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 Petites citations sur les mammifères (de mes lectures avec photos)

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marileine
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MessageSujet: Petites citations sur les mammifères (de mes lectures avec photos)   Ven 14 Aoû - 13:49

Lion


Les lions reposaient la poitrine contre le sol et les deux pattes allongées, tout en clignant leurs paupières sous l'éclat du jour, exagéré par la réverbération des roches blanches. D'autres, assis sur leur croupe, regardaient fixement devant eux; ou bien, à demi perdus dans leurs grosses crinières, ils dormaient roulés en boule, et tous avaient l'air repus, las, ennuyés.

( GUSTAVE FLAUBERT: Salammbô.)




Chameau


C'était le vrai chameau du désert, le chameau classique, chauve, l'air triste, avec sa longue tête de bédouin et sa bosse qui, devenue flasque par suite de trop longs jeûnes, pendait mélancoliquement sur le côté.
Le chameau se redressa, allongea ses grandes jambes à noeuds, et prit son vol...

(ALPHONSE DAUDET: Tartarin de Tarascon.)


Eléphant


Il s'agissait d'une famille d'éléphants. Ils étaient huit: le père, la mère et les six petits. Ils prenaient leurs ébats nocturnes sur l'autre berge de la rivière.
Le mâle se baignait tranquillement. La femelle vaquait à la toilette de ses mioches, des mioches d'une tonne chacun. De sa trompe sortait une gerbe d'eau à qui la lumière terne de la lune communiquait comme un reflet de plomb fondu.Elle en aspergeait méthodiquement sa progéniture.


( PIERRE BENOIT: Monsieur de la Ferté.)


Ane.


L'âne prenait le vent. Soudain il s'arrêta des quatre pieds et se mit à braire en tempête.

(HENRI POURRAT: A la belle bergère.)




Ours.


Un jour, dans le chemin à peine praticable aux voitures, et dont j'avais moi-même tracé à la hache la plus grande partie, nous rencontrâmes, ma mère et moi, un bel ours noir qui mangeait des framboises... A dix pas à peine... cinq minutes de contemplation muette, admirative de notre part, méprisante, je crois, de la sienne... Un bel ours noir, qui s'assit sur ses pattes de derrière. Il était haut comme un homme et il avait le nez rouge, mais pas du tout comme un ivrogne.

(M.CONSTANTIN-WEYER: Manitoba.)




Furet.


L'animal rampa sur la branche, s'aventura sur le tronc, descendit avec prudence, en enfonçant ses griffes dans l'écorce. Son corps, tout en fourrure blanche, marqué de taches fauves, avait des mouvements souples, des ondulations gracieuses de serpent... Il toucha terre, et, en deux bonds, il fut sur les genoux du capitaine qui se mit à le caresser, tout joyeux.

(OCTAVE MIRBEAU: Le Journal d'une Femme de Chambre.)


Ecureuil.


Deux écureuils, depuis le début de l'été, viennent chaque matin jouer entre les arbres. Ils se laissent tomber en vol plané depuis l'ombrelle verte des conifères jusqu'aux branches basses des chênes-lièges puis se poursuivent sur les troncs ou l'herbe jaunie, et l'on dirait deux courtes vagues rousses qui ne se briseraient jamais.

(ANNE PHILIPE: Un été près de la mer.)


Chien.


C'est le chien du boulanger, un vilain petit roquet qui gronde et qui aboie après tous les passants. Le voilà qui se précipite en grognant. Puis il bat en retraite, se précipite de nouveau en grognant plus fort, se dresse sur ses pattes de derrière, se tapit contre le sol, découvre ses dents dans un sourire inquiétant. Visiblement ce sont les mollets, plus exactement les bas de jambes de Miss qui l'aguichent. Pauvre toutou! on voit bien qu'il est habitué à ronger des os. Ses attaques deviennent plus pressantes. Le roquet l'environne de rondes folles qui se resserrent.

