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 Mystères - Enigmes -(dans le Monde)

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ninnenne
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MessageSujet: Mystères - Enigmes -(dans le Monde)   Dim 14 Déc - 12:59

Mystères - Enigmes - Les crânes de cristal -

 
Les crânes de cristal apparus sur le marché européen à la fin du 19e siècle ont suscité bien des spéculations.
Un crâne de cristal appartient au British Museum, un autre crâne à la Smithsonian Institution de Washington. Ces deux crânes sont d'ailleurs des faux. De nombreux particuliers sont également détenteurs de crânes en cristal.


Ce mystère a surtout fait l’objet d’une enquête passionnante par deux journalistes de la BBC en 1997, Chris Morton et Ceri Louise Thomas.

L'enquête a été retranscrite dans un ouvrage intitulé "The Mystery of the crystal skulls" publié aux Editions du Rocher en 1999 pour la traduction française.


Preuves scientifiques et témoignages des descendants des peuples amérindiens nous amènent à nous interroger sur le passé de l’humanité et son avenir.

Cette étrange affaire nous ramène au [size=16]calendrier
 Maya et à cette fameuse date du 21 décembre 2012 mais également à la mythique cité de l’Atlantide.
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Analyse scientifique des crânes de cristal



L’énigme posée par ces crânes tient au fait que, selon les experts, seuls des outils du 20e siècle, notamment des mèches recouvertes de diamant, ont pu attaquer un matériau aussi dur que le cristal de quartz.


Or, les crânes authentifiés datent d’une période très antérieure à la conquête espagnole. On sait que les peuples amérindiens n’utilisaient pas d’outils pour façonner leurs objets. C’est tout le problème qui se pose aux scientifiques.



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Le crâne de Cristal du British Museum est un faux. (image Conorwithonen)



Plusieurs tests ont été effectués. Ceux réalisés par Hewlett Packard dans leurs laboratoires sur le fameux crâne de Anna Mitchell-Hedges ont fait l’objet d’un rapport que l’on peut résumer ainsi :

« Nos scientifiques ne peuvent expliquer comment de tels objets auraient pu être sculptés par des civilisations anciennes sans nos outils d’aujourd’hui »


Les deux journalistes de la BBC ont demandé au British Muséum de réaliser des tests. Il s’agissait de chercher des marques laissées par d’éventuels outils afin de dater le travail du cristal.
C’était donc le meilleur moyen de savoir si les crânes étaient authentiquement anciens ou le produit d’une technologie européenne.


Voici un résumé des résultats transmis oralement aux journalistes et aux propriétaires des crânes testés :



  • Le crâne du British Muséum comporte des traces de meules. Il est donc considéré comme « post-colombien »

  • Le crâne de la Smithsonian Institution porte lui aussi des traces de meules


 

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Les deux crânes sont des faux. (image Chris Morton et Ceri Louise Thomas)



Ces deux crânes exposés ne sont donc pas si anciens.


Juillet 2008: Beaucoup plus récemment, de nouvelles analyses ont été effectuées. Elles confirment ce que nous savions déjà à savoir que les crânes de cristal du British Museum à Londres et de la Smithsonian Institution à Washington sont des faux, comme celui du musée du Quai Branly à Paris.


Par contre, le crâne dit « à la croix reliquaire » a bien été fait à la main. Il a du être taillé quelques temps avant ou peu après la conquête espagnole.



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Crâne de Anna Mitchell-Hedges . image Galde Press Inc, Etats-Unis)



Enfin, et c’est le plus surprenant, concernant les deux derniers crânes analysés, le porte parole du British Muséum a déclaré : « j’ai peur que nous ne soyons pas en mesure de faire des commentaires sur les deux autres crânes » …. » L’équipe a reçu pour consigne de ne pas faire de commentaires ».


Pourquoi ? Qu’ont découvert les scientifiques qui soit si embarrassant à révéler ?



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Reconstitutions médico-légales du visage du crâne de Mitchell-Hedges. Cette femme est incontestablement de type amérindien. (en haut) Dessin de Richard Neave, du département d'art et médecine de l'université de Manchester. (en bas), Dessin de l'inspecteur Frank J.Domingo de la police criminelle de New York



Le British Muséum nie avoir réalisé ces analyses. Il est important de le souligner. Cependant, on peut également se demander pourquoi les deux journalistes auraient dit la vérité sur les deux crânes exposés à Londres et à Washington mais auraient menti pour le reste ? On peut également se demander pourquoi les représentants du British Museum n'ont pas réagi vivement face aux accusations des journalistes ?


Toujours est-il que nous nous retrouvons, dans l'hypothèse où les journalistes ont relaté la vérité, avec au moins deux crânes authentiques :



  • Le crâne de Anna Mitchell-Hedges

  • Le crâne à la croix reliquaire


 

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Objets analysés par le British Museum. (image Chris Morton et Ceri Louise Thomas)



Cela suffirait donc à accréditer cette affaire. Il faut tout de même savoir qu’un commerce de crânes en cristal existe depuis la fin du 19 e siècle et que bon nombres de crânes qui sont sur le marché sont des faux.



Les pouvoirs du cristal de quartz



 
La meule de joaillier n’a été introduite aux Amériques qu’après l’arrivée de Christophe Colomb en 1492.
Le cristal de quartz est, après le diamant, la matière la plus dure au monde. Il est impossible de sculpter cette matière à la main.


Selon les spécialistes de Hewlett Packard, il aurait fallu un an avec des outils modernes pour sculpter le crâne de Anna Mitchell-Hedges.

De plus, même avec nos outils, une pièce aussi précise et fragile se serait brisée sous les effets des vibrations et de la chaleur.


Le cristal de quartz fait aujourd’hui partie de notre vie. Le cœur de nos ordinateurs, où toute l’information est stockée, est une petite puce en cristal de silicium. Cette puce utilise les propriétés uniques du cristal pour stocker les informations.



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Crâne taillé dans la pierre à Palenque, au Mexique. (image Crazynd)



Selon les Mayas, les crânes de cristal seraient d’antiques ordinateurs. Ils contiendraient d’importantes informations sur les origines de l’humanité et son destin.


Le cristal de quartz est depuis peu à la pointe du progrès scientifique : instrumentation de mesure, télécommunications, système radar et sonar ….


Pourquoi les crânes ont-ils été précisément façonnés dans ce type de quartz ? Les civilisations considérées comme « primitives » avaient-elles des connaissances que nous ne possédons que depuis moins de 100 ans ?


Or, si on a fait un peu de minéralogie, on sait que sur une échelle de 1 à 10, le quartz a une dureté de 7. Il existe donc des pierres (topaze, corindon) qui peuvent rayer le quartz et donc servir à le sculpter.


Cependant, il se peut que ces pierres plus dures que le quartz ne se trouvent pas en Amérique du Sud.



Les crânes de cristal dans la culture Maya et Aztèque



Selon la légende Maya, les Itzas, venus de l’Atlantide, ont apporté les crânes avec eux. Atlantide se dit « Atlantiha » en langue maya.


Ce qui est intéressant c’est que l’Atlantide a toujours fait parti de la tradition orale des peuples amérindiens.
Cette « légende » se retrouve en Amérique du Sud, dans les textes des anciens Sumériens de Mésopotamie et bien sûr dans le Timée de Platon.

Comme le mythe du déluge, ce mythe semble universel.


A Tula, une métropole des Toltèques, vieille de plus de 1 000 ans, il y a un temple appelé « Temple des Atlantes ».
Derrière ce temple, il y a le mur de coatepantliau ou mur serpent, qui est orné de bas-reliefs.

Ils représentent une série de serpents avec un crâne humain à la place de la tête.

Les archéologues sont toujours perplexes.

Cette construction est dédiée aux « Atlantes ». Mais qui sont-ils ?


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Crânes gravés dans la pierre de l'édifice des Atlantes à Tula. (image Jimg 944)



Ce temple établit un rapport entre un mystérieux groupe d’êtres désignés sous le nom d’Atlantes et l’image du crâne humain.


Les prêtres mayas utilisaient les crânes lors de cérémonies dont la signification nous échappe.

Cependant, les crânes de cristal "authentifiés" sont anatomiquement parfaits. Celui de Mitchell possède une mâchoire articulée d’où leur surnom par les peuples amérindiens de « crânes qui parlent » et « crânes qui chantent ».



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Crânes sculptés dans la pierre à Chichen Itza. (image Joachim Pietsch)



Selon eux, les prêtres mayas utilisaient les crânes pour prévoir l’avenir en les faisant « parler »; un peu comme les ventriloques et leur marionnette.



La légende des crânes de cristal



Voici l’histoire et le message des crânes selon les descendants des peuples amérindiens :


Au commencement, il existait 12 mondes où une vie humaine était présente. La Terre était appelée « la planète des enfants ».
Les onze autres mondes ont rassemblé leurs connaissances dans une sorte d’ordinateur holographique, les crânes de cristal.



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Coatlicue, déesse de la vie et de la mort. Le visage est entouré de crânes. (image Rageforst).



Ces « Anciens » ont amené ces crânes sur Terre et ont fait don de la connaissance aux hommes.

Ils aidèrent les hommes à construire quatre grandes civilisations : Lémurie, Mu, Mieyhun et l’Atlantide.


Les 13 crânes étaient conservés dans une pyramide appelée « l’Arche ». Plusieurs civilisations ont été les gardiennes de l’Arche : les Olmèques puis les Mayas et enfin les Aztèques.
Ces derniers en auraient fait un mauvais usage.



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Crâne en pierre Maya. (image Bomba Rosa)



Les crânes furent dispersés par les prêtres Aztèques après la conquête espagnole. Ils devaient rester séparés car leur pouvoir collectif était trop puissant pour être utilisé avec sagesse par l’homme.


Le message des crânes est tout à fait d’actualité. Si l’homme continue a prendre à la Terre sans rien lui rendre en échange, le quatrième monde ou cinquième soleil, qui doit prendre fin le 21 décembre 2012, sera le dernier.



Les crânes de cristal ont-il un rapport avec l'avenir de l'humanité ?



Doit-on rejeter en bloc cette histoire considérée comme sacrée par les Indiens ? Existe t-il des crânes de cristal authentiques ?


Si nous supposons que certains crânes sont authentiques, pourquoi vouloir y mêler absolument une technologie extraterrestre comme on le lit trop souvent ?


Si l'on appréhendait ce type d'objet avec un peu plus de rationalité et sans se sentir obligé d'y mêler légendes, catastrophisme et petits hommes verts, les scientifiques seraient peut-être moins récalcitrants pour en parler.


Sommes-nous issus du cosmos ? Certains scientifiques le pensent et présentent des théories sérieuses.


Les peuples qui continuent aujourd’hui à transmettre la sagesse des crânes devraient être plus écoutés.

Si dans son inconscience et son avidité, l’homme ne prend pas rapidement conscience que la Terre, son unique refuge, ne peut continuer à être pillée sans graves conséquences, l’humanité disparaîtra avec elle.

Mystères - Enigmes - Les sphères de granit -

 
Sphères de Granit Le mystère des sphères parfaites.



Il existe disséminées sur la planète des sphères parfaites de granit appelées aussi parfois boules, certaines peuvent peser jusqu'a 12 tonnes, découvertes notamment dans les forêts du Costa Rica, elles représentent une énigme dont la science officielle n'a pas trouvé la solution.


On les découvre souvent éparpillées au hasard et plutôt dans des régions inhospitalières, de toute évidence elles seraient ouvres de la main de l'homme et l'on se demande encore comment en des temps anciens ceux-ci ont pu transporter ces sphères jusque leur position actuelle.




Pierres exposées au Musée du Costa-Rica.



On a localisé des sphères aux USA dans le Tennessee, l'Arizona , la Californie et l' Ohio, le professeur Marcel Homet archéologue et auteur du livre "Les fils du soleil" a découvert en 1940 dans la partie supérieure du Rio Branco au nord de l'Amazonie, une pierre ovoïde gigantesque de 100 mètres de long et 30 mètres de haut. Elle est couverte de symboles solaires qui ne sont pas un caprice de la nature, mais qui ont nécessités un travail de sculpture s' étendant sur des dizaines d'années et exécuté par un nombre incalculable d'artistes.



 



Dans le petit Etat du Costa Rica, en Amérique Centrale, au milieu d'une jungle inextricable, sur de hautes montagnes, dans les deltas des fleuves et sur des collines, on découvre dispersées de manière aléatoire, des centaines de boules artificielles de granit ou de lave. Leur diamètre va de quelques centimètres à près de 3 mètres. Actuellement la boule la plus lourde qu'on ait déterrée pèse environ 30 tonnes !


Le célèbre explorateur suisse Erich von Däniken nous rapporte en avoir découvert éparpillées sur un terrain plat, et placées en groupes au sommet de diverses collines. Certaines boules étaient toujours placées au centre de l'axe de la colline. Il en a aussi trouvé réunies et groupées selon un ordre étrange, dans la vase d'un fleuve, et dans la plaine de Diquis où règne une chaleur accablante, il découvrit 45 de ces sphères qui cuisent sous le soleil.




Sphère de Granit de 2,15 mètres de diamètre photographiée par Eric von Däniken.



Ces boules admirables sont-elles un caprice de la Nature ? Certaines d'entre elles sont-elles des boules de lave qui se seraient formées naturellement en dévalant les flancs d'un volcan ? S'agit-il de galets géants qui auraient roulés dans le lit d'une rivière durant des siècles et à qui la puissance de l'eau aurait donné cette forme sphérique parfaite ?



 

Erich von Däniken précise qu'il a dû parcourir, dans la région de Piedras Blanca, au sud-est, près de 100 km en Land-Rover, dans une jungle hostile où il fallait soulever la voiture au levier pour lui faire traverser certains virages et finalement elle refusa à un certain moment d'aller plus loin.


Ensuite après une heure de marche, assisté d'un guide expérimenté, il réussit à se trouver en face de deux énormes boules parfaitement sphériques et tout à fait impressionnantes par leurs masses au milieu de cette forêt. C'était justement parce que ces boules de Piedras Blanca "se trouvaient au plus profond de la jungle que cela valait la peine d'aller les filmer". Effectivement, il faut bien se poser la question de savoir comment ces objets sphériques de la forêt, qui vu leur perfection, ne peuvent qu'être qu'artificiels et remontent à n'en pas douter à une époque très reculée, se sont trouvés projetés inexplicablement, en pleine jungle.



 

Plusieurs possibilités



Soit ces boules ont été taillées (avec une habileté ahurissante qui reste à définir), il y a seulement quelques centaines d'années dans une carrière lointaine ( puisqu'il n'en existe aucune à moins de 100 km dans la région ) dans des blocs forcément plus lourds et dépassant au moins 24 tonnes pour les boules de 2,5 mètres de diamètre, pesant on le sait, près de 16 tonnes (une telle carrière ne manquerait pas d'être aperçue, vu le chantier qu'elle entraînerait ). Puis, on doit penser que ces boules ont été transportées par un moyen inconnu qui dépasse largement notre entendement au travers de toutes les embûches de la forêt et abandonnées là, pour une raison incompréhensible.



 

Soit que, et cela dépasse de loin les thèses officielles, que ces boules été placées là, avant l'arrivée de cette forêt ce qui nous plonge, dans des temps plus que préhistoriques où les hommes étaient incapables d'élaborer des objets d'une géométrie aussi parfaite qu'une sphère.


Soit encore plus fort, ce sont les dieux cités par les mythologies qui avec leur technologie supérieure ont élaboré ces blocs sphériques pour des raisons que nous ne pouvons évidemment pas encore comprendre, puisque l'existence réelle même de ces dieux est sujette à caution. L'un des précurseurs ayant préconisé cette thèse en France a été Jean Sendy auteur de l'ouvrage surprenant : "La Lune clé de La Bible" paru chez l'éditeur "Julliard" en 1968 et en collection de poche "J'ai lu" (n°208) en 1974 et on peut dire ainsi qu'il a initialisé une nouvelle discipline que l'on appelle "l'Astroarchéologie".

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Explications



Aujourd'hui, on n'a aucune explication de la part des archéologues sur les habiles sculpteurs et sur les techniques qu'ils ont utilisées pour réaliser ces superbes boules du Costa Rica dont ont a constaté, que quel que soit leur diamètre aucune d'entre elles ne présente la moindre irrégularité. La perfection de ces objets prouve effectivement que les artisans qui les ont fabriqués, connaissaient bien la géométrie spatiale et avaient à leur disposition des instruments techniquement bien conçus. A notre époque, nous ne pourrions réaliser une boule parfaite de 2,5 mètres de diamètre qui représente environ une aire de 5 mètres carrés et un volume de 8 mètres cubes, dans une roche aussi dure que le granit, qu'à l'aide de machines-outils programmables perfectionnées.


Il nous reste à découvrir comment ces extraordinaires artisans sont parvenus à réaliser ces objets avec une telle maîtrise, comment certaines boules ont été transportées jusqu'au sommet d'une montagne ou encore, on l'a déjà évoqué en pleine forêt vierge et dans quel but. Une légende locale raconte que chaque boule appelée Indians-ball ou Sky-ball par les indigènes représente le symbole de l'astre du jour notre Soleil.



 

Les archéologues réfutent cette interprétation, d'après eux à ce degré de latitude, le soleil a toujours été représenté par un cylindre, une roue ou un disque doré mais jamais par une forme sphérique, pas plus chez les Incas que chez les Mayas ou les Aztèques. D'ailleurs les indigènes eux-mêmes rechignent à conduire les visiteurs sur les sites recelant ces boules parfaites, ils les considèrent comme des objets sacrés et les emplacements sont des sanctuaires interdits.



Conclusion



En 1940, l'United fruit Company défricha les marais et les bois au pied de la Cordillera Brunquera, dans le territoire du Rio Diquis et à cette occasion l'archéologue Doris Z. Stone découvrit de nombreuses boules parfaitement sphériques artificielles. Elle rédigea un rapport détaillé se terminant par cette constatation tout à fait résignée : "Nous devons classer les boules parfaites du Costa Rica parmi les énigmes mégalithiques indéchiffrables."



 

Voilà donc encore un élément insolite qui nous invite une fois de plus, à nous interroger sur l'extraordinaire passé des civilisations disparues, dont les seuls vestiges en pierre découverts de nos jours, sont pour nous un grand mystère.

Mystères - Enigmes - explosion de Toungouska en Sibérie

 
Qu’est-ce qui a frappé la Sibérie en 1908 ?



La plus puissante explosion répertoriée ébranle toute la région de la Toungouska (ou Tunguska), au cœur de la Sibérie, dans la matinée du 30 juin 1908.

Elle arrache tous les arbres et brûle les animaux. Heureusement, cette région est peu peuplée et seulement deux victimes sont à déplorer.

Depuis 1927, les scientifiques cherchent à identifier la cause de la catastrophe de Toungouska.



Une explosion au cœur de la Sibérie



L'objet de la Toungouska est tombé le 30 juin 1908, à 7h 17mn 11s heure locale à 60 km de la petite ville de Vanavara. Le cataclysme est survenu précisemment dans la région de la Toungouska Pierreuse, en Sibérie centrale, à 800 km au nord-ouest du lac Baïkal.


Les habitants de la région ont raconté que, juste avant l’explosion, ils ont vu une boule de feu fendre l’air, et, à Kirensk, à environ 400 km de là, des témoins ont parlé d’une « colonne de feu ».


