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 La fenêtre aveugle+Les trois portes de la sagesse+"on a toujours le choix" de Stéphanie Houle

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ninnenne
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Localisation : belgique

MessageSujet: La fenêtre aveugle+Les trois portes de la sagesse+"on a toujours le choix" de Stéphanie Houle   Sam 20 Juin - 14:06

La fenêtre aveugle


Il était une fois un jeune prince qui vivait avec insouciance dans le palais de son père. Un jour, il demanda au vieux sage chargé de son éducation :
- Parle-moi de l’argent. Je vois en quoi il est utile. Mais est-il parfois néfaste ?

Le vieil [size=16]homme emmena le prince dans le grand salon du palais et le fit asseoir face à la vaste baie vitrée donnant sur la grand-place.

- Que vois-tu, demanda l’ancien ?
- Je vois les enfants qui jouent sur la place, les jeunes filles qui dansent près du lavoir, le forgeron qui martèle son fer.

Le sage disparut un instant et revint avec un seau et un pinceau.
- Qu’est-ce ? dit le prince.
- Un vernis à base d’argent.

Le vieil homme sortit du palais et recouvrit toute la baie vitrée d’une couche de vernis argenté. Lorsqu’il rentra, le prince s’exclama :
- Mais il fait sombre, je ne vois plus rien.

Le sage alluma une lampe et demanda :
- À présent, que vois-tu ?
- Je ne vois plus que moi, comme dans un miroir, répondit le prince, je n’arrive plus à voir les autres.
- Tu as la réponse à ta question, dit le vieux sage.

Le prince ordonna à ses serviteurs de nettoyer la baie vitrée. Mais le vernis résistait. À force de frotter, le verre réapparut, mais entièrement dépoli. Irrité de ne pouvoir retrouver une vision claire, le jeune prince, dans un accès de colère, lança la lourde coupe d’argent qu’il tenait à la main contre la vitre qui vola en éclats.

Le prince revit alors avec clarté, limpidité le monde extérieur et les gens sur la place. Il pouvait aussi entendre les cris des enfants, le chant des jeunes filles et le martèlement du forgeron. Il pouvait sentir le parfum des épices et la caresse du vent sur son visage. Il enjamba le cadrevide de la baie vitrée et se fondit dans le mouvement animé de la grand-place.

Merci à l'auteur, Charles Brulhart, qui nous a fait parvenir ce texte (inspiré d’un proverbe yiddish).[/size]



Les trois portes de la sagesse

LES TROIS PORTES DE LA SAGESSE..


Texte de Charles Brulhart.

Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la [size=16]Vie, il l'envoya auprès d'un Vieux Sage.


- Eclaire-moi sur le Sentier de la Vie, demanda le Prince.

- Mes paroles s'évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d'entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t'en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t'en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi.

Le Vieux Sage disparut et le Prince s'engagea sur le Chemin de la Vie.

Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire

CHANGE LE MONDE

« C'était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans cemonde, d'autres ne me conviennent pas» et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l'ivresse du conquérant, mais pas l'apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d'autres lui résistèrent.

Bien des années passèrent.

Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande :

- Qu'as-tu appris sur le chemin ?

- J'ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m'échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n'en dépend pas.

- C'est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise.

Et il disparut.

Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire

CHANGE LES AUTRES

« C'était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d'amertume et de frustration.» et il s'insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat.

Bien des années passèrent.

Un jour, alors qu'il méditait sur l'utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda :

- Qu'as-tu appris sur le chemin ?

- J'ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n'en sont que le révélateur ou l'occasion. C'est en moi que prennent racine toutes ces choses.

- Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu'ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t'enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir.

Et le Vieil Homme disparut.

Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots

CHANGE-TOI TOI-MEME

« Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c'est bien ce qui me reste à faire» se dit-il. Et il entama son 3ème combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal. Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui
demanda :

- Qu'as-tu appris sur le chemin ?

- J'ai appris, répondit le Prince, qu'il y a en nous des choses qu'on peut améliorer, d'autres qui nous résistent et qu'on n'arrive pas à briser.

- C'est bien, dit le Sage.

- Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de ma battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J'ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise.

- C'est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d'aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru.

Et il disparut.

Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s'aperçut qu'elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait

ACCEPTE-TOI TOI-MEME

Le Prince s'étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu'il avait franchi la porte la première fois, dans l'autre sens. «Quand on combat, on devient aveugle, se dit-il.» Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu'il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s'aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer.

Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :

- Qu'as-tu appris sur le chemin ?

- J'ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c'est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J'ai appris à m'accepter moi-même, totalement, inconditionnellement.

- C'est bien, dit le Vieil Homme, c'est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la 3ème porte.

A peine arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut

ACCEPTE LES AUTRES

Tout autour de lui il reconnut les personnes qu'il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu'il avait aimées comme celles qu'il avait détestées. Celles qu'il avait soutenues et celles qu'il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l'avait tellement gêné et contre quoi il s'était battu.

Il rencontra à nouveau le Vieux Sage.

- Qu'as-tu appris sur le chemin demanda ce dernier.

- J'ai appris, répondit le Prince, qu'en étant en accord avec moi-même, je n'avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d'eux. J'ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement.

- C'est bien, dit le Vieux Sage. C'est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.

Arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut

ACCEPTE LE MONDE

« Curieux, se dit-il, que je n'aie pas vu cette inscription la première fois.» Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu'il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l'éclat et la beauté de toute chose. Par leur perfection. C'était pourtant le même mondequ'autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard ?

Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda.

- Qu'as-tu appris sur le chemin ?

- J'ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas lemonde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n'est ni triste ni gai. Il est là ; il existe, c'est tout. Ce n'était pas le monde qui me troublait, mais l'idée que je m'en faisais. J'ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement.

- C'est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde.

Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l'habita.

- Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence.

Et le Vieil Homme disparut.
[/size]

"on a toujours le choix" de Stéphanie Houle



Trés beau texte de Stéphanie Houle sur le fait qu'on a toujours le choix de continuer ou de renoncer, de pardonner ou de culpabiliser, de rire ou de pleurer.

C'est l'optimisme ou le pessimisme, le verre d'eau à moitié plein ou à moitié vide...c'est positiver ou dramatiser...c'est l'action ou l'immobilisme...




Janvier



Des traditions, du rêve, un peu de féerie, des coutumes, et garder son âme d'enfant au delà des frontières ...

Texte de Edouard Brasey, illustrations Sandrine Gestin.




bon week-end      Ninnenne   
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