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 Petites citations diverses

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ninnenne
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MessageSujet: Petites citations diverses   Dim 21 Juin - 15:20

"Par temps clair, hiver pur, été sec, la plus belle lumière est celle de la fin du jour, rasante, intense, dorée, sœur vive des ombres longues et promesse du repos de la vie. Rembrandt suggère qu'il peut y avoir des fins de vie éclairées de cette lumière-là, vies de vieux hommes « rassasiés de jours », et que douleur, joie et sagesse ont passées au tamis."
Claude Roy


Lu dans : 
Claude Roy. La fleur du temps. Ed Gallimard 1988. NRF. 357 pages. Extrait p.330

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Citation :
"En moi
ce besoin
de poser l'oreille
contre terre
Citation :
D'écouter cogner
le coeur du monde
Citation :
Pour entendre
le mien."
L. de Groot


Lu dans:  
Louisa de Groot. Le Parloir. Ed. Traces de vie. 2005. 100 pages. Extrait p.98

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"Chacun apprend les répliques de son rôle
sans pouvoir lire la pièce en entier
on joue mal on joue bien
parce qu'on ne connaît pas le sujet ."
 Robert Mallet

Lu dans :
Robert Mallet. L'ombre chaude. NRF. Gallimard. 1984. 110 pages. Extrait p.78
Frac . Fond Régional d'Art Contemporain. 503 Avenue Bancs de Flandres, 59140 Dunkerque. 

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« C’est la fièvre de la jeunesse qui maintient le monde à la température normale. Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents. "
Georges Bernanos

Un long entretien consacré aux enfants difficiles hier en radio m'a remis la phrase de Bernanos en mémoire. Ces mômes qui ne tiennent pas en place, hurlent, tirent la langue quand on leur parle, paraissent ne rien entendre ni ne rien saisir de ce qu'on leur demande seraient-ils atteints de la fièvre évoquée par Bernanos, ou gagnés par la simple agitation d'une société qui ne se pose jamais? Hypothèse plausible, mais comment expliquer dans ce cas qu'au sein d'une même fratrie tant de différences se notent. Une hyperactivité sans projet et sans cadre réchauffe-t-elle le monde ou l'épuise-t-elle au même titre qu'elle épuise les parents de ces marsupulamis bondissants sans cesse. Faute de les comprendre, il nous reste à les aimer, car plus que d'autres sans doute ils en expriment le besoin. 
Entendu à :
O Positif 26/12/2013 - ADN - Comprendre les enfants difficiles 
http://www.rtbf.be/radio/player/lapremiere?id=1881353&e=

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"Ce n'est pas tant l'intervention de nos amis qui nous aide mais le fait de savoir que nous pourrons toujours compter sur eux."
Epicure
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Citation :
"La grandeur d'un métier est peut-être, avant tout, d'unir des hommes:  (..) on n'achète pas l'amitié d'un Mermoz."
A. de Saint Exupéry.
Lu dans :
Antoine de Saint-Exupéry. Terre des hommes. Gallimard 1939. Folio 21. 183 pages. Extrait pp 35-36
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"Quand passent les canards sauvages à l'époque des migrations, ils provoquent de curieuses marées sur les territoires qu'ils dominent. Les canards domestiques, comme attirés par le grand vol triangulaire, amorcent un bond inhabile. L'appel sauvage a réveillé en eux je ne sais quel vestige sauvage. Et voilà les canards de la ferme changés pour une minute en oiseaux migrateurs. Voilà que dans cette petite tête dure où circulaient d'humbles images de mare, de vers, de poulailler, se développent les étendues continentales, le goût des vents du large, et la géographie des mers. L'animal ignorait que sa cervelle fût assez vaste pour contenir tant de merveilles, mais le voilà qui bat des ailes, méprise le grain, méprise les vers et veut devenir canard sauvage."
A. de Saint-Exupéry

Lu dans :
Antoine de Saint-Exupéry. Terre des hommes. Gallimard 1939. Folio 21. 183 pages. Extrait pp 169-167

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"Il n’aurait fallu qu’un moment de plus
Pour que la mort vienne
Mais une main nue alors est venue
Qui a pris la mienne."
     Aragon

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"Nous ne demandons pas à être éternels, mais à ne pas voir les actes et les choses tout à coup perdre leur sens, (..) semblables à un voilier en panne, sans vent, sur la mer."
    Antoine de Saint-Exupéry. Vol de Nuit.

Lu dans:
Antoine de Saint-Exupéry. Vol de Nuit. Préface d'André Gide. Prix Femina (1931). Gallimard 1931. 178 pages. Extrait p.156

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"Et dans la tendre mort le capitaine entra vivant encore."
Joseph Kessel

Lu dans :
Joeph Kessel. L'équipage. Gallimard 1924. Le Livre de Poche n°83. 250 pages. Extrait p.231

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bonne après midi 1     Ninnenne   
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ninnenne
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MessageSujet: Re: Petites citations diverses   Lun 22 Juin - 12:31

Comprendre.

