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 Le(s) climat(s) -(différents)

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ninnenne
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Date d'inscription : 08/03/2012
Localisation : belgique

MessageSujet: Le(s) climat(s) -(différents)   Mer 10 Déc - 14:09

Le(s) climat(s) - Les secrets de notre climat actuel -

 
forage
 
 
Les carottes de glace extraites des glaciers de haute altitude constituent de formidables archives de notre climat passé. Au travers de forages dans les glaciers andins découvrons les secrets de notre climat actuel. 
 
 
Les précipitations s'accumulent au cours du temps formant des glaciers pérennes, etrenferment dans leurs compositions chimiques et isotopiques de précieuses informations quant au climat qui régnait lors de leur déposition. 
 
 
Le travail du climatologue est de "faire parler" ces traceurs géochimiques contenus dans ces glaces tropicales et tempérées et de les traduire en termes de variables climatiques quantifiées comme la température ou la quantité de précipitation. 
 
 
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Passage de nuages au lever du soleil sur un contrefort du San Valentin. Chili
- Robert Gallaire
 
 
 
Les questions que nous nous posons sont les suivantes :  

  • Comment fonctionne notre climat, quels en sont les rouages ? 


  • Quelle est la variabilité climatique naturelle du climat ? 


  • Comment va-t-il évoluer dans un contexte de changement global dans des régions fortement peuplées et en voie de développement ? 


 
En effet, dans beaucoup de pays andins, les glaciers représentent quelquefois la seule ressource eneau et leur recul observé depuis les années 1960 est fort préoccupant. La question in fine à laquelle nous souhaitons répondre est : quel peut-être l'impact du changement global sur ces régions tributaires des glaciers pour leur ressource en eau ? 
 
 
Quel outil pour faire parler les glaces ? 
 
 
Les élémentsoxygène et hydrogène possèdent chacun plusieursisotopes stables(oxygène 16 et 18 - O16 et O18- et hydrogène et deutérium - H et D- respectivement; ils diffèrent par leur nombre de neutrons. Ainsi la molécule d'eau possède-t-elle plusieurs formes selon q'un atome d'oxygène 18 remplace un atome d'oxygène 16 ou bien qu'un atome de deutérium remplace un atome d'hydrogène. 
 
 
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Camp de forage sur le glacier sommital du San Valentin, au fond le San Lorenzo. Pour la première fois, plusieurs carottes de glace ont été extraites d'un glacier patagonien, le San Valentin (Chili, 47 degrés sud) culminant à 3900 m, dans le cadre du projet Sanvallor 
 Patrick Ginot -
 
 
 
Ces différentes formes de la molécule d'eau ont des masses et des symétries différentes, ce qui induit un comportement différent lors des changements de phases qui ont lieu au cours du cycle de l'eau atmosphérique (évaporation de la surface des océans, condensation le long de la trajectoire des nuages depuis les tropiques jusqu'aux pôles, formation de cristaux de glace en altitude ou au-dessus des pôles, recyclage de la vapeur d'eau via la transpiration par la végétation sur les continents, etc). 
 
 
Ainsi, lors d'un changement de phase,les molécules d'eau vont se redistribuer entre les différents réservoirs (vapeur, gouttes d'eau, cristaux), c'est ce qu'on appelle le fractionnement isotopique. Par exemple, en s'évaporant, la surface de l'océan crée une vapeur d'eau légèrement enrichie en molécules d'eau légères (H2O16) par rapport aux molécules lourdes (HDO ou H2O18) qui restent préférentiellement dans la phase condensée. 
 
 
Au cours de son voyage, cette masse d'air va se refroidir en s'élevant lors des ascendances liées aux systèmes convectifs, et par conséquent son contenu en vapeur d'eau va se condenser.A chaque condensation, la vapeur d'eau s'appauvrit encore un peu plus en molécules lourdes, qui quittent la masse d'air définitivement emportées par la précipitation. Ainsi comprend-on que plus les pluies sont intenses au cours du voyage de la masse d'air, plus les neiges précipitant sur les sommets andins sont appauvries en molécules lourdes. 
 
 
L'intérêt, pour les climatologues, est que ces fractionnements sont régis par les conditions de température et d'humidité qui règnent lors de ces changements de phase et qui contrôlent aussi les quantités de précipitation disponible. Ainsi, en connaissant bien la physique des fractionnements ils peuvent retracer les conditions climatiques dans le passé en étudiant la composition isotopique des précipitations passées, soient des glaces et des glaciers, c'est à dire le rapport entre le nombre de molécules lourdes et de molécules légères dans un échantillon d'eau. 
 
 
Pour comprendre la finesse des fractionnements isotopiques et obtenir des relations exploitables entre la composition isotopique des glaces et les paramètres climatiques, les climatologues utilisent une hiérarchie de modèles dans lesquels le cycle atmosphérique des isotopes de l'eau est représenté à travers les lois du fractionnement isotopique. Les modèles les plus simples simulent l'appauvrissement en molécules d'eau lourdes des masses d'air comme une simple distillation de Rayleigh. Les modèles les plus complexes sont les modèles de climat couplés océan-atmosphère utilisés pour les prévisions du climat futur et dans lesquels est ajouté le cycle des isotopes. Entre ces deux types de modèles, sont utilisés des modèles adaptés aux régions étudiées qui représentent plus précisément l'orographie par exemple ou alors des modèles conceptuels qui décortiquent l'influence des divers processus locaux . 
 