Les ondes de choc sont si violentes qu’un cheminot du Transsibérien crut que sa locomotive avait explosé. Il se trouvait pourtant à 560 km du point d’impact.


60 millions d'arbres sont brutalement couchés sur le sol et brûlés. A moins de 20 km de l’épicentre de Toungouska, environ 700 rennes et tous les chiens sont brûlés vifs. Tentes, nourriture et stock de bois des nomades partent également en fumée.




Photo de 1927 (Sélection du Rider's Digest)



Les incendies brûlent pendant deux semaines et l’on peut voir une énorme colonne de flammes à plusieurs centaines de kilomètres de distance.
Poussières et débris sont projetés dans l'atmosphère.


Les témoins rapportent également que juste après l'effroyable bruit qui suivit l'explosion, le sol se crevassa. Au même moment, le séismographe de l'Observatoire d'Irkoutsk enregistre un séisme de magnitude 5 qui durera 51 minutes.




N. A. Strukov, 1928



Des perturbations magnétiques ont été enregistrées suite à l’explosion. La perturbation a duré plus de 6 heures. La tempête magnétique fut si intense que les boussoles de l'Observatoire d'Irkoutsk furent inutilisables à 977 Km de l'épicentre.


Les autorités impériales russes passent l’évènement sous silence. Aucune allusion n’est donc fait dans la presse internationale.


Ce n’est qu’après la révolution que le gouvernement soviétique charge un scientifique, Leonid Kulik, d’enquêter sur l’explosion.



Des indices contradictoires



Kulik conduit la première expédition au début de l’année 1927. Il part avec la certitude que l’explosion est due à une météorite entrée en collision avec la Terre.

Arrivé sur le site, il remarque que les troncs des pins sont déracinés par milliers. En explorant le périmètre de l’aire dévastée, il constate que les cimes des arbres sont toutes tournées dans la direction opposée à celle d’un endroit qu’il pense être le foyer de l’explosion.


Le scientifique découvre également des douzaines de trous très larges. Ce qu’il ignore à ce moment-là c’est que ces cavités sont très nombreuses dans toute la Sibérie. Elles sont dues aux fortes variations climatiques dans la région.




Leonid Kulik



Persuadé qu’une météorite est responsable de la catastrophe, Kulik rapporte de son expédition des indices confus et contradictoires.

A aucun moment, il ne fait allusion à l’absence de cratère. Si une énorme météorite avait frappé la Terre, elle aurait laissé des traces de son impact, en l’occurrence un cratère.


Les expéditions modernes n'ont à ce jour récolté aucun fragment de la météorite mis à part de petites sphérules de silicates et de métal, certaines renfermant des gaz.
On sait que la formation de telles structures n'est possible qu'à de très hautes températures.




Photo des microparticules (Université de Bologne)



Deux autres expéditions sur le site ont eu lieu en 1928 et en 1929-1930 qui n’apportèrent rien de nouveau.


Les autorités russes ont accepté que des scientifiques étrangers viennent sur le site à partir de 1989. Il est bien sûr regrettable qu’un tel retard ait été pris car la nature a repris ses droits et a recouvert rapidement les traces de l’impact.



Des effets semblables à la bombe d’Hiroshima



Après le lancement de la bombe atomique sur Hiroshima, en août 1945, on a mis en évidence des analogies entre l’explosion sibérienne et une déflagration atomique.

A Hiroshima, on a observé que peu de dommages autour du point d’impact. Plus curieux, les plantes et les arbres ont repoussé, sur les deux sites, à une vitesse extraordinaire.
La croissance des végétaux serait de l'ordre de 5 à 10 fois plus rapide que la normale d’après les chercheurs soviétiques.




Le site aujourd’hui (Université de Bologne)



Ils ont également notifié que des mutations seraient apparues sur certaines espèces d’insectes. Leurs propos sont cependant contestés par les chercheurs européens. Il y a donc un doute sur ces mutations qui ne pourraient être dues qu’à une augmentation de la radioactivité.


Les témoins sibériens ont parlé d’un gigantesque nuage de fumée après l’explosion, ce qui évoque le champignon provoqué par les armes nucléaires.




Bombe d'Hiroshima. Library of Congress



Si les traces laissées ressemblent à celles d’une bombe atomique, il est absurde de penser qu’une explosion nucléaire ait pu se produire 40 ans avant l’invention de l’arme atomique.



Un objet venu de l’espace



De minuscules morceaux de silicate et de magnétite ont été retrouvés dans les arbres proches du point d’impact.
L’étude de ces matériaux a montré clairement qu’ils provenaient du cosmos. Ce qui s’est abattu en Sibérie en 1908 venait-il de l’espace ?




Le site en 1991 (Université de Bologne)



Certains commentateurs ont bien sûr tout de suite évoqué un vaisseau spatial. Les matériaux retrouvés étaient, pour eux, les débris d’un engin extraterrestre qui se serait désintégré en pénétrant dans l’atmosphère.


Leur hypothèse était étayée par des témoignages d’habitants disant avoir vu un objet cylindrique dans le ciel, descendant lentement vers la Terre, puis changeant subitement de direction.



Les différentes théories



Trois hypothèses principales s’affrontent actuellement sans qu’aucune d’ailleurs soit totalement satisfaisante :

  • L'explosion d'une petite comète (théorie des astronomes F.Whipple en 1930 et L.Kresak en 1978)

  • L’impact d’un astéroïde pierreux (théorie du géochimiste Yevgeniy Kolesnikov)

  • L’impact d'une météorite mixte (théorie de S.N.Blazhko et Yu V.FilippovYu)


 
Pendant longtemps, les experts ont affirmé que l’explosion avait été provoquée par un fragment de comète entré en collision avec l’atmosphère terrestre, donc à plusieurs kilomètres au-dessus du sol.


Cela expliquait la nature des dégâts provoqués par l’onde de choc et l’absence de cratère.




Le grand cratère de Barringer, en Arizona, est d'origine météorique.



Cependant, cette théorie est loin de tout expliquer et est aujourd’hui abandonnée.


Il pourrait également s’agir d’un météoroïde dont la définition est : un objet interplanétaire dérivant des astéroïdes ou des comètes dont la masse se situe entre 10-9 et 108 kg, soit plus grand qu'une molécule et plus petit qu'un astéroïde (définition de L'Union Astronomique Internationale).
C’est plutôt flou et cela ne nous donne pas la solution de l’énigme.




Vue aérienne de la réserve naturelle de Toungouska (Université de Bologne)




Actuellement, malgré les très nombreuses expéditions, les scientifiques ne savent pas avec certitude s'il s'agit d'une comète, d'un astéroïde ou d’un autre objet.


La région de Toungouska est presque déserte. Si elle avait été plus peuplée, le bilan aurait été effroyable. Ce qui est plus inquiétant c’est que nul ne peut dire si ce phénomène encore non expliqué se reproduira et où.
 Ninnenne     
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MessageSujet: Re: Mystères - Enigmes -(dans le Monde)   Dim 14 Déc - 13:05

Mystères - Enigmes - civilisation de Fontainebleau -






Sans le savoir, tous les dimanches, des milliers de promeneurs de la forêt de Fontainebleau passent peut-être devant les vestiges d’une civilisation inconnue.

La forêt de Fontainebleau est l'une des plus grandes et plus belles forêts de France, elle s'étend sur 17 702 ha, auxquels il faut ajouter les 3 300 ha de la forêt domaniale des Trois Pignons.

Entre les arbres et les rochers aux formes fantastiques, on peut sentir cette atmosphère magique. Le mystère de la forêt de Fontainebleau a fait l’objet d’une vive controverse. La question se pose toujours : Fontainebleau a-t-il été le centre d’une ancienne civilisation inconnue ?



Le passé géologique de Fontainebleau



Le passé géologique de la forêt reste assez mal connu. Son passé historique encore plus. Jusqu’à vers 1830, l’ensemble du massif n’était qu’une énorme tache blanche sur la carte de l’Ile-de-France.

On ne fréquentait alors que les abords de l’antique « forêt de Bière », ancien nom du lieu. Même les brigands, qui échappaient là aux gendarmes royaux, hésitaient à s’enfoncer dans cette immense forêt.



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Les gorges d'Apremont, en forêt de Fontainebleau



Des légendes circulaient sur des habitants mystérieux qui hantaient la forêt. On disait que le Grand Veneur ou le Chasseur Noir veillaient. Gare à qui les rencontrait sur son passage ! Ils étaient toujours accompagnés d’une meute de chiens diaboliques.
Bien évidement, ces légendes écartaient curieux et promeneurs, à une époque, où la nature et la faune qui l’habitait étaient méconnues et considérées comme dangereuses.



Etude des grottes de Fontainebleau





Ce que l’on sait c’est que pendant plusieurs dizaines de milliers d’années, des hommes ont habité certaines grottes de la forêt. Ils y ont tracé de nombreuses figures et des signes qui continuent à poser des problèmes aux préhistoriens.



[size=16][/size]
par hassan bensliman



Ces signes s’échelonneraient, selon J.-L. Baudet, le chercheur qui les a le mieux étudiés, sur une période qui couvre près de 30 000 ans, de l’interglaciaire riss-würm jusqu’à l’âge de fer.
Les plus anciens signes sont très frustres : de simples lignes abstraites marquées dans le grès des rochers.

Les plus récents représentent des figures humaines ou animales, ainsi que des symboles plus élaborés, dont la signification exacte nous échappe.


Les spécialistes ont noté une ressemblance entre plusieurs de ces figures et celles trouvées dans d’autres sites préhistoriques énigmatiques.



Une écriture mystérieuse





On a également trouvé quelques tombes néolithiques au coeur de Fontainebleau. L’une d’elles est surmontée de blocs en forme de gisants. S’agit-il de blocs naturels ou aménagés par l’homme ?
Cette tombe a livré plusieurs petites sculptures de pierre. Elle a été fouillée au début des années 60 par le poète et archéologue amateur Robert Ganzo.

Les sculptures ont été contestées par les chercheurs officiels qui les considèrent comme de simples fantaisies de la nature.



[size=16][/size]
par hassan bensliman



Pourtant, il est à souligner que d’autres vestiges néolithiques ont été mis au jour autour de Fontainebleau.
De plus, certaines tablettes, retrouvées par R. Ganzo, dans une des tombes posent un problème archéologique considérable.
En effet, ces tablettes étaient recouvertes d’idéogrammes qui évoquent irrésistiblement une écriture.



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Quelques pétroglyphes du massif de Fontainebleau dessinés par Georges Nelh
(Initiation à l’Art rupestre du Massif de Fontainebleau, 1988)



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Quelques pétroglyphes du massif de Fontainebleau dessinés par Georges Nelh
(Initiation à l’Art rupestre du Massif de Fontainebleau, 1988)



L'écriture Hittite pictographique a été créée aux environs de 1500 avant notre ère.



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Ecriture hiéroglyphique hittite provenant de Karkemish (Ankara, Musée Hittite)



Pourtant, il existe plusieurs autres exemples d’écritures préhistoriques, antérieures aux civilisations du Proche-Orient.
L’énigme de Glozel, dans la haute Loire française, est une des plus controversée.


Les tablettes de Tartarie, datées de 4 000 ans avant notre ère, sont un autre sujet de controverse. En effet, ces tablettes ont été retrouvées en Transylvanie. Cela laisserait donc supposer que l’écriture n’est pas née en Mésopotamie, berceau de la civilisation de Sumer, mais au cœur des steppes de l’Europe orientale.



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Tablette de Tartarie (Museum of History of Transylvania, Cluj-Napoca, Roumanie)



La communauté scientifique argue que la datation au carbone est tout simplement erronée.


Il y a une certaine ressemblance entre les idéogrammes de Fontainebleau et les caractères laissés par la civilisation hittite.



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Quelques pétroglyphes du massif de Fontainebleau dessinés par Georges Nelh
(Initiation à l’Art rupestre du Massif de Fontainebleau, 1988)



Faut-il pour autant faire des anciens habitants du massif de Fontainebleau les ancêtres des tribus qui sont parties coloniser l’Orient ?



Les rochers de Fontainebleau





Ce sont sans doute les plus visibles et étranges vestiges du passé de Fontainebleau. Il est difficile de ne pas s’interroger sur leurs formes.


Là encore, la question se pose : ces rochers ont-il été taillés par l’homme ou par la nature ?



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Par Edith Guerin



On peut observer une exactitude figurative vraiment surprenante pour certains rochers. Certains reproduisent une otarie, un éléphant, des tortues géantes, un oiseau de proie …




Photo prise en 2006 - Pierre-Alain Laprée



Est-ce l’érosion naturelle qui s’est exercée au long des millénaires sur les formations rocheuses en grès ?




Par Edith Guerin



A notre connaissance, aucun de ces animaux, n’a évolué dans cette partie du monde, même à une époque lointaine. Mais que sait-on vraiment du passé de notre planète ?




E. Guerin



Nos ancêtres, dans les grottes, peignaient leur quotidien et les animaux qui les entouraient. Cette mystérieuse civilisation n’a-t-elle pas tout simplement voulu, elle aussi, retranscrire les animaux de la vie quotidienne ?




E Guerin



Il y a un peu trop de coïncidences et de fantaisies de la nature dans toute cette affaire.
Fontainebleau attend toujours que l’on veuille bien se pencher sur son passé. Peut-être qu’un jour, Fontainebleau deviendra le Stonehenge français.

Mystères - Enigmes - Les bijoux en or de Colombie








Certains musées, comme celui de Bogota, exposent des artefacts qui font l’objet de vives controverses. Dans ce cas précis, il s’agit de bijoux « zoomorphes » qui d’après certains auteurs seraient des avions.
L’affaire des « avions » en or de Bogota est très proche de celle du « planeur » égyptien exposé au Musée du Caire.


Dans les deux cas, il s’agit d’objets en apparence tout à fait ordinaires mais qui à un moment donné ont été présentés comme la preuve de technologies avancées très anciennes.


Comme toujours dans ce genre d’affaire, deux camps s’affrontent avec acharnement : ceux qui affirment que ce sont de simples bijoux figurant des animaux et ceux qui argumentent en faveur d’avions.



Description de l’ "avion " en or





Il faut souligner qu’un objet en particulier a fait l’objet d’une étude. L’objet mesure 35 mm de long sur 30 mm de large et 10 mm de hauteur.

Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous, en vue de profil, l’objet pourrait ressembler à un avion ou à un animal.



Ce bijou précolombien possède à l’une de ses extrémités un demi-anneau qui devait permettre de pouvoir le porter en pendentif.




Bijou zoomorphe ou avion ? (Objet exposé au Museo del Oro de Bogota). image Claudio Ruiz



L’objet est en tumbaga, c’est-à-dire un alliage d’or et de cuivre. Il fait partie d’une vaste collection qui est exposée au Museo del Oro de Bogota.
La plupart des objets ont été réalisés entre le Ve siècle et l’arrivée des conquistadores.



Du bijou à l'avion





L’affaire a commencé dans les années 1950 alors que la collection précolombienne est exposée dans plusieurs musées du monde.

Au Metropolitan de New-York, un technicien du nom d’Al Jahle exécute des moulages de plusieurs objets.

Les moulages ont été ensuite confiés à Emmanuel Staub, maître-orfèvre, réputé pour effectuer des répliques destinées aux musées.




L'un des objets de la collection de Bogota. image Neuglex




Plus tard, Staub envoya l’un des moules à Ivan T.Sanderson qui est l’homme qui lança toute l’affaire.
Ivan T. Sanderson (1911-1973) était un naturaliste et un écrivain qui est devenu célèbre pour sa passion pour la cryptozoologie.

Cependant, c’était également un scientifique qui a fait un travail remarquable sur le monde animal dans son environnement naturel à une époque où les analyses étaient effectuées majoritairement sur des cadavres ou des animaux empaillés.


Parallèlement à son travail de naturaliste, Sanderson s’intéressait beaucoup à tout ce qui sortait de l’ordinaire. 

Il fut l'un des premiers disciples de Charles Fort. Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages de cryptozoologie portant sur le Yéti, le Sasquatch ou les monstres lacustres.


Il a fondé la Society for the Investigation of the Unexplained  (SITU) en 1965.




Bijou zoomorphe de Bogota. image Inyucho



En recevant le moulage, Sanderson fit une liste de tous les animaux, capables de voler et familiers des Indiens.

Il pensa également aux poissons-volants ou aux requins.
Mais, aucun de ces animaux, à ses yeux, ne pouvait représenter cet objet. Après de nombreuses cogitations, il en arriva à la conclusion qu’il pouvait s’agir d’un avion et plus particulièrement d’un avion à ailes delta.
Il envoya un moulage à un ingénieur en aérodynamique, Arthur Young, concepteur de l’hélicoptère Bell.




Objet de la collection de Bogota. image Neuglex



Sa réponse fut décevante pour Sanderson car l’ingénieur admit qu’il y avait une certaine ressemblance mais que les ailes étaient très mal placées et que l’avant ne ressemblait en rien à celui d’un avion.

Donc pour lui, il ne s’agissait absolument pas d’un avion.

Sanderson ne s’avoua pas vaincu et envoya un autre moulage à un autre ingénieur, Jack A.Ullrich qui se montra bien plus enthousiaste en comparant l’objet à un Convair  F-102 Delta Dagger.




Convair  F-102 Delta Dagger. image James Gorden



Un ancien technicien de l’US Air force alla encore plus loin en soulignant que les ailes de l’objet étaient légèrement recourbées vers le bas et qu’il s’agissait d’un avion à aile delta capable d’évoluer sous l’eau.


Pour Ivan T.Sanderson, l’objet aurait donc été conçu en se basant sur la morphologie des poissons-volants car il y a une ressemblance évidente entre l’objet et ces poissons.
Ses théories sur l’existence d’anciennes civilisations très avancées sont détaillées dans plusieurs ouvrages dont Investigating the Unexplained et Invisible Residents.



Avion ou animal ?





Chaque camp défend avec force sa théorie et il ne m’appartient pas de trancher. Toute cette affaire nous ramène à la fameuse théorie d’anciennes civilisations qui auraient laissé des traces dans la mémoire des hommes.
Cependant, dans ce cas précis, il faut quand même souligner que la collection précolombienne contient de très nombreux objets zoomorphes.

Pourquoi voir dans cet objet-là autre chose qu’un animal ? Sanderson lui-même a reconnu qu’il ressemblait beaucoup à un poisson-volant.




Bijou en or zoomorphe de Bogota. image Claudio Ruiz



La famille des Exocoetidae ou poissons volants est une famille de poissons marins qui comprend 70 espèces.

Les Indiens ont dû être fascinés par ces drôles de poissons qui volent et ont pu tout simplement vouloir le reproduire.


Il semblerait que l'on n'ait retrouvé aucun dessin, ni aucune sculpture pouvant faire penser que les civilisations précolombiennes savaient ce qu’était un avion.


Cependant, quoi que l’on puisse dire, ce type de dossier n’est jamais refermé car ceux qui « croient » ne sont pas prêts à renoncer à leurs convictions.

Mystères - Enigmes - Le labyrinthe de Cnossos







Le labyrinthe de Cnossos



Construit en Crète à partir de 1 700 ans avant notre ère environ, le palais de Cnossos avec ses innombrables pièces entrelacées, est certainement le Labyrinthe que la mythologie attribue au Minotaure.

