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 Médecines douces ou parallèles

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ninnenne
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Date d'inscription : 08/03/2012
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MessageSujet: Médecines douces ou parallèles   Sam 13 Déc - 13:29

Médecines douces - Acupuncture -

 
Le miracle des aiguilles chinoises


Depuis des millénaires, les Chinois pratiquent l’acupuncture pour soulager la douleur. Cette médecine ancestrale ne s’appuie sur aucune théorie médicale connue.
Pourtant, les aiguilles sont très efficaces. Pour les Occidentaux, l’acupuncture reste un mystère tant scientifique que philosophique.


Dans des couches archéologiques datées de 4 000 à 5 000 ans, une équipe chinoise a retrouvé du matériel d'acupuncture, essentiellement des aiguilles en silex, en os, en bambou et même en terre cuite. 
Ces vestiges établissent l'acupuncture, médecine traditionnelle du peuple chinois, comme la forme la plus ancienne de soins médicaux pratiqués par l'humanité.
Peut-être que les Chinois ont élaboré cette technique à partir de l'observation de rémissions inexplicables chez des blessés par flèches ou des suppliciés par pointes acérées. 




La philosophie liée à l’acupuncture

Appelée chen jue (coup d'aiguille) par les Chinois, son nom occidental dérive du latin acus (aiguille). 
Cette méthode thérapeutique a été introduite en France par Georges Soulié de Morant, un sinologue du début du XXe siècle, qui a traduit en français plusieurs traités d'acupuncture, dont le célèbre Nei jing. 


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Gravure du XIXe siècle représentant une séance d'acupuncture en France. (Charmet-Musée Carnavalet) 

Considéré comme l'ouvrage médical le plus ancien du monde, la première rédaction de ce document remonterait au XVIII, siècle avant notre ère. 
Il ressort de la lecture du Nei jing, probablement rédigé sous sa forme actuelle au IIIe siècle avant notre ère, entre la fin de la dynastie des Zhou et le début de celle des Qin, que l'acupuncture était alors largement utilisée et s'insérait dans un ensemble de pratiques médicales qui faisaient appel aux vertus des plantes, aux régimes alimentaires, aux massages ou aux exercices physiques.



Tableau médical de l'époque Ming où figurent les points d'acupuncture qui permettent de soigner l'intestin grêle. (Charmet-Musée d'Histoire de la médecine)

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L'acupuncture n'est qu'une partie de cette médecine et vise à prévenir plutôt qu'à guérir. Un médecin chinois est toujours frappé par l'extrême spécialisation qui régit la médecine occidentale. Pour une personne imprégnée de philosophie orientale, le corps et l'âme sont indissolublement liés: l'homme s'intègre dans un univers qui l'influence par le cycle des saisons.
Cet univers est caractérisé par ses flux et ses reflux d'énergie. La pensée chinoise est commandée par la notion d'alternance: la lumière et l'obscurité, le froid et la chaleur, le sec et l'humide, le ciel et la terre, le Soleil et la Lune...


Ces oppositions sont représentées par le yin et le yang, deux concepts quasi intraduisibles, symbolisés par la notion, elle aussi intraduisible, de Dao (Tao dans l'ancienne orthographe). 


Grossièrement, on pourrait définir le Dao comme le « chemin » ou le "mode de vie ». Il est le plus souvent illustré par un symbole sacré, où le yin et le yang s'interpénètrent en s'équilibrant. Ce symbole sacré présente la synthèse de l'« oscillation universelle », la loi unique du Dao, qui fonde l'ensemble des conceptions chinoises en matière de morale, de science, de philosophie ou de religion.


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Une des premières planches d'acupuncture connue en Europe datant de 1684. (Charmet-Musée d'Histoire de la médecine)

Un homme qui vit selon les lois de la nature, selon ce qui est plus que selon ce qui devrait être, est un homme sain. Il est en harmonie avec le Dao. Désobéir aux lois de la nature revient à briser cette harmonie, ce qui entraîne le déséquilibre et la maladie.
Dans la médecine chinoise, la santé se résume au concept, toujours intraduisible, de qi : c'est la force, ou l'énergie, vitale. Si le qi ne coule pas doucement et harmonieusement à travers le corps, des troubles mentaux et toutes sortes de maladies se manifestent. L'homme est immergé dans la nature. Pour les Chinois, celle-ci est constituée de cinq éléments - le feu, le bois, le métal, la terre et l'eau - et du yin et du yang, qui prédominent alternativement dans chacun d'eux.


Le Yin et le Yang

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Si le Soleil est yang, la Lune est yin. D'une manière générale et simplifiée, le yin symbolise plutôt la réceptivité, l'élément feminin, le sombre, le caché, le doux et l'humide. 


Le yang est dynamique, masculin, lumineux, dur et sec. Pour qu'un corps connaisse santé et bonheur, yin et yang doivent s'équilibrer en permanence. Un excès de l'un ou de l'autre provoque la maladie.


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Mannequin pédagogique japonais qui figure le corps humain et ses principaux méridiens. (Charmet-Musée d'Histoire de la médecine) 

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C'est le déséquilibre de l'énergie qui est exprimé par les symptômes physiques ou mentaux, tantôt dans son côté yang, tantôt dans son aspect yin. Mais il s'agit toujours de la même maladie.
Cette notion de principe générateur unique différencie la manière même d'aborder la maladie qu'ont les Orientaux et les Occidentaux. Pour certains médecins, chinois ou européens, il est d'ailleurs quasi impossible de traduire correctement les mots chinois dans les langues occidentales. D'où la difficulté d'exporter et d'expérimenter avec succès une thérapeutique aussi subtile que l'acupuncture.




La base de l’acupuncture

Pour les Chinois, le Gi circule dans tout le corps par un ensemble de canaux invisibles parcourant la peau. Ce sont les jing (méridiens).


Il existe douze paires principales de méridiens, réparties de part et d'autre du corps. Chacune correspond à peu près à un organe (estomac, reins, vésicule biliaire, foie, rate, etc.).
Deux paires de méridiens sont reliées à deux organes inconnus des physiologistes occidentaux : celui qui règle la circulation sanguine et celui qui maintient la chaleur du coeur et l'intensité des émotions. 


Il existe également deux méridiens « centraux » : le Tou Mo(vaisseau directeur), qui remonte la colonne vertébrale, et le Jen Mo(vaisseau de conception), qui suit l'axe du corps vu de face.
Aux douze méridiens correspondent douze pouls chinois » : six pouls superficiels, qui ressortent du yang, et six pouls profonds, qui sont yin. Ces pouls chinois permettent aux médecins de déceler, extérieurement, le mauvais fonctionnement des organes internes du corps.


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Méridiens yin de la main
A méridien du poumon
B méridien péricardiaque 
C méridien du coeur

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Méridiens yang de la main
D méridien du gros intestin E méridien du « chauffage triple
F méridien de l'intestin grêle 


Méridiens yin du pied
G méridien de la rate 
H méridien du foie
I méridien du rein 


Méridiens yang du pied
J méridien de l'estomac
K méridien de la vésicule biliaire
L méridien de la vessie


Lignes centrales
Vaisseau directeur 
N « vaisseau de conception »

A l'heure actuelle, la recherche de ces pouls est loin de faire l'unanimité chez les acupuncteurs occidentaux.
Il faut une longue expérience pour les prendre et les étudier. Cette recherche se fait généralement sur les avant-bras et les poignets, par pression plus ou moins légère selon le type de pouls à prendre. La tradition veut que cette méthode d'étude date de Confucius: à l'époque, il était indécent de se déshabiller devant un médecin... Dans certains pays arabes, cette prise de pouls est toujours pratiquée pour des raisons identiques.


Un des avantages du diagnostic d'après la consultation du pouls chinois, qui est alors estimé normal, faible, fort, « comme un fil », « pâteux », etc., est la détection précoce de déséquilibres qui n'ont pas encore été ressentis. 


Le médecin peut alors intervenir avant même l'apparition des symptômes. Évidemment, un praticien sans scrupules pourrait en profiter pour procéder au traitement long et coûteux d'une maladie sans fondement réel.




Les points d’acupuncture

Sur chaque méridien, on trouve un nombre variable de jue (points d'acupuncture), qui sont les lieux d'entrée et de sortie de l'énergie vitale, le qi. 
En stimulant ces points avec des aiguilles, on obtient un certain effet sur l'organe qui correspond au méridien. 


Aujourd'hui, on compte près de deux mille points. La tendance moderne tend plutôt à une diminution de ces points.
Les points classiques, connus de tous les acupuncteurs, figurent sur des planches anatomiques ou des figurines de conception très ancienne. 


Pour plus de facilité, les acupuncteurs les désignent par des numéros : « vésicule, 1 », « foie, 4 », etc. Leurs noms chinois étaient plus poétiques et précisaient leur fonction : « flux soulagé », « affaire difficile » ou « grand éliminateur ». Ces points peuvent curieusement être placés relativement loin de l'organe à traiter: par exemple, on peut soigner le foie en stimulant un point placé dans la cheville...




Les aiguilles d’acupuncture

Pour « puncturer » (piquer), les acupuncteurs utilisent aujourd'hui des aiguilles métalliques : l'or ou le cuivre tonifient; tandis que l'argent et le fer calment. 


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Ces aiguilles, dont la longueur varie de 1 à 3 ou 4 centimètres, sont enfoncées directement dans la peau. La plupart du temps, ce n'est pas douloureux. Le temps pendant lequel elles restent en place et la façon de les mettre ou de les retirer (rapidement ou en les vrillant) dépendent de l'effet recherché.


Certains acupuncteurs utilisent des moxas pour redonner de l'énergie à un organe affaibli : ces cautères en bois d'armoise sont placés au-dessus du point choisi, qu'ils doivent chauffer et non brûler. 


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Pour les personnes qui ne supporteraient pas les aiguilles, il est possible de recourir au massage des points sensibles.


Les effets de l’acupuncture

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Les résultats d'un traitement par acupuncture varient sensiblement d'un individu à l'autre. Le soulagement peut être instantané ou progressif. Certains sujets font même état de bouffées d'euphorie. Parfois, d'autres patients ressentent plus durement leurs maux après une séance d'acupuncture et ne connaissent la guérison qu'après plusieurs traitements.


D'où vient le succès généralement constaté ? A vrai dire, aucune réponse satisfaisante n'existe. De l'autosuggestion ? Parfois, peut-être, mais pourquoi les animaux peuvent-ils être guéris par ces aiguilles magiques ? Des impulsions électriques déclenchées sous la peau et le long des nerfs par les aiguilles ? On a vu qu'il était possible de guérir une partie du corps en piquant une autre partie...


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Points d'acupuncture destinés à soigner les éléphants. Assez bizarrement, l'acupuncture convient encore mieux aux animaux . (Charmet-Musée d'Histoire de la médecine)

En fait, après des années de recherches, le mystère reste entier. S'il n'y a pas de détérioration organique irréversible, l'acupuncture peut guérir de nombreux troubles fonctionnels ou psychosomatiques. Dans le cas d'allergies rebelles, de migraines persistantes, d'arthrose ou de rhumatismes chroniques, les petites aiguilles métalliques ont réussi là où les médicaments ordinaires avaient échoué.



