et le plus fin de Bourgogne. 

Autorisé jusque là à s'appeler Bourgogne Aligoté de Bouzeron il est arrivé dans la cour des grands l'an passé. Ce n'est que justice. 

A noter que c'est la seule appellation village au monde de cépage aligoté.


Rully au sud de Bouzeron est l'appellation village que portent les vignobles des communes de Rully en majorité, et Chagny et de ses terroirs, en Bourgogne on les nomme des climats qui peuvent prétendre à être classés en premier cru. 

Le cépage pinot donne ici des vins rouges d'une couleur rubis pourpre élégante, aux arômes tout en finesse, ou dominent souvent le lilas et la framboise. 

Rully est aussi le plus important berceau de Saône-et-Loire du Crémant de Bourgogne, vin mousseux d'appellation d'origine contrôlée élaboré dans des conditions de production très strictes, particulièrement draconiennes et surveillés.


Givry c'est 200 hectares de vignoble en production, dont la quasi totalité est plantée en pinot, le cépage des vins rouges, tandis que le chardonnay, qui fait les vins blancs, y est nettement minoritaire, même si son aptitude à vieillir donne souvent de très agréables surprises. 

3 communes, Givry, Dracy-le-Fort et Jambles peuvent prétendre produire du Givry ou des premiers crus de Givry. 

Givry propose des vins rouges fins, particulièrement souples, rarement très taniques, mais vifs et généreux. Dans les grandes années, il peut se garder 10 à 20 ans et prend alors des senteurs étonnantes et évoluées de fruits cuits et de pruneaux.


Mercurey. 
Cette appellation communale, s'étend sur 550 hectares des villages de Mercurey et Saint-Martin-sous-Montaigu et produit des vins remarquables et remarqués, qui furent longtemps recherchés pour faire des... Chambertin. 

Si la référence est prestigieuse, les vignerons de Mercurey valent mieux que de faire des succédanés de grands crus, fussent-ils prestigieux. 

Ils le savent et s'y emploient. Aujourd'hui l'appellation offre une variété de villages magnifiques, et une gamme de premiers crus à faire... rougir d'envie de grandes appellations plus au nord. 

En rouges, le pinot donne des vins structurés, très équilibrés, avec une grande longueur en bouche. 

Des vins à laisser vieillir quelques années En blancs, le chardonnay donne aux cuvées, des arômes intenses de miel et d'acacia, avec en bouche, des senteurs secondaires d'exception.


Montagny. 
Quatre communes du canton de Buxy portent les 200 hectares de vignobles de Montagny, et produisent les vins blancs issus du cépage chardonnay.

Montagny-les-Buxy qui a donné son nom au vin est à l'ouest, et regarde Buxy au nord, Saint-Vallerin est au sud et Jully-les Buxy à l'est. 

Ces 4 communes limitrophes les unes des autres servent d'écrin à ce vin très clair et doré, aux reflets verts. 

Car, le vignoble de Montagny, qui comporte des climats classés en premier cru, offre en fonction de l'inclinaison des terroirs, une palette enchanteresse et particulièrement... colorée de vins blancs étonnament parfumés, d'où émanent des senteurs nuancées de fougère, et de noisettes, et des arômes aux notes minérales et aux saveurs épicées.

Le Montagny, c'est un véritable bouquet de parfums, qui en vieillissant s'orne de ce petit goût de miel et de pierre à fusil si particulier qu'on le reconnaitrait entre mille.
 

La vigne et le vin - Vin de Bonnezeaux

Le vignoble de Bonnezeaux est un vignoble du Val-de-Loire qui produit un vin français blanc moelleux. Ce vignoble, classé AOC par le décret du 6 novembre 1951 (modifié par celui du 7 octobre 2003), couvre une superficie de 80 hectares dans la commune de Thouarcé (département du Maine-et-Loire) sur la rive droite du Layon.


