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 Archéologie ( Histoire - Angkor +L’Atlantide a-t-elle existé+Hattoussa -et autres

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ninnenne
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MessageSujet: Archéologie ( Histoire - Angkor +L’Atlantide a-t-elle existé+Hattoussa -et autres   Ven 18 Sep - 13:48

Archéologie - Histoire -

 
L'archéologie est aujourd'hui une science reconnue avec ses professionnels, ses techniques, ses méthodes et ces bénévoles qui, dans un strict respect du site et de ce qu'il contient, mettent à jour une part de notre passé.
 
Mais l'archéologie a longtemps été l'objet de la convoitise des hommes, le moyen de valoriser sa propre personne sans méthodes adaptées, sans considération parfois pour le site fouillé. L'archéologie ne commence vraiment à se développer qu'au cours du XVIIIe siècle grâce à un événement dont la portée sera gigantesque. En 1732, une paysanne italienne se prend les pieds dans une pierre effleurant de la terre. Il s'agit de la partie visible de l'un des sites archéologique les mieux conservés au monde : Pompéï et Herculanum, deux cités romaines.
 
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Pompéï
 
Cette découverte fabuleuse va susciter dans toute l'Europe un goût très prononcé pour l'Antiquité, que l'on redécouvre encore, mais ici par le biais d'une terre qui offre une partie préservée de la société romaine dans laquelle la vie s'est brusquement arrêté un jour de 79 avant JC. Tout s'est figé et ce témoignage de l'histoire amène des centaines de curieux, de scientifiques, de nobles, de voyageurs qui s'empressent de sortir les trésors de l'oubli de l'histoire et réapparut aussi subitement qu'ils avaient disparus.
 
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Herculanum
 
Mais l'archéologie manque encore de rigueur et la fouille se traduit bien souvent par le vol pur et simple d'une partie des objets trouvés dans tel ou tel site et qui viennent embellir les demeures princières de toute l'Europe comme elles enrichissent ceux qui les vendent. La notion de préservation passait par la possession privée, le Louvre n'existait pas encore en tant que musée.
 
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Le peintre Pannini représente ici des "Galeries de vues de la Rome antique" en 1758 où se succèdent des morceaux de marbres et des toiles soulignant l'omniprésence de Rome sous les Césars à travers des ruines ou des édifices symboles tel le Panthéon.
 


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Au cours du XIXe siècle, les choses évoluent guère plus dans un premier temps pour adopter à la fin du siècle des techniques plus scientifiques et des études plus sérieuses. Le Louvre s'enrichit considérablement grâce aux multiples campagne de fouilles organisées en Italie, en Grèce ou en Egypte et cela dès l'Empire. La France, et il en est de même pour l'Angleterre et dans une moindre mesure de l'Allemagne, jouissent de leur autorité pour couvrir les frais de campagnes de fouille moyennant la possession de la plus grande partie des œuvres trouvées (c'est ainsi qu'aujourd'hui le British Museum et le Louvre regroupent une grande partie des plus belles œuvres quelle que soit l'époque ou la civilisation). Ces pays européens se disputent le monopole de tel ou tel chantier, c'est ainsi que l'Allemagne s'occupe des fouilles de la légendaire ville de Troie tandis que la France ou l'Angleterre s'attaquent à d'autres chantiers en Grèce comme Olympie ou Delphes. Il en est de même pour l'Italie ou l'Egypte.


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Olympie
 
Entre étude scientifique et pillages officialisés, les fouilles de la fin du XIXe et du début du XXe siècle engendrent des découvertes fabuleuses et contribuent nettement à mieux connaître les cultures antiques qui restent encore la base même de notre culture.


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Delphes
 
Aujourd'hui, l'archéologie n'a plus cet aspect de "pillage organisé" et bénéficie, entre autre, grâce aux progrès de la science, d'outils fiables pour fouiller puis dater un site. C'est ainsi que les méthodes traditionnelles de datation comme le Carbone 14 ou ladendrochronologie couplées à la déontologie des professionnels donnent à l'archéologie une autorité scientifique qui supplante les usages moins scientifiques et plus personnels d'antan.
 
Mais le problème actuel de l'archéologie résulte surtout du fait du manque de temps auquel s'ajoute le manque d'argent qui rendent certains chantiers difficiles à exploiter comme il le faudrait. Et ceci est particulièrement vrai pour les campagnes dites de "sauvetage". Suite à une découverte lors de travaux urbains ou lors du tracé d'une autoroute ou d'une ligne de TGV, les travaux peuvent être arrêtés si des témoins apparaissent. Une équipe d'archéologues dispose alors d'un temps limité pour fouiller la zone concernée, un temps qui dépend de l'importance du site en question. Mais bien souvent le temps manque et certaines parties ne seront jamais fouillées et remplacées par le béton des constructions modernes.
 
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Le plus bel exemple d'une fouille de sauvetage à grande échelle est celle qui s'est déroulée dans la ville antique d'Alexandrie fondée par Alexandre le Grand à la fin du IVe siècle lors de sa campagne orientale. Les fouilles menées par Jacques-Yves L'empereur ont mis à jour des vestiges d'une importance culturelle et historique extraordinaire à travers un cimetière antique gigantesque, les restes d'une statue de Ptolémée (photo ci-dessus lors de sa sortie de mer) ou les vestiges du fameux phare d'Alexandrie.


Archéologie - Angkor -

 
Angkor
(Unesco)
 
Angkor est l'un des principaux sites archéologiques de l'Asie du Sud-Est. Il renferme les magnifiques vestiges des différentes capitales de l'Empire khmer, qui rayonna du IXe au XVesiècle. L'art khmer, tel qu'il s'est développé à Angkor, exerça une influence profonde sur une grande partie de cette région, et joua un rôle fondamental dans l'évolution qui la caractérise. L'architecture khmère s'est largement développée à partir de celle du sous-continent indien, dont elle s'émancipa toutefois rapidement en développant ses propres caractéristiques, dont certaines se sont formées de manière indépendante, tandis que d'autres ont été empruntées aux traditions de cultures proches, donnant ainsi naissance à un nouvel horizon artistique dans l'art et l'architecture de l'Orient.
 
 
Au commencement du IXe siècle, les deux États qui couvraient le territoire du Cambodge actuel furent réunis par Jayavarman II, qui jeta les bases de l'Empire khmer, qui devait demeurer la principale puissance du sud-est de l'Asie pendant près de cinq siècles. L'un de ses sites se trouvait au centre du Cambodge, au nord de Tonle Sap (le grand lac) où un demi-siècle plus tard le fils de Jayavarman, Yashovarman, fonda Yashodapura (la ville prit ensuite le nom d'Angkor), qui devint alors capitale permanente de l'Empire khmer jusqu'au XVesiècle.
 
 
Différents éléments de la première ville se conformaient au schéma classique d'une capitale khmère : un périmètre fortifié longé par un fossé avec un temple d'État en son centre, fait en brique ou en pierre, et un palais en bois. On y trouvait aussi de nombreuses constructions privées, construites presque entièrement en bois, à l'intérieur de l'enceinte comme à ses abords. Le temple d'État de Roluos, le Bakong, et le temple construit à la mémoire des ancêtres de la dynastie royale, le Preah Ko, ont été édifiés autour de 880. Un autre élément essentiel de la capitale khmère, le grand réservoir d'eau, a été aménagé une dizaine d'années plus tard, avec en son centre un troisième temple construit au nord-est du Roluos, près de la colline de Phnom Bakeng, connue aujourd'hui sous le nom de Baray oriental.
 

 
La seconde capitale d'Angkor fut construite par Rajendravarman autour de 960, avec un temple d'État situé à Pre Rup. Il édifia aussi un temple, le Mebon oriental, sur une île artificielle qui se trouvait au centre du Baray oriental, ainsi que le merveilleux temple de Banteay Srei. Le fils de Rajendravarman, Jayavarman V, abandonna le site de Pre Rup pour un autre emplacement à Ta Kev où il construisit son propre temple d'État, qui fut consacré autour de 1000. Peu de temps après, il fut renversé par Suryavarman Ier , qui ordonna la construction des formidables fortifications qui entourent son palais royal et son temple d'État, le Phimeanakas, ainsi que de celle du grand Baray occidental.
 
Temple Phimeanakas
 
En 1050, son successeur construisit un nouveau temple d'État, plus impressionnant encore, le Baphuon. Les souverains successifs laissèrent peu d'édifices monumentaux, et il faut attendre l'arrivée au pouvoir de Suryavarman II, en 1113, pour que débute la dernière grande phase édilitaire du site. Il est en effet le bâtisseur du plus grand de tous les monuments khmers, Angkor Vat, dédié à Vishnou, et situé à l'intérieur d'une vaste enceinte. La mort de Suryavarman II, survenue vers 1150, fut suivie par une période de luttes intestines et de pressions extérieures qui culminèrent, en 1177, avec le sac d'Angkor par les Cham. La situation fut rétablie par Jayavarman VII, qui célébra son succès militaire en créant encore une nouvelle capitale à Angkor Thorn, et en lançant une campagne de construction sans précédent. Son temple d'État était l'imposant Bayon, dédié à Bouddha.
 
Temple Bayon
 
Un autre élément caractéristique du complexe d'Angkor est le système d'irrigation de toute la région, assuré par de grands réservoirs qui ont permis de développer l'infrastructure économique des différentes capitales khmères.
 
Histoire
 
Au début de 9eme siècle, les deux états qui constituent le Cambodge actuel furent réunis par Jayavarman II qui posait ainsi les fondations de 1'Empire Khmer qui fut pendant près de cinq siècles le plus puissant pouvoir de I 'Asie du Sud-Est. Pendant quelques années, la Cour a résidé au centre du Cambodge, au nord du Tonle Sap (Le grand Lac), la ou un demi-siècle plus tard, le fils de Yasovarman fit édifier Yasodhapura, qui restera la capitale permanente de 1'Empire Khmer jusqu'au 15eme siècle. Plus tard, cette ville recevra le nom d'Angkor (du Sanskrit "nagara" qui signifie capitale).
 
Jayavarman II
 
La première capitale fut Hariharalaya, a la place actuelle de Roluos. Cette première capitale respectait la forme classique des capitales khmeres; elle comprenait certains éléments fondamentaux dont une muraille défensive avec un fosse et en son centre le temple de l'état construit en brique ou en Pierre et le palais construit en bois. Les grands dignitaires de 1'Empire se faisaient également construire, aussi bien à l'intérieur qu'a l'extérieur de l'enceinte, des temples dédiés aux divinités hindous en particulier à Shiva. On y trouvait aussi un grand nombre de constructions laïques presque toutes en bois et elles aussi soit à l'intérieur soit à l'extérieur de l'enceinte. "Bakong", temple de l' Etat a Roluos et "Preah Ko", temple à la mémoire des ancêtres royaux furent édifiés vers 880. Le grand réservoir, autre trait caractéristique des capitales khmères, fut ajoute une décennie plus tard avec en son centre un troisième temple d'état "Lolei".
 
Temple Bakong
 
Yasodhapura a été construit au nord-ouest de Roluos sur la colline de Phnom Bakang. L'enceinte y est carrée, chaque côté mesure 4 kilomètres, on y trouve également un réservoir qui mesure 7 kilomètres, sur 1,8 kilomètre, il est maintenant dénomme le "Barai oriental". Le temple de l'Etat a été érigé au sommet de la colline de Phnom Bakang vers l'an 900.
Après une courte période pendant laquelle la capitale khmère fut transférée a Koh Ker a quelques kilomètres au Nord-Est d'Angkor, la seconde capitale d'Angkor même a été construite pendant les années 960 et suivantes par Rajendravarman, le temple d'Etat étant à Pre Rup. Cet empereur fit également réaliser un autre temple le "Mebon oriental" situe sur une ile artificielle au centre du "Barai oriental". Le gourou de Rajendravarman a fait construire le charmant temple de Banteay Srei à environ 25 kilomètres au Nord-Est d'Angkor.
 
Mebon oriental
 
Le fils de Rajendravarman, Jayavarman V délaissa le site de Pre Rup pour une autre dont le temple d'Etat édifié à Ka Tev fut consacré aux environs l'an 1000. Peu après, Jayavarman fut renverse par Suryavarman I à qui l'on doit les remarquables fortifications autour du Palais Royal et du temple de l'état "le Phimeanakas" ainsi que la construction du grand "Batai occidental" dont les dimensions atteignent 8 kilomètres sur 2,5 kilomètres. En 1050, son successeur fit édifier un nouveau temple d'état encore plus impressionnant le "Baphuon", au nord du précèdent.
 
Temple Baphuon
 
Les dirigeants suivants laissèrent peu de traces de grands monuments et ce n'est qu'avec Suryavarman II, en 1113, que recommença une autre grande période de construction. Ce souverain est à I 'origine de toutes les plus imposantes constructions khmères - Angkor Vat, situé à l'intérieur d'une grande enceinte et dédie à Vishnu, Thomannon et Chau Say Tevoda.
 
Angkor Vat
 
La mort de Suryavarman II aux environs de 1150 fut suivie d'une période de frictions internes et de pressions externes qui culminèrent en 1177 avec la destruction d'Angkor par les Chama. La situation fut redressée par Jayavarman VII qui célébra ses succès militaires en créant une autre capitale Angkor Thorn et en initiant une politique de constructions d'une ampleur encore jamais atteinte. Son temple d'état est la tour "Bayon" dédiée a Bouddha et parmi les autres monuments du règne de Jayavarman VII on peut citer Ta prohm, Pregh Khan. Ta Som et Banteay Srei.
 
Tour du Bayon
 
La magnificence de cette capitale était telle qu'aucun des successeurs de Jayavarman VII ne jugea bon de la remplacer. Aucun non plus ne décida, entre la mort de Jayavarman vers l'an 1200 et la fin de 1'Empire khmer dans la première moitié du quinzième siècle, d'ajouter le moindre grand monument à l'ensemble existant.
 
 
Le groupe d'Angkor qui comprend Roluos et Banteay Srei doit être considéré comme un tout dont la construction s'étale sur quelque trois siècles. Des chefs d'œuvres tels le "Bayon" et "Angkor Vat" doivent être vus dans leur contexte et associes aux temples et aux autres constructions en particulier le grand réservoir. Il est également essentiel de prendre en considération que cette région de jungle entre les divers monuments de briques et de pierres constitue une réserve de trésors archéologiques d'une extrême importance pour l'étude et l'interprétation de la culture khmère. Le système d'irrigation de toute la région, qui fonctionnait à partir des grands réservoirs et sur lequel reposait toute l'infrastructure économique des diverses capitales khmères est un autre élément qui confère une qualité exceptionnelle à l'ensemble d'Angkor.
 
Roluos


[size=24]Archéologie - L’Atlantide a-t-elle existé -[/size]







 
Le mystère de l’Atlantide est entré dans l'histoire par quelques phrases d'un dialogue de Platon. Les premières références connues de l’Atlantide apparaissent dans deux de ces dialogues, le Critias et le Timée.
L'énigmatique empire des Atlantes défie la sagacité des chercheurs depuis vingt-cinq siècles. Des milliers de volumes lui ont été consacrés. A peu près autant d'hypothèses ont été formulées sur la localisation de l’Atlantide. Trois sont sérieuses.

 
Le témoignage de Platon



Vers 355 avant notre ère, le Timée et le Critias fondent le mythe de l’Atlantide. Comme les autres œuvres du philosophe, les textes se présentent sous forme d’entretiens entre plusieurs personnes :




  • Socrate, le maître de Platon
  • Timée, philosophe pythagoricien
  • Critias, politicien sans scrupule
  • Hermocrate, ancien général syracusien




 
«Oui, Solon, il fut un temps, avant la plus grande destruction par les eaux, où la cité qui est aujourd'hui celle des Athéniens était, de toutes, la meilleure dans la guerre (..) En ce temps-là, on pouvait passer par cette mer (l'océan Atlantique?) Elle avait une île, devant ce passage que vous appelez les Colonnes d'Hercule (..) Or, dans cette île Atlantide, des rois avaient formé un empire grand et merveilleux (..) Cette puissance, ayant une fois concentré toutes ses forces, entreprit en un seul élan, d'asservir votre territoire et le nôtre, et tous ceux qui se trouvent de ce côté-ci du détroit. C'est alors, ô Solon, que la puissance de votre cité fit éclater aux yeux de tous son héroïsme et son énergie. Car elle l'a emporté sur toutes les autres par la force d'âme et par l'art militaire (..) Mais, dans le temps qui suivit, il y eut des tremblements de terre effroyables et des cataclysmes. Dans l'espace d'un seul jour et d'une nuit terrible, toute votre armée fut engloutie d'un seul coup sous la terre, et, de même, l'île Atlantide s'abîma dans la mer et disparut. Voila pourquoi, aujourd'hui encore, cet océan est difficile et inexplorable, par l'obstacle des fonds vaseux et très bas que l'île, en s'engloutissant, a déposés."



Timée, traduction 1925



Ce passage du Timée, détaillé et confirmé dans le Critias (ou l'Atlantide), un autre des dialogues de Platon, entretient le « mystère atlante » depuis prés de vingt-cinq siècles.

 
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Buste de Platon

 
Ces renseignements rapportés par Platon proviennent d'une tradition recueillie en Égypte par Solon, un des sages qui ont donné á Athènes ses premières lois. Les prêtres de Sais auraient communiqué au voyageur grec ce qu'ils savaient de la mystérieuse île et de l'empire qu'elle commandait.



Selon ces Égyptiens, neuf mille ans avant la venue de Solon, les ancêtres des Athéniens auraient repoussé des envahisseurs venus de l'Ouest, depuis un vaste continent «plus grand que la Libye et l'Asie réunies », situé en face des colonnes d'Hercule, nom antique du détroit de Gibraltar. (Pour les Grecs, la « Libye » était une vaste région de l'Afrique.)



