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 Petites citations diverses

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marileine
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MessageSujet: Petites citations diverses   Mar 8 Sep - 13:18

"On a fermé les cahiers un soir
Sur la guerre inachevée
Et comme si rien ne s'était passé
On a déserté l'histoire
On a sauté les pages
Et tout s'est effacé
Comme s'il y avait un peu de craie
Dans l'encrier."
C. Lara. La craie dans l'encrier.


Lu dans:
Paroles: Daniel Boublil. Musique: Catherine Lara   1974  "La craie dans l'encrier"  

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Citation :
"A l'instar de l'huître, qui transforme très patiemment un grain de sable en une perle, c'est-à-dire une intrusion blessante en sécrétion magnifique."
B. Deprez

Lu dans: 
Bérengère Deprez. Marguerite Yourcenar et les Etats-Unis. Du nageur à la vague. Racine. 2012. 208 pages. Extrait p.24

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Citation :
"Qu'il eût été fade d'être heureux."
Yourcenar


Un homme rencontre une femme, désespérée. Il en tombe instantanément amoureux: le malheur d'autrui est capiteux. "Elle s'acharnait à m'entraîner dans ses souffrances; elle voulait un compagnon de malheur dans l'espoir que nous puissions être à l'unisson." Quête impossible du bonheur dans le malheur, comme la pluie qui tombe alors que le soleil brille. "Cette souffrance, il est probable que j'en avais besoin. Souffrir à cause des autres évite de souffrir à cause de soi." Ce court texte autobiographique de Jean-Marie Rouart m'a éclairé sur des comportements similaires notés chez mes proches et patients depuis tant d'années. Sur le mien aussi peut-être, - nombreuses sont les cloisons qui séparent à notre insu nos divers nous-mêmes  - et sur les raisons mystérieuses qui mènent un adolescent insouciant à embrasser la profession médicale. 


Lu dans :
Marguerite Yourcenar. Aphorismes Feux. 1936
Jean-Marie Rouart. Une jeunesse à l'ombre de la lumière. NRF Gallimard. 2000. 370 pages. Extrait p. 329-330 

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Citation :
 ".. au cimetière de Saint Brieuc: beaucoup de pierres, et des arbres, beaucoup aussi . Beaucoup de tombes alignées comme les petits lits d'un dortoir en plein air.  Au début on se dit, oui, c'est la première chose qui m'est venue à l'esprit en arrivant au cimetière: ils sont bien, là, avec la mer en contrebas. Il est bien là."
 Marie Nimier


Les cimetières marins sont souvent des  cimetières militaires, parsemés sur les plages où de jeunes hommes, presqu'encore des enfants, payèrent de leur vie la folie de leurs parents. Ils ont vingt, dix-huit, parfois seize ans comme le révèlent les dates sur les croix de marbre blanc qui balisent leurs tombes. Une sorte de camps de jeunes qui aurait bivouaqué en bord de mer. L'image de Marie Nimier n'en est pas fort éloignée. 


        
Lu dans:
Marie Nimier. La reine du silence. NRF Gallimard. 2004. 172 pages. Extrait p.12
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Citation :
"Tout homme, maître à bord après Dieu. Tout homme, prisonnier à fond de cale."
M Yourcenar


La métaphore du passager embarqué dans sa propre existence, "frêle objet humain à la surface des flots", n'a peut-être plus la même puissance d'évocation que lui donnait Marguerite Yourcenar embarquée pour rejoindre les Etats-Unis en 1942. Les interrogations qu'elle se pose demeurent les mêmes. 

Un beau, et tout récent, livre de Bérengère Deprez raconte comment la patrie d'adoption de notre concitoyenne a percolé dans son oeuvre de manière indélébile. Livre savant qui se laisse livre comme un roman, même en vacances. 
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Lu dans: 
Marguerite Yourcenar. En pélerin et en étranger (essais rédigés entre 1928 et 1987). Gallimard. 1989. 265 pages 
Bérengère Deprez. Marguerite Yourcenar et les Etats-Unis. Du nageur à la vague. Racine. 2012. 208 pages. Extrait p.12
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"Il y a de ces maladies, si on les guérit, à l'homme, il ne reste rien."
Henri Michaux

Lu dans: 
Henri Michaux. Epréuves. Exorcismes.
Sion Leys. Le studio de l'inutilité. Flammarion. 2012. 300 pages. Extrait pp.15-16.