Il est issu à 100 % du Chenin et peut bénéficier de l'action du botrytis cinerea. Les grains sont ramassés manuellement à surmaturité par tries successives. Sa robe est dorée et son bouquet développe des arômes de fleurs et de fruits mûrs.


Les vins de Bonnezeaux vieillissent très bien en bouteille, certains pouvant même devenir centenaires.


Bonnezeaux
suivi ou pas par les mots VAL de LOIRE

- Région : Anjou.



Zone de production : située au sud d'Angers, plus précisément à l'intérieur de parcelles de la commune de Thouarcé, côté rive droite du Layon, dans le département du Maine et Loire.


- Classé en : A.O.C.
Décret du 06.11.1951 modifié
par celui du 07.10.2003.


- Superficie en production :
un peu plus de 105 hectares.
- Cépage blanc : chenin.


Vinifié en : blanc moelleux.
Les raisins doivent être arrivés à surmaturité sous l'action de la pourriture noble ou pas et récoltés à la main par tries successives.


- Il peut se garder :
très longtemps, de 15 à 20 ans voire plus surtout si vous avez la patience d'attendre.


- Température idéale pour l'apprécier :
entre 7 et 8°.


A déguster avec : un foie gras, ou des poires à la crème de roquefort.

La vigne et le vin - Vin de Bergerac -

Des vins qui ont de l'histoire...


Henri III, roi d'Angleterre accordait volontiers des sauf-conduits pour se fournir en barriques de vins de Bergerac 
Il en allait de même de Charles de Valois, le propre frère de Philippe Le Bel


Pour se distinguer, les vins de Bergerac disposèrent, dès le XIVe siècle de l'autorisation exceptionnelle d'apposer un griffon et une tour sur les fûts, comme marque de reconnaissance.

Rabelais cite les douceurs suaves des vins produits sur le terroir de Saussignac, Michel de Montaigne aimait les blancs de Montravel, Frédéric II de Prusse faisait venir de Monbazillac son vin préféré.


Informations générales
Selon le Larousse, l’étymologie du nom Bergerac nous viens du nom d’homme Bragayrac, dérivé du gaulois braca fabricant de braies, pantalons amples chez les gaulois.


La ville de Bergerac se situe dans le département de la Dordogne au sud-est de l’appellation Côtes de Castillon, au sud de Saint-Émllion et à une soixantaine de kilomètres de la ville de Périgueux.

L’appellation englobe cent cinquante-huit communes où poussent un peu plus de dix mille deux cents hectares de vigne.


La nature des sols est semblable à celle de St-Emilion, composés principalement d’un mélange de gravier, d’argile et de calcaire.


L’encépagement est identique à celui de son voisin girondin, soit les cabernet sauvignon, cabernet franc et merlot pour le vin rouge et les sauvignon blanc, sémillon muscadelle en plus de l’ugni blanc pour les vins blancs Un officier audacieux du XVIIIème siècle, philosophe, auteur à la verve poétique, libre d’esprit et de moeurs, inspira l’écrivain Edmond Rostaing dans la création d’une comédie héroïque encore populaire de nos jours.

Son nom : Cyrano de Bergerac! 

Les vins de Bergerac se déclinent en 12 AOC 
On se plaît ainsi à les citer avec gourmandise, gages de saveurs, de générosité, de fraîcheur, de rondeur :

Bergerac

Rouge et rosé:
Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Merlot Noix, Côt ou Malbec, tels sont les cépages qui définissent les AOC Bergerac rouge ou rosé. 

Fins, souples et fruités, ils sont l'expression du terroir.


Dégustation
Les Vins de Bergerac rouges sont des vins fins, souples, assez fruités avec des arômes de fraises, cassis et autres fruits rouges. Faciles à boire, ce sont des vins qui peuvent être consommés jeunes entre 2 et 3 ans.

Bergerac Sec:
Ce vin blanc sec est issu de l'assemblage du Sémillon, Sauvignon, Muscadelle, Ondene et Chenin Blanc. De robe claire et brillante, frais et agréablement bouqueté, il se distingue par son attaque nerveuse et sa bonne longueur en bouche.