Selon les prêtres de Sais, les Athéniens auraient réussi à triompher de cette redoutable puissance, mais au prix de terribles sacrifices. En fait, leur victoire finale n'aurait été acquise qu’après le cataclysme qui aurait détruit l'Empire atlante.
Si le Timée évoque la fin de l'île atlante, le Critias fournit davantage de renseignements sur son histoire, son organisation et ses ressources.

 
L’Atlantide selon Platon



Poséidon, le dieu des flots, aurait confié un titre royal à Atlas. Celui-ci aurait alors donné son propre nom et des lois au grand empire occidental.



D'après le récit de Platon, la richesse minière de l'île atlante était considérable. On y trouvait de l'or, mais on y fabriquait surtout de l'orichalque, que plusieurs historiens, dans ce cas précis, identifient à l'ambre des côtes baltiques de l'Europe.



Le sol était recouvert de forêts, qui fournissaient d'importantes quantités de bois pour la construction des bateaux. Bétail et gibier abondaient, ainsi que champs de céréales et vergers. Bref, l'île atlante était une sorte de pays de cocagne.

 
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Une carte de l'Atlantide, éxécutée à l'époque classique d'après Platon et Diodore .

 
On y voyait, toujours selon le récit de Platon, de nombreux éléphants. La pierre y était de bonne qualité et permettait la construction de monuments impressionnants. L'ami de Socrate précise : « Les Atlantes tiraient cette pierre de dessous la périphérie de l'île centrale. Il y en avait de la blanche, de la noire et de la rouge. »



La force militaire des Atlantes était à la mesure des richesses de leur contrée : une flotte de mille deux cents navires, une armée de dix mille chars...



Bien entendu, les chiffres rapportés par Platon doivent être considérés avec méfiance. Ils n'en traduisent pas moins un ordre de grandeur impressionnant. Malheureusement, le Critias est resté inachevé et son auteur n'a pas eu le temps de nous raconter, en détail, la fin de l'Empire atlante.

 
A la recherche de l’Atlantide



Curieusement, l'existence d'un tel État n'a pas été confirmée par les autres récits qui nous restent de l'Antiquité. Dans les textes homériques, on trouve bien le nom d'Atlas, et l'île d'Ogygie, où règne la redoutable Calypso, qui pourrait éventuellement être l'Atlantide. Mais elle n'offre que peu de ressemblances avec le récit platonicien.



La lutte de Zeus contre les Titans, évoquée dans la cosmogonie écrite par Hésiode, pourrait également rappeler la guerre entre les Athéniens et les Atlantes. C'est une hypothèse risquée.
Déjà, á l'époque de Platon, on tend á mettre en doute l'authenticité du récit transmis par Solon.



Crantor de Soles, le premier commentateur de Platon, se serait rendu en Égypte pour vérifier, auprès des prêtres de Sais, la véracité des événements contés au Grec Solon au VIe siècle avant notre ère. 
Il n'a pas dû trouver beaucoup de preuves : il n'existe aujourd'hui aucune source égyptienne pour confirmer le Critias et le Timée. Sauf, bien entendu, si l'on identifie les Atlantes à ces mystérieux Peuples de la mer et du nord venus déferler en Égypte vers la fin du IIe millénaire.

 
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Les soldats des "Peuples de la Mer" apparaissent sur les murs du temple de Médinet Habou, en Egypte. Ces Peuples ont été vaincus par Ramsès III. Image kairoinfo4u.

 
Par la suite, de nombreux géographes et philosophes antiques refuseront de prendre au sérieux l'existence de l'île atlante.



Aristote, Strabon, Ptolémée ou Pline s'en moqueront ouvertement, tandis que Philon le Juif, Jamblique ou Proclus, philosophes de l'école néo-platonicienne d'Alexandrie, se contenteront de reprendre les propos de Platon, mais sans rien y ajouter.



Depuis la fin du XIXe siècle, de nombreuses théories se sont succédées.


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ninnenne
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MessageSujet: Re: Archéologie ( Histoire - Angkor +L’Atlantide a-t-elle existé+Hattoussa -et autres   Ven 18 Sep - 13:48

Archéologie - Hattoussa -







 
Hattousa, située en Anatolie, était la capitale des Hittites. Implantée dans une sorte de cirque immense ponctué de petites collines, Hattousa était protégée par 6 km de fortifications.

 
Cette ville de montagne, actuelle Bogâzköy en Turquie, était à l’image de la puissance hittite. Ce peuple guerrier qui a fait trembler Ramsès II a pourtant accordé à la femme une place importante ce qui en fait une exception au sein des royautés orientales.

 
La capitale des Hittites



Les Hittites ont utilisé des monolithes gigantesques et ont su se servir du relief pour édifier les murailles de leur capitale.
Les grands rois hittites ont apporté chacun à leur tour des modifications et des agrandissements.

 
A l’intérieur d’un réseau de fortifications épousant magistralement le relief, des zones d’habitat, des forteresses voisinent avec les temples.

 
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Les ruines d'Hattousa. Image Travelling Runes

 
Bâtie sur un piton rocheux, la maison royale est isolée du reste de la ville par de fortes murailles garnies de tours.

 
Un édifice renferme les archives. Dominant la ville, les temples sont constitués de plusieurs salles.

 
Les maisons étaient séparées par des jardins. Beaucoup d’entre elles étaient construites en briques crues ou en terre, puis blanchies à la chaux ou crépies. Ces abris précaires étaient faciles à rebâtir et répondaient aux besoins d’une population vivant dans un pays où les tremblements de terre sont fréquents.

 
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Vestiges d'Hattousa. Image Willis Monroe

 
Seuls les bâtiments religieux étaient construits en pierre. Cinq sanctuaires ont été mis au jour. Chaque temple était consacré à un dieu ou une déesse. Le temple le plus important était consacré à Tarhunt, le dieu des orages, et à son épouse, Arinnitti, la déesse soleil, patronne du roi et de l’empire.

 
L’ameublement variait selon le niveau social. Les plus pauvres se contentaient d’une natte pour dormir et d’un brasero en terre cuite pour cuisiner et se chauffer.

 
La classe aisée disposait de sièges en bois, de tables et de lits. Dans le cellier, de grandes jarres permettaient de stocker les céréales, l’huile et les autres denrées.
Certaines demeures abritaient un four et sa meule à grains.  Le pain et la bière étaient confectionnés à domicile.

 
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Hattousa possédait deux portes monumentales: la porte des Lions et la porte Royale. Image Travelling Runes

 
Le vin était réservé aux plus riches.

 
Des marchés se tenaient à proximité des portes de la ville. Le prix des marchandises était fixé légalement à partir d’un étalon, le sicle d’argent de 8,4 g.
Cependant, le troc était largement répandu.

 
La vie quotidienne des Hittites



Les Hittites étaient bien sûr des guerriers. L’instrument essentiel de leur force militaire était le char tiré par deux chevaux et monté par trois hommes : un conducteur, un archer et un défenseur muni d’un bouclier.

 
Dans la capitale, on pouvait assister à des défilés de soldats montés sur des chars.

 
Les Hittites appréciaient la chasse. Les jeunes, armés d’arc et d’épieux,  chassaient le lièvre, le sanglier ou le cerf avec des meutes de chiens.
Ils montaient également sur des chars pour chasser le lion ou l’antilope avec des javelots.

 
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Fortifications d'Hattousa. Image Travelling Runes

 
Dans les rues, des jongleurs, des équilibristes et des montreurs d’ours constituaient un spectacle quotidien.

 
Les Hittites utilisaient l’alphabet cunéiforme. Les scribes rédigeaient des textes sur des tablettes dans toutes les langues de l’empire. On a mis au jour, à Hattousa, de nombreux documents qui nous renseignent sur l’organisation administrative et sur la vie quotidienne.

 
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Le sanctuaire de Yazilikaya était bâti à 2 km d'Hattousa. Les hommes gravèrent dans la roche des représentations de dieux et de rois. Image Travelling Runes

 
Le roi gouvernait avec un conseil, le pankus, qui disposait de pouvoirs judiciaires.
La reine participait activement au gouvernement.

 
Les Hittites se divisaient en deux classes :


  • Les hommes libres
  • Les esclaves





 
Les hommes libres s’organisaient selon une hiérarchie au sommet de laquelle se trouvaient les prêtres et les nobles.

 
Les esclaves étaient des serfs attachés à la terre. Ils avaient cependant le droit de posséder de la terre et des biens mobiliers. En cas de mariage, leur propriétaire ne pouvait  les séparer de leur famille, ni s’emparer de leurs biens.

 
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Jarres de stockage des denrées découvertes à Hattousa. Image Willis Monroe

 
Libre ou esclave, chacun vivait dans sa propre demeure.

 
Les Hittites ont ajouté à leur panthéon d’origine celui des populations soumises. Ils vénéraient de très nombreux dieux.
A chaque problème, épidémie ou défaite, les Hittites ont essayé de déterminer quelle était la faute commise vis-à-vis des dieux.

 
Si les Hittites ont réussi à soumettre les peuples voisins, ils n’ont jamais pu contrer la colère divine.




Archéologie - La cité D'our -







 
Reconstitution de la cité d'Our


En 1927-1928, dans les ruines de l’ancienne capitale d’Our, des archéologues anglais retrouvent seize tombes royales des dignitaires de la Ier dynastie d’Our (entre 2600 et 2400 avant notre ère).
Au IIIe millénaire, la Mésopotamie est morcelée en une trentaine de cités-Etats. Ourest l’une d’entre elles.
La fondation de la cité est évoquée dans la Bible. Our serait la patrie d’origine d’Abraham.
Le site d’Our (Tell el-Mukayyar actuel) s’élevait sur une pleine sablonneuse près de l’Euphrate.
Sur ce site, la plus extraordinaire découverte est celle des tombes royales qui sont remplies d’un véritable trésor. Ces sépultures nous donnent également de nombreuses précisions sur les rites funéraires de la Mésopotamie ancienne.


La cité d’Our


La fondation de la cité remonte à la période d’El-Obeid (4500-4000 avant notre ère). Elle se présente à l’époque comme un village bien organisé, presque exclusivement dédié à l’agriculture et à l’élevage.
Au début du IIIe millénaire (époque protodynastique), la Mésopotamie méridionale, où prédomine la culture sumérienne, est constellée de cités-Etats.
Chaque cité est gouvernée par un souverain et protégée par une divinité. Les dynasties royales se disputent l’hégémonie de la région.





Ziggourat d'Our. Image M. Lubinsk


Vers 2300 avant notre ère, le roi sémitique Sargon fonde le royaume d’Akkad, ville plus au nord, et conquiert le territoire du golfe Persique.
150 ans plus tard, cet empire s’effondre et c’est Our, sous l’égide des grands rois de la troisième dynastie qui domine à son tour « le Pays entre les deux fleuves » c’est-à-dire la Mésopotamie.



Our va demeurer pendant deux siècles un lieu de culte important du dieu lunaire Nanna. La ziggurat (ou ziggourat) d’Our faisait partie du temple du dieu de la Lune. Elle comprenait probablement trois étages. Aujourd’hui, seul subsiste le premier niveau.





Ruines de la ville. image Danielle Kellogg


Our parvient à son apogée grâce au commerce florissant. Des navires partent de la cité vers les côtes arabes, l’Iran et dans la vallée de l’Indus.



Les marchands qui arrivaient à Our devaient franchir les immenses murailles de briques crues. L’Euphrate baignait les murs de la ville, sans doute amené jusque là par des canaux. On a retrouvé les traces de deux ports avec des docks, des entrepôts et des quais.





Image Danielle Kellogg

Sous le règne d’Our-Nammou, la ville couvrait une superficie de plus de 60 ha et protégeait une population d’environ 24 000 personnes.


Vie quotidienne à Our


Les habitants les plus pauvres occupaient des maisons modestes  alors que les plus riches possédaient des maisons avec de nombreuses pièces et même une chapelle privée.



L’ameublement semblait plutôt sommaire : tabouret, table, coffre en bois. La plupart des gens dormaient sur des nattes bien qu’on  ait retrouvé des lits. 
L’éclairage se faisait uniquement par les portes. 





Table de jeu retrouvée dans une tombe royale d'Our (Vers 2450 avant notre ère. Musée de Birmingham).Image Kevin Saff


Les tablettes d’argile gravées nous permettent de bien connaître la vie quotidienne àOur. L’organisation sociale est très hiérarchisée et non égalitaire, ni entre les sexes, ni entre les couches sociales.



Le père jouit d’une position très privilégiée au sein de la famille, selon le code détaillé instauré par Our-Nammou et ses successeurs.

Le système social étant patriarcal, tous les avantages sont accordés à l’homme :


  • Une femme adultérine est mise à mort
  • Un mari peut prendre une seconde femme et lui faire des enfants
  • Si un homme marié ne veut plus de sa femme, il lui suffit de verser de l’argent
  • Si une femme mariée veut changer de mari, elle est mise à mort


Seuls les enfants des familles aisées vont à l’école appelée « maison des tablettes ». Il leur fallait apprendre les 600 signes qui composent l’écriture cunéiforme sumérienne.
Ils apprenaient également les mathématiques et la grammaire. Un « chargé du fouet » faisait régner la discipline.
Apparemment, le fouet était largement employé si on en juge par un récit sur tablette écrit par un écolier sumérien.
De ces écoles austères sortaient les futurs scribes, sur lesquels reposait tout le système administratif et religieux.





Ecriture cunéiforme. (Musée de Bagdad). Image Woodiefi


Les enfants des familles plus pauvres travaillent aux champs ou des dans les ateliers dès leur plus jeune âge. Parfois, les pères les vendaient comme esclaves.
Les filles ne bénéficiaient d’aucune scolarité.



Les femmes travaillaient essentiellement dans la filature. La laine était l’une des plus importantes industries. 



Les artisans étaient regroupés par corporation et par quartier. Ils étaient, pour la plupart, payés mensuellement en ration de nourriture, l’orge par exemple.



Au plus bas de l’échelle sociale se trouvaient les esclaves, prisonniers de guerre, enfants vendus ou hommes endettés.
Mais, assez paradoxalement, l’esclave dispose d’un statut : il a le droit de monter une affaire, de posséder des biens, de racheter sa liberté ou de se marier avec une femme libre.





La ziggourat d’Our


Cette ziggourat, commencée par le roi Ur-Nammu (ou Our-Nammou) et achevée par son fils Sulgi, constituait le lien entre la Terre et le ciel, entre l’Homme et son dieu.
La grande cour du dieu Nanna  (ou Nanna-Sin) était destinée à accueillir les offrandes. 



L’enceinte sacrée abritait des ateliers, des réserves de nourriture, du bétail. Ces offrandes étaient destinées à Nanna.





Ziggourat d'Our. Image M. Lubinski


Il y a avait également des quartiers royaux utilisés pour les cérémonies.  



La ziggourat repose sur un socle de 60 m sur 45. De larges escaliers conduisent du rez-de-chaussée jusqu’au temple du dieu Lune Nanna.





Les tombes royales et les rites funéraires


Les seize tombes royales comprennent un ensemble de six fosses sans caveau et dix tombes contenant un caveau à une ou plusieurs chambres.
Le contenu de ces chambres funéraires est incroyable.





Casque-perruque en alliage naturel d'or et d'argent. Ce casque était porté par les rois lors des batailles. (Vers 2450 avant notre ère. Musée de Bagdad). Image Woodiefish

Celle de la reine Puabi, qui vécut aux environs de 2500 avant notre ère, abritait un char de bois décoré d’une mosaïque de pierres de couleur et de nacre blanche.
On y a également retrouvé une harpe ouvragée avec une tête de taureau. La tête est faite de feuilles d’or  et la toison est ciselée dans du lapis-lazuli.
Le taureau symbolisait la force et la fécondité.



Harpe ouvragée. (British Museum). Image Kevin Saff


On a exhumé des coiffes en lapis-lazuli, ornées de feuilles en or, des poignards en or, des tables de jeu faites de carré de coquillages, des couronnes de feuilles d’or qui étaient le symbole de la puissance.



La plus grande des sépultures était vide car elle avait été pillée mais il y restait ce que l’on a appelé « l’étendard d’Our ».





"Etendard 'Our" (vers 2600 avant notre ère. British Museum). Image Seriykotik 1970

Il s’agit d’une mosaïque composée de coquille marine, de lapis-lazuli et de cornaline, incrustée sur une boite de 45 cm de long.
Ce diptyque composé de deux panneaux représente sur une face la guerre et sur l’autre la paix.



"Etendard 'Our" (vers 2600 avant notre ère. British Museum). Image Seriykotik 1970 


Les chercheurs découvrirent également les traces de rites funéraires assez macabres. Les monarques étaient enterrés avec leur entourage.
Les rois sont entourés de chars avec les ânes, les bœufs et les cochers. La « grande fosse de la mort » renferme 74 victimes : 6 soldats en armes, et 68 femmes dont 4 musiciennes.



A côté de chaque victime, on a retrouvé une petite coupe ce qui laisse supposer une mort par empoisonnement, peut-être volontaire.





Our, patrie d’Abraham ?


«  Térakh engendra Abram, Bahkor et Aran, Aran engendra Loth. Et Aran mourut en présence de Térakh, son père, dans le pays de sa naissance, à Our des Chaldéens […] Térakh prit Abram, son fils, et Loth, le fils d’Aran, son petit-fils, et Sarah, sa belle-fille, la femme de son fils Abram, et ils quittèrent ensemble Our des Chaldéens, pour se rendre dans la terre de Canaan, et ils arrivèrent à Harran, où ils s’établirent » (Genèse, XI, 28, 31).