Mais que se cache t-il réellement derrière la légende du Minotaure ? Le palais de Cnossos était-il vraiment un palais ?



Mythe du Labyrinthe et du Minotaure



Ce sont les auteurs anciens qui nous ont rapporté cette légende. Tous leurs récits sur la Crète tournent autour du Labyrinthe.

Monstre à corps d’homme et à tête de taureau, le Minotaure était le fils de Pasiphaé, femme de Minos, et d’un taureau envoyé par Poséidon, dieu de la Mer.




Sculpture de Poséidon. image Arte Molto Brutta 2



Dédale est l’architecte supposé de ce Labyrinthe. Originaire d’Athènes, il a été forcé de s’exiler pour avoir tué son neveu.
Il se réfugie en Crète, où le roi Minos, fils de Zeus et d’Europe, lui demande de construire un édifice pour y enfermer le Minotaure.


Dédale imagine alors le Labyrinthe, « palais de la double hache », aux salles et aux couloirs si enchevêtrés qu’on ne peut en sortir.




La célèbre fresque des dauphins dans le palais de Cnossos. image Nenyaki



Plus tard, Minos ayant vaincu Athènes, la cité asservie doit payer un tribut de sept jeunes hommes et sept jeunes femmes, chaque année.


Les victimes sont enfermées dans le Labyrinthe et sacrifiées au monstre. Ces sacrifices continuent jusqu’au jour où le héros Thésée tue le Minotaure. Grâce au fil déroulé par Ariane, fille de Minos, le vainqueur peut sortir des inextricables couloirs.




Le taureau est très présent sur les fresques de Cnossos. image Jorge 11



Pour avoir déplu au roi, Dédale et son fils Icare sont enfermés dans le Labyrinthe. Ils s’en échappent en se fabricant des ailes avec de la cire. Icare s’approche si près du Soleil que ses ailes fondent. Il est alors précipité dans la mer, près de Samos, évènement à l’origine de la mer Icarienne.



La découverte du palais de Cnossos



En 1894, l’archéologue sir Arthur Evans arrive en Crète pour rendre la vie à l’île du roi Minos.
Sous les vestiges grecs et romains, il trouve de nombreux témoignages de la civilisation minoenne.


En 1900, Evans entreprend le dégagement du palais de Cnossos. Très vite, il met au jour une profusion de salles, de couloirs qui permettent d’éclairer les légendes d’un jour nouveau.




Ruines de Cnossos. image James Preston



Cette architecture très complexe est sans doute à l’origine des récits mythologiques sur le Labyrinthe.

D’autant plus que de nombreuses fresques et sculptures représentant des taureaux ont été retrouvées.
Evans a voulu restituer les grandes lignes du palais de Cnossos. Il a relevé les murs, les a peint de couleurs violentes et a donné des noms aux différentes salles.
Cette reconstitution est aujourd’hui très controversée.

En effet, si ces restaurations attirent un grand nombre de touristes, c’est du point de vue archéologique, une véritable catastrophe car les « morceaux » du complexe ont été choisis de manière arbitraire.




Restauration d'une partie du palais de Cnossos. image Phileole



Par contre, on doit à Evans une chronologie de la civilisation minoenne. Dans son œuvre maîtresse, The Palace of Minos at Cnossos, qu’il publie en 1930, il propose une chronologie en trois périodes, fondée sur la céramique.



La Crète minoenne



Les vestiges retrouvés, qui datent du IIe millénaire avant notre ère, montrent une civilisation brillante, qui utilise une écriture pictographique, et une économie riche, fondée sur le commerce.


L’histoire de cette civilisation est marquée par des ruptures brutales. Aux alentours de 1750 avant notre ère, survient une catastrophe qui ravage l’île et abat les palais. Il s’agissait sans doute d’un tremblement de terre.


La Crète se relève rapidement. Les palais sont reconstruits, encore plus grands et complexes.




Véranda des gardes du palais de Cnossos dessinée par sir A.Evans, 1935



Vers 1570 avant notre ère, un deuxième tremblement de terre, en rapport avec l’éruption du Santorin, détruit de nouveaux les palais.

Cela n’empêche pas la civilisation minoenne d’atteindre son apogée.





Les murs sont recouverts de fresques. image Phileole



Vers 1450 avant notre ère, cette civilisation disparaît brutalement. La catastrophe n’est pas, cette fois-ci, naturelle. Il s’agit d’invasions venues de Grèce. De nombreux objets crétois, preuves du formidable butin, ont été retrouvés sur le continent, à Mycènes.



Quelle était la fonction du « palais » de Cnossos ?



Pourquoi ce palais a-t-il joui d’une aussi mauvaise réputation ? Peut-être qu’il ne s’agissait pas d’un palais mais d’un sanctuaire. Un sanctuaire dans lequel des victimes auraient été immolées. Ou, peut-être était-ce un lieu sacré servant de cimetière ?
En effet, certains archéologues contestent au gigantesque édifice dégagé à Cnossos sa vocation de palais d’habitation.




Une des pièces du palais de Cnossos. image Cocoate.com



Ils ont constaté que le lieu géographique était peu judicieux pour un palais : exposé, difficile à défendre.

De plus, les sources sont peu nombreuses autour du palais. L’approvisionnement en eau de toute une population aurait posé des problèmes.



Les salles, présentées comme des appartements royaux, s’avèrent être plutôt des sous-sols humides, dépourvus de fenêtres.

Enfin, ce « palais » ne dispose ni de cuisines, ni d’écuries.




Vestiges d'un portique solennel, fortemment restauré par Evans. image Gbaku



Selon l’archéologue allemand Hans Georg Wunderlich, le palais aurait été un immense mausolée destiné à recevoir les morts. Il n’aurait donc jamais été habité.


Selon lui, les hautes jarres de terre ne contenaient pas du grain ou de l’huile mais étaient des urnes où les cadavres étaient conservés dans du miel.

De même, les silos de pierre seraient en réalité des sarcophages.




Urnes et vases retrouvés à Cnossos. image Nenyaki



Cette théorie est séduisante et collerait parfaitement à la légende d’un palais « maudit », abritant un monstre.
Cependant, aucun squelette n’a été retrouvé ce qui ébranle fortement la théorie du sanctuaire.



En fait, les deux théories ne sont pas vraiment convaincantes au vu des découvertes.

On imagine mal un roi s’installant dans des pièces sans fenêtre. De même, l’absence de cuisines et d’écuries est inconcevable pour un édifice d’une telle importance.


Le mystère reste donc pour le moment non résolu. Mais, les fouilles se poursuivent et Cnossos nous livrera peut-être un jour tous ses secrets.

Mystères - Enigmes - La guerre de Troie -






Remparts de Troie





L’Iliade, où Homère fait le récit de la guerre de Troie, est l’une des plus importantes épopées antiques. Des générations d’écoliers ont été captivées par ces héros, des combats sanglants et une ruse historique qui a donné la victoire aux Grecs sur les Troyens.

C’est une œuvre magistrale mais se fonde t-elle sur la réalité ?
Un archéologue amateur a découvert la cité de Troie mais y a-t-il le moindre indice qu’une bataille ait eu lieu ?
L’histoire du cheval de Troie appartient à la culture occidentale mais semble assez éloignée de la réalité historique.


A partir de 1 450 avant notre ère, en mer Egée, la puissance mycénienne domine celle de la Crète. Les Achéens, héros de l’Iliade et de l’Odyssée, parlent grec, édifient d’imprenables forteresses et vivent une histoire légendaire et mouvementée.

L’Iliade et l’Odyssée décrivent des évènements qui se seraient déroulés en 1 200 avant notre ère.



Les origines de la guerre de Troie



Pâris, fils du roi de Troie, Priam, est à l’origine du conflit. Appelé à juger de la beauté des déesses de l’Olympe, il élit Aphrodite, divinité de l’amour, qui lui a promis la plus belle femme de la Grèce, Hélène, épouse de Ménélas, roi de Sparte.
Pâris conquiert Hélène. Elle abandonne pour le suivre sa cité, son mari et sa fille. Pour venger son frère bafoué, Agamemnon, le puissant roi de Mycènes, organise alors une expédition destinée à détruire Troie.




Mycènes. Vestiges du palais d'Agamemnon. image Arkntina



Cette légende relève plus de la mythologie que de l’histoire. Les historiens grecs du Ve siècle avant notre ère ont apporté à la tradition homérique des explications historiques et politiques.
Pour certains, les Troyens représentent les éternels ennemis de la Grèce. Pour d’autres, le conflit décrit par Homère symbolise la première tentative de rassemblement des Grecs en vue d’une conquête.


Les trouvailles archéologiques ne semblent pas du tout confirmer cette « réalité historique «.



La guerre de Troie a-t-elle eu lieu ?



Longtemps, la plupart des auteurs ont affirmé son authenticité. Le grand historien grec Thucydide soutient qu’il y a eu une guerre de Troie, mais il est né en 460 avant notre ère, soit plus de 800 ans après les évènements supposés.


Homère demeure donc notre seule véritable source. Le problème c’est que personne ne sait qui il était, d’où il venait, ni par quel biais il connaissait les détails de cette histoire.
Si Homère a vraiment existé, le poète vivait entre 900 et 700 avant notre ère, c’est-à-dire au moins quatre siècles après les faits qu’il relate.

On sait en fait peu de choses sur le plus grand poète de l’Antiquité. Certains érudits contestent d’ailleurs à Homère la paternité de l’Odyssée, le récit du périple d’Ulysse après la guerre de Troie.




Buste d'Homère exposé à Rome



Les historiens se sont donc demandé si la cité de Troie n’était pas elle-même un mythe. En effet, personne ne savait où elle se trouvait, et beaucoup la soupçonnaient de n’être que le fruit de l’imagination des Grecs, un symbole destiné à glorifier la puissance d’Athènes.



La découverte de la cité de Troie



Un homme d’affaires allemand est à l’origine de l’une des plus fabuleuses découvertes archéologiques de tous les temps.

Après avoir amassé une fortune considérable, Heinrich Schliemann s’emploie à trouver les preuves qui établiraient la véracité de l’épopée homérique. Cet homme rêve de Troie depuis qu’il a reçut pour ses huit ans « l’Histoire universelle pour les enfants », un livre illustré où sont représentés les héros de l’Iliade.


En six semaines seulement, il apprend par cœur les 25 000 vers de l’Iliade et l’Odyssée.
Il recherche d’abord le palais d’Ulysse, puis la cité de Troie.




Vestiges de la cité de Troie. imagemyhsu



En 1871, utilisant les textes grecs pour guider ses fouilles et aidé par une centaine d’ouvriers, il commence à dégager la colline d’Hissarlik, sur la côte turque de la mer Egée.

Il découvre alors les superposées de sept cités, dont la plus ancienne remonte à la fin de l’âge du bronze, vers 2 500 avant notre ère. La seconde est recouverte d’une épaisse couche de cendres.




Vestiges de la cité de Troie. image myhsu



Le 14 juin 1873, il met au jour près de 8 700 coupes, anneaux, bracelets d’or et pierreries. Il l’appelle le trésor de Priam, du nom du roi de Troie que met en scène l’Iliade. En réalité, la couche dans laquelle le trésor est enfoui correspond à une époque antérieure de près d’un millénaire à celle de Priam.

Cette découverte a cependant montré de manière convaincante qu’une ville a effectivement existé sur le site de Troie.
Les archéologues ont baptisé la petite bourgade découverte du nom de Troie VII d'après l'ordre des couches archéologiques.


Les vestiges la montrent si petite et si pauvre que l’on ne comprend pas pourquoi les Grecs auraient levé une telle armée contre cette ville. Le site date de périodes antérieures à celles supposées de la guerre de Troie.


En 1876, il fouille le site de Mycènes et trouve des trésors qu’il attribue aux Atrides. Donc, à l’inverse, la ville du roi Agamemnon était riche.




Masque dit "d'Agamemnon". XVIe siècle avant notre ère. Musée archéologique d'Athènes. image Fuillu



Reste que la présence d’une ville ne prouve pas qu’elle ait été en guerre contre les Grecs.


Depuis, les archéologues ont découvert de hautes murailles tout autour de la cité qui suggèrent l’existence d’une société militaire. Mais, il n’y a aucun indice qu’une armée ait jamais campé à l’extérieur.

Pourtant, Homère évoque des forces assiégeantes de près de 110 000 hommes. Mais, les historiens sont persuadés que, s’il y a eut une guerre, elle n’a pas pu durer 10 ans, comme l’affirme l’Iliade.






Vestiges de la cité de Troie. image Britrob



Il s’agirait là des exagérations propres au genre épique car, à cette époque, les armées comptaient tout au plus quelques milliers d’hommes, et les campagnes ne se prolongeaient pas au-delà de quelques mois.



Et le cheval de Troie ?



Il nous reste donc la célèbre légende du cheval de Troie, animal de bois gigantesque à l’intérieur duquel les Grecs s’étaient glissés et grâce auquel ils parvinrent à pénétrer dans la cité.
Croyant qu’il s’agissait d’un don des dieux, les Troyens le firent entrer dans leurs murs.




Reconstitution du cheval de Troie. image Go Gap



On n’a trouvé aucun vestige d’un tel engin lors des fouilles, et rien ne prouve que cette histoire se fonde sur un épisode réel.

Elle peut toutefois s’inspirer de machines de siège monumentales, dont l’usage à l’époque de la guerre de Troie n’est pas exclu.


Le rôle d’Hélène, la belle princesse grecque dont l’enlèvement par le prince troyen Pâris provoqua la guerre de Troie, est lui aussi sujet à caution.




Le cheval de Troie, détail d'une peinture de Giambattista Tiepolo



Selon Homère, sa beauté a suffi pour que des milliers de navires se lancent à sa recherche, mais aucun document historique de l’Antiquité ne mentionne son nom.



Mythe ou réalité ?



Les défenseurs du texte d’Homère estiment que la trame générale est exacte, même si certains évènements, recueillis par le poète au terme de plusieurs siècles de transmission orale, peuvent avoir été transformés.


Les conteurs auraient progressivement modifié l’histoire, en l’adaptant aux thèmes et aux héros traditionnels qu’ils avaient à leur répertoire.




Vestiges de l'amphithéatre de Troie. image Philip Downey



Nous ne pouvons trancher avec certitude. Les découvertes archéologiques n’ont pas permis à ce jour, de confirmer ou d’infirmer, cette épopée.


Il est fort probable que la cité de Troie ait bien existé. Il est également probable qu’une guerre ait eu lieu. Cependant, la bataille a certainement été largement embellie tant dans sa durée que dans les méthodes employées.

La ruse du cheval de Troie a été très probablement inventée de toutes pièces par les Grecs.
L’archéologie et les textes confirment l’existence d’un monde dirigé par des princes belliqueux.





Cheval de Troie. image Philip Downey



Si puissante et guerrière que soit la civilisation mycénienne, elle n’en sera pas moins détruite à son tour.
Vers 1 200 avant notre ère, elle disparaît brusquement, peut-être sous le coup de nouveaux envahisseurs ou de révoltes intérieures.


La Grèce a alors été plongée dans trois siècles d’obscurité.
Il n’en reste pas moins, que vraie ou non, nous continuerons, comme les Grecs, d’être fascinés par l’un des plus fascinants récits de tous les temps. En effet, ce sont les Achéens qui ont transmis à la Grèce l’héritage crétois. Leur souvenir est demeuré dans les poèmes homériques et s’est transmis jusqu’à nos jours.


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MessageSujet: Re: Mystères - Enigmes -(dans le Monde)   Dim 14 Déc - 13:10

Mystères - Enigmes - Le Mythe du Déluge -

 
 
Ce qui frappe le plus dans le mythe du Déluge c’est l’homogénéité de tous les récits. Que ce soient les Sumériens, les Africains, les Européens ou les Chinois, tous semblent avoir en mémoire une catastrophe planétaire qui aurait dévasté la planète plusieurs millénaires avant notre ère. 

Cette catastrophe, baptisée Le Déluge, a-t-elle une origine géologique ? 
  

C’est ce que les scientifiques ont pu prouver grâce à leurs récentes découvertes. 
  
  
Le Mythe du Déluge selon la Bible 
  
  
Les chapitres 6, 7, 8 de la Genèse, dans l’Ancien Testament, contiennent l’histoire du Déluge.
Dieu veut supprimer le mal qui a envahi la Terre et décide d’anéantir l’humanité corrompue. Un seul homme mérite d’être sauvé : Noé.
 
  

Dieu s’adresse à lui et lui ordonne de construire une arche pour y abriter les siens et un couple d’animaux de chaque espèce. 
  

Le récit biblique dit : « il y eut le Déluge pendant 40 jours sur la Terre. Les eaux montèrent de plus en plus sur la Terre et toutes les plus hautes montagnes qui sont sous tout le ciel furent couvertes. Les eaux montèrent quinze coudées plus haut, recouvrant les montagnes. 
  

Alors périt toute chair qui se meut sur Terre : oiseaux, bestiaux……et tous les hommes.
La crue des eaux sur la terre dura 150 jours. »
 
  
  
Quand les eaux baissèrent, Noé et les siens furent déposés sur le Mont Ararat, à partir duquel ils repeuplèrent la Terre. 
  
 
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Mosaïque de la basilique Saint-Marc, à Venise, qui illustre le Déluge 
 
 
Le Déluge dans le Monde 
 
 
Plusieurs mythes indiens relatent les mêmes faits. Le récit biblique a lui-même des origines sumériennes.
Dans cette version, Noé se nomme Ziousoudra.
 
 

Au total, 13 récits du Déluge sont arrivés jusqu’à nous. 
 

L’épopée de Gilgamesh qui nous vient d’un récit babylonien met en scène un héros que l’on retrouve souvent figuré sur nos églises romanes. 
 
 
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Onzième tablette de l'Epopée de Gilgamesh sur laquelle Utnapishtim relate son expérience au héros 
 
 
Tous ces récits s’accordent sur un point : le Déluge aurait eu lieu entre – 3 500 et – 3 300 avant notre ère. 
 
 
Les premiers vestiges géologiques du Déluge 
 
 
En 1929, des fouilles archéologiques sur le site de l’antique ville sumérienne d’Our, révèlent une couche argileuse de plus de 2 m. 
 

Les analyses prouvent qu’il s’agit d’un dépôt laissé par les eaux.
Mais, ce qui est encore plus intéressant c’est que les vestiges d’une civilisation sont présents sous cette couche.
 
Cette couche est en quelque sorte une rupture brutale dans l’histoire. Son épaisseur indique que l’inondation a été hors du commun. 
 
 
D’autres fouilles effectuées à Babylone, Shourouppak, Ourour, Kish, Tello, Ninive et Fara ont mis à jour la même couche sédimentaire. 
 
 
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A Our, dans l'ancien pays de Sumer, les couches statigraphiques indiquent de très fortes précipitations 
 
 
Les découvertes récentes 
 
 
En 1998, deux géologues américains publient un livre « Noah’s flood ». Leur conclusion est la suivante : « ce que les textes anciens qualifient de « Déluge » n’a pas été la conséquence de précipitations d’une abondance et d’une durée exceptionnelles. Il ne se situerait pas entre le Tigre et l’Euphrate, et il serait plus ancien que l’on croyait ». 
 