Dégustation
Généralement peu colorés et brillants, ces vins sont frais, agréablement bouquetés, possédant une attaque nerveuse et une bonne longueur en bouche. Ils se consomment de préférence jeunes et sont charmeurs à l'apéritif, sur les poissons ou les fruits de mer.

Rosette:
Essentiellement issue de l'assemblage de trois cépages, Sémillon, Sauvignon, Muscadelle, l'AOC Rosette est un vin blanc à la robe légèrement paillée. Moelleux, souple et rond, ce vin singulier est d'une élégance rare. II se distingue par son terroir particulier des coteaux exposés nord de la vallée.


Dégustation
Ils présentant une robe très légèrement paillée, moelleux, floraux et fruités, ils s'apprécient particulièrement sur des fruits de mer, des entrées à base de champignons ou de truffe, ou tout simplement mais pleinement, à l'apéritif.

Côtes de Bergerac:


Côtes de Bergerac Rouge:
Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Merlot Noir, Côt ou Malbec, donnent aux Côtes de Bergerac rouge cette intense couleur sombre.


Structurés, ils présentent des arômes de fruits confits comme le pruneau. 

Leur exceptionnelle structure tannique leur confère une excellente aptitude au vieillissement.

Côtes de Bergerac Blanc:
Le Sémillon est le cépage de prédilection pour ce vin à la robe dorée, qui allie remarquablement fraîcheur aromatique et rondeur en bouche.


Il peut se boire jeune mais prend en vieillissant une ampleur remarquable. 

Les Côtes de Bergerac blanc se divisent en trois catégories : demi-sec, moelleux et doux, selon leur richesse en sucre.

Les Côtes-de-Bergerac moelleux:
L’appellation Côtes-de-Bergerac moelleux donne des vins blancs doux, issus des mêmes cépages qu’en Bergerac sec. Ils sont toutefois récoltés à la main tardivement en automne ce qui leur confère une plus grande richesse en sucre. 

Ils offrent un certain gras en bouche, sont bien équilibrés, procurant au nez des arômes de fruits confits. La durée de conservation tourne autour de sept ans.

Montravel: 

Sémillon, Muscadelle, avec une large prédominance de Sauvignon, tels sont tes trois cépages qui participent à l'élaboration des vins de Montravel. 

Les vins d'AOC Montravel sont des blancs secs. Ils sont aromatiques avec une généreuse structure en bouche.

Dégustation
Très aromatiques, veloutés en bouche tout en étant bien structurés. Ils peuvent être bus jeunes mais peuvent supporter une à deux années de vieillissement. 
Haut Montravel
Le vin banc de l'AOC Haut Montravel est fin et suave, de très grande concentration. Moelleux parce qu'issu de vendanges passexillées, il peut par dérogation être liquoreux lorsque les raisins sont botrytisés (comme L'AOC Saussignac).

Côtes de Montravel
Les vins de l'AOC Côtes de Montravel sont moelleux, de grande complexité aromatique avec des notes florales.


Dégustation
Ils font merveille à l'apéritif et sur les poissons en sauce.

Saussignac: 

Le vin blanc d'AOC Saussignac est né de l'assemblage du Sémillon, Sauvignon, muscadelle, Ondenc et Chenin blanc.


Ce vin ample et riche, aux arômes d'acacia, de pêche et de chèvrefeuille, développe avec le temps un bouquet généreux et complexe. 

Moelleux parce qu'issu de vendanges passerillées, il peut par dérogation être liquoreux lorsque les raisins sont botrytisés comme l'AOC Haut Montravel.

Dégustation
Les vins de Saussignac sont équilibrés, souples et possèdent un arôme subtil de miel, de fleurs de tilleul et d'agrumes comme le pamplemousse. 

Vinifiés en liquoreux, ce sont des vins amples, riches et gras dont les arômes floraux d'acacia se mêlent intimement à ceux des fruits comme la pêche et souvent au fin vanillé des barriques. 

