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 Parcs, réserves... - Long Point -2-

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ninnenne
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Date d'inscription : 08/03/2012
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MessageSujet: Parcs, réserves... - Long Point -2-   Dim 11 Jan - 2:58

Parcs, réserves... - Long Point -2-

 
La flore
 
La péninsule de la pointe Long est caractérisée par la forêt carolinienne, ou forêt feuillue de l'Est. On y retrouve 660 espèces de plantes vasculaires. Les premières plantes à coloniser les dunes fraîchement créées sont le peuplier deltoïde (Populus deltoides)
 
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Peuplier Deltoïde
 
et le genévrier de Virginie (Juniperus virginiana).
 
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Genévrier de Virginie
 
Ceux-ci sont remplacés par des marécages de mélèze laricin (Larix laricina) et de thuya occidental (Thuja occidentalis), des forêts de pin blanc (Pinus strobus)
 
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Mélèze laricin
 
et de thuya occidental ainsi que des savanes de bouleau à papier (Betula papyrifera) et dechêne rouge (Quercus rubra). Les marais peu profonds sont quant à eux occupés en majorité par les quenouilles (Typha sp.)
 
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Chêne rouge
 
La faune
 
Le lac Érié abrite pas moins de 60 espèces de poissons. Les espèces les plus pêchées par les pêcheurs commerciaux sont :
 
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Le Cisco (Coregonus artedi)
 
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le doré jaune (Sander vitreus)
 
 
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la perchaude (Perca flavescens)
 
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et le grand corégone (Coregonus clupeaformis)
 
Les mammifères
 
On retrouve 47 espèces de mammifères à Long Point. Le seul ongulé encore présent est le cerf de Virginie (Odocoileus virginianus).
 
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Les carnivores présents dans la région sont le coyote (Canis latrans), le renard roux (Vulpes vulpes), le renard gris (Urocyon cinereoargenteus),
 
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Coyote
 
le raton laveur (Procyon lotor), l'hermine (Mustela erminea), la belette à longue queue(Mustela frenata), le vison d'Amérique (Neovison vison),
 
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Hermine
 
le blaireau d'Amérique (Taxidea taxus), la mouffette rayée (Mephitis mephitis), la loutre de rivière (Lontra canadensis), et le lynx du Canada (Lynx canadensis).
 
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Lynx du Canada
 
Les petits mammifères que l'on retrouve dans la réserve sont l'opossum de Virginie(Didelphis virginiana), la musaraigne cendrée (Sorex cinereus), la musaraigne fuligineuse(Sorex fumeus), la grande musaraigne (Blarina brevicauda), la petite musaraigne (Cryptotis parva), la taupe à queue velue (Parascalops breweri), le condylure à nez étoilé(Condylura cristata),
 
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Opossum de Virginie
 
le Lapin à queue blanche (Sylvilagus floridanus), le lièvre d'Europe (Lepus europaeus), letamia rayé (Tamias striatus), la marmotte commune (Marmota monax), l'écureuil gris (Sciurus carolinensis), l'Écureuil roux (Tamiasciurus hudsonicus), le petit polatouche (Glaucomys volans), le castor du Canada (Castor canadensis), la souris à pattes blanches (Peromyscus leucopus), la souris sylvestre (Peromyscus maniculatus),
 
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Petit polatouche
 
le campagnol-lemming de Cooper (Synaptomys cooperi), le rat musqué (Ondatra zibethicus), le campagnol sylvestre (Microtus pinetorum), le campagnol des prés (Microtus pennsylvanicus), le rat surmulot (Rattus norvegicus), la souris commune (Mus musculus), lasouris sauteuse des champs (Zapus hudsonius) et le porc-épic d'Amérique (Erethizon dorsatum).
 
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Porc épic d'Amérique
 
On y retrouve aussi les chauves-souris suivantes : la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus), la chauve-souris pygmée (Myotis leibii), la chauve-souris nordique (Myotis septentrionalis), la chauve-souris argentée (Lasionycteris noctivagans), la pipistrelle de l'Est (Perimyotis subflavus) et la grande chauve-souris brune (Eptesicus fuscus).
 
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Chauve souris
 
La position méridionale de la péninsule permet d'observer plusieurs espèces rares au Canada, comme la petite musaraigne, la pipistrelle de l'Est, le blaireau d'Amérique, le renard gris, la chauve-souris nordique, le petit polatouche et le campagnol sylvestre. Certaines espèces ont cependant disparu de la région depuis le début de la colonisation, soit le Wapiti (Cervus canadensis), le lynx roux (Lynx rufus), l'ours noir (Ursus americanus), le loup de l'Est (Canis lycaon) et le lièvre d'Amérique (Lepus americanus).
 
Hépertofaune
 
Quelque 34 espèces d'amphibiens et de reptiles ont été recensées dans la région de Long Point. Les urodèles que l'on retrouve sont le necture tacheté (Necturus maculosus), letriton vert (Notophthalmus viridescens), la salamandre à points bleus (Ambystoma laterale), la salamandre de Jefferson (Ambystoma jeffersonianum), la salamandre maculée (Ambystoma maculatum), la salamandre à quatre doigts (Hemidactylium scutatum) et la salamandre rayée (Plethodon cinereus).
 
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Necture tacheté
 
Les anoures de la région sont le crapaud d'Amérique (Anaxyrus americanus), le crapaud de Fowler (Anaxyrus fowleri), la rainette versicolore (Hyla versicolor), la rainette crucifère(Pseudacris crucifer), la grenouille verte (Rana clamitans), la grenouille des bois (Rana sylvatica), la grenouille léopard (Rana pipiens), la grenouille des marais (Rana palustris) et le ouaouaron (Rana catesbeianus).
 
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Rainette crucifère
 
Les tortues de la pointe sont la tortue serpentine (Chelydra serpentina), la tortue musquée (Sternotherus odoratus), la tortue peinte (Chrysemys picta), la tortue géographique (Graptemys geographica), la tortue ponctuée (Clemmys guttata), la tortue mouchetée (Emydoidea blandingii) et la tortue-molle à épines (Apalone spinifera).
 
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Tortue peinte
 
Les serpents de la réserve sont la couleuvre rayée (Thamnophis sirtalis), la couleuvre mince (Thamnophis sauritus), la couleuvre d'eau (Nerodia sipedon), la couleuvre à ventre rouge (Storeria occipitomaculata), la couleuvre brune (Storeria dekayi), la couleuvre verte (Liochlorophis vernalis), la couleuvre à nez plat (Heterodon platirhinos), la couleuvre obscure (Pantherophis spiloides), la couleuvre fauve de l'Est (Pantherophis gloydi), la couleuvre tachetée (Lampropeltis triangulum), la couleuvre royale (Regina septemvittata) et le massasauga (Sistrurus catenatus).
 
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Massasauga
 
Les oiseaux
 
À Long Point, 331 espèces d'oiseaux ont été identifiées, ce qui fait l'un des endroits ayant la plus grande diversité avienne des Grands Lacs. Sur ces espèces, 173 sont reconnues ou suspectées nicher sur la pointe. C'est un lieu important du continent pour la migration de la sauvagine ; on y a dénombré en 1998 environ 9 624 545 oiseaux jours lors de la migration d'automne.
 
Parmi les espèces migratrices on retrouve le canard colvert (Anas platyrhynchos), le canard d'Amérique (Anas americana), le canard noir (Anas rubripes), le cygne siffleur (Cygnus columbianus), le fuligule à collier (Aythya collaris), le fuligule à dos blanc (Aythya valisineria), le fuligule à tête rouge (Aythya americana), le petit fuligule (Aythya affinis), le grand harle (Mergus merganser), le harle huppé (Mergus serrator).
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Harle huppé
 
Outre la sauvagine, on y rencontre aussi les espèces migratrices suivantes : le courlis corlieu (Numenius phaeopus), la mouette de Bonaparte (Chroicocephalus philadelphia) et la sterne pierregarin (Sterna hirundo). La réserve est aussi un lieu de nidification important pour le bihoreau gris (Nycticorax nycticorax), le petit blongios (Ixobrychus exilis) et la sterne de Forster (Sterna forsteri).
 
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Petit blongios


Parcs, réserves... - Long Point -1-

 
La réserve nationale de faune de Long Point (anglais : Long Point National Wildlife Area) est une aire protégée du Canada et l'une des dix réserves nationales de faune de l'Ontario. Elle est située dans la réserve de biosphère de Long Point, créée en 1986 en plus d'être reconnue comme site Ramsar depuis 1982. (Traité international adopté le 2 février 1971 pour la conservation et l'utilisation durable des zones humides, qui vise à enrayer leur dégradation ou disparition, aujourd'hui et demain, en reconnaissant leurs fonctions écologiques ainsi que leur valeur économique, culturelle, scientifique et récréative.)
 
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[size=11]Plage de Long Point.[/size]
 
Cette aire protégée est située sur un cordon littoral s'avançant sur le lac Érié. Elle comprend un système complexe de dunes, de milieux humides et de marais offrant de nombreux habitats pour la faune et la flore. Elle est fréquentée par pas moins de 47 espèces de mammifères, 331 d'oiseaux, 34 de reptiles et d'amphibiens et 60 de poissons et possède pas moins de 660 espèces de plantes vasculaires. Ce territoire a fait partie du territoire de chasse des Neutres et des Mississaugas avant d'être colonisé au début duXIXe siècle. En 1866, la Long Point Company acquiert la plupart des terres de la péninsule, assurant ainsi son intégrité écologique. Le territoire est géré depuis 1980 en tant que réserve nationale de faune par le Service canadien de la faune.
 
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Vue satellite de Long Point.
 
La réserve nationale de faune est située sur la pointe Long, une péninsule de sable de40 km de long au nord du lac Érié. Elle se trouve entièrement dans le comté de Norfolk, à10 km au sud de Port Rowan.
 
[size=16][/size]
 
La réserve est divisée en deux territoires. Le premier territoire, Thoroughfare Point, est situé à la base de la pointe et a une superficie de 450 ha. Le second, Long Point, comprend l'est de la pointe. Le secteur ouest jouxte le parc provincial de Long Point. On retrouve aussi le parc provincial de la Pointe Turkey au nord de la baie de Long Point et la réserve nationale de faune du Ruisseau-Big à l'ouest de la baie.
 
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Réserve nationale de faune du Ruisseau-Big
 
Plusieurs autres péninsules du lac Érié ont des aires protégées semblables, comme le parc provincial Rondeau et le parc national de la Pointe-Pelée en Ontario et le parc d'État de Presque Isle en Pennsylvanie.
 
La pointe Long est un cordon littoral de 40 km s'avançant dans le lac Érié. Il s'agit du plus grand cordon littoral des Grands Lacs. Le sous-sol est composé de roches sédimentairesdatant du Silurien et du Dévonien (entre 443 et 359 millions d'années). La formation de la pointe a commencé il y 7 600 ans à partir d'une moraine traversant le lac. Elle s'est accélérée quand le lac a atteint son niveau actuel il y a 4 000 ans. La pointe est alimentée par l'érosion de falaises de sable et d'argile qui sont localisées jusqu'à 95 km à l'ouest de la pointe. La péninsule est toujours en progression et avance de près de 5 m vers l'est chaque année.
 
Le relief de la réserve est plutôt plat : l'altitude va de 174 m, ce qui correspond au niveau du lac Érié, à 183 m. Le sud de la réserve est caractérisé par une plage de 32 km de long. Quant au nord de la péninsule, on y retrouve un vaste système de marais et de milieux humides divisé en alternance par des dunes de sable.
 
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Phare de Long Point
 
Le climat de la région de Long Point est réputé pour être l'un des plus doux du Canada. Les hivers y sont doux et neigeux alors que les étés y sont humides et chauds. Les précipitations, dont le cumul annuel est proche de 1 000 mm, se répartissent équitablement tout au long de l'année. La moyenne des trois mois les plus chauds est de19,4 °C alors que celle des trois mois les plus froids est de -4,5 °C.
 
Les plus vieilles preuves de la présence humaine au sud de l'Ontario remontent à11 000 ans. Des pointes de flèches sont les seuls artéfacts retrouvés de la périodepaléoindienne. La végétation régionale se modifia pour l'actuelle il y a 8 000 ans, ce qui débuta la période archaïque. La période sylvicole commence avec l'apparition de la céramique vers Xe siècle [size=16]av. J.-C.. Vers 900, la population commence graduellement à adopter la culture du trio maïs, haricot et courge, également connu sous le nom des Trois sœurs. La région était habitée par des Iroquoiens qui deviendront les Neutres.[/size]

 

Les trois Soeurs
 
Les Neutres formaient une confédération de cinq nations, les Attiragenregas, les Ahondihronons, les Antouaronons, les Onguiaronons et les Kakouagogas. À son apogée, la population de la confédération est estimée entre 12 000 et 40 000 habitants répartis dans 28 à 40 villages. Ceux-ci disparurent vers 1653, victime des guerres franco-iroquoises. La région fut ensuite occupée par les Mississaugas, une tribu semi-nomade de langue algonquienne.
 
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Maison longue.
 
L'indépendance des États-Unis d'Amérique marqua le début de la colonisation ; lesLoyalistes arrivèrent à partir des années 1780. Les Mississaugas cédèrent la région aux Britanniques le 22 mai 1784. Les cantons de la région furent cadastrés à la fin du XVIIIesiècle et la région obtint le surnom de Long Point Settlement. La vocation du comté de Norfolk au début du XIXe siècle est principalement fondée sur l'agriculture et l'exploitation forestière.
 
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Carte du comté de Norfolk en 1880.
 
Le déclin et même la disparition du gibier dans la région incitèrent un groupe de chasseurs, organisés au sein de la Long Point Company, à acheter à la province du Canada la plupart des terres de la pointe, soit 6 044 ha, pour en faire une réserve de chasse en 1866. La seule terre qui ne fut pas acquise fut la propriété de la famille Anderson, située à l'extrémité de la pointe.
 
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Cerf de Virginie
 
Le cerf de Virginie fut introduit dans la péninsule en 1874. La compagnie introduisit plusieurs techniques de conservation de la faune en émettant des permis de chasse et en interdisant la chasse à la sauvagine au printemps.
 
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Le parc provincial de Long Point fut créé en 1921 à la base de la péninsule. La Long Point Company céda une partie de ses terres au Service canadien de la faune, qui en fit uneréserve nationale de faune en 1980. En 1982, Long Point fut reconnu comme site Ramsar. Elle fut reconnue comme réserve de biosphère en 1986.
 
Selon la classification écologique de la Commission de coopération environnementale, Long Point est située dans l'écorégion de niveau III des basses-terres du lac Érié, elle-même située dans l'écorégion de niveau I des forêts tempérées de l'Est. Le cadre écologique du Canada remplace cette dernière par l'écozone des plaines à forêts mixtes. Cette écorégion est caractérisée par l'un des climats les plus doux du Canada.
 
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Papillons Monarque
 
La réserve a été reconnue au niveau international comme réserve de biosphère, commesite Ramsar, comme zone importante pour la conservation des oiseaux (ZICO) d'importance mondiale pour ses espèces grégaires, la concentration de la sauvagine et la concentration d'oiseaux terrestres migrateurs et d'importance nationale pour la présence d'espèces menacées et d'espèces grégaires. Elle a été aussi reconnue comme réserve internationale pour le monarque (Danaus plexippus) suite à un accord binational avec le Mexique.

Parcs,réserves- Parcs nationaux-Les Cévennes-Flore

Gentiane bleue

La flore vasculaire (Plantes à fleurs et fougères)

Environ 2 300 espèces végétales ont été répertoriées dans le Parc national. Elles représentent environ 40 % de la flore française sur seulement 0,5 % de la superficie du territoire national. 

Vingt quatre espèces endémiques françaises ont été répertoriées dans le Parc national. Ce sont surtout des espèces méditerranéennes des pelouses pierreuses, des éboulis et des rochers, calcaires ou siliceux. Il n’y a pas d’espèce endémique spécifique au territoire du Parc mais quelques endémiques au niveau des sous-espèces et des variétés.

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Saxifrages des Cevennes

Deux espèces emblématiques

L’ancolie des causses (Aquilegia viscosa) se rencontre dans l’est des Pyrénées et le sud du Massif central. Ses fleurs bleu pâle la font remarquer dans les éboulis calcaires, au pied des rochers et des falaises des gorges de la Jonte et du Tarn, et sur les contreforts du causse de Blandas.



Ancolie des Causses

La gentiane de Coste (Gentiana clusii subsp costei) est une sous-espèce propre au territoire des causses.



Gentiane de Coste

Deux espèces à endémisme partagé

Le genêt très épineux (Echinospartum horridum) est une espèce endémique franco-espagnole qui pousse sur des sols calcaires. On en connaît trois stations seulement sur le territoire du Parc. Cette espèce est menacée par la fermeture des milieux.



Genêt très épineux

Le ciste à feuilles de peuplier(Cistus populifolius) n’est connu en France que dans les Cévennes, l’Aude et l’Hérault. Il pousse sur des sols siliceux. 



Ciste à feuilles de peuplier

La situation géographique du Parc national des Cévennes et sa diversité écologique font que sa flore comprend les éléments biogéographiques médio-européen, atlantique, méditerranéen, sarmatique (steppique) et boréal. 

La majorité de la flore est constituée d’espèces médio-européennes et atlantiques (cortèges floristiques des chênaies de chêne sessile, des hêtraies et des landes, par exemple), ainsi que méditerranéennes (cortège floristique des chênaies de chêne vert, par exemple). Parmi les espèces méditerranéennes, certaines sont méditerranéo-montagnardes, également parfois présentes dans les Pyrénées et en Espagne. 



Chêne vert

Les espèces sarmatiques, inféodées aux pelouses, sont fréquemment distribuées de manière très disjointe à travers toute l’Europe. L’altitude relativement faible des massifs explique la modestie du cortège boréal. L’étage alpin n’est pas représenté sur le territoire et l’étage subalpin se confine au sommet du mont Lozère.


Quarante et une espèces végétales bénéficient d’une protection nationale et six d’une protection de niveau régional.



Gagée jaune


Quelques espèces protégées

Deux orchidées, le sabot de Vénus etla spiranthe d’été, sont reconnues d’intérêt remarquable par la Communauté européenne et sont protégées. Les fleurs spectaculaires du sabot de Vénus (Cypripedium calceolus) s’observent dans les clairières et les prés humides de quelques rares localités des gorges du Tarn et de la Jonte. Le spiranthe d’été (Spiranthes aestivalis) apprécie les bords de ruisseaux, les îlots et les suintements à la base de rochers, en dessous de 700 m d’altitude. 



Sabot de Venus



Spiranthe d'été

L’adonis printanière (Adonis vernalis) épanouit ses grandes corolles jaunes dans les pelouses rases des causses Méjean et de Sauveterre et, très localement, du causse Noir.



Adonis printanière

Le botryche à feuilles de matricaire (Botrychium matricariifolium), est une petite fougère que l’on observe sur les talus peu végétalisés de ruisseaux très fermés. On dénombre neuf stations sur le territoire du Parc. 



Botryche à feuilles de matricaire

Le faux cytise à longues grappes (Chamaecytisus elongatus) est très rare en France. En Cévennes, il se localise en bordure de ruisseaux du versant sud du mont Lozère et dans les gorges du Tarn où il résiste aux grandes crues sans trop de dommages. 



Faux Cytise

La pivoine officinale(Paeonia officinalis), plante de clairière et de lisière des bois de chêne pubescent et de chêne vert, ne se rencontre qu’en trois stations. 



Pivoine officinale


Action du Parc national

Le Parc intervient lorsqu’une espèce protégée ou un milieu fragile est menacé et qu’il en a connaissance : élargissement d’une route, construction d’un bâtiment, rehaussement de niveau d’un barrage... Des solutions sont alors trouvées au cas par cas.
L’évolution naturelle consécutive à la déprise agricole et donc la fermeture des milieux peuvent aussi compromettre la survie d’espèces végétales. Le Parc national s’attache alors à passer des contrats avec des agriculteurs pour faucher, couper des accrues ou faire pâturer.

Enfin des actions de sensibilisation et d’information sur la nécessité de protéger la flore sont entreprises auprès de différents publics.
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MessageSujet: Re: Parcs, réserves... - Long Point -2-   Dim 11 Jan - 3:05

Parcs,réserves- Parcs nationaux-Les Cévennes-Faune

Barbeau méridional
 

La richesse de la faune du parc est caractérisée par la présence de 70 espèces de mammifères (sur 135 en France), 195 espèces d’oiseaux (dont 135 nicheuses), 16 espèces d’amphibiens, 15 espèces de reptiles, 23 espèces de poissons et plus de 2 000 espèces d’invertébrés (dont 1 824 d’insectes).
 

En se fondant sur la nomenclature de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), on dénombre 42 espèces strictement menacées (dont 11 en danger et 31 vulnérables), 18 espèces rares, 14 espèces au statut indéterminé, et 20 espèces à surveiller. Le parc national abrite aussi des espèces d’intérêt communautaire. 103 sont concernées par la directive européenne « Habitats » - dont 2 sont des espèces prioritaires, la rosalie alpine et l’osmoderme érémite – et 48 par la directive « Oiseaux » - dont une prioritaire, le vautour moine. Enfin, 229 des espèces présentes sont totalement protégées par le Code de l’environnement français.

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Rosalie alpine

Cette richesse est d’abord liée à la diversité des reliefs, des expositions, des altitudes et des influences climatiques, et à l’amplitude altitudinale. Ceci joue notamment pour les espèces de petite taille (invertébrés, micromammifères, passereaux...).

Le rôle de l'homme

L’homme a constitué un facteur direct de disparition pour les espèces de grande taille. Pratiquement tous les grands mammifères, ongulés et prédateurs, et la plupart des grands rapaces et gallinacés ont disparu à l’époque historique.
Il a également indirectement favorisé de nombreuses espèces par son action sur le maintien des milieux ouverts : pelouses, prairies, cultures et landes. Ses modes de production, relativement peu agressifs pour le milieu naturel jusqu’à ce jour, ont préservé les chaînes alimentaires.
Enfin les différentes actions de gestion en faveur de la faune et, plus récemment, les réintroductions menées avec succès par le parc national ont permis de favoriser ou d’assurer le retour de quelques espèces disparues, comme les vautours fauve et moine.



Vautour fauve

L’homme cependant ne maîtrise pas tout. On constate des évolutions divergentes selon les espèces. Avec la disparition de l’outarde canepetière et de la perdrix grise, coïncide le retour de la loutre d’Europe et de la chouette de Tengmalm, pour ne citer que ces quelques exemples.



Chouette de Tengmalm


Les mammifères

L’élément le plus marquant de ces dernières décennies concernant les mammifères en France, et en Cévennes, est la réapparition des espèces de grande taille. Si le retour des ongulés (sanglier, cerf, chevreuil, mouflon, et pour les massifs autres que les Cévennes, chamois et bouquetins) est le fait d’une action volontariste de l’homme, celui de carnivores comme la loutre, le loup et le lynx résulte d’une expansion spontanée de ces espèces.



Mouflon

La loutre avait quasiment disparu des Cévennes dans les années 60. En 1990, un pêcheur a relevé des indices de sa présence dans le Tarn. Un suivi a alors été mis en place sur l’ensemble des cours d’eau du parc. Au fil du temps, ces cours d’eau se sont progressivement recolonisés. C’est le cas du Lot, du Tarn, du Luech, de la Mimente et du Tarnon, puis du versant méditerranéen du parc. Aujourd’hui, la loutre est à nouveau présente sur tout le territoire du parc.



Loutre

Protégé dès le début du siècle, le castor a repeuplé l’ensemble des affluents méditerranéens à partir du delta du Rhône où il avait trouvé refuge. 



Castor

A la création du parc national, l’ensemble du versant méditerranéen avait déjà été réinvesti par le castor. Dans la poursuite de cette dynamique, le castor a été réintroduit sur le versant atlantique, dans le Tarn et la Dourbie. Sans doute aussi certains individus ont-ils franchi d’eux-mêmes la ligne de partage des eaux. Les nombreux indices de part de d’autre des têtes de bassins permettent de le penser. 
Aujourd’hui, le castor est présent sur les deux versants avec des populations régulières.

Dès les premières années de son existence, le parc a engagé la réintroduction ducerf élaphequi avait disparu des Cévennes depuis environ trois siècles Parallèlement, le parc a mis en place un suivi de la situation et un plan de chasse pour contrôler les populations. Celles-ci se sont effectivement développées dans deux zones principalement : les hautes vallées du Tarn et de la Mimente, et le nord Aigoual.