 
Toujours en 1998, une expédition franco-roumaine établit une image des fonds de la Mer Noire. Cette étude montre l’existence de dunes de type « aérien », vieilles de 7 100 ans.
Ces dunes se trouvaient donc à cette époque à l’air libre.
 
 
 
Il y a 7 500 ans, des coquillages d’eau salée ont remplacé ceux d’eau douce dans toute la mer Noire.
Cette mer n’existait donc pas à ce moment là.
 
 
 
Une théorie révolutionnaire 
 
 
Dans leur livre publié en 1998, Ryan et Pitman formulent l’hypothèse suivante :
« A l’origine, il y avait à l’emplacement de l’actuelle Mer Noire, une dépression au fond de laquelle se trouvait un grand lac d’eau douce ».
 
 
 
Il y a environ 12 000 ans, un réchauffement de la planète mettait fin à l’âge glaciaire. La fonte des glaces provoqua une montée du niveau de la mer. 
 

Selon les auteurs américains, c’est une cataracte d’eau salée qui se précipita dans l’ancien lac « avec la puissance de 200 chutes du Niagara ». 
 
 
Un peuple « moderne » essaime la planète 
 
 
Les deux auteurs vont encore plus loin. Après les découvertes de vestiges _ céramiques, amphores, des restes de construction dont certains sont datés de 3 500 ans_, il est clair que la révolution néolithique ne provient pas de Mésopotamie. 
 
 
De là, les chercheurs tentent d’expliquer le bond en avant de l’humanité il y a quelques millénaires. 
Pour eux, ce peuple aurait fui les territoires de l’actuelle mer Noire pour créer les grandes civilisations, des Egyptiens pré-dynastiques aux Pro Indo-Européens. 
 
 
Jusqu’en 1998, les scientifiques étaient convaincus que ce « Déluge » s’était étalé sur plusieurs siècles. Ryan et Pitman avancent, eux, une période d’un an. 
 
 
La révolution du Néolithique 
 
 
Nous appartenons à la période appelée « holocène » depuis 12 000 ans. C’est à ce moment là que l’homme franchit une étape déterminante dans son évolution. 
 

En effet, il abandonne la cueillette et la chasse pour démarrer une économie de production : l’agriculture et l’élevage. 
 
 
De nombreuses inventions apparaissent alors : 

  • Apparition de la technique de la pierre polie qui permet de créer des outils mieux adaptés comme les haches ou les lames de faucille mais également de nouveaux objets tels les vases, les plats ou les bracelets 


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Outillage en pierre polie du Néolithique 
 
 
Apparition de l’agriculture, il y a environ 8 000 ans 
 
 
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Meule et pilon de pierre 
 
 
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Statuette en terre cuite du Néolithique qui est peut-être une image de la fertilité et des moissons 
 
 
Art de la céramique, il y a environ 6 000 ans 
 
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Céramique du Néolithique 
 
 
Essor de l’architecture  
Apparition de l’écriture, il y a environ 5 000 ans 
 
 
 
Révolution ou Evolution ? 
 
 
On ne peut nier qu’un bond en avant a été effectué au néolithique. Cette grande transition a abouti aux civilisations modernes. 
Cependant, il serait précipité d’en arriver aux mêmes conclusions que les deux scientifiques américains. 
En effet, si la période comprise entre 10 000 et 4 000 av.J.C témoigne du progrès le plus important de l’humanité, elle correspond également à la fin de la dernière période glaciaire.
De nombreux chercheurs voient dans le changement climatique le facteur déterminant de cette « révolution ».
 
 
 
 
 Le Déluge : une réalité prouvée 
 
 
Oui, il s’est bien passé un bouleversement important, il y a 7 500 ans.
On a la preuve que le niveau de la mer Noire a augmenté de 150 m à cette période.
 
Rien pour l’instant ne prouve que cette montée des eaux se soit effectuée en seulement un an.
D’ailleurs, s’agit-il bien du « Déluge » ?
 
 
 
Les différents vestiges de ce cataclysme n’ont pas été tous datés de la même période. Donc, selon les lieux, il n’y aurait pas eu « un » mais « des » Déluges. 
 
 
Difficile d’imaginer un seul cataclysme submergeant toute la planète.
Par contre, l’existence d’une période agitée apportant des phénomènes météorologiques très violents est quasiment certaine.
 
 
 
Origine du « Déluge » 
 
 
La question qui se pose est de savoir ce qui a provoqué ces cataclysmes en chaîne.
On évoque le basculement de la Terre sur son axe. Les océans auraient alors submergé les terres.
D’autres théories favorisent un « Déluge » étalé sur plusieurs siècles. Ce changement correspondrait au réchauffement consécutif à la fin de la dernière glaciation.
 
Si la notion de « Déluge » est aujourd’hui admise par tous, de nombreuses zones d’ombres subsistent. 
 
 
Des mystères non élucidés 
 
 
Il y a un premier point que personne n’a su expliquer pour l’instant. Les textes qui racontent le mythe du Déluge remontent à moins de 5 000 ans puisque avant cette date, l’écriture n’est pas sensée avoir existée.
Mais, les datations au carbone font remonter une partie du cataclysme à au moins 7 500 ans. Ce qui signifie que la tradition orale dut conserver ces évènements pendant au moins 2 500 ans. Comment ? Le mystère reste entier.
 
 
 
Selon la bible, Noé a été déposé en haut du mont Ararat. Cette montagne existe bien, elle est située en Anatolie, dans l’actuelle Turquie.
De nombreuses expéditions ont été menées pour chercher l’Arche de Noé. Mais, c’est en 1955, que les alpinistes français Navarra et De Riquier arrivent à dégager une partie de la structure de bois enfouie sous la glace.
Ils ramènent un morceau de poutre. Les analysent démontrent qu’il s’agit d’une pièce de chêne équarrie vieille de plus de 5 000 ans.
 
 
 
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Le Mont Ararat aujourd'hui 
 
 
La présence d’un navire avait déjà été signalée, notamment par des ouvriers turcs en 1839. 
 
Il est scientifiquement impossible que le niveau de la mer ait pu s’élever à 4 500 m d’altitude. Pourtant, on ne peut nier que les restes d’une construction en bois d’un navire reposent en haut du glacier. 

Une belle énigme pour les archéologues ! 

[size=24]Mystères - Enigmes - La Tour de Babel -


 
 
Parmi tous les récits bibliques, l’épisode de la tour de Babel est un bon exemple de conte moral puisqu’il met en garde contre l’excès d’orgueil. 
 

Cependant, ce récit n’est pas qu’une simple légende. En effet, Babylone et la tour de Babel ont bien existé.
Si l’on s’en réfère à tous les récits relatifs à la tour de Babel, toutes les races et les langues auraient surgi en ce lieu unique.
 
 

Quelle est l’origine de toutes les langues ? Ont-elles surgies de nulle part comme par magie ou par hasard ?
Existe-t-il des preuves scientifiques à l’appui des récits bibliques sur la tour de Babel ?
 
 

Bien qu’il n’existe aucun consensus de la communauté scientifique sur ces différentes questions, certaines découvertes archéologiques tendent à démontrer que Babylone et sa célèbre tour ont joué un rôle primordial dans l’histoire de l’humanité. 
 
 
Le récit biblique de la tour de Babel 
 
 
« Tout le monde se servait d’une même langue et des mêmes mots. Comme les hommes se déplaçaient à l’orient, ils trouvèrent une vallée au pays de Shinéar et ils s’y établirent. Ils se dirent l’un à l’autre : »Allons ! Faisons des briques et cuisons les au feu ! » 
 

La brique leur servit de pierre et le bitume leur servit de mortier. Ils dirent : » Allons ! Bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet pénètre les cieux ! Faisons-nous un nom et ne soyons pas dispersés sur toute la Terre ! » 
 
 
 
 
La tour de Babel de Bruegel 
 
 
Or Yahvé descendit pour voir la ville et la tour que les hommes avaient bâties. Et Yahvé dit : Voici que tous font un seul peuple et parlent une seule langue, et tel est le début de leurs entreprises ! Maintenant, aucun dessein ne sera irréalisable pour eux. Allons ! Descendons ! Et là, confondons leur langage pour qu’ils ne s’entendent plus les uns les autres. » 
 
 
Yahvé les dispersa de là sur toute la face de la Terre et ils cessèrent de bâtir la ville. Aussi la nomma t-on Babel, car c’est là que Yahvé confondit le langage de tous les habitants de la Terre et c’est de là qu’il les dispersa sur toute la face de la Terre. » 
 
Genèse, XI, 1-9 
 
 
Ce texte biblique raconte donc comment les descendants de Noé, qui parlent une seule langue, essaient de construire une tour assez haute pour toucher le ciel. 
 

En punition de leur vanité, les hommes perdent la possibilité de se comprendre et sont dispersés.
C’est donc là que se trouverait l’origine de la diversité des langues.
 
 
 
Le mythe de la tour de Babel est donc étroitement lié à celui de l’Arche de Noé et du Déluge. 
 
 
Histoire et mythe 
 
 
Il y a environ 5 500 ans, le long des rives de la Mésopotamie, des cités-Etats émergent. Les Mésopotamiens nous ont laissé le premier système d’écriture et leurs impressionnantes ziggourats. 
 
 
Une ziggourat est une structure de pierre, semblable à une pyramide, parfois haute de 100 mètres.
Elle est faite de plates-formes superposées de dimensions décroissantes. Chaque ziggourat est dédiée à un dieu local. Elle est surmontée d’un temple qui sert de lieu de passage à ce dieu lors de ses voyages sur Terre.
 
Ce qui est surprenant, c’est qu’il existe des ziggourats et des pyramides dans le monde entier. Certaines sont positionnées, au millimètre près, de la même manière. 
 

Il est difficile d’y voir un simple hasard. 
 
 
 
 
Ziggourat d'Our en Irak. By The Outback Traveler 
 
 
 
Comme il est dit dans le récit biblique, les ziggourats étaient construites en brique. 
 
 
La plus grande ziggourat est sans conteste celle qui se trouve à Babylone, sur les rives de l’Euphrate. 
 

Cette tour s’appelle Etemenanki « la demeure du ciel et de la terre ». Elle a très certainement servi de modèle à la tour biblique. 
 
 
 
La tour de Babel et Babylone 
 
 
Dans l’Irak actuel, à Babylone, on a retrouvé un immense mur de briques crues, seul vestige de la tour de Babel. 
 
 
Jusqu’au début du 20e siècle, tout ce que l’on savait de Babylone provenait des écrits de l’historien grec Hérodote (v.484-v.420 avant notre ère) et des récits bibliques. 
 
 
En 1899, des archéologues allemands entreprirent la première exploration poussée de Babylone. Les fouilles se poursuivirent jusqu’en 1917. Mais, beaucoup plus récemment, Saddam Hussein avait décidé de restaurer Babylone et sa tour. 
 

La guerre d’Irak a stoppé ce projet colossal. 
 
 
 
 
La porte d'Ishtar a été reconstruite au musée Pergamon de Berlin. By Rictor Norton & David Allen 
 
 
 
Babylone « La Porte du dieu » était le centre du culte du dieu Mardouk. Les vestiges de la cité, encore visibles, datent du roi Nabuchodonosor II (604-562 avant notre ère), qui avait entreprit une vaste reconstruction. 
 
 
 
 
Enceinte extérieure longue d'environ 18 km (à l'origine) qui protégeait Babylone 
 
 
 
Le récit de la bible est conforme aux découvertes archéologiques. La tour de Babel a bien été édifiée en briques cuites, solidarisées par du bitume.
Cette tour avait été érigée bien avant le règne de Nabuchodonosor II. Elle reposait sur une base carrée et mesurait 91 mètres de haut.
Elle dominait la cité de ses sept étages couronnés par un temple dédié au dieu Mardouk.
 
 
 
 
 
Guerriers qui décorent la porte d'Ishtar. By Rictor Norton & David Allen 
 
 
 
Les preuves archéologiques et les textes suggèrent que la plupart des ziggourats étaient peintes dans des teintes magnifiques, et abondamment décorées de tuiles émaillées et de sculptures dorées. 
 
 
 
 
Porte d'Ishtar. By Rictor Norton & David Allen 
 
 
 
Une inscription babylonienne affirme que la ziggourat d’Etemenanki était en « briques cuites émaillées d’un bleu resplendissant ». 
 
 
 
Grandeur et décadence de la tour de Babylone 
 

A l’époque de son édification, cette ziggourat est l’un des plus grands monuments que l’homme ait jamais érigés.
Les fouilles ont permis de reconstituer sa splendeur.
 
Reconstruite à plusieurs reprises, elle connaît son apogée sous Nabuchodonosor II. Au sommet de la ziggourat, le dieu Mardouk était représenté par une statue recouverte d’or et qui pesait 22 tonnes.
Mardouk était devenu le dieu principal de la Mésopotamie.
 
 
 
 
 
 
Reconstitution de la voie sacrée. 
 
 
 
Après la conquête perse, la tour est laissée à l’abandon. Quand il visite les ruines, en 331 avant notre ère, Alexandre le Grand, décide de redonner à la ziggourat son faste d’antan. Mais, 10 000 hommes suffisent à peine pour dégager le terrain en 2 mois. 
 
Alexandre abandonne alors son projet. 
 
Malheureusement, cette merveille a succombé aux ravages du temps et au pillage. Il n’en reste aujourd’hui que l’empreinte de l’énorme base carrée. 
 
 
Babylone à l’origine de toutes les langues ? 
 
 
Il existe environ 5 000 langues différentes aujourd’hui dans le monde. Il y a entre 50 et 200 souches sans rapport entre elles. 

Les chercheurs ont daté la langue indo-européenne, la plus connue, à environ 3 000 ans avant notre ère.
Cela se situe donc à peu près au moment des évènements de Babel. Après, c’est le flou le plus complet.
 
Nous savons beaucoup de choses sur les langues indo-européennes mais nous sommes très ignorants sur la langue mère. 
 
Un humain sur deux environ parle une langue indo-européenne. Cette unité linguistique est toute relative car si la souche est la même, le russe ou l’arménien est tout aussi incompréhensible pour un Français, que le basque ou le hongrois, langues non indo-européennes. 
 
 
 
 
Tablette du roi de Babylone Hammourabi 
 
 
Si l’on prend l’exemple des langues indo-européennes, cela voudrait dire que toutes ces langues sont issues de l’évolution d’une seule langue plus ancienne. 

Cette langue originale aurait donc été parlée il y a plusieurs millénaires, à une époque où l’écriture n’était pas née. 
 
Des peuples d’origines diverses, donc de langues différentes, ont travaillé à la construction de la tour de Babel.
Une inscription de Nabuchodonosor en atteste : »Tous les peuples de nations nombreuses (…) je (les) contraignis au travail. »
 

Cette diversité ethnique n’a pas empêché l’achèvement de la tour. 
 
 
 
 
Tablette gravée en écriture cunéiforme provenant de la cité de Babylone. By listentoreason 
 
 
Les cérémonies liées au culte de Mardouk font appel à des textes dans différentes langues régionales. Pour les visiteurs, la tour de Babylone devait représenter le foyer et la source d’une multitude de langages.
C’est peut-être là l’origine du mythe que nous a transmis la Bible.
 
 
 
Mais, peut-être également, ce récit exprime t-il la nostalgie d’un Âge d’or où tous les hommes parlaient le même langage ? Nul ne sait si ce rêve de compréhension et de paix a réellement existé. 

Mystères - Enigmes - Atlantide. La théorie des peuples...

Atlantide. La théorie des peuples nordiques 
  
  
Pour Jürgen Spanuth, le texte de Platon est à respecter. Les indices qu'il contient peuvent être précieux pour localiser enfin l'Atlantide. Le Timée et le Critias n'ont qu'un seul défaut : ils situent la chute de l'Atlantide dans les flots prés de neuf mille ans avant l'époque de Solon, soit cent quinze siècles avant la nôtre. 
Pour lui, ce n'est pas raisonnable. 
 
Ce docteur en théologie et en archéologie préfère situer l'engloutissement de l'Empire atlante au XIIe siècle avant l'ère chrétienne, soit á une époque compatible avec l'hypothèse crétoise et égéenne. 
  
Des vagues d’envahisseurs 
  
Jürgen Spanuth a été frappé de constater que, douze cents ans avant notre ère, des vagues d'envahisseurs venus du nord ont déferlé sur le bassin méditerranéen, à la fois par la terre et par la mer. 
C'est á cette époque-là que les Doriens arrivent en Grèce et détruisent la civilisation mycénienne. C'est à cette époque-là que les Phrygiens rayent de la carte l'Empire hittite. C'est à cette époque-là que les Philistins s'emparent de la Palestine et donnent leur nom à ce pays. 
  
Au même moment, en Égypte, les attaques des « Peuples de la mer » font courir un danger mortel á la civilisation des pharaons. Ramsès III devra engager toutes ses forces pour les repousser et les dissuader pour longtemps de revenir dans le delta du Nil. 
  
 
Les "Peuples de la Mer" illustrés sur les murs du temple de Médinet Habou, en Egypte. By Kairoinfo 40 
  
Des bouleversements géologiques 
  
Le XIIe siècle avant notre ère est également une période cruciale pour le paysage méditerranéen lui-même : le Sahara entre alors dans sa phase finale et définitive de désertification. 
  
Le relief des côtes du nord de l'Europe se modifie. De nombreux séismes ravagent le bassin oriental de la Méditerranée. Le volcan de l'île de Santorin explose. 
 
 
L'île de Santorin. By Ehpien 
 
Sur les parois du temple de Médinet Habou, Ramsès III a fait graver le récit de sa campagne victorieuse contre les Peuples de la mer. Sur ces bas-reliefs, on peut voir comment l'océan a submergé les îles et la capitale des envahisseurs venus du nord. 
  
La Bible aussi conserve un souvenir précis du Déluge : peut-être s'agit-il d'un même souvenir d'engloutissement de cités humaines par les eaux, transmis de génération en génération jusqu'au peuple hébreu, par l'intermédiaire des savants mésopotamiens. 
 
En tout cas, deux choses sont certaines les habitants de Delphes se sont toujours présentés comme les descendants des « Hyperboréens » ; et l'étude géologique des littoraux danois a confirmé que, au cours du IIe millénaire avant notre ère, une partie de la côte s'est abîmée dans les flots. 
 
Vestiges égyptiens 
 
Sur les bas-reliefs de Médinet Habou, les guerriers venus du nord sont représentés avec des casques á cornes et de curieuses coiffures en forme de couronnes. Les sculpteurs du pharaon ont également transmis le dessin de leurs chars, de leurs navires et de l'organisation de leur armée. 
 
 
Bas-reliefs de Médinet Habou. Temple de Ramsès III. By Kairoinfo 40 
 
A l'époque de ces combats pour la possession du riche delta du Nil, aux greniers débordants de céréales, il est probable qu'une autre vague d'envahisseurs venus du nord, par la terre cette fois, ait dû se heurter aux guerriers de l'Attique. 
Ce qui pourrait expliquer que la région d'Athènes soit longtemps restée imperméable à l'influence dorique.
 
