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 "La femme Bison Blanc"(histoire,vidéo)

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ninnenne
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Date d'inscription : 08/03/2012
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MessageSujet: "La femme Bison Blanc"(histoire,vidéo)   Mar 9 Juin - 14:55

"La femme Bison Blanc"



Un été, il y a si longtemps que personne ne saurait dire quand cela s’est passé, les Oceti-Shawokin, les sept feux de conseil sacrés de la nation Lakota se réunirent et s’installèrent en un même endroit. Le soleil brillait tout le temps, mais il n’y avait pas de gibier et les Sioux mouraient de faim. Tous les jours, ils envoyaient des chasseurs en reconnaissance, mais ceux-ci revenaient toujours bredouilles. Parmi les groupes qui s’étaient rassemblés se trouvaient les Itazipchos, les Sans Arc, dont les tipis étaient regroupés autour de leur chef, Corne-Creuse-Debout.

Un matin, très tôt, le chef envoya deux de ses jeunes chasseurs à la recherche de gibier. Ils s’en allèrent à pied, car à cette époque, les Sioux n’avaient pas encore de [size=16]chevaux
. Ils cherchèrent de tous côtés, mais en vain. Arrivés près d’une grande colline, ils décidèrent d’y grimper pour essayer de voir le pays alentour.
[/size]
Quand ils furent à mi-pente, ils virent venir à eux, de très loin, quelqu’un qui ne marchait pas mais qui flottait dans l’air. C’est à cela qu’ils reconnurent que cette personne était Wakan, sacrée. Au début, ils ne pouvaient distinguer qu’une tout petite forme et il leur fallut faire de gros efforts pour voir que c’était une forme humaine. Mais quand elle fut plus près, ils s’aperçurent que c’était une très belle jeune femme, plus belle que ce qu’ils avaient vu jusque là, avec deux ronds de [size=16]peinture rouge sur les joues. Elle portait une splendide robe blanche qui laissait un sillage brillant dans le soleil.[/size]
Cette étrangère Wakan était Ptesan-Wi, Femme-bison-blanc. Elle portait un sac en peau et un éventail de feuilles de sauge. Elle avait de longs cheveux d’un noir bleuté, qu’elle portait flottants, sauf une mèche sur le côté droit attachée avec de la fourrure de bison.
Ses yeux étaient sombres et brillants et on y lisait un grand pouvoir. Les deux hommes la regardaient bouche bée. Le premier était frappé d’une terreur sacrée, mais l’autre éprouvait du désir pour son corps, et il tendit la main pour la toucher. Cette femme était Lila Wakan, très sacrée, et on ne pouvait lui manquer de respect. Immédiatement, un éclair le foudroya et le brûla entièrement.
A l’autre jeune homme dont le comportement avait été correct, Femme-bison-blanc dit : « ce sont de bonnes choses que j’apporte ici, un objet sacré pour ton peuple. Retourne au campement et dis à tous de se préparer à me recevoir. Dis à ton chef de dresser un tipi-médecine à 24 mats. Qu’il soit purifié pour ma venue. »
Le jeune chasseur retourna donc au camp. Il dit au chef ce que la femme sacrée avait ordonné et il le dit à tous. Les gens réparèrent donc le grand tipi et attendirent. Quatre jours plus tard, ils virent venir à eux Femme-bison-blanc, avec son sac de peau. Le chef l’invita à pénétrer dans le tipi-médecine. Elle entra et en fit le tour dans le même sens que le soleil. Le chef s’adressa à elle respectueusement : 
« Sœur, nous sommes heureux que tu sois venue à nous pour nous instruire. »
Elle lui dit ce qu’elle voulait qu’ils fassent. Au centre du tipi, il fallait placer un owanka wakan, un autel sacré, en terre rouge, avec au-dessus un crâne de bison et un support à trois branches pour un objet sacré qu’elle avait apporté. Ils firent comme elle le demandait, et du bout du doigt elle traça un dessin sur la terre bien lissée de l’autel . Elle leur montra comment il fallait faire tout cela, puis elle fit à nouveau tout le tour du tipi, dans le sens de la course du soleil. Ensuite elle s’arrêta devant le chef et ouvrit son sac.
L’objet sacré qui s’y trouvait était la chanunpa, la pipe sacrée. Elle la tendit vers l’assemblée et laissa chacun la regarder. Elle tenait fermement le tuyau dans sa main droite et le fourneau dans sa main gauche et depuis ce temps là, c’est toujours de cette manière qu’on la tient.
 