Ainsi commença, à partir d’Our, la migration de la tribu de Térakh, dont descend le peuple d’Israël.

Une partie de cette tribu, sous la conduite d’Abram, descendit vers Canaan, où le patriarche, après son alliance avec Yahvé, prit le nom d’Abraham, le « père des nations. »


Vers le milieu du IXIe siècle, des chercheurs découvrirent que certains passages des Ecritures se rapportaient à des évènements et des lieux ayant existé.







Ornementation félin retrouvée dans une tombe royale. Image Brendan Adkins


Si la famille d’Abraham a vécu à Our, elle n’y est pas restée longtemps. En effet, Abraham est décrit comme un Sémite nomade vivant sous une tente.
En 1500 avant notre, période présumée du passage d’Abraham à Our, les habitants n’étaient plus des nomades depuis longtemps.



La tribu d’Abraham était peut-être l’une de celles qui migraient des déserts d’Arabie vers des terres plus fertiles.



Our, victime du Déluge ?


Dans la mythologie sumérienne, le Déluge est décrit exactement comme dans la Bible. Seul le nom de l’élu change et Noé devient Outa-napishtim.

Lors de l’excavation du cimetière royal, l’archéologue Wooley mis au jour une couche d’argile épaisse de 3 m. Elle contenait des débris d’embarcation datant de 4000 ans avant notre ère.


Il y a bien effectivement la preuve d’inondations. Mais s’agit-il du Déluge ?



Archéologie - La Tour de Babel -






 
Parmi tous les récits bibliques, l’épisode de la tour de Babel est un bon exemple de conte moral puisqu’il met en garde contre l’excès d’orgueil.
Cependant, ce récit n’est pas qu’une simple légende. En effet, Babylone et la tour de Babel ont bien existé.
Si l’on s’en réfère à tous les récits relatifs à la tour de Babel, toutes les races et les langues auraient surgi en ce lieu unique.
Quelle est l’origine de toutes les langues ? Ont-elles surgies de nulle part comme par magie ou par hasard ?

Bien qu’il n’existe aucun consensus de la communauté scientifique sur ces différentes questions, certaines découvertes archéologiques tendent à démontrer que Babylone et sa célèbre tour ont joué un rôle primordial dans l’histoire de l’humanité. 


Le récit biblique de la tour de Babel


« Tout le monde se servait d’une même langue et des mêmes mots. Comme les hommes se déplaçaient à l’orient, ils trouvèrent une vallée au pays de Shinéar et ils s’y établirent. Ils se dirent l’un à l’autre : »Allons ! Faisons des briques et cuisons les au feu ! »
La brique leur servit de pierre et le bitume leur servit de mortier. Ils dirent : » Allons ! Bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet pénètre les cieux ! Faisons-nous un nom et ne soyons pas dispersés sur toute la Terre ! »





La tour de Babel de Bruegel


Or Yahvé descendit pour voir la ville et la tour que les hommes avaient bâties. Et Yahvé dit : Voici que tous font un seul peuple et parlent une seule langue, et tel est le début de leurs entreprises ! Maintenant, aucun dessein ne sera irréalisable pour eux. Allons ! Descendons ! Et là, confondons leur langage pour qu’ils ne s’entendent plus les uns les autres. »


Yahvé les dispersa de là sur toute la face de la Terre et ils cessèrent de bâtir la ville. Aussi la nomma t-on Babel, car c’est là que Yahvé confondit le langage de tous les habitants de la Terre et c’est de là qu’il les dispersa sur toute la face de la Terre. »


(Genèse, XI, 1-9)


Ce texte biblique raconte donc comment les descendants de Noé, qui parlent une seule langue, essaient de construire une tour assez haute pour toucher le ciel.
En punition de leur vanité, les hommes perdent la possibilité de se comprendre et sont dispersés.
C’est donc là que se trouverait l’origine de la diversité des langues.



Le mythe de la tour de Babel est donc étroitement lié à celui de l’Arche de Noé et du Déluge. 





Histoire et mythe


Il y a environ 5 500 ans, le long des rives de la Mésopotamie, des cités-Etats émergent. Les Mésopotamiens nous ont laissé le premier système d’écriture et leurs impressionnantes ziggourats.


Une ziggourat est une structure de pierre, semblable à une pyramide, parfois haute de 100 mètres.
Elle est faite de plates-formes superposées de dimensions décroissantes. Chaque ziggourat est dédiée à un dieu local. Elle est surmontée d’un temple qui sert de lieu de passage à ce dieu lors de ses voyages sur Terre.



Ce qui est surprenant, c’est qu’il existe des ziggourats et des pyramides dans le monde entier. Certaines sont positionnées, au millimètre près, de la même manière.
Il est difficile d’y voir un simple hasard.





Ziggourat d'Our en Irak.


Comme il est dit dans le récit biblique, les ziggourats étaient construites en brique.


La plus grande ziggourat est sans conteste celle qui se trouve à Babylone, sur les rives de l’Euphrate.
Cette tour s’appelle Etemenanki « la demeure du ciel et de la terre ». Elle a très certainement servi de modèle à la tour biblique.





La tour de Babel et Babylone


Dans l’Irak actuel, à Babylone, on a retrouvé un immense mur de briques crues, seul vestige de la tour de Babel.


Jusqu’au début du 20e siècle, tout ce que l’on savait de Babylone provenait des écrits de l’historien grec Hérodote (v.484-v.420 avant notre ère) et des récits bibliques.


En 1899, des archéologues allemands entreprirent la première exploration poussée de Babylone. Les fouilles se poursuivirent jusqu’en 1917. Mais, beaucoup plus récemment, Saddam Hussein avait décidé de restaurer Babylone et sa tour.

La guerre d’Irak a stoppé ce projet colossal.





La porte d'Ishtar a été reconstruite au musée Pergamon de Berlin. Image Rictor Norton et David Allen

Babylone « La Porte du dieu » était le centre du culte du dieu Mardouk. Les vestiges de la cité, encore visibles, datent du roi Nabuchodonosor II (604-562 avant notre ère), qui avait entreprit une vaste reconstruction.



Enceinte extérieure longue d'environ 18 km (à l'origine) qui protégeait Babylone

Le récit de la bible est conforme aux découvertes archéologiques. La tour de Babel a bien été édifiée en briques cuites, solidarisées par du bitume.
Cette tour avait été érigée bien avant le règne de Nabuchodonosor II. Elle reposait sur une base carrée et mesurait 91 mètres de haut.
Elle dominait la cité de ses sept étages couronnés par un temple dédié au dieu Mardouk.



Guerriers qui décorent la porte d'Ishtar. Image Rictor Norton et David Allen

Les preuves archéologiques et les textes suggèrent que la plupart des ziggourats étaient peintes dans des teintes magnifiques, et abondamment décorées de tuiles émaillées et de sculptures dorées.



Porte d'Ishtar. Image Rictor Norton et David Allen

Une inscription babylonienne affirme que la ziggourat d’Etemenanki était en « briques cuites émaillées d’un bleu resplendissant ».


Grandeur et décadence de la tour de Babylone


A l’époque de son édification, cette ziggourat est l’un des plus grands monuments que l’homme ait jamais érigés.
Les fouilles ont permis de reconstituer sa splendeur.



Reconstruite à plusieurs reprises, elle connaît son apogée sous Nabuchodonosor II. Au sommet de la ziggourat, le dieu Mardouk était représenté par une statue recouverte d’or et qui pesait 22 tonnes.
Mardouk était devenu le dieu principal de la Mésopotamie.





Reconstitution de la voie sacrée. 


Après la conquête perse, la tour est laissée à l’abandon. Quand il visite les ruines, en 331 avant notre ère, Alexandre le Grand, décide de redonner à la ziggourat son faste d’antan. Mais, 10 000 hommes suffisent à peine pour dégager le terrain en 2 mois.


Alexandre abandonne alors son projet.


Malheureusement, cette merveille a succombé aux ravages du temps et au pillage. Il n’en reste aujourd’hui que l’empreinte de l’énorme base carrée.




Babylone à l’origine de toutes les langues ?


Il existe environ 5 000 langues différentes aujourd’hui dans le monde. Il y a entre 50 et 200 souches sans rapport entre elles.

Les chercheurs ont daté la langue indo-européenne, la plus connue, à environ 3 000 ans avant notre ère.


Cela se situe donc à peu près au moment des évènements de Babel. Après, c’est le flou le plus complet.



Nous savons beaucoup de choses sur les langues indo-européennes mais nous sommes très ignorants sur la langue mère.


Un humain sur deux environ parle une langue indo-européenne. Cette unité linguistique est toute relative car si la souche est la même, le russe ou l’arménien est tout aussi incompréhensible pour un Français, que le basque ou le hongrois, langues non indo-européennes.




Tablette du roi de Babylone Hammourabi


Si l’on prend l’exemple des langues indo-européennes, cela voudrait dire que toutes ces langues sont issues de l’évolution d’une seule langue plus ancienne.
Cette langue originale aurait donc été parlée il y a plusieurs millénaires, à une époque où l’écriture n’était pas née.



Des peuples d’origines diverses, donc de langues différentes, ont travaillé à la construction de la tour de Babel.
Une inscription de Nabuchodonosor en atteste : "Tous les peuples de nations nombreuses (…) je (les) contraignis au travail. "
Cette diversité ethnique n’a pas empêché l’achèvement de la tour. 





Tablette gravée en écriture cunéiforme provenant de la cité de Babylone. image Listentoreason 



Les cérémonies liées au culte de Mardouk font appel à des textes dans différentes langues régionales. Pour les visiteurs, la tour de Babylone devait représenter le foyer et la source d’une multitude de langages.
C’est peut-être là l’origine du mythe que nous a transmis la Bible.



Mais, peut-être également, ce récit exprime t-il la nostalgie d’un Âge d’or où tous les hommes parlaient le même langage ? Nul ne sait si ce rêve de compréhension et de paix a réellement existé.

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MessageSujet: Re: Archéologie ( Histoire - Angkor +L’Atlantide a-t-elle existé+Hattoussa -et autres   Ven 18 Sep - 13:51

Archéologie - Karnak -

 
Karnak est l’un des temples les plus célèbres d’Egypte. C’est d’ailleurs en réalité un ensemble de temples qui sont regroupés autour du sanctuaire dédié au dieu Amon.
Karnak, en arabe Al-Karnak "Le village fortifié", se situe au nord de la ville moderne de Louxor. Les Egyptiens appelaient Karnak "Ipet-Sout". 

Retracer l’histoire du temple de Karnak signifie parcourir une grande partie de l’histoire égyptienne. En effet, presque tous les pharaons de l’époque ont participé à l’embellissement de ce complexe.
Peu à peu, le temple de Karnak qui a été bâti sur un site du Moyen-Empire (1991-1785 avant notre ère) est devenu un ensemble hétérogène mais également le plus important centre économique du pays.


Le dieu Amon

Pour bien s’imprégner de tout le symbolisme de ce temple, il est impératif de comprendre l’importante du dieu Amon dans l’Egypte ancienne.
Amon a tout d’abord été un dieu modeste et local. Elever un dieu au rang de dieu principal a permis aux princes de réaliser une unification de l’Etat.
Dès la XIIe dynastie, Amon « le caché » prend la première place dans le panthéon égyptien.


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Amon

En s’élevant au-dessus des autres dieux, il permet à Thèbes de devenir le premier centre religieux.
Il forme tout d’abord une triade avec Mout, son épouse, et leur fils Khonsou, dieu lunaire.




A Karnak, Amon est représenté sur tous les murs. 

Amon est représenté par un homme coiffé de deux hautes plumes droites. Au Nouvel Empire, il est assimilé à Râ, le dieu du Soleil de l’Ancien Empire, et devient Amon-Rê.





Par lui, le pharaon est vraiment d’essence divine. Amon-Rê est un dieu social qui est lié à la vie de son peuple.
D’ailleurs, il est plus tard perçu comme un être réel, capable d’agir et d’intervenir dans les affaires humaines à travers les oracles.



Ramsès II

La XVIIIIe dynastie concentre les rites de la religion d’Etat sur Amon qui représente l’autorité du pouvoir absolu.
Selon les égyptologues, Karnak a été construit pour contrer la destruction potentielle du monde. Si Amon est autant représenté, c'est parce qu'une adulation sans limite devait lui être portée afin de préserver les biens et la fertilité du Nil.

La date des premières constructions est inconnue. On pense que les premiers travaux auraient débuté au Moyen Empire, sous Anteff II.
De nombreux pharaons ont embelli Karnak: Aménophis Ier, Thoutmosis Ier, Hatshepsout, Thoutmosis III et bien sûr Ramsès II. Cette liste n'est pas exhaustive.


Les pylônes de Karnak

Le pylône est une construction dont la masse monte en deux tours qui encadrent une porte. Les bas-reliefs de chaque pylône illustrent en général les hauts faits du souverain constructeur.
10 pylônes ont été construits et chaque pharaon essayait de construire un nouveau pylône plus beau que le précédent.

Le premier pylône mesure 113 mètres de large sur plus de 40 mètres de haut. Sa façade présente des rainures sur lesquelles étaient fixées d’énormes mâts ornés d’étendards.




Scène gravée. Karnak.

Les pylônes marquaient aussi des étapes dans la cérémonie qui accompagnait l’entrée et la sortie du dieu. 
Ces pylônes n’ont pas été construits au hasard mais se trouvent tous dans le même axe. On peut facilement imaginer les somptueuses processions qui les traversaient.

Découverte de Karnak

Le temple d’Amon est un ensemble imposant dont les agrandissements se sont étalés sur 20 siècles.
L’aire de Karnak est constituée de trois enceintes, consacrées à trois divinités : Amon, Mout et Montou, le dieu faucon protecteur des princes de Thèbes de la XIe dynastie.

L'orientation de l'ensemble n'est pas due au hasard. L'axe nord-sud correspond à l'axe terrestre en fonction du cours du Nil, et l'axe est-ouest correspond à la course du soleil.

Dès l’arrivée au temple, on est subjugué par la beauté de la célèbre allée bordée de sphinx. Cette allée conduit au premier pylône qui donne sur l’entrée principale du temple.
Les sphinx ont une tête de Bélier, l’animal sacré d’Amon. Ils tiennent entre leurs pattes une statuette qui représente le pharaon Ramsès II.




Les murs de Karnak sont recouverts de scènes et de hiéroglyphes.

Le septième pylône est aujourd’hui partiellement détruit. Il était à l’origine flanqué de statues colossales du pharaon Thoutmosis III dont on ne peut voir maintenant que la partie inférieure.

Les processions s’approchaient du temple sur des barques, en remontant un canal artificiel du Nil.
Le premier pylône donne sur une grande cour. A gauche, il y a trois cellules qui abritaient les barques sacrées de la procession.




Allée des Sphinx

Le deuxième pylône permet d’accéder à la grande salle hypostyle. Dans cette salle, plus de 100 colonnes colossales soutiennent une nef de 50 m de long environ.



Karnak. Grande salle hypostyle. 

Sur les murs et les colonnes sont représentées des scènes de campagnes militaires des pharaons Seti Ier et Ramsès II ainsi que les différentes phases du culte divin journalier.



Karnak. Horus et le pharaon.

Au nord de cette salle, s’articulaient autrefois des pièces dédiées au culte du dieu Amon. L’une d’elles s’appelle le « Jardin botanique ». Thoutmosis III la fit décorer de reliefs représentant la faune et la flore syrienne rapportées en Egypte. 
Dans la deuxième enceinte, se situe la Salle des Fêtes. Là se déroulait la cérémonie rituelle du renouvellement du sacre du roi. 



Bas-relief illustrant le renouvellement du sacre du pharaon. 

Au sud de cette enceinte, se trouve le lac sacré du temple, symbole des premières eaux de la création. Sur les rives du lac, se dresse un grand scarabée en pierre. Au nord du temple consacré à Amon, se dresse un autre temple dédié à Montou et au sud, le complexe dédié à Mout, l’épouse d’Amon. L’ensemble de Karnak est parsemé d’obélisques et de statues en l’honneur des Dieux et des souverains. 


Les obélisques sont nombreux à Karnak.

La plus imposante statue est celle de Ramsès II, haute de 15 m, qui se dresse dans la première cour du temple. Aux pieds du pharaon est sculptée l’image de sa fille et épouse, Bentanta.



Ramsès II

Les différents souverains qui se sont succédés ont également construit des temples secondaires comme celui de Ptah, d’Opet ou de Khonsou.[/size]
 
Une avenue bordée de sphinx relie les sanctuaires de Karnak et de Louxor.


Archéologie - Civilisation Olmèque -

 

L'Enigme Olmèque


La civilisation Olmèque est la plus ancienne et la plus mystérieuse civilisation du Mexique. Le bassin inférieur du Rio Coatzecoalcos correspond à peu près au berceau légendaire de la civilisation des Olmèques.
Baptisés « Peuple du caoutchouc » par les Aztèques, les Olmèques sont apparus au cours du second millénaire avant notre ère pour disparaître 1 500 ans avant l’essor de l’empire Aztèque.
Civilisation fondatrice de toutes celles qui ont suivies, la région du berceau Olmèque produit de grandes quantités de caoutchouc d’où son nom.
Les Aztèques trouvèrent dans cette région des objets rituels d’origine Olmèque et les conservèrent dans leurs propres temples.
Malheureusement, ce bassin est exploité pour le forage pétrolier depuis 1973. Les maigres vestiges archéologiques non détruits par les espagnols, l’ont été par le dieu « argent ».


L’origine Olmèque

Le problème est qu’il ne reste rien, hormis des œuvres d’art, qui puisse nous renseigner sur la nature et l’origine de la civilisation Olmèque.
La seule certitude est que ce peuple est apparu en Amérique centrale vers 1 500 avant notre ère alors qu’il avait déjà atteint un stade de développement très avancé.