 
Enfin, la méthode utilisée pour mesurer la composition isotopique des glaces est la spectrométrie de masse. Cet appareil utilise le principe de la loi de Lorentz qui dit qu'un champ magnétique appliqué sur des molécules chargées est capable de les dévier suivant leur masse. Ainsi, on peut distinguer les molécules lourdes des molécules légères et on peut déduire le rapport isotopique d'un échantillon. L'eau des glaciers n'est pas directement introduite dans ces appareils. Pour la mesure du rapport H2O18/ H2O16, l'échange isotopique est utilisé,  connu entre l'eau et le dioxyde de carbone. Une fois ce dernier équilibré isotopiquement avec l'eau, il est introduit dans le spectromètre de masse. L'échange isotopique entre l'eau et le dioxyde de carbone ne dépend que de la température, qui est controlée, il est donc facile de remonter à la composition de l'eau initiale à partir de la composition isotopique du dioxyde de carbone mesurée par le spectromètre. Pour la mesure du rapport HDO/ H2O16, l'eau est réduite sur de l'uranium chauffé. C'est le gaz hydrogène résultant qui est introduit dans le spectromètre de masse puis le principe est le même. 
 
 
Les rapports isotopiques sont mesurés par rapport à un standard international et sont donnés en pour mille d'appauvrissement par rapport à ce standard. Pour l'eau, le standard international appelé V-SMOW est la composition isotopique moyenne de l'eau de mer, par définition à zéro pour mille. 
 
 
 
Si l'interprétation de la composition isotopique desglaces polaires est bien contrainte à présent, ce n'était pas le cas dans les régions tropicales et donc, avant d'interpréter les enregistrements issus des glaciers tropicaux, il a été nécessaire de bien comprendre l'outil isotopique dans un contexte très différent du contexte antarctique. En effet, le cycle de l'eau tropical possède des particularités qui affectent grandement la composition isotopique de la pluie. 
 
 
Ce sont par exemple, les effets de la végétation qui en transpirant réinjecte une partie de l'eau qu'elle a absorbée au niveau des racines; l'évaporation des zones inondées ou bien la nature même de la pluie, issue de nuages convectifs monstrueux de plusieurs kilomètres de hauteur qui "malmènent" les gouttes de pluie et modifient considérablement leur composition. 
 
 
Pour mener ce travail de calibration, il a été monté en Bolivie, au Pérou et en Equateur, un réseau de pluviomètres collectant la pluie à chaque événement de précipitation et aussi mensuellement. Ce réseau est constitué d'une dizaine de stations dans chacun des trois pays, qui fonctionnent maintenant depuis presque 8 ans. Les pluies collectées sont envoyées semestriellement en France, au LSCE, où elles sont analysées dès réception pour avoir un suivi proche des conditions de prélèvement. Ces collectes de pluies et l'étude de leur composition isotopique en regard des conditions météorologiques locales et régionales (température et précipitation) ont permis de mettre en évidence que la composition isotopique des glaces andines retrace les conditions d'humidité (les quantités de précipitation) en amont des Andes, c'est à dire en Amazonie et au-dessus de l'Océan Atlantique tropical. 
 
 
Comment dater les carottes 
 
 
La datation des carottes de glace tropicales découle d'une combinaison de méthodes. Lorsque la résolution temporelle le permet, généralement sur la première moitié de la carotte (les premiers 50-60 m), la datation se fait par comptage des cycles saisonniers des éléments chimiques et de la composition isotopique de la glace. La présence de cycles saisonniers marqués s'explique par l'alternance de saisons sèches et humides modifiant d'une part la manière dont les éléments chimiques se déposent (dépôt sec ou humide) et d'autre part la composition isotopique de la neige à cause de "l'amount effect" (en saison des pluies, la composition est très appauvrie en molécule lourde). 
 
 
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Equateur :  Couche de cendre volcanique visible dans une carotte de glace
- Patrick Wagon
 
 
 
Cette datation par comptage est contrainte par des repères dits absolus :identifications de couches de cendre correspondant à une éruption volcanique connue (le Tambora en 1815 par exemple ou le Pinatubo en 1991) et des tests thermonucléaires laissant dans l'atmosphère des traces telles que de fortes concentrations en Tritium ou en Césium 137 (doubles pics caractéristiques des essais atmosphériques de 1963). On utilise aussi la décroissance de certains éléments radioactifs comme le Plomb 210. La datation basée sur les cycles saisonniers permet de dater à plus ou moins 2 ans le dernier siècle suivant la carotte considérée.L'erreur sur la datation augmente avec la profondeur et peut atteindre plusieurs dizaines d'années à la profondeur où les cycles saisonniers disparaissent (vers 70-80 m à Illimani par exemple). Ainsi, lorsque la compaction de la neige ne permet plus d'identifier les cycles saisonniers dans les analyses, la datation peut être effectuée en utilisant des modèles d'écoulement de la glace calculant l'évolution de la compaction de la neige en fonction de la profondeur, par comparaison avec d'autres carottes possédant des profondeurs bien datées (par exemple, des débris végétaux et un insecte retrouvés dans la carotte du Sajama ont permis de donner un âge à la glace grâce à des mesures de carbone 14 sur ces matériaux). 

