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 SAGESSE AMERINDIENNE

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ninnenne
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Date d'inscription : 08/03/2012
Localisation : belgique

MessageSujet: SAGESSE AMERINDIENNE   Sam 21 Mar - 16:17

SAGESSE AMERINDIENNE

"Vous qui avez tant de sagesse devez bien savoir que des nations différentes ont une conception des choses également différente.
Ainsi, vous ne le prendrez pas comme une offense si nous vous disons que ce que nous pensons de l'enseignement de l'Homme blanc diffère de l'idée que vous vous en faites vous-mêmes.
Nous en avons eu quelque expérience.
Plusieurs de nos jeunes gens furent éduqués au sein de vos universités, où on leur enseigna toutes vos sciences.
Mais lorsqu'ils nous revinrent, ils étaient devenus de mauvais coureurs, ignoraient les moyens de vivre dans les bois, incapables de supporter le froid ou la faim.
Ils ne savaient pas construire une hutte, attraper un cerf, tuer un ennemi. Ils parlaient notre langue imparfaitement.
Ils n'avaient par conséquent pas l'aptitude nécessaire pour être chasseurs, guerriers ou conseillers. Ils étaient devenus des bons à rien.
Nous vous savons gré, néanmoins, de la bonté de votre offre ; cependant nous la déclinons.
Afin de prouver notre gratitude, nous nous engageons, si ces Messieurs de Virginie veulent nous confier une douzaine de leurs fils, à les éduquer avec le plus grand soin, à leur enseigner tout ce que nous [size=13]savons et à en faire des hommes.[/size]
Canassatego
([size=13]Extrait du Traité de Lancaster)[/size]

Les animaux sous la neige

 
 Un Indien rentrant de la chasse remarqua que des loups le suivaient.
Il se délesta de son gibier et le lança aux loups.
Ceux-ci se ruèrent dessus et n'en firent qu'une bouchée, sans pour autant abandonner leur poursuite. 
L'Indien leur donna alors sa gibecière faite de cuir, mais cela ne contenta pas les loups et il n'eut plus rien à leur offrir excepté sa vie.
Il tomba à genoux et se mit à prier Dieu.
Les loups disparurent. 
Chef Dan George (chef de la tribu Salish dans la Crique Burrard, Colombie Britannique), né à Geswanouth Slahoot, le 24 juillet 1899 au Nord de Vancouver, B.C. et décédé le 23 septembre 1981 à Vancouver, B.C.
 
 Nous le savons : la terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la terre. 
Nous le savons : toutes choses sont liées. 
Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. 
L'homme n'a pas tissé la toile de la vie, il n'est qu'un fil de tissu.
Tout ce qu'il fait à la toile, il le fait à lui-même. 
 
Chef Seattle, Suquamish
 
 Quand nous, les enfants, devenions trop turbulents, quand nous creusions des trous partout, arrachions les herbes, les anciens se mettaient en colère. 
Ils nous disaient Baa-nah, baa-nah - "ça suffit, laissez la terre en paix"-.
Cela signifiait que les choses n'ont nul besoin de changer l'ordre du monde, de le bouleverser. 
Il ne nous serait jamais venu à l'idée de tuer une grenouille ou d'agacer un insecte, une mouche, une fourmi, un serpent. 
Pour nous, être humains, ces créatures sont des messagers, des esprits bienveillants.
Ce respect, profondément ancré dans notre culture, s'étendait aux rochers, à la poussière, à l'eau. 
C'est ainsi que j'ai appris à voir le monde. 
Leslie Marmon Silko 
(Laguna Pueblo)
 
 
 L’homme moderne oublie que la Terre est un être vivant, un être intelligent qui est en train d’enregistrer dans sa mémoire les actions humaines. 
Nous, les natifs, nous cherchons des êtres écologiques, des êtres équilibrés, des êtres heureux. 
Nous savons que l’unique manière de sauver la vie est de remettre la vie à la vie, seul celui qui est impeccable accomplit la loi cosmique sacrée, cette loi écrite dans nos cœurs et qui dit : jouis de la vie, toujours ; ne cesse pas d’apprendre. 
Kaypacha 
 
 
 L'homme croit quelquefois qu'il a été créé pour dominer, pour diriger.
Mais il se trompe. Il fait seulement partie du tout.
Sa fonction ne consiste pas à exploiter, mais à surveiller, à être régisseur.
L'homme n'a ni pouvoirs ni privilèges, seulement des responsabilités. 
 
