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 Bienfaits des plantes

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ninnenne
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MessageSujet: Bienfaits des plantes   Dim 22 Fév - 15:35

LE LAMIER


[th]Lamium[/th][th]Lamium purpureum var. purpureum,le lamier pourpre, en fleurs[/th][th]Classification classique[/th][th]Genre[/th][th]Lamium[/th]
RègnePlantae
Sous-règneTracheobionta
DivisionMagnoliophyta
ClasseMagnoliopsida
Sous-classeAsteridae
OrdreLamiales
FamilleLamiaceae
             

 
 

Fiche technique du Lamier blanc





Nom latin : Lamium album



Noms usuels : Ortie blanche, Ortie folle, Herbe archangélique



Famille : Labiées



Le Lamier blanc est une plante vivace qui peut mesurer jusqu’à 60 cm de haut. Sa tige est poilue et les feuilles sont bien pointues et largement dentelées. Les fleurs blanches sont réunies par petits groupes et s’épanouissent du mois d’Avril jusqu’en Septembre.



C’est une plante qui dégage une forte odeur ressemblant à celle du miel.



Le Lamier blanc est constitué de tanin, de mucilage, de glucides, d’acides aminés, d’huile essentielle, de potassium, saponine.



En phytothérapie, les parties utilisées sont les sommités fleuries mais toute la plante peut être employée. La récolte se fait en Avril et jusqu’en Mai. Le séchage doit impérativement être réalisé à l’abri de la lumière, le plus rapidement possible après la cueillette, dans un endroit bien ventilé et sec.



Il est également utilisé en cuisine, cuit ou en potage.



On trouve le Lamier blanc en Europe et en Asie jusqu’à plus de 2000 m d’altitude, sauf dans les régions méditerranéennes. Il apprécie les bordures des chemins et a tendance à devenir envahissant.




Propriétés et utilisations du Lamier blanc


PROPRIÉTÉS DU LAMIER BLANC







Anti-inflammatoire, astringent, vulnéraire, expectorant, hémostatique, résolutif, dépuratif, tonique, antihémorragique.



UTILISATIONS DU LAMIER BLANC



Anémie, cystite, diarrhée, hémorroïdes, leucorrhée, hémorragies, règles douloureuses, prurit.



AROMATHÉRAPIE

Consultez votre pharmacien ou votre médecin pour toute médication



PHYTOTHÉRAPIE

Consultez votre pharmacien ou votre médecin pour toute médication


LA LAITUE


[th]Laitue[/th][th]Laitues pommées récoltées[/th][th]Classification classique[/th][th]Genre[/th][th]LactucaL., 1753[/th][th]Classification phylogénétique[/th][th]Taxons de rang inférieur[/th]
RègnePlantae
DivisionMagnoliophyta
ClasseMagnoliopsida
OrdreAsterales
FamilleAsteraceae
OrdreAsterales
FamilleAsteraceae
   Mythologie
 
D’après la mythologie grecque, la laitue aurait une double propriété :
* bénéfique pour la femme, car elle favoriserait le bon fonctionnement des organes génitaux féminin et la montée du lait, et aurait même le pouvoir magique de permettre la procréation sans accouplement : c’est ainsi que Héra après avoir mangé une laitue dans le potager de Flore enfanta une fille, Hébé ou Jouvence.
* maléfique pour l’homme, qu’elle empêche d’accéder à la jouissance amoureuse s’il en consomme, et même le rend impuissant. La laitue était pour cette raison bannie des banquets rituels réservés aux hommes des cités grec


Principes actifs et propriétés

Culture de la laitue
Les laitues cultivées en plein air posséderaient un contenu plus élevé en composés phénoliques (particulièrement en flavonoïdes), comparativement à celles cultivées en serres. En effet, la synthèse (fabrication) des flavonoïdes de la laitue est fortement influencée par l’environnement, notamment par la lumière et l’attaque de divers pathogènes. De plus, le contenu en caroténoïdes étant aussi influencé par l’exposition au soleil et par la température, une étude effectuée au Brésil a démontré que les laitues de culture hydroponique contenaient un peu moins de caroténoïdesque les laitues de culture classique.
Plusieurs études prospectives et épidémiologiques ont observé qu’une consommation élevée de légumes et de fruits diminuait le risque de maladies cardiovasculaires, de certains cancerset d’autres maladies chroniques. Plus spécifiquement, quelques études ont associé la consommation de laitue à la diminution du risque d’être atteint de différents cancers. Dans l’une d’entre elles, la consommation de laitue (tout comme celle de tomates, de carottes, de fruits et de légumes frais) plusieurs fois par semaine était associée à un moindre risque de cancer du poumon. Bien que les résultats de cette étude ne permettent pas de découvrir les principes actifs précis impliqués dans cet effet, ils laissent penser que la consommation régulière de ces aliments pourrait diminuer le risque de développer certains cancers, dont le cancer du poumon.
Antioxydants. Les antioxydants sont des composés qui protègent les cellules du corps des dommages causés par les radicaux libres. Ces derniers sont des molécules très réactives qui seraient impliquées dans le développement des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies liées au vieillissement.

  • Composés phénoliques. Les composés phénoliques sont des substances antioxydantes présentes dans les aliments d’origine végétale. Les principaux composés phénoliques de la laitue sont la quercétine (un flavonoïde), l’acide caféique et l’acide coumarique (des acides phénoliques). Le contenu en composés phénoliques d’un mélange de cinq variétés de laitues confondues s’est avéré inférieur à celui d’une quinzaine d’autres légumes et fruits, notamment l’épinard, le brocoli, l’oignon, le chou-fleur et la tomate. Ainsi, la laitue possédait une capacité antioxydante in vitro parmi les plus faibles, en plus de démontrer uneactivité antiproliférative minime contre les cellules cancéreuses in vitro comparativement à neuf autres légumes. Même si la laitue contient relativement peu de composés antioxydants, sa consommation régulière fournit un apport en composés phénoliques qui n’est pas négligeable. À cet égard, une étude effectuée au Brésil a démontré que la laitue était le deuxième aliment (après l’orange) contribuant le plus à l’apport total en flavonoïdes de l’alimentation des Brésiliens, en fournissant de 8 % à 12 % des flavonoïdes totaux consommés.
    De façon générale, les laitues frisées (rouge et verte) contiennent de plus grandes quantités de composés phénoliques que la laitue romaine, celle-ci en contenant encore davantage que la laitue iceberg. Quelques études ont aussi démontré que les laitues rouges contiennent davantage de composés antioxydants que leurs équivalents de couleur verte..


  • Caroténoïdes. Les caroténoïdes sont aussi des composés possédant des propriétés antioxydantes. La consommation d’aliments riches en caroténoïdes serait reliée à un risque moindre de développer certains cancers.Les principaux caroténoïdes de la laitue sont le bêta-carotène et la lutéine, en plus de contenir différents types de xanthines (par exemple la zéaxanthine), selon la variété. Une étude a démontré que la laitue (avec l’épinard, le brocoli, la tomate, l’orange, la carotte, le céleri et les légumes verts en général) était l’une des principales sources de lutéine dans l’alimentation des habitants de la Californie. Selon une étude d’observation réalisée en Espagne, la consommation de fruits et de légumes, et plus spécifiquement de laitue, serait reliée à l’augmentation des concentrations de bêta-carotène dans le sang. Une étude d’intervention a également démontré que la consommation de 250 g de laitue entraînait une augmentation des concentrations sanguines de bêta-carotène, sans toutefois influencer la capacité antioxydante dans le sang. La laitue frisée contiendrait davantage de bêta-carotène que les autres laitues (plus de 4 000 µg par 100 g), suivie des laitues romaine (environ 3 500 µg par 100 g), Boston (près de 2 000 µg par 100 g) et iceberg (avec 300 µg par 100 g). À titre de comparaison, 100 g de carottes contiennent environ 5 700 µg de bêta-carotène.
    Il est intéressant de noter que l’absorption intestinale des caroténoïdes contenus dans les végétaux (dont la laitue) est optimale lorsque l’aliment est consommé avec une source de lipides (gras). Dans une étude, la consommation d’une salade (composée de laitue romaine, de tomates, de carottes et d’épinards) accompagnée de vinaigrette régulière entraînait une augmentation des concentrations de caroténoïdes sanguins, comparativement à l’ajout de vinaigrette sans gras ou réduite en gras dans cette même salade. Les résultats de cette étude pourraient être expliqués par le fait que les lipides (provenant ici de la vinaigrette) permettraient aux caroténoïdes d’être plus facilement libérés des membranes des végétaux, les rendant ainsi plus disponibles pour une meilleure absorption dans l’organisme.



Fibres. Le contenu en fibres totales des laitues diffère selon la variété : la laitue romaine est la plus riche, suivie des laitues frisée, iceberg et Boston. Environ 15 % à 35 % des fibres contenues dans les différentes variétés de laitues seraient sous forme soluble. Étant donné l’impact bien connu des fibres solubles sur les lipides, une étude a été effectuée afin de déterminer l’effet de la consommation de laitue sur le métabolisme du cholestérol chez le rat. Après avoir consommé pendant trois semaines une diète dont le cinquième était sous forme de laitue, le cholestérol sanguin des rats a diminué de façon éloquente. Les auteurs ont indiqué que les fibres de la laitue pourraient expliquer une partie de son effet hypocholestérolémiant. Chez l’humain, aucune donnée n’est publiée quant à l’effet que pourrait entraîner la consommation spécifique de laitue sur les lipides sanguins

LA GUIMAUVE


[th]Guimauve officinale[/th][th]Althaea officinalis[/th][th]Classification classique[/th][th]Nom binominal[/th]
RègnePlantae
ClasseMagnoliopsida
OrdreMalvales
FamilleMalvaceae
GenreAlthaea
   PHYTOTHÉRAPIE
[size=32]
SPHÈRE ORL

Nom courant : GUIMAUVE Nom latin : Althaea officinalis Autres Noms : Mauve blanche Famille : Malvacées
Bourdon de Saint-Jacques
Autres domaines : Urinaire, digestif
Propriétés principales :
Rappelons que la guimauve, la mauve, le bouillon blanc et la pariétaire étaient les quatre plantes des- tinées à lutter contre la toux, dans la pharmacopée antique.
Description : Belle plante herbacée, vivace à racine pivotante, d’environ 1 mètre de hauteur, à feuilles tomenteuses, blanchâtres. Les fleurs, blanc rosé à presque mauve, sont assemblées en grappes.
Habitat : Originaire des steppes africaines et asiatiques, terrains salés des côtes maritimes. Elle fut accli- matée dans bien des jardins comme plante d’ornement.
Parties utilisées : Les racines, les feuilles et les fleursConstituants : Mucilages (30% dans les racines, 10% dans les feuilles et 6% dans les fleurs)
Pectines (bétaïne, asparagine)
Glucides
Acide phénol (activité surtout antiseptique)
Flavonoïdes (antispasmodique)
Iode (désinfectant)
Propriétés : Émolliente/adoucissante +++++
Laxative++ 
Diurétique++
Anti-inflammatoire+++
Expectorantes
Béchique+++
Anti-catarrhale (voies respiratoires et de la gorge)
Rafraîchissante
Augmente la capacité de phagocytose des globules blancs
IndicationsMaux de gorge, toux, bronchites, pharyngites, angines
Entérites, gastrites, colites et coliques
Ulcères gastriques
Posologie : Interne
Infusion : Feuilles ou fleurs ou mélange 30 g/litre
Décoction (surtout les racines) : excellente contre les angines des enfants (goût agréable), 30 g/litre, faire bouillir 5 à 6 minutes.
T.M. :
Sirop : 30 g de racines avec 20 ml d’alcool à 90° et un demi litre d’eau. Laisser macérer 6 h, fil- trer et ajouter 550 g de sucre, et porter à ébullition.
Gargarismes (contre les pharyngites et les angines) : Racines de guimauve, feuilles de noyer et de ronce à quantité égale 80 g. Une cuiller à café du mélange, on fait bouillir 5 minutes, on laisse infuser et on utilise en gargarisme. Ne pas avaler!
Externe
Cataplasmes (les feuilles, très émollientes) : Sur les parties trop congestionnée à l’inverse des cata- plasmes rubéfiant de la moutarde, abcès à faire mûrir, gros hématome, psoriasis sec.
Décoction (les racines) : injections vaginales contre les leucorrhées (adoucissant seulement, pas cu- ratif) ; badigeonnage sur eczéma, gargarismes.
Bâtonnets de guimauve fraîche : pour les dents des enfants.
[/size]


Attention pour les diabétiques, la guimauve contient beaucoup de sucre!