(ANDRE KICHTENBERGER: Mon Petit Trott.)


Renard.


Le renard n'est dangereux pour les poulaillers qu'au printemps, quand il nourrit sa famille.
C'est un fin braconnier, qui fait moins de tort aux fermiers qu'aux chasseurs.
... Le renard a des ruses qu'il faut déjouer. L'intelligence de ces animaux est vraiment admirable. J'ai observé, la nuit, des renards qui chassaient le lapin. Ils avaient organisé une vraie battue, avec des rabatteurs. Je vous assure que ce n'est pas facile de déloger un renard de son terrier.

(ANATOLE FRANCE: Le Lys rouge.)


Biche.


Il y avait au moins dix ou douze biches, au long cou grêle, aux oreilles disproportionnées. Toutes étaient amaigries par l'hiver, le crâne marqué de durs creux d'ombre en arrière de leurs yeux tristes.
Les jeunes biches et les hères de l'année semblaient juchés sur de raides pattes ossues, trop longues pour leur corsage étroit.
Le cou tendu, les oreilles pointées, elles retenaient anxieusement leur souffle, et leurs naseaux ouverts palpitaient en humant le vent.
Elles s'allongeaient, les genoux groupés sous la poitrine, l'avant-train ouvrant l'air comme une proue, puis retombaient loin dans l'allée pour reprendre à l'instant de leur chute un galop vertigineux.

(MAURICE GENEVOIX: La dernière harde.)


Cheval.


Il y avait là un grand nombre de chevaux, Angelo en compta dix-huit, qui mangeaient avidement aux râteliers sans autres gestes que ceux de la tête et des mâchoires, comme font les chevaux fatigués. Ils n'avaient pas été pansés; l'empreinte de la selle était encore marquée en sombre dans leurs poils collés de sueur. Malgré le peu de jour qui tombait des lucarnes, on pouvait voir que quelques bêtes étaient fort belles.

(JEAN GIONO: Angelo.)


Loup


Le loup tournera lentement en cercle autour de la bête forcée... Il tournera vingt fois, cent fois, jusqu'à ce que la neige battue sous ses pas devienne dure, jusqu'à ce qu'un instinct, une odeur subtile, et que lui seul saisit, l'avertisse que la mort a frappé... Alors, il hurlera à la mort, mais posément, parce qu'il faut convier à la curée des camarades affamés et qui rendront un jour ce petit service... Il n'y a de camaraderie vraie que parmi les carnassiers... Lentement, le cri de triomphe s'élèvera dans la nuit!... L'appel à la Viande!... Et de tous les coins de l'horizon, les frères avant d'accourir crieront merci au chasseur.

(M.CONSTANTIN-WEYER: Manitoba.)


Chauve-souris


Le soleil couché, quand nous prenons le frais, elles se décollent des vieilles poutres où, léthargiques, elles pendaient d'une griffe.
Leur vol gauche nous inquiète. D'une aile baleinée et sans plumes, elles palpitent autour de nous. Elles se dirigent moins avec d'inutiles yeux blessés qu'avec l'oreille. Elles ne sont pas méchantes. Elles ne nous touchent jamais. Filles de la nuit, elles ne détestent que les lumières, et du frôlement de leurs petits châles funèbres, elles cherchent des bougies à souffler.

(JULES RENARD: Histoires naturelles.)




Tigre.


Le tigre, trop long de corps, trop bas sur jambes, la tête et les yeux hagards, la langue couleur de sang toujours hors de la gueule, n'a que les caractères de la basse méchanceté et de l'insatiable cruauté.

( BUFFON: Histoire naturelle.)


Ane.


Les ânes, gris ou noirs, tout ras ou poilus comme des brebis, portaient bien droites leurs oreilles ainsi que des cierges à la procession, ou prenaient des airs intéressants de fuite en Egypte.

( H.LAVEDAN: Emotions.


Bramer.