Oren Lyons, Iroquois onondaga
 
 
 Le temps est venu de nous mettre à l'écoute des Amérindiens, car eux seuls ont les réponses aux questions qui angoissent les Occidentaux.
Et d'abord, la plus lancinante de toutes : quel monde laisserons-nous à nos enfants ?
Les Gardiens de la Terre
 
"Ma main n'a pas la même couleur que la tienne, mais si je la perce, j'aurais mal. 
Le sang qui en coulera sera de la même couleur que le tien. 
Nous sommes tous deux enfants du Grand Esprit." 
Standing Bear (chef des Sioux Oglalas).
 
 
 Quand le dernier arbre sera abattu, 
la dernière rivière empoisonnée, 
le dernier poisson capturé, 
alors seulement vous vous apercevrez 
que l'argent ne se mange pas." 
Prophétie d'un Indien Cree.
 
 
 Tout ce que fait un indien, il le fait dans un cercle
Il en est ainsi parce que le pouvoir de l’univers opère toujours en cercles et que toute chose tend à être ronde. Dans les temps anciens, lorsque nous étions un peuple heureux et fort, notre pouvoir nous venait du cercle sacré de la nation, et tant qu’il ne fut pas brisé, notre peuple a prospéré.
Tout ce que fait le pouvoir de l’univers se fait dans un cercle. 
Le ciel est rond et j’ai entendu dire que la terre est ronde comme une balle et que toutes les étoiles le sont aussi. 
Le vent, dans sa plus grande puissance, tourbillonne.
Les oiseaux font leur nid en rond, car leur religion est la même que la nôtre. 
Le soleil s’élève et redescend dans un cercle. 
La lune fait de même, et ils sont ronds l’un et l’autre. 
Même les saisons, dans leur changement, forment un grand cercle et reviennent toujours où elles étaient. 
La vie d’un homme est un cercle d’enfance à enfance, et ainsi en est-il de toute chose où le pouvoir se meut. 
Aussi nos tentes étaient rondes comme les nids des oiseaux et toujours disposées en cercle, le cercle de la nation, nid fait de nombreux nids où nous couvions nos enfants selon la volonté du Grand Esprit.
 
Elan Noir, indien Sioux.
 
 
 
Défendre notre terre des Hommes qui ne font que
nuire...
La terre pourrait, tôt ou tard, disparaître.
Le réchauffement de la planète,
l'amincicement de la couche d'ozone,
la disparition de la faune et la flore,
Un besoin urgent s'impose, toutes les espèces vivantes
sur terre, y compris l'être Humain, ne peut survivre
sans des écosystèmes sains.
Il est important de sensibliser les populations à
l'importance de la conservation de la biodiversité.
 
http://www.defipourlaterre.org


 
Etre né homme sur cette terre est une charge sacrée...
nous avons une responsabilité sacrée, du fait de ce présent exceptionnel qui nous à été fait, bien au dessus du beau cadeau qu'est la vie des plantes, des poissons, des forêts, des [size=13]oiseaux, et de tous les êtres qui vivent sur terre, 
nous nous devons de prendre soin d'eux[/size]
Audrey shenandoah (onondaga)
 
 
'Voyez, mes frères, le printemps est venu; la Terre a reçu l'étreinte de Soleil et nous verrons bientôt les fruits de cet amour.
Chaque graine s'éveille et de même chaque animal prend vie. C'est à ce mystérieux pouvoir que nous devons aussi notre existence; c'est pourquoi nous concédons à nos voisins, même à nos voisins animaux, le même droit qu'à nous d'habiter cette terre.
Pourtant, écoutez-moi, vous tous, nous avons maintenant affaire à une autre race - petite et faible quand nos pères l'ont rencontré pour la première fois, mais aujourd'hui grande et arrogante. Assez étrangement, ils ont dans l'idée de cultiver le sol et l'amour de posséder est chez eux une maladie.
Ces gens-là ont établi beaucoup de règles que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la Terre, pour leur propre usage et se barricadent contre leurs voisins; ils la défigurent avec leurs constructions et leurs ordures. 
Cette nation est pareille à un torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage."
 