LE GUI


[th]Gui des feuillus[/th]
Histoire du Gui : UN PARASITE GUERISSEUR
Christine Barbace. Mission Agrobiosciences
« Amour, prospérité, éternité » Les symboles associés au gui feraient un bon titre pour un sitcom ! Dans le rôle principal, Viscum album : une plante parasite célèbre en cette période de fin d’année. En langue celte, son nom signifie « guérit tout », entre autre l’épilepsie et l’hypertension. Selon des recherches récentes, le gui agirait même sur le système immunitaire. Entre légende et réalité, Christine Barbace, de la Mission Agrobiosciences vous propose de faire le tour de cette boule végétale « porte bonheur ».
 
Le gui a la particularité de ne pas toucher terre. Il vous faudra donc lever la tête pour l’apercevoir dans certains fruitiers, mais aussi au faîte du peuplier, des aubépines, du sapin, du hêtre et bien sûr, du chêne. La propagation de cette plante considérée par les forestiers comme un véritable fléau est due le plus souvent aux grives et aux fauvettes à béret qui en sont friandes et qui, après digestion, répandent les graines d’arbres en arbres. Nous avons donc là un parasite ou plus exactement un hémiparasite car il produit sa chlorophylle et ses propres sucres. Mais tout de même, ça vous fatigue un arbre ! Dès que la température extérieure atteint 10°, la graine germe et se colle à l’arbre. La plante peut alors se développer grâce à son suçoir qui traverse l’écorce et atteint la sève dont elle se nourrit. Ses fruits sont ronds, blancs et visqueux, d’où son nom latin Viscum album.
Remontons d’abord jusqu’à nos ancêtres les gaulois : C’est la sixième nuit du solstice d’hiver, la première de l’année celtique, la « nuit mère ». Un druide vêtu de blanc s’enfonce dans la forêt pour y cueillir le gui sacré du chêne avec une serpe d’or. Il le reçoit dans un drap de lin d’une blancheur immaculée (car il ne doit pas toucher le sol afin de conserver ses pouvoirs) tout en prophétisant « O Ghel an Heu » – traduisez « Que le blé germe ». Quelque peu déformée, cette expression aujourd’hui désuète s’était déjà transformée au Moyen âge en « Au gui l’an neuf ». Les gaulois qui, comme chacun sait, ne craignaient qu’une seule chose, c’est que le ciel leur tombe sur la tête, attribuaient donc à cette plante, outre ses vertus médicinales, des pouvoirs magiques. Le gui chassait les mauvais esprits, purifiait les âmes, neutralisait les poisons et assurait la fécondité des troupeaux. Autre lieu, autre légende, en Scandinavie cette fois. Le démon Loki, par jalousie, tua le dieu soleil Baldut (ou Balder) lui décochant une flèche empoisonnée avec du gui. Preyla, déesse de l’amour, implora les dieux de redonner vie à Baldut, promettant alors d’embrasser quiconque passerait sous le gui. Evidemment, Baldut ressuscita. De cette légende naquit la coutume du baiser sous le gui, dès lors symbole de l’amour et du pardon. Notons au passage que Wagner aurait trouvé là une source d’inspiration pour sa célèbre « tétralogie ». On peut préférer cette version, galloise : Les trois filles du roi Gwydyr, étant promises à trois chevaliers en partance pour la guerre, se retrouvèrent sous un vieux chêne pour échanger des gages d’amour. Les plumes de paon offertes par les jeunes filles n’y suffisant pas, elles accordèrent un baiser à leurs fiancés.

Revenons au réel. Le gui « porte bonheur » que l’on vend chaque fin d’année au cœur des cités a effectivement des vertus médicinales. En herboristerie, le gui était prescrit pour soigner l’épilepsie, les désordres nerveux et la digestion. Au 19ème siècle, il entrait dans la composition de remèdes contre la coqueluche. La viscine, substance contenue dans le fruit blanc du gui, servait autrefois à faire de la glu. Plus récemment, utilisée à faible dose, elle s’avère bénéfique contre l’hypertension et les maladies cardiaques. En revanche, utilisée à forte dose, elle peut causer des convulsions, ralentir dangereusement le rythme cardiaque, augmenter la pression artérielle et même provoquer un avortement. Cette substance ambivalente fait actuellement l’objet de recherches scientifiques. Récemment, certaines d’entre elles tendraient à prouver que le gui agirait sur le système immunitaire et parviendrait à inhiber les tumeurs cancéreuses.
Récolte
Citation :
Cueillez les rameaux feuillus du gui à la fin de l’automne, avan l’apparition des baies blanches; si quelques-unes d’entre elles se sont déjà formées, retirez les soigneusement; faites sécher votre récolte à l’ombre, brisez-la en menus morceaux, et conservez-la dans un flacon de verre opaque ou une terrine.





Préparation et emploi



 





Uniquement en usage externe.
 
Infusion et décoction
de feuilles et de rameaux (rhumatismes, névrites, sciatiques): jetez une petite demi-poignée de plante sèche par litre d’eau. ( Compresses, lotions, pansements…..)
Macération
laissez reposer une nuit une tasse d’eau froide dans laquelle vous aurez jeté une cuillerée à café de gui réduit en poudre. (Usage externe.)
Vin
de gui: laissez macérer pendant 24 à 48 heures une demi-poignée de gui sec dans un litre de vin rouge. ( Usage externe)
Poudre
Une pincée pour les enfants, en cas de convulsions. (Usage externe: en application sur la colonne vertébrale, dans un peu d’eau sucrée.) 2 pincées pour les adultes (usage externe: en applications sur la poitrine, dans un peu d’eau sucrée, contre l’hypertension).
Extrait
faites infuser une poignée de gui en poudre dans un litre d’eau, pendant 6 heures; faites évaporer l’eau superflue jusqu’à obtenir un liquide sirupeux. (En applications externes, une petite pincée dans un sirop.)
Bains de mains et de pieds
comptez une poignée de plante sèche par litre d’eau. (Un bain par jour.)
Douche vaginale
(contre les hémorragies locales et les pertes blanches): comptez une dmi-poignée de plante sèche par litre d’eau.
Teinture
dans 5 parties d’alcool, mettez une partie de gui sec; laissez reposer une semaine; filtrez (10 gouttes par jour, dans une tisane de mélisse, de prêle ou de bourse à pasteur, le tout en applications externes, sur les régions douloureuses de l’organisme).

LA GENTIANE

Nom vernaculaire ou
nom normalisé ambigu :
Le terme « Gentiane » désigne, en français,
plusieurs taxons distincts.
Gentiane
[th]Gentiane jaune[/th]
La gentiane, Famille des gentianacées. …Il existe plus de 400 variétés de gentianes. Les plus courantes sont :- Les gentianes jaunes ou grande gentiane (Gentiana lutea) : Plantes vivaces vigoureuses, touffues, à tiges dressées de 40 à 140 cm. Feuilles d’un vert bleuté avec nervures saillantes. Les fleurs jaune d’or sont groupées en grappes terminales. Elles fleurissent de juillet à août. Leur odeur est âcre, leur goût amer.
Gentiana clusii ou Gentiana acaulis (deux espèces de gentianes bleues, la variété acaulis étant maculée de vert dans la gorge)Les gentianes bleues : Plantes vivaces à tige courte, fleurs solitaires et tubuleuses, feuilles disposées en rosette à la base. Elles poussent dans les régions montagneuses et fleurissent de mai à juillet.
Remerciements à Ariégeoise et kiflo pour ces belles photos
 Parlons cuisine…La grande gentiane est utilisée dans la préparation de divers apéritifs (Suze, Picon, Avèze et Salers d’Auvergne, Vermouth, gentiane des Pères Chartreux…) ou eaux de vie.
On peut fabriquer un vin de gentiane avec 750cc de vin blanc sec et 250g de Malaga auxquels on ajoute 60g de racines de gentiane, 15g de raisins secs, un peu de cannelle et de cacao. Laisser macérer 3-10 jours, filtrer. Laisser reposer 24h, filtrer une nouvelle fois et laisser vieillir quelques mois.
 Santé, régime…Les gentianes étant des fleurs protégées, il est recommandé de ne pas les cueillir ni les déterrer. Pour profiter de ses vertus médicinales, l’acheter chez un herboriste.
La gentiane jaune a des propriétés identiques mais plus puissantes que celles de la gentiane bleue.Partie à utiliser : la racine.
Propriétés : Stomachique, dépurative, antirhumatismale, fébrifuge, vermifuge, apéritive, tonique amer.
A utiliser en cas de fatigue générale, manque d’appétit, troubles gastriques, anémie, insuffisance hépatique, diarrhées, parasites intestinaux.
La boire en décoction (une poignée de racine dans 1l d’eau). Bouillir 2 min et boire avant le repas.
On peut préparer une eau de gentiane à boire quotidiennement comme eau de table en laissant 
macérer une heure dans 1 litre d’eau une petite poignée de racines sèches coupées en morceaux.Ce breuvage toni-digestif donne aussi vigueur et souplesse musculaire.                                                          

 

LE GENET A BALAIS


  

Nom commun Genêt à balais
Nom scientifique Cytisus scoparius (L.)
– Description —————————————————————————————————————-
Arbrisseau à rameaux verts de 1 à 4 m.
Feuilles inférieures à 3 folioles, les supérieures simples.
Grandes fleurs jaunes de 2 cm, très nombreuses. Ce sont « les papillons d’or » de Chateaubriand dans les Mémoires d’Outre-Tombe.
Gousse atteignant 4 cm, velue sur les bords devenant noire à maturité.

– Cycle ————————————————————————————————————————
Plante vivace qui peut vivre 12 ans.
Floraison de mai à juin.
– Habitat ———————————————————————————————————————-
Plante très commune jusqu’à 800 m sur sols siliceux dans les terrains incultes, les zones déboisées parfois en compagnie de la bruyère. Rare dans le midi
– Médecine——————————————————————————————————————-
L’infusion de la fleur a une action diurétique très puissante. Des travaux modernes montrent qu’il triple l’élimination rénale.Elle a aussi une action tonique du coeur.
Antivenin : les recherches ont eu pour point de départ l’observation des bergers d’Auvergne qui avaient remarqué que les moutons ayant brouté des genêts résistaient aux morsures de vipère. La sparteine, extraite du genêt, rend inoffensif le venin de vipère et de cobra.

 Toxicité : Toxique à forte dose.
– Culinaire ——————————————————————————————————————-

Les bourgeons confits dans du vinaigre et du sel aiguisent l’appétit, on les appelle câpres allemands. Les fleurs décorent et relèvent les salades.                                                                                                                                


LES FOUGERES


 
Il existe à travers le monde des dizaines d’espèces de fougères.
Quatre au moins sont utilisées en phytothérapie: l’osmonde royale, la fougère mâle, la fougère femelle et le polypode vulgaire.
L’osmonde royale ou encore herbe de saint Christophe, est incontestablement la plus élégante de toutes les fougères d’Europe. Elle atteint aisément 1,50 à 1,80 m de hauteur.
L’osmonde royale:
Elle est purgative, diurétique, tonique et propre à arrêter les saignements. C’est sa racine (en vérité l’ensemble de ses racines et de sa tige souterraine ou rhizome) qu’il convient d’employer dans les cas d’embarras du sang, de rhumatismes, de faiblesse générale, et en pansements contre les blessures superficielles.
Récolte
Citation :
Extrayez du sol la racine de l’osmonde en automne, quand elle s’est hargée au maximum de substances nutritives et actives pour passer l’hiver. Faites-la sécher à l’ombre: elle se conserve fort bien.



 





Préparation et emploi

 

Infusion et décoction

jetez 10 pincées de racine râpée par litre d’eau. (2 à 3 tasses par jour.)

Bains de pieds et de mains

comptez 20 pincées de racine râpée par litre d’eau.

Décoction

pour pansements: hâchez 20 à 30 pncées de racine dans un litre d’eau.


LE FENOUIL



Nom vernaculaire ou
nom normalisé ambigu :
 


Le terme «  Fenouil  » désigne, en français,
plusieurs taxons distincts.
Fenouil
 
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UN PEU D’HISTOIRE :
Lorsque Romulus gagna sa guerre contre les Salins, il fit construire près de Rome un temple qu’il voulut entourer de champs de Fenouil. Il est vrai que le Fenouil a toujours une action bénéfique; il suffit, paraît-il, de glisser une feuille fraîche de cette herbe dans sa chaussure gauche pour être assuré de traverser un champ herbeux sans se faire piquer ni dévorer par les insectes.
Ses usages culinaires et médicaux remontent à l’Antiquité; Égyptiens, Grecs et Romains l’incorporaient à leurs mets; Hippocrate et Dioscoride le recommandaient aux nourrices pour activer la sécrétion du lait ainsi qu’aux personnes menacées de cécité; Chinois et Hindous l’estimaient propre à neutraliser les morsures de serpents et de scorpions; enfin, la magie et la sorcellerie le tenaient pour une herbe bénéfique dont les rameaux, accrochés en bouquet aux poutres d’une maison, chassaient les mauvais esprits alors que les graines, glissées dans le trou des serrures, barraient la route aux revenants.
 