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Citation :
« Le passé et le futur n'existent qu'en relation avec toi
tous deux ne sont qu'un, c'est toi qui penses qu'ils sont deux. »

Djalâl Al-Din Rum (Rumi, Perse,1207-1273, inspirateur du soufisme)
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Citation :
     Là où
dort mon amour
                glissant sous le roc
je voudrais être de l'eau
            j'entrerais je dormirais près d'elle

Tanka du Man'yōshū  (compilé par Otomo no Yakamochi, 760)


Ne vous prend-il jamais une envie de réapprendre à écrire, à lire, à dire, à vivre des choses simples, avec peu de mots - tous compréhensibles-, peu de gestes, quelques paroles choisies. Une université de l'essentiel, bienveillante pour ses élèves, où l'étude des textes anciens apprendrait comment vivre demain, aimer davantage, mieux admirer les choses et les gens. Réver de vivre comme une eau qui s'écoule est-il donc devenu à ce point inaccessible? 
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 Lu dans : 
Jacques Roubaud. Mono No Aware, le sentiment des choses. Gallimard. NRF. 1970. Extrait p.63
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"Quel homme n'a jamais transgressé ta Loi, dis? 
Une vie sans péché, quel goût a-t-elle, dis? 
Si tu punis le mal que j'ai fait par le mal, 
Quelle est la différence entre toi et moi, dis? "
Omar KHAYYAM (1048-1131, Perse)

Poète philosophe, hédoniste, tolérant et sceptique, Khayyam est en outre considéré comme un des plus grands mathématiciens du Moyen âge. Réformateur du calendrier persan en 1074, il compile dans ses rubaiyat » (quatrains) des perles mystiques qui en font un soufi, mais au regard amusé, préférant  le vin et la compagnie des jeunes filles aux prières. 

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Citation :
« Autrefois, quand je fréquentais les mosquées,
je n'y prononçais aucune prière,
mais j'en revenais riche d'espoir.
Je vais toujours m'asseoir dans les mosquées,
où l'ombre est propice au sommeil. »
[size]

Lu dans: 
Amin Maalouf. Samarcande. JClattès. 1988. 380 pages. Extrait p.13
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"Il y a une douleur  dans cette pièce, mais je ne sais pas à qui elle appartient."
E Fottorino.

Lu dans:
Eric Fottorino. Questions à mon père. NRF Gallimard. 2010. 203 pages. Extrait p. 76

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"Tantôt je pense, tantôt je vis."
Paul Valéry.

Lu dans :
François Jullien. Philosophie du vivre. NRF Gallimard. Bibliothèque des Idées. 2011. 270 pages. Extrait page 9
Siri Hustvedt. Un été sans les hommes. Actes Sud. 2011. 216 pages.

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 "De temps à autre un homme se dresse en ce monde,
étale sa fortune et proclame: c'est moi!
Sa gloire vit l'espace d'un verre fêlé,
déjà la mort se dresse et proclame: c'est moi!"
Omar Khayyam (1048-1131, Perse)

Lu dans: 
Amin Maalouf. Samarcande. JClattès. 1988. 380 pages. Extrait p.67

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"Comme elles sont étranges, ces passions modérées qui, sans faire courir de risque mortel à ceux qui les cultivent, parviennent à survivre à des malheurs véritables et, pour peu qu'on les accepte, à former un système immunitaire de secours. Elles ne contestent pas mais accompagnent les vraies importances. Elles ne font pas un destin mais n'interdisent nullement d'en avoir un. Elles prétendent, non pas transformer nos jours en songes emplis de plaisir, mais servir à leur agrément ou les rendre, lorsqu'une difficulté survient, simplement vivables. Bien qu'inavouées, vécues parfois même honteusement, elles aident à se maintenir en joie et, plus utile encore, à se maintenir en vie. Autre avantage: elles permettent de se regarder par le bon bout de la lorgnette, le petit. "
Pierre Hebey

Lu dans: 
Pierre Hebey. Les passions modérées. NRF. Gallimard. 1995. 472 pages. Extrait. Exergue 