Le chef parla à nouveau et dit : « Sœur, nous somme heureux. Voilà quelque temps que nous n’avons pas de viande, tout ce que nous pouvons t’offrir c’est de l’eau. » Ils trempèrent de la wacanga, de l’eau-de-miel dans une gourde d’eau et la lui donnèrent. Femme-bison-blanc montra comment se servir de la pipe. Elle la remplit de chan-shasha, du tabac d’écorce de bouleau rouge.

Elle fit quatre fois le tour du tipi dans le sens du soleil. C’était le symbole du cercle sans fin, du cercle sacré, du chemin de la vie. Elle mit un petit morceau de bison sec sur le feu et alluma sa pipe avec. C’était le feu éternel, la flamme qu’on doit transmettre de génération en génération. Elle leur révéla que la fumée qui s élevait de la pipe était le souffle de Tunkashila, le souffle vivant de Grand-Père Mystère.
 
Femme-bison-blanc montra aux Sioux comment prier, quels mots il fallait employer et quels gestes faire. Elle leur apprit le chant qu’on chante pour remplir la pipe et comment on doit la lever vers Grand-Père, le ciel et la baisser vers Grand-Mère ; la terre et puis la tendre vers les quatre points cardinaux, les quatre directions de l’univers. « Avec cette pipe sacrée, dit-elle, vous irez telle une prière vivante. Avec vos pieds posés sur la terre et le tuyau de la pipe qui atteint le ciel, votre corps forme un pont vivant entre le Monde sacré du dessous et le Monde sacré du dessus. Le tuyau de bois de cette pipe symbolise tout ce qui pousse sur la Terre.
Femme bison-blanc s’adressa ensuite aux femmes et leur dit : 
« Vous venez de la Terre-Mère, ce que vous accomplissez est aussi grand que ce que font les guerriers. » Elle leur apporta aussi le maïs et leur apprit à faire le feu du foyer. Puis, elle s’adressa à tout le monde : « la pipe est vivante ; c’est une être rouge qui vous montre une vie rouge et un chemin rouge, par son intermédiaire, vous pourrez parler à Wakan Tanka, l’Esprit du Grand Mystère. Elle leur apprit à abattre l’arbre sacré pour la danse du Soleil. Elle dit aux Lakotas qu’ils avaient été choisis par Tunkashila pour prendre soin de la pipe sacrée. Puis, une dernière fois, elle s’adressa au chef et lui dit : « Souviens toi, cette pipe est très sacrée, respectez la et elle vous amènera au bout du chemin. Les quatre étapes de la [size=16]création
 sont en moi ; je suis les quatre époques. Je viendrai vous voir à chaque nouvelle génération. La femme sacrée prit congé et dit « toksha ake wacinyanktin ktelo, ce qui veut dire je reviendrai vous voir.
Elle partit vers le soleil couchant, puis elle s’arrêta et se transforma en bison noir, puis en bison brun, en bison rouge et la quatrième fois elle se changea en bison blanc, l’animal le plus sacré. Puis elle disparut. 
Alors apparurent des troupeaux de bisons qui se laissèrent tuer et la nation Sioux eut à manger.
[/size]
 
 
Les légendes...les contes et les histoires racontées ou chantées...Simplement un peu de rêve et d'évasions...







bonne après midi 1     Ninnenne
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ninnenne
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MessageSujet: Re: "La femme Bison Blanc"(histoire,vidéo)   Jeu 11 Juin - 14:25