DESCRIPTION :


Le Fenouil est une plante bisannuelle ou vivace à racine fusiforme allongée, de la grosseur d’un doigt, ronde et blanchâtre. La tige, qui peut atteindre 2 mètres, est cylindrique, ronde, quelquefois légèrement aplatie, un peu striée, rameuse, jolie, d’un vert gai. Elle porte des feuilles alternes très grandes, à pétiole largement embrassant, découpées d’un grand nombre de segments très fins. Les fleurs, jaunes et petites, visibles de juin à septembre, sont disposées en ombelles à l’extrémité des tiges. Elles donnent des fruits oblongs, à cottes saillantes et égales.
CULTURE ET RÉCOLTE :
Le Fenouil est courant dans les régions chaudes et tempérées d’Europe, il préfère les sols calcaires et secs. On le prophytotherapie par les graines que l’on sème en pleine terre dès leur maturité en octobre. Il se ressème ensuite de lui-même.
 

Récoltez les racines en septembre dès la première année, lavez-les et coupez-les, faites-les sécher dans des endroits secs et abrités.
Coupez feuilles et tiges d’avril à juin, réunissez-les en bouquets, faites-les sécher à l’ombre. Ramassez les graines au fur et à mesure de leur maturité. Coupez les tiges, faites-les sécher au soleil, battez-les pour séparer les graines, faites-les de nouveau sécher à l’ombre.


USAGES :


Le fenouil ou aneth doux est une plante médicinale de la plus haute Antiquité. Son huile essentielle était alors utilisée contre les parasites du corps. Toute la plante possède une agréable odeur anisée. C’est le fruit qui est utilisé pour ses propriétés sur l’appareil digestif. Riche en huile essentielle, il est antispasmodique et spasmolytique il soigne les spasmes et les douleurs de l’estomac (gastrite) et du côlon (colite). Le fenouil permet d’éviter les fermentations intestinales : il combat la formation des gaz intestinaux et est indiqué dans l’aérophagie. C’est aussi un stimulant de la digestion.

Une étude clinique effectuée en 1990 a montré la très bonne efficacité de l’association menthe-fenouil-millefeuille dans le traitement des troubles de la digestion ballonnements, lourdeurs après le repas. aérophagie, douleurs et nausées dues à une mauvaise digestion. Le fenouil favorise également la montée de lait chez les femmes éprouvant certaines difficultés.

INDICATIONS :
- COLITE,
- DIGESTION DIFFICILE, LOURDEURS APRES LE REPAS,
- AEROPHAGIE, BALLONNEMENTS,
- MONTÉE DE LAIT DIFFICILE OU INSUFFISANTE.

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MessageSujet: Re: Bienfaits des plantes   Dim 22 Fév - 15:51

LE CRESSON

Nom latin : Nasturtium officinale  
   Famille : 
Crucifères

  COMPOSITION ANALYTIQUE MOYENNE —

  [size=18] Le cresson frais et cru apporte 18 kcalories pour 100 g de partie comestible
   et contient :

   • 
Eau
 (93 %)  
   • Glucides (2 %) 
   • Lipides (0,3 %) 
   • Protides (1,5 %)
   • Fibres alimentaires (2 %) 
   • Substances minérales et oligo-éléments : Bore, calcium, chlore, cuivre, fer,
       iode, magnésium, manganèse, phosphore, potassium, sodium, soufre, zinc.  
   • Vitamines : B1 – B2 – B3 ou PP – B5 - B6 – B9 – C (grande richesse) - E -
       K - Provitamine A (richesse).
   • Autres substances notables : Dérivés soufrés.
[/size]
 
  PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES ESSENTIELLES —       Le cresson est un aliment alcalinisant nutritif, reminéralisant et tonifiant qui :
   • a une action anti-anémique liée à sa richesse en fer (3,1 g pour 100 g, soit l’une des teneurs les plus
      élevées parmi les légumes frais habituellement consommés) ;
   • possède des propriétés expectorantes ;
   • stimule ou régularise de nombreuses fonctions digestives grâce à ses propriétés apéritive et
      stomachique ;
   • présente des propriétés diurétique et sudorifique avec une action dépurative générale ;
   • possède une action hypoglycémiante qui le fait recommander dans le régime des diabétiques ;
   • stimule la vitalité des bulbes pileux (cheveux et poils). 


   INDICATIONS PRINCIPALES —

      Le cresson sera privilégié dans l’alimentation dans toutes les circonstances suivantes :
[size=18]  1) Chez le bien portant 
[/size]

   • Pour renforcer la résistance de l’organisme dans son ensemble. 
   • Pour faciliter la détoxication physiologique de l’organisme. 
   2) Chez le mal portant - [size=18]   Indications générales :
 

    • Asthénie. 
    • Anorexie.
    • 
Chaque fois qu’il est nécessaire d’
augmenter la diurèse.

   —
 Indications particulières :

    • Sphère sanguine :
 Anémie
    • Sphère respiratoire : Affections broncho-pulmonaires dans leur ensemble et
bronchite chronique en
      particulier.
    • Sphère digestive : 
Affections hépato-biliaires
    • Sphère urinaire : Oligurie – Affections rénales et urinaires (lithiases en particulier).
    • Sphère cutanée : Dermatoses. 
    • Sphères diverses : Diabète – Scorbut. 
    • Voie locale externe, sous forme de jus que vous trouverez en flacons dans les magasins de diététique :
      Affections du cuir chevelu (en frictions).
[/size]

   REMARQUES IMPORTANTES —

   — Toujours dans un cadre alimentaire, le cresson peut également être pris sous forme de jus à boire juste
   avant les repas. Il est généralement présenté en flacons ou en ampoules buvables que vous trouverez sans
   difficulté tout au long de l’année dans les parapharmacies ou les magasins de diététique.
   — Il est fortement déconseillé de manger du cresson sauvage, celui-ci pouvant abriter la douve,
   dangereux parasite à l’origine d’une grave maladie du foie : la distomatose. Par contre, le cresson
   cultivé dans les cressonnières que vous trouvez sur les marchés ou dans les rayons des magasins de légumes
   est sans aucun danger.

LE COQUELICOT


Noms communs
Pavot des champs, pavot rouge, coq, mahon, ponceau.
 
Pigments authocyaniques rouges, alcaloïdes isoquinoléiniques.

[size=24]Un peu d’histoire Gentil coquelicot, mesdames! Lorsque vous descendrez dans votre jardin, n’oubliez pas de cueillir ce charmant sourire vermillon que la nature en fête adresse aux hommes… C’est le rouge étendard des étés inondés de soleil; c’est la tache de sang clair des moissons d’or… Il est le symbole de la vie, de la joie, de la plénitude, du bonheur. Regardez-le : il est fier comme un coq (on en jurerait la crête!). Il peuple non seulement les blés mûrs, mais tous les terrains vagues, toutes les cultures, et rien n’est joli comme lorsqu’il pousse en gros massifs frémissants sur la croupe des collines… C’est le cousin en habit éclatant du pavot oriental; mais s’il contient bien comme lui une « vertu dormitive », ce n’est pas la dangereuse morphine, qui fait tant de ravages en notre siècle de drogues et de mal de vivre. Son principe actif à lui, c’est la rhoeadine: elle calme, elle adoucit, mais elle ne tue pas, et elle n’entraîne aucune accoutumance.Il semble être originaire de là Bulgarie ou de la Turquie, mais on en trouve déjà des fleurs dans les tombeaux égyptiens. Les Grecs en mangeaient les jeunes feuilles en salade, et cette coutume s’est maintenue jusqu’au XVIè siècle en Italie. De nos jours, les belles fleurs à quatre pétales rouge vif et les graines légères que la plante élabore dans une capsule savamment construite, sont considérées comme légèrement narcotiques, comme propres à provoquer la sueur, comme expectorantes, comme pectorales, comme calmantes et comme adoucissantes. On a pu dire que c’est l’opium inoffensif de la pharmacie familiale. Les fleurs du coquelicot constituent l’un des ingrédients de la célèbre « tisane aux quatre fleurs », avec le pied-de-chat, la mauve et le tussilage.[/size]
DESCRIPTION :
Le Coquelicot est une plante annuelle à racine pivotante, fibreuse, blanchâtre. La tige, de 50 à 70 centimètres est cylindrique, rameuse, dressée, fragile, couverte de poils rudes. Les feuilles, alternes, sont profondément divisées en segments étroits, allongés, aigus et dentés, velus, d’un vert plus ou moins foncé, parfois jaunâtres. Les fleurs, grandes, d’un beau rouge vif, solitaires à l’extrémité des rameaux, sont visibles de mai à septembre. Le fruit est une capsule ovoïde et conique qui ren-ferme un grand nombre de petites graines brunâtres.
 CULTURE ET RÉCOLTE :

Originaire de la Méditerranée orientale, le Coquelicot préfère les sols calcaires, abondant surtout dans les moissons où il fait partie des mauvaises herbes. Récoltez les pétales en prenant soin d’éliminer ceux qui sont plus clairs ou très petits. Faites-les sécher à l’ombre avec grand soin. Etalez-les en couches très minces sur un papier ou un grillage fin, dans un local sec, chaud et aéré. Au séchage la fleur prend une couleur plus foncée, lie-de-vin.



USAGES :

Le pétale de coquelicot renferme des alcaloïdes qui ont une action remarquable sur les troubles du sommeil de l’adulte et de l’enfant. Ils ont un effet sédatif qui fait disparaitre la nervosité, l’anxiété et l’émotivité. Grâce à son action douce sans aucun risque d’accoutumance, le coquelicot est recommandé pour tous, y compris les personnes âgées et les enfants. Les alcaloïdes ont également des propriétés antitussives, augmentées par la présence de mucilages très adoucissants. Le coquelicot est ainsi un calmant efficace de la toux et des irritations de la gorge.

INDICATIONS :

- NERVOSITÉ, ANXIÉTÉ, ÉMOTIVITE,
- INSOMNIE,
- PALPITATIONS CARDIAOUES,
- TOUX IRRITATIVE.

Le chou
Brassica oleracea
[th]Chou vert[/th][th]Classification classique[/th][th]Nom binominal[/th]
RègnePlantae
Sous-règneTracheobionta
DivisionMagnoliophyta
ClasseMagnoliopsida
Sous-classeDilleniidae
OrdreCapparales
FamilleBrassicaceae
GenreBrassica
Bien que les propriétés médicinales du chou soient maintenant bien connues, il n’empêche que ce légume ne fait pas beaucoup partie de notre alimentation. Des études suggèrent qu’il devrait être sur notre table 2 à 3 fois par semaine. Si les flatulences qu’il occasionne vous dérangent, vous verrez qu’il existe une petite astuce pour les éviter.
Intérêts
Au Moyen Age ce légume était surnommé « le médicament des pauvres ».
Il y a très peu de légumes qui ont des effets aussi bénéfiques pour notre santé. Malheureusement, de nos jours, les gens préfèrent compter sur les médicaments plutôt que sur leur alimentation. Je ne dis pas que vous devez mettre au panier vos médicaments mais juste que pour quelques cas le chou pourrait être d’une grande aide. Si vous êtes intéressés, beaucoup de livres ont été écrits sur ses utilisations médicinales.

L’intérêt majeur de ce légume est sa capacité à réduire l’incidence des cancers du côlon. Des études ont montré que les populations qui consomment d’importantes quantités de chou ont peu de cancer du côlon. Ceci est du à sa richesse en fibres et à ses composés chimiques. Les fibres aident nos intestins à rester sains en facilitant notre transit. Le chou contient aussi des produits chimiques qui inhibent la croissance de tumeurs et protègent nos cellules contre les radicaux libres.
On pense que certains de ses composés accélèrent le métabolisme des estrogènes et par conséquent réduisent l’incidence des cancers du sein, de l’utérus et des ovaires.
Le chou est aussi une source excellente en vitamine C et en béta-carotène (précurseur de la vitamine A). Ces anti-oxydants combattent les radicaux libres qui circulent dans notre corps et qui sont responsable du processus de vieillissement.
Sa richesse en béta-carotène semble diminuer le risque de cataracte.

Cru, le chou est une bonne source d’acide foliqueUne carence en cette vitamine pendant la grossesse est responsable de malformations chez le foetus. Les bébés sont alors atteints de Spina bifida.
Sous forme de jus, le chou guérit certains ulcères.
Le chou réduit aussi le risque des maladies cardiaques, soulage certains problèmes de peau et les rhumatismes.
En plus de tout cela, ce légume est pauvre en calorie.
Attention
Le chou réduit l’absorption de l’iode. Si vous en mangez plus de 2 à 3 fois par semaine, soyez sûrs que votre thyroïde fonctionne bien et assurez votre consommation d’iode.

Comment la manger ?
Tout d’abord, comment éviter les flatulences qu’il occasionne ?
Cela est vraiment facile et en plus ajoute une saveur agréable à votre plat. Ajoutez juste quelques graines de cumin (ou carvi) et/ou de fenouil lors de sa cuisson. Le chou sera plus digeste et vous n’aurez pas l’odeur désagréable dans votre cuisine pendant trois jours.