[size=24]Le(s) climat(s) - ÉTÉS CANICULAIRES, GRANDES SÉCHERESSES

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ÉTÉS CANICULAIRES, GRANDES SÉCHERESSEs

à travers les siècles

 
 
(D'après« Des changements dans le climat
de la France », paru en 1845)

 
 
Quel est le degré de température de nos grands étés ? Ici revient l'insurmontable difficulté de fixer au juste, avant l'usage du thermomètre, l'intensité du froid ou de la chaleur. Un artifice fondé sur les rapports reconnus entre certains phénomènes naturels et les mouvements du thermomètre fournit les mesures approximatives de nos grandes chaleurs et de nos grands froids.

 
 
De Humboldt a posé en principe que la végétation des arbres exige au moins une température moyenne égale à 11°. Le chiffre de cette température répond encore au point où la chaleur de l'air commence à devenir sensible. Ce degré assez fixe peut être pris pour le premier terme d'une échelle de nos grandes chaleurs. Messier a quant à lui constaté que le maximum de la chaleur à Paris, le 8 juillet 1793, a marqué 40°. C'est à peu près la plus haute température, excepté celle de l'été 1705 à Montpellier, observée en France, le thermomètre au nord, isolé, à l'ombre, à l'abri des réverbérations et à l'air libre.

 
Les graduations intermédiaires peuvent se déduire des rapports de la température avec les mouvements de la végétation. Par exemple, les fruits à noyau fleurissent ordinairement au milieu du mois de mars, sous une chaleur extrême de 17°. La floraison des vignes et la maturité des premiers fruits se rencontrent, vers le même temps, du 15 au 30 juin : le maximum moyen de la température indique alors 32°. Les récoltes d'été, depuis celle du seigle jusqu'à celle du vin, ont lieu, année commune, entre le 20 du mois de juin et le 20 du mois de septembre ; or, la température extrême des mois de mai, juin, juillet et août, qui influent le plus sur ces récoltes, égale moyennement 35° ; enfin, au delà de 35°, si cet excès de chaleur dure assidûment plusieurs jours ou se répète trop souvent, les plantes se dessèchent et les récoltes périssent. Ainsi, on peut estimer, d'après ces évaluations approximatives, la chaleur thermométrique de nos anciens étés.

 
DATES DE NOS GRANDS ÉTÉS
ET GRANDES SÉCHERESSES

 
 
VIe siècle : 580, 582, 584, 585, 586, 587, 589, 591

 
VIIe siècle : 675, 700

 
VIIIe siècle : 783

 
IXe siècle : 874, 892

 
Xe siècle : 921, 987, 994

 
XIe siècle : 1078, 1094

 
XIIe siècle : 1137, 1183, 1188

 
XIIIe siècle : 1204, 1212, 1226, 1287

 
XIVe siècle : 1305, 1306, 1325, 1331, 1334, 1361, 1384, 1392

 
XVe siècle : 1473

 
XVIe siècle : 1540, 1553

 
XVIIe siècle : 1632, 1674, 1684, 1694

 
XVIIIe siècle : 1701, 1712, 1718, 1719, 1726, 1727, 1767, 1778, 1793

 
XIXe siècle : 1803, 1811, 1817, 1825, 1842, 1858, 1875, 1893

 
 
 
 
En 580, les arbres fleurirent une seconde fois aux mois de septembre ou d'octobre. Des pluies abondantes et des inondations terribles avaient précédé cette floraison inaccoutumée ; et la chaleur, dont elle était la suite, fut accompagnée de tremblements de terre, d'incendies et de grêles, spécialement à Bordeaux, à Arles et à Bourges. Cette seconde floraison fait supposer au moins une température printanière prolongée, soit 12° à 14° de chaleur moyenne, et 24° à 25° de chaleur extrême.
 
La chaleur de l'année 582 fit fleurir les arbres au mois de janvier. En 584, on eut des roses en janvier : une gelée blanche, un ouragan et la grêle ravagèrent successivement les moissons et les vignes ; l'excès de la sécheresse vint consommer ensuite les désastres de la grêle passée : aussi ne vit-on presque pas de raisins cette année ; les cultivateurs désespérés livrèrent leurs vignes à la merci des troupeaux.
 
Cependant les arbres, qui avaient déjà porté des fruits au mois de juillet, en produisirent une nouvelle récolte au mois de septembre, ce qui implique régulièrement 20° à 24° de chaleur moyenne, et 32° à 34° au moins de chaleur extrême ; quelques-uns refleurirent encore au mois de décembre, et les vignes offrirent à la même époque des grappes bien formées, augurant 12° à 14° de chaleur moyenne, et 24° à 25° de chaleur extrême. Les arbres refleurirent au mois de juillet 585 ; ils refleurirent encore au mois de septembre 586, et un grand nombre de ces derniers, qui avaient déjà porté des fruits, en produisirent une seconde fois jusqu'aux fêtes de Noël. Au mois d'octobre 587, après la vendange, les vignes présentèrent de nouveaux jets avec des raisins bien formés.
 