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Figure de l'homme jaguar (Museum of Natural History). Image Madman 2001 

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La vérité est que l’on ne sait rien de l’organisation sociale, des rites ou de la langue des Olmèques.
On ne sait même pas à quel groupe ethnique ils appartenaient. Aucun squelette n’a été découvert.


La religion olmèque, mal connue, est marquée par la prédominance du dieu-jaguar. La figure ci-dessous est caractéristique des nombreuses représentations d'homme-jaguar.


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Dieu-jaguar. La Venta. Image Stevendepolo 

Les représentations anthropomorphes olmèques appartiennent à deux types. L'un est négroïde, l'autre est plus fin.



Statue. La Venta. Image jami Dwyer 

Les figures de nouveau-nés sont un thème majeur de la sculpture olmèque. 



Statue de nouveau-né. Image Madman 2001 

On peut aisément faire un comparatif entre l’énigme Olmèque et l’énigme égyptienne. Les vestiges archéologiques égyptiens laissent penser que la civilisation égyptienne ancienne a surgi d’un seul coup en étant déjà entièrement constituée.



Figurine en céramique. Image Shooting Brooklyn
 

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Ces savoir-faire technologiques auraient normalement dû prendre plusieurs centaines, voire milliers d’années d’acquisition.
Aucune trace d’évolution, d’un état primitif à une société avancée, n’a été découverte.


John Anthony West, historien écrit:


“ Comment une civilisation aussi complexe peut-elle surgir déjà toute faite ? La solution de cette énigme coule de source : la civilisation égyptienne n’est pas le fruit d’une évolution, c’est un héritage. »


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Comparatif de la tête du Sphinx de Gizeh (Egypte) et d'une tête olmèque trouvée à La Venta (Mexique). Il faut reconnaître que la ressemblance est troublante

On retrouve exactement le même cas de figure avec la civilisation Olmèque. Elle semble avoir surgi du néant.
Il n’y a aucun doute sur le fait que la civilisation olmèque est la civilisation mère de l’Amérique centrale.
Elle est beaucoup plus ancienne que celle des Mayas.



Sculpture de La Venta . Image Ponchosqueal° 

Il s’agit de toute évidence d’un peuple civilisé, technologiquement avancé et qui semble avoir inventé le système de notation calendaire de points et de traits. De plus, les fouilles ont révélé une urbanisation développée. Elles ont mis au jour des canaux d'adduction d'eau en pierre.



Monte Alban. le jeu de balle, sport rituel également pratiqué par les Mayas et les Aztèques. Image Tjeerd 

L'orientation des villes suit les points cardinaux; les bâtisseurs olmèques étaient de bons astronomes.


Coatzecoalcos : le sanctuaire du serpent

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La légende dit que c’est là que Quetzalcóatl et ses compagnons auraient débarqué au Mexique après avoir traversé la mer orientale sur de grands vaisseaux.


Le sanctuaire du serpent désignait peut-être l’ensemble du territoire Olmèque. Ce dernier comprenait Coatzecoalcos et plusieurs autres sites comme Tres Zapotes, San Lorenzo et La Venta.


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Image Ponchosqueal°

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Cette sculpture ci-dessus baptisée "L'homme dans le serpent" a été trouvée à La Venta. On peut noter les croix en forme d'X sur la coiffe. Les symboles de la croix et du serpent apparaissent aussi sur le site de Tiahuanaco, en Bolivie, et en Egypte.


L'homme est assis dans un étrange "mécanisme" . Certains y voient un engin volant ou spatial. Mais là chacun est libre d'interpréter la représentation.


De nombreuses sculptures olmèques ont été mises à jour sur ces sites. Il s’agit surtout de monolithes taillés dans du basalte ou d’autres roches dures.
Certains monolithes pèsent plus de 30 tonnes et représentent des têtes géantes. D’autres représentent des scènes de rencontre entre deux races différentes et non amérindiennes.




Santiago Tuxtla : la tête de Cobata

Dans cette vieille ville coloniale, un petit parc ombragé abrite une bien étrange sculpture. Au milieu se dresse une énorme tête de guerrier.
Haute de 3 m, l’homme a les yeux clos, la mâchoire inférieure pendante et un nez épaté.


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Tête de San Lorenzo. Image A. Belani 

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Cette tête représente la première énigme de l’histoire des Olmèques. En effet, cette sculpture, vieille de plus de 2 000 ans, représente un homme aux traits négroïdes.
Bien sûr, il n’y avait aucun noir africain dans le Nouveau Monde à cette époque.
Les premiers sont arrivés avec la traite des esclaves et ce bien après la conquête espagnole.


Désigné sous le nom de « tête de Cobata », l’énorme monolithe est le plus lourd des 16 sculptures olmèques du même type.




Tres Zapotes

Tres Zapotes était un important centre Olmèque tardif qui aurait été florissant entre – 500 et 100.
C’est là que l’on a eu la preuve que le fameux calendrier maya provenait des olmèques.
Une stèle, mise à jour, écrite selon le système codé maya, correspond au 3 septembre 32 avant notre ère.


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Tête olmèque. Image Ybidau 

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Le calendrier olmèque nous ramène à l’énigmatique date initiale du 13 août 3114 avant notre ère, à laquelle est associée la date de la fin du monde, l’an 2012 de notre ère.


Dans la même ville, on a découvert une tête géante. Elle est datée d’environ 100 avant notre ère et mesure près d’1,90 m de haut.
Il s’agit là encore d’un guerrier africain qui porte un casque avec de longues jugulaires. Le visage reflète la colère.


L’autre découverte, encore plus extraordinaire, est celle de jouets pour enfants. Il s’agit de petits chiens à roulettes.


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Cette découverte remet en cause la théorie selon laquelle la roue était inconnue en Amérique centrale jusqu’à l’époque de la conquête.


San Lorenzo

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San Lorenzo est le plus ancien site olmèque connu à ce jour. Il est daté de 1 500 ans avant notre ère.
Pourtant la culture olmèque semble déjà très développée.
Malgré les recherches des archéologues, pas une seule trace de la phase de développement de la civilisation olmèque n’a été retrouvée.


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Homme jaguar et tête olmèque. Image Rosemanios 

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On a retrouvé à San Lorenzo plus d’une vingtaine de réservoirs artificiels, reliés entre eux par un réseau de conduites. Une partie de ce réseau passait par un aqueduc. Il s’agit là d’un réseau hydraulique élaboré.


Sous terre, on a découvert cinq tombes renfermant des têtes négroïdes. Ces étranges tombes contenaient également des objets précieux et des statuettes dont certaines ont été mutilées avant d’être enterrées.
La datation au carbone 14 de fragments de bois prouvent seulement que ces têtes datent d’au moins 1 200 ans avant notre ère mais rien ne prouve qu’elles ne sont pas plus anciennes.


La Venta

Actuellement, ce site archéologique est coupé en deux par un aérodrome. Les raffineries pétrolières se dressent partout. Les bulldozers ont tout rasé avant que les vraies fouilles aient pu commencer.


La Venta est le plus grand centre cérémoniel olmèque connu. Le site couvre plus de 5 km² et occupe un îlot marécageux sur le Rio Tonala.


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Tête olmèque. La Venta. Image Gorriti 

Autrefois, se concentraient là des constructions monumentales. La datation au carbone 14 suggère que les Olmèques s’y sont installés entre – 1 500 et – 1 100 et qu’ils ont occupé le site jusqu’en – 400 avant notre ère.



Sculpture olmèque représentant un mammifère marin, peut-être un dauphin. La Venta. Image Ruben Charles 

A partir de cette date, les constructions ont été arrêtées. De plus, les édifices ont été défigurés ou démolis. Plusieurs têtes géantes ont été enterrées.



Image Poncosqueal°

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Pourquoi ? Que s’est-il passé en 400 avant notre ère ?


Outre les têtes négroïdes, plusieurs sculptures de La Venta représentent des hommes de type caucasien, de grande taille, aux traits fins et au nez droit, barbus et aux cheveux raides.


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Découverts à la Venta et Monte Alban, les bas reliefs ci-dessus semblent représenter des personnages barbus de type caucasien. Image Ponchosqueal° 

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Il est à noter que la divinité d'Amérique Centrale Quetzalcoatl était, selon les descriptions, de grande taille, à peau blanche et barbue.


D’où venaient ces deux types raciaux inconnus des olmèques ? Il semble pourtant évident que les têtes ont été reproduites d’après un modèle humain.


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Image Ponchosqueal°

Le site de La Venta était à l’origine entouré d’un mur de 600 colonnes. Cette « palissade » de 3 m de haut était infranchissable.
De quoi les olmèques voulaient-ils donc se protéger ?



Sur cette stèle, représentation d'un homme de type caucasien. Image Ponchosqueal°

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Sur ce site a également été découvert une stèle de 4,80 m de haut. Les bas-reliefs représentent la rencontre entre deux hommes.
L’un des personnages est complètement défiguré. L’autre est un homme barbu, aux traits caucasiens, baptisé par les archéologues « Oncle Sam ».


D’autres hommes « blancs » peuvent être identifiés parmi les vestiges. Qui étaient-ils ? Quand ces hommes sont-ils arrivés en Amérique centrale ?




Théories des archéologues et historiens

Certains historiens ont avancé l’hypothèse selon laquelle les hommes « blancs » seraient des Phéniciens qui auraient franchi le détroit de Gibraltar et traversé l’atlantique au second millénaire avant notre ère.
Les personnages « noirs » seraient des esclaves capturés par les Phéniciens.


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Tête olmèque négroïde. Image Philo Nordlund 

Que des peuples aient traversé l’atlantique avant Christophe Colomb, cela ne fait aucun doute.
Cependant, dans ce cas précis, aucun vestige, comme des poteries par exemple, de type phénicien n’a été découvert sur les sites olmèques.
De plus, les sculptures et représentations n’ont rien de commun avec l’art phénicien.
D’ailleurs, d’un point de vue purement artistique, ces œuvres d’art n’appartiennent à aucune culture connue.


Monte Alban

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Datant de 3000 ans environ, Monte Alban consiste en une immense aire rectangulaire, la »Grande Plaza », entourée de pyramides et autres édifices.


Une écriture hiéroglyphique complexe a été découverte à Monte Alban. Seule une petite quantité de ces glyphes a pu être décryptée. On a pu déchiffrer les signes numériques et ceux du calendrier qu’on retrouve plus tard chez les Mayas.
Il s’agit là de la plus ancienne écriture connue au Mexique.


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Masque funéraire olmèque de Monte Alban. Image SanGatiche 

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Plusieurs dizaines de stèles représentent des hommes « noirs » et caucasiens, égaux dans la mort.
Ce qui va totalement à l’encontre de la théorie des esclaves phéniciens. D’ailleurs, qui a déjà vu un esclave porter un casque ?


Ces représentations sont de moins bonne qualité que celles de La Venta. A Monte Alban, ces étrangers sont des cadavres, nus et la plupart châtrés.


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Monte Alban. Image Tjeerd

Ces stèles sont datées entre l’an 1000 et l’an 600 avant notre ère. Cette datation n’est pas absolue.
Contrairement à la Venta, à Monte Alban, les sculptures racontent une triste histoire : guerre, mort et chute de ces énigmatiques étrangers.



Monte Alban. Image Gret@Lorenz 

Quelle bataille ? Qui étaient ces prisonniers ? Pourquoi n’a-t-on retrouvé aucune représentation de blessés ou de morts de type amérindiens ?
C’est tout de même un paradoxe qu’une civilisation en guerre privilégie la représentation de ses ennemis au détriment de ses propres guerriers.
Les civilisations qui ont suivi n’ont laissé aucun texte ou représentation de cette « guerre » qu’auraient menée leurs ancêtres.



Masque olmèque. Image Beesnest McClain

Malgré tout ce qu’on peut lire dans les ouvrages officiels, l’énigme Olmèque reste entière. Beaucoup de questions mais peu de réponses convaincantes.
Seules de nouvelles découvertes pourront peut-être nous éclaircir sur cette mystérieuse civilisation.[/size]
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MessageSujet: Re: Archéologie ( Histoire - Angkor +L’Atlantide a-t-elle existé+Hattoussa -et autres   Ven 18 Sep - 13:55

Archéologie - Civilisation Inca -

 


Machu Picchu. Tiahuanaco et les Mystères des Cités Incas


A l’arrivée des conquistadors espagnols au 16è siècle, l’empire Inca s’étendait le long de la côte pacifique et de la cordillère andine, de la frontière nord de l’actuel Equateur jusque dans le Chili central, englobant l’ensemble du Pérou et la quasi-totalité de la Bolivie.


Les différentes parties de ce vaste empire étaient reliées entre elles par un réseau de routes. Les forces espagnoles surent d’ailleurs tirer profit de ces routes pour avancer jusqu’au cœur de l’empire Inca.
Extermination et destructions ont malheureusement fait perdre à jamais à l’humanité une grande partie des richesses de cette civilisation. Les sites archéologiques qui sont parvenus jusqu’à nous restent pour la plupart des énigmes.
Machu Picchu ou Tiahuanaco nous transmettent un savoir et nous délivrent des messages importants pour l’avenir de l’humanité.
Les légendes ne sont pas le fruit de l’imagination de quelques peuplades primitives. Héritage oral pour la plupart, elles sont là pour nous rappeler que, malgré toute notre technique sophistiquée, il nous reste le plus important à apprendre.
Saurons nous les déchiffrer à temps ?


Machu Picchu : la cité perdue des Incas

Machu Picchu n’a jamais été découvert par les conquistadors et les missionnaires espagnols. Elle a ainsi pu échapper aux pillages. 


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Vue d'ensemble de Machu Picchu. Image Robennals 

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Ce n’est qu’en 1911 que Hiram Bingham, jeune explorateur américain, découvrit cette cité.
De tous les grands sites archéologiques qui témoignent de la puissance de l’empireInca, le plus surprenant est Machu Picchu.
Cette cité se dresse à un endroit presque inaccessible. Elle demeure une énigme et on ne sait toujours pas à quand remonte sa construction.


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Murs et maisons qui relient les différents niveaux des terrasses. image Amy Allcock 

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Les ruines se situent à 2 800 m d’altitude, entre deux pics andins appelés Huayna Picchu (jeune pic) et Machu Picchu (vieux pic).
C’est un lieu d’une beauté inouïe et unique dans le monde.


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"Secteur agricole" situé en dehors de la cité. Image Carnaval King 08

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Quand a été bâti Machu Picchu ? 


Les archéologues traditionalistes s’accordent à dire que la construction ne peut remonter avant le début du 15è siècle.
Mais d’autres archéologues ont contesté cette hypothèse. 


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Machu Picchu est un lieu unique. Image 00dann 

Rolf Müller, professeur d’astronomie, qui a étudié le site a affirmé dans les années trente que les vestiges comportaient des alignements astronomiques significatifs.
En appliquant des calculs complexes, il en arriva à la conclusion que la cité avait été construite entre 4 000 et 2 000 avant notre ère.



Construction circulaire qui serait un observatoire astronomique. Image Aunjiojo 

Bien évidemment, cette théorie est considérée comme une hérésie. En effet, cela voudrait dire que Machu Picchu est plus ancienne que la pyramide de Khéops


Le lac Titicaca

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La Paz, capitale de la Bolivie, est nichée au creux d’un cirque situé à plus de 3 000 m au dessus du niveau de la mer.
Le lac Titicaca se situe aujourd’hui à près de 4 000 m au dessus du niveau de la mer.
Les alentours du lac sont jonchés de coquillages fossilisés.
Bien que vivant à plusieurs centaines de kilomètres de l’océan Pacifique, les poissons et crustacés du lac appartiennent en majorité à des espèces océaniques.


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Lac Titicaca . image julia Manzerova 

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Sa faune marine démontre que le lac était autrefois plus salé. En fait, il est évident que les eaux étaient marines.
Donc, à une certaine époque, l’ensemble de l’Altiplano a été soulevé. Les eaux marines ainsi que sa faune se sont retrouvées emprisonnées dans les Andes.
Cette précision géologique est importante pour comprendre les contradictions manifestes entre ce que nous livrent les sédiments et les roches et la théorie officielle sur la construction de Tiahuanaco.


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Lac Titicaca . Image Quinet

A moins de 20 km du lac et plus de 30 m au dessus des côtes actuelles, se dressent les vestiges monumentaux de Tiahuanaco.


Tiahuanaco : la cité du mystère

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Dès le 16è siècle, les conquistadors entendirent parler de légendes entourant cette cité. Ils y découvrirent des ruines abandonnées depuis déjà longtemps.
Depuis, plusieurs chercheurs entreprirent des études archéologiques pour dater l’origine de la cité.
Arthur Posnanski conclut que les origines de cette cité remonteraient à plus de 10 000 ans. Les archéologues plus orthodoxes exprimèrent leur désaccord et avancèrent comme date la plus ancienne 100 ans avant notre ère.




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Monolithes dressés au centre de l'enceinte du temple. Image So_P 

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Le point le plus déroutant est que la cité avait autrefois un port, les vestiges sont là pour en attester. Ce port était situé sur le rivage du lac Titicaca.
Donc ces vestiges que nul ne peut nier posent le problème suivant :
Les grandes transformations géologiques s’effectuent sur de très longues périodes. L’ensemble de l’Altiplano a été soulevé, sans doute à l’occasion des bouleversements géologiques qui présidèrent à la formation de l’Amérique du Sud.
Il est prouvé que Tiahuanaco était autrefois au bord du lac. Partant de ce fait, soit depuis sa construction, le niveau du lac a considérablement baissé, soit, le terrain sur lequel se situe la cité s’est surélevé.
Le problème c’est que le soulèvement de l’Altiplano s’est produit avant l’apparition de l’homme.