Cerf elaphe

Ce grand ongulé a désormais toute sa place dans la faune du parc. Les chasseurs et les naturalistes se le sont progressivement approprié, même s’il reste une source d’inquiétude pour les dégâts qu’il peut causer aux plantations et aux cultures.

Le chevreuila suivi les mêmes évolutions que le cerf : disparition, réintroduction, gestion... Il a toutefois fait l’objet d’une politique de réintroduction plus large, sur l’ensemble du territoire national. En Cévennes, comme ailleurs, il s’est répandu de façon plus homogène et on peut l’observer partout dans le parc national.



Chevreuil

Le sanglier est en pleine expansion depuis une vingtaine d’années. C’est une espèce emblématique en Cévennes du fait notamment de son intérêt en tant que gibier. En 1978, un peu moins de 400 sangliers étaient tirés sur le territoire du parc ; en 1996, ce sont plus de 4 000 individus qui ont été abattus. 



Sanglier

Cette évolution peut être attribuée à plusieurs facteurs : l’apparition de biotopes très favorables (embroussaillement), une grande quantité de nourriture (châtaignes, glands et faines), une politique prolongée de lâchers avec recours à des animaux croisés, la protection de l’espèce (zones de réserves ou protection localisée des populations), des hivers moins rudes... 
Afin d’améliorer la situation, le choix est fait aujourd’hui d’une gestion concertée, à échelle locale, entre les différentes parties concernées : agriculteurs, chasseurs, forestiers, protecteurs, administrations…

Longtemps braconné, le mouflon a bénéficié de la mise en place d’un plan de chasse. Les chasseurs locaux ont été associés à la gestion de l’espèce. La population dans le parc dépasse désormais la centaine d’individus, cantonnée dans la haute vallée de l’Hérault, sur l’Aigoual. On observe également quelques individus depuis plusieurs années dans la région de St-Germain-de-Calberte. Le mouflon fréquente également les gorges du Tarn et les rebords des causses Méjean et de Sauveterre.



Mouflons

Le territoire du parc est particulièrement riche en chauve-souris. Ceci est dû à la diversité des influences climatiques et des milieux, et aux nombreux sites potentiels d’accueil des chiroptères : avens, grottes galeries de mines, bâtiments divers. De ce fait ce territoire. L’inventaire des espèces et de leurs habitats est en cours.



Chauve-souris


Les oiseaux

La faune des oiseaux du parc national se caractérise par une très grande richesse dans deux groupes particuliers : les rapaces (avec 27 espèces, dont 3 de vautours) et les oiseaux des milieux ouverts liés notamment au paysage extrêmement particulier des vastes pelouses des causses et des sommets.

L’avifaune du parc national est particulièrement riche. On dénombre 195 espèces dont 135 nicheuses. Parmi ces espèces, 137 jouissent d’une protection nationale et 31 sont inscrites à l’annexe 1 de la directive européenne « Oiseaux ». Cette richesse exceptionnelle a valu le classement du cœur du parc en zone de protection spéciale (ZPS). 

C’est notamment le cas des rapaces. On compte plus d’une vingtaine d’espèces de rapaces diurnes et sept de rapaces nocturnes. Citons notamment le circaète Jean-le-Blanc dont on a repéré plus d’une centaine de couples sur tout le territoire du parc. Une situation sans doute exceptionnelle en France. 



Circaète jean le blanc

Les pelouses des plateaux caussenards sont l’une des richesses naturelles du parc. Elles accueillent un grand nombre d’oiseaux exceptionnels. Ce sont notamment l’oedicnème criard, l’alouette calandrelle, l’alouette lulu, le pipit rousseline, le bruant ortolan, la pie-grièche écorcheur, la chouette chevêche, les busards Saint-Martin et cendré, l’engoulevent d’Europe, la huppe fasciée, le merle de roche…



Oedicnème criard

A ces espèces inféodées aux pelouses s’ajoutent des espèces qui viennent couramment se nourrir sur le causse à partir des gorges avoisinantes, comme les grands rapaces rupestres - vautours, aigle, grand-duc –, le crave à bec rouge et le grand corbeau. 



Crave à bec rouge

Les vautours fauve,moine et percnoptère

Après une éclipse d’une cinquantaine d’années, ces trois espèces animent à nouveau de leur vol le ciel des gorges et des causses.

Environ 180 couples de vautours fauves nichent dans les gorges du Tarn et de la Jonte. Une vingtaine de couples de vautours moines se sont joints à eux, ainsi que 3 couples de percnoptères. Plus d’une centaine de jeunes vautours fauves, nés en liberté, prennent leur envol chaque année ainsi qu’une quinzaine de jeunes vautours moines. 



Vautour moine

Les percnoptères sont revenus naturellement à la faveur de la présence des autres vautours. Leur reproduction se révèle actuellement plus aléatoire selon les années.



Vautour percnoptère

Les opérations de réintroduction ou de renforcement menées par le parc national bénéficient du soutien actif des éleveurs du causse Méjean, pour lesquels les vautours assurent un équarrissage bienvenu.

La majeure partie des aigles royaux du Massif central est concentrée sur la région des grands causses et des Cévennes Le parc national a donc une responsabilité dans la gestion de cette espèce.



Aigle royal

Les effectifs d’aigles royaux ont chuté de façon sensible ces dernières décennies. Plusieurs facteurs en sont la cause : la destruction directe (tir, électrocution), la raréfaction de ses proies favorites (lapin et lièvre), la fermeture de ses zones de chasse et, aujourd’hui, le dérangement sur ses sites de reproduction. La population est réduite à une vingtaine de couples et le succès de sa reproduction reste très aléatoire d’année en année.

Le faucon pèlerinest une espèce dont les effectifs semblent se rétablir très progressivement après avoir sensiblement baissé. Environ la moitié des sites historiquement connus sont de nouveau occupés. Ceci est sans doute dû à la protection dont fait l’objet cette espèce et aux opérations de surveillance des aires. 



Faucon pélerin

Les facteurs qui nuisent au développement du faucon pèlerin sont le désairage, c’est-à-dire la récupération des jeunes à l’aire pour la fauconnerie, la pollution des chaînes alimentaires et le dérangement. 

Le hibou grand-ducest bien représenté en Cévennes. La plupart des sites disponibles sont occupés, avec des effectifs réguliers sinon localement abondants. 



Hibou Grand duc

Cette espèce relativement discrète, ubiquiste quant à son régime alimentaire et dans le choix de ses sites de nidification, se porte donc plutôt bien. Toutefois, ces oiseaux sont régulièrement victimes d’électrocution et de blessures mortelles au contact de lignes électriques et de barbelés.


Les invertébrés

Bien que riche de plus de 2 000 espèces, l’inventaire des invertébrés du Parc est loin d’être achevé et doit être poursuivi. L’étagement de ce territoire, du piémont méditerranéen aux sommets de Lozère et de l’Aigoual,et la grande diversité des milieux sont à l’origine de cette richesse exceptionnelle.



Grand capricorne

Les invertébrés représentent 85 % des espèces animales qui vivent dans le parc. Les insectes représentent à eux seuls plus de 90 % de ces invertébrés : on en dénombre 1 824 espèces.
Le territoire du parc a été préservé, jusqu’à une période récente du moins, du recours aux pesticides, fongicides ou amendements, des pratiques qui se sont généralisées partout ailleurs et qui affectent fortement les peuplements d’invertébrés. Beaucoup d’espèces autrefois courantes se sont raréfiées ou ont disparu du fait de ces pratiques. On peut en revanche toujours les observer en Cévennes. 



Cerf volant
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La richesse de l’entomofaune est également favorisée par la variété des milieux liée à la diversité des roches mères, des expositions, des influences climatiques et des dynamiques végétales.

Les espèces remarquables

Certaines espèces constituent un enjeu fort sur le plan patrimonial. Il s’agit par exemple, parmi les coléoptères, des saproxyliques qui comptent plusieurs espèces d’intérêt communautaire : la rosalie alpine, le grand capricorne, le cerf volant et l’osmoderme érémite. 

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Osmoderme eremite

On peut également citer, parmi les lépidoptères, le damier de la succise, le procris Œdipe et l’apollon. Ce dernier présente des populations extrêmement vulnérables sur les causses. L’une d’elles est reconnue d’importance à l’échelle internationale. La population présente dans le parc national constitue un enjeu fort pour la conservation de l’espèce dans le Massif central.



Damier de la succise

Enfin, parmi les nombreuses espèces d’odonates, citons la cordulie splendide. Elle a fait l’objet d’un inventaire sur le territoire du parc.



Cordulie splendide

L'écrevisse à pattes blanches

C’est sans doute l’invertébré le plus connu. Cette espèce est particulièrement menacée. Sa répartition était très large il y a quelques dizaines d’années. Elle se limite actuellement à quelques cours d’eau, ce qui rend extrêmement fragile le statut de cette espèce.



Ecrevisse à pattes blanches
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[size=24]Parcs,réserves- Parcs nationaux-Les Cévennes-Histoire

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Les parcs nationaux ont vocation à étudier, protéger et valoriser le patrimoine de leur territoire. Avec sa singularité de parc habité, le Parc national des Cévennes est riche d’un patrimoine où se conjuguent la part de la nature et celle des hommes qui depuis le néolithique en façonnent le territoire. Leur histoire faite de diverses luttes et résistances, notamment celles pour la liberté de conscience, constitue une des données fondamentales pour en comprendre le sens.



Préhistoire

Durant la préhistoire, les traces des premiers peuplements se situent vers Meyrueis et dans le massif de l’Aigoual et du Lingas et remontent au Paléolithique (400 000 ans avant J.C.). Après le Néolithique et la fin du nomadisme, c'est le début des civilisations agro-pastorales sédentaires (vers 4500 av J. C. ). A partir de 2 500 av J.C., des centaines de menhirs et de dolmens sont érigés, parsemant crêtes et pentes des Grands Causses et du mont Lozère.


Du Paléolithique au Mésolithique





Menhir dans le Parc national des Cévennes

Pour cette période, les témoins demeurent rares : il s’agit exclusivement de pièces lithiques (Meyrueis, Fraissinet-de- Fourques, Col de l’Homme mort …). Au milieu du IVe millénaire, une mutation profonde se produit grâce à l’arrivée de nouvelles populations et l’adoption de nouveaux modes d’activité. Des groupes clairsemés pratiquent désormais l’élevage et la culture sur le Causse. D’autres occupent des abris naturels et profitent du milieu souterrain (conservation des réserves, alimentation en eau, argile pour la poterie…). 



La fin du nomadisme

Au Néolithique final, vers 2500 av. J.C., les pratiques funéraires évoluent : on passe de la tombe individuelle à la sépulture collective, en grotte ou sous dolmen. Ceux-ci sont très nombreux sur les Causses et dans les Cévennes, mais beaucoup d’entre eux ont fait l’objet de pillages déjà anciens. 



Dolmens des Taillades 

Les menhirs sont présents sur l’ensemble du territoire, même si le site des Bondons, avec ses 157 mégalithes de granite, reste exceptionnel. Plusieurs ensembles ont fait l’objet de consolidations et de remise à la verticale. Le phénomène du mégalithisme va durer près de 1 000 ans et touche une aire plus vaste qui couvre une partie de l’Aveyron, de la Lozère, du Gard et de l’Ardèche.



L'âge de bronze et l'âge du fer


Entre 1800 et 1300 (Age du Bronze ancien et moyen), on assiste à un déclin de l’emprise humaine puis à une lente reprise au Bronze final : plusieurs habitats en milieu ouvert se développent comme à Florac et Ispagnac. Mais les recherches pour cette période demeurent rares.

Il en va de même pour l’Age du Fer, surtout en ce qui concerne les habitats : seul le site du Salt à Moissac-Vallée-Française fait exception. Pourtant, plusieurs sites structurés par une enceinte complète (Drigas, commune de Hures-La-Parade) ou sous forme de cap barré, ont été repérés.

En Cévennes, la faiblesse des recherches sur l’habitat contraste avec la vitalité des travaux menés sur les sépultures. Les tombes sous tumulus se rencontrent tant en Cévennes que sur les plateaux calcaires.





Histoire



Antiquité



Les agglomérations attestées dans le parc



Trois agglomérations antiques de modeste importance sont attestées dans le secteur : Bagnols-les-Bains, Meyrueis et Perjuret. 



Ci-dessus : la "table de Peutinger", reproduction d'une carte gallo-romaine qui mentionne Anderitum (Javols), Condate (Chapeauroux?), et Ad Silanum (Puech Crémat ?).


Bagnols-les-Bains






Dans la vallée du Lot, Bagnols-les-Bains est réputé pour ses eaux thermales dont l’existence était déjà connue dans l’Antiquité. En effet, c’est la présence de sources d’eau chaude qui a probablement dicté l’implantation en ce lieu d’une bourgade à l’époque gallo-romaine, d’après la découverte des vestiges de thermes antiques sur la rive gauche du Lot. D’autres traces d’une occupation antique (habitats, nécropole) sont attestées sur la rive droite.



Meyrueis






Meyrueis est implanté dans la vallée de la Jonte, à la confluence de la Jonte, de la Brèze et du Béthuzon. Dans l’Antiquité, une agglomération occupait une partie du bourg actuel, sur la rive gauche de la Jonte. D’après la concentration des vestiges mis au jour dans la partie est du bourg, on peut estimer sa superficie à une dizaine d’hectares. Des habitats (maisons chauffées par le sol) et un édifice cultuel (temple) ont été découverts.



Perjuret






A Perjuret (Fraissinet-de-Fourques), au pied du rebord oriental du causse Méjean, une bourgade gallo-romaine à vocation agricole et artisanale a été fouillée en 1947. On dénombre huit cabanes circulaires construites en pierre sèche et couvertes de tuiles. Les murets devaient servir de murs de soubassement destinés à supporter une élévation en bois et terre (torchis). Certaines cabanes ont livré des pesons utilisés dans l’artisanat du textile (tissage).





L'ensemble funéraire monumental de Lanujéols







Le mausolée de Lanuéjols est le témoin de la présence d’un domaine foncier gallo-romain dans le Valdonnez. Il a été érigé à la mémoire des deux fils disparus d’une riche famille de propriétaires fonciers gabales, les Pomponii.

Le mausolée visible de nos jours à l'entrée de Lanuéjols se compose d’une chapelle funéraire construite sur une surélévation (podium), précédée d’un vestibule à colonnade auquel on accède par un escalier monumental. 

La chapelle comporte trois niches ménagées dans les murs nord, est et sud. Celles du nord et du sud ont probablement accueilli les sarcophages des défunts, tandis que celle située à l’est a pu abriter leurs statues.

Outre le tombeau principal, deux autres édifices composent ce complexe funéraire. Le deuxième monument pourrait être un autel autour duquel se déroulaient les cérémonies funéraires. Le troisième pourrait correspondre au tombeau des parents des deux fils.



Les Pomponii, riche famille de citoyens romains, vivaient dans la région de Lanuéjols au IIe siècle. Le père, Lucius Iulius Bassianus, possédait un grand domaine agricole dont le centre (villa) pourrait être situé à Finiols.

Cet ensemble de constructions, abritant les tombes d’une famille de notables, a été érigé au IIe siècle. Mais la vocation funéraire du site semble perdurer jusqu’à la fin de l’Antiquité comme l’attestent les découvertes, à proximité, d’une cinquantaine de tombes datant de cette période.



Le linteau indique en latin : "En l'honneur et à la mémoire de Lucius Pomponius Bassulus et de Lucius Pomponius Balbinius, pieux fils, Lucius Julius Bassianus, leur père, et Pomponia Regola, leur mère, ont élevé ce monument des fondations jusqu'au faîte et l'ont dédié ainsi que les édifices avoisinants."



L'exploitation des mines, du bois et de l'argile





Les activités minières, les productions artisanales et l’exploitation de la forêt sont présentes sur le territoire du Parc national dès l'Antiquité. 


L’extraction du plomb argentifère

Au Ier siècle, le géographe Strabon mentionnait la présence de mines d'argent chez les Gabales. Le territoire du Parc abrite plusieurs mines exploitées dès l'Antiquité (Villefort, Le Bleymard). C’est au Bleymard (Cubières, Mas d'Orcières), entre les hameaux du Mazel et de Neyrac, que les travaux miniers antiques sont les mieux connus. Ils se caractérisent par un réseau d’extraction en souterrain (galeries, puits, chambres d'exploitation) et par les découvertes d'outils (pointerolles, coins) et de mobilier (lampes à huile, poteries).



Les ateliers de terre cuite

Deux ateliers gallo-romains producteurs de terres cuites (poteries, tuiles) sont attestés dans le territoire. Un atelier de potiers a été découvert à Florac, en 1965, au lieu-dit "le Pont du Tarn" (confluence du Tarn et du Tarnon). Un atelier de tuiliers a été fouillé à Saint-Maurice-de-Ventalon, dans les années 1980, au lieu-dit La Croix-de-Berthel.



L’exploitation de la forêt



Les forêts de la région, notamment celles des Grands Causses (Sauveterre, Méjean) et des Cévennes/Mont Lozère, ont été largement exploitées au cours de l'Antiquité à diverses fins : production de bois d’œuvre (pour l’artisanat du bois, la construction, le boisage des mines) ; production de combustible (métallurgie, terre cuite, chauffage) ; fabrication de poix.





Les établissements ruraux gallo-romains



On dénombre plusieurs établissements agricoles. Certains ont fait l’objet de fouilles : villae de Rouveret-la Faïsse (La Malène), de Finiols (Lanuéjols) et de Saint-Clément (Saint-Martin-de-Lansuscle).



Le plan de quelques établissements (villae)est connu, bien qu’il soit souvent incomplet (Saint-Clément). Les recherches ont trop souvent porté sur la zone résidentielle au détriment des secteurs à fonction économique (partie agricole). Les villae les plus luxueuses comprennent des salles chauffées par le sol (Rouveret-la Faïsse), des thermes (Saint-Clément) et des pièces aux murs décorés d’enduits peints (Finiols, Rouveret-la Faïsse…).

Le site de Rouveret-la Faïsse a livré un secteur économique. La partie réservée au stockage des denrées agricoles est adossée à l’habitation (découverte de vases pour stocker les céréales). Une zone artisanale réservée à la production de poix a aussi été fouillée.

L’existence d’autres habitats ruraux est pressentie d’après les découvertes de vestiges (tuiles, poteries) lors de prospections.


L'agriculture et l'élevage



La consommation des céréales est assurée par les découvertes de meules pour broyer les grains. Des outils agricoles sont attestés (houes à Rouveret-la Faïsse).

De plus, le territoire du Parc national s’inscrit dans une région de vastes plateaux (Causses, Cévennes, mont Lozère) propices à l’élevage. Nul doute que cette activité était déjà développée dans l’Antiquité dans ce secteur. Pline l’Ancien (Ier s.) vantait la qualité des fromages gabales qui étaient appréciés jusqu’à Rome.



Les voies de communication

Deux voies sont principalement marquantes : la Régordane et la voie de Coudoulous. Le première permettait de relier le Languedoc au Massif central. La seconde permettait de relier la Régordane au mont Lozère



Voie romaine de Coudoulous


La voie Régordane

La Régordane, dont l’existence est attestée par les textes dès le XIIe s., correspond au tronçon cévenol de la route de France, itinéraire reliant l’Ile-de-France au Bas-Languedoc. Cette voie n’est mentionnée dans aucun texte ni carte routière de l’Antiquité. Son existence à l’époque gallo-romaine n’est donc pas prouvée. 



Cependant, cet itinéraire devait exister alors, étant donné qu’il a repris le tracé d’un axe de pénétration naturel : la vallée du Gardon. Dans l’Antiquité, cette vallée permettait de relier le Languedoc oriental et la basse vallée du Rhône au Massif central, en traversant le territoire des Gabales (Gévaudan). Des vestiges sont visibles dans les départements du Gard et de la Lozère : Concoules, Génolhac.



La voie de Coudoulous

Depuis Portes jusqu’au col de la Croix-de-Berthel (Saint-Maurice-de-Ventalon), cette bretelle reliait la Régordane à la draille du Languedoc (mont Lozère). Plusieurs découvertes semblent prouver son origine antique dont des graffiti en latin visibles sur les parois rocheuses surplombant la voie (Collet-de-Dèze). 





Son intérêt économique à l’époque gallo-romaine s’impose de lui-même. Son tracé doit être mis en relation avec l’exploitation des mines du mont Lozère. La voie passe par le col de la Croix-de-Berthel où des fouilles effectuées dans les années 1980 ont mis au jour des fours de tuiliers et un atelier métallurgique. Il est possible qu’il ait existé ici une bourgade placée stratégiquement sur la voie de Coudoulous.

Parcs, réserves... - Les parcs nationaux -




Qu'est-ce qu'un parc national ?

Les parcs nationaux français sont des combinaisons d’espaces remarquables, d’une biodiversité protégée et d’un mode de gestion qui leur permet d’en préserver les richesses. Ils sont marqués par une forte volonté de concilier la protection de la nature et le développement des activités humaines, dans le respect des usages et des traditions.

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Logo des parcs nationaux


Des territoires de référence

L’Etat veille à la conservation du patrimoine exceptionnel du parc national en imposant des règles de protection sur la zone cœur. Par ailleurs, il affecte des moyens financiers et humains importants pour répondre aux enjeux de protection et de développement durable sur l’ensemble de l’espace classé. 
La distinction d’un territoire au titre de parc national est une distinction prestigieuse, bénéficiant d’une reconnaissance internationale, qui distingue à la fois un territoire remarquable et une gestion environnementale très exigeante.



Les Gorges du Tarn


Un patrimoine universel

Il existe des parcs nationaux dans le monde entier. Il existe environ 44 000 zones protégées aujourd’hui, dont 2 300 parcs nationaux. Le premier parc national a été créé en 1871 aux Etats-Unis : c’est le Parc national de Yellowstone. La France, pour sa part, a créé son premier parc national en 1960 dans la Vanoise. 



Grizzly 

Le Parc national de Yellowstone abrite des ours noirs et des grizzlis

La couleur du grizzly varie du gris au noir, en passant par tous les tons du brun. Mais la bosse au-dessus du garrot est caractéristique


Le Parc national des Cévennes est plus jeune de dix ans : il a vu le jour le 2 septembre 1970. Il est le seul parc national français de moyenne montagne, habité et cultivé sur l’ensemble de sa zone cœur. Ceci lui impose des règles de fonctionnement particulières : les activités humaines sont ici parties prenantes de l’objectif de protection de l’environnement. 



Chevaux de Prewalski - Parc national des Cévennes - 


La France compte neuf parcs nationaux – six en métropole et trois outre-mer - qui participent de l’identité culturelle de la nation au même titre que les équipements culturels les plus prestigieux. Ils couvrent des domaines terrestres et maritimes variés et représentent par leurs périmètres optimaux près de 8 % du territoire français (48 720 km2). Ils attirent chaque année plus de 7 millions de visiteurs.



Parc national de la Guadeloupe


"Parcs Nationaux de France"

Créé par la loi du 14 avril 2006 réformant les parcs nationaux, Parcs nationaux de France a vocation à créer du lien entre les établissements publics des parcs nationaux pour renforcer leur culture commune. Il a pour mission de les faire rayonner aux niveaux national et international. Il contribue aussi à l'amélioration de la qualité de leur gestion, en apportant son concours technique et administratif. Enfin, il vise à favoriser la coordination de leurs actions et de leur communication.
C'est un établissement public national à caractère administratif, placé sous la tutelle du Ministre 


L'organisation du Parc National

Le parc national est constitué de deux zones : le cœur et l’aire d’adhésion. Le cœur est le joyau du parc, le territoire exceptionnel que l’on veut et doit préserver pour le transmettre aux générations futures, et sur lequel s’exerce une réglementation spécifique.


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Image parc national des Ecrins

L’aire d’adhésion recouvre des territoires ayant une grande proximité à la fois bio-géographique et culturelle avec le cœur. Le parc national accompagne des projets visant au développement durable, à une activité touristique compatible avec les objectifs de protection du cœur, et à la protection des milieux naturels et du patrimoine dans une logique de solidarité avec la zone cœur. La réglementation spéciale du cœur ne s’applique pas sur l’aire d’adhésion.