Chien traité par l'acupuncture

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Certes, il ne s'agit pas de miracles. Les Chinois expliquent cette efficacité par la notion du qi, difficilement perceptible par un Occidental. Pourtant, même en Occident, il existe une tendance naturelle et spontanée à désigner un trouble sans gravité en termes de flux. 


Une fois de plus, la science ne peut que constater, pas expliquer. Si l'acupuncturen'était pas efficace, elle ne se serait pas transmise de génération en génération pendant plusieurs milliers d'années.
De plus en plus utilisée, l'acupuncture est, en même temps, de plus en plus étudiée. Plusieurs hypothèses viennent d'être avancées sur les principes de son efficacité. Elles nous ouvrent de nouvelles perspectives sur le fonctionnement de notre corps.

[size=24]Médecines douces - Phytothérapie -


 
quand traitement par les plantes rime avec santé au naturel



La phytothérapie, signifie étymologiquement « le traitement par les plantes ». Il s'agit d'une méthode thérapeutique qui utilise l'action des plantes médicinales. Selon l'OMS, il faut distinguer deux types de phytothérapie. La première est issue d'une pratique traditionnelle et parfois très ancienne, dite de « remèdes de grand-mère ». Elle est basée sur l'utilisation de plantes selon des vertus découvertes de façon empirique. C'est une médecine dite parallèle du fait de l'absence d'étude clinique.



La deuxième pratique est basée sur la recherche scientifique des extraits actifs des plantes. Cette pratique conduit aux phyto-médicaments et on parle alors de pharmacognosie. Il existe des précautions d'emploi car naturel ne signifie pas forcément bénéfique. Certaines plantes contiennent des principes actifs extrêmement puissants voire même toxiques. La phytothérapie est la médecine la plus vieille du monde. Le premier texte connu a été rédigé, 3000 ans avant Jésus-Christ, par les Sumériens qui utilisaient des plantes telles le myrte, le chanvre, le thym et le saule. 1500 ans avant Jésus-Christ la civilisation pharaonique disposait d'une médecine basée sur les plantes et des papyrus citent des centaines de plantes. 400 avant Jésus-Christ, Hippocrate, le père de la médecine, utilisait les écorces de peuplier et de saule comme remède contre la fièvre. Il a d'ailleurs écrit un traité sur 250 plantes médicinales. En phytothérapie, les plantes peuvent être utilisées fraîches ou séchées. Traditionnellement, les plantes sont administrées sous forme d'infusion, de décoction ou de macération.



Un procédé plus récent permet d'obtenir l'ensemble des principes actifs par broyage fin de la plante après séchage. La poudre est ensuite macérée dans un mélange d'eau et d'alcool. Le tout est séché jusqu'à obtention d'une poudre qui sera présentée sous forme de comprimés ou gélules. On obtient une huile essentielle par la technique de distillation à la vapeur d'eau. On compte environ 2 000 plantes utilisées en herboristerie. Les domaines d'application de la phytothérapie sont très variés. Les plantes peuvent traiter quasiment toutes les maladies.



Il faut cependant toujours garder à l'esprit qu'elles ne sont pas inoffensives La phytothérapie n'est pas une alternative à l'allopathie, c'est à dire la thérapie par les médicaments de synthèse, mais elle en est un complément très intéressant. Depuis 1989, la DGCCRF, direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes, a mis en place un plan de suivi des compléments alimentaires. Ce marché qui affiche des performances de croissance attire des personnes peu soucieuses de la réglementation. D'après le dernier rapport d'activités de la DGCCRF, un nombre de plus en plus important de compléments utilise des plantes non autorisées. Ces plantes sont actives et elles peuvent avoir des interactions avec des médicaments.



Si l'efficacité de certains compléments alimentaires peuvent faire l'objet de controverse, les consommateurs de phytothérapie semblent satisfaits et l'engouement pour ces produits ne se dément pas. La phytothérapie apparaît comme une réponse aux maladies qui caractérisent notre société actuelle, comme le stress, l'insomnie ou la dépression.

Médecines douces - La thalassothérapie -


 
quand le milieu marin vous procure du bien-être



Si vous êtes fatigué ou stressé, pourquoi ne pas vous organiser un petit séjour en thalassothérapie ? L'eau de la mer possède des propriétés toniques, permettant de se relaxer et de soigner certaines douleurs. C'est pourquoi effectuer une cure de remise en forme dans un centre de thalassothérapie vous fera le plus grand bien. La thalassothérapie permet d'allier des propriétés curatives au savoir-faire médical. Il s'agit en quelque sorte d'une méthode préventive qui permet de faire face aux maux de la vie quotidienne. La thalassothérapie permet aux individus d'évacuer leur stress et de se ressourcer dans une ambiance chaleureuse et conviviale. Entre l'utilisation desboues marines, des sables ou des algues, la thalassothérapie vous apportera de nombreux bienfaits. A proximité des côtes et loin de toute pollution, la thalassothérapie vous apportera un bien-être absolu. Vous pourrez également profiter d'un cadre dépaysant. Entre l'air, le climat marin, l'eau de mer et les compétences médicales, vous bénéficierez des meilleurs soins.



Que ce soit en Bretagne, au bord de la Méditerranée, en Tunisie, en Grèce ou ailleurs, la cure de thalassothérapie vous permettra de vous reposer et d'assurer la détente musculaire de votre corps. Vous pourrez prendre des bains à une température de 34 C°, ce qui permettra de dilater les pores, de bénéficier des éléments minéraux, des oligo-éléments et de l'iode contenus dans l'eau. La cure de thalassothérapie peut être bénéfique à tous les individus.



Elle peut également être prescrite pour la rééducation, dans les cas d'obésité, pour les problèmes respiratoires, ou les douleurs articulaires. La thalassothérapie apporte un bien être au niveau physique et psychologique. Elle permet de soulager les douleurs dans divers cas. Accidents, entorses, scoliose, paraplégies, ou névralgies pourront être soulagés. Au cours d'un séjour dans un centre de thalassothérapie, vous serez entre de bonnes mains. Entre les kinésithérapeutes, les algothérapeutes, les hydrothérapeutes et les pressothérapeutes, vous serez bien entouré. Seul, en couple ou en famille, les soins en thalassothérapie sont abordables pour tous. Les soins à la boue ou aux algues vous permettront de diminuer les douleurs d'ordre articulaire. En ce qui concerne le recours à l'hydrothérapie, elle vous permettra de vous revitaliser. Pour ce qui est des soins secs, ils font généralement appel au savoir faire du kinésithérapeute. Rien de tel qu'un bon massage pour évacuer toutes les tensions. Selon vos besoins et vos envies, vous pourrez choisir la formule de votre choix.



Entre les cures bien-être, les cures de remise en formes, celles pour la minceur, et les cures de santé, vous n'aurez que l'embarras du choix. Si la cure est prescrite par le médecin, vous pourrez bénéficier d'une prise en charge par la sécurité sociale.Outre les cures de thalassothérapie, les cures thermales et les balnéothérapies peuvent également être très efficaces pour votre bien-être.

Médecines douces - Pélothérapie -


 
la thérapie des boues qui soignent



Depuis la nuit des temps, l'Homme a utilisé l'argile humide et malléable pour soigner se blessures. Les empreintes de mains ou de pieds mutilés relevées sur les parois de certaines grottes préhistoriques en sont la preuve. Dix-neuf siècles avant notre ère, le papyrus de Kahoun révèle que les boues faisaient partie de l'arsenal pharmaceutique égyptien, en particulier pour combattre certaines maladies de l'appareil génital féminin et les brûlures. Les Romains quant à eux, furent les premiers à plonger leur corps entier dans des délices de boues. Celles qu'ils utilisaient avaient des origines très diverses, vases des bords de la mer, limons du Danube, dépôts des fonds de lacs, tourbes des marécages, arrosées par des eaux chaudes, sulfureuses ou ferrugineuses. Au XVIIème et XVIIIème siècles, l'utilisation des bains de boues ne cesse d'évoluer. Il existe ainsi une vieille tradition d'utilisation des boues thermales dans toute l'Europe. La France y occupe une place importante avec plusieurs stations proposant la pelothérapie aux curistes. Mais en raison de la demande, les boues naturelles ou peloses sont de plus en plus rares.



On utilise alors des péloïdes, produit résultant d'une maturation d'un substrat marin ( limon) au contact d'eau de mer et d'algues. Une légende est d'ailleurs solidement accrochée à la découverte des bienfaits des eaux chaudes de Dax et à celui qui serait son premier curiste : « Le chien du légionnaire ».



Vous avez bien du mal à traîner une carcasse douloureuse sur laquelle les antalgiques que vous avalez quotidiennement n'ont plus désormais prise, il faut aller à Dax essayer la pelothérapie car comme la raconte la légende de cette heureuse histoire, le légionnaire après avoir jeté l'animal qui pour lui n'était plus bon à rien, eut la surprise de retrouver son chien revigoré par la boue thermale. Lombalgies, arthroses, avec la merveilleuse alchimie entre l'eau thermale, le limon de l'Adour et les algues bleues, l'effet curatif est indéniable ! Comme toutes les boues maturées, le péloïde de Dax s'enrichit de molécules organiques au cours de la maturation . Il est ensuite appliqué localement sur les articulations ou en enveloppement général. Le médecin thermal pratiquant la pelothérapie détermine la localisation, la durée et la température du péloïde, en général, quinze minutes à 42°C adaptables en fonction des cas cliniques. La température élevée autorise des passages transcutanés. Ainsi les éléments minéraux et les oligo-éléments véhiculés par la boue lors de la pelothérapie se révèlent très précieux pour le bon fonctionnement cellulaire.



Différentes études ont mis en évidence un véritable échange entre les boues utilisées et l'organisme humain. Ainsi on observera après application des boues, une diminution de leur teneur en calcium et en magnésium contre une augmentation de la teneur en ammonium (déchet de l'organisme humain). « Médicament thermal » le plus efficace en rhumatologie, la pelothérapie doit néanmoins être associé à des pratiques d'hydrothérapie pour que le patient puisse tirer tout le bénéfice de sa cure.

Médecines douces... - L'Hydrothérapie -


L'hydrothérapie regroupe toutes les pratiques utilisant l'eau à des fins thérapeutiques. Le principe général de l'hydrothérapie est d'utiliser la température de l'eau afin de restaurer la circulation sanguine lors d'une maladie en se débarrassant des impuretés. L'hydrothérapie dépend pour beaucoup de l'utilisation de l'eau à des températures inhabituelles. Une eau tiède a peu ou pas d'effet. L'eau chaude dilate les vaisseaux sanguins tandis que l'eau froide les contracte. 