Son coeur battait maintenant avec une violence tumultueuse, le sang poussait sa houle dans sa chair en longues vagues qui le brûlaient. Sous les rouvres, il dut s'arrêter: la fièvre qui montait en lui l'oppressait par moments si fort que ses jambes se mettaient à trembler et que ses regards se brouillaient. Alors il respirait longuement et se remettait à bramer, poussant sa voix avec une fureur douloureuse, comme si la force de son cri eût pu entraîner hors de lui ce poids de sang qui l'étouffait.
Ce fut lui qui réa le premier: d'abord un meuglement très bas, presque indistinct, qui s'éleva en un long mugissement, de plus en plus fort et strident, pour se briser soudain et laisser au lointain de l'espace trembler l'écho de sa clameur.

( MAURICE GENEVOIX: La dernière harde.)


Chat.


Le chat se roulait sur mes genoux sur le dos, les pattes en l'air, ouvrant et fermant ses griffes, montrant sous ses lèvres ses crocs pointus et ses yeux verts dans la fente presque close de ses paupières.
Elle tendait son cou, ondulait, et quand je cessais de la toucher, se redressait et poussait sa tête sous ma main levée.

( GUY DE MAUPASSANT: La Petite Roque.)


Sanglier.


Vers minuit, monte un bruit de pas, un piétinement sourd. C'est une grosse bête. Elle marche, s'arrête, grogne, gratte, renifle, souffle et donne des coups de boutoirs dans le sol. Quelquefois un petit troupeau l'accompagne et alors les buissons gémissent, les branches craquent, les bêtes fuient. Les sangliers sont là, dix, douze, peut-être. Un vieux mâle les guide. Ils labourent le sol, coupent les racines, du groin font voler les cailloux près des chênes-truffiers, défoncent, cassent, creusent, dévastent. Ils se retirent tard, du côté des hautes combes. Par là il existe un ravin où personne n'a jamais fourré le nez. Après leur départ les collines retrouvent le silence.

( HENRI BOSCO: L'âne Culotte.)


Troupeau de moutons.


Rien à dire, la brebis maîtresse avait raisonnablement choisi son domaine. Dans ce creux abrité, la jeune neige n'avait pas tenu. Eparpillés sur un lit de cailloux et de mousse, les moutons, une quinzaine en tout, paissaient, candides et sereins. L'un, gonflé de nourriture, s'était agenouillé sur ses deux pattes de devant dans une pose de prière. Deux autres ruminaient, front contre front, avec béatitude. Un agneau, frisé ras, rua dans le vide, fit un temps de galop, et se colla contre le flanc de sa mère.

( HENRI TROYAT: La neige en deuil.)


Chien.


Le chien se mit à pleurer la mort. Il tendit le col. Ses yeux exprimèrent le vertige moral, la peur d'une approche indéfinie. De sa gorge serrée sortit un son prolongé, modulé, trémulé, n'ayant aucun rapport avec l'aboiement, le jappement, ni le grognement, une plainte immense, adressée aux étoiles.

( LEON DAUDET: Un jour d'orage.)


Faon.


Et chacune d'elles était suivie d'un faon; trois petites bêtes tachetées qui marchaient dans le pas de leur mère. Elles étaient nées depuis un mois, agiles déjà sur leurs longues pattes, mais si folles dans leurs sauts capricieux qu'elles vacillaient parfois et fléchissaient en retombant à terre.
La biche, étendue sur le flanc, courbait un peu son corps et repliait ses jambes à demi pour envelopper la menue bête chaude. Le faon bientôt dormait contre elle, le pelage moite, un petit bout de langue rose dépassant le bord de son mufle.
La biche, contre son ventre, sentait battre le coeur de son petit. Elle somnolait aussi, les oreilles quand même aux aguets. Parfois, sans s'éveiller, le faon goulu poussait sa tête et cherchait encore ses tétines. Alors la biche déplaçait doucement sa jambe, et soupirait, heureuse, comblée, tandis que son lait ruisselait dans la bouche du faon endormi.