Il y a tant de façons de préparer un chou.
Cru, coupé en fines lamelles, vous pouvez l’ajouter à n’importe quelle salade. Il peut aussi être une salade à lui tout seul avec quelques morceaux de pomme, des raisins secs, du comté…
Coupé en lamelle, il peut être frit seul ou avec une céréale.

Le chou est merveilleux pour les recettes hivernales telles que le pot-au-feu, les potages ou même farci.
Il peut être bouilli, cuit à la vapeur… Il n’y a pas de limite à la créativité.
Le chou peut aussi être mangé sous la forme de choucroute. Cette recette vient d’Allemagne. Elle consiste à laisser fermenter le chou dans de la saumure de sel. La choucroute fournit les microorganismes qui sont favorables à notre flore intestinale mais est aussi riche en sodium. Pour se débarrasser de l’excès de sodium, rincez la choucroute sous l’eau avant de la faire cuire.
Évitez de couper le chou d’avance au risque de perdre ses vitamines, principalement la vitamine C.
Les feuilles à l’intérieur sont d’habitude bien serrées et propres. Vous n’avez pas besoin de les laver. Enlevez juste les feuilles extérieures qui pourraient être abîmées et le rincez le sous l’eau courante. Vous pouvez ensuite le préparer.

Le plus simple pour le couper est de le couper en deux puis ensuite en quarts avec un grand couteau aiguisé. Le coeur du chou est parfois dur et il est préférable de l’enlever.
Selon votre recette, vous pouvez le trancher en fines lamelles, le laisser tel quel ou le couper les quarts encore en deux.

Ne faites pas cuire de chou dans des casseroles en aluminium. Des réactions chimiques s’opèrent, décolorant le légume et modifiant sa saveur.
Sa saison
Le chou est disponible toute l’année, mais sa saison est l’automne.

Stockage
Le chou est un légume qui se conserve bien. Placé dans le réfrigérateur ou dans un endroit froid, un chou entier peut se garder pendant au moins deux semaines. Si le chou a déjà été coupé, le reste ne peut pas être stocké plus de deux ou trois jours.

Valeurs nutritionnelles
Nutriments
Unités
Chou cru
Chou cuit
Eau
g
92.15
93.60
Energie
kcal
25
22
Protéine
g
1.44
1.02
Lipides totaux
g
0.27
0.43
Glucides
g
5.43
4.46
Fibres totales
g
2.3
2.3
Minéraux
Calcium
mg
31
46
Fer
mg
0.17
0.84
Magnésium
mg
8
24
Phosphore
mg
15
59
Potassium
mg
97
292
Sodium
mg
8
26
Zinc
mg
0.09
0.38
Cuivre
mg
0.012
0.043
Manganèse
mg
0.117
0.218
Sélénium
mcg
0.6
1.9
Vitamines
Vitamine C
mg
20.1
74.6
B-1 (thiamine)
mg
0.057
0.055
B-2 (riboflavine)
mg
0.055
0.113
B-3 (niacine)
mg
0.282
0.574
B-5 (acide pantothenique)
mg
0.139
0.508
B-6 (pyridoxine)
mg
0.113
0.143
Acide folique
mcg
20
50
B-12
mcg
0
0
Vitamine A
I.U
132
1318
Vitamine A
mcg RE
13
139
Vitamine E
mcg ATE
0.105
1.69
Lipides
Acides gras saturés
g
0.053
0.054
Acides gras mono insaturés
g
0.030
0.024
Acides gras poly insaturés
g
0.196
0.167
Acide linoléique (18:2)
g
0.085
0.038
Acide alpha-linolénique (18:3)
g
0.110
0.129
Cholestérol
mg
0
0

LE CHIENDENT


[th]Chiendent officinal[/th]
Nom : Chiendent.
Nom latin : Agropyrum repens.
Origine : Europe, Continent Américain, Asie du Nord et Australie.
Partie utilisée : le rhizome.
Description : Le chiendent est considéré par les jardiniers comme une mauvaise herbe envahissante indésirable. Cependant, il présente un rhizome long et rampant récolté au printemps et en automne, il est utilisé pour ses propriétés sur l’appareil urinaire.
La plante qui élimine l’eau
Déjà les médecins grecs et latins louaient ses qualités de diurétique et l’indiquait pour dissoudre les calculs urinaires. En effet, très riche en fructosanes, le chiendent est un diurétique anti-inflammatoire doux mais efficace utilisé dans le traitement des infections urinaires (cystites…) pour son effet stimulant de la diurèse.
Favorisant l’élimination rénale de l’eau, on l’utilise aussi dans les problèmes de rétention d’eau tels que les oedèmes. Le chiendent est à inclure dans le traitement des calculs urinaires et des coliques néphrétiques et ensuite en cures régulières de prévention pour éviter les récidives.
Utilisations : CALCULS URINAIRES, PREVENTION DES RECIDIVES DES COLIQUES NEPHRETIQUES, INFECTIONS DES VOIES URINAIRES.

LA CHICOREE

Cichorium viendrait du grec kikkorion qui aurait lui-même emprunté son nom à l’égyptien. On n’a pas affaire, ici, à une petite jeunesse inexpérimentée, non monsieur! Cette plante accompagne les humains depuis la nuit des temps, probablement en fait depuis les premiers repas gargantuesques que nos ancêtres des cavernes se sont envoyés, sans réfléchir, derrière le collier de dents d’aurochs, et qui ont alors découvert les merveilleux bienfaits des plantes amères.
« Chicorée », qui vient sans transition du latin, est apparu dans la langue française au XIIIe siècle. On ne sait pas à quoi fait référence l’expression « barbe-
de-capucin » qui lui a été attribuée. Aux moines du même nom ou au diable de petit singe d’Amérique à longue barbe? L’expression a d’ailleurs été
attribuée à au moins deux autres plantes, l’usnée barbue (un lichen) et la nigelle (une aromatique à graines noires), ce qui, n’est-ce pas?, nous rend la tâche plus facile.
Dans les campagnes françaises, on l’appelle « laideron », la « pôvre  », à cause de son allure rabougrie. Mais, pas grave, pas grave, car l’herboriste Maurice Mességué, qui ne manquait jamais d’assaisonner son discours d’un brin de chauvinisme mâle, a écrit en parlant de la chicorée que « comme les femmes, les plus humbles plantes sont parfois les plus riches en vertus cachées ». Et dire que j’ai nommée ma chatte « Chicorée »! Si j’aurions su, j’aurions pas!

Son rôle dans l’équilibre écologique

Aujourd’hui, la chicorée est aussi peu appréciée que le pissenlit par les amateurs de beau gazon, du genre tapis artificiel, franchement suspect. Les golfeurs lui portent une haine à la hauteur de leur inépuisable quête de renommée. Et pourtant, ces deux plantes ont toujours joui d’une grande popularité dans la vieille Europe, car on voyait en elles ni plus ni moins que des anges salvateurs arrivant à point nommé avec les premiers beaux jours de l’année. Il est vrai que, comme tous les membres de la vaste famille des composées qui, pour reprendre les mots du frère Marie-Victorin, représente un type biologique encore jeune et en pleine évolution, elles se montrent particulièrement agressives et envahissantes, et que leur profonde racine pivotante est pratiquement indestructible.
Comme un certain nombre d’autres végétaux, la chicorée est dite plante horloge. Ses belles fleurs bleues, qui s’épanouissent de juillet à septembre, ne sont ouvertes que de l’aube jusqu’à midi (quand il fait soleil), très exactement aux heures où les pollinisateurs qui s’intéressent à elles s’activent le plus.

Et ça se mange?


La chicorée sauvage est la « mère » d’une multitude de plantes potagères – l’endive à forcer, la radicchio, la Trévise – dont on a sélectionné d’innombrables variétés au fil des siècles. À cause de son amertume plus ou moins prononcée selon les variétés et les conditions climatiques, ces plantes ont pendant longtemps été boudées des Nord-Américains, dont le palais, on le sait, est d’une grande sensibilité. Toutefois, il semble bien que depuis une dizaine d’années, on ait appris à les apprécier, si bien qu’on en trouve de plus en plus en épicerie.
Naturalisée depuis relativement peu de temps en Amérique du Nord, la chicorée sauvage ne semble pas avoir été consommée par les Amérindiens. C’est vraiment en Europe, et particulièrement sur le pourtour méditerranéen, qu’on l’a consommée (et la consomme toujours) en abondance, ses feuilles dans les salades printanières et ses racines, rôties et relevées d’un filet de beurre ou de crème.
En Europe, la racine torréfiée est employée comme succédané du café depuis le blocus continental, soit depuis 1806-1807, années où Napoléon 1er, qui avait décidé de ruiner économiquement la Grande-Bretagne, interdit l’accès des ports du continent aux navires britanniques, lesquels transportaient, notamment, du café. On l’emploie également à cette fin dans le sud des États-Unis en raison, paraît-il, de l’influence française qui persiste dans cette région. En France, on la mélange souvent au café afin d’en équilibrer la saveur et pour en contrer l’acidité et les effets indésirables sur l’estomac. D’ailleurs, on l’a beaucoup employée pour soulager l’acidité gastrique. L’amour des Français pour la bonne chère les aurait poussés à adopter la chicorée comme remède de première ligne contre tout trouble d’origine digestive.
Pour préparer le café de chicorée, on coupera la racine en petits morceaux que l’on fera rôtir à sec dans une poêle jusqu’à ce qu’ils prennent une belle coloration brun-noir. Laisser refroidir et garder dans une boîte bien fermée. Il suffira ensuite de moudre, au besoin, quelques morceaux de racine torréfiée. Les proportions sont d’environ 2 cuillerées à thé de poudre par tasse d’eau. Amener à ébullition, puis laisser infuser dix minutes avant de passer.
Pour enlever aux jeunes feuilles un peu de leur amertume, on peut les blanchir, c’est-à-dire recouvrir la rosette tout juste sortie de terre d’un paillis meuble. Au bout d’une semaine, les feuilles, qui ont été privées de lumière, devraient émerger du paillis bien blanches et prêtes à être mangées en salade. L’hiver, on déracine la plante, on coupe ses feuilles au-dessus du collet, on place la racine dans du sable humide, on recouvre d’un pot de façon à ce qu’elle pousse en pleine noirceur et, quelques semaines plus tard, on aura de quoi se constituer une belle salade de barbe-de-capucin laquelle, contrairement à la witloof (dite endive belge), produit au forçage des feuilles dentelées et échevelées.
Les boutons fleuris peuvent être conservés au vinaigre et les fleurs épanouies ajoutées aux salades qu’elles agrémenteront de leur belle couleur bleue.
Les racines sont mises à cuire dans une ou deux eaux afin de leur retirer une partie de leur amertume (voir notre recette dans Documents associés). Même chose pour les feuilles plus âgées, que quelques eaux de cuisson rendront plus comestibles.

Et ça soigne quoi?

Très proche du pissenlit dont elle partage l’amertume, la chicorée possède sensiblement les mêmes propriétés. C’est une plante « nettoyante » et ce n’est certainement pas un hasard si elle arrive si tôt au printemps, après qu’on ait passé un long hiver à s’encrasser l’organisme.
Tonique, apéritive, dépurative, la racine a servi à soigner la jaunisse, la congestion du foie, les obstructions des viscères, les affections de poitrine et toutes les maladies où il est nécessaire de purifier le sang. Légèrement laxative, elle serait également efficace en cas d’indigestion. Riche en inuline – un sucre complexe qui n’est pas absorbé par l’organisme – elle est utile aux diabétiques.
Bonne pour le foie à des doses raisonnables, elle lui est nocive à doses élevées. Il paraît d’ailleurs que, jadis, lorsque l’on voulait simuler une jaunisse, on en prenait de fortes doses. Le blanc de l’oeil et la peau, prenaient alors une teinte jaunâtre des plus alarmantes, ce qui vous permettait d’obtenir sur-le-champ le congé de maladie tant souhaité.
Autrefois, on préparait un sirop laxatif pour les enfants à base de racine de chicorée et de rhubarbe.
Le jus a été employé à la place des feuilles ou de la racine.
Feuilles et racines se préparent en décoction à raison de 1 ou 2 cuillerées à soupe de plante hachée par tasse d’eau. Amener à ébullition, puis laisser infuser 15 minutes. Prendre 2 ou 3 tasses par jour.
On prend une cuillerée à soupe de jus, dilué dans un demi-verre d’eau, matin et soir.
En voie externe, on appliquait les feuilles froissées sur les enflures, les inflammations en général et celle des yeux en particulier. Les personnes souffrant de larmoiements persistants s’en voyaient grandement soulagées.

On la trouve où?

Partout dans les lieux habités, à la ville (dans les lieux vacants) comme à la campagne (dans les champs, sur les bords de chemin, etc.). Il faut la récolter au printemps avant la floraison, qui se produit depuis juillet jusqu’à la fin de l’été, ou tard à l’automne.