L'utilisation de l'eau chaude ou de l'eau froide, ou l'alternance entre les deux, obéit à des objectifs différents. On utilise également en hydrothérapie la force qu'oppose l'eau à la pression que peut y exercer un corps qui y est plongé, ainsi que la possibilité de la transformer en bulles, en jet ou encore en courant. L'hydrothérapie peut être utilisée lors de maladies, mais aussi pour la remise en forme ou pour le bien-être général. Les pratiques hydrothérapiques sont ancestrales. Dans l'antiquité grecque et romaine, les thermes étaient très fréquentés. On trouve également des pratiques hydrothérapiques dans de nombreuses cultures asiatiques, nordiques ou encore amérindiennes. L'hydrothérapie se pratiquait encore au Moyen Age et à la Renaissance, mais c'est l'apparition des premières stations balnéaires, au dix-huitième siècle, qui a remis ces pratiques à la mode, inaugurant l'hydrothérapie moderne, qui doit beaucoup aux utilisations de l'eau développées par l'abbé Kneipp dans la deuxième partie du dix-neuvième siècle. 

On distingue la balnéothérapie (hydrothérapie utilisant l'eau de mer), qui est une partie de la thalassothérapie, et la crénothérapie (hydrothérapie utilisant de l'eau minérale), qui se pratique lors de cures dans les stations thermales. On peut également pratiquer l'hydrothérapie avec de l'eau de source ou même de l'eau du robinet. Le thermalisme et la thalassothérapie ont connu une vogue grandissante dans les milieux aisés tout au long du dix-neuvième siècle et dans la première moitié du vingtième. Les pratiques hydrothérapiques sont très diverses. L'eau peut être utilisée sous toutes ses formes, solide, liquide ou gazeuse, et son application peut aussi bien être externe qu'interne. Les principaux usages externes sont les bains, complets ou de certaines parties du corps (en piscine, en baignoire, en sauna, en centres balnéaires ou thermaux...), les douches, les jets, les enveloppements, les frictions, les compresses... Parmi les usages internes on signalera les inhalations, l'irrigation du côlon, les lavements, les gargarismes, les boissons... On combine souvent l'hydrothérapie à l'aromathérapie ou à l'herboristerie en ajoutant à l'eau des huiles essentielles ou des plantes. D'autres produits peuvent également y être mélés, notamment le sel d'Epsom et le vinaigre de cidre. L'hydrothérapie est également pratiquée par les kinésithérapeutes. De nos jours de nombreux équipements permettent de pratiquer des formes sophistiquées d'hydrothérapie chez soi. Les spas, les cabines de douches hydrothérapiques, les saunas, les douchettes avec différents types de jets hydromassants font partie des équipements les plus fréquents.



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MessageSujet: Re: Médecines douces ou parallèles   Sam 13 Déc - 13:37

Médecines douces... - Les cures thermales : la terre nous offre sa médecine

Qui des Egyptiens, des Chinois ou des Romains peut revendiquer la paternité des toutes premières cures ? Personne ne sait très bien... Au fur et à mesure du temps, cette médecine millénaire est restée fidèle à un seul principe : traiter par les eaux minérales. Près de 1200 sources d'eaux bienfaisantes existent actuellement en France. L'académie de médecine reconnaît les vertus thérapeutiques de ces eaux grâce à leurs compositions chimiques particulières. 

Des obligations concernent ces eaux puisqu'elles doivent être présentées pures, dans l'état où elles se trouvent à l'émergence. Il existe cinq grandes catégories de ces eaux : les bicarbonatées, les sulfurées, les chlorurées, les sulfatées et les oligos métalliques. Ces eaux sont utilisées pour douze orientations thérapeutiques. Cette médecine thermale a prouvé qu'elle agit de façon très efficace sur bon nombres de pathologies telles que : l'asthme, l'arthrose, les allergies, les sciatiques, les rhumatismes etc... Une cure thermale peut être utilisée en complément de traitements médicamenteux. C'est une approche thérapeutique idéale qui contribue à l'amélioration de la qualité de vie durant toute l'existence. Pour vous sentir mieux il faut impérativement 21 jours de cure !!! 

C'est le temps qu'il vous faut et qui est nécessaire pour que s'exercent au mieux les effets bénéfiques du traitement. L'essentiel du traitement est constitué de soins thermaux, mais l'efficacité réside également dans le repos et la qualité de séjour du curiste. Cette durée permet au curiste une rupture salutaire avec son environnement habituel. Les stations thermales sont agréées par la sécurité sociale. Les soins peuvent être remboursés par la caisse d'assurance maladie ainsi que par la mutuelle. Chaque station thermale a ses propres indications. 

Elle sera conseillée pour telle ou telle maladie. Bon nombre de stations traitent plusieurs pathologies (double ou triple indications). Une cure thermale est un acte médical. Elle doit être prescrite par un médecin qui remplira une demande de prise en charge que la caisse d'assurance maladie vous fournira. Le médecin précisera une ou plusieurs indications thérapeutiques. Tous les établissements thermaux appliquent le tiers payant. L'assuré sera ainsi dispensé de l'avance de frais de traitement. Pour les assurés pris en charge à 100%, il ne sera demandé aucune avance de frais. A ce jour, 550 000 personnes suivent chaque année une cure thermale. Les bienfaits des eaux thermales sont scientifiquement prouvés. Bon nombre de personnes peuvent témoigner des bienfaits du thermalisme, tout comme les médecins spécialisés qui leur prescrivent ces cures. 

Le thermalisme inclut une cure de boissons prises régulièrement à doses progressives et à heures fixes. La plupart des soins sont effectués dans l'eau thermale du site. Sont souvent ajoutés à cela des soins à sec : gymnastique, massages, relaxation et détente en salle de repos. Important : les prises en charges sont valables pour l'année civile en cours. Si elles sont délivrées au cours du quatrième trimestre, elles restent valables jusqu'à la fin du premier trimestre de l'année suivante. Si elles sont délivrées en décembre, elles restent valables pendant toute l'année suivante. Attention ! Tout assuré se rendant sur son lieu de cure sans être en possession de sa prise en charge ne pourra bénéficier du tiers-payant et devra avancer la totalité des frais de traitements, dans ce cas, il s'adressera à sa caisse pour le remboursement. A noter qu'en ce qui concerne l'hébergement, la plupart des établissements thermaux ainsi que les offices de tourisme proposent de vous loger à proximité immédiate des thermes. Vous pouvez également si vous le souhaitez effectuer une recherche auprès des particuliers résidant aux alentours des thermes. Si vos ressources ne vous permettent pas de faire face aux frais de transport et d'hébergement, sachez que vos pouvez bénéficier d'une aide auprès de la caisse primaire d'assurance maladie. Bonne cure... et surtout n'oubliez pas de vous munir d'un maillot de bain, d'un bonnet, et surtout des chaussures antidérapantes obligatoires.

Médecines douces... - Le reiki -

Mot japonais composé du mot « rei » signifiant « esprit transcendant, universel, essence, puissance mystérieuse, et de « kI » qui veut dire « énergie de la force de vie », le Reiki signifie en fait « force de vie universelle » ! Selon cette technique japonaise de guérison, l'univers est créé de cette « énergie de force de vie » que l'on retrouve dans diverses cultures. Par exemple, chez les Hindous, il s'agit de « Shakti, Kundalini ». 
Chez les chinois, c'est le « Chi » (l'énergie existant en acupuncture ou « Tai Chi »). 

Au sein du christianisme, cette énergie correspond à la « Lumière et l'Esprit Saint », pour les Russes, on retiendra le « Bioplasme », pour ceux qui s'intéressent à l'ésotérisme, on parlera de la « Force Cosmique », sans oublier ceux pour qui, il s'agira de « Conscience Universelle » et même de la « Force » ! Assez bien connu et aujourd'hui pratiqué à l'échelle internationale, le Reiki est défini comme étant une technique de relaxation, mais aussi de guérison par le biais d'imposition des mains. Redécouvert et mis au point par le moine japonais Mikao Usui (1865-1929) à la fin du 19è siècle, puisqu'il s'agissait d'une thérapie datant de 2500 ans (retranscrite par un adepte du Bouddha), les vertus thérapeutiques de cette forme de guérison japonaise ne laisse pas indifférent ceux qui la connaissent. Mais comment cela s'est-il produit ? Selon l'histoire du Reiki, Mikao Usui, durant environ 3 semaines de jeûne et de contemplation, fut initié des symboles qui figuraient dans les textes anciens. Dès lors, il transmit ses connaissances durant toute sa vie à plus de 2000 personnes et ouvrit une clinique de Reiki au sein de la capitale japonaise, à la tête de laquelle, il plaça Chujiro Hayashi. 

A son tour, ce dernier transmit cet art à une Japonaise (Hawayo Takata) qui fut guérie d'une tumeur au sein de sa clinique, grâce aux techniques du Reiki. C'est donc grâce à Hawayo Takata que le Reiki s'est répandu dans le monde suite à son voyage en 1938. Mais quelles sont les pratiques du Reiki ? Technique simple et puissante à la fois, le Reiki se pratique selon une technique d'imposition des mains où l'énergie captée coule à travers l'organisme tout en lui procurant une relaxation profonde, ainsi qu'une sensation de bien-être, tant pour le donneur que pour le receveur. 

Toutefois, pour pratiquer le Reiki, certaines formes d'initiation sont requises, bien que l'initiation à cette méthode de relaxation, mais aussi de guérison par apposition des mains ne fasse pas du « donneur » un humain d'exception ! Le Reiki développera vos potentialités et mettra à jour les points forts (ou faibles) de votre existence auxquels vous n'auriez pas pensé ! 

En effet, il existe une « initiation au 1er degré » (rituel d'harmonisation dont le but est de renforcer l'énergie de l'organisme et celle du système nerveux, mais aussi de concentrer durablement la faculté à capter l'énergie Reiki) ; une « initiation au 2è degré » (rituel d'harmonisation durant lequel, les trois symboles du 2è degré dans les mains du nouvel initié en vue d'un apprentissage de traitement du mental et celui à distance) ; l' « initiation du 3è degré » encore appelé « maîtrise » (rituel consistant à « placer le symbole de maîtrise » dans les mains de l'initié pour qu'il puisse à son tour, effectuer une initiation. Pour ce qui est de la méthode de Reiki, le « receveur » est allongé sur une table de massage pendant 1h30 environ, où le « donneur » ou praticien pose ses mains au dessus ou sur le corps du receveur et laisse agir l'énergie. A ce moment là, il s'agit de la « force universelle de vie » qui est redistribuée par le biais de l'imposition des mains. Peu à peu, le receveur est plongé dans une relaxation profonde et, à la fin de la séance de Reiki, une causerie entre les deux peut s'avérer bénéfique. Effectué dans le cadre d'une thérapie (stress...), le Reiki favorise l'auto guérison, met fin aux blocages, évacue les toxines, améliore l'harmonie au travers de la gestion mentale. Alors, si dorénavant, on vous parle de « kotodama » (ou « kototama » signifiant l'expression du langage ou l'esprit.), du « gassho » (signifiant « mains jointes » et étant considéré comme étant un geste de respect et d'humilité), vous saurez qu'il s'agit bien là, des différents termes du « reiki » !