Parcs, réserves..Parc Djerba Explore-Ferme aux crocodiles


 
[size=16]La ferme aux crocodiles[/size]

[size=16]2ème partie[/size]
 



[size=16]Naissance de crocodiles et nurserie[/size]
 



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[size=16]Bébé crocodile d'environ 6 mois né à la ferme.[/size]



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[size=16]Cinq mois après l'accouplement entre le mâle et la femelle, cette dernière enfouit entre 20 et 80 oeufs dans le sable et au soleil et les recouvre. A la ferme, les oeufs sont collectés dans les bassins avant d'être mis en couveuse à la nurserie.[/size]



[size=16]La nurserie dispose d'une fenêtre vitrée qui permet ainsi aux visiteurs de voir les nouveaux nés à la ferme installés dans un aquarium.[/size]
 



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[size=16]Après trois mois d'incubation, les bébés naissent seuls en cassant de l'intérieur la coquille de l'oeuf. La mère est alors alertée par les cris poussés par les bébés et vient ainsi les aider à se dégager du sable et de l'oeuf. Elle les transporte ensuite délicatement dans sa bouche vers la rivière où les bébés nagent instinctivement.[/size]



[size=16]En milieu naturel en moyenne sur cent petits crocodiles à peine cinq atteignent l'âge adulte. A la naissance les petits pèsent en moyenne un demi kilo et mesurent 12 cm pour atteindre dès la première année les 30 cm.[/size]
 



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[size=16]La maman crocodile est très protectrice et surveille très attentivement pendant des semaines l'évolution des bébés.[/size]
 



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[size=16]Les bébés crocodiles se nourrissent essentiellement d'insectes, de vers, de larve ou d'escargots, plus ils grandissent plus leurs proies sont importantes, ils vont rapidement croquer quelques grenouilles et petits poissons.[/size]
 



[size=16]Le nourrissage des crocodiles[/size]
 



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[size=16]Chaque après-midi, un nourrissage est organisé sur un groupe de crocodiles. Il leur est alors servi du poulet cru.[/size]
 



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[size=16]Le nourrissage est l'occasion d'un rassemblement impressionnant de crocodiles qui viennent alors prendre leur ration.[/size]
 



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[size=16]Le crocodile est un terrible prédateur, dans la nature, il peut rester plusieurs mois sans manger. Sa mâchoire est extrêmement puissante, ses dents servent à attraper mais pas à couper, ils avalent donc ses proies par morceaux entiers. L'estomac fait ensuite tout le travail de mastication.[/size]
 



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[size=16]En moyenne, le crocodile mange une fois par semaine, mais il est vite rassasié. Il est carnassier, et mange tous types de proies: les singes, les gnous, les zèbres, les antilopes mais aussi les oiseaux et les poissons.[/size]
 



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[size=16]Au parc le nourrissage permet en moyenne à chacun des crocodiles de manger une à deux cuisses de poulet cru par semaine.[/size]
 



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[size=16]Le nourrissage est l'occasion exceptionnelle de regroupement en masse de crocodiles sur les berges des bassins tout près des visiteurs.[/size]
 



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[size=16]C'est aussi l'occasion de quelques rivalités et dominations. Malgré une vie en groupe particulièrement importante au sein du parc, très rares sont les bagarres.[/size]

Parcs, réserves..Parc Djerba Explore-Ferme aux crocodiles

 
[size=16]La ferme aux crocodiles[/size]



[size=16]1ère partie[/size]
 



[size=16]Un imposant fortin évoquant l’architecture du désert marque l’entrée du parc animalier. C’est au son de musique africaine qu’on se laisse guider vers les bassins et la serre tropicale où nagent – ou plutôt paressent au soleil– 400 crocodiles du Nil, ramenés de Madagascar. Le crocodile du Nil est l'une des plus grandes espèces de crocodiliens, elle peut atteindre, pour certains mâles, jusqu’à 7 mètres pour un poids de près d’une tonne. Sa morphologie en fait l’une des espèces les plus redoutables.[/size]



[size=16]Visite de la ferme aux crocodiles[/size]



[size=16]L’imposant fortin évoquant l’architecture du désert marque l’entrée du parc animalier.[/size]
 



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[size=16]Des terrasses du fortin s'offre une vue générale sur la ferme avec les différents bassins, la serre et le parcours de visite.[/size]
 



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[size=16]Plusieurs passerelles surplombent les bassins permettant ainsi au public de découvrir l'environnement et le mode de vie du crocodile.[/size]
 



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[size=16]Les bassins disposent de berges richement plantées de palmiers, papyrus et autres plantes exotiques.[/size]
 



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[size=16]Les berges situées au bord du parcours de visite sont, tout au long de la journée, occupées par de nombreux crocodiles.[/size]
 



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[size=16]La serre tropicale permet au public de garder, lors des journées d'hiver froides, un contact avec le crocodile.[/size]
 



[size=16]Le crocodile du Nil[/size]
 



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[size=16]L’espèce présente dans la ferme aux crocodiles est le crocodile du Nil, aussi surnommé la terreur du fleuve. Il s’agit de l’une des deux plus grandes espèces de crocodiliens au monde, il peut atteindre jusqu’à 7 mètres de long et peser une tonne. Le crocodile est un des premiers animal à avoir marché sur la terre, il y a de cela plus de 200 millions d’années. Il est aujourd’hui le plus grand et le plus gros reptile du monde.[/size]
 



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[size=16]Le crocodile doit réguler la température de son corps grâce à la température de l’air. En été, il se réchauffe au soleil et se rafraîchit dans l’eau. A chaque saison il utilise son environnement à la fois terrestre et marin pour réguler sa température corporelle. Ici le crocodile baille.[/size]
 



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[size=16]Le crocodile du Nil est parfaitement adapté au milieu aquatique, il est capable de sentir, voir et écouter tout en étant quasi totalement immergé grâce à ses sens placés à l’extrémité de son museau pour les narines et au sommet de la tête pour les yeux et les oreilles.[/size]
 



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[size=16]Le crocodile du Nil vit en groupe sans réelle difficulté. Adulte, vers l’âge de douze ans, il se sépare alors de son groupe familial et recherche un nouveau territoire.[/size]
 



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[size=16]Le crocodile peut vivre jusqu'à 70 ans et grandit toute sa vie. dans l'eau, ses pattes sont plaquées le long du corps et sa queue puissante lui sert à la fois de propulseur et de nageoire, il peut atteindre les 25 km/h.[/size]
 



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[size=16]Sur terre, le crocodile est capable de ramper, de marcher mais aussi de sauter, il peut être alors très rapide mais sur une très courte distance et durée. Ses pattes sont parfaitement adaptées au milieu aquatique et terrestre, à l'avant elles comptent 5 doigts griffus et à l'arrière 4 doigts palmés.[/size]
 



[size=13][/size]



[size=16]Le crocodile paresse longtemps au soleil et souvent avec la gueule ouverte, c'est pour lui un moyen de réchauffer ou de refroidir son corps grâce à sa bouche tapissée de vaisseaux sanguins permettant ainsi d'envoyer au corps du sang chaud ou froid.[/size]
[size=16]Ninnenne   [/size]
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MessageSujet: Re: Parcs, réserves... - Long Point -2-   Dim 11 Jan - 3:05

Parcs,réserves- Parcs nationaux-Les Cévennes-Faune

Barbeau méridional
 

La richesse de la faune du parc est caractérisée par la présence de 70 espèces de mammifères (sur 135 en France), 195 espèces d’oiseaux (dont 135 nicheuses), 16 espèces d’amphibiens, 15 espèces de reptiles, 23 espèces de poissons et plus de 2 000 espèces d’invertébrés (dont 1 824 d’insectes).
 

En se fondant sur la nomenclature de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), on dénombre 42 espèces strictement menacées (dont 11 en danger et 31 vulnérables), 18 espèces rares, 14 espèces au statut indéterminé, et 20 espèces à surveiller. Le parc national abrite aussi des espèces d’intérêt communautaire. 103 sont concernées par la directive européenne « Habitats » - dont 2 sont des espèces prioritaires, la rosalie alpine et l’osmoderme érémite – et 48 par la directive « Oiseaux » - dont une prioritaire, le vautour moine. Enfin, 229 des espèces présentes sont totalement protégées par le Code de l’environnement français.

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Rosalie alpine

Cette richesse est d’abord liée à la diversité des reliefs, des expositions, des altitudes et des influences climatiques, et à l’amplitude altitudinale. Ceci joue notamment pour les espèces de petite taille (invertébrés, micromammifères, passereaux...).

Le rôle de l'homme

L’homme a constitué un facteur direct de disparition pour les espèces de grande taille. Pratiquement tous les grands mammifères, ongulés et prédateurs, et la plupart des grands rapaces et gallinacés ont disparu à l’époque historique.
Il a également indirectement favorisé de nombreuses espèces par son action sur le maintien des milieux ouverts : pelouses, prairies, cultures et landes. Ses modes de production, relativement peu agressifs pour le milieu naturel jusqu’à ce jour, ont préservé les chaînes alimentaires.
Enfin les différentes actions de gestion en faveur de la faune et, plus récemment, les réintroductions menées avec succès par le parc national ont permis de favoriser ou d’assurer le retour de quelques espèces disparues, comme les vautours fauve et moine.



Vautour fauve

L’homme cependant ne maîtrise pas tout. On constate des évolutions divergentes selon les espèces. Avec la disparition de l’outarde canepetière et de la perdrix grise, coïncide le retour de la loutre d’Europe et de la chouette de Tengmalm, pour ne citer que ces quelques exemples.



Chouette de Tengmalm


Les mammifères

L’élément le plus marquant de ces dernières décennies concernant les mammifères en France, et en Cévennes, est la réapparition des espèces de grande taille. Si le retour des ongulés (sanglier, cerf, chevreuil, mouflon, et pour les massifs autres que les Cévennes, chamois et bouquetins) est le fait d’une action volontariste de l’homme, celui de carnivores comme la loutre, le loup et le lynx résulte d’une expansion spontanée de ces espèces.



Mouflon

La loutre avait quasiment disparu des Cévennes dans les années 60. En 1990, un pêcheur a relevé des indices de sa présence dans le Tarn. Un suivi a alors été mis en place sur l’ensemble des cours d’eau du parc. Au fil du temps, ces cours d’eau se sont progressivement recolonisés. C’est le cas du Lot, du Tarn, du Luech, de la Mimente et du Tarnon, puis du versant méditerranéen du parc. Aujourd’hui, la loutre est à nouveau présente sur tout le territoire du parc.



Loutre

Protégé dès le début du siècle, le castor a repeuplé l’ensemble des affluents méditerranéens à partir du delta du Rhône où il avait trouvé refuge. 



Castor

A la création du parc national, l’ensemble du versant méditerranéen avait déjà été réinvesti par le castor. Dans la poursuite de cette dynamique, le castor a été réintroduit sur le versant atlantique, dans le Tarn et la Dourbie. Sans doute aussi certains individus ont-ils franchi d’eux-mêmes la ligne de partage des eaux. Les nombreux indices de part de d’autre des têtes de bassins permettent de le penser. 
Aujourd’hui, le castor est présent sur les deux versants avec des populations régulières.

Dès les premières années de son existence, le parc a engagé la réintroduction ducerf élaphequi avait disparu des Cévennes depuis environ trois siècles Parallèlement, le parc a mis en place un suivi de la situation et un plan de chasse pour contrôler les populations. Celles-ci se sont effectivement développées dans deux zones principalement : les hautes vallées du Tarn et de la Mimente, et le nord Aigoual.



Cerf elaphe

Ce grand ongulé a désormais toute sa place dans la faune du parc. Les chasseurs et les naturalistes se le sont progressivement approprié, même s’il reste une source d’inquiétude pour les dégâts qu’il peut causer aux plantations et aux cultures.

Le chevreuila suivi les mêmes évolutions que le cerf : disparition, réintroduction, gestion... Il a toutefois fait l’objet d’une politique de réintroduction plus large, sur l’ensemble du territoire national. En Cévennes, comme ailleurs, il s’est répandu de façon plus homogène et on peut l’observer partout dans le parc national.



Chevreuil

Le sanglier est en pleine expansion depuis une vingtaine d’années. C’est une espèce emblématique en Cévennes du fait notamment de son intérêt en tant que gibier. En 1978, un peu moins de 400 sangliers étaient tirés sur le territoire du parc ; en 1996, ce sont plus de 4 000 individus qui ont été abattus. 



Sanglier

Cette évolution peut être attribuée à plusieurs facteurs : l’apparition de biotopes très favorables (embroussaillement), une grande quantité de nourriture (châtaignes, glands et faines), une politique prolongée de lâchers avec recours à des animaux croisés, la protection de l’espèce (zones de réserves ou protection localisée des populations), des hivers moins rudes... 
Afin d’améliorer la situation, le choix est fait aujourd’hui d’une gestion concertée, à échelle locale, entre les différentes parties concernées : agriculteurs, chasseurs, forestiers, protecteurs, administrations…

Longtemps braconné, le mouflon a bénéficié de la mise en place d’un plan de chasse. Les chasseurs locaux ont été associés à la gestion de l’espèce. La population dans le parc dépasse désormais la centaine d’individus, cantonnée dans la haute vallée de l’Hérault, sur l’Aigoual. On observe également quelques individus depuis plusieurs années dans la région de St-Germain-de-Calberte. Le mouflon fréquente également les gorges du Tarn et les rebords des causses Méjean et de Sauveterre.



Mouflons

Le territoire du parc est particulièrement riche en chauve-souris. Ceci est dû à la diversité des influences climatiques et des milieux, et aux nombreux sites potentiels d’accueil des chiroptères : avens, grottes galeries de mines, bâtiments divers. De ce fait ce territoire. L’inventaire des espèces et de leurs habitats est en cours.



Chauve-souris


Les oiseaux

La faune des oiseaux du parc national se caractérise par une très grande richesse dans deux groupes particuliers : les rapaces (avec 27 espèces, dont 3 de vautours) et les oiseaux des milieux ouverts liés notamment au paysage extrêmement particulier des vastes pelouses des causses et des sommets.

L’avifaune du parc national est particulièrement riche. On dénombre 195 espèces dont 135 nicheuses. Parmi ces espèces, 137 jouissent d’une protection nationale et 31 sont inscrites à l’annexe 1 de la directive européenne « Oiseaux ». Cette richesse exceptionnelle a valu le classement du cœur du parc en zone de protection spéciale (ZPS). 

C’est notamment le cas des rapaces. On compte plus d’une vingtaine d’espèces de rapaces diurnes et sept de rapaces nocturnes. Citons notamment le circaète Jean-le-Blanc dont on a repéré plus d’une centaine de couples sur tout le territoire du parc. Une situation sans doute exceptionnelle en France. 



Circaète jean le blanc

Les pelouses des plateaux caussenards sont l’une des richesses naturelles du parc. Elles accueillent un grand nombre d’oiseaux exceptionnels. Ce sont notamment l’oedicnème criard, l’alouette calandrelle, l’alouette lulu, le pipit rousseline, le bruant ortolan, la pie-grièche écorcheur, la chouette chevêche, les busards Saint-Martin et cendré, l’engoulevent d’Europe, la huppe fasciée, le merle de roche…



Oedicnème criard

A ces espèces inféodées aux pelouses s’ajoutent des espèces qui viennent couramment se nourrir sur le causse à partir des gorges avoisinantes, comme les grands rapaces rupestres - vautours, aigle, grand-duc –, le crave à bec rouge et le grand corbeau. 



Crave à bec rouge

Les vautours fauve,moine et percnoptère

Après une éclipse d’une cinquantaine d’années, ces trois espèces animent à nouveau de leur vol le ciel des gorges et des causses.

Environ 180 couples de vautours fauves nichent dans les gorges du Tarn et de la Jonte. Une vingtaine de couples de vautours moines se sont joints à eux, ainsi que 3 couples de percnoptères. Plus d’une centaine de jeunes vautours fauves, nés en liberté, prennent leur envol chaque année ainsi qu’une quinzaine de jeunes vautours moines. 



Vautour moine

Les percnoptères sont revenus naturellement à la faveur de la présence des autres vautours. Leur reproduction se révèle actuellement plus aléatoire selon les années.



Vautour percnoptère

Les opérations de réintroduction ou de renforcement menées par le parc national bénéficient du soutien actif des éleveurs du causse Méjean, pour lesquels les vautours assurent un équarrissage bienvenu.

La majeure partie des aigles royaux du Massif central est concentrée sur la région des grands causses et des Cévennes Le parc national a donc une responsabilité dans la gestion de cette espèce.



Aigle royal

Les effectifs d’aigles royaux ont chuté de façon sensible ces dernières décennies. Plusieurs facteurs en sont la cause : la destruction directe (tir, électrocution), la raréfaction de ses proies favorites (lapin et lièvre), la fermeture de ses zones de chasse et, aujourd’hui, le dérangement sur ses sites de reproduction. La population est réduite à une vingtaine de couples et le succès de sa reproduction reste très aléatoire d’année en année.

Le faucon pèlerinest une espèce dont les effectifs semblent se rétablir très progressivement après avoir sensiblement baissé. Environ la moitié des sites historiquement connus sont de nouveau occupés. Ceci est sans doute dû à la protection dont fait l’objet cette espèce et aux opérations de surveillance des aires. 



Faucon pélerin

Les facteurs qui nuisent au développement du faucon pèlerin sont le désairage, c’est-à-dire la récupération des jeunes à l’aire pour la fauconnerie, la pollution des chaînes alimentaires et le dérangement. 

Le hibou grand-ducest bien représenté en Cévennes. La plupart des sites disponibles sont occupés, avec des effectifs réguliers sinon localement abondants. 



Hibou Grand duc

Cette espèce relativement discrète, ubiquiste quant à son régime alimentaire et dans le choix de ses sites de nidification, se porte donc plutôt bien. Toutefois, ces oiseaux sont régulièrement victimes d’électrocution et de blessures mortelles au contact de lignes électriques et de barbelés.


Les invertébrés

Bien que riche de plus de 2 000 espèces, l’inventaire des invertébrés du Parc est loin d’être achevé et doit être poursuivi. L’étagement de ce territoire, du piémont méditerranéen aux sommets de Lozère et de l’Aigoual,et la grande diversité des milieux sont à l’origine de cette richesse exceptionnelle.



Grand capricorne

Les invertébrés représentent 85 % des espèces animales qui vivent dans le parc. Les insectes représentent à eux seuls plus de 90 % de ces invertébrés : on en dénombre 1 824 espèces.
Le territoire du parc a été préservé, jusqu’à une période récente du moins, du recours aux pesticides, fongicides ou amendements, des pratiques qui se sont généralisées partout ailleurs et qui affectent fortement les peuplements d’invertébrés. Beaucoup d’espèces autrefois courantes se sont raréfiées ou ont disparu du fait de ces pratiques. On peut en revanche toujours les observer en Cévennes. 



Cerf volant
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La richesse de l’entomofaune est également favorisée par la variété des milieux liée à la diversité des roches mères, des expositions, des influences climatiques et des dynamiques végétales.

Les espèces remarquables

Certaines espèces constituent un enjeu fort sur le plan patrimonial. Il s’agit par exemple, parmi les coléoptères, des saproxyliques qui comptent plusieurs espèces d’intérêt communautaire : la rosalie alpine, le grand capricorne, le cerf volant et l’osmoderme érémite. 

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Osmoderme eremite

On peut également citer, parmi les lépidoptères, le damier de la succise, le procris Œdipe et l’apollon. Ce dernier présente des populations extrêmement vulnérables sur les causses. L’une d’elles est reconnue d’importance à l’échelle internationale. La population présente dans le parc national constitue un enjeu fort pour la conservation de l’espèce dans le Massif central.



Damier de la succise

Enfin, parmi les nombreuses espèces d’odonates, citons la cordulie splendide. Elle a fait l’objet d’un inventaire sur le territoire du parc.



Cordulie splendide

L'écrevisse à pattes blanches

C’est sans doute l’invertébré le plus connu. Cette espèce est particulièrement menacée. Sa répartition était très large il y a quelques dizaines d’années. Elle se limite actuellement à quelques cours d’eau, ce qui rend extrêmement fragile le statut de cette espèce.



Ecrevisse à pattes blanches
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[size=24]Parcs,réserves- Parcs nationaux-Les Cévennes-Histoire

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Les parcs nationaux ont vocation à étudier, protéger et valoriser le patrimoine de leur territoire. Avec sa singularité de parc habité, le Parc national des Cévennes est riche d’un patrimoine où se conjuguent la part de la nature et celle des hommes qui depuis le néolithique en façonnent le territoire. Leur histoire faite de diverses luttes et résistances, notamment celles pour la liberté de conscience, constitue une des données fondamentales pour en comprendre le sens.



Préhistoire

Durant la préhistoire, les traces des premiers peuplements se situent vers Meyrueis et dans le massif de l’Aigoual et du Lingas et remontent au Paléolithique (400 000 ans avant J.C.). Après le Néolithique et la fin du nomadisme, c'est le début des civilisations agro-pastorales sédentaires (vers 4500 av J. C. ). A partir de 2 500 av J.C., des centaines de menhirs et de dolmens sont érigés, parsemant crêtes et pentes des Grands Causses et du mont Lozère.


Du Paléolithique au Mésolithique





Menhir dans le Parc national des Cévennes

Pour cette période, les témoins demeurent rares : il s’agit exclusivement de pièces lithiques (Meyrueis, Fraissinet-de- Fourques, Col de l’Homme mort …). Au milieu du IVe millénaire, une mutation profonde se produit grâce à l’arrivée de nouvelles populations et l’adoption de nouveaux modes d’activité. Des groupes clairsemés pratiquent désormais l’élevage et la culture sur le Causse. D’autres occupent des abris naturels et profitent du milieu souterrain (conservation des réserves, alimentation en eau, argile pour la poterie…). 



La fin du nomadisme

Au Néolithique final, vers 2500 av. J.C., les pratiques funéraires évoluent : on passe de la tombe individuelle à la sépulture collective, en grotte ou sous dolmen. Ceux-ci sont très nombreux sur les Causses et dans les Cévennes, mais beaucoup d’entre eux ont fait l’objet de pillages déjà anciens. 



Dolmens des Taillades 

Les menhirs sont présents sur l’ensemble du territoire, même si le site des Bondons, avec ses 157 mégalithes de granite, reste exceptionnel. Plusieurs ensembles ont fait l’objet de consolidations et de remise à la verticale. Le phénomène du mégalithisme va durer près de 1 000 ans et touche une aire plus vaste qui couvre une partie de l’Aveyron, de la Lozère, du Gard et de l’Ardèche.



L'âge de bronze et l'âge du fer


Entre 1800 et 1300 (Age du Bronze ancien et moyen), on assiste à un déclin de l’emprise humaine puis à une lente reprise au Bronze final : plusieurs habitats en milieu ouvert se développent comme à Florac et Ispagnac. Mais les recherches pour cette période demeurent rares.

Il en va de même pour l’Age du Fer, surtout en ce qui concerne les habitats : seul le site du Salt à Moissac-Vallée-Française fait exception. Pourtant, plusieurs sites structurés par une enceinte complète (Drigas, commune de Hures-La-Parade) ou sous forme de cap barré, ont été repérés.

En Cévennes, la faiblesse des recherches sur l’habitat contraste avec la vitalité des travaux menés sur les sépultures. Les tombes sous tumulus se rencontrent tant en Cévennes que sur les plateaux calcaires.





Histoire



Antiquité



Les agglomérations attestées dans le parc



Trois agglomérations antiques de modeste importance sont attestées dans le secteur : Bagnols-les-Bains, Meyrueis et Perjuret. 



Ci-dessus : la "table de Peutinger", reproduction d'une carte gallo-romaine qui mentionne Anderitum (Javols), Condate (Chapeauroux?), et Ad Silanum (Puech Crémat ?).


Bagnols-les-Bains






Dans la vallée du Lot, Bagnols-les-Bains est réputé pour ses eaux thermales dont l’existence était déjà connue dans l’Antiquité. En effet, c’est la présence de sources d’eau chaude qui a probablement dicté l’implantation en ce lieu d’une bourgade à l’époque gallo-romaine, d’après la découverte des vestiges de thermes antiques sur la rive gauche du Lot. D’autres traces d’une occupation antique (habitats, nécropole) sont attestées sur la rive droite.



Meyrueis






Meyrueis est implanté dans la vallée de la Jonte, à la confluence de la Jonte, de la Brèze et du Béthuzon. Dans l’Antiquité, une agglomération occupait une partie du bourg actuel, sur la rive gauche de la Jonte. D’après la concentration des vestiges mis au jour dans la partie est du bourg, on peut estimer sa superficie à une dizaine d’hectares. Des habitats (maisons chauffées par le sol) et un édifice cultuel (temple) ont été découverts.