 
Vendangeurs au XIXe siècle
 
 
Les arbres refleurirent pendant l'automne de 589, et ils donnèrent ensuite d'autres fruits : on eut aussi des roses au mois de novembre. La sécheresse excessive de 591 consuma toutes les prairies. Celle du long été de 874 fit manquer les foins et les blés. Les mois d'avril et de mai 892 furent en proie à une extrême sécheresse. L'année 921 se fit remarquer par de nombreux orages. Des chaleurs intenses et une sécheresse extrême régnèrent depuis, presque sans interruption, pendant les mois de juillet, août et septembre. L'extrême chaleur de l'été de 987 réduisit de beaucoup les récoltes. En 994, la disette des pluies tarit les fleuves, fit périr les poissons dans la plupart des étangs, dessécha beaucoup d'arbres, brûla les prairies et les moissons.
 
L'été de 1078 fut encore très sec : la vendange s'avança d'un mois ; c'est un signe de chaleurs précoces et d'une intensité moyenne de 24° à 25° au moins, et d'une intensité extrême de 35° au moins. Le vin fut abondant et fort bon. En 1094 la sécheresse fut extraordinaire. Celle de 1137 se déclara au mois de mars et persévéra jusqu'au mois de septembre, tarissant aussi les puits, les fontaines et les fleuves. Une sécheresse insolite accompagna la grande chaleur de 1183 ; elle sécha dans plusieurs endroits les rivières, les fontaines et les puits. Les mêmes phénomènes trahissent la sécheresse de 1188 : un grand nombre d'incendies se déclarèrent à Tours, à Chartres, à Beauvais, à Auxerre, à Troyes, etc.
 
Il ne plut pas ou presque pas pendant les mois de février, mars et avril 1204 : de fortes chaleurs succédèrent à ces trois mois de sécheresse. L'année 1212 fut très sèche. L'extrême sécheresse de l'année 1226 entraîna la ruine de presque toutes les récoltes d'été : l'automne de cette année se montra encore chaud et sec ; enfin, un hiver sec, très froid prolongea la sécheresse jusqu'au mois de février suivant. Cette chaleur sèche continue produisit dans toute la France une quantité prodigieuse de vin. Il ne plut pas pendant tout l'été 1287 ; les puits et les fontaines tarirent.
 
En 1305, il y eut une grande sécheresse en été ; la sécheresse fut aussi excessive en 1306 au printemps et en été. La sécheresse fut si grande en 1325, qu'on eut à peine la valeur de deux jours de pluie dans le cours de quatre lunaisons : il y eut cette année-là une chaleur excessive mais sans éclairs, tonnerres ni tempêtes, peu de fruits, seulement les vins furent meilleurs que de coutume. En 1331, aux longues pluies qui avaient duré depuis le commencement du mois de novembre de l'année précédente jusqu'au commencement de cette année, succéda une si grande sécheresse qu'on ne put labourer la terre à cause de sa dureté. L'hiver suivant fut pluvieux et très peu froid ; il n'y eut presque pas de gelées.
 

 
Fontaine de l'avenue de l'Observatoire
au XIXe siècle à Paris, par Carpeaux.
Dessin de Sellier.

 
 
La sécheresse de l'été 1334 fut suivie d'un hiver très humide ; il y eut beaucoup de vins, mais moins chauds que l'année précédente. Les sources tarirent pendant l'été de 1384 par le manque de pluies et la sécheresse insupportable qui régna dans toute la France. La sécheresse opiniâtre de l'été 1392 tarit les sources et empêcha les plus grands fleuves de la France d'être navigables. L'été de 1473 fut très chaud : la chaleur se prolongea depuis le mois de juin jusqu'au 1er décembre ; il n'y eut ni froid, ni gelées avant la Chandeleur. Labruyère-Champier et Fernel ont signalé les grandes chaleurs générales de l'été de 1540. En 1553, la chaleur brûlait tout au mois de juin.
 
La sécheresse de 1632 dura depuis le 12 juillet jusqu'au 15 septembre. Nous mesurons plus sûrement, grâce aux observations thermométriques, les degrés de chaleur des grands étés suivants. L'année 1684, classée par J.-D. Cassini au nombre des plus chaudes, dans un tableau des grandes chaleurs de Paris, qui comprend quatre-vingt-deux ans, a présenté, seulement sous ce climat, soixante-huit jours d'une température de 25°, entre midi et trois heures ; seize jours d'une température de 31°, et trois jours d'une température de 35°. Ainsi le thermomètre s'éleva trois fois, de midi à trois heures, le 10 juillet, le 4 et le 8 août, à 35° au moins. Les observations udométriques commencées en France par Lahire, en 1689, ne fournissent pas moins d'exemples de ces grandes sécheresses. Les plus considérables depuis cette époque appartiennent aux années 1694, 1719, 1767, 1778, 1793, 1803, 1817, 1825, 1842, 1858, 1875, 1893. A Paris, le thermomètre marqua 40° à trois heures et demie le 17 août 1701.
 