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"On ne gagne pas d'un seul coup la lumière.
On l'atteint par le chemin de l'obscurité."
Paul Claudel

Lu dans:
Paul Claudel, cité dans Romain Slocombe. Monsieur le Commandant. NiL. 2011. 261 pages. Extrait p.18.
Tanizaki Junichirô. Eloge de l'ombre. Publications orientalistes de France. 1933. ALC 1977 pour la traduction en français par René Sieffert. 112 pages. Extrait pp.51-54 

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"J'ai cru longtemps que la mémoire servait à se souvenir; je sais maintenant qu'elle sert surtout à oublier."
Pierre Chaunu

  
Lu dans :
J.-B. Pontalis. En marge des jours. Gallimard. NRF. 2002. 123 pages. Extrait p. 14
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Citation :
Chaque fois que, dans un monastère de Kyôto ou de Nara, l'on me montre le chemin des lieux d'aisance construits à la manière de jadis, semi-obscurs et pourtant d'une propreté méticuleuse, je ressens intensément la qualité rare de l'architecture japonaise. Un pavillon de thé est un endroit plaisant, je le veux bien, mais des lieux d'aisance de style japonais, voilà qui est conçu véritablement pour la paix de l'esprit. Toujours à l'écart du bâtiment principal, ils sont disposés à l'abri d'un bosquet d'où vous parvient une odeur de vert feuillage et de mousse; après avoir, pour s'y rendre, suivi une galerie couverte, accroupi dans la pénombre, baigné dans la lumière douce des shôji* et plongé dans ses rêveries, l'on éprouve, à contempler le spectacle du jardin qui s'étend sous la fenêtre, une émotion qu'il est impossible de décrire, (..) [et] d'où l'on peut, à l'abri de murs tout simples, à la surface nette, contempler l'azur du  ciel et le vert du feuillage. Lorsque je me trouve en pareil endroit, il me plaît d'entendre tomber une pluie douce et régulière. (..) En vérité ces lieux conviennent au cri des insectes, au chant des oiseaux, aux nuits de lune aussi; c'est l'endroit le mieux fait pour goûter la poignante mélancolie des choses en chacune des quatre saisons."
Tanizaki Junichirô (1886-1965)
[size]

* paroi constituée de papier translucide monté sur une trame en bois 

Lu dans:
Tanizaki Junichirô. Eloge de l'ombre. Publications orientalistes de France. 1933. ALC 1977 pour la traduction en français par René Sieffert. 112 pages. Extrait p.21
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[/size]
Citation :
"Un écrivain, si je regarde au fond de moi et si je me fie à ce que j'ai observé au fil des années en côtoyant des auteurs, c'est quelqu'un qui, quoi qu'il arrive, ne peut pas s'empêcher de fabriquer des phrases et des histoires. C'est encore et toujours cette personne qui, à la tombée de la nuit, propose à ceux qui passent de s'asseoir près du feu et d'écouter, avant d'entrer dans le royaume du sommeil, le récit qui s'est inscrit en elle et qu'elle ne demande qu'à partager."

Citation :
Francis Dannemark 
[size]

  
Lu dans: 
Francis Dannemark. Ecrire , une façon de vivre. Supplément "Etre écrivain aujourd'hui." La Libre. 4 juin 2012. Page 6.
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"Ce que j'éprouve n'a pas vraiment de nom , de nom connu. Quelque chose de moi s'est détaché et flotte dans l'air, invisible et pourtant consistant. Je me sens triste sans tristesse, seul sans solitude, heureux sans joie."
E. Fottorino
Lu dans : 
Eric Fottorino. L'homme qui m'aimait tout bas. NRF Gallimard. 2009. 148 pages. Extraits pp 127, 142, 143  

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"Ce sont les mots qu'ils n'ont pas dits qui font les morts si lourds dans leur cercueil "
Montherlant

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bonne après midi 1    Ninnenne    
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MessageSujet: Re: Petites citations diverses   Ven 11 Sep - 14:14

"Les familles heureuses se ressemblent toutes.
Les familles malheureuses sont malheureuses chacune à leur façon. "
Tolstoï. Anna Karénine.
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Citation :
 "Lorsque tu fais quelque chose, sache que tu auras contre toi ceux qui voulaient faire la même chose, ceux qui voulaient faire le contraire, et l'immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire."
Confucius.
  