Médecines douces... - La sophrologie -

Etymologiquement, la sophrologie viendrait du grec « Sos » - « Phrein » - « Logos » signifiant « étude de la conscience en harmonie » ! Il s'agit en fait d'une forme de médecine parallèle dont le but est de traiter un certain nombre de troubles physiologiques, psychiatriques, ou même existentiels en vue de révéler une personnalité beaucoup plus conciliante et cohérente du sujet, tout en lui faisant prendre conscience de sa personne ! Mais quelle est son histoire ? 

L'histoire de la sophrologie remonte en 1960, avec les travaux du médecin neuropsychiatre colombien mais, d'origine basque espagnole Alfonso Caycedo (en novembre 1932 à Bogotá) qui fut de 1968 à 1982, Professeur à l'Ecole de Psychiatrie de Médecine à Barcelone. Suite à ses essais concernant les électrochocs et les comas insuliniques, ce médecin neuropsychiatre s'interrogea sur l'utilité de modifier la conscience du sujet psychotique, en vue de pour soigner sa conscience pathologique au travers de l'hypothèse d'un état de conscience harmonieux dit « sophronique » obtenu en fonction d'un exercice phénoménologique existentiel : ce fut l'objectif de la sophrologie. Pour cela, il a fallu soumettre une « approche psychocorporelle » fondée sur une conscience accrue de soi (esprit, corps, contact avec l'autre...) et sur le renforcement des structures positives dont le principe est que : « tout effet positif sur le mental a une répercussion positive sur le corps et vice versa » ! 

Cette hypothèse fut inspirée par diverses pensées tant orientales que celles occidentales à savoir, le Yoga indien, Tummo, le Zen, phénoménologie et bien entendu l'hypnose et dès 1968, sa méthode sur les « Relaxations Dynamiques » (au nombre de 3 au départ et qui aujourd'hui sont au nombre de 12) en est essentiellement la résultante. Mais quels sont les principes fondamentaux de la sophrologie ?La sophrologie est utilisée dans les cas de sevrage du tabac ou alors, pour lutter contre les dépendances ou même en vue de renforcer l'image et la confiance que l'on a de soi. 

La sophrologie est considérée comme étant une forme de médecine non-conventionnelle et, s'articule autour de 3 principes qui sont d'une part, provoquer une réalité vécue à l'individu (le sophronisant) à partir d'un schéma corporel en de favoriser l'harmonie physique et psychique du corps et de l'esprit, d'autre part, consolider l'action positive en vue de mieux adapter la potentialité de l'individu à sa capacité et enfin, stimuler la réalité objective, c'est-à-dire, développer plus de réalisme et donc, plus d'efficacité dans l'action de l'individu en lui faisant « voir les choses en face » ! 

En ce qui concerne les techniques de la sophrologie, elles sont inspirés de celles de l'hypnose : en position assise, le sophrologue procède par exemple, à une demande de concentration sur un stimulus interne, suivie d'une préparation positive à une épreuve ou alors, à un rappel d'un souvenir positif.. Ces techniques sont souvent conseillées dan les cas de gestion du stress, des troubles psycho-somatiques, des phobies, de problèmes obstétriques, des troubles du sommeil... Ce qui permet au sophronisant d'acquérir une conscience de ses émotions, de son corps... tout en réduisant sa tension psychologique, celle musculaire, et en maintenant un niveau de vigilance correct : c'est le « niveau "sophroliminal" encore connu sous le terme de «conscience ISOCAY ». Pour devenir sophrologue, aucun diplôme d'Etat n'existe pas en France et son exercice est libre (sous réserve d'une formation).Toutefois, il existe un « Master Spécialiste en Sophrologie Caycédienne » obtenu après 1 à 2 ans d'études discontinues dans des centres agréés, ou auprès de l'Université Mondiale de Sophrologie d'Andorre (sous la direction du fondateur et de sa fille le Dr. Nathalia Caycedo); en branche clinique, la sophrologie est exercée par des professionnels de la santé (médecins, psychologues, sages-femmes, kinésithérapeutes, infirmières...).

Médecines douces... - L'hypnose -

De part sa définition, l'hypnose est considérée comme un état d'éveil particulier, opposé au sommeil, pouvant être causé volontairement par de multiples techniques dont la « suggestion » : il s'agit en effet d'un « acte par lequel une idée est introduite dans le cerveau et acceptée par lui » (selon James Braid et Ambroise A Liébault : les théoriciens de ce phénomène psychologique). Très souvent, on ne le sait pas ou on ne s'en rend pas compte, mais l'hypnose est un état naturel que tout le monde vit ! 

C'est en fait un état de conscience distinct de celui de la méditation ou même de la relaxation. Mais pour mieux caractériser l'hypnose, on pourrait facilement le comparer à un état de rêverie, de conscience à mi-chemin entre l'éveil et le sommeil, voire, thérapeutique (en cas de psychothérapie). Mais quelle est son histoire ? L'histoire de l'hypnose puiserait ses racines dans les années -4000 avec les Sumériens dont les pratiques de l'hypnose étaient reliées à celle de la magie et la religion. Mais plus tard, les techniques hypnotiques furent reprises par le yoga où on le reconnaît dès le 18è siècle avec le médecin allemand Frédéric-Antoine Mesmer, fondateur du mesmérisme (magnétisme animal ou énergie dégagée par toute matière vivante). Cependant, il a fallu attendre les travaux de l'abbé Jose Custodio da Faria et ceux de James Braid (1795-1860) qui serait l'inventeur du mot « hypnose » et qui a osé faire des démonstrations en public, pour reconnaître les théories modernes de l'hypnose en niant la théorie du magnétisme et en identifiant l'état de transe et celui de sommeil. 

Un peu plus tard, Jean-Martin Charcot (1825-1893) médecin à Paris, considère l'hypnose comme étant un état pathologique, proche de l'hystérie et est tout de suite contredit par Hippolyte Bernheim, un médecin et neurologue français (1840- 1919) qui parle de « phénomène de suggestion physiologique ». Ce qui sera même la source d'inspiration de la cure psychanalytique avec Sigmund Freud. 

La différence établie entre l'hypnose et les autres formes d'état de conscience modifié, se situe dans la libération de l'inconscient, des gênes et obstacles du conscient au travers de phénomènes tels que l'anesthésie, l'amnésie, la catalepsie, la régression en âge ou même l'hypermnésie. Dans quels cas peut-on avoir recours à l'hypnose ? Les cas d'énurésie, névrose, allergies, insomnie, arrêt du tabac, deuils, angoisses, la perte de poids, les troubles obsessionnels compulsifs, les phobies, le stress, les traumatismes ... A cela s'ajoutent la résolution de conflit, le développement personnel, la préparation mentale dans les cas de chirurgie, d'examen ou de sport... Soulignons que même en médecine, l'hypnose peut servir à améliorer, voire remplacer l'anesthésie par sédatif. 

Par exemple, la sophrologie, est en fait au même titre que certaines techniques de relaxation, et représente une méthode récente née en 1961 de l'hypnose. L'hypnose a même favorisé des recherches scientifiques, à partir des récentes évolutions en imagerie médicale (IRM et PetScan) prouvant que l'hypnose est bien un état spécifique. Au cours des années 1980, de nouvelles pratiques thérapeutiques inspirées de l'hypnose sont créées (Programmation Neuro-Linguistique ou PNL), ainsi que les thérapies brèves, découlant des travaux de Milton Erickson et qui a connu un écho non négligeable en France et en Belgique dans le cadre des opérations de chirurgie sans recours à une anesthésie générale. Alors, pour vous aussi, « l'hypnose n'est pas un pouvoir, l'hypnose est un savoir ! » (Pr Raphaël Chercheve), ou alors « ... une relation pleine de vie qui a lieu dans une personne et qui est suscitée par la chaleur d'une autre personne. » (Milton Erickson) ?

Médecines douces... - L'ostéopathie -


Connue comme étant non seulement une médecine douce mais également une forme de médecine complémentaire, l'ostéopathie est définie comme étant tant une science, qu'un art. Mieux encore, une médecine manuelle dont le but est de rééquilibrer les structures ostéo-articulaires et viscérales qui ont perdu leur mobilité. Apparue aux USA depuis plus d'un siècle, l'ostéopathie fut créée par un médecin américain nommé Andrew Taylor Still, (1828-1917). 

Basée sur une hypothèse de d' « altération de la mobilité des articulations » influençant négativement le fonctionnement général du corps au point d'être à l'origine de migraines, de douleurs localisées ou articulaires, ou encore même de maladies infectieuses, l'ostéopathie a été confrontée au début de son histoire, à quelques difficultés du fait des division qui se sont opérés au sein du corps médical en ce qui concerne cette pratique. D'un côté, l'on avait le groupe des « scientifiques » (qui s'est rapidement imposé au USA) et de l'autres, celui des « culturistes » (qui eut un écho non négligeable en Europe). En France par contre, l'ostéopathie est pratiquée depuis environ 20 ans et ce, en toute légalité. La pratique de l'ostéopathie serait inspirée de la médecine antique grecque, celle égyptienne sans oublier celle de la Renaissance selon le postulat : « la structure gouverne la fonction », traduisant le fait que, l'équilibre osseux garantirait le bon fonctionnement du système circulatoire, ceux nerveux et musculaire. 

En 1918, la première école d'ostéopathie ouvre ses portes à Londres (grâce à John Martin Littlejohn un élève du fondateur) et en France, sa pratique restera secrète jusqu'aux années 1960, avant d'être reconnue officiellement en 1970 grâce à la fondation d'un Syndicat national des ostéopathes (une dizaine d'années plus tôt). Mais quels sont les principes de l'ostéopathie ? En effet, selon les spécialistes de l'ostéopathie, le corps est structuré de manière à se mettre en mouvement en toute liberté. 

Raison pour laquelle, un simple manque de mobilité musculaire, crânienne ou même viscérale provoque inéluctablement des symptômes liés aux affections de la colonne vertébrale telles que les douleurs de côtes, d'épaules, le lumbago, la sciatique, le torticolis, strabisme,la congestion du foie, l'arthrose, la périarthrite, mais aussi, les maux de tête, les problèmes rénaux, les troubles du sommeil, de mémoire, de concentration, l'otite chronique, les "petits maux" liés à la grossesse, la régurgitation du nourrisson, les névralgies, la constipation, la cystite chronique, les colites, la mauvaise position dentaire, la névralgie faciale, certains bourdonnements, la dépression nerveuse, la gastrite, les vertiges, la sinusite chronique, les vertiges, le nez bouché, l'anxiété, les ballonnements, dyslexie et même à l'asthme. A la fois préventive et curative, l'ostéopathie part de la structure corporelle pour corriger le désordre de l'organisme en vue d'une auto guérison, tout en sachant que, les parties du corps communiquent entre elles. N'omettons pas la pratique de l'ostéopathie crânienne (inventée par William Garner Sutherland) reposant sur la palpation des os crâniens, est fort critiquée par les autres ostéopathes. Pour ce qui est des autres pratiques d'ostéopathie (manipulations vertébrales), elles reposent sur un diagnostic visant à mettre en évidence, la "lésion ostéopathique" découlant de la mobilité structurelle du corps. A noter que les pathologies nécessitant l'ostéopathie n'est pas adaptée aux maladies graves (infections, inflammations...) mais, est souvent prescrit pour les nourrissons sujets aux troubles du sommeil, ou par exemple, souffrant d'une déformation du crâne secondaire suite à un accouchement. Aujourd'hui encore, l'efficacité de l'ostéopathie revêt des résultats contradictoires ! Si l'ostéopathie est reconnue par l'Ordre des médecins (bien qu'il ne soit pas un conseil scientifique), elle n'est pour autant pas reconnue par l'Académie de médecine et en France, elle est plutôt considérée comme étant une discipline annexe !