Les deux années de 1718 et 1719 eurent l'une et l'autre des chaleurs sèches, violentes, longues et soutenues. A Paris, le 7 août 1718, le thermomètre de Lahire, malgré son exposition défavorable, indiqua néanmoins vers trois heures de l'après-midi 35° ou 36° : il s'éleva aux mêmes chiffres le 11, le 21 et le 23. Un hiver très doux succéda à ces chaleurs. La plupart des arbres se couvrirent de fleurs dès le mois de février et de mars 1719.
 
Les fortes chaleurs reparurent avec le mois de juin. Plus intenses que celles de l'année précédente, elles durèrent aussi beaucoup plus longtemps. A Paris, le thermomètre de Lahire indiqua au maximum une température de 37° ; en outre, la table de Cassini attribue à cet été quarante-deux jours d'une température de 31° ; enfin, les chaleurs ont persévéré trois mois et demi, depuis le mois de juin jusqu'à la moitié du mois de septembre. L'extrême abaissement des eaux de la Seine au pont de la Tournelle, durant cette année si sèche, donna le zéro des mesures pour les hauteurs variables de ce fleuve. Le père Feuillée, cité par Maraldi, écrivait en même temps de Marseille que des chaleurs insolites y avaient fait refleurir les arbres au mois d'octobre, et qu'ils s'étaient plus tard chargés de nouveaux fruits. Les froids survenus au mois de décembre empêchèrent ces fruits de grossir comme à l'ordinaire, mais ils ne les empêchèrent pas d'aboutir à une parfaite maturité. Le père Feuillée ajoute qu'il a cueilli, le 18 décembre, des cerises et des pommes complètement mûres.
 
L'été de 1726 débuta vers la fin du mois de mai, continua ensuite durant les mois de juin, de juillet et d'août. Cassini y a compté à Paris soixante-deux jours d'une température de 25°, et dix jours d'une température de 31°, sa plus grande chaleur, observée le 27 et le 28 août, ayant égalé environ 34°. Les fruits mûrirent un mois plus tôt qu'à l'ordinaire. Le maximum de la chaleur fut beaucoup plus précoce en Provence. A Toulon et à Aix, il eut lieu le 13 et 14 juillet. C'est en 1726 que Delande vit à Brest son baromètre parfaitement immobile depuis le 2 février jusqu'au 1er septembre.
 

 
Vignoble de Meursault au XVIIIe siècle, près
de Beaune. Dessin de J.-B. Lallemand.

 
 
Les chaleurs de l'année 1727 ont duré bien davantage. Après un hiver modéré, le thermomètre commença à monter le 7 février. Le 10 mai suivant, il marquait déjà, au lever du soleil, 18°, et à deux heures le soir près de 27°. Les chaleurs se soutinrent en augmentant pendant les mois de juillet et d'août. Le 7 de ce dernier mois, à trois heures de l'après-midi, elles atteignirent le maximum de 35° ; depuis, la température ne cessa d'être élevée le reste du mois d'août et dans le cours du mois de septembre.
 
L'été de 1778 eut aussi des chaleurs fortes, longues et constantes. Sous leur influence, plusieurs arbres fruitiers fleurirent une seconde fois ; deux ceps de vigne en espalier contre le mur de l'ancien corps de garde du quai Malaquais, à Paris, offrirent même le 10 octobre, après avoir refleuri, des grappes assez grosses. Mourgue et Lamanon ont signalé les mêmes chaleurs, l'un à Montpellier et l'autre à Salon. Ces chaleurs insolites régnèrent principalement dans les mois de juillet et d'août ; elles furent sèches et sans nuages : ce grand été se fit d'ailleurs remarquer par la fréquence des inondations, des orages, des ouragans et des tremblements de terre.
 
Les chaleurs de l'été 1793 éclatèrent brusquement. Les mois de mai et de juin avaient été très froids ; il avait gelé à glace durant ces deux mois, il était tombé beaucoup de neige sur les Alpes et d'autres montagnes ; enfin, on avait vu dans la basse Autriche des chariots chargés traverser une rivière à la fin du mois de juin. Les grandes chaleurs commencèrent à paris le 1er juillet ; à Montmorency, après le 4. Elles augmentèrent si rapidement, que la journée du 8 figure déjà parmi les époques de leur maximum. Pendant tout le mois, le thermomètre se balança, au milieu du jour, entre 40° et 25° à 26°, en indiquant douze fois 24° à 34°, et dix fois 34° à 40° ; son élévation ne fut guère moindre les dix-sept premiers jours du mois d'août. Le maximum de la chaleur a donné 38°4 le 8 juillet à l'Observatoire royal de paris, et 40° le 16 du même mois à l'Observatoire de la marine. Durant ces grandes chaleurs, le vent resta fixé au nord, le ciel fut presque toujours beau, clair et sans nuages.
 