Lu dans: 
Eric Fottorino. Mon tour du Monde. NRF Gallimard. 2012. 545 pages. Extrait p.538 

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Citation :
"Il y aurait toujours cette neige dans tous les soleils, cette fumée dans tous les printemps."
Jorge Semprun


Revenu de Buchenwald, Jorge Semprun ne trouvera la force d'écrire la neige des collines qui surplombaient les camps et la fumée du crématoire qu'après de longues et douloureuses années. L'écriture d'un homme libre n'efface pas la prison de la mémoire. A l'évocation obsédante des fumées dans le ciel lui répond comme un écho, mille ans plus tôt, la nostalgie de Sarashina : 


"Lorsque vous apercevrez 
la fumée      qui remonte en flottant 
la vallée de la colline de Toribe (*)  
alors    vous me comprendrez 
moi      qui paraissais irréelle 
même pendant ma vie."


(*) Toribe, lieu d'incinération des morts


Lu dans:
Eric Fottorino. Mon tour du Monde. NRF Gallimard. 2012. 545 pages. Extrait p.265
Jacques Roubaud. Mono No Aware, Le sentiment des choses. Gallimard. NRF. 1970. Extrait p.228. 
Sarashina (Japon - époque de Heian - 1008). Sarashina Nikki, carnets dans lequel elle raconte sa vie et ses voyages de l'âge de 13 ans à 52 ans
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Citation :
"Si je pouvais vivre une nouvelle fois ma vie
j'essaierais d'y commettre plus d'erreurs, (..)
Je m'exposerais à plus de risques,
je ferais plus de voyages,
je contemplerais plus de crépuscules,
j'escaladerais plus de montagnes (..)
Et je jouerais davantage avec les enfants,
si j'avais encore une vie devant moi."
Instants. J L Borges


On a dit de ces vers qu'ils furent les derniers de Jorge Luis Borges, aveugle à la fin de sa vie. On en a aussi contesté l'origine, mais leur charme opère encore.     
[size]

  
Lu dans:
Eric Fottorino. Mon tour du Monde. NRF Gallimard. 2012. 545 pages. Extrait p.248
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"Le jardin de mon enfance était un théâtre ludique me donnant plein de possibilités de m'exprimer. Un massif de buissons était l'Amazone. Quand on montait dans les arbres, on était à bord d'un trois-mâts en pleine tempête. Les moutons achetés pour tondre l'herbe ont été pour nous des moutons et des dinosaures."
D. Decoin
Lu dans:
Didier Decoin. Je vois des jardins partout. JC Lattès; 2012. 230 pages

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"Il n'est pas nécessaire d'avoir une raison pour avoir peur."
E. Ajar

Lu dans:
Romain Gary. Vie et mort d'Emile Ajar.  NRF. Gallimard. 1981. 43 pages

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Citation :
« Il y a les gens qui ont des meubles et il y a les gens qui ont des valises. »
Paul Morand
[size]


Lu dans :
Eric Fottorino. Mon tour du Monde. NRF Gallimard. 2012. 545 pages. Extrait p.107
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Citation :
"Là où le vin entre, le secret sort."
Sagesse du vigneron


Eric Fottorino, ancien directeur du Monde et grand reporter raconte les mille et uns détours de la collecte d'infos, les accueils simples et réservés au départ, "devenant rapidement familiers, la chaleur montait avec le rouge qui descendait, les langues se déliaient: là où le vin entre, le secret sort."  
[size]

Lu dans: 
Eric Fottorino. Mon tour du Monde. NRF Gallimard. 2012. 545 pages. Extrait p.106 
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"Chez mes parents, il y avait un saule pleureur, et un hamac était tendu entre son tronc et le tronc de l'arbre voisin. Je me cachais derrière le rideau de branches et de feuilles du saule pleureur, j'étais complètement isolé du monde et, là, je lisais. Particulièrement, toute la recherche du "Temps perdu". J'étais tellement absorbé que je ne suis même pas allé voir les résultats de mon bac."
Eric-Emmanuel Schmitt 
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Citation :
 "Je suis comme l'écureuil qui cherche où il a caché ses provisions et qui déterre tant de choses en définitive."
JP Groux
[size]
 