Sitting Bull, chef sioux Hunkpapa. 1875
 
 
 
 
Soyez heureux afin de vivre vieux...
les soucis vous rendent malade,  se mettre en colére est une mauvaise habitude... 
Si l'innocent ne se met pas en colére 
il vivra longtemps.
Celui qui a quelque chose à se reprocher, 
perdra la santé à cause de ses pensée négatives.
S'il est vrai que le bonheur est bon,
il est également source de santé.
 
Traditionnel (hopi)
 
 
 
Un homme peut bien faire des choses mystérieuses mais aucun n'a jamais été capable de trouver qui commande au ciel et à la lune, ni au changement des saisons.
L' homme peut bien exécuter les plus merveilleuses actions, il peut bien fabriquer les objets les plus magnifiques, ils ne seront pas comparables à l'oeuvre de la nature; quand les saisons changent, nous les regardons comme un don du soleil qui est le plus fort de tous les pouvoirs mystérieux et sacrés.
Anonyme (téton sioux) 
 
 
 
"Enfant, je savais donner; j'ai oublié cette grâce depuis que je suis devenu civilisé. 
J'avais un mode de vie naturel alors qu'aujourd'hui, il est artificiel. 
Tout joli caillou avait une valeur à mes yeux; chaque arbre qui poussait était un objet de respect. 
Maintenant, je m'incline avec l'homme blanc devant un paysage peint dont on estime la valeur en dollars."
Ohiyesa, écrivain indien contemporain
 
 
"Hommes blancs ! on ne vous a pas demandé de venir içi. Le grand Esprit nous a donné ce pays pour y vivre . 
Vous aviez le vôtre. nous ne vous gênions nullement.
Le grand Esprit nous a donné une vaste terre pour y vivre et des bisons , des daims , des antilopes et autres gibiers. Mais vous êtes venus et vous m'avez volé ma terre. 
Vous tuez mon gibier. Il devient alors dur pour nous de vivre. 
Maintenant vous nous dites que pour vivre il nous faut travailler; or le grand Esprit ne nous a pas fait pour travailler, mais pour vivre de la chasse. 
Vous autres, hommes blancs, vous pouvez travailler si vous voulez. Nous ne vous gênons nullement. 
Mais à nouveau vous nous dites : pourquoi ne devenez vous pas civilisés? 
Nous ne voulons pas de votre civilisation !
Nous voulons vivre comme le faisaient nos pères; et leurs pères avant eux."
Crazy horse (cheval fou ) : illustre chef guerrier sioux oglala (1841-1877).
 
 
 " Vous êtes comme des enfants, tout ce que vous voyez vous le voulez, vous voulez ceci, vous voulez cela. 
Vous avez la technologie, mais vous ne savez pas vous en servir proprement.                      
Vous n'aimez pas la terre parce que vous la vendez, puis vous la saccagez pour faire du profit. (...) 
Pour nous, Amérindiens, nos valeurs c'est notre mère la Terre, elle est sacrée, c'est l'esprit de nos ancêtres, c'est notre culture, c'est notre liberté, c'est notre source de vie, ça n'a pas de prix."
Message d'un Indien
 
 
 "Quand tu te lèves le matin, 
remercie pour la lumière du jour, 
pour ta vie et ta force. 
Remercie pour la nourriture 
et le bonheur de vivre. 
Si tu ne vois pas de raison de remercier, 
la faute repose en toi-même. "
Tecumseh, chef shawnee ( 1768 - 1813)
 
 
 Qu'est-ce que la vie ?
C'est l'éclat d'une luciole dans la nuit.
C'est le souffle d'un bison en hiver.
C'est la petite ombre qui court dans l'herbe
et se perd au coucher de soleil.
Crowfoot, chef blackfeet (1821-1890)
 
 
 
 
La paix ne pourra naître dans ce monde  que lorsque toujours plus d'hommes  prendront conscience de l'unité  de la  vie existante entre la nature, les animaux, les plantes, les minéraux et les hommes ;  
et vivrons en conséquence.
Elan Noir, indien Sioux
 
 
Envie de continuer ma série des animaux sous la neige avec la sagesse amérindienne...????