Médecines douces... - L'Acupuncture - (Les techniques)

Inspirée du taoïsme avec la dualité du « Yin et du Yang » (deux catégories symbiotiques mais aussi complémentaires existant dans tous les aspects de la vie et de l'univers), l'acupuncture est une forme de médecine traditionnelle chinoise visant à soigner diverses maladies. Les techniques de l'acupuncture sont basées sur l'implantation d'aiguilles très fines dans l'épiderme et ce, à différents points localisés précisément sur le corps en vue d'améliorer la circulation de l'énergie selon les « méridiens » (lignes parcourant tout le corps). 

Très souvent, l'acupuncture est conseillée dans les cas de maladies virales légères ou même d'origine organique et non lésionnelles. A noter que certaines anesthésies sont même effectuées par le biais de techniques d'acupuncture, sans pour autant qu'il y ait d'effets secondaires et sont tout aussi efficaces. Habituellement, l'efficacité de l'acupuncture ne fait pas l'objet d'une polémique. Enseignée comme une spécialité en médecine occidentale, l'acupuncture est une spécialisation dont le coût est pris en charge par la Sécurité Sociale en France. Mais, il ne faut pas omettre le fait que les acupuncteurs exercent souvent cette forme de médecine traditionnelle en supplément d'honoraires. A noter que la pratique de l'acupuncture exige comme toute autre spécialité médicale, des risques de par les effets gênants que cela peut engendrer. Par exemple les règles d'hygiène sont très importantes en ce qui concerne ces techniques. Raison pour laquelle, en cas d'utilisation d'aiguilles non aseptisées, inadaptées ou même utilisées pour plusieurs patients en zones sensibles, l'acupuncteur expose le patient à des infections ou tout autre effet nocif. 

Mais selon quels critères peut-on exercer le métier d'acupuncteur ? 

En France par exemple, il faut justifier soit d'un diplôme de sage-femme et d'une spécialisation sanctionnée par un diplôme inter-universitaire d'acupuncture obstétricale (dont les formations se font au sein des universités de médecine de Strasbourg 1, Paris XIII et Montpellier 1), soit celui de médecin et d'un DIU d'acupuncture (formation dispensée au sein des universités de médecine de Montpellier 1, Bordeaux 2, Aix-Marseille 2, Lyon 1, Nantes, Paris XIII, Strasbourg 1) et ce, s'étendant sur au moins trois ans. En Chine par exemple, on peut noter le fait qu'il existe un enseignement universitaire s'étendant sur une durée d'au moins cinq ans. Par contre, dans d'autres pays, les études d'acupuncture sont sanctionnées par une formation délivrée par un ordre professionnel, par un diplôme d'écoles privées agréées ...) et est classée parmi les actes communs de médecine et n'exige ni tarification, ni normes spécifiques et n'est pas prise en charge par la Sécurité Sociale. Toutefois, n'omettons pas que l'acupuncture est considérée comme étant un art thérapeutique dont le raisonnement diagnostique est élaboré sur une vision énergétique de l'homme et de l'univers. A noter que l'on peut solliciter les points d'acupuncture sans même avoir à utiliser des aiguilles, mais essentiellement par des massages précis et dont les techniques sont faciles à apprendre. Bien que son efficacité soit souvent au coeur des débats scientifiques, l'acupuncture est pour certains, une forme de thérapie qui a su faire ses preuves. 

Médecines douces... - L'Acupuncture - (petite histoire)

Etymologiquement, le mot « acupuncture » dérive du mot latin « acus » qui veut dire « aiguille» et de « pungere » signifiant « piquer ». L'histoire de l'acupuncture lui confère une appartenance à la médecine traditionnelle chinoise, et qui est un art thérapeutique inspiré d'une logique diagnostique, mais également celle thérapeutique sur une vision énergétique du taoïsme de l'Homme et de l'univers. Il s'agit de l'Homme et du microcosme, soumis à des règles identiques dans le but d'inspirer son mode de vie d'où sera constitué l'acte médical qu'est l'acupuncture. 

Les premiers indices relevant de l'acupuncture se situent à la période de l'âge de pierre (durant la dynastie Chang : du 16è au 11è siècle avant Jésus-Christ.) où, des aiguilles de bambou ou d'os serviraient au coulage du bronze. L'on y a retrouvé des traces telles que le « Nei Jing Su Wen » (recueil sur l'acupuncture), la technique de stimulation par la chaleur de points d'acupuncture par le biais du « moxa » (objet chauffant favorisant cette stimulation) appelée « moxibustion ». A cela s'ajoutent les massages, les drogues thérapeutiques, la gymnastique effectués de -500 à -220 durant la période des Royaumes combattants, en -206 avec la Dynastie Han ... Au fil du temps, les techniques de l'acupuncture traversèrent les époques, les civilisations, les continents et, au 17è siècle en Europe et plus précisément en 1679, l'on assista à l'introduction de cette forme de médecine traditionnelle chinoise, grâce au médecin Ten Rhyne, de la « Compagnie des Indes et Kæmpfer ». Au 18è siècle, ces mêmes techniques d'acupuncture furent consignées dans les recueils de Vicq d'Azyr et Dujardin. D'après certains écrits, ce serait Berlioz qui en 1810, aurait essayé l'acupuncture en France avant d'être suivi par d'autres médecins. 

Mais plus tard, en 1822, l'acupuncture fut confrontée à diverses difficultés, puisqu'elle fut censurée par l'empereur chinois et proscrite du programme du Collège médical impérial. Plus tard, ce fut au tour du fondateur et dirigeant de la République populaire de Chine (Mao Zedong) en raison de ses origines taoïstes contradictoires à celles de son idéologie : il était marxiste ! Fort heureusement, il rétablit plus tard, l'acupuncture au grand dam de tous ! 

Aujourd'hui encore, Taiwan reste un endroit précieux de l'acupuncture traditionnelle où, les maîtres acupuncteurs persécutés par Mao se sont réfugiés. Et l'on retiendra même que George Soulié de Morant (1878-1955), Consul français en Chine, s'intéressa à l'acupuncture et en publia un traité servant de modèle de nos jours, tout en sachant que cette technique de médecine traditionnelle chinoise qu'est l'acupuncture revêt une importance indubitable au sein du domaine médical en Chine. Selon les pratiques d'acupuncture, les méridiens principaux (au nombre de 12 et, situés près des extrémités du corps humain) sont parcourus par des points correspondant à des zones stratégiques (environ 360). En effet, il paraît aisé de déterminer un point, en implantant l'aiguille dans la peau, à une zone insensible. Mais comment expliquer cette technique. 

Selon les techniques d'acupuncture, les 6 énergies sont le « Chao Yang », le « Tsiué Yin », le « Yang Ming », le « Chao Yin », le "Taé Yang » et le « Taé Yin » ; et les 8 entités viscérales sont classées selon 5 éléments que sont : le feu, le métal, l'eau, le bois et la terre ...

Médecines douces... - L'Homéopathie -

Système de médecine alternative non reconnu dans les milieux scientifiques visant à traiter les malades à l'aide d'agents hautement dilués, l'homéopathie a quelquefois des difficultés à être reconnue comme étant une forme de thérapie. Mais quelle est réellement sa place dans le domaine médical ? En effet, l'homéopathe justifie d'une formation rigoureuse en complément de celle de médecine. 

Cette particularité tend à souligner l'importance de l'homéopathie dans le domaine médical, mais aussi, en vue de répondre à l'exigence de la connaissance nécessaire à la prescription des médicaments homéopathiques. En effet, la dispense des cours d'homéopathie est de nos jours assurée au sein d'écoles privées, mais également au sein des universités (facultés de médecine ou de pharmacie) : il s'agit en fait d'un cycle de « Formation Médicale Continue » qui s'est fait une place importante dans divers pays. S'étendant sur une durée de deux ans, les études en homéopathie varient entre 150 à 200 heures voire 1 200 heures sur une durée de 3 ans pour certains pays, tout en associant la théorie à la pratique, c'est-à-dire, l'enseignement des bases à des exercices cliniques, et font souvent l'objet de propositions aux médecins diplômés. 

Contrairement aux spécialisations post-universitaires (dont celle du vétérinaire ou du pharmacien), l'homéopathie exige des connaissances en « matière médicale homéopathique » (symptômes, indications les plus fréquentes nécessitant la prescription de médicaments homéopathiques), les stratégies de prescription sans oublier les règles de posologie s'y rapportant, la fabrication, la pharmacologie du médicament homéopathique, et enfin, la clinique homéopathique, l'examen du malade, mais également, la place de l'homéopathie dans les différentes pathologies. 

Si l'homéopathie prend de plus en plus de place au sein du domaine médical, il faut souligner le fait que son succès ne peut être scindé de celui de la médecine douce. Habituellement, les spécialistes en homéopathie contestent cette appartenance par crainte de similitudes qui pourraient s'avérer préjudiciables et ce, malgré le fait qu'elle soit approuvée, ou encore souhaitée. Raison pour laquelle, nous avons aujourd'hui des spots publicitaires de médicaments homéopathiques qui traduisent bien la confiance des patients qui ont souvent recours à la médecine douce. Parallèlement, pour ceux qui ne considèrent pas réellement les vertus de l'homéopathie, on se rend compte que l'évolution de la médecine n'a toujours pas totalement répondu à certains handicaps ou même certaines causes de mortalité. 

Si concernant l'homéopathie au sein du domaine médical, certains parlent d' « illusion » ou de « charlatanisme » et d'autres de médecine « naturelle » qui n'engendrerait pas de douleur et ne brutaliserait pas l'organisme, l'homéopathie se présente de nos jours comme étant une médecine douce contraire à la médecine dure. Mais qu'est-ce qu'une « médecine douce » en réalité ? Et qu'entend-on par « médecine naturelle » ? Voilà des questions auxquelles des réponses manquent encore. En attendant, pour ceux qui reconnaissent en l'homéopathie des vertus évidentes (qui paraissent parfois subjectives), c'est certain qu'en plus des facteurs socio-psychologiques concourant à la montée des médecines douces, ils ont déjà fait une place à cette méthode de thérapie au sein du domaine médical.