 
Les Peuples de la Mer 
Dans Le Secret de l'Atlantide (Éditions Copernic, 1977), Jürgen Spanuth rappelle que, pour évoquer le pays des Peuples de la mer, les textes égyptiens parlent du « pays de l'obscurité ». On peut voir là une allusion aux brumes du nord et á l'interminable hiver qui obscurcit le ciel sous les latitudes septentrionales. 
 
De plus, par une subtile exégèse, le pasteur archéologue affirme qu'il faut traduire le texte de Platon d'une manière un peu plus rigoureuse : quand Platon parle d'un pays « à l'abri des vents du nord », Jürgen Spanuth avance qu'il faut comprendre que les envahisseurs viennent d'un pays « en direction des vents du nord ». 
 
A Médinet Habou, les artistes du pharaon ont très précisément reproduit les armes des Peuples de la mer : on y reconnaît, entre autres, les fameuses épées à sole plate et à rivets, caractéristiques des cultures indo-européennes, et qui ont été retrouvées, en grand nombre, dans le nord de l'Europe, et des boucliers ronds, eux aussi caractéristiques de ces cultures. 
 
Même la forme des bateaux, absolument comparables à ceux qui sont reproduits sur certaines pierres gravées du sud de la Suède, est un indice sérieux en faveur de l'hypothèse « nordique » de localisation de l'Atlantide. 
Platon parlait d'un « rocher dominant la mer à pic » et de « pierres blanches, noires et rouges ». 
 

Pour Jürgen Spanuth, Basileia, la ville royale et la capitale des Atlantes, peut ainsi être située à Héligoland, une île de la mer du Nord, au large des côtes allemandes et danoises. Une colline, submergée depuis, aurait pu être l'oppidum dont parlait Platon. 

 
  [size=16]  Héligoland. By Arend Kuester   [/size]
 
En 1953, des plongeurs sous-marins ont découvert des restes d'enceintes, á 9 km d'Héligoland, l'« île sacrée » des anciennes cultures nordiques. Faute de moyens, ces fouilles sous-marines n'ont pas été poursuivies. On ne peut que le regretter...    Platon parlait beaucoup de l'orichalque, un mystérieux minerai dont les Atlantes auraient fait la base de leur commerce et la source de leur richesse. Peut-être s'agit-il, si la démonstration de Jürgen Spanuth est juste, de l'ambre, cette résine fossile que les anciens peuples européens appréciaient autant que l'or, notamment pour faire des parures, et qu'on ne trouvait que sur les côtes des mers nordiques.   
 
Arguments et contre arguments  Chercheur « parallèle », en tout point comparable á Schliemann, l'homme qui a découvert le site de Troie, Jürgen Spanuth a vu sa thèse très contestée.   
On lui a beaucoup reproché son amateurisme. Il est vrai que, souvent, il s'arrange pour tourner ou pour écarter certains faits gênants.    On pourrait s'étonner, en effet, de voir des éléphants s'ébattre sur les côtes danoises. Le texte de Platon est pourtant formel. Jürgen Spanuth évoque alors une confusion entre elephas « l'éléphant » et elaphos « le cerf ». 
Faut-il alors placer l'Atlantide du côté d'Héligoland et faire des Peuples de la mer les descendants des Atlantes qui auraient survécu à l'engloutissement de leurs terres ?    La prudence s'impose. Une seule certitude : l'effondrement, dans la mer, il y a plus de trente siècles, d'une partie des côtes du Jütland. Tous les autres indices (les bas-reliefs de Médinet Habou, les armes nordiques, l'ambre, etc.) ne sont pas des preuves.   
 L'archéologie a pourtant donné un nouvel atout á Jürgen Spanuth : on a retrouvé, sur le site même d'Héligoland et dans différents gisements sous-marins, des lingots de cuivre et de nombreuses traces d'une exploitation très ancienne de minerai. Or, le texte de Platon mentionnait la présence, parmi les richesses du sous-sol atlante, de « cuivre sous une forme dure et malléable ».   
Le texte de Platon est-il fiable ?  
Mais faut-il croire au texte de Platon ? Il se peut que plusieurs traditions se soient mêlées, au cours de centaines d'années de récits et de légendes orales, pour donner naissance au mythe de l'Atlantide.  L'invasion des Peuples de la mer, chassés de leurs terres par un cataclysme marin naturel et l'explosion du volcan de Thêra, lui aussi destructeur d'une civilisation, ont ainsi pu se confondre, avec d'autant plus de facilité que les Grecs anciens ignoraient à peu prés tout de leur histoire.    Vouloir á tout prix prouver la cohérence du texte de Platon est sans doute faire une mauvaise approche du problème de l'Atlantide. 

On sait qu'un texte littéraire peut « transformer » la réalité : très prés de nous, La Chanson de Roland en est un exemple parfait. Les récits homériques de L'Iliade et de L'Odyssée, longtemps considérés comme légendaires, ont fini par être reconnus comme vrais et « décodés », au sens strict du terme.    La vérité sur l'Atlantide sortira probablement d'une critique serrée du texte de Platon et de sa « généalogie », qui devront être confrontées aux données historiques et géologiques disponibles.   

Un jour, l'Empire atlante cessera peut-être d'être promené sur tous les continents ou même sur toutes les planètes, puisque certains auteurs ont même soutenu que les Atlantes, vaincus par les Athéniens, n'étaient, en réalité, que des ... extra-terrestres ! 
 

Mystères - Enigmes - A la recherche de l'Atlantide -

A la recherche de l’Atlantide 
 
De la Palestine au continent américain, l'Atlantide s'est promené dans tous les coins de la planète. La plupart de ces localisations sont complètement dénuées de fondement scientifique et d'intérêt. Le débat sur l'Atlantide n'est pas clos pour autant. Au cours des dernières décennies, plusieurs faits nouveaux sont venus grossir le volumineux dossier atlante. 

Les trois hypothèses classiques sur la localisation de l'Atlantide, les seules à avoir un minimum de rigueur et de crédibilité historique, promènent le continent englouti de l'Atlantique à la mer Egée, en passant par la mer du Nord... 

L'hypothèse "atlantique" » est une des plus connues, et la bande dessinée lui a donné de nouvelles lettres de noblesse : Blake et Mortimer, les deux héros d'Edgar P. Jacobs, partent ainsi, dans L'Énigme de l'Atlantide, à la recherche des Atlantes et les retrouvent sous terre, au fond d'immenses grottes situées sous les îles Canaries. 
 
Les Açores 
Avec les premières recherches océanographiques, l'hypothèse de l'océan Atlantique revient en force. L'exploration des hauts-fonds prés des Açores révèle l'existence d'une chaîne sous-marine de montagnes volcaniques, qui sépare en deux l'océan Atlantique. 
Ce rift est une sorte de cicatrice, qui témoigne de la dérive des continents pressentie au début du XXe siècle par le géophysicien allemand Wegener. 
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Enthousiasmé par ces découvertes, L. Donelly en déduit que l'Atlantide est bien la mère de toutes les civilisations : il explique ainsi les ressemblances architecturales entre pyramides égyptiennes et précolombiennes. Évidemment, il ne tient aucun compte des écarts chronologiques qui existent entre les bâtisseurs de ces monuments !   
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[size=16]  Vue panoramique aux Açores. By Vidade vidro [/size]
 
  Ultérieurement, O. H. Muck, développant des arguments avancés par les archéologues Kircher et Schliemann, soutient que les Açores sont l'ancienne Atlantide. II insiste sur la situation géographique des Açores, note qu'elles forment une zone de fracture de l'écorce terrestre et qu'elles sont riches de volcans en activité.  Mais d'autres pensent que l'Atlantide se trouvait en fait dans la partie ouest de l'océan Atlantique, á proximité de l'île de Bimini (archipel des Bahamas).    En 1968, une structure engloutie est découverte dans cette zone. Des recherches s'ensuivent, menées par M. Valentine, conservateur honoraire du musée des sciences de Miami, et D. Rebikoff, expert en photographies sous-marines. Deux murs sont reconnus, orientés perpendiculairement l'un á l'autre.   
[size=16]  Ile de Bimini vue d'avion. By Esthr   [/size]
 
Bimini s'enfonçant régulièrement dans l'océan, les deux chercheurs datent ces constructions d'il y a 8 á 10 000 années, c'est-à-dire d'une époque où aucun peuple de la région connu des archéologues ne possédait un niveau technique lui permettant de réaliser de tels murs. Le seul problème est qu'on a mis en doute, depuis, l'origine humaine de telles structures, considérées aujourd'hui plutôt comme un phénomène naturel.   
 
L’hypothèse Crétoise 
Cette hypothèse, défendue par des scientifiques de valeur, tente de concilier le récit de Platon et les derniers acquis de la géologie et de l'océanographie atlantique. Un préhistorien de renom, Georges Poisson, a cru pouvoir en présenter une synthèse cohérente.    D'après lui, il existait, dans l'Atlantique Nord, un pont terrestre qui, depuis la fin de l'ère secondaire, permettait de rejoindre l'Amérique à pieds secs, depuis l'Europe. L'Atlantide aurait été une des presqu'îles de cette langue de terre et cette presqu'île aurait été orientée vers le sud.    Petit à petit, ce continent intermédiaire entre les deux continents actuels se serait effondré sous la mer et l'Islande n'en serait plus qu'un vestige septentrional.    L'instabilité des îlots volcaniques du rift atlantique, la présence, au nord des Açores, de roches immergées depuis à peine quelques milliers d'années et l'existence de la mer des Sargasses seraient autant de preuves supplémentaires de l'immersion de ce continent. 
 
 
Sur le plan historique, Georges Poisson accepte la date de neuf mille ans avant Solon proposée par Platon, ce qui soulève immédiatement deux contradictions insolubles.    Selon le Critias, nous l'avons vu, l'île atlante était riche en métaux et son agriculture était prospère.

 
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Or, l'Europe était á cette époque en pleine glaciation würmienne : la civilisation du renne ignorait aussi bien l'élevage que la domestication du cheval ou l'usage des armes métalliques. Elle ignorait encore plus la navigation et l'architecture, sciences dans lesquelles, selon Platon, les Atlantes excellaient. Il n'aurait donc rien pu y avoir de commun entre les premiers balbutiements des Européens et l'éclat culturel des Atlantes.
   Curieusement, Georges Poisson, aveuglé par le souci de défendre sa thèse, refuse de tenir compte du Critias de Platon, qu'il range parmi les récits légendaires de l'Antiquité, mais se réfère au Timée, beaucoup plus imprécis et donc... beaucoup plus facile à interpréter !   Pourquoi, si l'on considère le Critias comme le fruit de l'imagination d'un Athénien soucieux de mettre sa ville et son victorieux passé en avant, ne pas adopter la même attitude critique à l'égard du Timée ?  Georges Poisson ne se pose pas la question et affirme que la lutte entre Athéniens et Atlantes n'était qu'une transposition mythique de la lutte entre la race de Cro-Magnon et celle des hommes de Combe Capelle.

Une fois de plus, le théoricien de l'Atlantide atlantique demeure brouillé avec la chronologie : rien ne vient prouver que ces deux races d'hommes préhistoriques aient pu se rencontrer et se combattre...
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L’île de Santorin 
Regardons donc du côté de la mer Égée. Cette hypothèse, contrairement á la première, repose sur des bases géologiques incontestables.    Il est possible que le tremblement de terre décrit par Platon soit celui qui ébranla, à 110 km au nord de la Crète, Thira ou Thêra (Santorin). 
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On estime, de façon réaliste, qu'un gigantesque raz de marée a dû venir ravager la côte nord de la Crête. Il y aurait eu une vague haute de 200 m, tandis qu'un nuage de cendres aurait obscurci le ciel de la mer Égée pendant une semaine.
     [size=16]  Ile de Santorin. By Barberousse 38   [/size]
 
Après quelques jours, ce nuage a probablement laissé sur le sol une couche de cendres d'une quarantaine de centimètres d'épaisseur, qui a rendu la vie impossible aux survivants.  Spiridon Marinatos, l'archéologue grec qui a le mieux étudié ce cataclysme, a découvert, dans l'île de Thêra, des vestiges minoens enfouis sous la cendre depuis trente-cinq siècles. Il en a déduit, avec bon nombre de scientifiques, que ces vestiges présentaient certaines analogies avec l'Atlantide de Platon qui aurait donc pu se situer en Crête.    Des recherches récentes, analyses dendrochonologiques, de dépôts volcaniques et études de carottes glaciaires, prouvent que ces séismes ont eu lieu 50 ans avant le début du déclin crétois, en 1450 avant notre ère.     
 
Arguments et contre arguments 
 
Là encore, le problème de la chronologie se pose : la civilisation minoenne est parfaitement datée, aux alentours du deuxième millénaire avant notre ère. Ce qui fait tout de même un décalage de sept mille á huit mille ans avec la chronologie platonicienne.    Selon certains exégètes du Timée et du Critias, Solon aurait pu être abusé par les prêtres égyptiens et il aurait pu confondre, en transcrivant les hiéroglyphes, les siècles et les millénaires. Dans cette hypothèse de confusion, l'effondrement de l'Atlantide se place à peu prés á l'époque de l'explosion du volcan de la mer Égée. 
 
   [size=16]  Vestiges des habitations d'un quartier de la voie sacrée de Théra. By Danoots   [/size]
 
On pourrait alors admettre que le tableau de la civilisation atlante laissé par le Critias correspond à ce que devait être la civilisation crétoise du deuxième millénaire, avec ses palais fastueux, sa marine et ses éléphants. 
 
Justement, avec les éléphants, on peut commencer á se poser des questions. On peut également s'en poser sur la présence des métaux, en Crête, á cette époque-là.   
 
Les pierres rouges, blanches et noires dont parle Platon rappellent incontestablement celles que l'on peut trouver, aujourd'hui, dans l'actuelle Santorin.    Les recherches sous-marines menées par le commandant Cousteau sont venues confirmer l'ampleur de la catastrophe volcanique, qui peut seule expliquer l'énigme archéologique que posait le déclin brutal de la Crête minoenne au XVIe siècle avant notre ère.   
 
 Les choses se compliquent pourtant quand on aborde le problème de la guerre entre Atlantes et Athéniens : les Minoens étaient des marins, des commerçants et des pêcheurs, mais pas du tout des guerriers. Les Égyptiens, qui les nommaient les Keftiou, ne les considéraient pas comme offensifs et ne les ont jamais confondus avec les fameux « Peuples de la mer et du nord ».    On voit donc mal les paisibles Crétois se doter de moyens militaires considérables et se lancer dans une politique d'invasion pour le moins aventureuse. 

Même en admettant l'exagération naturelle propre aux conteurs athéniens, qui voulaient, en magnifiant la force de leur adversaire, magnifier leur propre victoire, un tel décalage entre ce que nous savons des Minoens et ce que nous croyons savoir des Atlantes étonne.    S'ils ont fait du commerce dans toute la Méditerranée, les Crétois n'ont jamais dominé « la Libye jusqu'à l'Égypte » ou «l'Occident jusqu'à l'Étrurie ».   

Hormis la légende du Minotaure, difficile à interpréter sur le plan historique pur, il n'y a pas de traces d'une tentative de soumission des habitants de l'Attique par les Crétois. C'est même l'inverse qui s'est produit : la Crête a d'abord été envahie par les Achéens, et ensuite par les Doriens.   
 
[size=16]  Scène de tauromachie. Fresque provenant du palais de Cnossos, en Crète. Minoen récent, vers 1500 avant J.-C.By Lorisgirl   [/size]
 
Seulement, Platon parle également de sacrifices de taureaux. Là, en revanche, nous savons que les Crétois vouaient un culte spécial au taureau. Ce culte ne leur était d'ailleurs pas particulier : il est attesté sur tout le pourtour méditerranéen, de l'Anatolie á l'Espagne.   
 
[size=16]  Vestiges d'un portique solennel, fortemment restauré par Evans, à Cnossos. By Ametxa   [/size]
 
Enfin, en s'en tenant á la localisation géographique indiquée par Platon, l'Atlantide se serait trouvée « au-delà des colonnes d'Hercule », c'est-à-dire á l'ouest de Gibraltar. Et les envahisseurs seraient venus « des profondeurs de la mer atlantique »  
Est-ce là une indication qui vient renforcer l'hypothèse «nordique », émise par Jurgen Spanuth, un pasteur allemand ? Est-il seulement possible d'y voir clair, entre une archéologie incertaine et un texte littéraire douteux ? 

[/size]
    Enfin, la géologie sous-marine n'a pas apporté á l'hypothèse canarienne de l'Atlantide la moindre preuve : le continent disparu a si bien disparu qu'il n'a même pas laissé de traces sous la mer !   
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MessageSujet: Re: Mystères - Enigmes -(dans le Monde)   Dim 14 Déc - 13:14

Mystères - Enigmes - L’Atlantide a-t-elle existé ?

L’Atlantide a-t-elle existé ? 
 
Le mystère de l’Atlantide est entré dans l'histoire par quelques phrases d'un dialogue de Platon. Les premières références connues de l’Atlantide apparaissent dans deux de ces dialogues, le Critias et le Timée. 

L'énigmatique empire des Atlantes défie la sagacité des chercheurs depuis vingt-cinq siècles. Des milliers de volumes lui ont été consacrés. A peu prés autant d'hypothèses ont été formulées sur la localisation de l’Atlantide. Trois sont sérieuses. 
 
Le témoignage de Platon 
Vers 355 avant notre ère, le Timée et le Critias fondent le mythe de l’Atlantide. Comme les autres œuvres du philosophe, les textes se présentent sous forme d’entretiens entre plusieurs personnes : 

  • Socrate, le maître de Platon 

  • Timée, philosophe pythagoricien 

  • Critias, politicien sans scrupule 

  • Hermocrate, ancien général syracusien 


«Oui, Solon, il fut un temps, avant la plus grande destruction par les eaux, où la cité qui est aujourd'hui celle des Athéniens était, de toutes, la meilleure dans la guerre (..) En ce temps-là, on pouvait passer par cette mer (l'océan Atlantique?) Elle avait une île, devant ce passage que vous appelez les Colonnes d'Hercule (..) Or, dans cette île Atlantide, des rois avaient formé un empire grand et merveilleux (..) Cette puissance, ayant une fois concentré toutes ses forces, entreprit en un seul élan, d'asservir votre territoire et le nôtre, et tous ceux qui se trouvent de ce côté-ci du détroit. C'est alors, ô Solon, que la puissance de votre cité fit éclater aux yeux de tous son héroïsme et son énergie. Car elle l'a emporté sur toutes les autres par la force d'âme et par l'art militaire (..) Mais, dans le temps qui suivit, il y eut des tremblements de terre effroyables et des cataclysmes. Dans l'espace d'un seul jour et d'une nuit terrible, toute votre armée fut engloutie d'un seul coup sous la terre, et, de même, l'île Atlantide s'abîma dans la mer et disparut. Voila pourquoi, aujourd'hui encore, cet océan est difficile et inexplorable, par l'obstacle des fonds vaseux et très bas que l'île, en s'engloutissant, a déposés." 
 
Timée, traduction 1925 
 
Ce passage du Timée, détaillé et confirmé dans le Critias (ou l'Atlantide), un autre des dialogues de Platon, entretient le « mystère atlante » depuis prés de vingt-cinq siècles. 
 