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Le Fraile, une des sculptures les plus importantes de Tiahuanaco. On ignore le rôle et l'identité de ce personnage. Image So_P 

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Alors quand Tiahuanaco a-t-il été construit ?


Le Professeur A.Posnansky a consacré 50 ans à étudier la cité. Il a livré ses conclusions dans un ouvrage intitulé Tiahuanacu : The Cradle of American Man.
Il y expose ses calculs archéo-astronomiques qui ont été corroborés par plusieurs savants dont le Docteur Hans Ludendorff (Directeur de l’observatoire astronomique de Postdam à l’époque), plusieurs astronomes et astrophysiciens.
Sa conclusion est la suivante :


Les alignements solaires des diverses structures ont été déterminés en fonction d’observations des cieux.
Les astronomes confirment que cette observation est largement antérieure à 500 avant notre ère.
La date de – 15 000 ans avancée par Posnansky est beaucoup plus vraisemblable.


Tiahuanaco a donc été édifié bien avant l’aube des temps préhistoriques.




Des espèces disparues

Le monument le plus spectaculaire de Tiahuanaco est sans conteste la Porte du soleil. Pesant 10 tonnes, elle est célèbre pour les frises de son linteau.


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La porte du soleil. La frise du grand linteau représente des personnages ailés, dominés au centre par le dieu aux Sceptres, baptisé Viracocha. Image So_P 

On peut distinguer sur la base de cette frise une tête d’éléphant. Le dessin est inattendu car les proboscidiens ont disparu d’Amérique du Sud à la fin du Pléistocène c’est-à-dire il y a 10 000 ans.



A.Posnansky . Tiahuanacu : The Cradle of American Man

Une autre espèce identifiée qui apparaît est le Toxodon, un mammifère amphibien qui a prospéré en Amérique du Sud à la fin du Pliocène (1,6 millions d’années) et s’est éteint à la fin du Pléistocène (vers – 12 000 ans).
On trouve pas moins de 46 têtes de toxodontes ciselées dans la frise.



Les narines proéminentes de cette représentation sont celles d'un animal semi-aquatique. A.Posnansky . Tiahuanacu : The Cradle of American Man

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L’animal apparaît également sur des poteries.
D’autres représentations d’espèces disparues ont été découvertes sur le site : le Shelidoterium et le Macrauchenia.
Le Macrauchenia était un ongulé sud-américain qui a disparu il y a 10 000 ans.


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Macrauchenia. "Sur la Terre des Monstres Disparus". (BBC)

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Il est à noter que la fin du Pléistocène a marqué une extinction de nombreuses espèces à travers le monde.
En effet, à la fin de cette période, tous les animaux porteurs de trompe, les éléphantidés, les félins aux dents de sabre, les chalicothères et bien d ‘autres espèces sur tous les continents se sont éteints.
Pourtant, les représentations sont bien là et par définition, on ne peut dessiner ou sculpter que ce que l’on connaît.
Ces animaux ont bien été représentés d’après nature.
Cela confirme sans aucun doute quoiqu’en disent les archéologues « traditionalistes » que Tiahuanaco a bien été construit avant la fin du Pléistocène.


Un site inachevé

Tiahuanaco n’a jamais été achevé. Les travaux et représentations ont été arrêtés comme si la civilisation qui avait érigé ces bâtiments s’était brusquement éteinte.
Il semble probable qu’un évènement brutal soit survenu. Un cataclysme semble avoir frappé la cité au onzième millénaire avant notre ère.


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Statue mesurant 2,8 mètres de haut, appelée monolithe Ponce. Image Théodore Scott 

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La découverte d’une flore lacustre mêlée à des ossements humains tendrait à prouver qu’il s’agit d’une inondation.
Une chose est sure et les géologues le confirment, des tremblements de terre ont ravagé la région. Ils eurent pour conséquence de faire monter le niveau des eaux.
Le climat devint beaucoup plus froid.


Ce qui est encore plus surprenant c’est que la population n’a pas quitté Tiahuanaco immédiatement. En effet, on a retrouvé des preuves d’expériences agricoles sophistiquées.
Ces expériences semblaient avoir pour objectif de compenser la détérioration du climat.
Notamment, des analyses chimiques de plantes ont été effectuées.

Mais par qui ? A une époque où nos ancêtres vivaient encore dans des grottes.


Selon des articles parus dans le magazine Nature, la dernière inversion géomagnétique a eu lieu il y a 12 400 ans.

Cette date coïncide étrangement avec la disparition de la civilisation de Tiahuanico et de nombreuses espèces animales sur Terre.
A quand la prochaine catastrophe planétaire ? La réponse est peut-être dans l’alignement des structures.

Nous ne le saurons sans doute jamais, de même que cette civilisation restera probablement une légende aux yeux de la communauté scientifique traditionaliste.


[size=24]Archéologie - Newgrange - du soleil pour les Morts -


 
Newgrange
 
Monument mégalithique d’Irlande
 

Dans la vallée de la Boyne, au nord de Dublin, au sommet de la verte colline de Newgrange, littéralement « nouvelle grange », des hommes de l’Age de Pierre ont édifié un tumulus de 80 m de diamètre sur 10 m de haut.
Newgrange est la plus grande et la plus élaborée des trois sépultures du néolithique découvertes dans cette vallée.
Mais, ce n’est pas un tombeau comme les autres. Il s’agirait en fait d’une sorte de cathédrale préhistorique élevée à la gloire du Soleil, symbole de vie.
Newgrange date de 3 200 avant notre ère. Ce monument mégalithique ainsi que les autres de Brú na Bóinne ont une fonction funéraire mais également cérémonielle et sociale.

 

Caractéristiques de Newgrange



Newgrange est le site le plus important et le mieux conservé de ce qui est appelé en gaélique Brú na Bóinne, une zone d’à peine 8 km² le long de la vallée de la rivière Boyne.
Elle englobe 30 monuments mégalithiques datant du néolithique.
C’est la plus importante concentration de constructions préhistoriques d’Europe.


 


Newgrange reçoit chaque année la visite de 200 000 personnes. Image Fachxx00


Newgrange est un tumulus de 80 m de diamètre environ qui renferme une vaste chambre funéraire en forme de croix.
Le monument est bordé d’un cercle de pierres constitué de 97 blocs, chacun mesurant plus de 3 m de long.
Presque tous sont richement décorés de gravures mégalithiques.


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Vue aerienne de Newgrange. Image Kevin Lawver


L’entrée débouche sur une galerie de 19,85 m de long, bordée de part et d’autre de 43 piliers de près de 2 m de haut, pesant chacun 10 à 12 tonnes. 
La dalle qui se tient aujourd’hui à droite du couloir d’accès est la pierre qui scellait autrefois l’entrée, séparant ainsi le monde des vivants de celui des morts. 
A l’extrémité de cette galerie, un enchevêtrement de pierres massives forme une chambre cruciforme, la chambre funéraire.
Cette chambre fait 6,5 m de diamètre, et comprend trois grandes absides (renforcements voûtés).
 
Dans chacune d’entre elles, se trouve un bloc de pierre massif creux de plus de un mètre de diamètre, qui contenait les os humains incinérés.
 



Entrée du tumulus de Newgrange. Image Sedoglia


La majorité des monolithes de soutènement de la chambre funéraire et des absides sont magnifiquement décorés, surtout par des motifs en spirale et en zigzag, le plus admirable de tous étant la célèbre triple spirale. 
On estime que 300 hommes ont été nécessaires pour la construction du monument et qu’il a fallu environ 20 ans pour l’achever.
A l’achèvement des travaux, la chambre et le couloir ont été scellés par un bloc de pierre et au cours des cérémonies religieuses ultérieures, personne ne fut admis à l’intérieur.
 



Dalle d'entrée de Newgrange décorée de motifs en triple spirale. Image Qole Pejorian


Les archéologues pensent que l’ouverture et l’étroit tunnel au-dessus de couloir servaient de « canal de communication » entre les vivants, à l’extérieur, et les morts, à l’intérieur.


Newgrange : le temple du Soleil

Alors qu’ils travaillaient à la restauration de Newgrange, entreprise en 1960, deux archéologues irlandais découvrirent une ouverture verticale pratiquée entre les dalles du toit. Cette brèche comportait une structure décorée. 
En 1969, pressentant que cette ouverture avait une fonction particulière, ils décidèrent de se poster à l’intérieur du tombeau le 21 décembre, jour du solstice d’hiver. 



Pilier décoré à l'intérieur du site. Image Qole Pejorian


A 9 h 54, un premier rayon direct pénétra par l’ouverture du toit et longea la galerie pour atteindre la pierre en cuvette de la chambre du fond. 
Le mince rai de lumière s’élargit et embrasa soudain la tombe.
 
A 10 h 15, le Soleil disparaissait. 
Il s’avéra ensuite qu’une fois par an, le 21 décembre, Newgrange est illuminé par le Soleil levant. A 10 h 15, la demeure des morts retrouve le repos de l’obscurité totale pour 364 jours. 



Le 21 décembre, la chambre funéraire de Newgrange est illuminée par le Soleil. Image Sitomon


Ce n’est qu’après les fouilles de Michael J.O’Kelly qu’il apparut clairement que le solstice d’hiver, la renaissance de l’année, avait une grande importance dans les cérémonies religieuses et rituelles des agriculteurs de l’Age de Pierre.


Les mystères de Newgrange

Il a fallu attendre 1988 pour que toute la lumière soit faite sur Newgrange. Un astrophysicien, P.Ray, découvrit que la galerie centrale se trouvait au moment du solstice d’hiver, il y a 5 150 ans, en plein dans l’axe du levant. 
A l’époque, le tombeau s’illuminait à l’instant précis de l’apparition du Soleil. Une telle précision ne pouvait évidemment pas être le fait du hasard. 



Couloir d'accès entre le monde des vivants et celui des morts. Image Sitomon


La découverte de Ray fut d’une portée considérable pour les chercheurs qui étudient l’homme du néolithique, notamment en Irlande. 
En effet, ces tumulus sont les seuls vestiges qu’ils puissent examiner car cette culture, qui remonte à 10 000 ans environ, s’éteignit sans laisser de traces écrites. 
Les archéologues pensent que les hommes qui construisirent ces tombes appartenaient à une petite communauté de 3 000 personnes environ. 



Cercle de pierres autour de Newgrange. Image Spud Murphy


La grande complexité de l’ouvrage ainsi que sa remarquable exécution montrent combien on a sous-estimé les facultés créatrices des sociétés préhistoriques.
Cependant, ce talent servait essentiellement à construire des tombes.
 
Le caisson du toit de Newgrange était ouvert tous les ans, le 21 décembre avant le lever du Soleil, pour laisser les premiers rayons solaires pénétrer dans la chambre.
Mais que se produisait-il ensuite ?
 



Le toit de la chambre est à encorbellement, et est maintenu en place par le poids du sol qui le surmonte. Image Sitomon


Les esprits des morts étaient-ils consultés sur l’année à venir ? Sacrifiait-on des hommes ou seulement des animaux ?
Quels étaient les individus de la société qui trouvaient leur repos éternel à Newgrange ? On a découvert deux tombes contenant les restes incinérés de trois corps au moins ainsi que des tablettes de marbre, quatre pendentifs, des perles d'os et une lame de silex.




Roche sculptée découverte sur le site. Peut-être un hommage à la fertilité. Image Kevin Lawver


De nombreuses petites tombes mégalithiques irlandaises contiennent les ossements de centaines de personnes incinérées, mais un petit nombre d’entre eux seulement ont été retrouvés à Newgrange. 
Ceux-ci étaient peut-être des chefs faisant également offices de prêtres.
 
Cependant, il est également possible que les os appartiennent à des individus sacrifiés à l’inauguration du monument et que Newgrange n’ait jamais servi de chambre funéraire. 



Pierres qui entourent le site de Newgrange. Image Drumminhands


Des systèmes sociaux évolués existaient certainement dans de nombreuses régions d’Europe dès 5 000 ans avant notre ère. 
Le Soleil jouait un grand rôle dans les cérémonies mais on ne sait pas quelles autres observations astronomiques étaient pratiquées.
 
Par contre, dans tous les sites mégalithiques de la vallée ont été retrouvés des rochers gravés de cercles, triangles et zigzags, interprétés comme des représentations du Soleil, de la Lune et de l'homme. 
Un millier d’années après son édification, Newgrange n’était plus qu’une simple butte sur laquelle des envahisseurs faisaient paître leurs troupeaux.[/size]

Archéologie - Le peuple Lambayèque -


 
Peuple Lambayèque
Les pyramides sacrées du Pérou




A l’ombre de la cordillère des Andes, en Amérique du Sud, la vallée de Lambayèque a été le théâtre de la naissance et du déclin d’un peuple baptisé Lambayèque (également connu sous le nom de Sicàn). Cette civilisation pré-inca est beaucoup moins connue que celle des Mayas ou des Incas.

Les Lambayèques étaient obsédés par la construction des pyramides. Aujourd’hui, seuls quelques vestiges témoignent du nombre impressionnant de monuments qu’abritait cette vallée.


Pourquoi cette civilisation était-elle obsédée par la construction de ces pyramides ? Pourquoi ont-ils abandonné les trois sites ? Pourquoi il y a-t-il tant de squelettes ensevelis à côté des temples ?


Et enfin, que s’est-il passé de si tragique pour qu’une telle civilisation s’effondre en si peu de temps ?
C’est à toutes ces questions que l’équipe internationale d’archéologues a pu répondre ces dernières années.
Archéologues, climatologues et experts en médecine légale ont uni leurs efforts pour résoudre les mystères du peuple Lambayèque.




Une véritable obsession pour les pyramides



De nombreuses civilisations, à travers le monde, ont construit des pyramides mais aucune n’était à ce point obsédée par ce type de constructions.
On a dénombré environ 250 monuments dans la vallée. Erodées au fil du temps, ces pyramides ont fini par se fondre dans le paysage sous forme de collines.



Dans la vallée de Lambayèque, trois grands sites se détachent :


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  • Lampa Grande avec une immense pyramide de plus de 50 m de haut sur 200 m de large
  • Batan Grande avec une bonne douzaine de pyramides
  • Túcume avec ses 26 pyramides

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Túcume est le plus grand complexe archéologique du peuple Lambayèque.




Túcume. Image Bruno Girin



Grands bâtisseurs, ce peuple ne connaissait pas l’écriture. Leur nom leur a été donné par les archéologues en référence à la vallée.
Les Lambayèques ont prospéré dans cette région à partir de 700 de notre ère.



Au moins 12 autres civilisations ont construit des pyramides mais aucune ne ressemble à celles de cet étrange peuple.


Les datations au carbone 14 montrent que la première pyramide de Túcume a été construite autour de 1100 de notre ère.
Pendant 400 ans, ce peuple en a construit d’autres et ajouter des extensions à celles existantes.





Túcume. Image Bruno Girin



Pourquoi les Lambayèques ont-ils construit autant de pyramides et à quoi servaient tous ces monuments ?



La fonction des pyramides Lambayèques



Quand on pense aux pyramides, le premier exemple qui vient à l’esprit est celui des pyramides d’Egypte.
Ces tombeaux pointus étaient destinés à accueillir les souverains après leur mort.


Les pyramides aztèques ou mayas pouvaient éventuellement abriter un tombeau mais leur principale fonction était d’être le siège de rituels bien précis.





Guizeh (Paul Mannix) et Chichen Itza (Jimg944)



Les pyramides construites par les Lambayèques sont totalement différentes. A Túcume, les 26 monuments sont de tailles différentes et construites en cercle autour d’une montagne, le Cerro la Raya.


Le site couvre plus de 1 500 km². Une construction se détache des autres : une gigantesque plate-forme rectangulaire, la Huaca Larga.

C’est la plus grande pyramide du monde avec ses 700 m de long sur plus de 20 m de haut. La terrasse est aussi grande que 7 terrains de football.



L’intérieur des pyramides est dépourvu de salles. Aplanie au sommet, une rampe permettait d’y accéder. Des couloirs et des espaces ouverts s’enchevêtrent en haut du monument.


Des milliers de personnes ont travaillé jour après jour à l’édification de ces gigantesques pyramides. Les briques étaient confectionnées à partir de boue séchée puis cuites au soleil.




Hueca-pueblo à Batan Grande. Image Bruno Girin



C’est le sommet des pyramides qui a permis aux chercheurs d’en comprendre la fonction. Contrairement aux Egyptiens, il ne s’agissait nullement de tombeaux.

En fait, le sommet était habité par un seigneur. On a mis au jour de nombreux vestiges dont des salles richement décorées, des fours ou des restes alimentaires.


Les pyramides étaient donc des lieux de résidence permanentes aux seigneurs qui gouvernaient la région.



Le devant des pyramides, constitué d’un immense espace à ciel ouvert, était réservé aux grandes cérémonies publiques.




Image de synthèse des pyramides lambayèques



Mais, à Túcume, il y a 26 pyramides ce qui signifie que 26 seigneurs étaient rassemblés au même endroit.
Pourquoi un tel rassemblement ? Et pourquoi construire de tels monuments simplement pour héberger un seigneur ?




Pyramides et montagnes sacrées



Dans l’ancien Pérou, les montagnes sont sensées abriter des pouvoirs religieux et magiques.

Les dieux, vraiment puissants, vivent dans les montagnes. Quand ils étaient en colère, ils terrorisaient la population.


Un dieu avait le pouvoir de vie ou de mort. C’est lui qui donnait la vie grâce à l’eau qu’il faisait descendre des Andes. Sans cette eau, la vallée n’aurait été qu’un immense désert.