Création du monde Amérindien

 
Le cinquième rêve légende amérindienne sur la [size=13]création du monde[/size]
 
Au début, le Grand Esprit dormait dans le rien.
Son sommeil durait depuis l’éternité.
Et puis soudain, nul ne sait pourquoi, dans la nuit, 
il fit un rêve.
En lui gonfla un immense désir…
Et il rêva la lumière.
Ce fut le premier rêve.
La toute première route.
 

Longtemps, la lumière chercha son accomplissement, son extase.
Quand finalement elle trouva, elle vit que c’était la transparence.
Et la transparence régna.
 
Mais voilà qu’à son tour,ayant exploré tous les jeux de couleurs qu’elle pouvait imaginer, la transparence s’emplit du désir d’autre chose.
A son tour elle fit un rêve.
Elle qui était si légère, elle rêva d’être lourde.
Alors, apparut le caillou.
Et ce fut le deuxième rêve.
La deuxième route.
 
 
 


Longtemps, le caillou chercha son extase,son accomplissement. 
Quand finalement il trouva,il vit que c’était le cristal.
Et le cristal régna.

 
Mais à son tour, ayant exploré tous les jeux lumineux de ses aiguilles de verre, le cristal s’emplit du désir d’autre chose, qui le dépasserait.
A son tour, il se mit à rêver. 
Lui qui était si solennel, si droit, si dur, il rêva de tendresse, de souplesse et de fragilité.
Alors apparut la fleur.
Et, ce fut le troisième rêve, la troisième route.
 


Longtemps, la fleur, ce sexe de parfum, chercha son accomplissement, son extase.
Quand enfin elle trouva, elle vit que c’était l’arbre.

Et l’arbre régna sur le monde.
 

Mais vous connaissez les arbres.
On ne trouve pas plus rêveurs qu’eux ...
ne vous amusez pas à pénétrer dans une forêt qui fait un cauchemar.
L’arbre, à son tour, fit un rêve. 

Lui qui était si ancré à la terre, il rêva de la parcourir librement,follement, de vagabonder au travers d’elle.
Alors apparut le ver de terre.
Et ce fut le quatrième rêve. La quatrième route.
 
Longtemps, le ver de terre chercha son accomplissement, son extase.
Dans sa quête, il prit tour à tour la forme du porc-épic, de l’aigle, du puma, du serpent à sonnette.
Longtemps, il tâtonna. Et puis un beau jour,
dans une immense éclaboussure…
Au beau milieu de l’océan… un être très étrange surgit,
en qui toutes les bêtes de la terre trouvèrent leur accomplissement,
et ils virent que c’était la baleine !
 
 
Longtemps, cette montagne de musique régna sur le monde.
Et, tout aurait peut-être dû en rester là, car c’était très beau. 
Seulement voilà…
Après avoir chanté pendant des lunes et des lunes, la baleine, à son tour, ne put s’empêcher de s’emplir d’un désir fou.
Elle qui vivait fondue dans le monde, elle rêva de s’en détacher.
Alors, brusquement nous sommes apparus, nous les hommes. 
Car nous sommes le cinquième rêve, la cinquième route,en marche vers le cinquième accomplissement,la cinquième extase.
Et ici, je vous dis : Faites très attention ! Car, voyez-vous,
Dans la moindre couleur, toute la lumière est enfouie.
Dans tout caillou du bord du chemin, il y a un cristal qui dort.
Dans le plus petit brin d’herbe, sommeille un baobab.
Et dans tout ver de terre, se cache une baleine.
Quant à nous, nous ne sommes pas le « plus bel animal »
nous sommes le rêve de l’animal !
Et ce rêve est pas encore inaccompli.
 