[size=18] [/size]
Buste de Platon 
 
Ces renseignements rapportés par Platon proviennent d'une tradition recueillie en Égypte par Solon, un des sages qui ont donné á Athènes ses premières lois. Les prêtres de Sais auraient communiqué au voyageur grec ce qu'ils savaient de la mystérieuse île et de l'empire qu'elle commandait. 
 
Selon ces Égyptiens, neuf mille ans avant la venue de Solon, les ancêtres des Athéniens auraient repoussé des envahisseurs venus de l'Ouest, depuis un vaste continent «plus grand que la Libye et l'Asie réunies », situé en face des colonnes d'Hercule, nom antique du détroit de Gibraltar. (Pour les Grecs, la « Libye » était une vaste région de l'Afrique.) 
 
Selon les prêtres de Sais, les Athéniens auraient réussi à triompher de cette redoutable puissance, mais au prix de terribles sacrifices. En fait, leur victoire finale n'aurait été acquise qu’après le cataclysme qui aurait détruit l'Empire atlante. 

Si le Timée évoque la fin de l'île atlante, le Critias fournit davantage de renseignements sur son histoire, son organisation et ses ressources. 
 
L’Atlantide selon Platon 
Poséidon, le dieu des flots, aurait confié un titre royal à Atlas. Celui-ci aurait alors donné son propre nom et des lois au grand empire occidental. 
 
D'après le récit de Platon, la richesse minière de l'île atlante était considérable. On y trouvait de l'or, mais on y fabriquait surtout de l'orichalque, que plusieurs historiens, dans ce cas précis, identifient à l'ambre des côtes baltiques de l'Europe. 
 
Le sol était recouvert de forêts, qui fournissaient d'importantes quantités de bois pour la construction des bateaux. Bétail et gibier abondaient, ainsi que champs de céréales et vergers. Bref, l'île atlante était une sorte de pays de cocagne. 
 
[size=18] [/size]
Une carte de l'Atlantide, éxécutée à l'époque classique d'après Platon et Diodore 
 
On y voyait, toujours selon le récit de Platon, de nombreux éléphants. La pierre y était de bonne qualité et permettait la construction de monuments impressionnants. L'ami de Socrate précise : « Les Atlantes tiraient cette pierre de dessous la périphérie de l'île centrale. Il y en avait de la blanche, de la noire et de la rouge. » 
La force militaire des Atlantes était à la mesure des richesses de leur contrée : une flotte de mille deux cents navires, une armée de dix mille chars... 
 
Bien entendu, les chiffres rapportés par Platon doivent être considérés avec méfiance. Ils n'en traduisent pas moins un ordre de grandeur impressionnant. Malheureusement, le Critias est resté inachevé et son auteur n'a pas eu le temps de nous raconter, en détail, la fin de l'Empire atlante. 
 
A la recherche de l’Atlantide 
Curieusement, l'existence d'un tel État n'a pas été confirmée par les autres récits qui nous restent de l'Antiquité. Dans les textes homériques, on trouve bien le nom d'Atlas, et l'île d'Ogygie, où règne la redoutable Calypso, qui pourrait éventuellement être l'Atlantide. Mais elle n'offre que peu de ressemblances avec le récit platonicien. 
 
La lutte de Zeus contre les Titans, évoquée dans la cosmogonie écrite par Hésiode, pourrait également rappeler la guerre entre les Athéniens et les Atlantes. C'est une hypothèse risquée. 

Déjà, á l'époque de Platon, on tend á mettre en doute l'authenticité du récit transmis par Solon. 
Crantor de Soles, le premier commentateur de Platon, se serait rendu en Égypte pour vérifier, auprès des prêtres de Sais, la véracité des événements contés au Grec Solon au VIe siècle avant notre ère. 
Il n'a pas dû trouver beaucoup de preuves : il n'existe aujourd'hui aucune source égyptienne pour confirmer le Critias et le Timée. Sauf, bien entendu, si l'on identifie les Atlantes à ces mystérieux Peuples de la mer et du nord venus déferler en Égypte vers la fin du IIe millénaire.
 
 
[size=18] [/size]
Les soldats des "Peuples de la Mer" apparaissent sur les murs du temple de Médinet Habou, en Egypte. Ces Peuples ont été vaincus par Ramsès III. By kairoinfo4u. 
 
Par la suite, de nombreux géographes et philosophes antiques refuseront de prendre au sérieux l'existence de l'île atlante. 
 
Aristote, Strabon, Ptolémée ou Pline s'en moqueront ouvertement, tandis que Philon le Juif, Jamblique ou Proclus, philosophes de l'école néo-platonicienne d'Alexandrie, se contenteront de reprendre les propos de Platon, mais sans rien y ajouter. 
 
Depuis la fin du XIXe siècle, de nombreuses théories se sont succédées. Trois de ces théories semblent plus sérieuses que les autres. 

[size=24]Mystères - Enigmes - Une étrange momie -

Une étrange momie et des crânes mystérieux 
 
Assez fréquemment d’étranges squelettes et momies sont mis au jour dans le monde. C’est le cas pour cette momie exposée au Museum d’Histoire Naturelle d’Uberaba au Brésil. 

Les crânes déformés, et notamment allongés, restent un mystère quant à leur signification symbolique. 
 
Description de la momie d’Uberaba 
 
Les administrateurs du Musée ne connaissent pas la provenance de cette momie. Cette dernière dormait depuis longtemps dans les caves du musée. 

Ils pensent que le squelette aurait été ramené d’Egypte. 
 
Comme vous pouvez le voir sur les photos, le squelette présente une tête particulièrement difforme.
Le crâne fait environ deux fois le volume d’un crâne humain normal. Il est d’ailleurs totalement disproportionné par rapport au reste du corps.
 
 
 
planeta.terra.com 
 
De plus, les pieds possèdent six doigts. 
 
 
Planeta Terra.com 
 
Face au peu d’éléments dont nous disposons, nous ne pouvons faire que des hypothèses sur « l’identité » de cet être. 
 
Hypothèses sur la momie 
 
Bien sûr, face à ce squelette plutôt déconcertant, certains ont immédiatement pensé à un extraterrestre. 
 
Mais l'hypothèse d’un enfant atteint d’hydrocéphalie semble la plus plausible. 
 
 
Planeta Terra.com 
 
Cette pathologie se caractérise par un épanchement de liquide céphalo-rachidien dans les ventricules cérébraux (ce sont des cavités situées dans le cerveau), qui se dilatent. La pression intra-crânienne augmente, ce qui fait que les sutures encore membraneuses s'élargissent, entraînant un retard et un trouble de l'ossification. 
 
 
 
Le fait que des squelettes, présentant ce type de malformation, aient été découverts dans le monde entier plaide en faveur d’une maladie du type de l’hydrocéphalie. 
 
Cette terrible maladie est toujours d’actualité et des enfants, de nos jours, naissent avec ce genre de malformation. L'hydrocéphalie touche environ 1 à 4 enfants sur 1000. 
 
 
Des crânes en forme de cône 
 
Là encore, à travers le monde entier, les archéologues retrouvent assez fréquemment des crânes en forme d’œufs. 

Vous pouvez en voir certains, retrouvés dans le Caucase, au musée d’études régionales de Piatigorsk. 
 
 
Le crâne remonte au III ou IVe siècle de notre ère.  Musée d’études régionales de Piatigorsk 
 
Ces crânes, du moins pour la plupart, ont été déformés volontairement. Des cordes ou des tissus étaient noués autour de la tête des enfants dès leur plus jeune âge. 

Les déformations crâniennes artificielles sont bien connues des scientifiques. Divers procédés ont été mis au point : planchettes, liens ou encore des berceaux. 
 
 
Crâne avec une déformation de type toulousaine 
 
En Amérique du sud, les déformations étaient le plus souvent provoquées par des berceaux transformés en appareil déformant ou des planchettes. 

Sur le continent eurasiatique, on utilisait surtout des liens. 
 
Des crânes déformés ont été retrouvés également en Europe, notamment en Norvège et en France.
On ne sait pas exactement pourquoi certaines populations ont utilisé cette méthode de déformation.
 
Les crânes allongés présentent souvent un petit trou au sommet. Les bords de l’orifice sont lisses ce qui laissent penser que le trou n’est pas naturel. 

La signification de cet orifice reste un mystère. Peut-être s’agissait-il d’un rituel ? 
 
La mode des crânes allongés remonte à au moins 20 000 ans. Les Egyptiens semblaient également influencés par cette mode. 

Les pharaons sont souvent représentés avec des crânes volontairement déformés. 
 
La religion n’est certainement pas étrangère à cette mode. 
 
 
Statuette d'une fille d'Akhénaton.Daubert 
 
Le point le plus étrange dans ce dossier n’est pas tant la déformation des crânes mais plutôt que cette mode se soit propagée sur l’ensemble de la planète. 

Doit-on considérer toutes ces pratiques similaires comme une simple coïncidence ? Doit-on y voir un mimétisme, la volonté de vouloir ressembler à un modèle considéré comme étant d’essence supérieure ? 

Et si oui, ce modèle n’est-il que pure abstraction ou s’identifie t-il à un être auquel l’homme souhaitait ressembler ? 
 
Autant de questions qui restent à ce jour sans réponse. 
 
Les crânes de Robert Connolly 
 
Des crânes plutôt étranges ont été rapportés par Robert Connolly lors de différentes expéditions en Amérique du Sud et au Mexique. 

Il a publié les photographies sur un CD-Rom intitulé « The search for ancient wisdom » en 1995. 
 
Ces photos ont également été diffusées sur le site de CompuServe. 
 
 
Robert Connolly 
 
Les données recueillies sur ces crânes sont très incomplètes. 

Aucune datation précise n’a par exemple été fournie. De plus, il semblerait qu' aucune étude vraiment sérieuse n’ait été entreprise par d’autres scientifiques, à part bien sûr Robert Connolly. 
 
Sunthèse des théories du découvreur des crânes. 
 
D’après Robert Connolly, il y a quatre groupes différents auxquels il a donné des noms : 
[/size]

  • La tête en forme de cône 

  • La citrouille découpée comme un visage 

  • J 

  • M 


[size]
D’après lui, la tête en forme de cône ne se rapporte pas à un cas de tête bandée artificiellement. En effet, la capacité cérébrale de ces crânes serait différente de celle d’un homme normal. Tous les crânes appartiendraient donc à des espèces différentes de celle du genre Homo. 
 
 
Robert Connolly 
 
Le type « J » présente des orbites oculaires environ 15% plus grandes que celle d’un homme normal. 

La voûte crânienne est énorme. R.Connolly estime que la capacité cérébrale se situait entre 2600 et 3200 cm3. 
 
 
Robert Connoly 
 
Notre capacité cérébrale est actuellement de 1100 cm3. 

Là encore, l’âge de ce crâne n’est pas connu et aucun autre spécimen du même type ne semble avoir été retrouvé. 

Cela ne plaide pas en faveur d’une espèce spécifique mais plutôt d’une déformation propre à un individu. 
 
Le type « M » est lui un crâne incomplet qui présente une voûte crânienne particulièrement grande. 

Les deux lobes globuleux sont également totalement disproportionnés. 
 
R.Connolly dénonce la théorie des déformations ou des cas pathologiques. 
 
Cependant, en l’absence de plus de précisions et d’autres découvertes, il est difficile d’adhérer pleinement à sa théorie d’espèces distinctes et totalement différentes de celles du genre Homo.

Mystères, énigmes - Mohenjo-Daro

 Civilisation de la vallée de l’Indus

Mohenjo-Daro : Mystère. Reconstitution en 3d

Ce site constitue un véritable mystère, affirment les archéologues, qui auraient juré, avant la découverte de Mohenjo-Daro, qu’aucune véritable civilisation n’avait pu exister dans la vallée de l’Indus, au Pakistan, il y a environ 4 500 ans.
Depuis 1921, une succession de découvertes dont la cité d’Harappa puis celle de Mohenjo-Daro ont prouvé l’existence d’une culture jusqu’alors inconnue.
La civilisation de la vallée de l’Indus a inventé une écriture à ce jour indéchiffrée et a manifestement marqué la culture indienne.
Mais, le plus grand mystère reste l’abandon de ces cités et la disparition de cette civilisation.

La civilisation de la vallée de l’Indus

En 1921, des fouilles débutèrent à Harappa. Les archéologues mirent au jour les maigres vestiges d’une grande cité.
En 1922, un archéologue indien qui cherchait les vestiges d’un ancien temple bouddhiste mis au jour à 640 km d’Harappa les ruines d’une civilisation protohistorique. C’est une véritable métropole qui sortit de terre.
Mohenjo-Daro, la « colline des morts », fait toujours l’objet de recherches mais aussi de vives controverses.
Mais qui était cette civilisation restée si longtemps dans l’ombre ?


Vestiges de la ville d'Harappa. By Ch.khawar 

Il faut imaginer un peuple qui a vécu sur un immense territoire. Ce peuple parlait une langue qui nous est inconnue et utilisait une écriture que nous n’avons toujours pas réussi à déchiffrer. 

Cette civilisation a construit de grandes villes divisées en quartiers mais avec une logique qui nous échappe.
En effet, nous n’avons retrouvé ni temples, ni palais. Les premiers habitants de la vallée de l’Indus ont commencé à édifier des villages vers le VIIe millénaire avant notre ère.

Puis, entre 3 200 et 1 800 ans avant notre ère, de grandes villes s’épanouirent. C’est entre 2 700 et 2 600 ans avant notre ère que furent édifiés les imposants murs d’enceinte d’Harappa.


Vestiges de la ville d'Harappa. By Ch.khawar 

Les chercheurs ont d’abord pensé que cette civilisation était constituée de colonies provenant de Mésopotamie. Mais, les fouilles ont révélé que ce peuple avait ses caractéristiques propres. Pour l’instant, faute de nouveaux indices, officiellement la plus ancienne civilisation indienne est née sur les rives de l’Indus tout comme l’Egypte s’est développée sur les rives du Nil.

Depuis la découverte de Mohenjo-Daro, d’autres cités antiques de l’Indus ont été retrouvées comme Dholavira ou Ganweriwala.

Apparemment, ce peuple était un peuple de marchands. Tout porte à croire qu’ils ne disposaient d’aucune supériorité militaire. Tout atteste le caractère pacifique de ce peuple qui possédait une supériorité culturelle.


Reconstitution d'après un buste en stéatite d'un homme barbu qui a été baptisé le Prêtre-Roi. On a découvert d'autres sculptures de ce personnage qui n'est toujours pas identifié. By Rajamanohar somasundaram .

On se perd en hypothèses sur leur système social et sur leur religion. Il ne s’agit nullement comme c’est le cas pour la civilisation égyptienne d’avancée technologique subite. L’évolution semble avoir été progressive.

Après près de 100 ans de recherches, on commence à mieux comprendre l’évolution de cette civilisation. Schématiquement, les périodes sont les suivantes :

Entre 8 000 et 5 000 ans avant notre ère : les techniques de la métallurgie se diffusent dans toute l’Eurasie. L’agriculture et le commerce apportent la richesse. Les villages croissent et deviennent de véritables villes.

Entre 4 000 et 2 600 ans avant notre ère : les archéologues parlent d’une « époque de rationalisation ». Les régions du bassin de l’Indus commencent à constituer une identité culturelle spécifique.
A cette époque apparaît un nouveau modèle d’urbanisme. Les agglomérations sont divisées en deux secteurs. Il est probable que les secteurs étaient habités par des classes sociales distinctes.


Reconstitution de poteries de la civilisation de l'Indus. By Rajamanohar somasundaram .

Entre 2 600 à 1 900 ans avant notre ère : c’est « l’époque de l’intégration ». Cette période désigne la manière dont les cultures régionales ont conflué en une seule grande civilisation.
Toutes les villes dispersées dans un rayon de milliers de kilomètres utilisent la même écriture et les mêmes sceaux en stéatite. Ils décorent leurs vases avec les mêmes dessins et les poids utilisés sont les mêmes partout.
Ce processus d’unification sur un territoire aussi immense reste inexpliqué.

Entre 1 900 à 1 600 ans avant notre ère : c’est « l’époque de la localisation ». Au cours de ces deux siècles, les villes sont progressivement abandonnées, l’écriture est négligée et des techniques tombent en désuétude.

Mohenjo-Daro : une cité très évoluée

Le caractère le plus stupéfiant des villes harappéennes est la complexité de leur urbanisme. Ces villes s’étendaient sur un périmètre de 100 à 200 ha au minimum.
Mohenjo-Daro est très bien conçue. On peut la comparer aux grandes villes américaines. D’ailleurs, les archéologues ont surnommé cette cité« le Manhattan de l’âge de bronze ». 


Plan de la ville de Mohenjo-Daro. By Rajamanohar somasundaram 

En effet, on peut voir une douzaine d’artères tracées au cordeau traverser la ville du nord au sud, coupées d’est en ouest par des rues plus étroites qui délimitaient des pâtés de maisons.
Cela évoque le quadrillage du prestigieux quartier new-yorkais.

Les rues étaient pavées avec des centres administratifs imposants. Il y avait des rangées de petites maisons en briques dotées de toilettes privées et d’égouts.

Au centre de Mohenjo-Daro se dressait la citadelle, vaste édifice abritant des salles de fêtes et des bureaux.


Reconstitution 3d Mohenjo-Daro. By Rajamanohar somasundaram 

A proximité, des bains publics avaient été construits. Mohenjo-Daro abritait également ce qu’on a baptisé le « Grand Bain ». C’est une piscine de 12 m de long sur 7 de large et 2,40 m de profondeur. On pense qu’elle servait pour des cérémonies d’immersion car on retrouve les bains rituels dans la religion de l’hindouisme.

Les rues étaient bordées de magasins. A l’intérieur des maisons, il y avait généralement un puits et même quelque fois une salle de bain avec un bac à douche.

En l’absence de canalisations, ces maisons ne disposaient pas bien sûr de l’eau courante. Par contre, il existait un système d’évacuation des eaux usagées utilisant des conduits d’argile.
Ces tuyaux rejoignaient les égouts amovibles, en pierre, à chaque croisement, facilitant l’entretien du système.


Reconstitution 3d Mohenjo-Daro. Le marché. By Rajamanohar somasundaram .

Ce peuple était apparemment épris d’ordre et d’hygiène. Dans les ruines du site de Mehrgarh, les archéologues ont découvert l’équivalent de nos décharges industrielles. On y mettait les rebus du travail des peaux, du cuivre, du talc, des coquillages etc…

D’autres bâtiments restent énigmatiques. A Harappa et Mohenjo-Daro, il existe deux édifices étranges avec un socle divisé en blocs, qui supportait probablement une construction en bois. On a cru qu’il s’agissait de greniers mais finalement ils restent un mystère.


Reconstitution 3d Mohenjo-Daro. Grand Bain. By Rajamanohar somasundaram 

De même, n’ayant retrouvé aucun édifice religieux, on suppose que cette civilisation adorait ses divinités en plein air.

Pourquoi une civilisation aussi évoluée a-t-elle abandonné ces villes ?

Des cités abandonnées

A partir de 1 600 ans avant notre ère, les villes étaient à l’abandon. De nombreuses théories ont été émises pour expliquer ce déclin.

On a tout d’abord pensé que la civilisation de l’Indus avait été renversée par une invasion indo-européenne. Mais aucune preuve n’est venue étayer cette théorie.