Ce n’est pas un hasard si les 26 pyramides de Túcume sont construites autour d’une montagne. D’après les scientifiques, quand les Lambayèques construisaient une pyramide, ils construisaient en fait une réplique de la montagne, dotée des mêmes pouvoirs surnaturels et capable de contrôler les forces de la nature.




Túcume. Image Bruno Girin



C’est pourquoi les Lambayèques se sont tués à la tâche pour construire des monuments qu’ils croyaient investis des pouvoirs magiques des montagnes.


Et tout comme les dieux vivaient au sommet des montagnes, les seigneurs vivaient au sommet des pyramides pour protéger le peuple.


Mais qu’est ce qui les effrayait tant dans cette vallée ? Et pourquoi avaient-ils besoin d’autant de pyramides pour se protéger ?



De mystérieux abandons



Les datations au carbone 14 révèlent quelque chose de surprenant. Les trois principaux sites n’ont jamais été habités en même temps.
Chaque ville a été bâtie après que la précédente a été abandonnée :



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  • Pampa Grande (600-750 de notre ère)
  • Batan Grande (750-1100 de notre ère)
  • Túcume (1100-1500 de notre ère)

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L’abandon de Túcume sonna le glas du peuple Lambayèque.


Il existe cependant un lien commun dans ces trois villes. Un incendie a ravagé le sommet des monuments juste avant l’abandon de la ville.

Ces monuments en portent encore la trace. En effet, la couleur rouge des murs est due à un feu très intense.
On n’a retrouvé aucune trace d’invasion, ni de combats. Ce sont donc les habitants eux-mêmes qui ont mis le feu aux pyramides, détruisant ce qu’ils avaient mis des centaines d’années à construire.



Pour comprendre un tel comportement, il faut savoir que dans les croyances d’Amérique du Sud, le feu était utilisé pour purifier les endroits maudits.




Túcume. Image Teen Wolf



Cette vallée était-elle maudite ? D’une certaine manière, on peut répondre « oui » car les catastrophes naturelles s’y sont succédées.

Les strates archéologiques de Batan Grande révèlent que la ville a été frappée de plein fouet par un mur d’eau.
Le site proche de Moche a été enseveli par une gigantesque et fulgurante tempête de sable.



On sait aujourd’hui que ces catastrophes climatiques sont provoquées par le phénomène appelé El Nino.
Cette région en est d’ailleurs toujours la cible.



Mais, pour les gens, ces catastrophes ne pouvaient être que l’expression de la colère des dieux.
Donc, si ces phénomènes se produisaient, c’est que les seigneurs et les pyramides n’avaient pas su les protéger.





Masque funéraire Lambayèque (Metropolitain Museum of Art of New York). Túcume. Image May Harrsch



A chaque nouvelle catastrophe qui provoquait de nombreux morts, des famines et des épidémies, la population quittait la ville pour trouver protection ailleurs.
Devenue maudite, la pyramide était incendiée.



C’est ce qui explique qu’autant de pyramides émaillent la vallée.


Cependant, à Túcume, les choses sont bien différentes.



Les sacrifices rituels de Túcume



A Túcume, il n’existe aucune trace de catastrophe naturelle. C’est durant l’été 2005 que les archéologues ont découvert pourquoi cette cité a été abandonnée et surtout pourquoi ce peuple a brutalement disparu.


Tout a commencé par la découverte des vestiges d’un passage à deux voies bordé de murs qui menait autrefois à la ville.
Cette ruelle en forme de labyrinthe tournait plusieurs fois autour de la cité pour déboucher devant un endroit précis : un temple de taille modeste, le temple de la Piedra Sagrada.
La population de Túcume y faisait ses offrandes pour les dieux.





La Piedra Sagrada



Mais, dans les dernières semaines, ce temple est devenu le théâtre d’offrandes beaucoup plus sinistres.


Ce sont les nombreux corps découverts à l’extérieur du temple qui ont fourni les réponses. 119 corps ont été découverts, ensevelis sur cinq niveaux.
La plupart de ces gens ont été décapités. Parmi eux, il y avait quelques femmes et des enfants.
Le dernier niveau correspond aux derniers jours avant l’abandon de la ville. Les corps sont beaucoup plus nombreux à ce dernier niveau ce qui montre que les sacrifices se sont multipliés.




Grâce au travail des archéologues et aux récits d’anciens chroniqueurs espagnols, on sait comment les rituels se déroulaient.


L’élite des seigneurs Lambayèque et le gouverneur inca se rassemblaient autour du temple. Le grand prêtre soufflait des poudres colorées sur la pierre sacrée, symbolisant le dieu de la montagne.
En se parant d’un masque, il montrait qu’il endossait le rôle d’un dieu.



Les victimes étaient droguées. La drogue administrée paralysait le corps mais laissait la victime consciente.
Elle savait qu’elle allait mourir mais était incapable d’opposer la moindre résistance. Elle s’agenouillait et le prêtre se tenait derrière elle.
Une fois la gorge tranchée et la tête coupée, le prêtre retirait le cœur pour l’offrir aux dieux.



Un couteau sacrificiel, le tumi, a été découvert sur le site.


On sait que les peuples amérindiens pratiquaient le sacrifice humain mais pourquoi les Lambayèques ont-ils autant intensifié ces sacrifices ?



Du sang pour les dieux



L’effarante histoire des Lambayèques trouve sa source dans l’arrivée des conquistadors en 1532. Ils ont débarqué au Pérou, très loin de la vallée.

.
Vénérés à leur arrivée car assimilés à des dieux, ils ont très vite été craints, d’autant plus qu’ils arrivaient sur des chevaux, un animal inconnu en Amérique du Sud.



Les éléments retrouvés sur le site montrent que lorsque les Espagnols sont arrivés au Pérou, les Incas avaient déjà pris le contrôle de la vallée. Or, les Lambayèques partageaient avec les Incas une même croyance, à savoir que les envahisseurs étaient le signe de la colère des dieux. Il fallait donc les apaiser.


Un an après l’arrivée des envahisseurs, Les Lambayèques ont appris qu’ils avaient tué leur chef suprême, le demi-dieu incas.
Cette mort déclencha une vague de panique. Les habitants de la vallée devaient offrir aux dieux ce qu’ils avaient de plus précieux : des êtres humains.



Il fallait nourrir les dieux avec du sang humain pour les apaiser et repousser l’invasion.


Mais, les sacrifices n’ont pas stoppé les Espagnols. Plus la peur grandissait, plus cette peur devenait incontrôlable.
Vers la fin, les corps s’empilaient devant le temple.



Pour ce peuple, les pyramides avaient perdu leur pouvoir surnaturel. Elles n’avaient pu les protéger.
Ils y mirent donc le feu pour purifier la ville.



Puis, les Lambayèques quittèrent Túcume. Nul ne sait encore où toute cette population se rendit.


Peut-être avaient-ils envisagé de reconstruire d’autres pyramides mais les Espagnols avaient déjà pris le pouvoir au Pérou.

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MessageSujet: Re: Archéologie ( Histoire - Angkor +L’Atlantide a-t-elle existé+Hattoussa -et autres   Ven 18 Sep - 14:01

Archéologie - Empire inca - Sacrifices rituels 

 

L'Empire inca
Sacrifices rituels



En seulement 100 ans d'histoire, l'Empire inca s'est étendu sur environ 4 000 kilomètres.
Cet empire comprenait les états actuels de l’Equateur, du Pérou, de la Bolivie et du Chili.
Il existe un paradoxe concernant les peuples d’Amérique du Sud. Férus d’astronomie et possédant des connaissances avancées dans de nombreux domaines, nous avons du mal à comprendre certaines de leurs coutumes barbares.
Les sacrifices d’enfants, d'hommes et de femmes étaient monnaie courante sous le règne des fils du Soleil.
L’Amérique du Sud est le lieu de naissance de la momification. Les chercheurs ont mis au jour de nombreuses tombes qui nous ont permis de mieux comprendre les rites funéraires.



L’enfant de la montagne de Plomb



Le 1er février 1954, deux mineurs gravissent la pente escarpée et enneigée d'une montagne. Ce pic de 5 400 m d'altitude s'appelle El Plomo (la montagne de Plomb). Il est situé dans la province de Santiago du Chili. Les deux hommes ont presque atteint le sommet lorsqu'ils découvrent un curieux enclos de forme elliptique, de 6 m de long sur 3 m de large, entouré d'un mur d'à peine 1 m de haut et comblé de pierres et de terre.



El Plomo. Image Thiago "James"



Sous 1 m de pierrailles et de terre, ils découvrent, au centre de l'enclos, une grande pierre plate, qu'après bien des efforts ils font pivoter sur son axe.
Là, se révèle un bien étrange spectacle dans une tombe de 1 m de profondeur, un jeune enfant semble dormir, les yeux clos, les jambes ramenées sous lui, les bras enserrant les genoux, la tête inclinée posée sur son bras.


Autour de lui, deux statuettes en argent et en coquillage, deux petites figurines dont la forme rappelle celle des lamas et une série de petits sacs de peau contenant des cheveux, des morceaux d'ongles et des feuilles de cola, veillent sur son dernier sommeil.


Ce jeune garçon de 8 ou 9 ans veille sur la montagne de Plomb depuis environ 5 siècles.


Or le corps est absolument intact, tendre et flexible comme si la mort venait de le toucher !


Qui était le petit Inca et quelles furent les circonstances de sa mort ?



Jeune enfant momifié découvert au Pérou. Image Hesselink



L'analyse du corps révéla que plusieurs phalanges de la main gauche gelèrent 24 à 48 heures avant la mort. Des bribes de vêtements sur les avant-bras et les mains témoignent aussi des efforts de l'enfant pour recouvrir ses parties du corps restées nues. Le petit garçon de la montagne de Plomb fut enterré vivant.
Pour comprendre ce qui a poussé un peuple à commettre une telle abomination, nous devons nous pencher sur l'histoire de ce peuple étrange.



L’origine des Incas



Au moment de la conquête espagnole, en 1532, les Incas, basés à Cuzco, au Pérou, régentaient plus de douze millions de sujets, cent cultures différentes et parlant au moins vingt langues. Ce n'étaient pas des conquérants brutaux. Ils maniaient aussi bien les cadeaux que les lances pour affirmer leur pouvoir.



Machu Picchu. La somptueuse cité inca. image robennals



L'origine des Incas est liée à la mystérieuse civilisation perdue de Tiahuanaco, au Pérou, située près du lac Titicaca. D'après la légende, cette cité fut l'œuvre de Viracocha, le dieu créateur de toutes choses. Mais les hommes ayant violé la loi divine, Viracocha les changea en pierre et détruisit la ville par un cataclysme.



A Cuzco, le monastère Santo Domingo s'élève aujourd'hui sur les ruines du Coricancha (temple du Soleil) édifié par les Incas. Image Greg M



Il envoya ses enfants, les fils du Soleil, pour fonder une nouvelle civilisation.
Le premier Inca, Manco Càpac, était né, et, avec lui, le culte du Soleil, Inti, qui se confondra progressivement avec Viracocha.
Manco Càpac fonda la ville de Cuzco, épousa sa sœur et ils fondèrent la dynastie des Incas.
Les souverains Incas utilisaient ce mythe pour justifier de leur origine divine.



Cuzco aujourd'hui. Image Matito



L'Inca (mot qui, au départ, désignait uniquement le chef suprême, fils du Soleil) n’était pas uniquement un despote régnant par la terreur.


Les Incas assimilaient de nouveaux peuples avec une efficacité remarquable : ils permettaient aux responsables locaux de conserver leur poste mais emmenaient leurs fils à Cuzco pour qu'ils y reçoivent une formation. Ils prélevaient une « taxe sur le travail » de leurs sujets mais les remboursaient avec des biens, honoraient les dieux locaux et les pratiques religieuses tout en associant les populations à leurs croyances et rituels.



Ollantaytambo, une ancienne forteresse inca où l'on pouvait surveiller la route principale menant à Cuzco. Image jennifrog .



Les sacrifices d'enfants faisaient partie de cette « philosophie ». Les Incas obtenaient des enfants de tout l'empire et récompensaient les familles par des fonctions gratifiantes ou des biens matériels. Les sacrifices étaient des événements unificateurs. Les enfants étaient souvent emmenés à Cuzco pour des célébrations avant que des processions ne les conduisent jusqu'aux sites de leur immolation.



Momie Inca. Musée national d'archéologie, Lima . Image quinet



L'enfant de la montagne de Plomb faisait probablement partie d'une de ces tribus qu'asservit l'Empire inca : le peuple de l'Altiplano. 
Le llantu (tunique) noir qu'il portait était un privilège accordé par les Incas aux nations conquises. Sa parure en plumes de condor, par contre, rappelle le pacarina (emblème) du condor du peuple de l'Altiplano.
Au vu de la richesse de ses vêtements, ses bijoux en or et en argent et la peinture rouge de son visage, il devait être le fils d'un noble provincial de haut rang.


Sachant qui était le petit garçon de la montagne de Plomb, une question essentielle subsiste: pourquoi l'a-t-on enterré vivant ? Ici aussi, il faut retourner à ce que nous savons de l'Empire inca.



Les sacrifices rituels



La mort d'un chef, la victoire ou le voeu de bonnes récoltes étaient autant d'occasions d'offrir des sacrifices humains aux divinités. De plus, les Incas vénéraient certaines montagnes.


Mais il y avait d'autres occasions, clairement institutionnalisées ; notamment le Câpac-Raimi, fête de l'Inca et de l'initiation, où l'on égorgeait de jeunes enfants.


Betanzos, chroniqueur espagnol, écrit, à propos d'un sacrifice offert par Yupanqui :


« Là-dessus, l'Inca donna dix jours aux seigneurs de Cuzco pour réunir de grandes quantités de maïs et de moutons, de jeunes lamas et de fins vêtements, et un certain nombre de garçons et de petites filles pour offrir un sacrifice au Soleil. Le dixième jour, l'Inca Yupanqui fit allumer un grand feu et brûler les cadavres des bêtes égorgées, les habits et le maïs. Quant aux garçons et aux filles, qui avaient pour la circonstance, revêtu de splendides vêtements et s'étaient ornés de bijoux, on les emmura vivants dans une maison. »



Momie de Nazca (Musée régional de Cuzco). Image Exfordy



Le sacrifice d'enfants, (Capacocha) était chose habituelle : le sacrificateur étranglait, égorgeait, emmurait ses victimes ou leur arrachait le cœur. On peut juger aberrante et désaxée une civilisation qui se complaît dans ce genre de pratiques.


Cette cruauté s'explique pourtant par l'univers magique des Incas et leurs rapports avec la mort. Une multitude de créatures mythiques peuplaient l'univers céleste de l'Amérindien. Pour lui, même les choses étaient animées, et la mort n'était pas une fin.
Les suicides collectifs, les sacrifices humains et le culte rendu aux cadavres momifiés des Incas témoignent de cet état d'esprit particulier à l'égard de la vie et de la mort.



Momie retrouvée à Nazca. Image Warren H



La description que nous donne Camacho d'une Capacocha est, en ce sens, très significative.
Les enfants destinés à être immolés étaient amenés par leurs mères ; elles étaient fières de faire une telle offrande à la divinité.


Pour que les enfants puissent se présenter devant Viracocha, on les avait préalablement habillés de vêtements magnifiques et couronnés de fleurs. Ensuite, on leur faisait boire un breuvage enivrant, ou, s'il s'agissait de nourrissons, la mère leur donnait le sein avant l'immolation.



Momie inca découverte près de Nazca. Image leander.canaris



Les prêtres les prenaient avec force cérémonies, leur faisaient faire le tour de l'autel, puis ils les couchaient sur la pierre sacrificatoire, le visage tourné vers le Soleil. L'instant d'après, ils les exécutaient, selon les prescriptions de leur rituel barbare, en les étouffant, en les égorgeant ou en leur ouvrant la poitrine avec un couteau d'obsidienne et en leur arrachant le coeur.


Avec le sang, ils accomplissaient alors la cérémonie de la Vilacha, nommée également Pirano : le sacrificateur dessinait avec le sang une traînée qui allait d'une oreille à l'autre sur son visage, puis sur celui des assistants qu'il voulait honorer. Il en enduisait les vases utilisés pour le sacrifice. Enfin, les cadavres des victimes et les récipients étaient enfouis dans une même fosse. A ces macabres cérémonies succédaient de grandes beuveries au cours desquelles les Indiens buvaient l'azua, breuvage sacré.

Archéologie - Sipán -

 
Sipán . Les Moches ou Mochicas
Pérou



La découverte, en 1987, de la tombe du « seigneur de Sipán », dans le nord du Pérou, a révélé au monde les beautés de l’artisanat mochica.
La civilisation mochica s’est développée du IIIe siècle avant notre ère au VIIIe siècle de notre ère. La culture des Moches s’est principalement développée dans les vallées de la Moche et de la Chicama (actuelle province de La Libertad).


Très hiérarchisée, la société moche est dominée par une aristocratie qui contrôle le pouvoir politique, militaire et religieux. Ce peuple précolombien avait une culture qui est considérée comme la plus raffinée et la plus avancée du monde préinca.



La culture moche



Les Moches se sont établis dans des vallées fluviales, le long de la côte aride au nord du Pérou. L’agriculture et la pêche nourrissaient une importante population. Cette société très hiérarchisée, bâtissait des canaux d’irrigation, des pyramides et des palais.


Malgré l’absence d’un système écriture, les Moches ont témoigné de leur art dans de beaux vases en céramique, des laines élaborées, des peintures murales et de nombreux objets en cuivre, en or et en argent.




Poterie provenant de la côte nord du Pérou. Art des Moches ; 400-700 après notre ère (British Museum, Londres)



On ne sait pas si les Moches ont fondé un Etat centralisé avec une capitale ou si leur organisation reposait sur une confédération de plusieurs seigneuries.