Très prometteurs, ils peuvent voyager dans le temps 5, 10 ans et parfois plus, mais les consommer dans leur jeunesse apporte aussi beaucoup de plaisir.

Monbazillac: 

Située à moins de deux kilomètres de le ville de Bergerac, Monbazillac est une petite appellation dans le département de la Dordogne, enclavée entre les appellations de Saussignac et Bergerac. 

Monbazillac produit du vin blanc moelleux, voire liquoreux. 

Le terroir orienté vers le nord bénéficie de brumes matinales d’automne ce qui favorise le développement du botrytis cinerea, communément appellé pourriture noble. 

Ce champignon microscopique favorise le développement des sucres naturels du raisin en permettant l’évaporation de l’eau contenue dans ce dernier. 

Les cépages blancs traditionnels du bordelais servent à l’élaboration des vins. 

Lorsque le vin ne répond pas aux critères de l’appellation, il est alors déclassé en Côtes de Bergerac. 

Le sol argilo-calcaire apporte au vin des arômes intenses ainsi qu’une structure complexe et puissante. 

La popularité des vins de Monbazillac semble s’être accrue au XVIème siècle alors que les Hollandais en fûrent de fidèles adeptes. 

D'une fabuleuse couleur or qui fonce avec le temps, le Monbazillac, particulièrement élégant, est dominé par des arômes de miel, d'acacia et de pêche, agrémenté par des nuances d'agrumes et de mirabelles confits.

Dégustation
On peut déguster le Monbazillac jeune mais il gagne toujours à vieillir en cave. Un Monbazillac de 15 à 20 ans d'âge est un trésor dont il faut savourer longuement les nuances de fruits et d'épices. 

Ce liquoreux atteint sa maturité au bout de 3 ans et se conserve fort longtemps, parfois jusqu'à un siècle dans de bonnes conditions de stockage. 

Le Monbazillac doit être servi frais mais surtout pas frappé. La température idéale se situe entre 6° et 8°. 

Naturellement, le Monbazillac dévoile tous ses charmes avec les foies gras d'oie ou de canard. 

Il sait aussi se faire aimer l'instant d'un dessert léger et parfumé en compagnie d'amies de longue date, les fraises. 

Mais, c'est pourtant, seul et frais, à l'heure de l'apéritif qu'il gagne à être connu. A essayer absolument ! Les millésimes remarquables en Monbazillac : 1966-67-75-82-90-95.

Pécharmant

Tous s’entendent pour dire que Pech nous viendrait du patois, signifiant colline. 

Maintenant, que la colline ait été celle d’un dénommé Armand ou tout simplement charmante, les théories sont nombreuses pour retracer l’éthymologie de ce que l’on considère comme le meilleur vin de la Dordogne. 

On n’y produit que du vin rouge.

Les cépages utilisés sont : 
Cabernet Franc, Cabernet Sauvignon, Côt ou Malbec et Merlot Noir. 

Le goût incomparable du Pécharmant vient de la particularité de son sol dénommé sables et graviers du Périgord qui renferme en profondeur une couche d'argile ferrugineuse appelée Tran. 

Le Pécharmant est un vin de garde de grande typicité, au charme puissant, de grande intensité aromatique.

Dégustation:
Amples et riches en tanin, ayant de la mâche, parfois même un peu sévères dans leur jeunesse, ils laissent présager de leur longévité. 

En vieillissant, ils s'assouplissent et leur bouquet s'étoffe. 

Ils peuvent être appréciés à partir de leur troisième année mais n'atteignent leur plénitude que vers 6/7 ans. Vins de garde, ils peuvent tenir 10 à 15 ans et parfois plus. 

Leur mariage avec des gibiers, des viandes rôties, des fromages fait merveille. 

La température idéale à la dégustation est de 17°.




Enfin terminé,j'ai dû recommencer 3 fois??????
bonne après midi 1     Ninnenne qui est fatiguée!!      
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