Reconstitution 3d Mohenjo-Daro. Aire de stockage. By Rajamanohar somasundaram 

L’eau est peut-être la cause de cet abandon. En effet, des recherches archéologiques ont révélé que la civilisation de l’Indus devait lutter constamment contre les inondations. Certains quartiers de Mohenjo-Daro auraient été reconstruits huit fois. Mais, il n’y a aucune trace d’une catastrophe naturelle qui aurait touché l’ensemble des cités.


Plan détaillé de Mohenjo-Daro. By Rajamanohar somasundaram

Parallèlement à ce problème, des squelettes portent la trace de blessures à l’arme blanche. Il y aurait donc bien eu un conflit. Les fouilles relatives à cette époque ont révélé des destructions, des incendies et des squelettes sans sépulture.
On constate en parallèle un retour en arrière dans la technique de céramique par exemple. Cependant, les squelettes sont fort peu nombreux et on a retrouvé aucun fragment d’armes.

Une explosion nucléaire ?

Plus récemment, une théorie assez révolutionnaire a été énoncée. Les scientifiques Davneport et Vincenti ont déclaré que la ville de Mohenjo-Daro avait été ravagée suite à une explosion nucléaire.
Ils ont trouvé de grosses strates de glaise et de verre vert. Les archéologues supposent qu’une très forte température a fait fondre de la glaise et du sable qui ont durci immédiatement après.
De semblables strates de verre vert ont été retrouvées dans le désert du Nevada après chaque explosion nucléaire.


Reconstitution du style vestimentaire d'après les sculptures. By Rajamanohar somasundaram.

L’analyse moderne a confirmé que des fragments de la ville avaient fondu au contact d’une très haute température. Les douzaines de squelettes qui ont été trouvés dans la région de Mohenjo-Daro présentent une radioactivité excédant la norme de presque 50 fois.

Ces analyses scientifiques nous ramènent à la grande épopée indienne, le Mahabharata. Elle contient des mentions d’une arme prodigieuse aux effets dévastateurs. Un des passages parle d’une « coquille », qui étincelait comme le feu, mais sans dégager de fumée.

« Quand la coquille a touché le sol, le ciel est devenu obscur, les tornades et les tempêtes ont ravagé les villes. Une horrible explosion a brûlé des milliers de gens et d’animaux, les réduisant en cendres. »


Reconstitution 3d Mohenjo-Daro. By Rajamanohar somasundaram .

Bien sûr, on a du mal à imaginer qu’à une époque aussi lointaine des armes nucléaires ont pu être utilisées. Le texte est troublant quand on le met en parallèle avec les dernières découvertes. Pourrait-il s’agir d’un phénomène naturel qui aurait provoqué un cataclysme ? L’épicentre du choc a été détecté au centre de la ville. A cet endroit, toutes les maisons ont été nivelées. A la périphérie, les destructions sont moins importantes.


Reconstitution 3d Mohenjo-Daro. Le marché. By Rajamanohar somasundaram .

L’énigme de Mohenjo-Daro reste entière pour le moment. Cependant, si l’on suppose qu’une catastrophe s’est abattue sur cette cité, cela n’explique pas l’abandon des autres villes. Mohenjo-Daro et Harappa sont les métropoles les plus connues mais il existait au moins trois autres villes aussi importantes. Il y en avait d’autres mais de moindre importance.

Eléments de réflexion

Il existe quelques rares cas de réacteurs nucléaires naturels 

À ce jour, sur les 1052 sites qui ont été découverts, plus de 140 d'entre eux se trouvent sur les rives du cours d'eau saisonnier Ghaggar-Hakra. 

En fait, le peuple indusien n'a pas disparu. 

Au lendemain de l'effondrement de la civilisation de l'Indus, des cultures régionales émergent qui montrent que son influence se prolonge, à des degrés divers. Il y a aussi probablement eu une migration d'une partie de sa population vers l'est, à destination de la plaine gangétique. Ce qui a disparu, ce n'est pas un peuple, mais une civilisation : ses villes, son système d'écriture, son réseau commercial et, finalement, la culture qui en était son fondement intellectuel.


Reconstitution de Mohenjo-Daro. By Rajamanohar somasundaram

Une des causes de cet effondrement peut avoir été un changement climatique majeur. Autour de 1800 av. J.-C., nous savons que le climat s'est modifié, devenant notablement plus frais et plus sec. Mais cela ne suffit pas pour expliquer l'effondrement de la civilisation de l'Indus. Une catastrophe tectonique pourrait avoir détourné les eaux de ce système en direction du réseau gangétique. 

Une autre cause possible de l'effondrement de cette civilisation peut avoir été l'irruption de peuples guerriers au nord-ouest de l'Inde, qui auraient provoqué la rupture des relations commerciales avec les autres pays. 

Plusieurs facteurs sont sans doute intervenus et ont conjointement provoqué ce déclin. A vrai dire, la raison de la chute de ce peuple et ce qu’il est devenu ensuite est très floue et sujet à polémique. Cependant, le fleuve et les changements climatiques ont certainement joué un rôle dans le déclin de cette civilisation. 

La civilisation de la vallée de l’Indus a en tout cas marqué l’Inde. Bien des aspects de l’Inde d’aujourd’hui puisent leurs racines dans la civilisation de l’Indus.

Mystères - Enigmes - La boule aux rats

 Le mystère de la boule aux rats où, quand le rat s'infiltre dans nos églises


Le rat est partout représenté sur nos maisons ou sur nos églises. En cherchant bien, nous en avons débusqué quelques-uns uns et plus particulièrement ceux représentés sur le motif de la boule au rat.

Qu'est ce que la boule-aux-rats ? Il s'agit d'un motif sculpté en pierre ou en bois datant du 15 et 16ème siècle que l'on ne rencontre que dans très peu d'églises.

La boule-aux-rats est une sphère surmontée d'une croix et traversée de part en part par des rats.

Où observer des boules-aux-rats ?

La boule-aux-rats du Mans qui se trouve à l'extérieur de la cathédrale sur un contrefort

Celle de Champeaux en brie qui ne fut pas facile à trouver dans une stalle sur une miséricorde de l'ancienne collégiale. (Une stalle est un endroit réservé au clergé au sein d'une église et une miséricorde est un support placé sous le siège mobile d'une stalle et qui permet de s'asseoir légèrement).


Boule aux rats de Champeaux. Clarabellerebelle

Celle de Carpentras qui se situe au-dessus de la porte juive de la cathédrale St Siffrein

Les habitants de Carpentras disent qu'il faut avoir vu la boule-aux-rats pour connaître la ville.

Puis celle de l'église St Germain l’Auxerrois à Paris, au-dessus d'un contrefort, côté nord.


Histoire de cette scène: il s'agit d'un chat qui poursuivait un rat et qui sont restés coincés dans les tuyaux de l'orgue de la cathédrale de dublin en 1850. Ils se sont momifiés dans l'orgue et le chat n'a manifestement jamais mangé le rat . Philippe Vouzellaud

Si vous êtes curieux et que vous souhaitez en voir d'autres vous pourrez en trouver une sur une miséricorde des stalles de l'église St Spire à Corbeil Essonne; une autre dans la crypte de l'église St Sernin à Toulouse, une à l'église St Maurille des Ponts de Cé dans le Maine et Loire ou encore à l'église Gassicourt à Mantes la Jolie dans les Yvelines.

Interprétation de la boule-aux-rats

Ce motif demeure un grand mystère malgré plusieurs tentatives d'interprétation. En voici quelques-unes trouvées dans le livre de M. Dansel “Notre frère des ténèbres Le Rat” :


A St Germain l'Auxerrois, les rats qui sortent de la boule sont guettés par un chat. Est ce la représentation des brigands qui, leurs méfaits accomplis, quittent le royaume des ténèbres ? Et qui après avoir dévasté la terre seront punis par le démon, représenté en la personne du chat.


La boule aux Rats de la cathédrale du Mans. Clarabellerebelle

L'abbé Baurit, curé de St Germain l'Auxerrois a avancé cette hypothèse : “Cela pourrait signifier que, bien qu'il ait été sauvé par la croix du Christ, le monde est cependant souvent la proie des méchants, figurés par cinq gros rats à longue queue velue qui, après l'avoir rongé à l'intérieur, par le péché dont ils pourraient être l'emblème, en sortent par les trous qu'ils ont faits. Un chat rappelant le démon est blotti et guette sa proie, attendant le moment favorable pour se jeter dessus.”

Sur l'interprétation de la boule-aux-rats de Carpentras, certains n'ont pas hésité à y voir les Juifs. Ainsi dans la Médecine et les Juifs (Paris 1940) le Dr Fernand Querrioux écrit que “les Juifs s'étaient déjà montrés si avides, que le sculpteur, soit par ironie soit par vengeance, tailla cette boule qui, dans son imagination, représentait le monde envahi et rongé par les Juifs…”


Sculpture de rat sur une église d'Europe. By Traedmawr

Cette interprétation outrancière ne surprend pas si l'on se replace dans le contexte de l'époque où fleurissent les boules aux rats. En effet la seule vérité spirituelle possible ne pouvait être dictée que par l'Eglise ! Tout le reste était considéré comme du rat ! L'abbé Malbois, un érudit d'origine Vauclusienne a laissé une étude manuscrite dans laquelle il rappelle un massacre d'usuriers juifs à Carpentras, en 1459. D'après lui, il se pourrait que la boule-aux-rats de Carpentras représente ces usuriers rongeant le monde.

Il se pourrait que la boule-aux-rats de Carpentras, ville particulièrement touchée par la peste, au même titre que l'ensemble de la Provence, figure pour exorciser l'épidémie, considérée comme un châtiment de Dieu. Mais pour souscrire à une telle hypothèse, il faudrait admettre que les sculpteurs du XVe siècle, savaient déjà que le rat, par le biais de sa locataire la plus assidue, la puce, véhiculait l'épidémie.

Parmi les interprétations les plus générales en voici quelques-uns unes que nous vous livrons telles des questions sans réponse :

La prolifération des rats sur le globe terrestre ne représente-t-elle pas la fécondité de l'église?

Le monde pourrait peut être par ce motif signifier que les rats le ravageront tôt ou tard. Les rats représenteraient ici les hommes rongeurs à l'esprit mauvais qui nous conduiraient vers le chaos?

L'abbé Paul Arlaud, ancien vicaire de St Siffrein avance l'hypothèse d'un jeu de mots : “il n'y aurait rien d'étonnant qu'au Moyen Age, où l'on goûtait les jeux de mots, on ait pensé à sculpter à l'entrée des églises un jeu de mots en pierre et en latin. Nous aurions dès lors ceci (sens matériel et lapidaire) Ore, mus, domine mundi ; par ta bouche, rat, maître du monde. Ce qui peut être interprété ainsi : le monde, tu en es maître, ô rat, puisque tu le grignotes.


Rattus norvegicus "rat d'égout". 

Dans son bestiaire sculpté en France, H. Débidour nous propose une autre interprétation : ” les rats creusent une boule sommée de la croix, veulent ils faire penser à la pérennité de la croix dressée sur le monde livré au péché? 
Il est permis d'en douter. Si sagesse il y a, elle est sagesse goguenarde fort salutaire ou parfaitement vaine, comme on voudra la prendre : elle se satisfait dans la saynète malicieuse et saugrenue, avec toute l'inanité pittoresque des proverbes. Et ce sont bien des dictons, littéralement qui sont sculptés sur tant de boiseries françaises, flamandes, allemandes, anglaises, comme Brueghel les peignait dans le même temps…”


Rat noir qui joue l'équilibriste. By Piglicker

W. Deonna a publié un article dans la Revue Archéologique (1958), intitulé : “la boule-aux-rats et le monde trompeur”. Par ce motif, nous dit Deonna, “l'Eglise avertit les fidèles qu'ils doivent dès leur naissance songer à la brièveté et à l'incertitude de leur vie, réfréner leurs appétits terrestres, éviter les séductions faciles de ce monde trompeur, qui détruisent leur âme, comme le temps détruit leur corps, comme les rats rongeurs détruisent le monde; qu'ils doivent songer au salut”.

D'après Pierre Derlon, l'un des grands spécialistes des traditions occultes chez les Gitans, la boule au rat ne serait pas un motif chrétien mais un motif païen. Il s'agirait d'un signe de rassemblement, par analogie avec les rats qui se déplacent en hordes. Ces emblèmes sculptés sur certaines de nos églises, suivant un itinéraire emprunté par les initiés, appartiendraient à une cartographie occulte avec Chartres et Les Saintes Maries de la Mer comme hauts lieux du sacré et comme prétexte à cet itinéraire. Selon ce tziganologue, la boule aux rats serait une réminiscence de la spirale, laquelle, dans la tradition gitane, représente la hiéroglyphe du rat et pourrait aussi symboliser le labyrinthe dont l'importance dans l'hermétisme occidental demeure trop mal connue.


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MessageSujet: Re: Mystères - Enigmes -(dans le Monde)   Dim 14 Déc - 13:20

mystères, énigmes -Dessins et tracés

Dessins et tracés mystérieux dans le monde
 
La célébrité des tracés et dessins de Nazca a quelque peu éclipsé d’autres œuvres titanesques retrouvées dans le reste du monde.
Ces œuvres qui ont utilisé la terre comme support comprennent notamment les créations des Mound Builders aux Etats-Unis, le géant d’Atacama au Chili, le zodiaque de Glastonbury, les chevaux blancs du Dorset ou le Grand Homme de Wilmington dans le Sussex.

Les tracés terrestres destinés à être vus du ciel ne sont pas rares sur la Terre. La plupart de ces œuvres restent des énigmes malgré les nombreuses théories émises.

Les Mound Builders
Les Mound Builders étaient des Indiens d'Amérique qui vivaient sur le territoire actuel des États-Unis. Leur nom signifie "Bâtisseurs de tertre".

Aux Etats-Unis, dans l’Ohio, l’Illinois, le Mississippi et le Wisconsin, ce peuple a construit en terre, des serpents géants, des spirales, des tertres et des remblais à formes géométriques. On sait fort peu de choses sur ces constructeurs de tertres.

Leurs constructions prennent des formes d’ours, de loutres, d’élans, de renards, de lézards et parfois d’hommes.

Le serpent du comté d’Adam dans l’Ohio mesure plus de 300 mètres de longueur et sa gueule est grande ouverte, comme pour avaler une proie, en pierraille recouverte de terre argileuse, d’un diamètre de 33 mètres.

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Serpent du comté d’Adam. Ancienne carte postale

Le tertre de l’Alligator fait 75 mètres de longueur.

Ces Mound Builders seraient ceux que les préhistoriens ont appelé les « Adenas ». Leur culture a fleurit entre le Ier millénaire avant notre ère et 200 environ.
Pour d’autres, il s’agirait de Préceltes émigrés en Amérique peu après le Déluge, il y a 8 000 à 10 000 ans.

La datation officielle des œuvres des Mound Builders ne fait pas l’unanimité auprès de ceux qui se sont intéressés à ces tertres.

Les œuvres en Amérique du Nord

Il existe également des formations géologiques créées par l’homme dans les régions désertiques des Etats-Unis.
Bien que moins connues, elles n’en sont pas moins tout aussi remarquables.
On en a déjà découvert près de 300 dans l’Arizona.


Butte baptisée Rocher de l'Aigle près de Eatonton, en Georgie.

En Californie, une longue bande sinueuse serpente sur près de 2 km depuis peut-être plus de 5 000 ans.

Il existe également des dessins au Canada qui ont été fait pour être vus uniquement du ciel. Les lignes de vol des canards migrateurs sont jalonnées par des étangs artificiels creusés dans la forme du volatile.

Des œuvres en Amérique du Sud

Au Pérou, dans la pampa de Villacuri, il existe des dessins moins connus et d’une facture différente de ceux de Nazca. Ils représentent un homme avec un lama ou un autre animal et un grand condor aux ailes déployées long de 180 m.


Pampa de Villacuri.

D’autres dessins sont difficiles à identifier.

Au Chili, on peut voir la silhouette d’un géant de 100 m de longueur. On a trouvé d’autres tracés autour de Cuzco et vers le lac Titicaca.

L’un des dessins les plus célèbres est le chandelier des Andes, dans la baie de Pisco, au Pérou. Sa particularité est d’avoir été creusé dans le sable d’une grande dune.


Chandelier des Andes.

Sa longueur est de 183 m. Sur l’une des branches, un saurien a été dessiné. Ce candélabre a été taillé par les Paracas, les prédécesseurs des Nazcas dans la région.
Malheureusement, le site n’était pas protégé et des vandales ont saccagé ce dessin.

Dans le désert d’Atacama, au Chili, on peut voir des images d’animaux, des cercles, des spirales et un homme volant, dessinés avec des pierres.

La plus belle pièce est le géant d’Atacama, haut de 120 m, sur la Sierra Unica. Comme à Nazca, il est entouré d’un réseau de lignes et de « pistes ».


Géant d’Atacama.

Les œuvres en Angleterre

Dans la vallée de Glastonbury, en Angleterre, un gigantesque zodiaque a été dessiné sur le sol. 


Illustration du zodiaque

Sur les pentes verdoyantes des collines crayeuses du Sud de l’Angleterre, une cinquantaine de sculptures ont été réalisées à même le sol.
L’œuvre la plus impressionnante est le Grand Homme de Wilmington, dans l’East Sussex. Sculpté dans le flanc d’une colline, ce colosse mesure plus de 7 mètres de haut et a des épaules de près de 15 mètres de large.
Ses jambes sont longues d’une trentaine de mètres.


Grand Homme de Wilmington. By Sarah G...

Nul ne connaît précisément l’âge de ce géant mais on l’évalue généralement à 2 500 ans.

Un autre géant, celui-là complètement nu et brandissant une énorme massue, domine de ses 55 mètres le village de Cerne Abbas, dans le Dorset.


Géant de Cerne. By Hardo 

Les spécialistes ne s’accordent pas sur l’âge du géant de Cerne. Pour certains, il remonterait à au moins 2 000 ans, pour d’autres, il n’aurait que 300 ans.

Dans les downs du Dorset également, de nombreux chevaux blancs sont observables.


Cheval blanc du Dorset. By JeDi58
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Mystères-enigmes-Les tracés de Nazca

 Les tracés de Nazca

Pérou

Vue du ciel, la Nazca est gigantesque. Les tracés composés de dessins et de figures géométriques sillonnent la pampa sur une distance de plus de 500 km².
Les tracés de Nazca, au Pérou, sont les plus célèbres. Cependant, ces tracés terrestres, destinés à être vus du ciel, ne sont pas rares sur la Terre.
Il en existe dans de nombreux pays, y compris en Europe.

Selon le sol de la région, des techniques différentes ont été utilisées. Les marques de Nazca ont été tracées en déblayant la fine couche de pierres sombres couvrant la pampa désertique pour mettre à nu le sol plus clair. 

La découverte de Nazca

C’est en 1927 qu’un pilote péruvien découvre par hasard les incroyables tracés. Il vole alors au sud du Pérou, à 400 km de Lima et 50 km de la côte du Pacifique.

L’archéologue américain, Paul Kosok, est le premier à venir sur les lieux en 1939.


Vue aérienne des lignes de Nazca (Photo Servicio Aerofotografico Nacional del Peru). 

Ces tracés sont attribués aux Nazcas. C’est un peuple assez méconnu qui a connu son apogée au cours des derniers siècles précédant notre ère.