LE CHARDON


NOMS COMMUNS :
Silybe de Marie, Lait de Notre-Dame, Artichaut sauvage, Chardon argenté, marbré, Epice blanche.CONSTITUANTS CHIMIQUES PRINCIPAUX :
Lipides, albumine, huiles essentielles, flavonoïdes.PARTIES UTILISEES :
Le fruit.
UN PEU D’HISTOIRE : Silibum vient du grec silybon, nom d’un Chardon dont les feuilles étaient consommées; marianum, en souvenir de Marie. Le nom de chardon marie vient d’une jolie légende du Moyen-Age. La Vierge Marie, voulant cacher son enfant Jésus aux soldats d’Hèrode le Grand, le dissimula sous les larges feuilles d’un chardon. Dans sa hâte, quelques gouttes de lait tombèrent de son sein sur les feuilles de chardon, qui en ont gardé une trace héréditaire près de leurs nervures.Il paraît que ce Chardon cultivé le long d’un mur empêche les voleurs d’entrer! Brulées dans l’âtre pendant un orage, les têtes de Chardon ont la réputation de détourner la foudre de la maison.
DESCRIPTION : Le Chardon Marie est une belle plante bisannuelle, à racine pivotante forte. longue, épaisse, fibreuse. La tige, de 1 mètre et plus, est cylindrique, robuste, dressée, très souvent rameuse. Elle porte des feuilles alternes, très grandes, sans sti-pules, tachées de blanc le long des nervures, bordées d’épines dures et pointues. Les fleurs sont groupées en capitule arrondi, très gros, placé à l’extrémité de la tige. Le fruit est un peu comprimé et lisse.
CULTURE ET RÉCOLTE : Commun dans les régions chaudes et tempérées, le Chardon Marie ne pousse guère au-dessus de 700 mètres d’altitude. Sa culture demandant un sol fumé et frais, on le prophytotherapie par semis en pleine terre au printemps. Ramassez les feuilles pour en faire des soupes ou pour les faire sécher, au début de l’été. Pour récupérer les graines, coupez les capitules à maturité, faites-les sécher et battez-les.
USAGES :
D’un point de vue plus scientifique. le fruit de cette plante renferme trois substances bénéfiques pour le foie, réunies sous le nom de silymarine. La silymarine est hèpatoprotectrice : elle permet une guérison plus rapide des hépatites et des cirrhoses en favorisant la reconstruction du foie.
Elle favorise l’écoulement de la vésicule biliaire et, à ce titre, est active en cas d’insuffisance hépatique ou de calculs biliaires. Associée à la fumeterre, elle permet d’obtenir un excellent effet de drainage hépatique.
Le chardon marie est aussi hémostatique. Il est ainsi conseillé an cas de saignements de nez fréquents et de règles abondantes
.

INDICATIONS :
- INSUFFISANCE HÉPATIQUE, CIRRHOSE DU FOIE, HEPATITES,
- ALCOOLISME,
- SAIGNEMENTS DE NEZ. RÉGLES ABONDANTES,
- CALCULS BILIAIRES,
- TRAITEMENT COMPLÉMENTAIRE DES INTOXICATIONS ALIMENTAIRES.



LE CERFEUIL

Au Moyen Âge déjà, le cerfeuil commun avait des vertus apéritives, c’est-à-dire qu’il ouvrait l’appétit, diurétiques, notamment ses tiges et ses racines, etdépuratives. Il est conseillé d’en consommer 10 g par jour environ (2 à 3 cuillères à soupe) pour bénéficier de ses bienfaits. Le cerfeuil est une excellente source de vitamine C, de provitamine A et de vitamine B9 ; il est riche en minéraux et en oligo-éléments.
En application locale, il s’avère bénéfique en cas de piqûres d’insectes, d’eczéma, de certaines éruptions et favorise la cicatrisation des plaies. Sur une plaie, le suc frais du cerfeuil, associé à du souci, contribue au non développement des germes grâce à ses propriétés antiseptiquesPour les personnes souffrant de rétention d’eau ou de problèmes pulmonaires, une cure de dépuration au cerfeuil est idéale au printemps. Les congestions des reins ou les engorgements laiteux de la poitrine peuvent être apaisés avec une décoction des sommités fleuries et des semences de cerfeuil, posée en cataplasme tiède sur la zone à traiter. Cette herbe aromatique est aussi efficace contre les contusions : il faut pour cela faire un cataplasme avec les feuilles écrasées auxquelles on ajoute du vinaigre et du sel. Enfin, on lui reconnaît aussi des vertus stimulantes.
Attention cependant, les femmes qui allaitent ne doivent pas consommer de cerfeuil.
 
Le cerfeuil musqué, dont le goût rappelle celui de l’anis, est très efficace contre le diabète. Il faut pour cela mâcher les feuilles, les fleurs ou les fruits. Au Moyen Âge, on disait également qu’il faisait passer les douleurs de l’enfantementpour les femmes.
Dégustation
Choisissez-le fortement parfumé ce qui est un gage de fraîcheur. Si vous le faites pousser vous-même, ne le laissez pas grandir au-delà de 20 cm pour que les feuilles soient bien parfumées.

Conservez-le très peu de temps, car une fois cueilli, le cerfeuil perd très vite son parfum. Il est donc préférable de le consommer immédiatement ou de le congeler (après l’avoir fait blanchir quelques secondes dans l’eau bouillante).Séché, le cerfeuil perd une grande partie de son parfum.

Consommez-le cru car il perd son goût à la cuisson. Néanmoins, vous pouvez l’ajouter en toute fin de cuisson ou en parsemer les plats au moment de servir, pour profiter pleinement de ses saveurs. Il est préférable d’utiliser des ciseaux pour le hacher afin de préserver son parfum délicat. Attention, il ne faut jamais faire bouillir le cerfeuil. Souvent utilisé en assaisonnement dans les salades, les vinaigrettes ou en potage, le cerfeuil parfume aussi délicieusement les omelettes, les viandes, les poissons, les crustacés, le fromage blanc, les sauces (comme la béarnaise et la gribiche), le vinaigre de vin blanc… On peut aussi consommer les graines en salade, à l’huile et au vinaigre. Cependant, il faut éviter de la préparer avec du citron dont il renforce l’acidité.
Histoire
Le cerfeuil est une plante aromatique faisant partie de la famille des ombellifères. Il est originaire de Russie méridionale et commune dans toute l’Europe. Il fut introduit en Europe du Nord par les Romains.

Il est cultivé annuellement et peut atteindre entre 30 et 60 cm. Il se caractérise par des petites fleurs blanches et des feuilles finement découpées. Il aime les sols riches en humus, pousse à mi-ombre et doit être souvent arrosé. Il faut le semer en place. On peut commencer à couper les feuilles un mois après le semis, avec un couteau.

Le cerfeuil

 
est une des « fines herbes » avec l’estragon, la ciboulette et le persil


[th]Anthriscus cerefolium[/th][th]Classification classique[/th][th]Nom binominal[/th][th]Anthriscus cerefolium(L.) Hoffm., 1814[/th]
RègnePlantae
DivisionMagnoliophyta
ClasseMagnoliopsida
OrdreApiales
FamilleApiaceae
GenreAnthriscus


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MessageSujet: Re: Bienfaits des plantes   Dim 22 Fév - 16:08

LE CASSIS

Pour l’alimentation

Avec le cassis, on peut réaliser des gelées, des confitures, des tartes avec d’autres fruits rouges ou en charlotte, et dessorbets. On peut aussi le consommer de manière liquide, avec la célèbre crème de cassis que l’on utilise pour faire les kirs, du nectar (très apprécié en Bulgarie), des sirops, des liqueurs, de la purée ou du coulis.

Le cassis se conserve bien par la congélation, et peut constituer une intéressante réserve de fruits rouges pour l’hiver.

pour la santé

Le cassis est un concentré d’énergie et de principes actifs :


  • Son fer et sa richesse en vitamine C, en font un excellent fortifiant anti-fatigue et anti-infectieux.

  • Son calcium (60 mg pour 100 g) contribue aussi à la santé des os.

  • Il favorise l’élimination de l’acide urique. Il est donc conseillé pour soulager lesrhumatismes, la goutte, et l’arthrose, on trouve dans le commerce des préparations à base de bourgeons et d’« harpagophytum ».

  • Diurétique et dépuratif puissant, il stimule la fonction hépatique et la fonction rénale. Il est recommandé en cas d’obésité.

  • Il est bénéfique dans le cadre de troubles circulatoires et d’hypertension.

  • C’est un anti-diarrhéique indiqué en cas de dysenterie.

  • C’est un cicatrisant efficace, il accélère la guérison des plaies, des furoncles, des abcès et des piqûres d’insectes (application externe).


Ses feuilles sont très utilisées en herboristerie, séchées et finement broyées.























Cassis
(valeur nutritive pour 100g)
eau : 78 à 79 %cendres totales : gfibres : 7 gvaleur énergétique : 55 kcal
glucides: 9 gprotéines: 1,2 glipides: 0,2 gsucres simples : g
Sels minéraux & oligo-éléments
potassium : 370 mgcalcium : 60 mgphosphore : 34 mgmagnésium : 17 mg
fer : 1,3 mgsodium : mgzinc : µgcuivre : µg
vitamines
vitamine C : 200 mgvitamine B1 : µgvitamine B2 : µgB3/PP/Niacine : 300 µg
vitamine B5 : µgvitamine B6 : µgvitamine B9 : 40 µgvitamine B12 : µg
vitamine A : µgrétinol : µgvitamine E : µgvitamine K : µg
acides gras
saturés : gmono-insaturés : gpoly-insaturés : gcholestérol : mg

 
Ce fruit rouge, dont la couleur se rapproche plutôt du noir violacé, se démarque par sa grande résistance au froid. (Juin 2004)




















La fraise
La framboise
La cerise
La myrtille
Le cassis
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Les origines
Le cassis, « Ribes nigrum« est originaire de l’hémisphère nord, où les températures plus fraîches ont permis son développement : l’Europe, l’Asie et et le nord du continent américain l’ont vu naître. Il apparaît en France en 1750, lorsqu’on plante les premiers cassissiers dans le château de Montmyard à Dijon, ce qui explique que la Bourgogne soit restée particulièrement attachée à ce fruit.

Fiche descriptive
- Famille des saxifragacées
50 calories aux 100 grammes
Champion de la vitamine C (200mg/100g), il en contient 4 fois plus que l’orange !
- Riche en fibres (7 g / 100g), il contient en quantité importante du potassium (370 mg /100 g) et du calcium (60 mg / 100 g )
- Diurétique et anti-diarrhéique

Principalement cultivé en Bourgogne, on peut également retrouver le cassis dans l’Orléanais et la Haute-Savoie. Cette baie exige des températures très basses pour se développer, elle pousse jusqu’à 3000 mètres d’altitude et résiste à des températures allant jusqu’à -40°C. Sa culture est très surveillée, le climat français n’étant pas forcément assez rigoureux pour elle. Malgré ses exigences de froid, le cassis est pourtant actuellement cultivé jusque dans l’hémisphère Sud. En France on le récolte entre le 1er et le 15 juillet.
Il existe jusqu’à 150 espèces différentes de cassis, variant en goûts et en couleurs.
A noter que le cassis est cousin avec la groseille ; on l’appelle d’ailleurs « la groseille noire« . Appartenant à la famille des « Ribes », la groseille se distingue en groseilliers blancs ou rouges « Ribes rubrum » et groseilliers à maquereau « Ribes grossularia
« .


Déguster
[size=18]- Pour s’assurer que le cassis est mûr, il doit se détacher facilement de la grappe. Fragile, il ne doit pas rester en contact trop longtemps avec l’eau.
- Contrairement aux autres fruits rouges le cassis, qui se démarque par un goût plutôt acide et une peau épaisse, est finalement peu consommé tel quel. Il est principalement transformé en crème de cassis, en confiture et rentre dans la composition de nombreux vins.
- Ses feuilles sont également exploitées pour leurs vertus médicinales. Séchées, elles ont une acton anti-inflammatoire, aident à lutter contre les rhumatismes et favorsent l’élimination rénale. Elles se consomment en infusion, sous forme d’ampoules ou de médicaments
.
[/size]

la bourse à pasteur




[th]Bourse à pasteur[/th]
On dit qu’à la ceinture des bergers d’autrefois, pendait une bourse, vaguement triangulaire, qui était toujours plate, « because » les bergers étaient très pauvres, c’est bien connu. C’est à cause de la ressemblance des fruits de la plante à cette fameuse bourse qu’on lui a donné le nom de bourse-à-pasteur, plus rarement bourse à berger, ou encore mollette de berger.
D’ailleurs, il est intéressant d’observer qu’en français comme en anglais, le mot « pasteur » apparaît dans le nom de nombreuses plantes. Ainsi, on a l’horloge de pasteur, la boussole de pasteur, l’aiguille de pasteur, la pipe de pasteur, la massue de pasteur… On peut imaginer que toutes ces plantes ont fait office d’outils et d’instruments de fortune pour les pasteurs qui, six ou sept mois par année, vivaient loin de tout et devaient se débrouiller avec ce qu’ils trouvaient dans le milieu sauvage.