 
Ce texte aurait été prononcé par Swift Deer, Shaman Navajo…
Source livre : Le Cinquiéme Rêve de Patrice Van Eersel.
 

Il existe Sagesse amérindienne

 
Il existe
 
Il existe [size=13]chez l'homme une soif pour la paix[/size]
Qui par la liberté peut s'étancher.
Reliant en profondeur notre âme à l'univers
Elle clame avec ardeur que nous sommes frères....
 
Il existe aussi une conscience à jamais
Eteinte qui fait que l'homme aime sans compter
Son prochain vivant sur notre planète
La paix est en chacun de nous en fait.
 
 Cette conscience dévoile le meilleur de nous-même
Quand dans un cri d'amour, en un poème,
Elle peut restituer nos richesses intérieures.
Puisse-t-elle toujours construire notre bonheur
 
Car en tout [size=13]homme existe l’esprit d’un cœur léger[/size]
Qui vient vous embrasser de paroles éclairer
Notre belle conscience qui vie sans innocence
Nous offre sans compter des idées éclairées
 
Il existera toujours quelque part dans le monde
Des hommes qui feront que la paix soit féconde
Dans chaque recoin de la terre, notre mère
Car elle nous porte comme ses propres [size=13]enfants...[/size]
 
Irène Mury
 
 
Un merveilleux poème d'espoir...


Message Amérindien

 
"Nous les Indiens, nous ne sommes pas censés dire
: cette terre m'appartient.
Nous ne faisons que l'utiliser.
C'est l'homme blanc qui l'achète et qui pose des
clôtures.
La terre fait partie de nous, et nous faisons partie
de la terre."
Buffalo Tiger, Tigre Bison
 
Peut-être que tout a commencé avec les premières clôtures...


La légende de la femme bison blanc

La légende de la femme Bison blanc
Un été, il y a si longtemps que personne ne saurait dire quand cela s'est passé, les Oceti-Shawokin, les sept feux de conseil sacrés de la nation Lakota se réunirent et s'installèrent en un même endroit. Le soleil brillait tout le temps, mais il n'y avait pas de gibier et les Sioux mouraient de faim.
Tous les jours, ils envoyaient des chasseurs en reconnaissance, mais ceux-ci revenaient toujours bredouilles.
Parmi les groupes qui s'étaient rassemblés se trouvaient les Itazipchos, les Sans Arc, dont les tipis étaient regroupés autour de leur chef, Corne-Creuse-Debout.
Un matin, très tôt, le chef envoya deux de ses jeunes chasseurs à la recherche de gibier. Ils s'en allèrent à pied, car à cette époque, les Sioux n'avaient pas encore de [size=13]chevaux. Ils cherchèrent de tous côtés, mais en vain. Arrivés près d'une grande colline, ils décidèrent d'y grimper pour essayer de voir le pays alentour.[/size]
Quand ils furent à mi-pente, ils virent venir à eux, de très loin, quelqu'un qui ne marchait pas mais qui flottait dans l'air. C'est à cela qu'ils reconnurent que cette personne était Wakan, sacrée. Au début, ils ne pouvaient distinguer qu'une tout petite forme et il leur fallut faire de gros efforts pour voir que c'était une forme humaine. Mais quand elle fut plus près, ils s'aperçurent que c'était une très belle jeune femme, plus belle que ce qu'ils avaient vu jusque là, avec deux ronds de [size=13]peinture rouge sur les joues. Elle portait une splendide robe blanche qui laissait un sillage brillant dans le soleil.[/size]
Cette étrangère Wakan était Ptesan-Wi, Femme-bison-blanc. Elle portait un sac en peau et un éventail de feuilles de sauge. Elle avait de longs cheveux d'un noir bleuté, qu'elle portait flottants, sauf une mèche sur le côté droit attachée avec de la fourrure de bison.
Ses yeux étaient sombres et brillants et on y lisait un grand pouvoir. Les deux hommes la regardaient bouche bée.
Le premier était frappé d'une terreur sacrée, mais l'autre éprouvait du désir pour son corps, et il tendit la main pour la toucher. Cette femme était Lila Wakan, très sacrée, et on ne pouvait lui manquer de respect. Immédiatement, un éclair le foudroya et le brûla entièrement.
A l'autre jeune homme dont le comportement avait été correct, Femme-bison-blanc dit : « ce sont de bonnes choses que j'apporte ici, un objet sacré pour ton peuple. Retourne au campement et dis à tous de se préparer à me recevoir. Dis à ton chef de dresser un tipi-médecine à 24 mats. Qu'il soit purifié pour ma venue. »
Le jeune chasseur retourna donc au camp. Il dit au chef ce que la femme sacrée avait ordonné et il le dit à tous. Les gens réparèrent donc le grand tipi et attendirent. Quatre jours plus tard, ils virent venir à eux Femme-bison-blanc, avec son sac de peau. Le chef l'invita à pénétrer dans le tipi-médecine.
 