Perjuret






A Perjuret (Fraissinet-de-Fourques), au pied du rebord oriental du causse Méjean, une bourgade gallo-romaine à vocation agricole et artisanale a été fouillée en 1947. On dénombre huit cabanes circulaires construites en pierre sèche et couvertes de tuiles. Les murets devaient servir de murs de soubassement destinés à supporter une élévation en bois et terre (torchis). Certaines cabanes ont livré des pesons utilisés dans l’artisanat du textile (tissage).





L'ensemble funéraire monumental de Lanujéols







Le mausolée de Lanuéjols est le témoin de la présence d’un domaine foncier gallo-romain dans le Valdonnez. Il a été érigé à la mémoire des deux fils disparus d’une riche famille de propriétaires fonciers gabales, les Pomponii.

Le mausolée visible de nos jours à l'entrée de Lanuéjols se compose d’une chapelle funéraire construite sur une surélévation (podium), précédée d’un vestibule à colonnade auquel on accède par un escalier monumental. 

La chapelle comporte trois niches ménagées dans les murs nord, est et sud. Celles du nord et du sud ont probablement accueilli les sarcophages des défunts, tandis que celle située à l’est a pu abriter leurs statues.

Outre le tombeau principal, deux autres édifices composent ce complexe funéraire. Le deuxième monument pourrait être un autel autour duquel se déroulaient les cérémonies funéraires. Le troisième pourrait correspondre au tombeau des parents des deux fils.



Les Pomponii, riche famille de citoyens romains, vivaient dans la région de Lanuéjols au IIe siècle. Le père, Lucius Iulius Bassianus, possédait un grand domaine agricole dont le centre (villa) pourrait être situé à Finiols.

Cet ensemble de constructions, abritant les tombes d’une famille de notables, a été érigé au IIe siècle. Mais la vocation funéraire du site semble perdurer jusqu’à la fin de l’Antiquité comme l’attestent les découvertes, à proximité, d’une cinquantaine de tombes datant de cette période.



Le linteau indique en latin : "En l'honneur et à la mémoire de Lucius Pomponius Bassulus et de Lucius Pomponius Balbinius, pieux fils, Lucius Julius Bassianus, leur père, et Pomponia Regola, leur mère, ont élevé ce monument des fondations jusqu'au faîte et l'ont dédié ainsi que les édifices avoisinants."



L'exploitation des mines, du bois et de l'argile





Les activités minières, les productions artisanales et l’exploitation de la forêt sont présentes sur le territoire du Parc national dès l'Antiquité. 


L’extraction du plomb argentifère

Au Ier siècle, le géographe Strabon mentionnait la présence de mines d'argent chez les Gabales. Le territoire du Parc abrite plusieurs mines exploitées dès l'Antiquité (Villefort, Le Bleymard). C’est au Bleymard (Cubières, Mas d'Orcières), entre les hameaux du Mazel et de Neyrac, que les travaux miniers antiques sont les mieux connus. Ils se caractérisent par un réseau d’extraction en souterrain (galeries, puits, chambres d'exploitation) et par les découvertes d'outils (pointerolles, coins) et de mobilier (lampes à huile, poteries).



Les ateliers de terre cuite

Deux ateliers gallo-romains producteurs de terres cuites (poteries, tuiles) sont attestés dans le territoire. Un atelier de potiers a été découvert à Florac, en 1965, au lieu-dit "le Pont du Tarn" (confluence du Tarn et du Tarnon). Un atelier de tuiliers a été fouillé à Saint-Maurice-de-Ventalon, dans les années 1980, au lieu-dit La Croix-de-Berthel.



L’exploitation de la forêt



Les forêts de la région, notamment celles des Grands Causses (Sauveterre, Méjean) et des Cévennes/Mont Lozère, ont été largement exploitées au cours de l'Antiquité à diverses fins : production de bois d’œuvre (pour l’artisanat du bois, la construction, le boisage des mines) ; production de combustible (métallurgie, terre cuite, chauffage) ; fabrication de poix.





Les établissements ruraux gallo-romains



On dénombre plusieurs établissements agricoles. Certains ont fait l’objet de fouilles : villae de Rouveret-la Faïsse (La Malène), de Finiols (Lanuéjols) et de Saint-Clément (Saint-Martin-de-Lansuscle).



Le plan de quelques établissements (villae)est connu, bien qu’il soit souvent incomplet (Saint-Clément). Les recherches ont trop souvent porté sur la zone résidentielle au détriment des secteurs à fonction économique (partie agricole). Les villae les plus luxueuses comprennent des salles chauffées par le sol (Rouveret-la Faïsse), des thermes (Saint-Clément) et des pièces aux murs décorés d’enduits peints (Finiols, Rouveret-la Faïsse…).

Le site de Rouveret-la Faïsse a livré un secteur économique. La partie réservée au stockage des denrées agricoles est adossée à l’habitation (découverte de vases pour stocker les céréales). Une zone artisanale réservée à la production de poix a aussi été fouillée.

L’existence d’autres habitats ruraux est pressentie d’après les découvertes de vestiges (tuiles, poteries) lors de prospections.


L'agriculture et l'élevage



La consommation des céréales est assurée par les découvertes de meules pour broyer les grains. Des outils agricoles sont attestés (houes à Rouveret-la Faïsse).

De plus, le territoire du Parc national s’inscrit dans une région de vastes plateaux (Causses, Cévennes, mont Lozère) propices à l’élevage. Nul doute que cette activité était déjà développée dans l’Antiquité dans ce secteur. Pline l’Ancien (Ier s.) vantait la qualité des fromages gabales qui étaient appréciés jusqu’à Rome.



Les voies de communication

Deux voies sont principalement marquantes : la Régordane et la voie de Coudoulous. Le première permettait de relier le Languedoc au Massif central. La seconde permettait de relier la Régordane au mont Lozère



Voie romaine de Coudoulous


La voie Régordane

La Régordane, dont l’existence est attestée par les textes dès le XIIe s., correspond au tronçon cévenol de la route de France, itinéraire reliant l’Ile-de-France au Bas-Languedoc. Cette voie n’est mentionnée dans aucun texte ni carte routière de l’Antiquité. Son existence à l’époque gallo-romaine n’est donc pas prouvée. 



Cependant, cet itinéraire devait exister alors, étant donné qu’il a repris le tracé d’un axe de pénétration naturel : la vallée du Gardon. Dans l’Antiquité, cette vallée permettait de relier le Languedoc oriental et la basse vallée du Rhône au Massif central, en traversant le territoire des Gabales (Gévaudan). Des vestiges sont visibles dans les départements du Gard et de la Lozère : Concoules, Génolhac.



La voie de Coudoulous

Depuis Portes jusqu’au col de la Croix-de-Berthel (Saint-Maurice-de-Ventalon), cette bretelle reliait la Régordane à la draille du Languedoc (mont Lozère). Plusieurs découvertes semblent prouver son origine antique dont des graffiti en latin visibles sur les parois rocheuses surplombant la voie (Collet-de-Dèze). 





Son intérêt économique à l’époque gallo-romaine s’impose de lui-même. Son tracé doit être mis en relation avec l’exploitation des mines du mont Lozère. La voie passe par le col de la Croix-de-Berthel où des fouilles effectuées dans les années 1980 ont mis au jour des fours de tuiliers et un atelier métallurgique. Il est possible qu’il ait existé ici une bourgade placée stratégiquement sur la voie de Coudoulous.

Parcs, réserves... - Les parcs nationaux -




Qu'est-ce qu'un parc national ?

Les parcs nationaux français sont des combinaisons d’espaces remarquables, d’une biodiversité protégée et d’un mode de gestion qui leur permet d’en préserver les richesses. Ils sont marqués par une forte volonté de concilier la protection de la nature et le développement des activités humaines, dans le respect des usages et des traditions.

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Logo des parcs nationaux


Des territoires de référence

L’Etat veille à la conservation du patrimoine exceptionnel du parc national en imposant des règles de protection sur la zone cœur. Par ailleurs, il affecte des moyens financiers et humains importants pour répondre aux enjeux de protection et de développement durable sur l’ensemble de l’espace classé. 
La distinction d’un territoire au titre de parc national est une distinction prestigieuse, bénéficiant d’une reconnaissance internationale, qui distingue à la fois un territoire remarquable et une gestion environnementale très exigeante.



Les Gorges du Tarn


Un patrimoine universel

Il existe des parcs nationaux dans le monde entier. Il existe environ 44 000 zones protégées aujourd’hui, dont 2 300 parcs nationaux. Le premier parc national a été créé en 1871 aux Etats-Unis : c’est le Parc national de Yellowstone. La France, pour sa part, a créé son premier parc national en 1960 dans la Vanoise. 



Grizzly 

Le Parc national de Yellowstone abrite des ours noirs et des grizzlis

La couleur du grizzly varie du gris au noir, en passant par tous les tons du brun. Mais la bosse au-dessus du garrot est caractéristique


Le Parc national des Cévennes est plus jeune de dix ans : il a vu le jour le 2 septembre 1970. Il est le seul parc national français de moyenne montagne, habité et cultivé sur l’ensemble de sa zone cœur. Ceci lui impose des règles de fonctionnement particulières : les activités humaines sont ici parties prenantes de l’objectif de protection de l’environnement. 



Chevaux de Prewalski - Parc national des Cévennes - 


La France compte neuf parcs nationaux – six en métropole et trois outre-mer - qui participent de l’identité culturelle de la nation au même titre que les équipements culturels les plus prestigieux. Ils couvrent des domaines terrestres et maritimes variés et représentent par leurs périmètres optimaux près de 8 % du territoire français (48 720 km2). Ils attirent chaque année plus de 7 millions de visiteurs.



Parc national de la Guadeloupe


"Parcs Nationaux de France"

Créé par la loi du 14 avril 2006 réformant les parcs nationaux, Parcs nationaux de France a vocation à créer du lien entre les établissements publics des parcs nationaux pour renforcer leur culture commune. Il a pour mission de les faire rayonner aux niveaux national et international. Il contribue aussi à l'amélioration de la qualité de leur gestion, en apportant son concours technique et administratif. Enfin, il vise à favoriser la coordination de leurs actions et de leur communication.
C'est un établissement public national à caractère administratif, placé sous la tutelle du Ministre 


L'organisation du Parc National

Le parc national est constitué de deux zones : le cœur et l’aire d’adhésion. Le cœur est le joyau du parc, le territoire exceptionnel que l’on veut et doit préserver pour le transmettre aux générations futures, et sur lequel s’exerce une réglementation spécifique.


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Image parc national des Ecrins

L’aire d’adhésion recouvre des territoires ayant une grande proximité à la fois bio-géographique et culturelle avec le cœur. Le parc national accompagne des projets visant au développement durable, à une activité touristique compatible avec les objectifs de protection du cœur, et à la protection des milieux naturels et du patrimoine dans une logique de solidarité avec la zone cœur. La réglementation spéciale du cœur ne s’applique pas sur l’aire d’adhésion.

Parcs, réserves..Parc Djerba Explore-Ferme aux crocodiles


 
[size=16]La ferme aux crocodiles[/size]

[size=16]2ème partie[/size]
 



[size=16]Naissance de crocodiles et nurserie[/size]
 



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[size=16]Bébé crocodile d'environ 6 mois né à la ferme.[/size]



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[size=16]Cinq mois après l'accouplement entre le mâle et la femelle, cette dernière enfouit entre 20 et 80 oeufs dans le sable et au soleil et les recouvre. A la ferme, les oeufs sont collectés dans les bassins avant d'être mis en couveuse à la nurserie.[/size]



[size=16]La nurserie dispose d'une fenêtre vitrée qui permet ainsi aux visiteurs de voir les nouveaux nés à la ferme installés dans un aquarium.[/size]
 



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[size=16]Après trois mois d'incubation, les bébés naissent seuls en cassant de l'intérieur la coquille de l'oeuf. La mère est alors alertée par les cris poussés par les bébés et vient ainsi les aider à se dégager du sable et de l'oeuf. Elle les transporte ensuite délicatement dans sa bouche vers la rivière où les bébés nagent instinctivement.[/size]



[size=16]En milieu naturel en moyenne sur cent petits crocodiles à peine cinq atteignent l'âge adulte. A la naissance les petits pèsent en moyenne un demi kilo et mesurent 12 cm pour atteindre dès la première année les 30 cm.[/size]
 



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[size=16]La maman crocodile est très protectrice et surveille très attentivement pendant des semaines l'évolution des bébés.[/size]
 



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[size=16]Les bébés crocodiles se nourrissent essentiellement d'insectes, de vers, de larve ou d'escargots, plus ils grandissent plus leurs proies sont importantes, ils vont rapidement croquer quelques grenouilles et petits poissons.[/size]
 



[size=16]Le nourrissage des crocodiles[/size]
 



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[size=16]Chaque après-midi, un nourrissage est organisé sur un groupe de crocodiles. Il leur est alors servi du poulet cru.[/size]
 



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[size=16]Le nourrissage est l'occasion d'un rassemblement impressionnant de crocodiles qui viennent alors prendre leur ration.[/size]
 



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[size=16]Le crocodile est un terrible prédateur, dans la nature, il peut rester plusieurs mois sans manger. Sa mâchoire est extrêmement puissante, ses dents servent à attraper mais pas à couper, ils avalent donc ses proies par morceaux entiers. L'estomac fait ensuite tout le travail de mastication.[/size]
 



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[size=16]En moyenne, le crocodile mange une fois par semaine, mais il est vite rassasié. Il est carnassier, et mange tous types de proies: les singes, les gnous, les zèbres, les antilopes mais aussi les oiseaux et les poissons.[/size]
 



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[size=16]Au parc le nourrissage permet en moyenne à chacun des crocodiles de manger une à deux cuisses de poulet cru par semaine.[/size]
 



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[size=16]Le nourrissage est l'occasion exceptionnelle de regroupement en masse de crocodiles sur les berges des bassins tout près des visiteurs.[/size]
 



[size=16][size=16][/size][/size]



[size=16]C'est aussi l'occasion de quelques rivalités et dominations. Malgré une vie en groupe particulièrement importante au sein du parc, très rares sont les bagarres.[/size]

Parcs, réserves..Parc Djerba Explore-Ferme aux crocodiles

 
[size=16]La ferme aux crocodiles[/size]



[size=16]1ère partie[/size]
 



[size=16]Un imposant fortin évoquant l’architecture du désert marque l’entrée du parc animalier. C’est au son de musique africaine qu’on se laisse guider vers les bassins et la serre tropicale où nagent – ou plutôt paressent au soleil– 400 crocodiles du Nil, ramenés de Madagascar. Le crocodile du Nil est l'une des plus grandes espèces de crocodiliens, elle peut atteindre, pour certains mâles, jusqu’à 7 mètres pour un poids de près d’une tonne. Sa morphologie en fait l’une des espèces les plus redoutables.[/size]



[size=16]Visite de la ferme aux crocodiles[/size]



[size=16]L’imposant fortin évoquant l’architecture du désert marque l’entrée du parc animalier.[/size]
 



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[size=16]Des terrasses du fortin s'offre une vue générale sur la ferme avec les différents bassins, la serre et le parcours de visite.[/size]
 



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[size=16]Plusieurs passerelles surplombent les bassins permettant ainsi au public de découvrir l'environnement et le mode de vie du crocodile.[/size]
 



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[size=16]Les bassins disposent de berges richement plantées de palmiers, papyrus et autres plantes exotiques.[/size]
 



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[size=16]Les berges situées au bord du parcours de visite sont, tout au long de la journée, occupées par de nombreux crocodiles.[/size]
 



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[size=16]La serre tropicale permet au public de garder, lors des journées d'hiver froides, un contact avec le crocodile.[/size]
 



[size=16]Le crocodile du Nil[/size]
 



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[size=16]L’espèce présente dans la ferme aux crocodiles est le crocodile du Nil, aussi surnommé la terreur du fleuve. Il s’agit de l’une des deux plus grandes espèces de crocodiliens au monde, il peut atteindre jusqu’à 7 mètres de long et peser une tonne. Le crocodile est un des premiers animal à avoir marché sur la terre, il y a de cela plus de 200 millions d’années. Il est aujourd’hui le plus grand et le plus gros reptile du monde.[/size]
 



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[size=16]Le crocodile doit réguler la température de son corps grâce à la température de l’air. En été, il se réchauffe au soleil et se rafraîchit dans l’eau. A chaque saison il utilise son environnement à la fois terrestre et marin pour réguler sa température corporelle. Ici le crocodile baille.[/size]
 



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[size=16]Le crocodile du Nil est parfaitement adapté au milieu aquatique, il est capable de sentir, voir et écouter tout en étant quasi totalement immergé grâce à ses sens placés à l’extrémité de son museau pour les narines et au sommet de la tête pour les yeux et les oreilles.[/size]
 



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[size=16]Le crocodile du Nil vit en groupe sans réelle difficulté. Adulte, vers l’âge de douze ans, il se sépare alors de son groupe familial et recherche un nouveau territoire.[/size]
 



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[size=16]Le crocodile peut vivre jusqu'à 70 ans et grandit toute sa vie. dans l'eau, ses pattes sont plaquées le long du corps et sa queue puissante lui sert à la fois de propulseur et de nageoire, il peut atteindre les 25 km/h.[/size]
 



[size=13][/size]



[size=16]Sur terre, le crocodile est capable de ramper, de marcher mais aussi de sauter, il peut être alors très rapide mais sur une très courte distance et durée. Ses pattes sont parfaitement adaptées au milieu aquatique et terrestre, à l'avant elles comptent 5 doigts griffus et à l'arrière 4 doigts palmés.[/size]
 



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[size=16]Le crocodile paresse longtemps au soleil et souvent avec la gueule ouverte, c'est pour lui un moyen de réchauffer ou de refroidir son corps grâce à sa bouche tapissée de vaisseaux sanguins permettant ainsi d'envoyer au corps du sang chaud ou froid.[/size]
[size=16]Ninnenne   [/size]
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MessageSujet: Re: Parcs, réserves... - Long Point -2-   Dim 11 Jan - 3:16

Parcs, réserves... Réserve de Bali Barat -

 
L’Indonésie compte plus de 17 500 îles. Elles s’égrènent le long de l’Equateur. Bali est l’une des plus petites îles. Cependant, Bali est l’une des plus importantes destinations touristiques. Il est vrai que Bali propose l’un des meilleurs sites de plongée sous-marine.


Un tiers des innombrables espèces animales et végétales que l’on trouve en Indonésie sont endémiques aux îles.


Le gouvernement Indonésien a décidé de protéger son patrimoine. De ce fait, il existe de nombreux parcs protégés en Indonésie.
A Bali, le parc national est Bali Barat.



Découverte de l’Indonésie



L’Indonésie est un pays immense par sa taille. Ses îles s’étendent sur un arc de cercle de 4 800 km le long de l’Equateur et couvrent trois fuseaux horaires.



 
Au sud-est de Java, Le Gunung ljen est un volcan en pleine activité. Photo des eaux du cratère. image  Flydime



La moitié occidentale fait partie de l’Asie, tandis que les îles situées à l’est se trouvent en Australasie.
De ce fait, la faune et la flore de Sumatra, Bornéo, Java et Bali ressemblent à celles du continent asiatique.


Par contre, celles d’Irian Jaya et des îles voisines ont des points communs avec l’Australie.



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Tigre de Sumatra. Image Himmel-R



Sulawesi est la plus grande île du pays.


Les océans environnants des îles jouent un rôle économique considérable. Outre les poissons, on y exploite des réserves de pétrole et de gaz.


L’importance des océans se reflète dans le nom poétique que les Indonésiens donnent à leur pays : Tanah Air Kita « Notre Terre et nos Mers ».



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Île de Siberut, au large de Sumatra. Les habitants y gardent leur style de vie traditionnel. image A.www.viajar



Bien qu’en zone tropicale, il ne fait pas particulièrement chaud en Indonésie. A Jakarta, la capitale, les températures maximales diurnes varient entre 31°C et 35°C et tombent la nuit jusqu’à 22°C.

Il règne une forte humidité et l’absence de vent renforce cette fausse impression de chaleur.



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Plage à l'ouest de Jakarta. Image Tee Je



En Indonésie, les influences bouddhistes, hindoues, musulmanes et chrétiennes se sont mêlées aux croyances locales. Partout, règne une grande tolérance de culte.



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Temples de Prambanan à côté de Jakarta. Image Stuck in Customs



L’Indonésie séduit par les découvertes et les rencontres que l’on y fait.



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Bali. Lac de Kintamani. Image Bram & Vera



La plupart des parcs nationaux ne disposent que de structures assez limitées dans leur confort. Cependant, cet aspect spartiate est largement compensé par la beauté des lieux. C’est également le seul moyen de réellement découvrir l’Indonésie et ses populations.



Bali et le parc national de Bali Barat



Le paysage typique de Bali se compose de rizières en terrasses, d’un sommet volcanique et de cocotiers.


Bali n'a que deux saisons :



  • Saison sèche : de mai à novembre-décembre

  • Saison pluvieuse : de janvier à avril. En général, le mois de juillet est le plus frais et le plus sec de l'année, alors qu'en janvier la pluviosité atteint son maximum



 

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Bali. Tanah Lot. Image Bram & Vera



Les hordes de touristes affluent à Bali en mai, septembre ou octobre.


Les 19 000 hectares de Bali Barat sont exceptionnels par leur nature sauvage. Le parc couvre une bonne partie de l’extrémité ouest de Bali.


On y trouve un des endroits les plus recherchés en Indonésie pour la plongée.



 
Parc National de Bali Barat. BImage izamber



Les randonnées, le trekking y sont proposés.


Le parc abrite la dernière population sauvage d’un des oiseaux les plus rares du monde, l’étourneau de Rotschild.
C’est l’oiseau le plus célèbre de Bali.



Bali. Etourneau de Rotschild. image Michael McDonough



L’île de Menjangan, à une demi-heure de la côte, est bordée de récifs coralliens avec un à-pic de 30 à 40 m.

C’est le meilleur site de Bali pour la plongée sous-marine. Les platiers coralliens abritent de nombreux poissons colorés tels que le poisson-perroquet et six espèces de poissons-clowns. Tout ce petit monde vit en symbiose avec les anémones géantes.



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Un poisson perroquet



L’un des lieux de plongée les plus connus est l’épave de l’Anker où le squelette en bois d’un navire du 19e siècle abrite des bancs de poissons : poissons-clowns, poissons-papillons, arbalétriers et demoiselles vertes.



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La fleur de lotus est caractéristique des jardins de Bali. image Autan



Les zones dégagées de broussailles sont des bons endroits pour observer en octobre la migration annuelle des oiseaux de proie.
A Bali, on observe également des tantales blancs, des cigognes épiscopales et des petits marabouts.



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Temple de Bali. Image Slinky 2000



A l’intérieur du parc, un guide est nécessaire et il faut avoir l’expérience du trekking et être prêt à passer la nuit dehors.
Les sentiers sont rares et la marche assez épuisante.



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Promenade en éléphant à Bali. Image Del-linquent



Plus besoin de visa pour les Français, les Belges et les Suisses, à condition que le séjour ne dépasse pas 30 jours et que le passeport soit encore valide 6 mois à compter de la date de retour.
 
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Danseuse traditionnelle de Bali. image Bram & Vera



Aucun vaccin n'est obligatoire pour les touristes européens, mais il est vivement recommandé de se faire vacciner contre la fièvre typhoïde et les hépatites A et B.


L'unité monétaire locale est la roupie indonésienne ou rupiah.



 
Coucher de soleil à Bali. image Bram & Vera

Parcs, réserves... le parc marin de Wakatobi -

 
 
Réserve naturelle en Indonésie : le parc marin de Wakatobi



Il y a quelques années, L’Indonésie a décidé que Wakatobi deviendrait un parc marin national.
Cette réserve naturelle englobe un groupe d’îles qui font partie de l’archipel de Tukang Besi. Cet archipel se situe au sud-est de la péninsule de Sulawesi.


Les quatre îles principales sont Wangi-wangi, Kaledupa, Tomia et Binongko.


Ces petites îles bordées de récifs renferment de véritables merveilles. Les amoureux des fonds sous-marins peuvent y découvrir de multiples espèces aux couleurs chatoyantes.



La faune marine



La faune et la flore de ces îles sont particulièrement riches. Le versant récifal de Kaledupa est peuplé d’un nombre impressionnant d’anémones de mer et de superbes poissons clowns qui vivent en symbiose.



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Mais, on peut également croiser des espèces de tailles importantes comme le Napoléon géant de près de 2 m de long.


Avec un peu de patience, on peut admirer des orques ou des requins baleine. Le requin corail est un des habitant permanent de ces eaux. Il ne menace en rien la sécurité des plongeurs.