Son rôle dans l’équilibre écologique

Tout comme le plantain, la bourse-à-pasteur est l’une des premières plantes à coloniser une terre nue. Dans ce sens, elle contribue à réduire les effets de l’érosion résultant de l’action du vent ou de la pluie. Il faut la remercier pour cela d’autant plus qu’elle a une remarquable capacité d’adaptation aux sols de toute nature. Par contre, elle est dotée d’une prodigieuse fécondité – une seule plante peut mûrir 50 000 graines – ce qui, pour les jardiniers qui auront négligé de l’arracher au bon moment, représente des années et des années de lutte acharnée pour l’éradiquer du potager. Toutefois, peut-être se consoleront-ils de savoir que ses graines sont très appréciées des oiseaux. Il ne faut donc pas hésiter à ramasser la plante et à la faire sécher pour les récupérer et les mettre dans les mangeoires. L’hiver, à – 20 ° C, en pleine tempête, cela fait chaud au coeur de voir les minuscules mésanges manger tout leur content.

Les humains aussi en mangent?

En Europe, on a mangé les jeunes rosettes de feuilles, crues ou cuites, au printemps surtout. On les a également conservées par lactofermentation. Au Japon, elles constituent l’une des sept herbes printanières traditionnelles, hachées et cuites avec du riz et d’autres plantes sauvages. Un peu sucrées, les petites fleurs blanches peuvent s’ajouter aux salades. On peut également exprimer le suc de la plante fraîche et l’ajouter à un jus de légumes. Enfin, les petites graines possèdent une saveur piquante qui en fait un excellent condiment, tout à fait terroir.
Bien que la plante soit naturalisée depuis longtemps, les Amérindiens ne semblent pas l’avoir consommée dans le passé. Ainsi, c’est assez récemment que les Nlaka’pamux de la Colombie-Britannique la préparent en faisant tremper les feuilles toute la nuit pour les manger ensuite crues ou cuites à la manière des épinards. Voyez aussi notre recette dans Documents associés.

Et ça soigne quoi?

Comme la majorité des plantes de la famille des crucifères, la bourse-à-pasteur a servi à combattre le scorbut. De plus, elle serait un antiseptique urinaire et aurait la propriété de dissoudre les calculs aux reins. « Ici, au Canada, écrit-on dans la Matière Médicale des Soeurs de la Providence, on l’emploie beaucoup pour les maladies de vessie, surtout des vieillards. »
Mais c’est pour ses propriétés hémostatiques qu’elle est le mieux connue. On l’a employée en Allemagne au cours de la Première Guerre mondiale (1914-1918) pour arrêter les hémorragies consécutives aux blessures. Pour les mêmes raisons, elle a servi à soigner les divers types d’hémorragies utérines qui touchent les jeunes filles à la puberté ou les femmes à la ménopause et soignerait les règles profuses et irrégulières. Tonique astringent, elle est réputée augmenter le tonus du muscle utérin, action qui serait d’ailleurs connue depuis l’Antiquité grecque. Varices, hémorroïdes, hémophilie, hématurie et hémoptysie bénéficieraient également de son activité hémostatique.
Toutefois, ses propriétés hémostatiques sont controversées, particulièrement en ce qui a trait aux hémorragies utérines. On « se dispute » très fort à ce sujet dans certains cercles médicaux allemands, faisant parfois usage, raconte-t-on, d’épithètes fort disgracieuses. C’est que l’efficacité de la plante peut varier considérablement selon les lots. Certains croient que c’est parce que l’activité thérapeutique n’est pas attribuable à la plante elle-même, mais à un champignon qui vivrait en symbiose avec elle. Seules seraient efficaces les plantes portant le champignon. Cependant, bien qu’élégante, cette hypothèse n’a pas été démontrée. Une autre hypothèse, plus vraisemblable, est que les composés actifs de la plante s’altèrent rapidement une fois qu’on l’a récoltée. D’où la recommandation traditionnelle, séculaire, de l’employer uniquement fraîche, que ce soit en infusion ou en teinture, chose relativement facile, car elle se récolte pratiquement tout au long de la saison.
À cause de ses propriétés astringentes, on l’a aussi employée contre la diarrhée. On lui attribue en outre le pouvoir de stimuler la circulation et d’abaisser la pression sanguine. De plus, elle serait utile contre l’épilepsie et certaines affections nerveuses. Pour leur part, les Chinois assurent que les graines améliorent la vision.
Préparations
On prépare l’infusion en faisant bouillir puis infuser 10 minutes 30 à 60 g de plante par litre d’eau. Prendre trois tasses par jour, entre les repas. La teinture se prépare en faisant macérer pendant 10 jours 350 g de plante fraîche dans un litre d’alcool à 45 %. Prendre 15 à 20 gouttes, 2 ou 3 fois par jour.
Par voie externe, on peut appliquer la plante fraîche sur les plaies, particulièrement sur les coupures qui saignent abondamment. De même, on arrêtera un saignement de nez en plaçant dans la narine un morceau d’ouate imbibé du suc de la plante.

Êtes-vous du type « bourse-à-pasteur »?

Selon la tradition hygiéniste allemande, il existe un type de femme « bourse-à-pasteur », comme il y a un type de femme « achillée millefeuille », «camomille» ou « alchémille ». La femme « bourse-à-pasteur » est peu compliquée, optimiste, pleine de vie et d’enthousiasme; de plus, elle possède une extraordinaire aptitude à récupérer rapidement après une maladie. Utile à toutes les femmes (quel que soit leur type) épuisées par de nombreuses grossesses ou par les interminables veilles qu’imposent parfois la naissance et les premiers mois de la vie d’un enfant, la plante serait particulièrement bénéfique aux femmes « bourse-à-pasteur », car elle rehausserait leur faculté de récupération rapide et complète à la suite d’une période d’épuisement profond.

On la trouve où?

Considérée comme une des mauvaises herbes (Mauvaises? Non! tout au plus inopportunes et malvenues aux yeux de certains!) les plus répandues sur la terre, la bourse-à-pasteur pousse dans n’importe quel sol sous n’importe quel climat. On la trouvera dans les terrains vagues ou les clairières, sur le bord des chemins, le long des haies, à l’ombre comme au soleil, en plaine comme en montagne. Elle ne dédaigne pas non plus les fentes des trottoirs. On récolte ses parties aériennes lorsqu’elle est en fleur.

La bourrache




[th]Bourrache officinale[/th]
 

La bourrache
(Borago officinalis – borage) est une plante annuelle de la famille des borraginacées comme la consoude, le myosotis et la vipérine. Elle est originaire de l’ouest de la méditerrannée mais naturalisée à plusieurs endroits en Europe et en Amérique, dont ici même au Québec.

Description

La bourrache a l’aspect d’un buisson. Elle atteint de 20 à 60 cm de hauteur habituellement mais peut croître jusqu’à 90 cm de hauteur en sol riche.
Les feuilles gris-vert de la bourrache sont épaisses et hérissées de poils. Elles sont ovales à oblongues, celles de la base formant une rosette et les autres alternant sur la tige principale et les branches. La tige ronde est pubescente et vide au centre.
Les fleurs en forme d’étoile possèdent une corolle bleue à mauve, parfois même rose ou blanche, avec un cône noir à brun foncé qui prolonge les étamines. Les fleurs forment des grappes pendantes.

CULTURE


Conditions propices

La bourrache croît bien dans la plupart des types de sols et peut se contenter des sols pauvres et secs. Un sol léger et bien drainé est préférable. Le pH doit se situer entre 4.8 et 8.3. L’exposition des plants peut être en plein soleil ou en demi-ombre.

Propagation

La bourrache se propage par semis bien que la division racinaire soit possible. On plante les graines tôt au printemps en sol chaud en groupe de trois dans des trous de 2,5 cm de profondeur et à tous les 30 à 60 cm en rangées, en rangs espacés de 45 cm. Lorsque les plants ont 5 cm de hauteur, on les éclaircit de façon à ne garder que les meilleurs. Avec 28 grammes (1 once) de graines de bourrache, on peut semer un rang de 150 mètres.
La bourrache prend environ 8 semaines à fleurir. Une plantation en mai donnera des fleurs en août et continuera à fleurir jusqu’au premier gel après quoi les fleurs se transformeront en une masse noire.
La bourrache produit des graines facilement et donc se propage d’elle-même. Elle développe une racine forte, ce qui la rend difficile à transplanter. Il est donc conseillé, pour un jardin, de planter la bourrache en bordure ou en un point central, de toute façon dans un endroit permanent où son envahissement ne gênera pas. C’est une plante idéale pour une prairie-pelouse ou un coin un peu sauvage.
Les plante compagnes recommandées avec la bourrache sont le fraisier et les choux.

Récolte

La récolte des feuilles se fait de préférence avant que les fleurs n’apparaissent. A ce stade, elles sont tendres et parfumées. En fait, on peut commencer à récolter les feuilles dès que les plants ont atteint 5 cm de hauteur.
La récolte des fleurs se fait dès le début de la floraison. On peut faire deux à trois récoltes successives ou faire des semis successifs. Attention aux abeilles qui sont nombreuses à butiner sur la bourrache! En année pluvieuse, l’arôme des fleurs est beaucoup moins prononcé.

Séchage

Un séchage rapide à l’ombre, à l’air et à chaleur modérée (entre 18 et 35C) est préférable pour les feuilles et les fleurs de la bourrache. Il est important de les disposer en couches minces sur les séchoirs et de s’assurer que les feuilles ne sont pas superposées, ce qui empêcherait la circulation de l’air. Si la circulation de l’air n’est pas bonne, la bourrache a tendance à devenir brune ou noire. Pour de petites quantités de fleurs à sécher, il est préférable d’enlever les feuilles. On peut conserver la bourrache séchée en sac de jute en entrepôt chauffé.

UTILISATIONS


Utilisations alimentaires

Les feuilles, les tiges et les fleurs de la bourrache sont utilisés en alimentation.
Les feuilles fraîchement cueillies ont un goût de concombre. Elles sont:
[*]- ajoutées aux salades (avec le cresson et le pissenlit par exemple) et aux sandwichs;
[*]- utilisées comme herbe fine pour les sauces accompagnant les viandes, les ragoûts, dans les soupes aux pois, dans les omelettes, dans la panure de poisson et les marinades;
[*]- bouillies, elles rappellent l’épinard et leurs pilosités disparaissent.
Les fleurs sont mangées en salade, mises en conserve, utilisées en confiserie, en sirop ou comme garniture sur les pâtisseries. Elles sont utilisées aussi pour colorer en bleu ou décorer le vinaigre, les alcools et les jus de fruits. Pour n’avoir que la corolle, on prend délicatement la tige de la fleur derrière les sépales, puis on pince et tire les anthères. Toute la corolle quittera alors son piédestal.
Les fleurs et les feuilles sont infusées ou ajoutées dans la préparation de boissons rafraîchissantes telles que punch ou jus de fruits. Une boisson agréable consiste à prendre une poignée de feuilles fraîches et les laisser tremper dans un litre d’eau avec quelques feuilles de menthe.
Les tiges séchées sont utilisées pour parfumer les boissons comme le negus et le claret.

Utilisations médicinales



Les feuilles de la bourrache, particulièrement lorsqu’elles sont fraîches, sont riches en mucilage, en calcium et en nitrate de potasse (salpêtre). La plante contient jusqu’à 3% de tannins et 30% de mucilage. On lui reconnaît les propriétés suivantes:
[*]Lactagogue: La bourrache est utilisée pour accroître la quantité de lait des mères qui allaitent. Plutôt que les feuilles, les Argentins utilisent les graines broyées et ajoutées à du vin blanc comme lactagogue.
[*]Pectorale: La bourrache combat les affections pulmonaires telles que les bronchites. Elle est aussi indiquée dans les cas de jaunisse et de maladie du foie et les troubles des reins.
[*]Tonique: Selon les anciens Grecs et Celtes, la bourrache rend joyeux et redonne courage aux guerriers. Elle est conseillée pour revigorer les convalescents. Il est prouvé que la bourrache stimule les glandes adrénales. Elle sert aussi à purifier le sang et tonifier le système nerveux ce qui est utile contre l’hystérie et les palpitations cardiaques.
[*]Sudorifique, fébrifuge, diurétique et laxative: L’infusion de bourrache augmente la transpiration et la décoction permet de réduire la fièvre. On l’emploie pour aider aux éliminations: rhume, bronchite, rhumatisme, éliminations des chlorures.
[*]Émolliente: Le mucilage que contient la bourrache lui donne des propriétés émollientes, adoucissantes, rafraîchissantes qui en font un calmant pour la toux. Elle est indiquée aussi dans les cas de péritonite et pleurésie pour son action calmante et anti-inflammatoire. On fait un cataplasme de bourrache en grattant les poils sur les feuilles et en appliquant sur les inflammations. Ce cataplasme serait bon contre les varrices. Les feuilles macérées sont utilisées au Liban sur les coupures et l’eczéma. Le contact avec les feuilles fraîches peut provoquer une dermatite chez les personnes sensibles. Les cendres de la plante sont aussi utilisées en gargarisme ou mélangées avec de la mélasse pour soigner les maux de gorge.
L’utilisation prolongée de la bourrache n’est pas conseillée. En infusion, on prend 1 c. à thé de fleurs séchées ou 2 à 3 c. à thé de feuilles séchées dans 1/2 tasse d’eau pour 5 minutes OU 20 à 40 g de fleurs séchées par litre d’eau bouillante, 3-4 tasses/jour.
En décoction: 40-50 g de fleurs+tiges+feuilles par litre d’eau.