On sait par contre que la noblesse concentrait tout le pouvoir. Le sommet de la hiérarchie était occupé par un chef, peut-être un roi.




Vase portrait d'un chef Moche



L’agriculture constituait la principale ressource. La population se devait de participer à la construction des grands ouvrages publics. Ces participations volontaires ont d’ailleurs contribué à l’essor de la civilisation. Les Moches ont ainsi réalisé des ouvrages hydrauliques grandioses.


Les Moches cultivaient des céréales, des légumes, du coton, du tabac et la coca. Ils élevaient des chiens, des cochons d’Inde et des lamas.



 

La pêche était une autre source importante d’approvisionnement. Les pêcheurs utilisaient les totoras, des groupes d’embarcations individuelles, liées entre elles par des cordes en fibre végétale.


La chasse n’était par contre pratiquée que par la noblesse.


L’examen des objets retrouvés dans les tombes a confirmé l’utilisation de cosmétiques, de miroirs, de peignes ou de pinces à épiler.




Pinces à épiler en or de facture moche (Lima, musée de l'Or)



La sépulture de Sipán



En février 1987, en creusant un tumulus sacré, des pilleurs de tombes ont mis au jour un incroyable trésor funéraire.
Une querelle ayant éclaté entre les voleurs, l’un deux dénonça ses complices. C’est ainsi que les archéologues ont pu déblayer les restes de la tombe saccagée.




Les huacas de Sipán étaient, à l'origine, de hautes pyramides de briques (National Geographic)



Cette huaca ou pyramide sacrée allait leur révéler de nombreuses surprises. A l’origine, les huacas de Sipán étaient de hautes pyramides de brique, lieux où se déroulaient les rites sacrificiels et où se trouvaient les tombes royales.


Aujourd’hui, il ne reste plus que d’immenses tumulus.


A l’intérieur de la tombe pillée se trouvait le squelette d’un homme coiffé d’un casque de cuivre et protégé par un bouclier.
Des étendards de coton recouvraient le corps. Ils étaient décorés de cuivre plaqué or.




Walter Alva/Bruning Museum



La sépulture de Sipán est la plus magnifique tombe jamais découverte aux Amériques.


Dans la chambre funéraire, des cercueils de roseau abritaient deux hommes, deux femmes et un chien. Au centre, se trouvait le cercueil de bois où reposait l’homme en l’honneur duquel cette sépulture avait été érigée.
Il mourut vers 40 ans. C’était un seigneur guerrier chaussé de sandales d’argent. Dans sa main droite, il tenait un sceptre d’or et, dans la gauche, un sceptre d’argent.
Il était entouré d’objets en or et en argent.




Figurine à la coiffe en forme de hibou. L'homme le plus âgé, retrouvé dans la troisième tombe, portait un ornement de nez de 11 cm de haut, identique à celui de la figurine (Bruning Museum)



Des hommes sacrifiés entouraient le seigneur guerrier. On ne sait pas si les femmes étaient des concubines. En revanche, elles étaient mortes de puis longtemps quand elles ont été placées dans la tombe.


Par la suite, on trouva deux autres sépultures autour du tumulus.



Le site de Dos Cabezas : des tombes de géants



Entre 1997 et 1999, une équipe d’archéologues a localisé trois sépultures à Dos Cabezas, dans la partie basse de la vallée de Jequetepeque, près de Sipán.




Le noble Moche du tombeau 3. Il a été enfoui avec de nombreuses offrandes: une bouteille en forme d'oiseau, une tête de lama et des jarres (National Geographic)



Des tombes miniatures étaient accolées à chaque tombe. Les petits compartiments près de la tombe étaient calqués sur le modèle des chambres funéraires. Cette caractéristique est totalement unique.




Tombeau 3 (1999) 1/ Tombe miniature contenant des céramiques, une tête de lama et une figurine en cuivre 2/ Jeune servante de 15 ans sûrement sacrifiée 3/ Homme enveloppé de bandelettes 4/ Enfant âgé de 9 ans 5/ Bouteille en céramique 6/ Bouteille en forme d'oiseau 7/ Marque du fabricant des briques




Excavation Tombeau 2 (1998) 8/ Figurine en cuivre 9/ Bouteille en forme de condor 10/Tête de lama 11/ Cinq pots 12/ Lama en offrande 13/ Corps 14/Jeune garçon de 15 ans enterré sous le personnage principal 15/ Bouteille en céramique



A l’extérieur de chaque chambre funéraire, une petite statue en cuivre représentait l’occupant du tombeau.




Bec de chouette en or. C'est l'un des cinq objets en or retrouvés dans la bouche de l'occupant du tombeau 2 (National Geographic)



Chez les Moches, la taille des hommes variait de 1,47 m à 1,67 m. Or, les trois habitants des tombeaux atteignaient entre 1,75 m et 1,82 m. Ils étaient âgés de 18 à 22 ans et sont probablement morts à un mois d’intervalle.




Visage menaçant d'une figure sur une bouteille en céramique du tombeau 2 (National Geographic)



L’archéologue Alana Cordy-Collins pense que ces hommes devaient souffrir d’une maladie similaire aux syndromes de Marfan, un désordre génétique à l’origine de l’allongement et de l’amincissement des os.



Photo National Géographic



Outre l’occupant principal, chaque tombeau contenait une jeune femme et une tête ou une carcasse de lama.




Animal non identifié en céramique du tombeau 2 (National Geographic)




Photo National Géographic



Plus de 350 sépultures ont été mis au jour mais les tombeaux de Dos Cabezas sont uniques.



Rituels et sacrifices



De nombreuses céramiques mettent en scène des sacrifices, des rites funéraires et des épisodes guerriers.
Certaines illustrations relatent les batailles entre les peuples des vallées fluviales. Ceux-ci s’opposaient en une série de combats singuliers, le but n’étant pas de tuer mais d’assommer l’adversaire.
Le vainqueur déshabillait son ennemi, lui bandait les yeux et pouvait alors exhiber son prisonnier.


Enfin, les hommes capturés étaient sacrifiés. Lors d’une grande cérémonie religieuse, un prêtre leur coupait la gorge et recueillait le sang dans une coupelle. Le contenu était offert au chef.




Poterie symbolisant le sacrifice humain (Museum für Volkerkunde, Berlin)



On démembrait alors les corps des victimes sacrificielles, on attachait leurs têtes et leurs membres à des cordes et on les suspendait comme trophées.



Lutter pour survivre



Les catastrophes naturelles, El Niño, tremblements de terre, éruptions volcaniques, sécheresses et inondations, ont toujours fait partie de l’histoire sud-américaine.


La mer était d’ailleurs au cœur de la culture mochica. Le courant de Humboldt, qui longe les côtes du Pérou du sud au nord, favorise la multiplication des fruits de mer. Ce courant permet des pêches uniques au monde.




Seigneur guerrier. Cette mosaïque de coquillage, d'or et de turquoise, décorait une bijou d'oreille retrouvé dans la première tombe de Sipán (Museum für Volkerkunde, Berlin)



Mais, entre 562 et 594, une période de grande sécheresse s’abattit sur le pays mochica. La famine et la maladie décimèrent la population. D’immenses dunes côtières se formèrent, repoussant les survivants à l’intérieur des terres.


Il fallut créer de nouveaux systèmes d’irrigation.




Poterie moche à effigie (antérieure au VIIe siècle), provenant du nord du Pérou. (Musée des Beaux-Arts de Dallas)



Les guerres, qui se limitaient autrefois à des combats rituels, prirent une ampleur meurtrière. L’enjeu était de préserver les ressources naturelles de sa propre communauté.


Des fortifications s’élevèrent. En 800, cette lutte pour la survie avait divisé le territoire mochica en plusieurs principautés.
L’unité culturelle qui liait les royaumes de la vallée du fleuve appartenait désormais au passé.

Archéologie - Teotihuacán -




Teotihuacán signifie la « cité des dieux ». Les fouilles de cette cité, située au Mexique, ont commencé au 19e siècle et continuent toujours aujourd’hui.
Les chercheurs n’ont pas encore toutes les réponses à propos de la naissance, de l’apogée et de la chute de Teotihuacán.
Ce sont les Aztèques qui ont baptisé cette cité mais elle était déjà en ruine au moment de leur domination.



Au XVIe siècle, quand H.Cortès et ses troupes passèrent à proximité, ils ne virent que des monticules de terre car le site s’était écroulé.
On suppose que Teotihuacán serait née au IIIe siècle avant notre ère de la réunion de plusieurs petites communautés agricoles.



Des monuments à la gloire du Soleil et de la Lune



Jalonnée de temples, une vaste avenue rectiligne de 45 mètres de large court au centre de Teotihuacán. C’est l’allée des Morts, rigoureusement orientée nord-sud.
D’ailleurs, toutes les constructions du site ont des positions géographiques qui les relient à l’ordre cosmique, et plus particulièrement, au Soleil.
Les bâtiments sont tous disposés selon l’axe de la pyramide du Soleil, elle-même coïncidant avec la position de l’astre lors du solstice d’été.



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Temple du Soleil à Teotihuacán. image Joel Bedforf



Haute de 63 mètres, la pyramide du Soleil a été érigée sur une gigantesque plate-forme pavée, et reposant sur une base rectangulaire de 222 mètres sur 225.
Moins élevée que la pyramide égyptienne de Kheops, elle est presque aussi large que cette dernière.
On estime qu’environ 2,5 millions de tonnes de pierres ont été nécessaires à sa construction.
La pyramide actuelle est une reconstruction qui n’est pas fidèle à l’original. L’archéologue Leopoldo Batres, en 1908, qui recherchait des trésors, a démoli sans scrupules l’édifice.




Sépulture de Teotihuacan. Image Shizoform



On pense qu’elle a été édifiée au Ier siècle avant notre ère et elle comptait alors quatre étages. Au sommet, se trouvait un temple, probablement réservé aux prêtres.
La pyramide de la Lune, haute de 43 mètres, a été érigée plus tardivement ainsi que la citadelle.



Cette dernière est une sorte de forteresse de 400 mètres de large dont les murs sont de vastes plates-formes. Elle est dédiée aux dieux de la Pluie et de la Végétation. Les quinze bâtiments sont  disposés autour d’une pyramide à six niveaux en escalier, ornée de magnifiques sculptures.
Des masques à crocs alternent avec des serpents à plumes (Quetzalcóatl), tous recouverts de stuc peint.



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Temple de la Lune à Teotihuacán . Image An en Alain



En 1999, l’archéologue Saburo Sugiyama a découvert une sépulture dans une chambre souterraine située près de la pyramide de la Lune. Il s’agit du squelette d’un homme adulte entouré d’environ 150 offrandes ainsi que des restes de huit aigles et deux jaguars, sans doute enterrés vivants.

Il s’agit peut-être de la tombe d’un roi.
1200 autres sépultures, avec des offrandes beaucoup moins riches, ont été découvertes dans la ville.



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Décoration murale. Teotihuacán . Image Ilhuicamina




Le jaguar est fréquemment représenté sur les fresques. Les taches de sa robe ont nettement la forme des fleurs.
Pendant la période postclassique, ce félin, Tepeyolotl, incarnait le cœur de la montagne.


La fleur et le jaguar pourraient évoquer la puissance de la terre, d’où sortent et où retournent les hommes.



Adoration de la nature



Aucune fortification n’a été exhumée à Teotihuacán. Les scènes qui ornent les murs ne représentent aucune scène de sacrifice et aucun combat.
Il semblerait que cette cité était la métropole théocratique d’une civilisation pacifique et agricole.
Leur religion honorait les forces naturelles : l’eau, la terre et la végétation.
On n’a retrouvé aucune trace de rituels sanglants habituels des civilisations amérindiennes.



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Des têtes de serpent avec des dents en crochets et des colliers de plumes ornent le temple de Quetzalcoatl. Image fklv



Cette civilisation était par contre très attentive aux mouvements des étoiles, repères précieux des sociétés agricoles.

Le site ne recèle aucune trace d’une écriture proprement dite mais on a identifié en revanche des signes correspondant à des nombres marquant le temps astral ou à des calculs chronologiques.



La déesse de l’eau



Surgie au milieu de temples en ruine, une sculpture monumentale contemple les hommes du haut de ses quatre mètres.

On a exhumé cette sculpture en déblayant le patio de la pyramide de la Lune. C’est un énorme bloc de basalte représentant un temple rectangulaire, précédé d’une figure féminine.

La statue possède une cavité dans la poitrine qui symbolisait peut-être le cœur.
Le prêtre y déposait peut-être un objet de culte.
Les archéologues ont identifié la déesse de l’eau car les Aztèques vénéraient la même déesse.



Bâtiments et art de Teotihuacán



L’allée des Morts est coupée par d’autres voies qui conduisaient aux quartiers résidentiels. Le fleuve, San Juan, qui coule au centre de la ville, avait été canalisé pour ne pas perturber l’ordre parfait du plan urbanistique.

A l’une des extrémités de l’allée des Morts, se trouve la Ciudadela, le centre administratif de la ville.
Il s’agit d’une place sur laquelle donne le temple de Quetzalcóatl qui était sans doute la résidence des prêtres.

A gauche de la pyramide de la Lune, se trouve le palais de Quetzalpapálotl, sans doute la résidence du souverain.




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Vue du complexe de Teotihuacan. Image Laura Rush



Plus du tiers des 400 ateliers d’artisans identifiés dans la cité travaillaient l’argile. Leurs productions étaient exportées jusqu’au Guatemala, où on en a retrouvé dans de nombreux sites archéologiques.


Parmi les sculptures caractéristiques, on trouve principalement les masques, taillés dans la pierre dure. Ils étaient trop lourds pour être portés mais ils sont évidés et percés pour pouvoir être suspendus.

Les yeux sont ornés de fragments de coquille ou d’obsidienne. Ces masques avaient probablement un usage funéraire.



La chute de Teotihuacán



La cité a disparu vers le VIIe siècle de notre ère. La ville, à moitié détruite par un incendie, a été abandonnée.
A son apogée, la cité comptait jusqu’à 200 000 habitants.  On a retrouvé les ruines d’au moins 2 000 édifices. La ville s’étendait sur au moins 150 km².
Après environ six siècles d’oubli, elle a été redécouverte par les Aztèques qui la baptisèrent « la cité des dieux ».



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Calendrier retrouvé à Teotihuacan. Image Michael McCarty



Pourquoi la cité a-t-elle été abandonnée ? A-t-elle été victime d’envahisseurs ? Une épidémie a-t-elle décimée la population ? Ou alors, a-t-elle été simplement abandonnée à cause de l’érosion des sols alentour rendant l’agriculture impossible ?


D’autres civilisations de l’époque classique ont connu plus tard un sort identique. On n’a pas encore élucidé les raisons de leur extinction.

[size=24]Archéologie - Nara -






L'ère Nara du Japon





De 710 à 794, le Japon connaît l'une des ères les plus importantes de son histoire, celle de Nara. Cette ère instaure un mode de vie qui ne s'éteindra qu'au XIXe siècle. Nara illustre les capacités exceptionnelles des japonais à adapter des traditions étrangères, en l’occurrence celles de la Chine.



L’ère de Nara nous a laissé en héritage les plus beaux monuments bouddhiques du monde. Le bouddhisme a en effet connu au VIIe siècle son âge d’or au Japon.
La statue colossale du Grand Bouddha que renferme le temple de Todai-ji ou le temple de Yukushi-ji illustrent bien l’éclosion d’une nouvelle vie artistique et intellectuelle.




L’unification du Japon




C’est seulement au VIe siècle que se dessine une certaine unité japonaise. A cette époque, la plupart des clans rivaux qui se battaient pour le pouvoir ont été absorbés par une seule et unique cour, celle du Yamato, dont la capitale est Nara.





Todai-ji, le temple principal de Nara .Image Asgrd



Influencés par la Chine, dont le rayonnement culturel s'étend à toute l'Asie, les souverains japonais en adoptent les caractères d'écriture et la religion, le bouddhisme. Un pouvoir à peu près centralisé et une religion forte permettent au Japon de franchir une nouvelle étape en se dotant d'une administration organisée. Là encore, les modèles d'organisation sont importés de Chine, au gré des relations commerciales et diplomatiques qui se sont nouées entre les deux pays.



Le code de Taiho




Dans la seconde moitié du VIIe siècle, le code dit « de Taiho » est promulgué en 701. Il sera appliqué jusqu'au début du règne de l'empereur Meiji (1867-1912), qui, en l'abolissant, mettra enfin un terme à un système féodal d'organisation de la société peu adapté au monde moderne.





Gardien de la religion bouddhiste. Image Nicolasc



Ce code est divisé en deux parties l'une, administrative, traite essentiellement des fonctionnaires, de leur rôle dans la gestion de la cour et dans le contrôle de la population; l'autre, pénale, fort mal conservée, concerne les délits, les crimes et les peines.





L'un des trois bouddhas du temple de Yakushi-ji. Image Idua Japan



Le Japon a emprunté aux classiques de la Chine la théorie du gouvernement bienveillant, qui doit faire en sorte que le peuple puisse se nourrir et vivre dans la paix, et cela par le moyen de l'incitation au travail, à l'honnêteté et à la frugalité. Cette fonction de moralisation revient théoriquement à l'empereur, mais, dans la pratique, c'est à une administration de type bureaucratique qu'elle est confiée.





Rue touristique du Nara moderne. Image Josephin Busan, Rok



Ainsi, en dépit d'une structure administrative composée sur le papier avec rigueur et d'une division des tâches apparemment stricte, le Japon est dirigé par un groupe réduit d'hommes appartenant à une aristocratie de naissance, aidés par des fonctionnaires d'origine plus humble.