PAROLES DU CHEF SEATTLE et de ses fils spirituels

"Le Grand Chef Blanc, à Washington, nous salue avec de l'amitié et de la [size=16]bonne volonté. Ceci est gentil de sa part, car nous savons qu'il n'a pas beaucoup besoin de la nôtre, d'amitié.
Il nous fait savoir qu'il veut acheter notre terre et nous laisser une réserve pour y vivre sans encombre.
Cette offre paraît juste et même généreuse, car l'Homme Rouge n'a plus de droits à faire valoir face à l'Homme Blanc qui veut venir avec ses fusils.
Mais comment pouvez vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre?[/size]
L'idée nous paraît étrange.
Si nous ne possédons pas la fraicheur de l'air et le miroitement de l'eau, comment pouvez vous les acheter?

Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple.
Chaque aiguille de pin luisante, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d'insecte est sacré dans le souvenir et l'expérience de mon peuple.
La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l'Homme Rouge.
Les morts des Hommes Blancs oublient le pays de leur naissance lorsqu'ils s'en vont se promener parmi les étoiles.
Nos morts n'oublient jamais cette terre magnifique, car elle est la mère de l'Homme Rouge.
Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous.
Nous savons que l'Homme Blanc ne comprend pas nos moeurs.
Pour lui, une parcelle de terre ressemble à la suivante car c'est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin.
La terre n'est pas sa soeur, mais son ennemie, et, lorsqu'il l'a conquise, épuisée, il va plus loin.
Il abandonne même la tombe de ses aïeux, et cela ne le tracasse pas.
La tombe de ses aïeux, et le patrimoine de ses enfants sombrent dans l'oubli.
Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre, comme les moutons ou les perles brillantes.
Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu'un désert.
Nos moeurs sont différentes des vôtres.
La vue de vos villes fait mal aux yeux de l'Homme Rouge. Mais peut être est-ce parce que l'Homme Rouge est un sauvage et ne comprend pas.
Il n'y a pas d'endroit paisible dans les villes de l'Homme Blanc. Nul endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps, ou le froissement des ailes d'un insecte.
Mais peut- être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas?.
Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. Et quel intérêt y a-t-il à vivre si l'homme ne peut entendre le cri solitaire de l'engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d'un étang la nuit?
Je suis un Homme Rouge et ne comprends pas.
L'indien préfère le son doux du vent s'élançant comme une flèche à la surface d'un étang, et l'odeur du vent lui même, lavé par la pluie de midi, ou parfumé par le pin pignon.
L'air est précieux à l'Homme Rouge, car toutes les choses partagent le même souffle.
L'Homme Blanc ne semble pas remarquer l'air qu'il respire : comme s'il mettait plusieurs jours à expirer, il est insensible à la puanteur.

Mais, si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous rappeler que l'air nous est précieux, qu'il partage son esprit avec tout ce qu'il fait vivre.
Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle, a aussi reçu son dernier soupir.
Et si nous vous vendons notre terre, vous devrez la garder à part et la tenir pour sacrée, comme un endroit où même l'Homme Blanc peut aller goûter le vent adouci par les fleurs des prés.

Nous considèrerons donc votre offre d'acheter notre terre. Mais si nous décidions de l'accepter, j'y mettrais une condition : lHomme Blanc devra traiter les animaux de cette terre comme ses frères.
Je suis un sauvage et ne connais pas d'autre façon de vivre.
J'ai vu un millier de bisons pourrissant sur la prairie, abandonnés par l'Homme Blanc qui les avait abattus d'un train qui passait. Je suis un sauvage et ne comprends pas comment le cheval de fer fumant peut être plus important que le bison que nous tuons, nous, uniquement pour subsister.
Qu'est ce que l'Homme sans les bêtes?
Si toutes les bêtes disparaissaient, l'homme mourrait d'une grande solitude de l'esprit. Car ce qui arrive aux bêtes, arrive bientôt à l'homme.
Toutes les choses se tiennent.

Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu'ils foulent est fait des cendres de nos aïeux. Pour qu'ils respectent la terre, dites à vos enfants qu'elle est enrichie par les vies de notre race.
Enseignez leur ce que nous avons toujours enseigné aux nôtres : que la terre est notre mère. Et que tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre.
Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes.
Nous savons au moins ceci : la terre n'appartient pas à l'homme; l'homme appartient à la terre.
Cela nous le savons.
Toutes les choses se tiennent, comme le sang qui unit une même famille.
Toutes les choses se tiennent et tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre.

Ce n'est pas l'homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement un fil.
Tout ce qu'il fait à la trame, il le fait à lui-même.
Même l'Homme Blanc, dont le Dieu se promène et parle avec lui comme deux amis ensemble, ne peut être dispensé de la destinée commune.
Après tout, nous sommes peut-être frères. Nous verrons bien.

Il y a une chose que nous savons et que l'Homme Blanc découvrira peut-être un jour : c'est que notre Dieu est le même Dieu.
Il se peut que vous pensiez maintenant le posséder comme vous voulez posséder notre terre : mais vous ne pouvez pas. Il est le Dieu de l'Homme, et sa pitié est égale pour l'Homme Rouge et le Blanc.

Cette terre lui est précieuse, et nuire à la terre c'est accabler de mépris son créateur.

Les Blancs aussi disparaîtront. Peut-être plus tôt que toutes les autres tribus.

Contaminez votre lit, et vous suffoquerez une nuit dans vos propres détritus.

Mais en mourant vous brillerez avec éclat, ardents de la force de Dieu qui vous a amenés jusqu'à cette terre et qui, pour quelque dessein particulier, vous a fait dominer cette terre et l'Homme Rouge.

Cette destinée est mystère pour nous, car nous ne comprenons pas.
Quand les bisons seront tous massacrés, les chevaux sauvages domptés, les coins secrets de la forêt chargés de l'odeur de beaucoup d'hommes et la vue des collines en pleines fleurs ternies par des fils qui parlent...
Alors où seront les fourrés?
Disparus.
 
Où sera l'Aigle?
Disparu.

Et cette disparition marquera la fin de la vie et le début de la survivance.
 
Texte entiérement recopié par mes soins d'un merveilleux petit livre :
"paroles du chef Seattle et de ses fils spirituels"
"Nous sommes peut être Frères"
Trés belles illustrations de Philip Rivière.
Pour UTOVIE 1993
Catalogue gratuit sur simple demande aux:
EDITIONS D'UTOVIE
40320  BATS (France).
Résumé :
En 1854, le président des Etats-Unis d'Amérique offrit d'acheter une large zone du territoire indien et promit une "réserve" aux tribus dépossédées. Les premiers habitants de l'Amérique, y ayant toujours vécu en harmonie avec la nature, ne purent jamais s'opposer à cett "conquête".
Cependant le chef Seattle, de la tribu des Duwamish, prononça un discours, en réponse à la proposition d'achat. Discourt prophétique auquel se joignirent, au fils des ans et des générations, d'autres voix indiennes, constituant cet appel ayant aujourd'hui valeur universelle, qui définit de façon très limpide les rapports intemporels de l'être humain avec la nature.
"Comment pouvez- vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre? l'idée nous paraît étrange.
Nous sommes une partie de la terre et elle fait partie de nous. Nous savons au moins ceci : la terre n'appartient pas à l'homme.
L'homme appartient à la terre. Toutes les choses se tiennent."

Brigitisis, le 7 janvier 2012.
En illustration, une vidéo de you tube.





Brigitisis.centerblog.net




Une halte au paradis ! Les loups



"Qu'est-ce que l'Homme sans les bêtes?
Si toutes les bêtes disparaissaient, l'homme mourrait d'une grande solitude de l'esprit. Car ce qui arrive aux bêtes, arrive bientôt à l'homme.
Toutes les choses se tiennent."
Chef Seattle.
1854




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