Utilisations agricoles et horticoles



La bourrache est très attirante pour les abeilles. Elle donne un miel de couleur claire.
Le bleu de ses fleurs est très apprécié en horticulture ornementale. Il s’agit d’une bonne plante pour la croissance en pot car, en pleine terre, elle peut être très compétitive à cause de son feuillage qui fait de l’ombre et de sa racine puissante. Sa combinaison avec des alysses et des aubergines donne un résultat esthétique intéressant.
En production animale, la bourrache est utilisée comme tonique.
Comme engrais vert, la bourrache serait intéressante, ne serait-ce du coût de la semence. Sa racine s’enfonce profondément et ses feuilles riches en salpêtre (nitrate de potassium) fournissent des minéraux facilement disponibles.
Dans la lutte contre les ravageurs, il semblerait que la bourrache repousse les pucerons selon certaines sources populaires. Par ailleurs, des études scientifiques ont démontré que des extraits à l’éthanol ou à l’eau de bourrache n’avait pas d’effet sur les moustiques et le scarabée japonais, bien que ce dernier n’attaque pas la bourrache.
La bourrache a des propriétés anti-fongiques prouvées, entre autres contre la moisissure grise (Fansworth et al., 1968), d’où sans doute son indication comme plante-compagne du fraisier

La bourdaine






[th]Bourdaine[/th]
PHYTOTHÉRAPIE

[size=18]SPHÈRE DIGESTIVE
Nom courant : BOURDAINE Nom latin : Rhamnus frangula
(Frangula alnus)
Autres Noms : Nerprun bourdaine, bourgène
[/size]

Famille : Rhamnacées
bois noir, puène, pastel lourd
Autres domaines : Spécifique : Pancréas/Intestin

Principales propriétés :
La bourdaine est une plante utilisée essentiellement pour ses propriétés laxatives, elle ne doit pas être pre- scrite sèche et en cas de fragilité intestinale (irritation) ajouter de la racine de guimauve.
Étymologie : Rhamnus vient de ramnos qui est le nom grec de la bourdaine ; frangula vient de frangere mot latin signifiant : casser, en effet, les rameaux cassent facilement.Description : Arbuste qui peut atteindre 5 à 6 m de haut dont l’écorce, et en particulier celle des rameaux, est couverte de petites taches blanches appelées lenticelles. Les feuilles sont arrondies à la base. Les fleurs sont blanches, roses ou verdâtres et le fruit est une petite drupe noire rappelant la myrtille.


Habitat : Toute l’Europe. Fréquente dans les haies, les taillis, les bord de l’eau et les marécages

Parties utilisées : La seconde écorce (l’aubier) sur des rameaux d’au moins 3 ans d’âge.

Constituants : Matières minérales
Anthraquinones (dont la fraguline, laxatif irritant)


Propriétés : Écorce fraîche
Émétique puissant (favorise le vomissement)

Écorce sèche
Laxatif+++
Cholagogue +
Purgatif
Vermifuge +++
Antifongique
 (aspergillose)
Aspergillose. Maladie causée par le développement d’un champignon, Aspergillus fumigatus, dans l’organisme de l’homme et des animaux. Elle se présente généralement chez l’homme sous la forme d’une affection pulmonaire avec hémoptysies (pseudo-tuberculose aspergillaire) ou de lésions cutanées (érythème, pustules, ulcérations, tumeurs sous-cutanées, fistulisées).

Indications : 
Constipation (origine intestinale) +++
Insuffisance hépato-biliaire (en association) ++
Intoxication aiguë 
(en tant que purgatif, vomitif, écorce fraîche)
Virus de l’herpès ++
Maladie de la rate
 (grosse rate hématologique, problèmes sur les lignées sanguines, lymphocytes)


Posologie : [size=18]Interne
- décoction :
- Pour un déblocage ponctuel : entre 5 et 10 g pour un demi litre d’eau, faire bouillir 10 minutes et laisser macérer très longtemps (toute la nuit) et boire par petit verre, espacé tous les 1/4 heure ou les 20 minutes, jusqu’à obtention du résultat souhaiter (mieux vaut rester à la maison).
- Pour l’herpès : 5 g dans un demi litre d’eau avec de la guimauve (si pas de problème intestinal).
- Poudre : 1 à 2 g à prendre en même que l’on mange sinon irritant.
- T.M. : 40 gouttes 3 fois par jour maximum (amorce le travail contre la constipation). Voir Cascara sagrada

Externe
- T.M. : Compresses diluées (herpès labial)
[/size]

Le bouillon blanc




NOMS COMMUNS :
Molène, Herbe de saint Fiacre, Cierge de Notre-Dame, Bonhomme, Oreille de Saint-Cloud, Queue de Loup.


 
CONSTITUANTS CHIMIQUES PRINCIPAUX :
iridoïdes, mucilages.

 
PARTIES UTILISEES :
la fleur et les feuilles.


UN PEU D’HISTOIRE : Ses vertus sont connues de longue date. Dioscoride prescrivait ses racines dans les affections pulmonaires, Pline ses feuilles pour guérir les bronches des humains et les chevaux poussifs; sainte Hildegarde tenait la décoction de fleurs et feuilles pour un véritable spécifique de l’enrouement.Au Moyen Age, en dehors des utilisations qui sont restées courantes aujourd’hui, les médecins conseillaient le suc de bouillon-blanc pour la goutte et les hémorroïdes, cela après une curieuse préparation qui consistait à piler ensemble les feuilles et les fleurs, puis à les laisser pourrir dans une «tinette» de bois fermée hermétiquement avec du plâtre, récipient que l’on exposait au soleil ou que l’on enfouissait dans du fumier; au bout de trois mois de ce qu’on appelait une « digestion », on exprimait le suc qu’on conservait dans des flacons bien bouchés et qu’on appliquait sur les régions douloureuses. Les feuilles étaient également utilisées autrefois pour faire des mèches de lampe à huile, et l’épi floral pour chauffer le four des boulangers.



DESCRIPTION :Le Bouillon blanc est une plante bisannuelle à racine pivotante, fibreuse et blanchâtre. Sa tige très haute, de 1 à 2 mètres, est droite, effilée, simple, très cotonneuse, elle porte des feuilles grandes, ovales, crénelées, cotonneuses, vert blanchâtre. Les fleurs, grandes, jaunes, sont groupées en un long épi terminal très serré. Elles sont visibles de juin à septembre.
 
CULTURE ET RÉCOLTE :Le Bouillon blanc est très répandu dans toute l’Europe. Pour sa culture, choisissez une terre légère et bien travaillée. Semez en pleine terre ou sous châssis, à l’automne. Dès le printemps, repiquez les plants à 60 centimètres les uns des autres. Récoltez les feuilles juste avant la floraison, les fleurs à leur complet épanouissement. Les unes comme les autres sont très délicates à sécher, prenez soin de les mettre dans des endroits secs et aérés en les retournant très souvent.


USAGES : La présence de mucilages adoucissants et d’ harpagosides anti-inflammatoires permet aux fleurs de bouillon blanc d’être utilisées avec sucés dans les inflammations de la gorge et les trachéites. On retrouve aussi d’autres substances actives, dont l’aucuboside, qui sont antimicrobiennes et analgésiques et complètent l’action adoucissante des mucilages dans le traitement des inflammations des voies respiratoires (les six autres étant : le coquelicot, la mauve, la guimauve,  la violette, le tussilage et le pied de chat). Préparez les feuilles ou les fleurs en infusion, à raison d’une cuillerée à soupe  par tasse. Prenez soin de bien filtrer pour éliminer les poils irritants. Prenez-en deux ou trois tasses par jour.



Décoction De fleurs (et éventuellement de feuilles) pour l’usage externe ( lavements, compresses, pansements, etc.): jetez une bonne poignée de plante (trois poignées de feuilles) dans un litre d’eau.

Huile

De fleurs : dans 1/2 litre d’huile d’olive ou d’amandes douces, faites macérer pendant une semaine deux poignées de fleurs sèches.




 

INDICATIONS :
- TOUX,
- TRACHEITE,
- INFLAMMATION DE LA GORGE,
- BRONCHITES AIGUES ET CHRONIQUES.
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MessageSujet: Re: Bienfaits des plantes   Dim 22 Fév - 16:09

Le bleuet…




Son nom



Étroitement associé à la région du Lac Saint-Jean où il abonde, le mot « bleuet » – ou « beluet » ou « bluet » – a fini par signifier, un peu ironiquement, ses habitants, dont on dit qu’ils ont les mêmes caractéristiques que les petits fruits de la plante qu’il désigne : mi-sucrés, mi-aigres, très légèrement pâteux, mais avec un fabuleux potentiel créatif…
Pour les Français, le mot est l’un des noms populaires d’une autre plante, la centaurée bleue, ce qui peut entraîner une certaine confusion dans la mesure où les deux plantes ont une action médicinale. D’où l’importance d’identifier les plantes par leur nom latin, n’est-ce pas? Vaccinium angustifolium ou Vaccinium myrtilloides, donc.
On pense que ce nom vient du latin médiéval vaccinusvaccinas, qui veut dire « vache », mais aucune explication ne nous est donnée quant aux raisons de cette association. Est-ce parce qu’en Europe, les bleuetières ont déjà servi de pâturages aux vaches? En tout cas, chose certaine, dans nos bleuetières à nous, on a beaucoup plus de chances de rencontrer un ours brun, du genre hypoglycémique et mal luné, qu’un bovidé au regard placide. À surveiller de près.

Son rôle dans l’équilibre écologique



Comme la majorité des plantes de la grande famille des éricacées (à laquelle appartiennent également le rhododendron, le thé du Labrador et le thé des bois), le bleuet vit dans la taïga et les tourbières où cette famille forme la masse de la végétation. Ils sont des millions d’individus à occuper ces milieux ingrats, peu attrayants pour les autres plantes. En plus de partager le même habitat, toutes ces espèces ont en commun d’être riches en tanin et de vivre en symbiose avec des champignons, le rhizoctone étant celui qui cohabite avec le bleuet et les autres Vaccinium. Fascinant, n’est-ce pas, que ce champignon soit si agréable au bleuet tandis qu’il est réputé détruire les racines de diverses plantes potagères et fourragères, dont l’asperge, la luzerne, le sainfoin et le trèfle!

Et ça se mange?



Question absurde s’il en est car qui, enfant, n’a pas passé au moins quelques heures à ramasser les petites baies bleu noir et à s’en barbouiller le visage de contentement?
D’ailleurs, s’il y a une baie que les Amérindiens ont consommée en grande quantité et ont préparée d’innombrables façons, c’est bien le bleuet. Les Saulteux le faisaient cuire avec du maïs durant l’hiver ou le faisaient bouillir avec de la graisse d’orignal et divers autres aliments. Les Algonquins en faisaient une sorte de pâte de fruits ou le mangeaient avec du pemmican ou du beurre. Les Micmacs en extrayaient le jus. Même les Montagnais qui, paraît-il, dédaignaient normalement les aliments d’origine végétale, le prisaient. Pendant une certaine période de l’année, il constituait ni plus ni moins que la base d’un grand nombre de leurs recettes. Ils en faisaient notamment une sorte de gâteau déshydraté, extrêmement nutritif et nourrissant. Chez les Kwakwaka’wakw de la Colombie-Britannique, on mangeait les bleuets avec des oeufs de saumon. D’autres les cuisaient dans la bannique. Les Esquimaux les mélangeaient avec une variété de framboise et en faisaient une sorte de crème glacée, appelée « glace des Esquimaux ». Encore aujourd’hui, les Inuits les mangent avec des oeufs de poisson, de la graisse de phoque et du sucre; ou encore ils les mélangent avec de l’oseille et du blanc de baleine. À moins qu’ils ne les servent avec de la nageoire de phoque marinée, c’est selon.
Pour les conserver, on les faisait simplement sécher au soleil ou sécher-fumer à feu très doux dans un panier d’écorce de bouleau, en utilisant les branches de l’arbuste comme carburant. Ou on les mélangeait à de la graisse – de phoque, de poisson-chandelle ou d’orignal. Dans les régions au climat plus clément, on les conservait dans des paniers d’écorce de bouleau que l’on enterrait dans des caches, recouvertes de mousse et de feuilles.