Pour se nourrir, ce requin fait le mort ; les petits poissons des récifs, trompés par sa ruse, ne lui échappent pas.
Ce requin se caractérise par l’extrémité supérieure de ses nageoires dorsales et caudale blanche. Mais, il ne faut pas le confondre avec le requin à pointes blanches.



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Requin corail



Avec ses 2 m de long, il se glisse sans problème entre les fentes et les crevasses du récif. Il peut rester tout à fait immobile, posé sur le fond.
Ce requin est surtout actif la nuit. Il n’est pas dangereux pour l’homme.


La tortue verte et la tortue à écailles se rencontrent souvent dans ses eaux. La tortue verte qui est une tortue marine doit son nom à la teinte verdâtre de sa graisse et non à la couleur de ses écailles.

Maladroite sur terre quand elle revient sur les plages pour pondre, elle est d’une grâce féerique dans l’eau.



La tortue à écailles est plus petite que la tortue verte bien qu’en vieillissant, elle lui ressemble beaucoup. On la surnomme également tortue imbriquée. Ce nom lui vient des écailles de la dossière qui sont imbriquées les unes sous les autres, comme les ardoises d’un toit.



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image Olivier Cochard-Labbé



Bien que la raie manta soit un poisson des grands fonds, on peut la croiser près des sites de plongée, non loin du rivage.
C’est une créature à l’élégance impressionnante. Elle se nourrit de plancton et doit nager constamment en faisant onduler avec grâce ses nageoires pectorales.



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Raie manta - image Jon Hanson



Malgré sa taille énorme et sa bouche démesurée, le « diable de mer », son surnom, se nourrit de petits organismes marins.
Elle ne représente donc aucun danger pour nous.


On prétend que ce sont « ses cornes » qui encadrent sa bouche, qui lui on valut son surnom. En fait, de nombreuses légendes courent à son sujet.

Les marins ont longtemps cru qu’elle pouvait entraîner les navires au fond de l’océan. Aux îles Tuamotu, on raconte qu’elle empêche les pêcheurs de nacre de remonter à la surface en s’étalant au-dessus d’eux.


Si un tel accident s’est déjà produit, c’est vraiment le fait du hasard car la raie manta est totalement inoffensive.
Il est vrai que son envergure de 7 m pour un poids d’environ 2 tonnes en fait l’un des poissons les plus gros des océans.


 
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Anthéas



Une autre créature également appelée « diable des mers » mais beaucoup plus petite peut, elle, par contre provoquer de douloureuses blessures avec son aiguillon venimeux.


De même, il faut se méfier des poissons de la famille des Scorpénidés comme la rascasse, également appelée scorpion de mer. C’est un poisson redoutable au corps couvert d’épines et de lambeaux de peau. Ses aiguillons venimeux sont très dangereux. Le venin est aussi toxique que celui de la vipère. Mais, il n’est pas mortel.

Il est dangereux pour les plongeurs car il passe inaperçu sur le récif grâce à son camouflage.



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Une rascasse



Dans les eaux indonésiennes, si vous êtes en bateau, vous pouvez observer le dauphin commun ou le dauphin tacheté.



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Dauphin commun



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Dauphins tachetés



Mais, parmi les mammifères marins, c’est le dugong que l’on rencontre près des îles de Tukang Besi.

Avec le lamantin, le dugong est le seul mammifère marin à être herbivore. Il vit en petits groupes près des eaux côtières.
Baptisé « vache de mer » par les pêcheurs, il se déplace lentement à moins de 10 km/h. Leurs chants cristallins portent à plusieurs kilomètres et l’on est toujours émerveillé de voir des mères tenir leurs petits dans leurs nageoires.



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Traqué par les pêcheurs, le dugong est une proie facile et vulnérable. Il a failli être exterminé. Aujourd’hui, il est menacé par la pollution et les filets dans lesquels il périt noyé.
La population de dugongs décline dangereusement car son taux de reproduction est faible. Son commerce est strictement réglementé ce qui ne l’empêche pas d’être sérieusement menacé de disparition.



La faune terrestre



Les associations écologiques s’occupent également de la protection de la faune terrestre et des oiseaux.
L’île de Buton est particulièrement intéressante car elle abrite d’importantes espèces d’oiseaux dont la corneille de Célèbes, le maléo, le martin chasseur oreillard ou le guêpier de Célèbes.



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Un guêpier de Célèbes



Plus de 150 espèces ont déjà été recensées.


Parmi les mammifères, citons également deux espèces très rares et uniques de Sulawesi : le tarsier et l’anoa.


L’anoa de Célèbes fait partie des plus petits bovins du monde avec moins de un mètre au garrot.


 
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Anoas



Le tarsier est un singe primitif, descendant direct des prosimiens. Il ne pèse pas plus de 130 grammes. Avec ses 12 cm, il bondit de branche en branche en faisant des bonds de plus de 2 mètres.

Ses yeux, bien placés sur le devant de la tête, apprécient parfaitement les distances (vision stéréoscopique).



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Tarsier



Au crépuscule, il part à la recherche de criquets, de lézards, d’oiseaux ou même de serpents.
Ses doigts sont terminés par des pelotes (des ventouses) très pratiques, pour s’accrocher aux branches.
Grâce à sa queue rugueuse, qui l’aide également à sa maintenir, il reste agrippé aux arbres à la verticale, même en plein sommeil.
 
Le climat de ces îles est chaud et humide. Les précipitations sont faibles, surtout de décembre à mars.
La meilleure période pour la plongée se situe de septembre à décembre.
 
Vous pourrez y pratiquer la plongée autonome ou en apnée. Les passionnés d’ornithologie seront aux anges à Buton.
On peut également participer à des projets de conservation.


L’hébergement est possible dans des « éco-lodges » ou hébergement chez l’habitant.

Parcs, réserves... Les Galapagos





Les îles Galápagos



Il y a plusieurs millions d’années, des volcans surgissent de l’océan Pacifique pour donner naissance aux Galápagos. A cette époque, seule la lave recouvre les îles.

Ces îles sont surtout connues pour la richesse de leur faune dont la tortue géante des Galápagos ou l’iguane marin.



L’histoire des îles Galápagos





Situé à 800 km des côtes de l’Amérique du Sud, non loin de l’Equateur, l’archipel des Galápagos comporte 13 îles principales, 7 îles secondaires et une centaine d’îlots et d’écueils sur un total de 8 000 km².

L’archipel est constitué de magma et de lave d’origine volcanique et compte encore plusieurs volcans actifs.
On peut observer le magma incandescent sortir des flancs du volcan qui se dresse à proximité de Punta Espinosa, dans l’île de Fernandina.



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Lave qui forme un paysage lunaire à proximité de Punta Espinosa. Image Arkntina



Découvertes 300 ans avant la venue de Darwin par l’évêque de Panamá Tomás de Berlanga, les îles Galápagos ont connu de nombreuses vicissitudes.


A l’origine, ces îles étaient désertes. Parmi toutes les îles du Pacifique, beaucoup appartiennent à des arcs insulaires volcaniques. L’archipel des Galápagos a été généré par le point chaud situé sous la plaque Nazca, au large de l’Equateur.



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L'île de Bartolomé qui est la plus jeune de l'archipel . image mcescobar1



Les îles Galápagos abritent une faune et une flore endémiques venues du continent sud-américain il y a des millions d’années. Faune et flore auraient été entraînées par les courants marins comme le courant de Humboldt ou le célèbre El Niño.

Au fil du temps, la faune se diversifia d’une île à l’autre.



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Le petit cratère qui se dresse sur Santiago. Image Kath B



Au 17e et 18e siècle, elles servirent de refuge à des pirates et à des boucaniers qui s’y ravitaillaient en eau et en tortues géantes. Ces dernières étaient embarquées sur les navires pour servir de réserves de nourriture.


Les espagnols, remarquant la ressemblance entre la carapace retroussée à l’avant de la tortue géante et la selle de leur monture, ont appelé les îles "galápagos", ce qui signifie à la fois tortue et selle en espagnol.
Avec l’arrivée des chasseurs de baleines, la faune des îles fut massacrée de plus belle.


Quand les Galápagos ont été annexées par l’Equateur en 1832, le gouvernement de Quito a lancé un plan de colonisation.

L’île compte actuellement près de 18 000 habitants, concentrés surtout dans la capitale, Puerto Baquerizo Moreno



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Arche de Darwin . Image Refractor



En 1959, 97% de la superficie des îles ont reçu le statut de parc national. En 1986, on a créé une réserve marine pour protéger la faune côtière.


Les deux parcs sont inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.


Les Galápagos constituent un véritable laboratoire de recherches car une majorité de la faune et de la flore y a évolué de façon indépendante ce qui a produit un taux d’endémisme unique au monde.



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Cormoran des Galápagos. Image mcescobar1



On a décrit plus de 300 espèces de poissons, 1 600 espèces d’insectes et 650 de mollusques. Parmi les oiseaux marins, on compte des espèces endémiques comme le cormoran des Galápagos inapte au vol, un albatros, 3 fous et deux mouettes.



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Une rencontre insolite. Image mcescobar1



Il existe de nombreux reptiles, à part les iguanes, comme les geckos ou les lézards de la lave.



Les pinsons de Darwin





En 1835, Charles Darwin participe à une expédition scientifique à bord du Beagle. En escale aux îles Galápagos, il découvre 13 espèces distinctes de pinsons, toutes proches de celles d’Amérique du Sud.

Darwin imagine alors un scénario :


Il y a fort longtemps, quelques pinsons partent du continent et atteignent l’archipel. Là, ils prolifèrent.
Devenant de plus en plus nombreux, chacun doit s’adapter pour survivre : les oiseaux pourvus d’un gros bec cassent les graines les plus dures, ceux au bec long et fin préfèrent manger des insectes.


Au fil du temps, les pinsons finissent par ne plus avoir la même alimentation et ne fréquentent plus les mêmes endroits.

Peu à peu, ils donnent naissance à de nouvelles espèces à partir d’un ancêtre commun.


C’est à partir de ses observations que Darwin écrira sa théorie de l’évolution 24 ans après dans l’Origine des espèces.



Un avenir plutôt sombre





Depuis que l’homme a découvert les îles Galápagos, la faune et la flore ont été mises en danger.

L’iguane marin est confronté à la menace du pétrole. Depuis que le pétrolier Jessica s’est échoué en 2001, la mortalité s’est accrue chez les iguanes marins.



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Iguane marin . Image Arkntina



La présence humaine provoque de nombreux dégâts. Par exemple, en 1976, un groupe de chiens errants a attaqué une colonie de 500 iguanes terrestres et les a entièrement décimés.


De 1990 à 2000, les braconniers ont tué au minimum 120 tortues géantes.



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Tortue géante des Galápagos . Image bmann



L’ensemble de la faune ne survit que grâce à un fragile équilibre. Le tourisme grandissant devient vraiment envahissant et met en péril cet équilibre.


De plus, la politique du gouvernement équatorien n’arrange rien. En effet, depuis les années 1980, il encourage activement le peuplement des îles.
Avec une population qui augmente de 8% par an, l’avenir de la faune est bien sombre.



La tortue géante des Galápagos (Geochelone nigra)





On estime que l’on a tué plus de 100 000 tortues géantes. Il n’en resterait qu’environ 15 000. Animal paisible venu du fond des âges, la tortue géante pullulait autrefois sur les îles.


La tortue géante reste toute sa vie dans la même carapace car celle-ci est composée de plaques osseuses recouvertes d’écailles qui grandissent tous les ans.

La tortue géante des Galápagos est également appelée « tortue éléphantine » en raison de ses énormes pattes.
Ses pieds épais, non palmés, munis de griffes la distinguent des tortues de mer.



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Tortue géante



Dépourvue de dent, cette tortue possède un bec tranchant qui lui permet de couper les végétaux et les fruits.

Grâce à l’isolement de l’archipel, les tortues géantes ont pu atteindre un poids de 250 kg et vivre plus de 100 ans.
Bien qu’elles soient cataloguées comme une espèce unique, on compte 14 sous-espèces sur les îles et îlots dont 3 semblent éteintes.


Les tortues géantes vivent sur les coulées de lave qui constituent un terrain chaud et sec. Comme elles ont besoin de boire beaucoup, elles parcourent de grandes distances afin de gagner les sources d’eau fraîche situées dans les montagnes à l’intérieur des terres.

Elles ont d’ailleurs dessiné de véritables sentiers qui sillonnent les îles et qu’elles utilisent depuis des temps immémoriaux.


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Tortues géantes des Galapagos. Image The Rik



Elles demeurent près des points d’eau 3 ou 4 jours, profitant de l’eau et de l’abondante végétation.
En octobre, elles descendent sur les côtes pour pondre. Les œufs sont enterrés et l’éclosion a lieu de 80 à 100 jours plus tard.

Outre les rats, cochons, chiens et chats apportés par l’homme, les jeunes tortues craignent également la buse des Galápagos, le seul prédateur naturel à l’origine.



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Image The Rik



L’iguane terrestre des Galápagos (Conolophus subcristatus)





Peu farouches, les iguanes terrestres des Galápagos ont été victimes de la civilisation. L’homme a longtemps chassé cet iguane pour sa chair.

Ce grand lézard de 1,20 m est aujourd’hui menacé de disparition. Il n’en reste que quelques milliers sur 2 ou 3 îles de l’archipel.


Cet iguane gîte dans un terrier qu’il creuse dans le sable sous les rochers, parfois jusqu’à 2 m de profondeur.
Son ennemi naturel est la buse.





Iguane Terrestre. Image Max xx



Ce reptile est végétarien. Il apprécie surtout les feuilles d’acacias et les cactus dont il consomme également les piquants.

On connaît mal la reproduction de cet iguane. Cependant, on a observé des combats rituels entre mâles.
Les adversaires tentent d’abord de s’intimider en levant la gueule et en hochant la tête.





Iguane terrestre. Image Ole Begemann



La femelle pond de 7 à 10 œufs qu’elle enfouit ensuite dans le sol.



L’iguane marin (Amblyrhynchus cristatus)





Cet animal d’1 m 20, maladroit sur terre, rappelle les grands reptiles de la préhistoire. C’est le seul lézard marin du monde.


Cet iguane a quelque chose d’assez monstrueux avec ses pattes tordues et la crête de piquants qui hérisse son dos.
Pourtant, il est tout à fait pacifique et passe la journée à se dorer au soleil sur les rochers.





Iguane marin. Image Arkntina



L’iguane marin se débarrasse des excédents de sel grâce à des glandes nasales particulières qui lui permettent de rejeter le sel par la bouche.


Il vit en symbiose avec les crabes rouges des rochers, qui se nourrissent des tiques qui pullulent sur sa peau.


Il se nourrit d’algues du littoral. C’est un bon nageur qui peut rester plus d’une demi-heure sous l’eau. En général, il nage près de la surface, ne s’aventurant guère au-delà de 10 m de profondeur.


Après son repas, il revient s’entasser au milieu de ses congénères sur les rochers.





Iguanes marins. Image Arkntina



Au moment des amours, chaque mâle délimite un tout petit territoire et constitue un harem de quelques femelles.

Les combats entre mâles sont rares et jamais violents. Ils se contentent de se repousser à coups de tête.
Après l’accouplement, ce sont les femelles qui se battent pour le meilleur emplacement destiné à recevoir la ponte.

Elles creusent dans le sable un tunnel de plus de 50 cm de long, au fond duquel elles déposent 2 ou 3 œufs.
Environ 110 jours plus tard, des petits iguanes d’environ 20 cm sortent du sable. Ce sont des proies faciles pour les buses et les goélands.


Le moindre écueil des Galápagos abrite des iguanes marins. On estime qu’ils sont entre 200 000 et 300 000 en tout.



Lion de mer des Galápagos (Zalophus wollebaeki)





Très semblable à l’otarie ou lion de mer de Californie, cette otarie est également appelée lion de mer.
Cette dénomination évite une confusion avec une autre otarie qui vit également sur l’archipel, l’otarie à fourrure des Galápagos (Arctocephalus galapagoensis).


Endémique à l’archipel, cette petite otarie y est
relativement nombreuse. Elle vit en colonies qui se réunissent sur la sable ou les rochers.





Lion de mer. Image mcescobar1



Polygame, le mâle ne constitue pas pour autant les importants harems des otaries à fourrure. Les femelles sont libres de quitter le groupe et d’y revenir ou non.

Le mâle défend un territoire qui peut mesurer jusqu’à 100 m de long. Il patrouille dans l’eau ou sur le sable, interdisant l’accès aux concurrents. Il veille également sur les jeunes qui ne se méfient pas encore des requins.





Image wayfaring stranger



Cette otarie se nourrit essentiellement de sardines. Elle vit sur cet archipel grâce aux effets rafraîchissants du courant de Humboldt.


Les manchots et lions de mer ressentent les effets d’El Nino. Durant le cycle de 1997-1998, la population des principales colonies a diminué de 48%.


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MessageSujet: Re: Parcs, réserves... - Long Point -2-   Dim 11 Jan - 3:57

[size=24]Parcs, réserves... Le parc national des volcans d’Hawaï[/size]












Hawaï






Kilauea





Les Volcans d’Hawaï






Parmi les volcans, le Kilauea est considéré comme l'un des plus dangereux. Ce volcan, toujours actif, constitue une menace permanente.


Parmi les volcans les plus actifs de la planète, le Mauna Loa est également en bonne position avec une quarantaine d’éruptions depuis la seconde moitié du 19e siècle. Cependant, ce volcan d’Hawaï est largement dépassé par son voisin, le Kilauea qui a connu des éruptions continues depuis le début du 20e siècle.

Ces deux volcans font partie du parc national d’Hawaï, fondé en 1916.




Hawaï





Les îles hawaïennes s’étendent sur 2 000 km à travers l’océan Pacifique, depuis l’île d’Hawaï elle-même jusqu’à l’île de Kure.

Le Mauna Loa et le Kilauea sont les plus connus des cinq grands volcans qu’abrite l’île d’Hawaï.




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Littoral qui s'étend en dessous du Kilauea. Image Sarah Kim



Pendant longtemps, les volcans d’Hawaï demeurèrent une énigme pour les géologues. Pourquoi se dressaient-ils là, si loin des continents ?


Aujourd’hui, nous savons que la lave provient d’un point chaud, situé à presque 300 kilomètres en dessous de la surface de la Terre.

Le matériau fondu est projeté vers le haut et atteint la surface à travers un « tuyau » fixe qui traverse les deux manteaux épais et semi-liquides, puis la croûte terrestre solide, relativement plus fine.





Le cratère Pu'u O'o le long de la zone de rift est du Kilauea est l'une des fissures les plus actives de ces dernières années. Image Steve Navarro



Lorsque le magma atteint les fonds marins, il forme un volcan sous-marin sur la plaque océanique.

Etant donné que celle-ci se déplace d’environ 10 cm par an vers le nord-ouest, le volcan s’écarte lentement du point chaud en même temps qu’il s’élève sur l’île. La connexion finit par être rompue et la coulée de lave devient inactive.






Coulée de lave du Kilauea. Image David Dagalvan



Le mouvement actuel de la plaque pacifique est estimé à 9 cm par an. L’apparition d’un nouvel édifice sous-marin, appelé Loih au sud-est d’Hawaï, indique que la plaque est toujours en mouvement et que le point chaud est toujours actif.





Paysage surnaturel près du Kilauea. Image Shchukin



Seuls quelques volcans actifs dans le monde ont été formés et se sont éteints de cette manière. C’est le cas du Loihi, enfoui sous la mer à 30 km, et qui donnera naissance à une nouvelle île dans 200 000 ans environ.
Lorsque James Cook débarqua à Hawaï en 1778, il découvrit un pays inconnu peuplé par les Polynésiens depuis des millénaires.





Hawaï a beaucoup changé depuis 1778



Les éruptions de type hawaïen sont rarement du type explosif. Elles se caractérisent par un flux continu de lave qui s’échappe souvent d’un flanc du volcan.
Au cours des millénaires, ces flux de magma fluides ont déposé les couches de lave qui ont créé l’incroyable paysage volcanique de l’île d’Hawaï.






Un flux continu de lave



Les laves de l’île de Kure ont environ 27,7 millions d’années. Mais, la plupart des laves de l’île d’Hawaï ont moins de 400 000 ans.



Le volcan du Mauna Loa





Le botaniste Archibald Menzies a été le premier à atteindre le sommet de ce volcan. Il évalua sa hauteur à 4 134 mètres.

Depuis, l’observatoire fondé en 1912, par la Commission géologique des Etats-Unis, a établi que le volcan occupant la moitié sud-ouest de l’île d’Hawaï, culmine à 4 169 mètres.






La caldera du Mauna Loa. Image Paxsimius



Mais, si l’on considère que la base du volcan se trouve à 5 000 mètres au fond de la mer et que le fond de la dépression née de sa poussée se situe 8 000 mètres plus bas, on obtient une hauteur totale de 17 000 mètres, presque deux fois l’Everest.





Cratère Halemq'uma'u. Image Jon Caves



On peut donc considérer que le Mauna Loa est la plus haute montagne du monde. C’est également la plus volumineuse :


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  • 80 000 kilomètres cubes de roches volcaniques pour une superficie émergée de 5 271 kilomètres carrés




 
Mauna Loa couvre près de la moitié de l’île d’Hawaï.
La dernière éruption du Mauna Loa en 1984 a failli engloutir Hilo, la plus grande ville de l’île, sous la lave.
En raison de son altitude, le Mauna Loa attire d’abondantes précipitations qui arrosent la forêt subtropicale. De larges fougères aux allures d’arbres confèrent à la végétation une allure primitive, un genre « Jurassic Park ».





Image Spartanjoe



Le Kilauea





La première éruption du 20e siècle du Kilauea s’est produite en 1907, pour reprendre en 1983. L’éruption actuelle ne donne toujours aucun signe de vouloir s’arrêter.


L’éruption permanente du Kilauea est une attraction touristique depuis 1840. La lave qui jaillit sans interruption du volcan se jette dans l’océan Pacifique en produisant de grands jets de vapeur.





La lave du Kilauea tombe dans la mer du haut d'une falaise. Image Hawaiian Sea



L’origine du Kilauea remonte à une période comprise entre il y a 300 000 et 600 000 ans.





Eruption permanente du Kilauea. Image Casch 52



Le Kilauea qui s’élève à 1 248 mètres est un volcan hyperactif orné d’un cratère ovale. Au fond, on distingue un autre cratère appelé Halemaumau qui, selon la légende locale, est la demeure de la déesse du feu Pele.

Les Polynésiens érigèrent un temple de pierre en son honneur et, dans le lac bouillonnant qui occupait autrefois le cratère, des hommes étaient sacrifiés.






Image Matt Searle



En 1983, les coulées de lave percèrent un nouveau trou à une vingtaine de kilomètres du cratère du Kilauea.
Au cours de cette période de constante éruption, les coulées ont recouvert plus de 100 km² et détruit plus de 200 maisons.






Eruption du Kilauea en 1974. National Park Service. Image Image Editor



La dernière éruption importante a eu lieu en 2003.
Il arrive souvent que la surface d’une coulée de lave se refroidisse suffisamment pour qu’une croûte se forme. La surface ressemble à une tôle ondulée qui est appelée pahoéhoé. Les laves de type pahoéhoé donnent naissance à des formes tortueuses.





Coulée de lave refroidie. Image Eagleapex



Les coulées de lave dont la surface se brise en blocs sont appelées « aa ».



Le parc national des volcans d’Hawaï





Créé pour protéger le paysage façonné en 70 millions d’années d’évolution géologique, le parc est le refuge de nombreuses espèces animales et végétales. Il se situe sur la plus grande île de l’archipel.


L’Akaka Falls est l’une des plus majestueuses cascades d’Hawaï. Elle fait un saut de 135 mètres dans un précipice tapissé de mousse.





Akaka Falls . Image Prob 1 t



Les îles Hawaï ont été conquises par la vie en plusieurs étapes, distantes entre elles de plusieurs millénaires.

Véhiculées de temps en temps par l’océan, par les vents et surtout par les oiseaux, les nombreuses espèces endémiques ont pu s’épanouir.


Les derniers arrivés sont les hommes, venus en plusieurs vagues, probablement des îles Marquises.
L’unique mammifère indigène d’Hawaï est Lasiurus cinereus, la chauve-souris la plus répandue en Amérique.





Lasiurus cinereus. Image Jumpingspider



Les oiseaux sont pour la plupart endémiques à l’île et très menacés. Parmi les espèces, on trouve notamment, l’akepa (Loxops coccineus) ou loxopse d’Hawaï, le pétrel d’Hawaï (Pterodroma phaeopygia) ou l’ixi (Vestiaria coccinea).
Mais, les espèces introduites par l’homme, comme le cochon sauvage, la chèvre, le chat ou le chien ont détruit une grande partie des plantes indigènes et de la faune animale.