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MessageSujet: Re: Médecines douces ou parallèles   Sam 13 Déc - 13:42

Médecines douces... - L'Homéopathie - "une médecine douce à base de plantes, d’animaux et de minérau

D'après les écrits relatifs à l'origine de l'homéopathie, il s'agit d'une forme de médecine douce et plus précisément de thérapie alternative créée par Samuel Hahnemann, médecin allemand (1755-1843). L'homéopathie est en effet, une méthode de thérapie réputée comme étant « naturelle », mais surtout « non agressive ». Mais quel est son fonctionnement ? 

En effet, l'homéopathie relève non seulement d'une théorie médicale, mais aussi, de procédés thérapeutiques du fait qu'elle a recours à la pharmacopée d'origine minérale, végétale ou même animale et ce, à une quantité minime : cette conception médicale est fondée sur « loi d'analogie expérimentale » ! En fait, la singularité thérapeutique de l'homéopathie a pour but non seulement de déterminer la constitution physico-chimique, l'exactitude de la « loi d'analogie », l'activité pharmacodynamique, les dilutions tant hahnemanniennes que celles homéopathiques des médicaments, mais aussi, la reconnaissance de la « notion de totalité individuelle » où, le physique et le psychique sont pris en compte. A quel moment sont prescrits les médicaments homéopathiques par les médecins ? Dans certains cas de troubles cardiaques, pulmonaires, intestinaux (en médecine chinoise), ou encore, de personnes flegmatiques, colériques, ou alors de troubles héréditaires et personnels, vieillissement des organes, choc physique, intoxication, infection, traumatisme, choc émotionnel ou affectif, anomalies ... 

A noter que les médicaments homéopathiques sont prescrits par les médecins en fonction de certaines critères que sont le climat, l'aspect temporel (heure), les symptômes et l'état du sujet ... En ce qui concerne la constitution des médicaments homéopathiques, on retiendra le carbone, le fluor, mais aussi le phosphore ! 

Si l'efficacité de l'homéopathie sur les maladies aigues est aujourd'hui indéniable, il faut par contre souligner le fait que l'automédication dans ce contexte est déconseillée du fait qu'elle ne facilitera pas nécessairement une guérison, et peut être un danger pour votre santé ! Par ailleurs, il est important de ne pas remplacer un traitement homéopathique par un traitement allopathique du fait qu'il s'agit de deux formes de médecines douces alliables et complémentaires. Et la phytothérapie dans tout ça ? Généralement, la phytothérapie et l'homéopathie sont des méthodes thérapeutiques qui tendent à être confondues ! En fait, la phytothérapie est une médecine douce, une médecine par les plantes, alors que l'homéopathie à son tour, repose sur des médicaments créés à base de plantes, d'animaux (oscillococcinum), de minéraux (zinc, arsenic... ), et parfois même de cartilages, d'urine..., tout en sachant que ces deux thérapies sont proposées par les mêmes praticiens et les mêmes laboratoires.

Médecines douces... - L'Homéopathie - (petite histoire)

L’homéopathie est une méthode particulière de soins, fondée sur le traitement de maladies à base de substances produisant sur un Homme sain, des symptômes identiques à ceux d’un homme malade. Pour ce faire, l’homéopathie nécessite la prescription de doses très faibles de cette substance ! Mais bien que ses bienfaits ou efficacité thérapeutiques soient probants, quels peuvent être les dangers, les principes et les médicaments de l’homéopathie ? Pour mieux comprendre l’évolution de cette thérapie et son impact sur la santé, il est nécessaire d’avoir un bref aperçu sur son origine, et sa place dans le domaine médical actuel et surtout, vis-à-vis des autres spécialités médicales ?

L'origine de l'homéopathie

Faisant partie intégrante de la médecine douce, l'homéopathie englobe les méthodes thérapeutiques réputées « naturelles », mais surtout « non agressives » visant à traiter grâce à des agents non dilués, certaines maladies. Mais quelle est réellement l'origine de l'homéopathie ? Etymologiquement, le mot homéopathie viendrait du grec « homoios » signifiant semblable et « pathos » qui veut dire douleur ou alors maladie. 

Selon certaines croyances, l'homéopathie remonterait aux années 1700 lorsqu'un médecin allemand, Samuel Hahnemann (1755-1843), déçu par les pratiques médicales inefficaces de l'époque (purgations, saignées, utilisation des sangsues ...), démontra suite à ses recherches, la "loi de similitude" selon laquelle : « les symptômes de la maladie peuvent être guéris par des doses extrêmement petites de substances qui produisent des symptômes semblables chez les personnes en bonne santé, si on les administre en grande quantité ». Cette théorie (publiée pour la première fois en 1796), fut l'objet d'études au travers de l'injection de plantes, de minéraux et autres substances aux personnes en bonne santé. Selon Samuel Hahnemann, les maladies inhibent considérablement la capacité du corps à guérir rapidement : ce qui justifie l'utilité d'un stimulant en vue de déclencher le processus de guérison. Toutes ces observations ont été conservées dans des livres référents connus sous le nom de « Materia Medica ». 

Au départ, ce précurseur de l'homéopathie utilisait de petites doses de médicaments, mais au fil du temps, il a fallu utiliser de grandes dilutions de ces mêmes médicaments car selon lui, « plus le médicament était dilué, plus puissant serait son effet » : c'est la « loi des infinitésimales », contraire à celle des pharmacologues qui ont toujours soutenu la relation « dose à effet ». Ces enseignements inscrits dans la « Pharmacopée Homéopathique », ne sont en effet que des conclusions émises à la fin des années 1800 et au début des années 1900. 

Ces traitements sont légalement reconnus comme étant des « médicaments », sans pour autant dire que la Loi ou alors, la FDA (« Food and Drug Administration » qui est l'administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments, autorisant la commercialisation des médicaments sur le territoire des États-Unis d'Amérique) en admettent son efficacité. En fait, il s'est avéré que l'homéopathie était moins aléatoire (voire moins nocive) que les soins prescrits par l'orthodoxie médicale au 19è siècle. De ce fait, un siècle plus tard, l'homéopathie a attiré environ 14 000 praticiens et a poussé 22 écoles de formation, à ouvrir leurs portes aux Etats-Unis. 

Au fil du temps, au rythme de l'évolution de la science suivie de celle des enseignements en médecine, la réputation de l'homéopathie connu un déclin inéluctable aux USA et, obligées de s'adapter à la médecine moderne, soit les écoles fermaient leurs portes (jusqu'à al fin des années 1920), soit les méthodes modernes faisaient l'objet des enseignements qui y furent dispensés. Aujourd'hui, certains homéopathes soutiennent qu'il existe des personnes ayant un rapport particulier avec un remède précis, mais qui s'adaptent à divers maux : c'est leur « remède constitutionnel », pouvant être prescrit selon le « type constitutionnel » du sujet. Cette analogie est parfois comparable à l'astrologie. En dehors de tous ces éléments relatifs à l'origine de l'Homéopathie, à son évolution et aussi à sa place dans le domaine médical, peut-on dire établir une théorie rationnelle de diagnostic ou de traitement en ce qui concerne l'homéopathie ? 

Histoire des guérisseurs

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 "Pose ta main sur la douleur et dis que la douleur s'en aille." 
(Papyrus égyptien découvert par Ebers)

MAGIE ET MÉDECINE
Aux temps les plus anciens de l'humanité, magie et médecine se confondent. Comme l'astrologie et l'astronomie, l'alchimie et la chimie. Nu, désarmé et craintif, l'homme primitif cherche d'abord à se protéger contre les forces d'une nature hostile et pleine de dangers. Pour survivre, il lui faut quotidiennement disputer sa nourriture, trouver un abri contre les bêtes féroces. Dans son ignorance du mécanisme des forces en présence, il se voyait entouré de forces supérieures, toutes puissantes, souvent néfastes, parfois propices, peuplant son environnement d'êtres à la fois naturels et surnaturels, fauves, démons, orages, foudre, flammes, génies, esprits, fantômes. Pour se les concilier, l'homme invente des gestes (un rituel magique), des mots (la prière), et un don de quelque chose de précieux (le sacrifice).

RELIGIONS
Les religions se constituèrent à partir de ces pratiques magiques. Le premier guérisseur fut l'homme (ou la femme) qui, posant sa main (ou une plante) sur le corps d'un compagnon malade ou blessé, se rendit compte qu'il le soulageait. Ce geste devint sacré. (Peut-être la découverte des vertus de l'eau remonte-t-elle à la même époque.) Au sein de chaque clan primitif, un homme apprit empiriquement les gestes qui soulagent, les pratiques qui sauvent, les plantes qui guérissent, devenant ainsi l'intercesseur entre la divinité et les hommes, le prêtre et le sacrificateur. Dans la plupart des religions primitives, l'on retrouve des cérémonies dont le but est de rendre les divinités propices. Regroupés par tribus, nos ancêtres, revêtus de peaux de bêtes, de plumes, d'os ou de coquillages, tentaient d'attirer sur eux la faveur des dieux, de conjurer le sort par des sacrifices humains ou d'animaux. 

LA PRÉHISTOIRE
Dans les cavernes et les grottes, dont certaines remontent à près de trente mille ans, ils nous ont laissé des fresques, des signes, des objets décorés qui nous rappellent les pratiques magiques qui leur permettaient d'exorciser et de dompter les forces mystérieuses de la nature, de vaincre la maladie et de repousser la mort. (Voir dans les Calanques, la fabuleuse Grotte Cosquer, découverte récemment, Altamira et Lascaux, ou, plus proche de nous dans le temps, cette admirable amphore scythe du Musée de l'Ermitage à St Pétersbourg, dont la délicate gravure demeurée intacte, représente trois scènes de thérapeutique: une extraction dentaire, la pose d'une [size=14]attelle
 sur un membre fracturé et des passes magnétiques. Durant les premiers millénaires de la civilisation, l'art de guérir resta une spécialité sacerdotale, une pratique dont le savoir se transmettait de père en fils ou de maître à élève. Les anciens voyaient derrière chaque maladie un diable ou un mauvais esprit. En Mésopotamie, on considérait la maladie comme le châtiment d'un péché, préjugé que l'on retrouve curieusement dans notre civilisation avancée, face au sida, et dans la démarche de nombreux charlatans qui affirment au consultant qu'il est envoûté ! L'homme découvrit très tôt le mystérieux pouvoir de cause à effet qui semblait émaner de son regard et de ses mains tendues. Sur des bas reliefs égyptiens, on voit le dessin d'un personnage debout, les deux mains tendues vers une personne assise. Des doigts du premier on voit rayonner vers la seconde, un flux des croix ansées qui symbolisent sans doute l'énergie vitale. Préfiguration du magnétisme humain ? Sur d'autres, sont représentées des scènes de traitement par hypnose. Au cours des cérémonies religieuses, à vocation thérapeutique ou de protection, les prêtres chaldéens, babyloniens, hindous, chinois, égyptiens, employaient, pour obtenir l'état de transe, des procédés magiques, ressemblant fort à de l'hypnose. 