Gertrude avait ceci de bien qu'elle ne faisait jamais semblant de comprendre, comme font si souvent les gens, qui meublent ainsi leur esprit de données imprécises ou fausses, par quoi tous les raisonnements ensuite se trouvent viciés. Tant qu'elle ne s'en était point fait une idée nette, chaque notion demeurait pour elle une cause d'inquiétude et de gêne.

(ANDRE GIDE: La Symphonie Pastorale.)






Trapèze(cirque)

D'un bond il avait atteint le trapèze, et se balançait dans l'air, ses mains, au milieu de la volée de son corps, quittant tout à coup la barre et la reprenant de l'autre côté. Il tourbillonnait autour du morceau de bois avec une rapidité vertigineuse, qui peu à peu se modérait et mourait dans un doux alanguissement de son corps tournoyant et demeurant des moments horizontalement suspendu dans l'espace avec les flottaisons d'un corps porté par l'eau.

(EDMOND DE GONCOURT: Les Frères Zemganno.)




Usine

Le ronronnement continu des machines semblait le symbole même de l'éternité. Elles marchaient sans heurts,inlassables, rapides, exemptes des imperfections et des faiblesses d'une humanité précaire, et toutes ces choses qui tournaient sans arrêt, les volants, les longues tiges d'acier, les courroies et les engrenages, c'étaient des vies, des vies, des vies, des vies qui passaient. Elles se suivaient en longues files inépuisables, faisaient quelques tours rapides, s'usaient et passaient dans le vide, remplacées par d'autres, toutes résignées et dociles. D'innombrables générations se succédaient sans plainte, et déjà la machine appelait de son ronronnement doux les petites filles qui avaient cru lui échapper.

(LOUIS HEMON: La Belle que voilà.( Lizzie Blakeston.))






Génie.

Quand les génies surgissent ainsi du milieu social, poussés par la vocation, ils sont presque toujours complets, l'homme alors n'est pas seulement spécial, il a le don d'universalité.

(HONORE DE BALZAC: Le curé de village.)

Le génie est voué à l'injustice et au mépris.

(ANATOLE FRANCE: Le Petit Pierre.)






Quai.

Elle suivait la Potterie Rei, un long canal qui monte vers le nord de la ville. Nets, larges et morts, les quais s'allongeaient, rectilignes, bordés de façades austères.

(MAXENCE VAN DER MEERSCH: Maria fille de Flandre.)




Eglise.

Il revoyait la vieille église, noire, froide dans la nuit d'hiver, le petit poêle tout rouge, autour duquel se pressaient les vieilles femmes, les couronnes de bougies allumées sur les lustres de fer, palpitant dans l'ombre, le pauvre autel de bois doré, magnifique, semblait-il, avec sa double rampe de lumière...

(MAXENCE VAN DER MEERSCH: Maria fille de Flandre.)




Toit.

Les toits se haussent et s'effilent au-dessus des maisons basses. Ah! les toits! Ils recouvrent l'immensité poudreuse des vastes greniers, encombrés de reliques familiales. Ils protègent à la fois de la chaleur et du froid...

(MAURICE CONSTANTIN-WEYER: Mon gai royaume de Provence.)




Ecrire.

Somptueuse, toi, ma plume d'or, va sur la feuille, va au hasard tandis que j'ai quelque jeunesse encore, va ton lent cheminement gauche mais commandé. Va, je t'aime, ma seule consolation, va sur les pages où tristement je me complais et dont le strabisme morosement me délecte.

(ALBERT COHEN: Le livre de ma mère.)






Deuil.

Le deuil est dans le coeur et non dans les habits.

(HONORE DE BALZAC: Eugénie Grandet.)






Départ.

Il y a toujours quelque chose de solennel dans un départ, même quand on se quitte pour peu de temps.

(PROSPER MERIMEE: Colomba.)






Réveil.

En effet, j'avais remarqué depuis bien longtemps que le moment du réveil est toujours celui où l'on a plus nettement l'impression de ce qui est gai ou triste dans la vie, et où l'on trouve plus particulièrement pénible d'être sans joie...
... Plus tard, ils devaient bien s'assombrir, mes réveils! Et ils sont devenus aujourd'hui l'instant de lucidité effroyable où je vois pour ainsi dire les dessous de la vie dégagés de tous ces mirages encore amusants qui, dans le jour, reviennent me les cacher...

(PIERRE LOTI: Le roman d'un enfant.)






Sommeil.

Il en est du sommeil comme de la perception du monde extérieur. Il suffit d'une modification dans nos habitudes pour le rendre poétique, il suffit qu'en nous déshabillant nous nous soyons endormi sans le vouloir sur notre lit, pour les dimensions du sommeil soient changées et sa beauté sentie.

(MARCEL PROUST: Le côté de Guermantes(tome1).)




Somnambulisme.

Paul subissait, parfois, de petites crises de somnambulisme. Elles pouvaient seules obliger le maniaque à sortir du lit. Dès qu'Elisabeth voyait une longue jambe paraître et se mouvoir d'une certaine manière, elle ne respirait plus, attentive au manège de la statue vivante qui rôdait adroitement, se recouchait et se réinstallait.

(JEAN COCTEAU: Les enfants terribles.)






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