La culture Nazca, qui s’est développée au début de notre ère, a été précédée d’une période baptisée Nazca primitif.
Cette culture est contemporaine de Paracas Necropolis, entre 300 avant notre ère et 500 après notre ère environ.

La culture Nazca, localisée sur la côte et l’intérieur des terres péruviennes, est connue pour avoir élaboré la poterie polychrome la plus éclatante de l’Amérique du Sud. Les poteries retrouvées sur le site des tracés de Nazca appartiennent au style Nazca.


Céramique Nazca, vers 200-700. Musée national d'archéologie, Lima . By theboywiththethorninhissi de . 

On retrouve sur les poteries et jarres funéraires l’inspiration des dessins de Nazca. Aux éléments géométriques se mèlent de nombreuses figures de têtes humaines et d’animaux.


Statuette antropomorphe à l'effigie d'une femme enceinte. Musée d'Ica. By So_P 

La ressemblance entre certains de leurs dessins et ceux de la pampa permet de penser qu’ils sont les auteurs des énigmatiques dessins et lignes. D'inspiration sobre à ses débuts, la céramique Nazca atteindra par la suite une grande complexité dans ses motifs.

On a également retrouvé des momies. On sait qu’ils décapitaient leurs ennemis et vouaient un culte aux têtes coupées.


Momie retrouvée à Nazca. By Warren H 

Les figures avaient été recouvertes par la poussière. Elles ont resurgi du passé dans toute leur splendeur grâce au travail d’une mathématicienne allemande, Maria Reiche. Elle leur a consacrée toute sa vie à partir de 1945.


Sur cette photo, on peut observer la géométrie parfaite des lignes et des "pistes" (Photo Servicio Aerofotografico Nacional del Peru)

Grâce au carbone 14, il a pu être établi que certains résidus organiques trouvés dans les environs datent d’une période située entre 350 et 600 après notre ère et des poteries remontent au Ier siècle avant notre ère.
Mais, les lignes elles-mêmes et les dessins n’ont pas pu être datés.

Nazca vue du ciel

Ces tracés mystérieux sont appelés « pistas » dans les pays de langue espagnole. Les aviateurs peuvent en observer depuis l’équateur jusqu’au-delà des tropiques et tout le long de la Cordillère des Andes.

Au Pérou, les pampas sont d’immenses étendues vierges de sable et de pierrailles.


Vue aérienne d'une partie de Nazca. On aperçoit le dessin baptisé " l'Astronaute". By Bluelemur

L’endroit où il y a le plus de tracés se situe entre Palpa et Nazca.

On peut différencier plusieurs types de dessins :

Les lignes qui ressemblent à un long sillon 

Les pistes qui sont des surfaces claires en forme de pistes d’atterrissage, rectangulaires ou triangulaires. Leur largeur varie de 3 à 100 m 

Les dessins à proprement parler : animaux, hommes … 


Dessin baptisé "Le Chien". By theboywiththethorninhissi de 

Même d’avion et à haute altitude, on ne distingue pas la fin des grandes lignes qui semblent partir dans toutes les directions.
Pourtant, ces lignes sont régies selon un plan puisqu’elles aboutissent toutes à des pistes. Ces lignes se comptent par millier.

Lignes et pistes sont d’une géométrie parfaite et le désordre de l’ensemble n’est qu’apparent.

Ceux qui ont étudié Nazca ont donné des noms à ces dessins en fonction de ce qu’ils sont censés représenter. L’identification est cependant, dans de nombreux cas, très subjective.


Dessin baptisé "La Fleur" (Photo Servicio Aerofotografico Nacional del Peru)

Les dessins sont appelés « grabados ». Parmi eux, il y a l’araignée, longue de 46 m, dont l’abdomen est moins important que le thorax.

On trouve également un singe qui fait 100 m de long. Il a été dessiné en pleine action et sa longue queue se replie en spirale. Ce singe n'est pas un singe pour certains auteurs. Ils y voient plutôt un homme dans un "engin volant".


Singe ou homme volant ? (Photo Servicio Aerofotografico Nacional del Peru). 

Plusieurs dessins sont recouverts de lignes. Cela implique que les dessins sont plus anciens.

Parmi les dessins, on trouve notamment :

Un colibri 
Un perroquet de plus de 50 m de long 
Un chien 
Deux personnages avec une coiffure en forme d’auréole 


Le Perroquet (Photo Servicio Aerofotografico Nacional del Peru) 

D’autres dessins sont difficiles à interpréter : volatiles à quatre pattes, sauriens, poissons, poussin, fleurs, serpents à plusieurs têtes ainsi que des objets non identifiés.

Les tracés sont constitués tantôt par de simples rangées de pierres brutes, tantôt par une variété de graminée des Andes, l’Ichu.


La Sirène (Photo Servicio Aerofotografico Nacional del Peru). 

Outre les tracés énigmatiques, un peu partout on trouve des débris de poterie rouge. Ces débris dateraient, selon les professeurs Rowe et Menzel, d’environ 2 000 ans.
Les recherches effectuées en 1948 par le Docteur Rossel Castro n’ont mis au jour que de rares ossements de petits animaux sauvages.


Le colibri . By procsilas .

Le site a été abondamment pourvu de poteries mais on ignore dans quel but. Cependant, les tracés n'ayant pu être datés, on ne peut affirmer que les poteries sont de la même époque.

Les différentes hypothèses

Pour le professeur Kosok et pour Maria Reiche, la Nazca est un calendrier astronomique. Ce dernier était utilisé par les anciennes civilisations pour connaître les dates d’équinoxes, d’éclipses, le moment des semailles …
En effet, le 22 juin 1941, Kosok vit le soleil se coucher au bout de l’une des lignes. C’était le solstice d’hiver au sud du Pérou.
C’est ce qui convainquit Kosok que les lignes avaient une vocation astronomique.


Les marques de Nazca ont été tracées en déblayant la fine couche de pierres sombres couvrant la pampa désertique pour mettre à nu le sol plus clair. By theboywiththethorninhissi de 

Pourtant, lorsque l’astronome Gérard S. Hawkins encoda les divers alignements dans son ordinateur, en cherchant à isoler une période donnée entre 5 000 avant notre ère et 1900 de notre ère, il fut déçu.
Aucune des lignes n’était dirigée de manière concluante vers certaines étoiles à des moments importants comme le solstice ou l’équinoxe.

Mais, plus tard, le Dr Phyllis Pitluga, une chercheuse de l’Adler Planetarium de Chicago, découvrit que ce n’était pas tout à fait vrai.
Ses recherches démontrèrent que l’araignée géante était censée représenter la constellation d’Orion et que la série des lignes droites qui l’entouraient retraçait les mouvements des trois étoiles du baudrier d’Orion.

On remarquera que, pour l’araignée de Nazca, comme pour les pyramides de Gizeh, un rapprochement a été fait avec le baudrier d’Orion.

L’ethnologue Simone Waisbard et son fils informaticien sont persuadés qu’il s’agit d’un calendrier météorologique.
Où plutôt de plusieurs calendriers superposés au fil des siècles ce qui explique que certains sont recouverts de lignes.

Un autre spécialiste du site, Tony Morisson, penche pour une signification religieuse en se fondant sur les coutumes et la religion des Nazcas.

Bien sûr, l’hypothèse d’un peuple non terrien a été largement émise. Depuis la découverte des tracés, cette région est devenue le rendez-vous des extraterrestres et des ovnis.

Cependant, à part les farfelus qui voient des E.T partout, il y aussi des éléments plus sérieux pour étayer la visite d’extraterrestres dans le passé.

Des lecteurs de la Bible ont rapproché les visions d’Ezéchiel de certaines descriptions d’ovnis : « des roues enflammées transportant des êtres vivants dans le ciel ».

Certains phénomènes décrits par la Bible et par d’autres textes anciens exprimeraient-ils la réaction de peuples dénués de technologie devant des machines qu’ils ne pouvaient comprendre ?

Ce n’est pas du tout invraisemblable car après tout, on peut également imaginer comment réagiraient les hommes du 19e siècle face aux prouesses techniques d’aujourd’hui.


Cette curieuse silhouette humaine, appelée " l'Astronaute" est considérée par certains comme la preuve que les tracés de Nazca sont le produit d'une culture extraterrestre. By bthomso .

Les tracés de Nazca ont bien été fait par des hommes mais peut-être étaient-ils destinés à des « êtres » venus du ciel ?

En effet, une chose est sure, ces tracés ont été faits pour être vus du ciel et non du sol. Ils avaient donc une destination céleste.

On songe bien sûr immédiatement à des dieux vénérés par cette civilisation. Les dessins deviendraient alors des repères géants pour guider ces dieux en vue de leur hypothétique retour ou tout simplement en hommage à ces dieux.


La Couleuvre (Photo Servicio Aerofotografico Nacional del Peru)

Tony Morrison, un zoologiste qui a étudié les lignes avec Gérald Hawkins, conclut son livre Pathways to the Gods (1978) par une citation, écrite en 1586 par Luis de Monzon, un magistrat espagnol :

« Les vieux Indiens disent que (…) d’après ce qu’ils savent de leurs ancêtres, dans des temps très anciens, avant que les Incas ne règnent sur eux, un autre peuple était venu qu’on appelait les Viracochas. Ils n’étaient pas nombreux et furent suivis par des Indiens qui avaient écouté leur parole.
Ils disent aujourd’hui que ce devait être de simples personnes. Et c’est pour eux qu’ils ont construit les pistes qu’on peut voir aujourd’hui. »

On retrouve donc là le légendaire héros civilisateur Viracocha, aussi appelé Quetzalcoatl, dont les Indiens espéraient le retour quand Cortès débarqua.


Personnages avec des coiffures rayonnantes (Photo Servicio Aerofotografico Nacional del Peru) 

Ce peuple a probablement tracé ces gigantesques motifs parce qu’ils s’attendaient à voir revenir Viracocha, par la voie des airs cette fois. Les dessins étaient censés servir de balise.

C’est sans doute l’explication la plus simple et la plus évidente sur le rôle de ces lignes. A cela, on peut ajouter que lignes et dessins pouvaient être des symboles religieux et de fertilité. 

Comment les tracés ont-ils été dessinés ?

Comment les Nazcas ont-ils faits pour tracer des dessins aussi parfaits sans les voir ?

Maria Reiche affirme que c’est en agrandissant des maquettes dont elle a trouvé les traces près de certaines figures animales.

L’Américain Jim Woodman et l’aérostier anglais Julian Nott ont essayé de prouver que les Nazcas savaient fabriquer des ballons à air chaud pour superviser le tracé des figures. Ils ont fabriqué en 1975 un ballon en utilisant du tissu et des cordes du même genre que ceux trouvés sur les momies nazcas.
Le ballon s’est élevé à 90 m avant de s’écraser. Bien sûr, rien ne dit que les nazcas ne savaient pas voler mais rien, non plus, n’est venu le confirmer. De plus, ce n’est pas en prenant de l’altitude qu’on peut dessiner une figure de 300 mètres.

En fait, nul ne sait avec certitude quelle technique a été employée pour réaliser ce chef-d’œuvre uniquement visible du ciel mais certaines hypothèses sont plus plausibles que d’autres.

Il est bien plus probable que la théorie de Maria Reiche soit la bonne. Il s’agissait simplement de créer une version agrandie d’un plan ou d’un dessin.
La réalisation de dessins gigantesques n’est pas hors de portée avec une main d’œuvre consciencieuse dirigée par des prêtres.

D’ailleurs, il n’est pas entièrement vrai que les lignes de Nazca ne peuvent être distinguées au niveau du sol.
Il y a dans la région de nombreuses collines et montagnes qui auraient permis aux artistes de prendre du recul.

D’autres tracés sur la Terre

Les tracés terrestres destinés à être vus du ciel ne sont pas rares sur la Terre. Il en existe en Amérique du Nord et en Angleterre notamment.

Mystère-Enigmes - Grand serpent ...

Mystère du Grand Serpent de l’Ohio
Parmi les bâtisseurs de mounds aux Etats-Unis, la culture d’Adena a laissé un tertre connu sous le nom de Grand Serpent. 
Ce tumulus se situe près de l’actuelle ville de Peebles dans l’Ohio.
Nous connaissons les trois cultures indiennes qui ont bâti les mounds mais par contre un mystère demeure. En effet, nous ignorons toujours pourquoi ils ont construit ces sculptures de terre.
Il n’est d’ailleurs pas certain que le Grand Serpent est l’œuvre de la culture Adena.

Les bâtisseurs de Mounds

Les archéologues distinguent trois cultures principales chez les bâtisseurs de mounds :

Culture Adena: cette culture avait son foyer dans le haut centre-ouest de l’Amérique, entre 1000 avant notre ère et 200 de notre ère. C’était un peuple de chasseurs-cueilleurs puis d’agriculteurs.
Ce peuple a bâti des tertres funéraires et réalisé des sculptures zoomorphes. La culture Adena a bâti beaucoup d’autres sculptures aux formes géométriques. Certaines sont des alignements.

Culture Hopewell: cette culture est en partie contemporaine avec celle d’Adena et a fini par la remplacer. Elle s’est épanouie entre 200 avant notre ère et 550 de notre ère, soit à peu près à la même période que celle de Nazca.

Cette culture amérindienne s'est développée le long des cours d'eau du nord-est et du midwest des États-Unis.
Artisans et commerçants, les Indiens de Hopewell et leurs successeurs immédiats construisirent la plupart des mounds et des « forts » en terre.

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L'un des nombreux tumulus dans l'Ohio. By Windsors Child

Culture du Mississippi : c’est la plus grande culture indienne ancienne. Les archéologues parlent actuellement plutôt de période Mississippi. Elle a commencé vers l’an 600 ou 700 de notre ère. Cette civilisation précolombienne s’est développée dans la basse et la moyenne vallée du Mississippi.
Sa plus grande réalisation est la métropole précolombienne de Cahokia, sur le site actuel d’East St. Louis ou a été érigée une immense colline artificielle tronquée, ressemblant à la base d’une pyramide d’Egypte.
C’est elle qui a assisté à l’arrivée des Européens. En 1539, Hernando de Soto et ses conquistadors traversèrent la région et ne laissèrent derrière eux que mort et désolation.
En une seule génération, toute la population indienne de la région fut décimée par la variole et d’autres maladies.
La culture du Mississippi disparut.

Le Grand Serpent

Il s’agit d’une sculpture en argile jaune qui ressort sur le sol plus sombre. Ce « serpent » ondule sur plus de 400 mètres.
Comme toutes les autres masses de terre sculptées, celle-ci s’apprécie mieux vue du ciel.

Le serpent déroule ses sinuosités le long d’une crête. Il possède 7 anneaux et sa queue est enroulée.
Sa gueule est ouverte et semble avaler un objet ovale.


Grand Serpent de l'Ohio. By Billy Liar 

Le psychologue Thaddeus M.Cowan de l’Université du Kansas a remarqué que le Grand Serpent s’inscrit dans une tradition culturelle mondiale selon laquelle le serpent est le symbole d’événements célestes.
En Asie, par exemple, l’image d’une éclipse de Lune est un serpent qui avale un œuf. C’est exactement ce que fait le serpent de l’Ohio.

Selon sa théorie, le serpent représente la Petite Ourse (Petit Chariot), dont le timon se termine par l’étoile Polaire.
En effet, les courbures du serpent correspondent aux étoiles du timon, et la queue de l’animal s’enroule dans le sens des aiguilles d’une montre, qui est aussi celui de la rotation du Petit Chariot autour de l’étoile Polaire.

Ce n’est bien sur qu’une hypothèse car les bâtisseurs ne nous ont laissé aucune indication. La plupart des tumulus sont des sépultures. On y a retrouvé de nombreux objets qui accompagnaient les défunts : bijoux, armes, poteries …
Mais, le Grand Serpent ne rentre pas dans cette catégorie.


Grand Serpent de l'Ohio. Ancienne carte postale

Comme pour les tracés de Nazca, on se demande comment ces hommes ont réussi à dessiner à même le sol une forme aussi parfaite alors qu’ils ne pouvaient prendre aucun repère en s’élevant au-dessus du sol.

Le Grand Serpent semble avoir été édifié vers la fin de la période Adena. Cependant, d’après des analyses au carbone, cette thèse communément acceptée pourrait être remise en cause.
Il se pourrait que le Grand Serpent soit plus récent, vers 1050 de notre ère.
Ce ne serait donc pas l’œuvre de la culture Adena mais de celle du Mississippi. 


Grand Serpent de l'Ohio vu du ciel. Karim

Des sépultures ont été retrouvées à proximité et datent de la période Adena. C’est pourquoi, le Grand Serpent leur a été attribué à l’origine.

Le débat reste ouvert car les différentes analyses effectuées sont contradictoires. 

Il est également à souligner que d’après plusieurs études géologiques, cet endroit serait un ancien site d’impact d’une météorite. Elle se serait écrasée sur Terre au Permien.

Aujourd’hui restauré et protégé, le site est devenu une destination touristique.
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Mystères - Enigmes - La roue des monts Bighorn

 La roue des monts Bighorn

Aux Etats-Unis, dans les monts Bighorn du Wyoming, se dessinent les contours d’une roue à rayon qui forme un cercle de 25 m de diamètre.
Dans la Saskatchewan, en Arizona et dans de nombreux autres sites d’Amérique du Nord, on rencontre des cercles analogues qui varient de quelques mètres à quelques centaines de mètres de diamètre.
Qui a construit ces cercles et pourquoi ?

Caractéristiques des cercles

Ces cercles se situent tous en altitude, sur des plateaux rocailleux. Ils sont constitués de lignes de gros cailloux qui constituent la jante, le moyeu et souvent les rayons.
Dans quelques cas, les bâtisseurs ont placé des amas de pierres, ou cairns, au centre ou à l’extérieur des cercles.


Roue "guérisseuse" de Bighorn.

La roue des monts Bighorn est la plus célèbre car c’est la mieux conservée. Elle a été baptisée la « roue guérisseuse ».

Théorie sur les cercles

Certains historiens pensent que les Indiens des plaines ont disposé ces cercles vers l’an 1100. On ignore avec précision pourquoi ils les ont bâties.
Cependant, leur orientation fournit quelques indices.

En effet, la ligne de visée, qui part du cairn du premier plan et passe par le moyeu, aboutit au soleil levant lors du solstice d’été.
Un autre cairn désigne le couchant, le même jour.

D’autres alignements de pierre pourraient marquer le lever et le coucher de trois étoiles au moment de chaque changement de saison.

Ces cercles pourraient donc être une sorte d’équivalent des mégalithes d’Europe comme Stonehenge.
Elles pouvaient servir d’observatoire astronomique.

Sur certains sites, les chercheurs ont retrouvé des trous dans lesquels ont pu être dressés des poteaux.
Reconstitués, les cercles devaient ressembler à des versions plus rustiques de Stonehenge, en Angleterre.

On peut par contre se demander pourquoi les Indiens des Plaines qui étaient des nomades et vivaient de la chasse avaient besoin d’observer le ciel.
Les observatoires anciens étaient utilisés par des peuples qui pratiquaient l’agriculture.

Peut-être que les Indiens s’en servaient-ils pour prévoir les grandes migrations des troupeaux ?

Ces questions ne trouveront sans doute jamais de réponse.


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