LES MYSTÈRES
Dans la préparation des "mystères", la méditation, un jeûne prolongé et l'abstinence facilitaient chez les participants l'apparition de l'extase collective, que des musiques syncopées, des fumigations, et l'absorption de stupéfiants poussaient au paroxysme. On retrouve aujourd'hui encore ce cérémonial chez des peuplades restées proches de leurs traditions ancestrales, chez les Malbars de l'Ile de la Réunion par exemple. Bien que les Hébreux condamnent la magie comme coutume païenne et lapidaient les magiciens, les prêtres du Temple de Salomon portaient sur la poitrine une plaque de métal précieux, ornée de 6 gemmes brillantes et de six gemmes mates. Ces pierreries qu'ils fixaient intensément au cours des cérémonies, leur permettaient d'accéder à l'état d'extase visionnaire. Par ailleurs, on découvre dans le Talmud, l'emploi de la suggestion dans le traitement de nombreuses maladies, une place prédominante étant faite à l'hypnose. 
Dans la Bible, les descriptions de méthodes thérapeutiques magnétiques, par imposition des mains ou le "souffle", sont nombreuses. Il n'y a pas si longtemps encore, au Maroc, chez certaines tribus berbères, les Hamadchas par exemple, des cérémonies de "purification" donnaient lieu à des scènes hallucinantes. Dansant longuement autour du tombeau d'un saint en se tenant étroitement par l'épaule, aux sons d'une musique sourde et rythmée, à répétitions lancinantes, les fidèles s'insensibilisaient peu à peu jusqu'à ce que cet engourdissement de l'activité cérébrale, leur fît perdre connaissance durant des heures. Et l'on assistait alors à des duels de somnambules, au cours desquels les "endormis", parmi lesquels de grands malades, se donnaient des coups de hache sur la tête, sans apparence de sensibilité, pour chasser les mauvais esprits cause de leur maladie! Aujourd'hui l'on redécouvre officiellement les pouvoirs thérapeutiques de la transe et de l'hypnose, que les guérisseurs utilisent depuis des millénaires. 

MÉDECINE SAVANTE
Ce fut probablement à Athènes, sous l'autorité d'Hippocrate, que les Grecs développèrent le premier système médical rationel en essayant, non plus simplement d'appliquer des recettes retransmises par la tradition (médecine magique), mais d'apprendre à connaître le mécanisme de la maladie et le fonctionnement de la guérison. Pourtant, là encore, le cordon ombilical entre savoir et connaissances acquises n'était pas coupé : on enseignait la médecine dans le temple d'Asclépios. A Rome, c'était au Temple d'Esculape que les malades venaient implorer la guérison. Les prêtres les endormaient, et durant ce sommeil provoqué (l'incubation), le dieu apparaissait en rêve aux élus et leur indiquait les moyens d'atteindre la guérison. ((Méthode reprise deux mille ans plus tard par Edgar Cayce). 
Les Romains conservèrent longtemps encore leurs empiriques, ignorant la médecine savante et organisée, avant de se laisser soigner par les médecins grecs, parfois plus efficaces, mais dont ils méprisaient la vénalité. Car, jusque là, ni les prêtres ni les guérisseurs populaires ne réclamaient d'honoraires pour leurs soins. La rétribution restait un don. Paradoxalement, il semble que le succès de la médecine hellénique découla de cette exigeance pécuniaire, en vertu de l'éternel principe que "ce qui coûte cher, doit être bon.". (Caton l'ancien disait de ces praticiens qu'ils "exercent leur art par esprit de lucre, pour gagner notre confiance..".) Plus tard, Galien prolongea les fondements de la médecine d'Hippocrate en développant le raisonnement clinique, et jeta les bases de l'établissement du diagnostic. Parallèlement à cette médecine savante, réservée aux riches, à la fois scientifique, religieuse et philosophique, subsista une médecine populaire, empirique et traditionnelle à laquelle les riches et les puissants recouraient au besoin quand la première avait échoué. Les connaissances médicales "scientifiques" inculquées de professeur à élève s'acquéraient dans des écoles, le savoir empirique se transmettait sur le tas, de mère à fille et de père en fils. 

L'ÈRE CHRÉTIENNE
Après la dislocation de l'Empire romain, la religion chrétienne triomphante privilégia les aspects spirituels et sacrés au détriment des aspects matériels de l'humanité. Le pouvoir ecclésiastique plaça la médecine savante sous haute surveillance. La hiérarchie sacerdotale maintint les médecins dans un rôle subalterne, leur interdisant l'expérimentation, et relégua les guérisseurs empiriques au rang de "sorciers". Les seuls thaumaturges que l'Église toléra furent les prêtres guérisseurs, les saints faiseurs de miracles qui étonnaient les foules par leur charisme, guérissant par l'imposition des mains en souvenir du Christ, selon les préceptes de l'Evangile: Ils imposeront leurs mains aux malades, et les malades seront guéris. (Marc 16/18), ou par l'application du crucifix sur les blessures. 
Curieusement, selon une tradition qui remonte à Robert II le Pieux (996-1031), les rois de France (et d'Angleterre) acquéraient par la vertu du saint chrême dont ils étaient oints lors de la cérémonie du sacre, le pouvoir miraculeux de guérir les malades, particulièrement ceux atteints d'écrouelles, (fistules provoquées par l'adénite cervicale chronique d'origine tuberculeuse). Ainsi, lors du sacre ou de certaines cérémonies religieuses, le roi usait de son pouvoir de thaumaturge en guérissant des centaines de malades, dessinant sur leur visage le signe de la croix, en prononçant la formule rituelle: "Le roi te touche, Dieu te guérit". En Angleterre, plus de 50 000 malades venaient chaque année chercher la guérison par la "main royale" auprès d'Edouard le Confesseur (1052-1108) ou de Philippe Ier et repartaient guéris en grand nombre. Cette royale coutume persista en France jusqu'au 19e siècle. 

L'ÂGE D'OR
L'âge d'or de la cuillette des simples, des "remèdes de bonne femme", de la médecine empirique, sorcière et magique dura quinze siècles. Albert-le-Grand, Arnaud de Villeneuve, Nostradamus, Paracelse, pour ne citer que les plus grands furent à la fois mages et médecins. Agrippa de Nettesheim (1486-1535), premier médecin de la cour de François Ier et de Louis de Savoie, contemporain de Paracelse, fut emprisonné à cause de ses exorcismes et de ses "enchantements". Il fut libéré, gràce aux guérisons qu'il obtint pendant son emprisonnement, en appliquant sa méthode hypno-magnétique. Paradoxalement, ce fut à l'aube du 19e siècle, lorsque la médecine enfin libérée de tout carcan religieux ou philosophique allait redevenir expérimentale, que survint le grand schisme, la médecine officielle reléguant avec mépris au rang de charlatans ceux d'entre eux qui pratiquaient le magnétisme (ou même l'oméopathie). 

LE MAGNÉTISME
"Les miracles ne sont pas en contradiction avec la nature;
ils ne sont en contradiction qu'avec ce que nous savons d'elle." 
(Saint-Augustin)


Le véritable père du magnétisme humain, est le docteur Franz Anton MESMER (1734-1815. Dans sa thèse de doctorat (Thèse physico-médicale sur l'influence des plantes 1776) il jeta les bases de sa doctrine qui souleva le plus vif enthousiasme et les plus véhémentes contestations. Durant des années il soigna des milliers de malades dans son fameux "baquet", s'intéressant également à l'hypnose et l'expérimentant sur ses malades. Mais, en 1784, deux commissions officielles diligentées par l'Académie et par le Roi, déclareront le magnétisme animal sans base scientifique et même dangereux pour les bonnes moeurs ! Seul parmi les académiciens, le célèbre Antoine-Laurent de Jussieu (1748-1836), gloire de la botanique, savant de réputation mondiale, défendra courageusement Mesmer en confirmant, envers et contre tous, l'existence du fluide magnétique. Ce savant n'en démordra jamais, malgré les multiples pressions de ses pairs. Nonobstant le discrédit dans lequel tomba le magnétisme mesmérien, il conserva des disciples tels Armand de Chastenet, marquis de Puységur (1751-1825) et Deleuze. 

LE FLUIDE MAGNÉTIQUE
L'année même de la condamnation du magnétisme animal par les Académies (1784), Puységur privilégie la notion de "transfert" de volonté du magnétiseur sur le magnétisé, qui n'existait qu'à l'état embryonnaire dans la doctrine de Mesmer. Il utilisa le magnétisme dans ses nombreuses expériences de somnambulisme artificiel, perfectionnant la technique de l'hypnose. Deleuze, qui fréquenta Jussieu au Muséum, estime lui aussi qu'un fluide émane du magnétiseur. Rappelons sa superbe explication: "Le fluide magnétique est une émanation de nous-mêmes, dirigé par la volonté. Magnétiser pour guérir, c'est secourir avec sa vie, la vie défaillante d'un être souffrant." En 1821 l'Académie de Berlin décerna un prix au meilleur mémoire sur le magnétisme et réhabilita les travaux de Mesmer. Au milieu du 19e siècle, le baron du Potet déclare: "Le fluide n'est point une substance qui puisse être pesée, mesurée, condensée. C'est une force vitale comme le principe newtonien d'interaction ou de la gravitation universelle." 
- Ah! ne m'en parlez pas ! Ce sont tous des cinglés ! 
- Mais encore ? 
Le 19e siècle connut la longue querelle entre les Animistes (Alexandre Bertrand, Abbé de Faria) pour qui le fluide n'existe pas, adeptes de l'hypnose, de la "concentration", et les Fluidistes (du Potet, Sennevon, La Fontaine) qui maintiennent la tradition du magnétisme. Ces disputes souvent féroces entravent et discréditent le magnétisme dont l'unique but devrait être de soigner. En tout état de cause, l'oeuvre de Franz-Anton Mesmer reste originale, car elle fut la première et courageuse tentative d'explication des effets connus de l'imposition des mains par l'existence d'un fluide animal. A la fin du 19e siècle le magnétisme quitte le terrain des joutes scientifiques pour plonger dans l'univers étrange et trouble de l'occultisme. Nous voyons s'affronter les adeptes du spiritisme hermétique, du matérialisme rationaliste et du spiritualisme chrétien. A l'Ecole Polytechnique dont il est administrateur, le Colonel de Rochas expérimente le magnétisme à l'aide d'instruments de plus en plus sophistiqués. Mais, en 1897, la présentation de ses travaux à l'Académie des Sciences fut un fiasco. Il ne parvint pas à faire une démonstration irréfutable de la fiabilité du magnétisme. Le rejet définitif du magnétisme par le courant officiel des milieux scientifiques vient de là : ignorance du fondement et de l'essence même que posent l'état de maladie ou de la bonne santé. Comme le magnétisme ne guérit pas toujours, à coup sûr toutes les maladies, on le rejette avec mépris, ignorant superbement que la médecine officielle ne guérit pas et à coup sûr, loin s'en faut, toutes les maladies. Rejeté par le monde scientifique dominant, le magnétisme fut récupéré par les occultistes, ce qui en éloigna pour longtemps les hommes de science et les esprits positifs.