Ces grandes chaleurs ont été très sèches, quoique entrecoupées de violents orages, lourdes et accablantes ; elles différèrent peu du jour à la nuit et du matin au soir. Les objets exposés au soleil s'échauffaient à un tel degré qu'ils étaient brûlants au toucher. Des hommes et des animaux moururent asphyxiés, les légumes et les fruits furent grillés ou dévorés par les chenilles. Les meubles et les boiseries craquaient, les portes et les fenêtres se déjetaient ; la viande, fraîchement tuée, ne tardait pas à se gâter. Une transpiration incessante macérait la peau, et le corps nageait continuellement dans un bain de sueur fort incommode. C'est surtout le 7 juillet qu'on a pu constater de semblables effets. Le vent du nord vint apporter ce jour-là une chaleur si extraordinaire, qu'il paraissait s'exhaler d'un brasier enflammé ou de la bouche d'un four à chaux. Cette chaleur était étouffante, régnait par un ciel très clair, arrivait par bouffées intermittentes, et produisait à l'ombre une impression ausi brûlante que celle des rayons du soleil le plus ardent.
 
En 1803, il plut très peu du 4 juin au 1er octobre. La pluie augmenta vers le commencement d'octobre ; après quoi, la sécheresse reprit et se soutint de nouveau jusqu'au 9 novembre. Cette sécheresse continua donc quatre mois de suite et plus de cinq mois en tout, sauf la courte interruption des premiers jours d'octobre. Les puits et les fontaines tarirent. A Paris, le petit bras de la Seine resta presque à sec, et le niveau du fleuve indiqua, le 21 et le 27 novembre, 24 centimètres au-dessous de zéro. Dans quelques départements, l'eau manquait absolument ; on allait en chercher à trois ou quatre lieues, et il en coûtait trente sous pour abreuver un cheval.
 
En 1811, les chaleurs furent partout précoces, intenses et prolongées. Les moyennes mensuelles de la température de Paris dépassent, cette année, de plusieurs degrés, les mois de janvier et d'août exceptés, les moyennes mensuelles déduites de vingt-et-un ans. Cet excès de chaleur éclata tout d'un coup dès le mois de février ; elle se soutint presque sans interruption, ou plutôt en augmentant de mois en mois, pendant les mois de mars, d'avril et de mai, avant de marquer une pause.
 

 
La récolte des pommes au XIXe siècle, en Normandie
 
 
A Nancy, la chaleur commença le 15 mars, et persista avec opiniâtreté jusqu'au 6 août. Cette chaleur sèche tarit de bonne heure un grand nombre de ruisseaux que personne n'avait jamais vus à sec, compromit les prés et les semailles printanières, avança toutes les récoltes et rendit fort abondante celle des grains et des raisins. La vigne fleurit le 24 mai, au lieu de fleurir vers le 24 juin. La moisson eut lieu du 10 au 20 juillet, et la vendange dès le 8 septembre. Dans le Midi, les vents du sud, vents chauds, humides et étouffants, se prolongèrent en Provence jusqu'à la fin de l'année. Au midi comme au nord, la chaleur et la sécheresse de 1811 épuisèrent la plupart des sources, desséchèrent les torrents et les fleuves, précipitèrent la maturité des fruits, consumèrent les plantes fourrageuses, et favorisèrent, en général, les récoltes de vin.
 
L'été de 1842 mérite aussi de compter parmi nos grands étés, sa chaleur étant plus intense dans le nord que dans le Midi. A Paris, elle commença dès le 5 juin, et se prolongea à travers de rares intermittences jusqu'au mois de septembre. Le caractère de cette chaleur, en générale orageuse et sèche, la rendait encore plus sensible. Beaucoup de marronniers de nos jardins publics, qui avaient perdu leurs feuilles au mois de juillet, refleurirent à la fin du mois d'août.

Le(s) climat(s) - Le climat de montagne -

Dans ce type de climat, la température diminue, les précipitations augmentent, la différence de température entre le jour et la nuit augmente, tout cela en fonction de l'altitude. 
 
De plus, le climat varie entre le pied et le sommet de la montagne. Ces climats sont dits étagés. La température moyenne de janvier est de -7 °C et, en juillet, elle est de 12°C. 
 
Ce climat existe un peu partout dans le monde, là où l'on trouve les principales chaînes de montagnes telles que la cordillère des Andes, les Rocheuses, l'Himalaya ainsi que les Alpes. Ce milieu est très contraignant pour l'être humain, car il est très difficile d'y construire des maisons et des routes. 
 
 
 
La végétation est surtout composée de feuillus, de conifères, d'arbres nains, de mousses et de lichens. 
Les animaux qui vivent dans ces montagnes sont, par exemple, des chèvres, des mouflons, des chamois, des lamas et des couguars. On y trouve également des rapaces tels les vautours et les aigles. Ce climat est tout de même apprécié grâce aux sports qu'on y pratique, comme l'alpinisme, le ski et le surf des neiges. 
 
 

Ninnenne     
 
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MessageSujet: Re: Le(s) climat(s) -(différents)   Mer 10 Déc - 14:15

Le(s) climat(s) - Le climat polaire -

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Le climat polaire est le plus froid du monde. Il s'étend surtout sur les régions de l'Arctique et de l'Antarctique ainsi que dans le Grand Nord québécois, les Territoires du Nord-Ouest et au nord de la C.E.I. (ancienne URSS). Les températures moyennes de janvier sont de -34 °C et celles de juillet de 4 °C 
 
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Les hivers y sont très froids et très longs; ils durent en moyenne 10 mois tandis qu'il n'y a que deux mois d'été, ce dernier étant quand même relativement froid. Les précipitations sont très rares et le sol est toujours gelé en profondeur. On l'appelle d'ailleurs pergélisol. 
 