Par exemple, l’haleakala (Argyroxiphium sandwicense subsp. macrocephalum) est une des plantes les plus caractéristiques d’Hawaï mais est menacée comme 90% des plantes à fleurs endémiques par les espèces introduites.





Haleakala. Image Kuma Sawa



Les mangoustes, elles, ont décimé les reptiles.
La bernache néné (Branta sandvicensis), la dernière espèce d’oie sauvage d’Hawaï, a été élevée au rang de symbole de la protection de la nature hawaïenne.





Branta sandvicensis. Image Photos of Nature's Calm



Sa survie dépend du programme de repeuplement mis en place depuis les années 1970.

Parcs, réserves... - Le krakatoa -





Proche de la côte ouest de Java, se trouve l’île de Krakatoa. Cette île est devenue célèbre après l’éruption du volcan, le Perbuatan, en 1883 d’une exceptionnelle violence.




Aujourd’hui, le Krakatoa fait partie d’un parc national protégé.




Bien que le cataclysme du 19e siècle ait provoqué la mort de milliers de personnes, cette éruption a permis aux scientifiques de collecter de nombreuses informations sur les conséquences d’une éruption de cette ampleur.




La colère du volcan a également permis d’assurer la survie du rhinocéros de Java.





L’éruption du Krakatoa






Le 27 août 1883, le Perbuatan, volcan sur l’île de Krakatoa, dans le détroit de la Sonde, est secoué par une éruption d’une rare violence.




L’éruption est suivie d’un tsunami gigantesque. La catastrophe provoque la mort de milliers de personnes, non pas dans l’île qui est déserte, mais sur la mer et sur les rivages proches de Java et Sumatra.


Jusqu’à cette journée fatidique, Krakatoa était une île qui mesurait 9 Km de long sur 5 Km de large. Elle était couverte d’une végétation luxuriante typique des régions tropicales humides.




On considérait que le volcan était éteint. Les premiers signes de reprise d’activité apparurent en mai et s’intensifièrent pour atteindre leur intensité maximale les 26 et 27 août.





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Eruption du Krakatoa commencée en 1997 et qui se poursuit toujours. Image Flydime





Une première explosion énorme projeta 20 km3 de rochers dans l’atmosphère et forma un immense trou béant au fond de la mer.




Des millions de litres d’eau s’y engouffrèrent, provoquant une deuxième explosion gigantesque. On entendit la déflagration à Brisbane à 4 000 Km de là.




Un énorme tsunami balaya les côtes faisant 36 000 morts. Il parcourut des milliers de kilomètres avant de perdre de sa force. On le signala jusqu’à San Francisco.





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Gunung Batok. Image Michael Day





A Merak, la vague de 46 m déferla sur la ville ; quand elle se retira, rien n’indiquait que l’endroit ait jamais été habité. A Teluk Betung, grand port de la région de Sumatra, l’eau monta à 22 m, nivelant tout.




Une oscillation anormale des eaux a été enregistrée jusque dans le golfe de Gascogne et dans la Manche, à 18 000 Km du lieu de la catastrophe.





Les conséquences de l’éruption





Le panache de cendres volcaniques monta à 40 Km dans l’atmosphère et répandit suffisamment de particules pour abaisser la température moyenne mondiale de 0,25°C l’année suivante.


L’éruption fut à l’origine des couchers de soleil flamboyants, puis rouge lie-de-vin, notamment en Grande-Bretagne.




Dans plusieurs villes des Etats-Unis, des lueurs rougeoyantes furent prises pour des incendies et l’on fit appel aux pompiers.




Ces phénomènes se manifestèrent pendant environ trois ans. (Citation le Krakatoa, Mémoire de l'Humanité sous le direction de Nadeije Laneyrie-Dagen, maître de conférence à l'université de Lille-III)


On en connaît aujourd’hui la raison. Les particules de lave pulvérisées montées dans la stratosphère accomplissent plusieurs fois le tour du globe et provoquent ces étranges diffractions de la lumière.





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Eruption de l'Anak Krakatoa . Image dhitterrz





Mais, l’éruption a eu des effets bénéfiques sur l’environnement local. Un an seulement après le cataclysme, de l’herbe pointait sur les bouts d’îlots épargnés. Deux ans plus tard, 26 espèces de plantes y poussaient et en 1924, ces fragments de terre étaient recouverts d’une forêt dense.




Les régions proches comme Lampung, infertiles avant l’éruption, devinrent très fertiles. Cela attira une population importante.


A Java, plus de 100 millions de personnes vivent sous la menace constante d’une trentaine de volcans. Mais la richesse des terres permet jusqu’à trois récoltes de riz annuelles.





L’enfant du Krakatoa





Cette terrible éruption a donné naissance à un nouveau cône, Anak Krakatoa (le fils de Krakatoa), actif depuis1930.





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Anak Krakatoa . Image Java Tourism





Depuis, 35 éruptions se sont succédées, la dernière ayant eu lieu en 1997 et ont progressivement fait grandir l’île.


Aujourd’hui, haut de 181 mètres sur 2 Km de diamètre, Arak Krakatoa offre d’exceptionnelles possibilités d’étude aux géologues et aux botanistes.





Le parc national d’Ujung Kulon





Le parc occupe 76 000 ha, à la pointe ouest de Java, couverts de forêts, de plaines et de mangroves. Il inclut l’île de Krakatoa.




Ce parc abrite la dernière population de rhinocéros de Java. Cette espèce a bénéficié de l’éruption de 1883. En effet, elle permit à une population d’y vivre dans une relative sécurité alors que ces rhinocéros avaient déjà disparu depuis 1934 du reste de Java.





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Java. Ujung Kulon . Image chatfly





En dehors du rhinocéros, le parc est le refuge de nombreuses espèces gravement menacées. L’accès à cette région est d’ailleurs rigoureusement réglementé.


La plupart des mammifères présents sont soumis à une étroite surveillance :




Le léopard qui est devenu le plus grand prédateur du parc, le dhole, le gibbon argenté endémique à la région ou le macaque cynomolgus.





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Java. Gibbon argenté. Image Lip Kee





Les pâturages, sur la côte est, constituent des réservoirs de faune. Parmi les bantengs et les paons, des sangliers fouillent le sol à la recherche de racines.


L’avifaune est très riche avec 270 espèces répertoriées dont 3 espèces de cigognes.





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Volcan Ijen à l'est de Java . Image Flydime





Le climat est favorable aux reptiles. Au moins neuf espèces cohabitent dont les crocodiles ou d’énormes pythons réticulés.




Tous les végétaux et tous les animaux présents sur l’île de Krakatoa ont dû franchir les 44 Km de mer qui séparent ces îlots de l’île principale. Les végétaux ont été apportés par les vents, les courants marins et les oiseaux.


Aujourd’hui, plus de 400 espèces de plantes poussent dans les îles.





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Ijen. Ce volcan situé sur l'île de Java se présente sous la forme d'une caldeira, la caldeira de Kendeng. Image Flydime





Les récifs coralliens qui bordent la côte d’Ujung Kulon sont constitués à 90% par des coraux du genre Acropora et Pocillopora, tandis que la mer est peuplée de poissons pélagiques et d’espèces récifales; une diversité qui fait de ces eaux côtières l’habitat marin le plus riche des îles de la Sonde.

[size=24]Parcs, réserves... - Le parc national de komodo -[/size]













Le parc national de komodo : l’île aux dragons



L’île de Komodo est devenue célèbre grâce à sa population de varans géants (dragon de komodo). Cette île fait partie des petites îles de la Sonde en Indonésie.



Le parc national de Komodo a été créé en 1980. C’est un site classé au Patrimoine de l’Unesco depuis 1989.
Outre les dragons, ce parc inclus un vaste territoire marin riche en faune et en flore.



Les îles de la Sonde




Les îles de la Sonde ne représentent que 4,5% de toute la superficie terrestre de l’Indonésie. L’histoire géologique de ces îles explique que la faune y soit endémique.

En effet, la profonde fosse océanique qui sépare Bali de Lombok n’a jamais été asséchée lors des périodes glaciaires.

Les animaux du continent asiatique n’ont donc pas pu franchir cette barrière naturelle. C’est ce qui explique la différence entre la faune des grandes îles de la Sonde (Bornéo, Sumatra et Java) et celle des petites îles de la Sonde.





Ile de Komodo. Image Mr Aaron



En fait, la faune est surtout composée d’oiseaux. A part les dragons de Komodo, la faune est relativement pauvre.



9 des 26 familles de mammifères présents sur ces îles ont été introduites par l’homme.



Le parc national de Komodo





Ce parc a une superficie de 219 000 ha. Le relief montagneux et l’absence d’eau ont rendu ces îles inhospitalières pour l’homme.

Seules les îles de Rinca et Komodo ont été colonisées et abritent quelques villages. Ces îles sont recouvertes de forêts.





Image Mr Aaron.



C’est une des régions les plus sèches d’Indonésie.



Le dragon de Komodo





Ce varan qui est le plus gros lézard du monde n’a été découvert qu’en 1912. Les plus gros spécimens peuvent atteindre 3 m de long pour un poids de plus de 150 kg.





Image Mr Aaron.



Il ne reste aujourd’hui qu’environ 4 000 dragons dont la population la plus importante se situe sur Komodo. L’île de Rinca possède une population plus restreinte.


Autrefois, l’île de Padar, qui fait également partie du parc, était aussi peuplée de varans. La chasse intensive du cerf, sa nourriture favorite, a provoqué son extinction.

Quelques groupes survivent dans l’île de Flores mais la destruction de l’habitat les menace de disparition.





Image Mr Aaron.



L’observation des dragons est assez difficile. Les séances d’alimentation pour les touristes ont été abandonnées. Il faut donc être patient et prudent pour pouvoir les observer.



La faune terrestre





La plupart des mammifères ont été introduit par l’homme. On peut citer notamment le cerf, le cochon sauvage, le chien sauvage, le macaque crabier, le sanglier ou le buffle.


On pense qu’avant l’arrivée des hommes, le dragon de Komodo se nourrissait du papagomys, un rat géant.





Varans de Komodo en plein festin.



Le buffle « banteng » qui pèse plus de 500 kg fait partie des proies du dragon de Komodo. Ce buffle vit en troupeau.





Image Mr Aaron.



Le macaque crabier (Macaca fascicularis) est un très bon nageur qui peut rester en apnée pour capturer de petits crustacés. Il doit son nom au fait qu’il attrape souvent des crabes pour s’en nourrir. Les mâles ont de petites moustaches blanches tandis que les femelles portent la barbe.



Les oiseaux





L’avifaune de ces îles est très riche. Komodo est l’une des dernières régions à accueillir le cacatoès à crête jaune.





Image Pierre Pouliquin.



On y trouve également le coq de Java qui se promène dans l’île.
Les îles de Nusa Tenggara sont le refuge de nombreux oiseaux de mer. Plusieurs espèces s’y reproduisent comme la sterne diamant ou la sterne huppée. Ces populations sont rejointes par d’autres espèces qui migrent comme les frégates ariel.


Si vous lézardez sur les plages de sable blanc, vous pourrez admirer le milan sacré en train de chasser le long des falaises.

Divinisé par les brahmanes en Inde, le milan sacré est répandu dans toute l’Asie du Sud-Est.


Volant en basse altitude, en quête d’un poisson ou d’un insecte, il patrouille à la manière d’un busard.

Ses serres ne sont pas suffisamment importantes pour chasser de grosses proies. On le rencontre seul, en couple ou en bande d’une centaine d’individus.



La faune marine





On ne peut accéder à Komodo que par bateau. Le voyage est l’occasion d’observer les dauphins ou une raie manta qui bondit hors de l’eau.

On est toujours surpris de voir les poissons volants jaillir pour échapper à leurs prédateurs.





Image Bob Jagendorf



Dans la région, les bancs de barracudas sont nombreux. Ils peuvent compter des milliers d’individus. Ils sont plutôt curieux à notre égard et, malgré leur mauvaise réputation, très rarement dangereux.





Image Eugene.



Dans les eaux qui entourent l’île, l’abondance de plancton favorise la croissance de coraux ou des éponges tubulaires.

Le piton marin, à l’est du récif, abrite des bancs de poissons pélagiques dont des thons, des requins de récif, des raies et des barracudas.

L’île de Tatawa est également un excellent site de plongée malgré les courants assez forts.



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MessageSujet: Re: Parcs, réserves... - Long Point -2-   Dim 11 Jan - 3:59

[size=24]Parcs, réserves... - Bangladesh. Les Sundarbans -[/size]











Les pêcheurs du Delta du Gange, lorsqu’ils rament, sur leurs embarcations de bois, au sein des mangroves, portent derrière la tête un masque représentant un visage humain. C’est l’unique moyen de défense dont ils disposent contre le tigre du Bengale qui, dit-on, n’attaque que de dos.



Danger : tigre du Bengale





On l’appelle ici « le mangeur d’hommes », non sans raison, il faut l’avouer. Lors des quatre premiers mois de 2000, les tigres ont tué 65 personnes.

Le danger « tigre » s’ajoute aux conditions déjà très précaires des habitants du Bangladesh. La pauvreté atavique est aggravée par les inondations cycliques des terres du delta du Gange.





Tigre du Bengale.



Ce problème a été pris en charge par plusieurs organisations. Des vies humaines sont en jeu et en parallèle, il faut également sauver le tigre du Bengale dont le delta du Gange est le dernier sanctuaire.


Les zoologues estiment que dans la région deltaïque de l’Etat du Bangladesh, il ne reste que 400 à 450 tigres. L’espèce est d’ailleurs classée dans la liste des espèces en danger établie par l’UICN.


La seule manière d’atténuer la menace pour la population est de préserver l’équilibre de l’écosystème.

Il faut éviter que des parcelles de territoire sauvage ne soient transformées en terres agricoles. 139 699 hectares sont officiellement protégés depuis 1977.



La réserve des Sundarbans





Le delta du Gange, où confluent les eaux du Brahmapoutre et du Meghna, formant le bassin du Bengale, est le plus vaste de la planète.





Prise depuis la navette spatiale Columbia, cette vue du delta du Gange montre la forêt de mangroves



Les îles sablonneuses qui le composent, partagées par des milliers de canaux, abritent la plus vaste forêt de mangroves du monde.


Le nom de la région, Sundarbans, provient de sundri, l’espèce de mangroves (Heritiera fomes) la plus commune du delta.





Pêche traditionnelle au Bangladesh.



Le climat est tropical et humide. Les précipitations annuelles avoisinent 2 790 millimètres, essentiellement concentrées lors des moussons de juin à octobre.


La région comporte une considérable variété d’espèces. Le rhinocéros de Java, le buffle d’eau et le gaur ont disparu des Sundarbans au début du 20e siècle.

Outre le tigre, on a répertorié 49 espèces de mammifères.





Coucher de soleil au Bangladesh.



Les principales proies du tigre sont les sangliers (20 000 environ) et les cerfs axis (80 000 environ).


On trouve également trois espèces de chats sauvages et des loutres. Ces dernières ont été domestiquées par les pêcheurs. Attachées à une corde, elles rabattent les poissons vers les filets.

Les Sundarbans sont également un sanctuaire ornithologique riche de 315 espèces d’oiseaux, dont 95 espèces aquatiques.


Les amphibiens et reptiles sont nombreux dont 19 espèces de serpents. Le python molure est l’une des espèces.





Python molure.



La faune marine revêt bien sur un grand intérêt pour la population. La vente de crabes, de homards et de langoustes est l’une des premières activités commerciales de la ville côtière de Chittagong.

[size=24]Parcs, réserves... - Atoll d’Aldabra -[/size]












Les Seychelles. Atoll d’Aldabra





Le premier document mentionnant Aldabra, le plus grand atoll du monde, situé aux Seychelles, dans l’océan indien, est une carte portugaise de 1511. Il y figure l’Ilha Dara, ou Aldabra, un nom d’origine arabe : al-Khadra qui signifie « la verte ».


Actuellement, cet atoll est devenu un sanctuaire océanique où le touriste doit se montrer humble face à la nature sauvage.





Découverte et origine d’Aldabra





Les premiers navigateurs semblent s’être orientés en observant le reflet émeraude des eaux de la lagune, à l’intérieur de l’atoll, d’où son nom « la verte ».




Les Français furent les premiers à prendre possession de l’île en 1742. Puis, au début du 19e siècle, les îles furent conquises par la marine britannique. Elle éveilla la curiosité des naturalistes, dont Charles Darwin.








Atoll d'Aldabra. image Johnny Shaw





Le premier homme à étudier en détail l’écosystème d’Aldabra a été Jacques-Yves Cousteau qui s’y est rendu en 1954 à bord de la Calypso. C’est là qu’il a tourné l’essentiel des images du Monde du silence. Pourtant, le nom d’Aldabra n’est jamais cité dans le film.


L’absence d’eau douce interdit toute implantation permanente sur l’atoll.








Les Seychelles. Image tiarescott





Grâce à la Royal Society et à la Smithonian Institution, Aldabra est resté l’un des milieux les plus isolés et surtout les plus inaltérés de notre planète. Après l’indépendance des Seychelles, l’atoll a été confié à la Seychelles Islands Foundation (SIF).


Sous haute protection, Aldabra ne dévoile sa beauté qu’à de rares touristes fortunés. L’accès est possible mais strictement réglementé.








Les Seychelles. image Rachel the Cat





Cet atoll a une origine volcanique. Les îles qui constituent l’atoll sont apparues il y a 125 000 ans. Cette formation corallienne se situe au-dessus d’un volcan sous-marin. Différentes strates de corail apparaissent ce qui confirme la théorie selon laquelle l’île a été submergée à deux ou trois reprises, selon les variations du niveau de la mer.








Les Seychelles. Anse Cocos (La Digue). Image Canardwifi




A chaque fois, la faune terrestre a complètement disparu, puis elle est revenue. On pense, sans en être sûr, que la faune est revenue des îles granitiques et de Madagascar.





Aldabra : un atoll sauvage





La lagune a un diamètre de 35 kilomètres et couvre une superficie de 100 km². Elle communique avec l’océan par quatre chenaux principaux. A l’intérieur de la lagune, la profondeur ne dépasse pas 3 m à marée haute. On peut admirer le fond marin à marée basse.




L’amplitude de la marée peut atteindre 3,70 m dans cette partie de l’océan indien. De ce fait, le lagon se vide et se remplit deux fois par jour.




Tortues marines, requins et raies entrent et sortent au rythme de la marée.








Les tortues marines entrent et sortent du lagon d'Aldabra. Image Olivier Cochard-Labbé





Un bush épineux et impénétrable recouvre une bonne partie de l’île. Toute promenade demande la plus grande prudence. Le sol est parsemé de failles et est extrêmement dangereux. Les rares touristes qui osent l’aventure reviennent souvent avec de nombreuses cicatrices.

Cependant, les plages et les paysages paradisiaques font vite oublier le danger.

Aldabra est hostile à l’homme et lui résiste de toutes ses forces.





Les tortues géantes d’Aldabra





Jusqu’à l’arrivée de l’homme, toutes les îles du sud-est de l’océan indien étaient peuplées de tortues terrestres.

Comme toujours, elles ont été rapidement exterminées. Au 19e siècle, des scientifiques britanniques se sont inquiétés des prélèvements massifs pratiqués sur les tortues géantes d’Aldabra par les marins.




Vers 1870, un certain nombre d’entre elles ont été placées dans des parcs. Sur Aldabra, les prélèvements d’animaux et de bois de mangrove ont duré jusqu’à la fin des années 50. Consommer une tortue géante lors des grands festins était une tradition seychelloise.








Tortue géante d'Aldabra . Image Drew Avery.





Grâce à la protection dont elles ont fait l’objet depuis, la population s’élève entre 120 000 et 150 000. Ce sont les dernières tortues géantes dans l’océan indien.



Cependant, leur taille a diminué. Le manque de nourriture pourrait en être la cause principale. En effet, elles souffrent de la concurrence avec les chèvres, introduites par l’homme. Les chèvres se sont adaptées au terrain abrupt de l’atoll et mangent les basses branches des arbustes, principale nourriture des tortues géantes.



On peut les observer allonger leur cou et se hisser sur leurs pattes pour attraper ces branches.








Tortue géante des Seychelles. Image tiarescott





Le réchauffement de la planète a également une incidence. Il entraîne une diminution de la pluviométrie sur l’île et donc une diminution de la flore.




Il y a 3 ans, une extermination des chèvres a été entreprise. Deux chasseurs professionnels ont abattu en quelques mois 99% des caprins. Malheureusement, les survivants se sont vite reproduits.


Sur l’île Picard, partie occidentale d’Aldabra, les chèvres sont absentes. Là, les tortues grossissent normalement.








Tortue géante des Seychelles. Image tiarescott





Un mâle peut atteindre 250 kg et peut vivre 100 ans environ. L’impact de cette espèce est comparable à celui qu’exercent les éléphants sur la savane africaine.




Aldabra est d’autre part une aire de nidification de la tortue verte marine (Chelonia mydas).





La faune aquatique


La plupart des espèces communes de l’océan indien se retrouvent à Aldabra. Les carangues et les raies manta abondent, tout comme les poissons des récifs.


Depuis peu, un couple de dugong a élu domicile dans le lagon. Ils sont arrivés récemment car ils n’ont été observés qu’à partir d’octobre 2001.








Faune corallienne. Image lander2006





La faune marine qui habite la barrière corallienne est particulièrement riche. La présence de nombreuses variétés de coraux et d’éponges favorise la prolifération de microorganismes qui nourrissent près de 200 espèces de poissons tropicaux.








Requin à pointes noires. Image Erathic Eric





On peut notamment citer les poissons-papillons, les poissons-anges, les rascasses ou les poissons porcs-épics.




Aldabra et ses nombreuses espèces de crabes, d’anémones de mer et de mollusques est un véritable paradis pour les passionnés de plongée sous-marine assez fortunés.








Anse l'islette aux Seychelles. Image Rachel the Cat








Baie Lazare. Seychelles. Image Rachel the Cat








Anse source d'argent. Seychelles. Image Rachel the Cat

[size=24]Parcs, réserves... - Lacs de Plitvice -[/size]













Les lacs de Plitvice font partie d’un parc national situé en Croatie. Ces lacs qui forment un tableau d’une incroyable beauté sont enclavés dans la région de la Lika, une zone très montagneuse.


Le parc national est inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979.


Au cœur de la Croatie, les lacs de Plitvice constituent un émerveillement pour les visiteurs qui se retrouvent plongés au milieu d’un décor de falaises, de grottes et de forêts, le tout dominé par le bouillonnement omniprésent de l’eau.



Caractéristiques des lacs de Plitvice


Ce magnifique ensemble de plans d’eau reçoit les cours du Crna et du Bijela. Il est formé de 16 bassins principaux.

Ces derniers couvrent une superficie de 2 km², divisée en lacs Supérieurs (Gornja Jezera) et lacs Inférieurs (Dolnja Jezera).





Les bassins en tuf sont constamment modifiés ce qui donne cet aspect si féérique au parc de Plitvice. image 29 cm



Les deux systèmes hydrologiques sont réunis par des cours d’eau, des cascades, des chutes et séparés par un dénivellement de 135 mètres.


L’ensemble est d’une beauté spectaculaire. Les lacs scintillent au soleil et leur couleur change constamment passant du bleu azur au vert émeraude, en passant par le gris ou un bleu sombre. L’observateur a devant ses yeux un paysage en perpétuel changement selon l’angle de la lumière du Soleil.





Le lac Kozjak est le plus étendu avec 81 ,5 h. Image Leiabox



La distinction entre lacs Supérieurs et Inférieurs s’appuie sur la géologie. Les bassins du premier groupe sont en dolomies, ceux du second en tuf, et la rencontre entre les deux types de roches s’effectue dans le lit du Kozjak.

Ainsi, cela explique que les paysages soient en constante évolution.





Les 16 bassins sont reliés par des torrents et des cascades. Image Nixonator



L’eau cristalline plonge d’un bassin à un autre par une succession de cascades bouillonnantes.

La cascade surnommée Sastavci, la rencontre en croate, recueille toutes les eaux du Plitvice. Cette chute spectaculaire fait 72 mètres.





Spectaculaire cascade dans le parc. Image Pretty Kate Machine



Les 16 bassins sont le résultat de nombreux phénomènes biochimiques.  Les 12 bassins supérieurs sont délimités par des barrières naturelles formées par des dépôts de carbonate de calcium, qui continuent à s’élever.