Elle entra et en fit le tour dans le même sens que le soleil. Le chef s'adressa à elle respectueusement : « Sœur, nous sommes heureux que tu sois venue à nous pour nous instruire. »
Elle lui dit ce qu'elle voulait qu'ils fassent. Au centre du tipi, il fallait placer un owanka wakan, un autel sacré, en terre rouge, avec au-dessus un crâne de bison et un support à trois branches pour un objet sacré qu'elle avait apporté. Ils firent comme elle le demandait, et du bout du doigt elle traça un dessin sur la terre bien lissée de l'autel . Elle leur montra comment il fallait faire tout cela, puis elle fit à nouveau tout le tour du tipi, dans le sens de la course du soleil. Ensuite elle s'arrêta devant le chef et ouvrit son sac.
L'objet sacré qui s'y trouvait était la chanunpa, la pipe sacrée. Elle la tendit vers l'assemblée et laissa chacun la regarder. Elle tenait fermement le tuyau dans sa main droite et le fourneau dans sa main gauche et depuis ce temps là, c'est toujours de cette manière qu'on la tient.
Le chef parla à nouveau et dit : « Sœur, nous sommes heureux. Voilà quelque temps que nous n'avons pas de viande, tout ce que nous pouvons t'offrir c'est de l'eau. » Ils trempèrent de la wacanga, de l'eau-de-miel dans une gourde d'eau et la lui donnèrent. Femme-bison-blanc montra comment se servir de la pipe. Elle la remplit de chan-shasha, du tabac d'écorce de bouleau rouge. Elle fit quatre fois le tour du tipi dans le sens du soleil. C'était le symbole du cercle sans fin, du cercle sacré, du chemin de la vie. Elle mit un petit morceau de bison sec sur le feu et alluma sa pipe avec. C'était le feu éternel, la flamme qu'on doit transmettre de génération en génération. Elle leur révéla que la fumée qui s élevait de la pipe était le souffle de Tunkashila, le souffle vivant de Grand-Père Mystère.
Femme-bison-blanc montra aux Sioux comment prier, quels mots il fallait employer et quels gestes faire. Elle leur apprit le chant qu'on chante pour remplir la pipe et comment on doit la lever vers Grand-Père, le ciel et la baisser vers Grand-Mère ; la terre et puis la tendre vers les quatre points cardinaux, les quatre directions de l'univers.
« Avec cette pipe sacrée, dit-elle, vous irez telle une prière vivante. Avec vos pieds posés sur la terre et le tuyau de la pipe qui atteint le ciel, votre corps forme un pont vivant entre le Monde sacré du dessous et le Monde sacré du dessus. Le tuyau de bois de cette pipe symbolise tout ce qui pousse sur la Terre.
Femme bison-blanc s'adressa ensuite aux femmes et leur dit : « Vous venez de la Terre-Mère, ce que vous accomplissez est aussi grand que ce que font les guerriers. » Elle leur apporta aussi le maïs et leur apprit à faire le feu du foyer. Puis, elle s'adressa à tout le monde : « la pipe est vivante ; c'est une être rouge qui vous montre une vie rouge et un chemin rouge, par son intermédiaire, vous pourrez parler à Wakan Tanka, l'Esprit du Grand Mystère.
Elle leur apprit à abattre l'arbre sacré pour la danse du Soleil. Elle dit aux Lakotas qu'ils avaient été choisis par Tunkashila pour prendre soin de la pipe sacrée.
Puis, une dernière fois, elle s'adressa au chef et lui dit : « Souviens toi, cette pipe est très sacrée, respectez la et elle vous amènera au bout du chemin.
Les quatre étapes de la [size=13]création sont en moi ; je suis les quatre époques. Je viendrai vous voir à chaque nouvelle génération. La femme sacrée prit congé et dit « toksha ake wacinyanktin ktelo, ce qui veut dire je reviendrai vous voir.[/size]
Elle partit vers le soleil couchant, puis elle s'arrêta et se transforma en bison noir, puis en bison brun, en bison rouge et la quatrième fois elle se changea en bison blanc, l'animal le plus sacré. Puis elle disparut.
Alors apparurent des troupeaux de bisons qui se laissèrent tuer et la nation Sioux eut à manger."
 