Les vents sont d'une violence extrême, très froids et toujours accompagnés d'une tempête de neige; on les nomme blizzards 
 
La végétation de ces régions se nomme toundra : elle se compose, entre autres, de fleurs et d'arbres nains, de mousses et de lichens. Ce n'est pas un milieu très aimé des humains. 
 
La faune polaire est surtout composée de manchots, d'ours blancs communément appelés ours polaires, de rennes, de phoques, de caribous ainsi que de nombreux oiseaux migrateurs. Les activités particulières des habitants de ce milieu sont surtout la pêche et la chasse. On y trouve également, sur la plate-forme continentale, des puits de forage de pétrole. 
 
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[size=24]Le(s) climat(s) - Le climat océanique -

il se caractérise par des hivers doux ( 10 °C en moyenne ) et très humide marqué par des pluies intermittentes et surtout de la bruine ; l'été, le temps est beaucoup plus sec mais très frais ( pas plus de 23 °C en moyenne ) . 
 
 
 
La France, l'Angleterre et l'Ouest canadien sont des régions du monde où nous trouvons un climat océanique. 
La mer, influençant les saisons, favorise les étés frais et les hivers doux. L'océan qui réchauffe l'atmosphère en hiver, transforme souvent la neige en pluie et cause ainsi d'abondantes précipitations. 

 
Dans ces régions, il y a des forêts de feuillus et de conifères, appelées forêt boréale. Les chênes, les érables, les sapins, les épinettes et les séquoias y sont très répandus. Les séquoias et les chênes rouges sont des arbres pouvant atteindre des tailles impressionnantes. Il n'est pas rare d'apercevoir dans ces forêts des ours noirs, des loups et des lièvres. Les régions à climat océanique étant à proximité de l'eau, la pêche commerciale y est très pratiquée en plus de l'exploitation forestière et de l'agriculture. 
 
 

Le(s) climat(s) - Le climat méditerranéen -

Ce climat est très réputé pour ses étés secs et chauds ainsi que pour ses hivers doux et humides. Les précipitations sont plus abondantes en hiver, c'est pour cela que l'humidité relative est supérieure durant cette saison. La température moyenne est de 6 °C en janvier et de 22 °C en juillet. On trouve ce climat en Californie, au sud de l'Europe ainsi qu'au nord et au sud de l'Afrique. 

La végétation méditerranéenne est constituée de maquis. 
 
 C'est un mélange d'arbustes et de buissons. 
 
 
 
On y trouve aussi la garrigue, formée de broussailles couvrant les sols secs. Il y pousse surtout des oliviers, des citronniers, des vignes et des chênes-lièges. La faune se fait rare dans ces régions, car la population humaine y est très dense. Nous pouvons cependant y observer quelques troupeaux de moutons et de chèvres. 
 
. Dans les régions à climat méditerranéen, la production de vins, d'oranges et d'olives sont des activités économiques très importantes. Et il ne faut surtout pas oublier le tourisme, qui est aussi très rentable pour ces régions. 
 
 

Le(s) climat(s) - Le climat désertique -

Le climat désertique est celui de certaines régions de l'Afrique, du nord de l'Océanie, du sud de l'Eurasie et du sud-ouest des États-Unis. Le temps y est très sec et chaud. 
 
Il y a, par contre, de très grandes différences de températures entre le jour et la nuit (parfois jusqu'à 50 °C). Les températures moyennes de ces régions sont en janvier de 28 °C et de 11 °C en juillet. La végétation, très peu variée, y est composée surtout de buissons épineux et de cactus. Nous pouvons aussi y trouver quelques datiers et acacias, mais uniquement dans les oasis (petites étendues de végétation favorisées par la présence d'eau et dispersées dans les déserts).  
 
 
 
Par contre, la faune est très diversifiée. On peut y trouver différentes espèces telles que des dromadaires, des renards du désert (fennecs), des iguanes, des lézards et des scorpions. Les habitants de ces régions sont surtout nomades, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas de domicile fixe. D'autres vivent de cultures irriguées dans les déserts. 

 

Le(s) climat(s) - Le climat tropical -

Le climat tropical est un type de climat présent entre les tropiques, jusqu'à 15 à 25 degrés de latitude nord et sud. Les régions les plus proches de l'équateur relèvent du climat équatorial. 
 