Les fonds lacustres s’élèvent ainsi de un à trois centimètres par an.

L’apport incessant de carbonate de calcium produit des amas de mousses.





Lacs et cascades dans le parc de Plitvice. Image Nixonator



Les quatre plans d’eau inférieurs ont pour origine l’effondrement de grottes de karst. De gigantesques grottes souterraines ont été creusées par l’eau des bassins supérieurs. Lorsque leur plafond s’effondre, elles se remplissent d’eau et se transforment peu à peu en lacs.



Faune et flore





Englobant les versants de plusieurs montagnes, le parc national a été créé pour sauvegarder ce fascinant décor.

En 1949, un territoire de 200 km² compris entre 400 et 1 280 m d’altitude, a été converti en parc national.
Cette zone est presque entièrement couverte de bois de hêtres, de sapins, de pins, de charmes et d’érables sycomores.

La préservation de ces bois est cruciale pour la survie des lacs. Les arbres évitent l’érosion et favorisent la distribution de l’eau.







La faune locale comprend environ 126 espèces d’oiseaux dont beaucoup nidifient dans le parc comme le magnifique milan royal. Ours bruns et loups peuplent le parc bien qu’ils soient difficile à observer.

Le lynx, qui a été réintroduit en Slovénie dans les années 1970, a également élu domicile dans le parc. Environ 60 couples y vivent.





Image Peter Gasston



Ce milieu naturel est très fragile. Les visiteurs doivent emprunter des passerelles et ne surtout pas quitter les sentiers balisés.

Les lacs de Plitvice sont devenus une destination touristique importante. En l’an 2000, le parc a connu une extension de 102 km².





Image B.Monginoux



Il est à noter que le parc a été le théâtre de conflits armés en 1991 lors de la guerre d’indépendance de la Croatie. Durant ce conflit, le parc a subi  quelques dommages mais principalement au niveau des installations touristiques.

[size=24]Parcs, réserves... - Les Everglades -[/size]












Région marécageuse de 10 000 km², située à la pointe sud de la Floride, les Everglades étaient autrefois un paradis pour la faune et la flore tropicales.

Alternant prairies et marais, les Everglades comptent une myriade de petites îles. Ce parc national est surtout connu pour son hôte peu accueillant : l’alligator du Mississippi. Bien qu’il ait failli disparaître, il reste le plus grand prédateur des Everglades.



Présentation des Everglades



Les tribus Miccosukee et Seminole, qui peuplaient la région, avaient baptisé leur terre Pa-may-okee « fleuve d’herbe ».
« Il n’existe rien d’équivalent aux Everglades dans le monde », affirmait Marjory Stoneman Douglas en 1947, année de l’inauguration du site en tant que parc national.

Dans son ouvrage The Everglades : River of Grass, elle décrit avec respect et tendresse ce remarquable phénomène du sud de la Floride, qui n’est pas un fleuve au vrai sens du terme.



[size=16]



Une partie du Parc des Everglades



Le « Fleuve d’Herbe » est un cour d’eau peu profond qui s’écoule sur 200 km entre le lac Okeechobee et la baie de Floride. Il peut atteindre une largeur de 80 km et c’est l’unique écosystème tropical d’Amérique du Nord.

Le Fleuve d’Herbe avance de 30 mètres par jour avec une profondeur maximum de 3 mètres au centre.







Les Everglades possèdent un écosystème unique au monde.
Cette région est riche d’une végétation tropicale où poussent palmiers, pins, chênes ainsi qu’un épais tapis de graminées pouvant atteindre 5 mètres de haut. L’ensemble forme un enchevêtrement inextricable.

En bordure des Everglades se trouvent également de vastes mangroves, où les racines aériennes des arbres semblent sortir directement de la vase.



Ces mangroves produisent de fantastiques masses de détritus organiques, près de 30 tonnes par an et par hectare, qui sont à la base d’un nombre important de chaînes alimentaires.
De fait, la Floride abrite des milliers d’espèces animales et plus de 300 espèces d’oiseaux y ont déjà été observées.






Plus de 300 espèces d'oiseaux habitent aux Everglades. Image Mark A. Vargas



Les Everglades abritent l’un des plus riches éventails d’animaux qui soient au monde. Certaines espèces, extrêmement rares, sont endémiques à cette région.


Du centre d’accueil de Royal Palms, une promenade de passerelles en bois, connue sous le nom d’Anhinga Trail, traverse l’étendue herbeuse au-dessus de l’eau.

Des poissons nagent autour des pierres, des alligators guettent les tortues d’eau douce et des hérons se tiennent à l’affût prêts à fondre sur les poissons.






Jeune alligator du Mississippi .



Lors d’une excursion en bateau de Flamingo aux marécages de Whitewater Bay, on peut se frayer un passage à travers les racines enchevêtrées des palétuviers.

La mangrove protège contre l’érosion et constitue une zone de frai. Sur chaque langue de plage, crocodiles et alligators paressent nonchalamment.




Le déclin des Everglades






Paradoxalement, le moment où l’on a reconnu l’importance des Everglades a coïncidé avec son inexorable déclin.

En 1947, lors de la création du parc, le sud de la Floride comptait 500 000 habitants.


Quand les autorités de l’Etat ont lancé un cri d’alarme en 1985, la région en comptait 6 millions et l’industrialisation avait déjà exercé des ravages.


Les Everglades avaient alors réduit d’un cinquième, 14 espèces animales risquaient de s’éteindre et toute la faune aquatique était contaminée par le mercure.





L'équilibre des Everglades est très fragile.



L’inscription des Everglades sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 1993 a permis d’allouer des dizaines de millions de dollars à l’un des plus grands projets de restauration écologique du monde.

Cependant, la situation est toujours compromise.

On rencontre encore environ 800 espèces animales, aquatiques et terrestres. C’est le destin des lamantins qui cause le plus de préoccupation.

La situation de nombreux échassiers est grave : leur population a diminué de 93% au cours des cinquante dernières années.






La situation des Everglades est toujours compromise. Image minds-eye



La situation des reptiles et amphibiens est bien meilleure. Le roi incontesté des Everglades est bien sur l’alligator américain.
Mais, en réalité, les touristes ont bien plus à craindre de l’assaut des 43 espèces de moustiques qui prolifèrent en pondant chaque été 100 000 œufs au mètre carré.


Eux aussi sont protégés, au grand désespoir des visiteurs, car ils constituent un maillon fondamental de la chaîne alimentaire.




Le puma de Floride





Autrefois, d’importantes populations d’une sous-espèce spécifique de pumas, Felis concolor coryi, habitaient les Everglades.

L’animal, baptisé « panthère de Floride » a été protégé à partir de 1958 et élevé au rang d’animal officiel de la Floride en 1982.

Malheureusement, la protection est intervenue trop tard. Il ne reste qu’une petite population de 30 individus dont la moitié est munie de colliers émetteurs.





Puma de Floride . Image Monica R



Cette quasi extinction résulte pour une bonne part de la politique d’assèchement des marais développée au 20è siècle afin de favoriser le développement du tourisme et de l’agriculture. L’équilibre écologique de vastes zones semble avoir été irrémédiablement affecté.


Aujourd’hui, plusieurs actions de repeuplement de pumas et de jaguarondis sont en cours, sans que les résultats soient réellement probants.



Le lamantin de Floride





Ce lamantin (Trichechus manatus latirostris) vit à proximité de la péninsule de Floride. Cette péninsule s’enfonce sur 800 km dans l’océan Atlantique qu’elle sépare du Golfe du Mexique. Sur la côte ouest de la péninsule, sur le Crystal river, s’est créé un refuge pour lamantins.


Discret, le lamantin attend souvent la tombée de la nuit avant d’entamer son dîner. Le qualificatif de « vache marine » s’applique parfaitement aux lamantins.

Herbivores presque exclusifs, ils broutent les fonds marins.





Un lamantin en Floride. Image Naufragio



L’appétit vorace des lamantins a suggéré aux scientifiques un emploi : le nettoyage des fonds marins.

Coopératifs et dociles, les lamantins pouvaient effectivement, en théorie, être employés au nettoyage des rivières envahis par la végétation.



En Guyane, à partir des années 1950, près de 200 lamantins en semi-captivité ont démontré dans cette tache une réussite incontestée.


S’inspirant de cette méthode, Mexique et Etats-Unis décidèrent d’utiliser les lamantins comme « désherbants » de voies d’eaux……sans guère de succès.

Ils avaient surestimé les capacités de ces animaux à supporter des eaux trop froides.






Lamantin. Image Smudgie's Ghost



En Floride, la température de l’eau est toujours au-dessus de 17°C. Le froid ne s’installe qu’à partir de janvier jusqu’en avril environ.

Les lamantins migrent alors vers des eaux plus clémentes.

Le lamantin d’Amérique du Nord n’a jamais été chassé pour sa viande comme les trois autres espèces.


Par contre, son habitat ne cesse de se restreindre. De plus, on compte plus de 700 000 licences de bateaux à moteur en Floride. Les lamantins vivent en eau peu profonde. Leur peau est couverte de cicatrices dues aux hélices de bateaux.

Les collisions sont de loin la principale cause de mortalité chez le lamantin de Floride.






Lamantin.



Malgré ces conditions précaires, cette espèce est la plus protégée. Il y a une mobilisation générale pour sauver ce frileux et paisible mammifère.


Les responsables des centrales électriques déversent en continu des eaux artificiellement chauffées, créant ainsi des refuges thermiques.


D’année en année, les lamantins ont ainsi pris l’habitude de migrer vers ces sites. Au cours d’hivers rigoureux, des rassemblements de 200 animaux ne sont pas rares.
La population de lamantins en Floride est estimée à environ 1 200 individus.



L’alligator du Mississippi (Alligator mississippiensis)





Cet alligator, également appelé alligator américain, est le crocodilien le mieux connu. C’est aussi un animal dont la préservation à l’état sauvage est une véritable réussite.

Depuis que le braconnage et la chasse, où plutôt un massacre pour sa peau ont cessé, les effectifs ont remonté.
Le record de longueur dépasse 5,80 m. Toutefois, aujourd’hui, les mâles atteignent rarement 4,30 m.






alligator du Mississippi.



En Floride et en Louisiane, on trouve des fermes et des ranchs d’alligators à vocation commerciale. La peausserie qui est contrôlée génère plus de 10 millions de dollars de chiffre d’affaires par an.


On peut contester cette pratique. Cependant, ces revenus importants sont la principale motivation pour préserver l’habitat de ces animaux, et à tolérer leur présence dans des zones habitées.


Sans l’exploitation commerciale, l’alligator du Mississippi ne serait probablement plus là, tant la tuerie qui a culminé après la guerre de Sécession (1865) pour perdurer jusqu’au début du XXe siècle a été intensive.





L'alligator est essentiel à l'équilibre des Everglades



L’alligator est essentiel à l’équilibre des Everglades. Lors de la saison sèche, il creuse dans la boue des marais des dépressions avec sa queue, son museau et ses pattes.


Ces trous deviennent de petites mares pouvant avoir plus de 6 m de diamètre. Bientôt, avec le pourrissement de la végétation, les trous favorisent la croissance d’une végétation luxuriante. Avec le temps, le trou d’alligator devient le centre d’une île entourée d’arbres.


Il offre un sanctuaire pour l’alligator et pour de nombreux animaux aquatiques, qui sans lui, risqueraient de mourir.

La chaîne alimentaire, malgré la sécheresse, peut ainsi perdurer. Dès que la pluie revient, cette vie préservée, va pouvoir repeupler les marécages.


C’est pour cela que l’alligator du Mississippi a été qualifié de gardien des Everglades.



Les Everglades en sursis





Les Américains revendiquent à juste titre un rôle de pionnier dans la politique de protection du patrimoine naturel.

Les Everglades sont un poids sur leur conscience. Cette région extraordinaire n’a suscité leur intérêt que très tardivement.

A leurs yeux, il s’agissait d’une région inhospitalière envahie de moustiques et de reptiles dangereux.





Tourisme dans les Everglades. Image turtlemom4bacon



Aujourd’hui, la prise de conscience est réelle et le désir de sauver l’écosystème de ce parc de 600 000 hectares sincère.

Cependant, c’est un écosystème fragile et malgré tous les efforts fournis, la situation est toujours préoccupante.[/size]
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MessageSujet: Re: Parcs, réserves... - Long Point -2-   Dim 11 Jan - 4:02

[size=24]Parcs, réserves... - Bangladesh. Les Sundarbans -[/size]











Les pêcheurs du Delta du Gange, lorsqu’ils rament, sur leurs embarcations de bois, au sein des mangroves, portent derrière la tête un masque représentant un visage humain. C’est l’unique moyen de défense dont ils disposent contre le tigre du Bengale qui, dit-on, n’attaque que de dos.



Danger : tigre du Bengale





On l’appelle ici « le mangeur d’hommes », non sans raison, il faut l’avouer. Lors des quatre premiers mois de 2000, les tigres ont tué 65 personnes.

Le danger « tigre » s’ajoute aux conditions déjà très précaires des habitants du Bangladesh. La pauvreté atavique est aggravée par les inondations cycliques des terres du delta du Gange.





Tigre du Bengale.



Ce problème a été pris en charge par plusieurs organisations. Des vies humaines sont en jeu et en parallèle, il faut également sauver le tigre du Bengale dont le delta du Gange est le dernier sanctuaire.


Les zoologues estiment que dans la région deltaïque de l’Etat du Bangladesh, il ne reste que 400 à 450 tigres. L’espèce est d’ailleurs classée dans la liste des espèces en danger établie par l’UICN.


La seule manière d’atténuer la menace pour la population est de préserver l’équilibre de l’écosystème.

Il faut éviter que des parcelles de territoire sauvage ne soient transformées en terres agricoles. 139 699 hectares sont officiellement protégés depuis 1977.



La réserve des Sundarbans





Le delta du Gange, où confluent les eaux du Brahmapoutre et du Meghna, formant le bassin du Bengale, est le plus vaste de la planète.





Prise depuis la navette spatiale Columbia, cette vue du delta du Gange montre la forêt de mangroves



Les îles sablonneuses qui le composent, partagées par des milliers de canaux, abritent la plus vaste forêt de mangroves du monde.


Le nom de la région, Sundarbans, provient de sundri, l’espèce de mangroves (Heritiera fomes) la plus commune du delta.





Pêche traditionnelle au Bangladesh.



Le climat est tropical et humide. Les précipitations annuelles avoisinent 2 790 millimètres, essentiellement concentrées lors des moussons de juin à octobre.


La région comporte une considérable variété d’espèces. Le rhinocéros de Java, le buffle d’eau et le gaur ont disparu des Sundarbans au début du 20e siècle.

Outre le tigre, on a répertorié 49 espèces de mammifères.





Coucher de soleil au Bangladesh.



Les principales proies du tigre sont les sangliers (20 000 environ) et les cerfs axis (80 000 environ).


On trouve également trois espèces de chats sauvages et des loutres. Ces dernières ont été domestiquées par les pêcheurs. Attachées à une corde, elles rabattent les poissons vers les filets.

Les Sundarbans sont également un sanctuaire ornithologique riche de 315 espèces d’oiseaux, dont 95 espèces aquatiques.


Les amphibiens et reptiles sont nombreux dont 19 espèces de serpents. Le python molure est l’une des espèces.





Python molure.



La faune marine revêt bien sur un grand intérêt pour la population. La vente de crabes, de homards et de langoustes est l’une des premières activités commerciales de la ville côtière de Chittagong.

[size=24]Parcs, réserves... - Atoll d’Aldabra -[/size]












Les Seychelles. Atoll d’Aldabra





Le premier document mentionnant Aldabra, le plus grand atoll du monde, situé aux Seychelles, dans l’océan indien, est une carte portugaise de 1511. Il y figure l’Ilha Dara, ou Aldabra, un nom d’origine arabe : al-Khadra qui signifie « la verte ».


Actuellement, cet atoll est devenu un sanctuaire océanique où le touriste doit se montrer humble face à la nature sauvage.





Découverte et origine d’Aldabra





Les premiers navigateurs semblent s’être orientés en observant le reflet émeraude des eaux de la lagune, à l’intérieur de l’atoll, d’où son nom « la verte ».




Les Français furent les premiers à prendre possession de l’île en 1742. Puis, au début du 19e siècle, les îles furent conquises par la marine britannique. Elle éveilla la curiosité des naturalistes, dont Charles Darwin.








Atoll d'Aldabra. image Johnny Shaw





Le premier homme à étudier en détail l’écosystème d’Aldabra a été Jacques-Yves Cousteau qui s’y est rendu en 1954 à bord de la Calypso. C’est là qu’il a tourné l’essentiel des images du Monde du silence. Pourtant, le nom d’Aldabra n’est jamais cité dans le film.


L’absence d’eau douce interdit toute implantation permanente sur l’atoll.








Les Seychelles. Image tiarescott





Grâce à la Royal Society et à la Smithonian Institution, Aldabra est resté l’un des milieux les plus isolés et surtout les plus inaltérés de notre planète. Après l’indépendance des Seychelles, l’atoll a été confié à la Seychelles Islands Foundation (SIF).


Sous haute protection, Aldabra ne dévoile sa beauté qu’à de rares touristes fortunés. L’accès est possible mais strictement réglementé.








Les Seychelles. image Rachel the Cat





Cet atoll a une origine volcanique. Les îles qui constituent l’atoll sont apparues il y a 125 000 ans. Cette formation corallienne se situe au-dessus d’un volcan sous-marin. Différentes strates de corail apparaissent ce qui confirme la théorie selon laquelle l’île a été submergée à deux ou trois reprises, selon les variations du niveau de la mer.








Les Seychelles. Anse Cocos (La Digue). Image Canardwifi




A chaque fois, la faune terrestre a complètement disparu, puis elle est revenue. On pense, sans en être sûr, que la faune est revenue des îles granitiques et de Madagascar.





Aldabra : un atoll sauvage





La lagune a un diamètre de 35 kilomètres et couvre une superficie de 100 km². Elle communique avec l’océan par quatre chenaux principaux. A l’intérieur de la lagune, la profondeur ne dépasse pas 3 m à marée haute. On peut admirer le fond marin à marée basse.




L’amplitude de la marée peut atteindre 3,70 m dans cette partie de l’océan indien. De ce fait, le lagon se vide et se remplit deux fois par jour.




Tortues marines, requins et raies entrent et sortent au rythme de la marée.








Les tortues marines entrent et sortent du lagon d'Aldabra. Image Olivier Cochard-Labbé





Un bush épineux et impénétrable recouvre une bonne partie de l’île. Toute promenade demande la plus grande prudence. Le sol est parsemé de failles et est extrêmement dangereux. Les rares touristes qui osent l’aventure reviennent souvent avec de nombreuses cicatrices.

Cependant, les plages et les paysages paradisiaques font vite oublier le danger.

Aldabra est hostile à l’homme et lui résiste de toutes ses forces.





Les tortues géantes d’Aldabra





Jusqu’à l’arrivée de l’homme, toutes les îles du sud-est de l’océan indien étaient peuplées de tortues terrestres.

Comme toujours, elles ont été rapidement exterminées. Au 19e siècle, des scientifiques britanniques se sont inquiétés des prélèvements massifs pratiqués sur les tortues géantes d’Aldabra par les marins.




Vers 1870, un certain nombre d’entre elles ont été placées dans des parcs. Sur Aldabra, les prélèvements d’animaux et de bois de mangrove ont duré jusqu’à la fin des années 50. Consommer une tortue géante lors des grands festins était une tradition seychelloise.








Tortue géante d'Aldabra . Image Drew Avery.





Grâce à la protection dont elles ont fait l’objet depuis, la population s’élève entre 120 000 et 150 000. Ce sont les dernières tortues géantes dans l’océan indien.



Cependant, leur taille a diminué. Le manque de nourriture pourrait en être la cause principale. En effet, elles souffrent de la concurrence avec les chèvres, introduites par l’homme. Les chèvres se sont adaptées au terrain abrupt de l’atoll et mangent les basses branches des arbustes, principale nourriture des tortues géantes.



On peut les observer allonger leur cou et se hisser sur leurs pattes pour attraper ces branches.








Tortue géante des Seychelles. Image tiarescott





Le réchauffement de la planète a également une incidence. Il entraîne une diminution de la pluviométrie sur l’île et donc une diminution de la flore.




Il y a 3 ans, une extermination des chèvres a été entreprise. Deux chasseurs professionnels ont abattu en quelques mois 99% des caprins. Malheureusement, les survivants se sont vite reproduits.


Sur l’île Picard, partie occidentale d’Aldabra, les chèvres sont absentes. Là, les tortues grossissent normalement.








Tortue géante des Seychelles. Image tiarescott





Un mâle peut atteindre 250 kg et peut vivre 100 ans environ. L’impact de cette espèce est comparable à celui qu’exercent les éléphants sur la savane africaine.




Aldabra est d’autre part une aire de nidification de la tortue verte marine (Chelonia mydas).





La faune aquatique


La plupart des espèces communes de l’océan indien se retrouvent à Aldabra. Les carangues et les raies manta abondent, tout comme les poissons des récifs.


Depuis peu, un couple de dugong a élu domicile dans le lagon. Ils sont arrivés récemment car ils n’ont été observés qu’à partir d’octobre 2001.








Faune corallienne. Image lander2006





La faune marine qui habite la barrière corallienne est particulièrement riche. La présence de nombreuses variétés de coraux et d’éponges favorise la prolifération de microorganismes qui nourrissent près de 200 espèces de poissons tropicaux.








Requin à pointes noires. Image Erathic Eric





On peut notamment citer les poissons-papillons, les poissons-anges, les rascasses ou les poissons porcs-épics.




Aldabra et ses nombreuses espèces de crabes, d’anémones de mer et de mollusques est un véritable paradis pour les passionnés de plongée sous-marine assez fortunés.








Anse l'islette aux Seychelles. Image Rachel the Cat








Baie Lazare. Seychelles. Image Rachel the Cat








Anse source d'argent. Seychelles. Image Rachel the Cat

[size=24]Parcs, réserves... - Lacs de Plitvice -[/size]













Les lacs de Plitvice font partie d’un parc national situé en Croatie. Ces lacs qui forment un tableau d’une incroyable beauté sont enclavés dans la région de la Lika, une zone très montagneuse.


Le parc national est inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979.


Au cœur de la Croatie, les lacs de Plitvice constituent un émerveillement pour les visiteurs qui se retrouvent plongés au milieu d’un décor de falaises, de grottes et de forêts, le tout dominé par le bouillonnement omniprésent de l’eau.



Caractéristiques des lacs de Plitvice


Ce magnifique ensemble de plans d’eau reçoit les cours du Crna et du Bijela. Il est formé de 16 bassins principaux.

Ces derniers couvrent une superficie de 2 km², divisée en lacs Supérieurs (Gornja Jezera) et lacs Inférieurs (Dolnja Jezera).





Les bassins en tuf sont constamment modifiés ce qui donne cet aspect si féérique au parc de Plitvice. image 29 cm



Les deux systèmes hydrologiques sont réunis par des cours d’eau, des cascades, des chutes et séparés par un dénivellement de 135 mètres.


L’ensemble est d’une beauté spectaculaire. Les lacs scintillent au soleil et leur couleur change constamment passant du bleu azur au vert émeraude, en passant par le gris ou un bleu sombre. L’observateur a devant ses yeux un paysage en perpétuel changement selon l’angle de la lumière du Soleil.





Le lac Kozjak est le plus étendu avec 81 ,5 h. Image Leiabox



La distinction entre lacs Supérieurs et Inférieurs s’appuie sur la géologie. Les bassins du premier groupe sont en dolomies, ceux du second en tuf, et la rencontre entre les deux types de roches s’effectue dans le lit du Kozjak.

Ainsi, cela explique que les paysages soient en constante évolution.





Les 16 bassins sont reliés par des torrents et des cascades. Image Nixonator



L’eau cristalline plonge d’un bassin à un autre par une succession de cascades bouillonnantes.

La cascade surnommée Sastavci, la rencontre en croate, recueille toutes les eaux du Plitvice. Cette chute spectaculaire fait 72 mètres.





Spectaculaire cascade dans le parc. Image Pretty Kate Machine



Les 16 bassins sont le résultat de nombreux phénomènes biochimiques.  Les 12 bassins supérieurs sont délimités par des barrières naturelles formées par des dépôts de carbonate de calcium, qui continuent à s’élever.

Les fonds lacustres s’élèvent ainsi de un à trois centimètres par an.