( MAURICE GENEVOIX: La dernière harde.)




Lapin.


Cette lapine, qu'il avait lui-même appelée Pologne, s'était mise à l'adorer, venait flairer son pantalon, se dressait, le grattait de ses pattes, jusqu'à ce qu'il l'eût prise comme un enfant. Puis, tassée contre lui, les oreilles rabattues, elle fermait les yeux; tandis que, sans se lasser, d'un geste de caresse inconscient, il passait la main sur la soie grise de son poil, l'air calmé par cette douceur tiède et vivante.

(EMILE ZOLA: Germinal.)


Chien.


Le chien, indépendamment de la beauté de la forme, de la vivacité, de la force, de la légèreté, a, par excellence, toutes les qualités intérieures qui peuvent lui attirer les regards de l'homme.

(BUFFON: Histoire naturelle.)




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MessageSujet: Re: Petites citations sur les mammifères (de mes lectures avec photos)   Ven 14 Aoû - 14:13

Baleine à bosse.


Des baleines à bosse sont mortes brusquement à la suite de la prolifération d'algues microscopiques de l'espèce "Alexandrium tamarense", dans la baie du cap Cod, en 1987. Les Services côtiers ont découvert que les 14 baleines mortes avaient consommé des maquereaux dont les organes étaient chargés de saxitoxine, une toxine produite par les algues.

( Pour la science: octobre 1994.)


Ornithorynque.


L'ornithorynque est très discret, il vit dans les fraîches rivières et les petits torrents d'Australie. Dès le crépuscule,le voilà parti en plongée. Il reste actif toute la nuit, farfouillant au fond de l'eau à la recherche de proies, dans le noir... A droite, à gauche, il agite la tête en balayant la vase ou les graviers à toute vitesse. A l'aube, il aura ingurgité un kilo de petits animaux aquatiques en tous genres!

( WAPITI: n°82 janvier 1994.)


Chien.


Plus sensible au souvenir des bienfaits qu'à celui des offenses, le chien ne se rebute pas par les mauvais traitements; il les subit, les oublie, ou ne s'en souvient que pour s'attacher davantage. Il lèche cette main, instrument de douleur qui vient de le frapper; il ne lui oppose que la plainte, et la désarme enfin par la patience et la soumission.

( BUFFON: Histoire naturelle.)


Lièvre.


C'était un doux appel, langoureux et tendre infiniment. De très loin nous parvint un appel semblable, à peine distinct. D'un bout à l'autre du bois, le duo s'engageait. Et je pressentais que les bêtes, comme les hommes, désirent de se voir et de se parler. Tout à coup, là, devant moi, traversant l'allée, je vis deux longues oreilles et une petite boule de corps brun qui semblait vouloir passer par-dessus. Sur la lisière le lièvre s'arrête, attendit la voix lointaine qui le guidait, poussa de nouveau sa plainte déchirante et se perdit dans les taillis voisins. Il courait rejoindre sa compagne, mais j'avais eu le temps de le bien examiner.

( HENRY BORDEAUX: La Maison.)


Chèvre.


Ah! Gringoire, qu'elle était jolie la petite chèvre de M. Seguin! qu'elle était jolie avec ses yeux doux, sa barbiche de sous-officier, ses sabots noirs et luisants, ses cornes zébrées et ses longs poils blancs qui lui faisaient une houppelande! C'était presque aussi charmant que le cabri d'Esméralda, tu te rappelles, Gringoire? et puis, docile, caressante, se laissant traire sans bouger, sans mettre son pied dans l'écuelle. Un amour de petite chèvre...

( ALPHONSE DAUDET: Lettres de mon Moulin.)


Cheval.


La longue jument baie appuie sur les mors, fauche la route de ses quatre fers avec un puissant battement des hanches, et le grincement du cuir accompagne délicieusement l'odeur fauve du poil, de la belle robe luisante tachée de sueur.