 

 
Vous trouverez sur le lien ci-dessous une autre version de cette belle légende, mais des compéments d'informations sur cette belle histoire...et un très beau message que je cite :
"Les prophéties annoncent des temps nouveaux basés sur la paix, la fraternité, l'écoute, la compréhension et l'harmonie. Cela signifie que les anciens systèmes s'effondrent et que les conditions sont réunies pour construire une nouvelle humanité.
Mais elle ne se fera pas toute seule, elle sera ce que nous en ferons.
La paix des peuples sera instaurée parce que chacun de nous fera la paix à l'intérieur de soi.
Cette responsabilité nous appartient.
Le monde sera à l'image de nos pensées et de nos sentiments.
Que chacun oriente ses pensées et ses sentiments vers la confiance, le pardon, le don, l'écoute, l'entraide et la joie."
[size=13]http://www.spirit-science.fr/doc_terre/bisonblanc.html[/size]

L'amour de la terre Luther Standing Bear

 
"Les vieilles gens en viennent littéralement à [size=13]aimer la[/size]
terre,
ils s'assoient et s'inclinent vers le sol,
comme s'ils voulaient se rapprocher d'une puissance
maternelle.
Il est salutaire pour la peau d'être en contact avec le
sol,
et les personnes âgées aimaient à retirer leurs
mocassins
pour marcher pieds nus sur la terre sacrée.
Leurs tipis étaient construits sur la terre,
et leurs autels étaient faits de terre.
Les [size=13]oiseaux qui volaient[/size]
dans les airs venaient se reposer sur la terre,
et la terre était l'endroit obligé de tout ce qui vit et
pousse.
Le sol était source d'apaisement, de force, de
purification et de guérison.
C'est pourquoi le vieil Indien reste assis sur le sol,
au lieu de gaspiller les maigres forces qui lui restent.
Pour lui, être assis ou allongé sur la terre,
c'est être capable
de penser plus profondément,
de sentir plus intimement."
 
Luther Standing Bear  "Ours Debout"
Chef des Sioux Oglala
( 1868 - 1939 )


Proverbe des Indiens Micmac

 
"Honore les anciens !
Même un vieil [size=13]homme aveugle pourrait te guider[/size]
vers un arc en ciel."
 
Proverbe des Indiens Micmac
 
De belles paroles sur l'éloge de la vieillesse...


Le don de la vieillesse Sandoval

 
"Tu me regardes,
et tu ne vois qu'un vieil homme très laid.
Et pourtant, à l'intérieur,
je suis rempli d'une grande beauté.
Je suis assis comme au sommet de la montagne,
et je lis l'avenir comme dans un [size=13]livre ouvert."[/size]
 
Sandoval, Hastin Tlo'Tsi Hee / vieil homme herbe a bison
( Indien Navajo )
 


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