L’apport incessant de carbonate de calcium produit des amas de mousses.





Lacs et cascades dans le parc de Plitvice. Image Nixonator



Les quatre plans d’eau inférieurs ont pour origine l’effondrement de grottes de karst. De gigantesques grottes souterraines ont été creusées par l’eau des bassins supérieurs. Lorsque leur plafond s’effondre, elles se remplissent d’eau et se transforment peu à peu en lacs.



Faune et flore





Englobant les versants de plusieurs montagnes, le parc national a été créé pour sauvegarder ce fascinant décor.

En 1949, un territoire de 200 km² compris entre 400 et 1 280 m d’altitude, a été converti en parc national.
Cette zone est presque entièrement couverte de bois de hêtres, de sapins, de pins, de charmes et d’érables sycomores.

La préservation de ces bois est cruciale pour la survie des lacs. Les arbres évitent l’érosion et favorisent la distribution de l’eau.







La faune locale comprend environ 126 espèces d’oiseaux dont beaucoup nidifient dans le parc comme le magnifique milan royal. Ours bruns et loups peuplent le parc bien qu’ils soient difficile à observer.

Le lynx, qui a été réintroduit en Slovénie dans les années 1970, a également élu domicile dans le parc. Environ 60 couples y vivent.





Image Peter Gasston



Ce milieu naturel est très fragile. Les visiteurs doivent emprunter des passerelles et ne surtout pas quitter les sentiers balisés.

Les lacs de Plitvice sont devenus une destination touristique importante. En l’an 2000, le parc a connu une extension de 102 km².





Image B.Monginoux



Il est à noter que le parc a été le théâtre de conflits armés en 1991 lors de la guerre d’indépendance de la Croatie. Durant ce conflit, le parc a subi  quelques dommages mais principalement au niveau des installations touristiques.

[size=24]Parcs, réserves... - Les Everglades -[/size]












Région marécageuse de 10 000 km², située à la pointe sud de la Floride, les Everglades étaient autrefois un paradis pour la faune et la flore tropicales.

Alternant prairies et marais, les Everglades comptent une myriade de petites îles. Ce parc national est surtout connu pour son hôte peu accueillant : l’alligator du Mississippi. Bien qu’il ait failli disparaître, il reste le plus grand prédateur des Everglades.



Présentation des Everglades



Les tribus Miccosukee et Seminole, qui peuplaient la région, avaient baptisé leur terre Pa-may-okee « fleuve d’herbe ».
« Il n’existe rien d’équivalent aux Everglades dans le monde », affirmait Marjory Stoneman Douglas en 1947, année de l’inauguration du site en tant que parc national.

Dans son ouvrage The Everglades : River of Grass, elle décrit avec respect et tendresse ce remarquable phénomène du sud de la Floride, qui n’est pas un fleuve au vrai sens du terme.



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Une partie du Parc des Everglades



Le « Fleuve d’Herbe » est un cour d’eau peu profond qui s’écoule sur 200 km entre le lac Okeechobee et la baie de Floride. Il peut atteindre une largeur de 80 km et c’est l’unique écosystème tropical d’Amérique du Nord.

Le Fleuve d’Herbe avance de 30 mètres par jour avec une profondeur maximum de 3 mètres au centre.







Les Everglades possèdent un écosystème unique au monde.
Cette région est riche d’une végétation tropicale où poussent palmiers, pins, chênes ainsi qu’un épais tapis de graminées pouvant atteindre 5 mètres de haut. L’ensemble forme un enchevêtrement inextricable.

En bordure des Everglades se trouvent également de vastes mangroves, où les racines aériennes des arbres semblent sortir directement de la vase.



Ces mangroves produisent de fantastiques masses de détritus organiques, près de 30 tonnes par an et par hectare, qui sont à la base d’un nombre important de chaînes alimentaires.
De fait, la Floride abrite des milliers d’espèces animales et plus de 300 espèces d’oiseaux y ont déjà été observées.






Plus de 300 espèces d'oiseaux habitent aux Everglades. Image Mark A. Vargas



Les Everglades abritent l’un des plus riches éventails d’animaux qui soient au monde. Certaines espèces, extrêmement rares, sont endémiques à cette région.


Du centre d’accueil de Royal Palms, une promenade de passerelles en bois, connue sous le nom d’Anhinga Trail, traverse l’étendue herbeuse au-dessus de l’eau.

Des poissons nagent autour des pierres, des alligators guettent les tortues d’eau douce et des hérons se tiennent à l’affût prêts à fondre sur les poissons.






Jeune alligator du Mississippi .



Lors d’une excursion en bateau de Flamingo aux marécages de Whitewater Bay, on peut se frayer un passage à travers les racines enchevêtrées des palétuviers.

La mangrove protège contre l’érosion et constitue une zone de frai. Sur chaque langue de plage, crocodiles et alligators paressent nonchalamment.




Le déclin des Everglades






Paradoxalement, le moment où l’on a reconnu l’importance des Everglades a coïncidé avec son inexorable déclin.

En 1947, lors de la création du parc, le sud de la Floride comptait 500 000 habitants.


Quand les autorités de l’Etat ont lancé un cri d’alarme en 1985, la région en comptait 6 millions et l’industrialisation avait déjà exercé des ravages.


Les Everglades avaient alors réduit d’un cinquième, 14 espèces animales risquaient de s’éteindre et toute la faune aquatique était contaminée par le mercure.





L'équilibre des Everglades est très fragile.



L’inscription des Everglades sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 1993 a permis d’allouer des dizaines de millions de dollars à l’un des plus grands projets de restauration écologique du monde.

Cependant, la situation est toujours compromise.

On rencontre encore environ 800 espèces animales, aquatiques et terrestres. C’est le destin des lamantins qui cause le plus de préoccupation.

La situation de nombreux échassiers est grave : leur population a diminué de 93% au cours des cinquante dernières années.






La situation des Everglades est toujours compromise. Image minds-eye



La situation des reptiles et amphibiens est bien meilleure. Le roi incontesté des Everglades est bien sur l’alligator américain.
Mais, en réalité, les touristes ont bien plus à craindre de l’assaut des 43 espèces de moustiques qui prolifèrent en pondant chaque été 100 000 œufs au mètre carré.


Eux aussi sont protégés, au grand désespoir des visiteurs, car ils constituent un maillon fondamental de la chaîne alimentaire.




Le puma de Floride





Autrefois, d’importantes populations d’une sous-espèce spécifique de pumas, Felis concolor coryi, habitaient les Everglades.

L’animal, baptisé « panthère de Floride » a été protégé à partir de 1958 et élevé au rang d’animal officiel de la Floride en 1982.

Malheureusement, la protection est intervenue trop tard. Il ne reste qu’une petite population de 30 individus dont la moitié est munie de colliers émetteurs.





Puma de Floride . Image Monica R



Cette quasi extinction résulte pour une bonne part de la politique d’assèchement des marais développée au 20è siècle afin de favoriser le développement du tourisme et de l’agriculture. L’équilibre écologique de vastes zones semble avoir été irrémédiablement affecté.


Aujourd’hui, plusieurs actions de repeuplement de pumas et de jaguarondis sont en cours, sans que les résultats soient réellement probants.



Le lamantin de Floride





Ce lamantin (Trichechus manatus latirostris) vit à proximité de la péninsule de Floride. Cette péninsule s’enfonce sur 800 km dans l’océan Atlantique qu’elle sépare du Golfe du Mexique. Sur la côte ouest de la péninsule, sur le Crystal river, s’est créé un refuge pour lamantins.


Discret, le lamantin attend souvent la tombée de la nuit avant d’entamer son dîner. Le qualificatif de « vache marine » s’applique parfaitement aux lamantins.

Herbivores presque exclusifs, ils broutent les fonds marins.





Un lamantin en Floride. Image Naufragio



L’appétit vorace des lamantins a suggéré aux scientifiques un emploi : le nettoyage des fonds marins.

Coopératifs et dociles, les lamantins pouvaient effectivement, en théorie, être employés au nettoyage des rivières envahis par la végétation.



En Guyane, à partir des années 1950, près de 200 lamantins en semi-captivité ont démontré dans cette tache une réussite incontestée.


S’inspirant de cette méthode, Mexique et Etats-Unis décidèrent d’utiliser les lamantins comme « désherbants » de voies d’eaux……sans guère de succès.

Ils avaient surestimé les capacités de ces animaux à supporter des eaux trop froides.






Lamantin. Image Smudgie's Ghost



En Floride, la température de l’eau est toujours au-dessus de 17°C. Le froid ne s’installe qu’à partir de janvier jusqu’en avril environ.

Les lamantins migrent alors vers des eaux plus clémentes.

Le lamantin d’Amérique du Nord n’a jamais été chassé pour sa viande comme les trois autres espèces.


Par contre, son habitat ne cesse de se restreindre. De plus, on compte plus de 700 000 licences de bateaux à moteur en Floride. Les lamantins vivent en eau peu profonde. Leur peau est couverte de cicatrices dues aux hélices de bateaux.

Les collisions sont de loin la principale cause de mortalité chez le lamantin de Floride.






Lamantin.



Malgré ces conditions précaires, cette espèce est la plus protégée. Il y a une mobilisation générale pour sauver ce frileux et paisible mammifère.


Les responsables des centrales électriques déversent en continu des eaux artificiellement chauffées, créant ainsi des refuges thermiques.


D’année en année, les lamantins ont ainsi pris l’habitude de migrer vers ces sites. Au cours d’hivers rigoureux, des rassemblements de 200 animaux ne sont pas rares.
La population de lamantins en Floride est estimée à environ 1 200 individus.



L’alligator du Mississippi (Alligator mississippiensis)





Cet alligator, également appelé alligator américain, est le crocodilien le mieux connu. C’est aussi un animal dont la préservation à l’état sauvage est une véritable réussite.

Depuis que le braconnage et la chasse, où plutôt un massacre pour sa peau ont cessé, les effectifs ont remonté.
Le record de longueur dépasse 5,80 m. Toutefois, aujourd’hui, les mâles atteignent rarement 4,30 m.






alligator du Mississippi.



En Floride et en Louisiane, on trouve des fermes et des ranchs d’alligators à vocation commerciale. La peausserie qui est contrôlée génère plus de 10 millions de dollars de chiffre d’affaires par an.


On peut contester cette pratique. Cependant, ces revenus importants sont la principale motivation pour préserver l’habitat de ces animaux, et à tolérer leur présence dans des zones habitées.


Sans l’exploitation commerciale, l’alligator du Mississippi ne serait probablement plus là, tant la tuerie qui a culminé après la guerre de Sécession (1865) pour perdurer jusqu’au début du XXe siècle a été intensive.





L'alligator est essentiel à l'équilibre des Everglades



L’alligator est essentiel à l’équilibre des Everglades. Lors de la saison sèche, il creuse dans la boue des marais des dépressions avec sa queue, son museau et ses pattes.


Ces trous deviennent de petites mares pouvant avoir plus de 6 m de diamètre. Bientôt, avec le pourrissement de la végétation, les trous favorisent la croissance d’une végétation luxuriante. Avec le temps, le trou d’alligator devient le centre d’une île entourée d’arbres.


Il offre un sanctuaire pour l’alligator et pour de nombreux animaux aquatiques, qui sans lui, risqueraient de mourir.

La chaîne alimentaire, malgré la sécheresse, peut ainsi perdurer. Dès que la pluie revient, cette vie préservée, va pouvoir repeupler les marécages.


C’est pour cela que l’alligator du Mississippi a été qualifié de gardien des Everglades.



Les Everglades en sursis





Les Américains revendiquent à juste titre un rôle de pionnier dans la politique de protection du patrimoine naturel.

Les Everglades sont un poids sur leur conscience. Cette région extraordinaire n’a suscité leur intérêt que très tardivement.

A leurs yeux, il s’agissait d’une région inhospitalière envahie de moustiques et de reptiles dangereux.





Tourisme dans les Everglades. Image turtlemom4bacon



Aujourd’hui, la prise de conscience est réelle et le désir de sauver l’écosystème de ce parc de 600 000 hectares sincère.

Cependant, c’est un écosystème fragile et malgré tous les efforts fournis, la situation est toujours préoccupante.[/size]
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MessageSujet: Re: Parcs, réserves... - Long Point -2-   Dim 11 Jan - 4:06

Parcs, réserves... - L'Ile de Paques -




L’île de Pâques. Entre Enigme et Tourisme



Les statues gigantesques qui parsèment l’île de Pâques ont toujours fait rêver les voyageurs. Quelle civilisation a érigée les moai et avec quels moyens techniques ?

L’île de Pâques, située au milieu de l’océan Pacifique, est devenue aujourd’hui une destination touristique.

Totalement isolée du reste de la Polynésie et de l’Amérique du Sud, l’île ne mesure que 162 km². Inhospitalière, l’île de Pâques dépend du Chili.

Après de multiples théories sur ces énigmatiques statues, aujourd’hui l’île a révélé une grande partie de ses secrets.




La découverte de l’île de Pâques



Lorsque les navigateurs néerlandais accostent sur l’île, pour la première fois, le jour de Pâques 1722, d’où le nom de l’île, ils y trouvent environ 5 000 habitants d’origine malayo-polynésienne, qui vivent d’agriculture et de pêche.
Tout le long des côtes de l’île et sur les pentes du Rano Raraku, un volcan éteint, se trouvent de grandes plates-formes, les âhu, sur lesquels sont érigées d’immenses sculptures, les moai.
Les plus hautes atteignent 20 m.

Ces statues ont le regard vide et un long visage énigmatique.



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Moai de l'île de Pâques. Image magical-world



En 1863, des navigateurs tahitiens trouvant à l’île une ressemblance avec Rapa Iti, un îlot de Polynésie française, la baptisèrent Rapa Nui « Nombril du monde ».


Quant à la population locale, on l’appela Te Pito O te Henua, « le vaisseau du monde ».



Le peuplement de l’île de Pâques et son déclin




La datation de quelques statues au carbone 14 a apporté la preuve que l’île avait été peuplée dès 380 de notre ère.
L’origine du peuple qui a érigé les sculptures a fait l’objet de nombreux débats. Des analyses effectuées sur des squelettes datant de 1100 à 1868 ont montré que les habitants de l’île avaient connu trois mutations génétiques que l’on retrouve dans toutes les populations polynésiennes.


La théorie d’une colonisation venue d’Amérique du Sud a donc été largement remise en cause.



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L'île de Pâques est déserte. image Individuo



Il est donc apparemment prouvé que les Polynésiens ont été les premiers à coloniser cette île. Dès le Ve siècle, ils y développèrent une culture complexe.


La population de l’île, au moment de sa découverte, se divisait en une dizaine de clans sur lesquels règnait un roi.

Le premier roi aurait été Hotu Matua. Une trentaine de souverains se sont succédés ensuite jusqu’en 1862.
Très hiérarchisée, la société pascuane est continuellement en proie à des luttes violentes. Le cannibalisme y est une pratique courante.


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image Phillie Casablanca



Apparemment, la population était devenue trop importante pour les maigres ressources de l’île.
La société aurait alors sombré dans des désordres sociaux et certains moai auraient été volontairement renversés en signe de révolte contre la classe des prêtres.
Il semble qu’à partir du XIVe siècle, une nouvelle vague de Polynésiens a colonisé l’île. Ces nouveaux envahisseurs auraient cohabité avec la population primitive pendant un certain temps.

Puis, les deux communautés se seraient affrontées par les armes, probablement au XVIIe siècle.
Les anciens habitants auraient été massacrés et seuls auraient subsisté les Polynésiens.



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image anoldent



Mais, c’est une grande rafle d’esclaves menée en 1862 par des négriers péruviens qui a porté un coup fatal à l’île.

La quasi-totalité de la population a alors été décimée. 2 000 habitants furent capturés et emmenés en Amérique du Sud.

Les rares rescapés qui revinrent quelques années plus tard sur l’île rapportèrent avec eux des maladies qui décimèrent le reste de la population.



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image A.




En 1877, l’île ne comptait plus que 150 habitants environ.



Le rongorongo




La découverte de quelques tablettes de bois, dites « rongorongo », prouve que les Pascuans connaissaient l’écriture.
Mais, cette écriture reste toujours en partie indéchiffrable. On ignore toujours s’il s’agit d’un alphabet, d’idéogrammes ou de hiéroglyphes.

Les textes se présentent sous la forme d’alignements de caractères formant des mots écrits de gauche à droite.



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Mais, la ligne suivante est écrite en sens inverse. On y trouve également des silhouettes d’hommes et d’animaux.



Les Moai




Beaucoup plus nombreuses à l’origine, les statues sont aujourd’hui environ 850 parsemées sur l’île. Quelques 250 moai jalonnent le périmètre de l’île, tandis que 600 autres, à divers stades d’exécution, sont dispersés le long de la côte et près du volcan Rano Raraku.


La taille des statues varie de un à vingt un mètres.



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image P_R



Elles ont été taillées dans le tuf, roche du volcan Rana Raraku. Dans la carrière, creusée dans le flanc du volcan, se trouvent encore environ 200 statues inachevées.


Les plus anciens moai fabriqués datent de 500 de notre ère. Cependant, la plupart ont été exécutés entre 1000 et 1650.



Les moai peuvent être regroupés en deux catégories :



  • Les premiers se dressent sur les versants du Rano Raraku et leurs corps sont recouverts de symboles


  • Les seconds, ornés à l’origine de couvre-chefs « pukaos », ont été levés sur des autels « âhu » et tournent le dos à la côte


Les yeux des moai étaient à l’origine représentés par du corail blanc et du tuf rouge. Découverts en 1978, enfouis dans le sable, les yeux ont été replacés dans leur orbite.



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Moai. Les yeux sont constitués de corail blanc et de tuf rouge. image A.



Il ne fait pas de doute que les âhu avaient une fonction religieuse. Mais, on ne dispose d’aucun renseignement sur la mythologie des premiers habitants.


Contrairement à ce que laisse penser le paysage actuel, l’île était autrefois recouverte d’arbres. Les habitants avaient donc la matière première pour fabriquer des traîneaux et transporter les statues.

En 1955, une expérience a prouvé que, en 18 jours, avec une douzaine d’hommes, on pouvait dresser une statue de 23 tonnes avec des cordes et des madriers.



Le tourisme sur l’île de Pâques




La population est aujourd’hui d’environ 3 800 personnes. L’île de Pâques est une île volcanique avec trois volcans dont aucun n'est encore en activité. C'est une terre dénudée qui est balayée de façon quasi permanente par des vents très violents.



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Anakena, petit paradis pour touristes fortunés. image magical-world



L'île de Pâques fait partie du patrimoine mondial de l'UNESCO. Le parc national de Rapa Nui est inscrit au patrimoine depuis 1995.
Les Européens ont importé sur l’île des moutons et des chevaux. Les chevaux semi sauvages errent aujourd’hui sur l'île.



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Cheval semi-sauvage près du volcan Rano Raraku. image scorbette37



L'île vit maintenant du tourisme. La majeure partie de la population vit dans la ville principale de l'île : Hanga Roa.

Le meilleur moyen d'arriver sur l'île est l'avion car l'île est entourée de rochers qui empêchent l'accostage des navires dans la plupart des endroits



Plusieurs excursions sont proposées :



  • Le volcan Rano Raraku qui culmine à 150 mètres


  • Anakena qui est le lieu le plus enchanteur de l’île. Les touristes y trouvent le cliché habituel des cartes postales : la palmeraie en bordure d’une plage dorée de sable fin.


[size=24]Parcs, réserves... - La péninsule de Valdès -

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Découverte en 1779, la péninsule de Valdès a été baptisée ainsi par l’Italien Antonio Malaspina en l’honneur d’Antonio Valdès.
Unie au continent par un isthme de 35 kilomètres de long, la péninsule a une superficie de 400 kilomètres carrés environ.

La péninsule de Valdès est composée d’une succession de golfes, de baies et de falaises formés de sédiments marins datant du miocène.

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Les traces de faune marine fossile y sont donc très nombreuses. Aujourd’hui, les eaux tranquilles des golfes offrent un refuge pour la baleine franche et à d’autres mammifères marins comme l’éléphant de mer.
On peut également observer l’orque et sa technique de chasse perfectionnée. 

La péninsule de Valdès
A la fin du 19e siècle, on exploitait le sel de Salina Grande. Mais, aujourd’hui, elle compte à peine 220 habitants qui vivent de l’élevage du mouton.
Depuis qu’elle a reçu le statut de réserve naturelle en 1983, la péninsule est devenu une destination touristique.

Ce tourisme grandissant ne semble pas, pour l’instant, perturber l’équilibre naturel.

Exposée aux vents glaciaux de l’Atlantique, la péninsule de Valdès est caractérisée par une végétation basse de la steppe patagonienne désertique.

La réserve naturelle de l’Isla de los Pajaros (l’île des oiseaux), créée en 1967, a permis de protéger les aires de nidification des oiseaux marins.

L’accès en est interdit aux touristes depuis 1975. Cet îlot constitue en effet l’habitat idéal pour 181 espèces d’oiseaux.
Une colonie de manchots de Magellan y a également élue domicile.

Un sanctuaire pour la baleine franche

Appartenant au sous-ordre des mysticètes, la baleine franche australe (Eubalaena australis) mesure jusqu’à 18 m de long pour un poids qui peut atteindre 90 tonnes.



C’est l’un des mammifères marins les plus menacés de la planète.

Sur sa tête, couverte de plaques de kératine, s’ouvrent les deux évents par où elle exhale les souffles de vapeur d’eau caractéristiques.

Le terme « baleine franche » a été donné par leurs exterminateurs. En effet, ce terme ne dévoile que l’extrême facilité avec laquelle les chasseurs pouvaient les approcher et les tuer. En effet, totalement inoffensives, ces baleines ne coulaient pas, une fois mortes ce qui permettait de les dépecer sans problème.

Rare et vulnérable, la baleine australe est aujourd’hui protégée et l’on en comptabilise entre 2 500 et
4 000.
On est très loin de la surpopulation d’antan mais l’on a évité de justesse l’extinction.

500 d’entre elles se reproduisent dans les eaux du golfe de San José qui échancrent la péninsule de Valdès.
Elles arrivent au début de l’hiver austral et, après 12 mois de gestation, les femelles donnent naissance à un seul baleineau de 5 mètres entre juin et septembre.

L’orque en pleine chasse

Sur les côtes de la péninsule, chaque année, le même spectacle se déroule. L’orque, prédateur patient, nous démontre son ingéniosité quand il s’agit de chasser les mammifères tels que le lion de mer.



Sa technique de chasse est incroyablement perfectionnée. L’orque patrouille le long de la côte.

Elle se laisse entraîner hors de l’eau par les vagues, mais pas trop pour ne pas s’échouer. Puis, comme un éclair, elle s’empare de sa proie, et retourne avec son butin dans l’eau en profitant du ressac.

L’agression est fulgurante et le timing parfaitement orchestré.

Pour bien savourer sa victoire, l’orque ne tue pas immédiatement sa victime mais s’amuse un peu avec en la lançant en l’air comme un ballon.



La colonie de lions de mer assiste alors impuissante à ce jeu cruel.

L’orque, très puissant, peut également s’attaquer à de plus grosses proies comme l’éléphant de mer.
Des colonies d’éléphants de mer se prélassent également sur les plages de la péninsule. Ils y viennent pour se reproduire entre décembre et février. 

Ils s’installent alors au pied des promontoires protégés par de hautes falaises qui en interdisent l’accès aux prédateurs terrestres.


La faune terrestre



Mammifère herbivore de la famille des camélidés, le guanaco (Lama guanicoe) est l’habitant le plus caractéristique de la Patagonie argentine.
La péninsule de Valdès en compte environ 2 200.

Répandu dans une grande partie de l’Amérique du Sud, le renard s’aventure jusqu’aux landes désolées de la Patagonie.



Il prolifère d’ailleurs sur la péninsule grâce à l’abondance de gibier.


La faune de la péninsule est riche d’autres espèces comme le pichi, un petit tatou nocturne.



Introduit à la fin du 19e siècle par l’homme, le lièvre commun a colonisé cet habitat. Il menace d’ailleurs sérieusement le lièvre de Patagonie, le mara.

Actuellement, c’est l’homme qui constitue la plus grande menace pour toute cette faune, quelle soit marine ou terrestre.
Il ne s’agit plus de la menace de la chasse impitoyable mais plutôt de l’occupation progressive des habitats par l’homme.
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bon week-end a demain  à toujours effacer et à recommencer?????



Ninnenne   
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MessageSujet: Re: Parcs, réserves... - Long Point -2-   Aujourd'hui à 23:13

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