LE SPIRITISME
Allan Kardec (Denisard Léon Hippolyte Rivail) et ses disciples et continuateurs Léon Denis, Eliphas Lévi, Papus (Dr Gérard Encausse) et Stanislas de Guaïta, incorporèrent le magnétisme à la doctrine spirite, selon laquelle l'homme est formé de 3 corps ou principes primordiaux, - le corps physique, - le corps astral ou principe vital (résidence de l'âme), - le corps spirituel (résidence de l'Esprit). Très largement discrédité en France, peut-être à cause de quelques militants trop farfelus qui le ridiculisèrent, le spiritisme renaît au Brésil et aux Philippines, où les célèbres "chirurgiens aux mains nues" semblent imprégés de sa doctrine. En France, le magnétisme retrouva ses lettres de noblesse grâce à quelques guérisseurs exceptionnels, en particulier Hector Durville (1849-1923) et ses deux fils Gaston et Henri, dont la simplicité, le charisme le sérieux et l'efficacité forcèrent l'admiration. Durville estime que le fluide qui émane en permanence de notre corps, l'entoure d'une véritable atmosphère magnétique (aura). L'action psychique du guérisseur mobilise cette force et la focalise dans le but de guérir. Surmontant les querelles byzantines des adeptes aux théories fumeuses, les Durville et quelques autres grands guérisseurs permirent au magnétisme curatif de redevenir une alternative crédible à la médecine allopathique. Durant des lustres, ils formèrent au sein de leur fameuse école du 36, avenue Mozart à Paris, des centaines d'excellents praticiens. Depuis 1945, malgré le redoutable arsenal législatif mis en place par l'Etat sur les conseils intéressés de l'Ordre des Médecins, la France voit refleurir une génération de grands magnétiseurs tels Charles de Saint-Savin, Serge Alalouf, Héléna Charles, Jules Burgevin, René Hottequiet, Paul Hareng, sans oublier les jeunes d'aujourd'hui qui, je ne citerai pas de nom, sont l'honneur de leur magnifique profession.

LES TEMPS MODERNES


"C'est une sotte présomption d'aller dédaignant et condamnant pour faux ce qui ne nous semble pas vraisemblable. J'en faisais ainsi autrefois; et si j'oyais parler ou des esprits qui reviennent ou du pronostic des choses futures, des enchantements, des sorcelleries ou faire quelque autre conte où je ne pusse pas mordre, il me venait compassion du pauvre peuple abusé de ces folies. Et à présent, je trouve que j'étais pour le moins autant à plaindre moi-même". (Montaigne)


Ils "soufflent" le chaud, le froid, "imposent" les mains, "manipulent", magnétisent, "reboutent", soignent par les plantes, prient... Ils soulagent souvent, et guérissent parfois "miraculeusement" des malades que la médecine officielle impuissante, malgré toutes ses connaissances et son arsenal thérapeutique, doit parfois abandonner à leur sort. Ces résultats spectaculaires obtenus par certains magnétiseurs sont-ils l'effet des techniques utilisées, alors que leur "pouvoir" réel semble si ténu, ou de la simple suggestion ? De l'effet placebo ? Ou bien ces résultats sont ils la preuve d'un don inné ? Acquis ? Un don de Dieu ? Une faculté particulière de déclencher l'autoguérison ? 
Toujours est-il que d'innombrables guérisons sont obtenues ainsi, partout dans le monde, sans que le corps médical, aujourd'hui tout puissant, qui se prétend le détenteur absolu du savoir, puisse expliquer ces faits sans tomber dans l'injure et le mépris. Qui sont donc ces praticiens empiriques qui n'ont, pour tout diplôme, que les témoignages de reconnaissance de leurs patients ? Ces guérisseurs qui obtiennent des rémissions surprenantes dans des cas où la médecine officielle déclare forfait ? Ces hommes et ces femmes qui, à mains nues, à l'aide de leur seul don qu'il disent tenir de Dieu, ou d'un savoir transmis de génération en génération, redonnent aux malades équilibre et santé ? En général, ce sont des gens simples, croyants, d'un robuste bon sens, qui découvrent leur don par hasard, et quittent tout pour se mettre au service de leur prochain. Si quelques-uns s'enrichissent, ce ne sont pas forcément les meilleurs ni les plus efficaces, beaucoup exercent leur art comme un sacerdoce. Les véritables guérisseurs ont beaucoup plus de clients qu'ils n'en peuvent soigner. Ils n'ont guère besoin de publicité. Les malades qu'ils ont guéri sont leur meilleure réclame. 

UN STATUT LÉGAL
Malgré ces étranges et indiscutables prouesses, le guérisseur français, qu'il soit magnétiseur, phytothérapeute ou rebouteux, n'a toujours pas de statut légal, tandis que l'arsenal législatif s'est renforcé contre lui. Jamais pourtant, vrais et faux guérisseurs, n'ont été aussi nombreux. On les évalue à plusieurs dizaines de milliers. De plus en plus de citoyens estiment que ce procès intenté par les pouvoirs publics, aiguillonnés par les tenants de la médecine officielle à l'encontre des véritables guérisseurs et des thérapeutiques naturelles en général, est parfaitement indécente tant que cette médecine officielle ne parviendra pas à guérir tous les malades, sans exception ! L'important, pour celui qui souffre, c'est de guérir. Qu'importe la manière ! 
La solution idéale serait évidemment qu'une étroite collaboration s'instaure entre médecins et guérisseurs. Mais pour cela, il faudrait que l'esprit d'altruisme, le désintéressement et la vocation dominent! Ne rêvons pas! Aujourd'hui tout se réduit à une question de gros sous! La santé publique et le médical business qui en découle sont un trop riche gâteau pour laisser s'attabler les pique-assiettes des médecines sauvages. Qu'importent les malades... leurs souffrances... l'important c'est la rentabilité. Le Fric! 

LES GUÉRISSEURS AUJOURD'HUI
"Les Guérisseurs obtiennent parfois des résultats thérapeutiques que les medécins officiels n'obtiennent pas par les moyens scientifiques habituels." (Abbé Marc Oraison Prêtre et médecin) Le magnifique terme de guérisseur vient du vieux français garir (défendre, préserver) par filiation du provençal garida, d'où descend également le mot guérite. On trouve déjà sa trace dans la Chanson de Roland (XIe siècle) où guarisun signifiait guérison. L'Académie Française n'accepte le mot "guérisseur" qu'en 1878: "Ne se dit guère qu'en mauvaise part, d'un médecin peu instruit, d'un empirique. Ex. Ce malade avait foi aux guérisseurs." Le Grand Dictionnaire Encyclopédique Larousse dans son édition de 1983, donne encore une définition très péjorative du mot guérisseur: "Personne qui prétend obtenir la guérison de certaines maladies, par des procédés secrets, incommunicables, sans vérification scientifique démontrable (fluide, don, médication mystérieuse réputée infaillible,etc) et qui agit ainsi en contravention avec les lois sur l'exercice de la médecine." Seul le Petit Robert reste objectif: Personne qui fait profession de guérir sans avoir la qualité officielle de médecin, et par des moyens non reconnus de la médecine. Pour nous ce beau mot de "guérisseur" englobe tous ceux qui soignent, soulagent, s'attaquent aux maladies ou en protègent les hommes, les bêtes et les plantes. Le terme de guérisseur recouvre d'ailleurs plusieurs spécialités, les unes traditionnelles tels que : magnétisme, radiesthésie, reboutement, soins par les plantes (simples) ou modernes : ostéopathie, phytothérapie, sophrologie, etc. Dentistes, vétérinaires ou médecins n'en sont d'ailleurs pas exclus. Il existe de plus en plus de médecins magnétiseurs et de chirurgiens dentistes qui remplacent l'anesthésie par l'hypnose ! 

Le guérisseur, qu'il soit docteur en médecine ou non, a reçu le don de guérir, alors que le médecin diplômé, souvent sans vocation, a seulement acquis, après de longues études, le minimum de connaissances l'autorisant officiellement à soigner, contre rétribution. Le véritable guérisseur considère que son pouvoir de guérir n'est pas un privilège, mais un don de Dieu, dont il n'est que le très humble et révocable dépositaire. Ambroise Paré, l'un des plus grands médecins de tous les temps, disait déjà: "Je les soigne, Dieu les guérit". 

COMMENT DEVIENT-ON GUÉRISSEUR?
Le don est souvent héréditaire mais c'est loin d'être la règle. Il existe des dynasties de guérisseurs. Mais il est rare que la progéniture d'un grand guérisseur soit aussi talentueuse que l'ancêtre. Le plus souvent c'est tout à fait par hasard que le futur guérisseur découvre son don. Les meilleurs et les plus honnêtes détenteurs du "don" de guérison, s'initient auprès de leurs aînés qui les cooptent, puis le bouche à oreille fait le reste. En général un vrai guérisseur, souvent d'origine modeste, ne se contente pas d'exercer à la chaîne. Il étudie, se cultive, développe ses connaissances et perfectionne ses méthodes. Le plus dur, quand vient le succès, est de raison garder. A côté de cette élite, il y a de tout. Du sincère et modeste rebouteux de campagne qui remet de père en fils les fractures et les entorses des animaux et des hommes, en passant par le saint ermite guérisseur retiré dans la montagne, la fermière au "souffle" miraculeux, le "leveur de feu", le "knésothérapeute", la "barreuse", la "sorcière" de village qui cueille les simples, jusqu'à certains éminents charlatans qui paradent à la télévision en vedettes, roulent en Rolls et raflent des milliards aux gogos, il existe mille empiriques plus ou moins connus, plus ou moins honorables ou efficaces. De nos jours beaucoup d'inadaptés, de marginaux, de petits ou de grands escrocs, des cinglés même, profitant de ce que la profession ne soit pas encore réglementée, tentent leur chance comme au Far-West, en faisant quelques dupes à coup de pub, puis disparaissent quelque temps avant de reparaître ailleurs... 

ÉTAT DES LIEUX
Depuis quarante ans un certain nombre de guérisseurs sérieux, compétents et de talent, se sont regroupés au sein d'associations professionnelles, notamment Espérance 92 ou le GNOMA. Leur ambition est de réunir par cooptation tout ce qui compte de praticiens de valeur dans ce pays afin que leur profession puisse avoir l'envergure et la crédibilité nécessaires pour dialoguer utilement avec l'Ordre des Médecins et les Pouvoirs Publics en vue d'obtenir enfin une reconnaissance officielle. En attendant cette reconnaissance, le GNOMA s'est donné un code de déontologie et se propose de créer officiellement une "Ecole Nationale de Magnétisme et autres Thérapies naturelles" qui permettra aux meilleurs thérapeutes de l'association de dispenser leur savoir et leurs connaissances ainsi que leurs techniques à leurs futurs jeunes confrères. 
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