Et ça soigne quoi?



C’est l’espèce européenne, Vaccinium myrtillus, l’airelle myrtille, qu’on a étudiée et employée en médecine, mais comme les principes actifs sont essentiellement un pigment et des tanins, et que nos espèces sont bien pourvues tant de l’un que des autres, il n’y a pas de raison pour qu’elles n’aient pas les mêmes propriétés. Les Soeurs de la Providence écrivent d’ailleurs dans leur Matière Médicale : « On pense que l’airelle myrtille n’est qu’une même chose avec le petit fruit si bien connu des enfants sous le nom de « gueules noires » qu’on trouve dans nos bois. »
Tant les baies que les feuilles ont été employées, mais leurs propriétés diffèrent sensiblement. Ainsi, seules les baies seraient antidiarrhéiques. En Suède, on en prépare traditionnellement un potage destiné à combattre la diarrhée. Mais c’est la décoction qu’on prescrit le plus souvent à cet effet. Elle se prépare à raison de 3 c. à soupe de bleuets séchés par demi-litre d’eau. Bouillir pendant 10 minutes et filtrer. Prendre plusieurs verres par jour. Selon le Dr Fritz Weiss, le mélange jus de bleuet et fromage quark serait particulièrement efficace contre les diarrhées d’été, les attaques aiguës de diarrhée, voire
la dysenterie. Éviter de sucrer le jus.
Attention toutefois : mangé cru et frais, en grandes quantités, le bleuet a exactement l’effet contraire, c’est-à-dire qu’il est laxatif!
Pour faire passer la pilule aux enfants, on réduit les bleuets séchés en poudre, on passe cette dernière au tamis et on en fait une décoction qu’on cuira à petits bouillons environ 3 minutes. Il paraît qu’ils aiment bien.
À cause de son astringence, la décoction de bleuets est également utile dans les inflammations de la cavité orale. On l’emploie en rince-bouche. Selon le Dr Jean Valnet, la feuille, tout comme la baie d’ailleurs, serait un des plus puissants anticolibacillaires actuellement connus, ce qui a été confirmé
récemment lorsqu’on a découvert qu’elle était tout aussi apte que la canneberge à soigner la cystite provoquée par la présence accidentelle de E. coli dans
l’appareil urinaire, particulièrement dans les premiers stades de l’infection ainsi qu’en prévention chez les personnes souffrant de cystite récurrente.
Elle serait également utile aux femmes souffrant de crampes menstruelles, son pigment ayant un effet relaxant sur les muscles lisses.
Le bleuet pourrait en outre prévenir la dégénérescence maculaire, affection qui frappe 10 millions d’Américains âgés de plus de 50 ans, et qui peut conduire à la cécité. D’ailleurs, on lui attribue depuis longtemps le pouvoir d’améliorer l’acuité visuelle, particulièrement la vision crépusculaire et nocturne.
La feuille est réputée avoir une certaine activité antidiabétique quoique cette dernière soit relativement faible et ne permette pas de se passer d’insuline ou des autres médicaments habituellement prescrits à cet effet. Elle permettrait toutefois d’atténuer les troubles qui accompagnent cette maladie, notamment la rétinite et les angiopathies. Elle augmenterait en outre la résistance des capillaires sanguins. Athérosclérose, troubles de la circulation (hypertension artérielle, coronarites et fragilité capillaire) répondraient bien au traitement. On la prend en décoction à raison de 40 g de feuilles par litre d’eau. On fait bouillir 5 minutes et infuser 10 minutes. On peut prendre jusqu’à un litre par jour. La teinture se prend à raison de 50 à 100 gouttes, 3 fois par jour.
On aurait également utilisé la décoction de racine à raison de 15 g à 20 g par litre d’eau en compresse sur les plaies pour les assainir et les cicatriser.
On fera sécher les bleuets au soleil ou, en cas de pluie, au four ou dans un déshydrateur. Par contre, feuilles et racines seront séchées à l’ombre, comme il se doit.

La berce






[th]Berces[/th]
Cette belle plante, de la taille de l’angélique des bois (elle atteint 1,50 m, parfois plus), est commune dans les lieux frais, les prairies, au bord des routes, dans les clairières, de la plaine à l’étage montagnard. On la reconnaîtra » à ses grandes feuilles (jusqu’à 60 cm), composées de 3-7 larges folioles très irrégulièrement lobées-dentées, ondulées, poilues sur les deux faces, la supérieure verte et sombre, l’inférieure veloutée-grisâtre, à gros pétiole ouvert à la base en gaine rougeâtre embrassant la tige ; celle-ci, robuste, creuse, profondément cannelée et très velue-hérissée. Les grandes ombelles, à 15-30 rayons de taille souvent inégale, portent des fleurs généralement blanches, parfois rosées ; celles du pourtour de l’ombelle sont bien plus grandes que les autres et leurs pétales sont échancrés en V ; les fruits sont ovales, aplatis et bordés d’une aile étroite. La berce, plante variable, comprend en Europe neuf sous-espèces dont les propriétés seraient voisines. Il est préférable d’utiliser cependant la plus répandue d’entre elles, la sous-espèce sphondylium, à laquelle s’applique la description ci-dessus. La plante est bisannuelle (ou, parfois, brièvement vivace) et fleurit l’été de la deuxième année.
On utilise la racine, les feuilles et les semences. On récolte la première de préférence au début du printemps, les semences à maturité; les feuilles s’emploient plutôt à l’état frais. Choisissez les plantes des lieux les moins humides.
• Famille d’abord difficile, aux nombreuses espèces toxiques, les Ombellifères appellent la prudence : le recours aux flores détaillées est indispensable.
PROPRIÉTÉS MÉDICINALES
• Usage interne
La berce, appelée autrefois branc-ursine (« Patte d’ours »), dont Cazin disait déjà qu’elle méritait d’être étudiée, a été, voici quelques années, tirée du sommeil par des expérimentateurs modernes, dont le Dr Leclerc. Ce dernier a reconnu à la plante de nettes vertus aphrodisiaques qu’il a mises à profit avec succès dans plusieurs cas d’asthénie génésique (alcoolature des fruits, à fairemacérer dans leur poids d’alcool à 90° pendant 8 jours; agiter de temps en temps ; passer et filtrer ; 50 gouttes 3 fois par jour). La racine, en décoction à 20 g par litre, a servi de vermifuge et de remède des dyspepsies. Les recherches récentes du Pr R. Paris conduisent cependant à des perspectives plus intéressantes: la teinture des semences diluée dans du sérum physiologique s’est en effet montrée une bypotensiue remarquable (10 gouttes 3 fois par jour, dans l’hypertension). D’autres indications anciennes, tant comme antirhumatismale (emploi populaire de la racine dans l’arthrite déformante) que comme antiseptique urinaire (fruits), restent à vérifier (et la berce n’est pas le plus mal connu des simples O.
• Usage externe
La berce a été employée, dans les campagnes, comme résolutive (feuilles et racine fraîches broyées) et s’est montrée efficace sur les abcès, les engorgements lymphatiques, les furoncles, les ulcères, les piqûres d’insectes.
USAGES DIVERS
Acre et même un peu caustique, la berce a pourtant des usages alimentaires: cuites à l’eau, les jeunes pousses et feuilles font un légume savoureux. Ne récoltez que les plantes des sols non humides. Riche en sucre, la moelle des tiges est consommée en Sibérie, séchée et réduite en farine. La tige, les pétioles, les semences, après ébullition dans l’eau, ont servi, dans tout le Nord de l’Europe et jusqu’en Asie septentrionale, à fabriquer une sorte de bière acide (le pars! ou bartsh des Polonais, qui serait à l’origine du mot berce) par fermentation dans un tonneau : « Si on accumule les tiges et les pétioles brisés dans un tonneau et qu’on verse de l’eau pour couvrir le tout, après un mois de fermentation on en retire une masse d’un goût aigrelet, et assez agréable », dit Thore en 1803. De ce marc on tirait une liqueur très enivrante qui, selon Steller, jette dans la mélancolie, procure des songes affligeants, et affaiblit beaucoup. Bosc, qui a expérimenté un certain nombre de ces recettes, nous dit (1822) :  »J’ai désiré imiter les Kamtschatkales dans les préparations de la berce branc-ursine ; mais je n’ai pas réussi à en rendre les pétioles agréables et à en composer une liqueur potable. » Essayez; la plante est commune un peu partout.

La bardane




NOMS COMMUNS :
Bouillon noir, Napolier, Glouteron, Gratteau, Grateron, Grappon, Grippe copeau, Herbe à la teigne, Oreille de géant, Peignerolle, Pignet.CONSTITUANTS CHIMIQUES PRINCIPAUX :
polysaccharides dérivés du lévulose, substances insaturées antibacériennes.



PARTIES UTILISEES :
la racine

UN PEU D’HISTOIRE :Elle fait la joie des enfants qui se bombardent ou décorent leurs vêtements avec ses fruits, hérissés de petits crochets, qu’ils appellent « balles collantes » et « boutons de pompier » ou « de mendiant ». Elle fait aussi celle des grandes personnes lorsqu’elles savent les services qu’elle peut leur rendre.
Considérée à juste titre comme l’un des plus beaux spécimens de notre végétation indigène, la bardane est commune sous presque tous les climats (Virgile conseillait d’en débarrasser les prairies car elle est un mauvais fourrage) et s’accommode de tous les terrains.



Ce sont les feuilles et la racine qu’on utilise en thérapeutique ou… en gastronomie : en effet, dans le midi de la France, en Italie, dans les pays scandinaves et au Japon, on déguste ses jeunes feuilles en salade et on mange sa racine, bouillie puis passée au beurre comme les salsifis; ce qu’en dit Robert Landry : « une valeur discrètement cotée à la bourse des gastronomes » n’est cependant pas tellement encourageant…

En revanche, sa cote à la bourse des remèdes est confortable et ce depuis que le roi Henri III fut guéri, grâce à elle, de la syphilis disent les uns, d’une maladie de peau disent les autres, par son médecin Pena. Ce qui est certain, c’est que la bardane a permis au docteur Cazin de guérir effectivement un cas de syphilis tertiaire et qu’elle est un des meilleurs remèdes contre les affections cutanées.

DESCRIPTION :La Bardane est une plante bisannuelle ou vivace à racine fusiforme, charnue, longue, de la grosseur d’un doigt, blanchâtre en dedans, brune en dehors. La tige, dressée, haute de 1 mètre et plus, est cylindrique, strièe, rougeâtre, ferme, épaisse, rameuse. Les feuilles sont très larges, un peu cordiformes, plus petites en s’élevant vers le sommet, un peu dentées sur les bords, d’un beau vert dessus, cotonneuses dessous. Les fleurs, violet-pourpre, sont groupées en petits capitules constituant une panicule terminale. Elles sont entourées d’un grand nombre de petites bractées étroites, rudes, imbriquées, dirigées dans tous les sens, terminées au sommet par un petit crochet recourbé à l’extérieur.


CULTURE ET RÉCOLTE :Visible dans toute l’Europe, l’Asie, la Sibérie, le Japon, l’Amérique, la Bardane est absente de la région méditerranéenne. Sa culture se pratique à partir des graines dès leur maturité. N’attendez pas, semez-les tout de suite, en plein champ assez profondément, entre 30 et 40 centimètres. La racine de Bardane se récolte au printemps de la deuxième année, avant l’apparition des fleurs. Après l’avoir lavée et débarrassée des radicelles, coupez-la en rondelles, que vous mettez à sécher dans des endroits secs, aérés, chauffés si nécessaire.


USAGES :La racine très allongée, riche en polyènes et acides-alcools détermine l’activité thérapeutique de la bardane. La bardane a une action dépurative de la peau par son rôle de draineur. Les acides-phénols favorisent l’élimination des toxines au niveau du foie (cholèrètiques) et des reins (diurétiques). De plus, les polyénes présents sont des antibactèriens et antifongiques (contre les champignons cutanés), renforçant l’action dépurative. La racine de bardane est donc utilisée à juste titre en cas d’acné, d’eczéma, de furoncle et d’autres affections de la


peau. Son association avec la pensée sauvage permet une synergie d’action. La bardane est aussi utilisée en cas de diabète car on a constaté un effet normoglycémiant, permettant d’abaisser une glycémie trop élevé.

INDICATIONS :- ACNÉ,
- ECZÉMA,
- FURONCLES,
- STIMULATION DES FONCTIONS D’E’ LIMINATION DU FOIE ET DES REINS,
- TRAITEMENT ADJUVANT DU DIABÊTE.



Suite demain!!!   bonne après midi 1   Ninnenne   
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