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 Petites citations diverses de différents auteurs(tirées de mes lectures!!)

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ninnenne
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Messages : 23669
Date d'inscription : 08/03/2012
Localisation : belgique

MessageSujet: Petites citations diverses de différents auteurs(tirées de mes lectures!!)   Mer 29 Juil - 12:04



Un vent du sud s'étant levé m'apporta plus distinctement le bruit de l'artillerie. Cette grande bataille, encore sans nom, dont j'écoutais les échos au pied d'un peuplier, et dont une horloge de village venait de sonner les funérailles inconnues, était la bataille de Waterloo !

( CHATEAUBRIAND: Mémoires d'outre-tombe.)

Note personnelle: très beau site à voir, et pour les plus courageux, escalader les marches du Lion !!
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« Si, par amour des bois, un homme s’y promène pendant la moitié de la journée, il risque fort de passer
pour un fainéant. Si, au contraire, il emploie toutes ses journées à spéculer, à raser les bois et à rendre
la terre chauve avant son heure, on le tiendra en haute estime, on verra en lui un homme industrieux et
entreprenant. Est-ce donc qu’une ville ne porte d’intérêt à ses forêts que pour les faire abattre? »

( H.D.THOREAU: La vie sans principes.)
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Sous les sorbiers chargés de fruits, un ruisseau allonge sa claire quenouille.

( B.VALLOTTON: On changerait plutôt le coeur de place...)

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Au long du canal, se clairsemait un petit bois de bouleaux, roulés, comme des momies, dans leurs bandelettes d'argent.

( ED.JALOUX: Le reste est silence...)
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Les bouleaux formaient le plus gros de la forêt. L'écorce blanche de leurs troncs s'opposait à la teinte carminée des rameaux et des feuilles, par un caprice de la nature, n'étant pas encore tombées malgré l'époque tardive et les gelées, la neige et le givre y jouaient un merveilleux amoncellement d'or, d'argent et de pierres précieuses.

( M.CONSTANTIN-WEYER: La Loi du Nord.)

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Les pruniers en fleurs pavoisaient la campagne de couronnes immaculées.

( J.BALDE: La vigne et la maison.)

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C'était un hêtre et le qualificatif qui vint à l'esprit de Jean fut: "royal".
C'est un "fayard", comme nous disons, et un beau. Regardez son tronc droit, parfaitement rond et lisse. Et voyez sa hauteur. Son bois est d'une qualité rare. C'est avec des arbres comme ça qu'on fait les meubles et même les outils de menuisier. C'est avec son tan qu'on fait le cuir de Russie...

( P.VIALAR: La chasse de décembre.)

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Les arbres attendaient, sans un mouvement. Ils étaient fatigués. Ils demeuraient voûtés, recroquevillés avec tous leurs oiseaux enfermés dans leur ombre tiède. Et là-dessus, il y avait le soleil qui tombait de tout le ciel et s'infiltrait partout.

( B.CLAVEL: L'espagnol.)

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Un vieux platane étendait ses branches au-dessus d'une pelouse qu'il jonchait de ses larges feuilles sans que personne songeât à les en retirer. Depuis bien des saisons elles pourrissaient dans l'herbe, et les jours de pluie, vers la mi-octobre, un triste et délicieux parfum montait jusqu'à moi par la fenêtre entrouverte et me rendait pensif.

( JULIEN GREEN: L'autre sommeil.)

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Le soir. Tous les arbres de l'Ouest sont en bataille contre le soleil et on les voit s'étirer, hausser leurs feuillages comme un bouclier et cacher la lumière. Un peu de jour suinte entre les feuilles comme si le bouclier était fait de mille peaux de petites bêtes et que les coutures soient en train de craquer parce que l'arbre guerrier essayait d'étouffer les soubresauts de l'astre. Mais dans cette lutte les arbres de l'Ouest ne gagnent jamais. Voici le soleil libre. On le voit entre les troncs.

( JEAN GIONO: Rondeur des jours.)

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Sous l'épais et métallique feuillage des orangers l'ombre odorante et chaude s'éclairait des lumineux fruits d'or qui semblaient, dans le silence du lieu, célébrer la fête apollonienne de quelque dieu invisible.

(H.DE REGNIER: Escales en Méditerranée.)

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Le noyer énorme porte mille et mille noix pleines. Et rien qu'à respirer l'odeur funèbre et forte d'une de ses feuilles froissées, mes yeux se ferment. Je m'accoste à lui, qui protège le jardin etle dévaste, car la froideur de son ombre tue les roses. Qu'importe? rien n'est plus beau qu'un arbre,-que celui-là.

(WILLY ET COLETTE: Claudine en ménage.)

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Un faux-ébénier, vêtu de grappes jaunes, éparpillait au vent sa fine poussière, une fumée d'or qui sentait le miel et qui portait, pareille aux poudres caressantes des parfumeurs, sa semence embaumée à travers l'espace.

(GUY DE MAUPASSANT: Contes de la Bécasse.)