 
 
Dans le système de classification des climats défini par Köppen, un climat tropical est un climat non aride où la température moyenne mensuelle ne descend pas en dessous de 18°C (64,4°F) tout au long de l'année. Ce ne sont donc pas les températures qui définissent les saisons, mais la pluviosité. Il existe une saison sèche (hautes températures, précipitations quasiment nules) et une saison humide (très fortes précipitations). Le maximum pluviométrique est lié à la présence de la zone de convergence intertropicale). Le régime tropical ne comporte qu'un maximum, qui se place au solstice d'été, ainsi les pluies d'été ou d'automne rafraîchissent l'atmosphère et abaissent les moyennes thermiques (c'est l'hivernage). La saison humide est plus ou moins longue que la saison sèche selon la distance par rapport à l'équateur.On peut alors distinguer 
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  • un climat tropical humide 

  • un climat tropical sec 


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Les plantes tropicales sont les plantes dont l'habitat d'origine se trouve sous les tropiques. On emploie le terme tropical pour désigner un endroit où il fait chaud et humide toute l'année et qui, de plus, dispose d'une végétation luxuriante. Cependant, il existe des endroits qui, bien que situés sous les tropiques, sont tout sauf tropicaux au sens strict du terme. 
 
Dans le climat tropical, on trouve une alternance de saison sèche et de saison humide. Cette alternance est principalement causée par la présence d'un vent saisonnier : la mousson. Pendant l'été, ce vent voyage de la mer vers la terre et provoque une saison plus chaude et plus humide qui dure en général depuis le mois de novembre jusqu'au mois d'avril 
 
Au mois de janvier, la moyenne de température tourne aux alentours de 25 °C. Le reste de l'année, la mousson est inversée et voyage de la terre vers la mer. Cela provoque une saison plus sèche avec une moyenne de température plus basse (autour de 20 °C) au mois de juillet. L'inversion de la mousson cause de forts mouvements de convection qui donnent souvent naissance à des ouragans, à des tornades, etc. Ce climat est également caractérisé par la présence de vents permanents, les alizés. Deux types de végétation principalement poussent sous le climat tropical : il y a d'abord la savane, vaste étendue de hautes herbes parsemée d'arbres, également appelée brousse. 
 
 
 
Viennent ensuite les steppes, des plaines parsemées de touffes d'herbes courtes et espacées.  
Les arbres, peu nombreux, perdent leurs feuilles la saison sèche venue. Les quelques sortes d'arbres que l'on peut y trouver sont, par exemple, les palmiers, les cocotiers, les baobabs, les cèdres aromatiques, etc. La faune est très abondante dans les régions à climat tropical : girafes, zèbres, lions, tigres, éléphants, crocodiles, etc. 
 
 
 
Les habitants de ces régions pratiquent certaines activités particulières relatives à leur climat : le défrichage de la forêt par brûlis, la culture du manioc (sorte de céréale que l'on broie pour faire de la farine), la culture du riz ainsi que l'exploitation de plantations de coton. 
 
 
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Le(s) climat(s) - Le climat equatorial -

Le climat équatorial est un type de climat de la zone chaude intertropicale. Il concerne les régions voisines de l'équateur. 
Il se caractérise par une seule saison, de fortes précipitations avec un maximum aux équinoxes et une forte chaleur quasiment constante toute l'année. Ce qui domine est l'impression de moiteur. La pression atmosphérique est toujours basse. Les vents sont rares, hormis quelques tornades ou typhons liés à de faibles pressions locales. Les pluies sont presque quotidiennes, et sont beaucoup plus abondantes aux équinoxes et sont surtout des pluies de soirée. En effet l'air surchauffé connait des mouvements ascendants qui aspirent de l'air humide. En altitude il se produit un refroidissement (nuages de type cumulo-nimbus) qui donne des pluies souvent violentes. 
Les cours d'eau ont souvent des débits gigantesques,le Congo écoule 40 000 mètres cubes à la seconde, et l'Amazone près de 150 000. Les sols sont lessivés et donne l'argile latéritique de couleur rouge (due à la présence d'oxyde de fer), les autres minéraux solubles (en particulier les bases) ayant été entrainés. Ce sont généralement des sols pauvres. Sa végétation naturelle est la forêt dense (ou jungle). 
 
Le climat équatorial est celui de l'Amérique centrale, de l'Afrique centrale et de la Polynésie française, au nord de l'Australie. Les moyennes de température sont de 26 °C au mois de janvier et de 24 °C au mois de juillet. Comme nous pouvons le constater, il n'y a pas de saison froide dans ces régions.Par contre, il y a d'abondantes précipitations presque à longueur d'année. Cependant, les précipitations sont encore plus abondantes durant la saison des pluies, entre la fin d'août et le début de novembre.  La végétation est très dense dans ces régions; c'est ce qu'on appelle la forêt vierge ou la jungle. C'est un milieu très hostile pour l'humain, il n'est donc pas sécuritaire pour lui de s'y aventurer seul. 
 
 
 
On trouve dans la jungle plusieurs espèces d'arbres et de plantes variées telles que: bananiers, ébéniers, acajous, cocotiers, lianes, orchidées, etc. On trouve en outre dans cette région, située le long de l'équateur, de magnifiques oiseaux comme le perroquet. Il est également possible d'y apercevoir des singes, des serpents, de même que différentes espèces d'insectes. 
 
 
 
Dans cette région chaude, les habitants cultivent l'hévéa, qui sert à la fabrication du caoutchouc, et ils entretiennent plusieurs espèces d'arbres qui permettent l'exploitation de bois de qualité (acajou, ébène). C'est enfin sous ce climat que poussent les nombreux fruits exotiques dont nous pouvons nous régaler. 
 
 


bonne après midi 1 amitié       Ninnenne     
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