( GEORGES BERNANOS: Monsieur Ouine.)


Chat.


Son dos est bossu comme celui d'un dromadaire. Ses joues sont gonflées, sa gueule est fendue jusqu'au cou. Il jure et crache comme un furieux. Il a l'air d'un fagot d'épines: toutes ses griffes sont dehors, et il les allonge avec des détentes brusques dans la direction de l'ennemi.

( ANDRE LICHTENBERGER: Mon Petit Trott.)


Girafe.


Pour que la girafe puisse s'abreuver en baissant la tête, et non en s'agenouillant, ses pattes et son cou ont dû suivre la même courbe de croissance.

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
La girafe se nourrit aux branches les plus élevées des arbres, inaccessibles aux autres herbivores.

( Sélection du Reader's Digest.)




Vache.


Les vaches allaient aux prairies d'un pas lent et rythmé en balançant sous elles leurs outres roses gonflées de lait.

( MAURICE DES OMBIAUX: Le Maugré.)


Chien.


Le chien, un briard hirsute et farouche, se piéta devant lui, aboya furieusement à ses jambes.

( MAURICE GENEVOIX: Les mains vides.)




Lynx.


Petit à petit, avec une extrême discrétion, le lynx recolonise de nouveaux territoires. Bien installé dans les grands massifs forestiers du Jura et des Vosges, il est signalé dans les Alpes, ici et là, et jusque dans le Vercors.

( Science & nature.)


Loup


Une nuit de lune, un loup sortit du taillis, passa près d'eux et les flaira. C'était un vieux mâle gris, à la tête énorme et chenue, cernée d'une toison si épaisse qu'on eût dit la crinière d'un lion. A peine suspendit-il sa course.

( M. GENEVOIX: La forêt perdue.)


Aussitôt je devinai que c'était un loup. Il emportait le mouton à pleine gueule, par le milieu du corps. Il grimpa sans effort sur le talus et, quand il sauta le large fossé qui le séparait du bois, ses pattes de derrière me firent penser à des ailes. A ce moment je n'aurais pas trouvé extraordinaire qu'il se fût envolé par-dessus les arbres.

( M. AUDOUX: Marie-Claire.)


Chat.


Le chat se jouait à lui-même une comédie majestueuse, mesurait son pas et portait la queue en cierge, à l'imitation des seigneurs matous.

( COLETTE: La maison de Claudine.)


Chameau.


Des centaines de chameaux, pelés et hideux, sont à genoux dans la poussière, allongeant, de droite ou de gauche, avec des ondulations de chenille, leur long cou chauve.

( P.LOTI: Au Maroc.)


Ane.


L'âne tressaute, tricote de ses fuseaux, zigzague entre deux ornières et de nouveau s'arrête et médite, insensible à nos objurgations.

( R. ROLLAND: Colas Breugnon.)


Chevreuil.



On surprenait parfois un chevreuil à l'abreuvoir, à l'une des sources si discrètement encloses d'arbres au bord de la rivière. Il regardait une seconde, surpris, et d'un bond fantastique de ses longues pattes fines, disparaissait dans les fourrés, montrant, l'espace d'un éclair, son blanc tablier, encadré d'un liseré fauve.

( M.CONSTANTIN-WEYER: Manitoba.)


Jaguar.


Le nom du jaguar vient de l'indien "yaguara" qui signifie: "la bête qui tue sa proie d'un seul bond." Quand il chasse, le jaguar est aussi rapide qu'efficace.
Le jaguar est curieux. Il aime savoir qui traverse son territoire. De son regard gris-bleu, il voit sans être vu et reste à l'affût pendant des heures.

( WAPITI: mai 1994.)


Grizzli.


Le grizzli est un animal solitaire, il a choisi de vivre en ermite. Mais parfois, l'attrait provoqué par une nourriture abondante le rend plus tolérant à l'égard de ses semblables.

( WAPITI, octobre 1992.)




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