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Abaissé sur la rivière, là était un vieux saule dont il ne restait qu'une moitié, au lisse et aux veines d'un arbre de pierre blanche, avec dans le creux des mousses vertes et des amoncellements de terreau brun, un saule dont la tête encore vivace poussait des scions et des rejets tout emmêlés de liserons.

(EDMOND DE GONCOURT: Les Frères Zemganno.)

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... Les pommiers ouvraient leurs larges pétales de satin blanc ou suspendaient les timides bouquets de leurs rougissants boutons.

(MARCEL PROUST: Du côté de chez Swann.)

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Et enfin ces bouleaux, si coquets dans leur jolie robe claire qui se retourne au moindre vent, comme pour montrer qu'en dessous tout est plus clair encore.

(MARGUERITE AUDOUX: Douce Lumière.)

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Les bananiers eux-mêmes, ces grands roseaux vert tendre, toujours agités par quelque souffle qui emmêle leur fine chevelure si légère, se dressaient silencieux et droits, en panaches réguliers.

(ALPHONSE DAUDET: Lettres de mon Moulin.)

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Ce cèdre montait d'un jet, plus haut que le toit de la maison, pour s'épanouir au-dessus d'elle. A lui seul, il était toute une forêt. Des milliers d'oiseaux se poursuivaient dans ses branches, de l'aube au soir, et chantaient encore dans la nuit. Des insectes inconnus jaillissaient de son écorce, qui se délitait en plaques d'or. Sa haute flèche s'inclinait du côté du septentrion. Son feuillage dur faisait comme une poussière lumineuse avec les rayons du soleil et laissait tomber sur le sol une grande coupole d'ombre.

(ANDRE CHAMSON: Le Chiffre de nos Jours.)

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Près de nous, un vieux poirier tordait sa pyramide de branches, mangées de lichens et de mousses... quelques poires y pendaient à portée de la main... Une pie jacassait, ironiquement, au haut d'un châtaignier voisin...


(OCTAVE MIRBEAU: Journal d'une Femme de Chambre.)

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C'est incroyable comme on aime les choses au moment de s'en séparer!

( ALEXANDRE DUMAS: Le Comte Hermann.)

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L'or est, de toutes les matières du globe, la plus pesante, la plus inaltérable, la plus tenace, la plus extensible; et c'est par la réunion de ces caractères préésminents que, dans tous les temps, l'or a été regardé comme le métal le plus parfait et le plus précieux.

( BUFFON: Histoire naturelle.)


Bijoux de la reine Arégonde vers 570.


préésminents=prééminence.

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Selon ce qu'elle disait, sa voix était claire, aiguë, ou, couvrant de langueur tout à coup, traînait des modulations qui finissaient presque en murmures, quand elle se parlait à elle-même.

( GUSTAVE FLAUBERT: Madame Bovary.)

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L'orgue de barbarie des chevaux de bois égrenait dans l'air ses notes pleurardes et sautillantes; la roue des loteries grinçait comme des étoffes qu'on déchire.

( GUY DE MAUPASSANT: Le père Amable.)

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Et d'ailleurs chaque bois a son odeur. La plus fine s'exhale du noyer: presque de la violette; le hêtre a l'odeur de la pierre à fusil; il aime aussi les sols pleins de silex bruns. La plus violente issoit du peuplier: une senteur de pré bourbeux, presque irrespirable, épaisse...

( JEAN DE LA VARENDE: Pays d'Ouche.)

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Un homme qui prend sa retraite avant trente ans et y persiste témoigne assez ouvertement par là qu'il n'était pas né pour la vie publique, pas plus que pour les passions.

( EUGENE FROMENTIN: Dominique.)

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Le rêve est souvent la revanche des choses qu'on méprise ou le reproche des êtres abandonnés. De là son imprévu et parfois sa tristesse.

( ANATOLE FRANCE: Le Lys rouge.)

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C'étaient les fées de la Brière, les fines dames aux longues robes de mousseline qui dans le rayon des belles nuits, sur les étangs, légères comme des ballerines, dansent et tournoient, amoureuses, on dirait, de papillons invisibles.

( ALPHONSE DE CHATEAUBRIANT: La Brière.)

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Il s'échappait de son larynx un sifflement produit par chaque inspiration, de plus en plus courte, sèche, et comme métallique. Sa toux ressemblait au bruit de ces mécaniques barbares qui font japper les chiens de carton.

( GUSTAVE FLAUBERT: L'Education sentimentale.)

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La batteuse arriva péniblement, grosse tortue tractée par sa machine, qui ressemblait à une locomotive des temps de l'invention.
... les courroies volèrent en donnant de grandes gifles à chaque tour de roue. Une trémulation compliquée s'empara de la batteuse: c'était angoissant, cette mangeuse, broyeuse, mâcheuse qui mandibulait à vide! On s'empressa de la nourrir en enfournant à force le blé doré. La grosse bête manifesta sa joie en bavant du grain par tous ses orifices. De bruit, de chaleur, de poussière, elle dégageait un halo torride, assourdissant, irrespirable. La machine haletait; sa chaudière, ceinturée de métal, était à peine séparée de cette autre fournaise où les hommes transpiraient et toussaient.

(GILBERT CESBRON: La Souveraine.)

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