Lu dans:
Jean-Paul Goux. Le Séjour à Chenecé . Actes Sud. 2012.        
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[/size]
Citation :
le reflet de la lune
qui habite l'eau
au creux d'une main
réel?     irréel?
j'ai été cela     au monde

l'eau s'égouttant   de mes mains
trouble la clarté
du puits  de la montagne,
sans être lassés   l'un de l'autre
il a pourtant fallu     se séparer
             Dernier poème de Ki no Tsurayuki (Japon, 872-945)


Ecrits à la première personne, ces courts poèmes me parlent particulièrement en cette fin de semaine. Les questions que se pose l'homme transcendent les époques et les continents. On y revient inlassablement quand s'apaise le bruit de fond de notre surinformation permanente.  
[size]

    
Lu dans : 
Jacques Roubaud. Mono No Aware, le sentiment des choses. Gallimard. NRF. 1970. Extrait p.232
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
[/size]
Citation :
"La grosse patte du lion ne peut capturer le papillon. Face à la mort, aux pouvoirs, à tout ce qui enferme, sclérose ou pétrifie, sois un papillon."
H. Gougaud
[size]


Lu dans:  
Henri Gougaud. Le rire de la grenouille. CarnetsNord. 2008.  184 pages. Extrait p.34
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
[/size]
Citation :
"Déjeuner avec J.N. Il me fait part de sa perplexité: devrait-il vendre l'appartement qu'il possède sur les hauteurs de Nice, ce qui lui permettrait d'en acquérir un à Paris où il n'a pu que louer un minuscule studio dans un quartier qu'il exècre? « Pourquoi pas ? lui dis-je, puisque tu ne vas presque jamais à Nice et que tu vis à Paris. - Oui, mais d'un côté quand je suis à Nice, j'y suis bien, c'est là que je travaille le mieux. - Alors garde-le et arrange-toi pour y aller plus souvent. - Oui, mais d'un autre côté, c'est à Paris que j'ai tous mes amis, à Nice je ne connais personne. » Et cela continue comme ça un bon moment: « d'un côté, d'un autre côté». Et puis, subitement, J. N. me fixe intensément comme si j'étais son sauveur et me déclare avec un regard éperdu de reconnaissance: «Tu as raison. Grâce à toi, j'ai pris ma décision: ou bien je vends ou bien je ne vends pas. »
J.-B. Pontalis
[size]

  
Lu dans:
J.-B. Pontalis. En marge des jours. NRF Gallimard. 2002.120 pages. Extrait p. 53
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"Le tilleul dans mon jardin, dans le Hainaut.  En fait, je crois que j'ai acheté la maison qu'il y avait autour parce que je suis tombé amoureux de cet arbre. Ça arrive, les coups de foudre avec un arbre ! Je m'assois sous lui, je m'appuie contre lui et je rêve, je médite, j'écoute de la musique - mais celle de la nature: les branches, les feuilles, les oiseaux ... C'est comme si ce tilleul était un point qui me reliait aussi bien à la terre qu'au ciel. D'ailleurs, les tilleuls sont comme ça: la surface des racines est aussi importante que la surface des branches. Le tilleul est un arbre miroir. Il se nourrit autant de ciel que de terre."
Eric-Emmanuel Schmitt
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[/size]
Citation :
"Il décide de mettre une croix sur la tombe qu'il a creusée pour l'oiseau, mais la bonne l'en empêche, lui expliquant que ce n'est qu'une bête, un être bien inférieur à l'homme. "Le pleurer est déjà un péché", lui dit-elle.  Le fils du concierge s'en mêle et ajoute qu'il n'est pas question de mettre une croix sur cette tombe, parce que le canari était juif, "comme toi" précise-t-il.
A. Desarthe


A méditer en ce premier mai étrange qui voit le muguet défiler défiant la rose, pendant que s'entend la clameur du lys. Jeanne, Jaurès et Victor Hugo seront appelés à la rescousse sans trop savoir ce qu'ils auraient pensé de ces parrainages posthumes. 
[size]

Lu dans : 
Agnès Desarthe. Le remplaçant. Editions de l'Olivier 2009. Points . 76 pages. Extrait p.68       
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