Sculpture d'inspiration chinoise à Nara. Image Idua Japan



Hérité de la Chine, ce système privilégiait les plus hauts rangs, non pas sur des notions de compétence mais de naissance.



L’empereur du Japon




Le culte national, le shinto, et la pensée chinoise, taoïste ou confucéenne, ont modelé l'idéologie impériale. L'empereur est le descendant et le représentant des divinités fondatrices. « Divinité visible», il est l'interlocuteur privilégié de toutes les divinités du pays. Il ordonne les prières et les offrandes pour obtenir de bonnes récoltes.
Son administration contrôle les sanctuaires.






Salle principale du temple deTodai-ji. Image Lux Tonnerre



L'empereur est le « tenno », c'est-à-dire qu'il est assimilé à l'étoile Polaire, point fixe autour duquel s'ordonne l'Univers, ou bien au Soleil qui, de façon naturelle, a une influence bénéfique. Mais il est aussi le souverain bienfaisant de la tradition confucéenne qui, par sa vertu, moralise son peuple et gouverne avec sagesse, entouré de bons conseillers.



Le sort des paysans




L'immense influence de la Chine avait transformé la vie au japon, du moins celle des seigneurs, des courtisans et des chefs religieux. Les paysans, eux, continuaient à vivre pauvrement. Ils travaillaient dur pour fournir les richesses nécessaires au train de vie de la cour impériale.





Koen ParK . Image Kalavinka



Et pourtant, les nantis de la fastueuse Nara les considéraient comme des animaux. Vêtus de fibres d'écorce, ils habitaient de simples huttes en torchis. Leur vie était rythmée par les travaux agricoles; certains élevaient des vers à soie.


Totalement incultes, ils vénéraient des divinités des champs et des montagnes.





Fontaine en forme de dragon de Nara. Image Marcom



Les gens du peuple étaient complètement ignorés des nobles comme des moines bouddhistes. Nul ne parle d'eux dans les chroniques, si ce n'est par allusion. La fondation de Nara aggrava leurs conditions de vie déjà misérables: les impôts levés pour construire la nouvelle cité devenaient chaque jour un peu plus lourds.



Les temples de Nara




Au VIIIe siècle, il manquait au japon une capitale digne de sa splendeur croissante. En 710, sous l'impératrice Gemmyo (règne: 708-714), Nara devint la résidence fixe de la cour impériale.


La ville s'appelait à l'époque Heijô-kyô; elle était bâtie sur un plan en damier, à la manière de Changan, la capitale Tang en Chine ((l'actuelle Xi'an). L'architecture était d'inspiration chinoise avec ses palais, ses monastères et ses hautes pagodes.





Image Kalavinka



Six sectes sont alors fondées, la plupart par des moines japonais formés en Chine. Chacune a à coeur de marquer les esprits et se lance dans la construction de temples splendides. Ainsi sont érigés le Yakushi-ji, le Toshodai-ji et le Todai-ji.


Dans le Todai-ji (Grand Temple oriental), étaient ordonnés tous les moines. La construction du Todai-ji (achevée en 752) a été une entreprise titanesque qui a nécessité 20 ans de travail : la salle principale (Daibutsu-den) abritait une statue de bronze du Bouddha Vairocana (le Bouddha Seigneur de l'Univers) de 18 mètres de hauteur pesant 450 tonnes.





Image Idua Japan



En 735, une grave épidémie de variole se déclara, touchant aussi les membres de la famille impériale. L'empereur Shômu (règne: 724-749) décida alors de construire cette gigantesque effigie du Bouddha en bronze doré.

La salle même, avec 48 mètres de haute est le plus grand édifice de bois du monde Le temple et la statue d'origine ont été détruits par un incendie et reconstruits à une échelle plus modeste à la fin du XVIe siècle.


Dans ce même temple, on peut admirer une terrifiante statue, Shukango-Shi, qui est un protecteur du bouddhisme et non un guerrier.


Cependant, il combat avec violence tout ennemi de la religion.




L'essor du Japon, éditions Larousse



Le Yakushi-ji abrite les trois Bouddhas qui constituent la Trinité de Yakushi.


Construit au VIIIe siècle, le temple shintoïste de Kasuga-ji est dédié aux divinités protectrices de la ville.
Mesurant à peine 16 m de haut, la Muro-ji est la plus petite pagode à cinq étages du Japon. Les 3 000 rhododendrons qui l’entourent lui ont valu le nom de « pagode des fleurs ».





Image Snoopdroop 1



Quand Heijo-kyo a été abandonnée en 784, seul le palais impérial a subsisté pour rappeler l'existence de la ville; le reste a été livré à la culture du riz.


Aujourd'hui, il ne reste que les fondations (mais quelques parties ont été reconstruites et ouvertes au public), et, au cours des fouilles, on a retrouvé des milliers de tablettes de bois qui ont permis de connaître dans les moindres détails la vie à la cour du japon au VIIIe siècle.

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MessageSujet: Re: Archéologie ( Histoire - Angkor +L’Atlantide a-t-elle existé+Hattoussa -et autres   Ven 18 Sep - 14:13

Archéologie - Pompéï -





Le matin du 24 août 79, les habitants de Pompéi entendirent un tremblement sourd provenant du Vésuve.



Le Vésuve grondait déjà depuis plusieurs jours. A Pompéi, les habitants se préparaient à fêter les Vulcanalia, rites sacrificiels pour amadouer le dieu du Feu.
Pompéi avait déjà connu un séisme 17 ans plus tôt et la reconstruction n’était toujours pas finie.



Elle ne sera jamais achevée car quand le volcan libère toute son énergie, Pompéi est enseveli avec la population sous plus de 6 m d’épaisseur de cendres.
De Pompéi, on a retrouvé des peintures, des fresques, des corps momifiés et de fabuleux vestiges archéologiques.



L’histoire de Pompéi




Fondée au Vie siècle avant notre ère par les Osques, Pompéi est ensuite occupé par les Etrusques puis les Grecs.

La ville passe ensuite aux mains des Samnites à la fin du Ve siècle avant notre ère. Le grand développement de Pompéi date de l’époque Samnite.
Elle devient colonie romaine en 89 avant notre ère quand le général Lucius Cornelius Sulla y fonde la Cornelia Veneria Pompeianorum.



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Image Strude Monkey



Rapidement, d’autres édifices publics importants ainsi que des temples sont construits :



  • Le capitolium du forum


  • Les thermes


  • L’amphithéâtre



 
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L'Amphithéatre. Image Iessi



- Le Temple de Jupiter



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Temple de Jupiter. image Yuen-Ping aka YP



Comme Rome, Pompéi était organisé en îlots (insulae).
En 62, un violent séisme touche la région. La population qui devait compter, avant ce séisme, 20 000 habitants, fut réduite de moitié.

La ville se transforma alors en un immense chantier. Puis, 17 ans plus tard, le Vésuve rentre en éruption.



L’architecture de Pompéi





De nombreuses fontaines jalonnaient la ville. On en a retrouvé plus de quarante. L’approvisionnement en eau était assuré par des puits profonds et par un aqueduc, construit sous le règne d’Auguste.



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Image Tom's Shots



Pompéi nous a livré un merveilleux témoignage du mode de vie des Romains.


Cette ville comptait deux forums : sur ces places qui étaient le cœur de la vie publique, les gens se réunissaient.



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Le Forum . Image Jungle Boy



Le Grand Théatre pouvait accueillir jusqu'à 5 000 spectateurs. Il est adossé au versant d'une colline.



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Grand Théatre . Image Mr G's Travels .



Au-delà des temples et des thermes, la ville doit surtout sa réputation aux habitations privées.
On y trouve des témoignages complets sur tous les aspects de la maison romaine (structures, décorations, mobilier).



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Atrium . Image Nick in exsilio



L’aristocratie locale habitait dans de vastes demeures ornées de mosaïques.



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Mosaïque qui représente des acteurs en train de répéter. Image Nick in exsilio



Ces habitations abritaient des boutiques, ouvertes sur la rue, qui étaient louées à des affranchis.

La maison du Faune occupe une superficie de 3 000 m². C’est la plus majestueuse maison urbaine de Pompéi.



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Fresques et mosaïques décoraient les maisons. Image Get Directly down



Dans le jardin de la maison du Bracelet d'or, les pièces latérales d'un nymphée étaient décorées de fresques représentant des jardins fleuris peuplés d'oiseaux.
Une des demeures les plus somptueuses de Pompéi est la maison des Vettii. La partie inférieure des murs est parcourue d'une frise. Des fresques somptueuses décorent les pièces.



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Fresque qui représente Héraclès enfant étranglant les serpents d'Héra . Image Nick in exsilio



La villa des Mystères doit son nom à la frise de vastes dimensions qui représente les moments principaux d'un rite d'initiation aux mystères dionysiaques. L'interprétation des scènes est incertaine car ces rites sont peu connus



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Image Nick in exsilio .



Le long de la voie de l’Abondance, une des principales artères de la ville, se succédaient les officines, teintureries, auberges, cabarets (thermopolia), les maisons de prostitution (lupanares) et de jeu (tabernae lusoriae).



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La voie de l'Abondance. Image Scruff monkey



L’éruption du Vésuve





Pendant 4 jours, Pompéi subit une pluie ininterrompue de cendres et de lapilli. Etouffés par les émanations de gaz toxiques, les habitants s’effondrent à terre.
Les empreintes laissées par leurs corps dans le tuf constituent le témoignage le plus dramatique de la destruction de Pompéi.

Il y eut au moins 2 000 morts.


Terrorisés, les habitants ne savent où aller. Ils succombent asphyxiés, écrasés par les roches ou étouffés dans la panique générale.

Certains essayent de rejoindre la mer pour s’enfuir mais près de 150 squelettes, découverts sur la côte, près d’Herculanum, témoignent de leurs espoirs inutiles.
Ils ont été rejoints par les flots de cendres et de boue.





Eruption du Vésuve en 1944 ( Image Italian Air Force from Green and Short )



Sous plus de 6 m de cendres, les archéologues ont retrouvé les victimes recroquevillées ou serrées les unes contre les autres.


Le Vésuve est un volcan toujours actif. Il a connu plus de 50 éruptions depuis celle qui a détruit Pompéi.
Pourtant, la vie continue à l’ombre du volcan.





Cratère du Vésuve. Image Mr G'Travels



Pompéi n’est pas la seule ville à avoir été détruite. En moins de 3 heures, outre Pompéi, Herculanum est également enseveli.

Un fleuve de boue a littéralement envahi Herculanum.





Squelettes retrouvés à Herculanum ( Mike Lyvers)



L’éruption a commencé au milieu de la matinée et à 13 h tout était terminé.

La lumière du soleil a disparu. Une nuit profonde obscurcit pendant trois jours ce coin de la baie de Naples.



Après la catastrophe





Jusqu’au 26 août, l’obscurité reste complète sur Pompéi, Herculanum et les bourgades proches.

Dans les semaines qui suivent, les rescapés reviennent creuser la couche de dépôts volcaniques et tentent de récupérer leurs biens.

Puis, le site est abandonné et retombe dans l’oubli.






Herculanum. Image Rita Willaert



C’est au 18e siècle que les fouilles commencent. Petit à petit, Pompéi renaît à la lumière maison par maison.
On retrouve les repas et les outils à l’endroit où ils se trouvaient le 24 août 79. En coulant du plâtre dans les formes des corps restés en creux dans les cendres solidifiées, on reconstitue l’agonie des Pompéiens.





Image Simon Pocock



Une adolescente s’est brisée la jambe en sautant du 1er étage ; un homme est mort en agrippant une caissette de pièces d’or ; un vieillard lève les bras au ciel ; une petite fille se protège dans les bras de sa mère.





Image GizaX



Ce sont ces scènes dramatiques, ressurgies du passé, qui expliquent la faveur exceptionnelle dont jouit Pompéi dans la mémoire collective.

[size=24]Archéologie - Sodome et Gomorrhe[/size]








Formations rocheuses proches de la mer Morte, considérées 
par certains comme les ruines pétrifiées de Sodome et Gomorrhe.






La Bible rapporte l’histoire légendaire de la destruction de Sodome et Gomorrhe
(Genèse, XIX), dont elle fait une punition de Dieu à l’encontre des habitants de ces villes, infidèles et immoraux.

Que sont devenues Sodome et Gomorrhe, ces villes mystérieusement détruites et restées dans la mémoire des hommes comme symboles de vice et de dépravation ? Toutes les hypothèses ont été avancées, de l'explosion atomique à la désintégration par des armes extra-terrestres ! La vérité s’est révélée bien plus simple.



La destruction de Sodome et Gomorrhe selon la Bible




Pour éviter que la discorde ne s'installe entre leurs clans, Abraham et Lot décidèrent de se séparer et d'aller chacun leur chemin. Lot s'attribua la meilleure part de la contrée découverte : la région du Jourdain. Il s'établit donc au sud de la mer Morte, à Sodome, dans une des plaines les plus riches de la région du Jourdain.


Il y avait cinq villes dans ce pays : Sodome, Gomorrhe, Adama, Séboïm et Zoar. Chacune dut verser un lourd tribut au roi Kédor-Laomor à qui appartenait la vallée du Jourdain.
Pendant douze ans, les rois de la vallée versèrent ce tribut. Au cours de la treizième année, ils refusèrent. Kédor-Laomor organisa alors une vaste expédition punitive pour rappeler aux rebelles leur devoir.

Il n'eut aucun mal à les défaire. Leurs capitales furent alors pillées et rançonnées. Parmi les prisonniers se trouvait Lot, qui fut libéré par Abraham à la faveur d'une attaque surprise organisée par celui-ci sur l'arrière-garde de l'armée ennemie.





Rivière du Jourdain aujourd'hui. Image Tracy Hunter



Dieu, alerté par « le cri contre Sodome », dont le « péché est énorme », est résolu à détruire la ville pour punir ses habitants (Genèse 18:20-21). Il envoie alors deux anges vérifier si le « péché » est avéré.
« La clameur qui s'élève de Sodome et Gomorrhe est immense et leurs péchés sont énormes...

» Il anéantit les villes et toute la contrée et tous les habitants des villes et la végétation du sol. L'épouse de Lot qui avait regardé en arrière devint une colonne de sel... Il vit monter de la terre une fumée semblable à celle d'une fournaise. » (Genèse, XVIII, 19.)





Les Filles de Lot (Tableau de Lucas de Leyde, 1509).



« Le soleil se levait sur la terre quand Lot entra dans le Tsoar. Alors l'Éternel fit tomber sur Sodome et sur Gomorrhe une pluie de souffre et de feu; ce fut l'Éternel lui-même qui envoya du ciel ce fléau. Il détruisit ces villes et toute la plaine, et tous les habitants de ces villes. La femme de Lot regarda en arrière, et elle devint une statue de sel. Abraham se leva de bon matin et se rendit à l'endroit où il s'était tenu en présence de l'Éternel. De là, il tourna ses regards du côté de Sodome et de Gomorrhe et vers toute l'étendue de la plaine; et il vit monter de la terre une fumée, semblable à la fumée d'une fournaise. »





La destruction de Sodome et Gomorrhe (Peinture de John Martin 1832).



Ces cités furent détruites. Conséquence de la guerre ? Châtiment du ciel ? Dans la mémoire des hommes, Sodome et Gomorrhe sont les symboles de la dépravation et de la vie sacrilège, et l'on y fait allusion chaque fois qu'il est question de destruction totale.



A la recherche de Sodome et Gomorrhe





A Beni-Hassan, cultures verdoyantes et palmeraies bordent les deux rives du Nil, en cette année 1890. Ce spectacle magnifique s'offre aux yeux de Percy A. Newberry, qui remonte le fleuve à la tête d'une expédition financée par l'Egypt Exploration Fund.
Le but de l'expédition est de retrouver des preuves évidentes de l'émigration de familles sémitiques dans la vallée du Nil.
Or, ces preuves, l'archéologue et son équipe savent qu'elles se cachent dans un réseau de sépultures situé là, à mi-chemin entre Memphis et Thèbes.





La vallée du Jourdain qui sépare Israël de la Jordanie à partir de la mer Morte



Ils vont devoir remuer des masses d'éboulis et de vestiges provenant de colonnes brisées, avant de parvenir jusqu'à l'ultime demeure de Chnem-Hotep.

Le prince Chnem-Hotep régnait sur la région vers 1900 avant notre ère., sous le règne du pharaon Sésostris II.
Dans une petite antichambre, des inscriptions hiéroglyphiques immortalisent ses faits et gestes. Dans une vaste salle taillée dans le roc, des peintures aux couleurs intactes ornent les parois latérales.


On voit s'y dérouler le film de la vie du prince : jeux, moissons, chasses, danses.



Or, sur la paroi située au nord, on peut voir un portrait de Chnem-Hotep entouré d’un groupe de silhouettes étranges : ces personnages ne portent pas les mêmes costumes que les Égyptiens, leur peau est blanche et leur profil particulièrement accusé.



Qui étaient ces étrangers que deux fonctionnaires royaux placés au premier plan présentaient à leur maître ?


Une observation attentive de la peinture murale attire l'oeil sur un papyrus que l'un des deux fonctionnaires tient à la main.
Sur ce papyrus est inscrite la réponse à notre question : il s'agit d'« habitants des sables », de Sémites. Leur chef s'appelait Abishaï et il était arrivé en Égypte avec trente-six membres de sa tribu, hommes, femmes et enfants. Parmi les cadeaux qu'il offrait au prince se trouvait de la stribine (un cosmétique) pour sa femme.





Le châtiment de la femme de Lot, changée en statue de sel (Iconographie religieuse de 1870)



En ces époques lointaines, guerres et famines étaient monnaie courante. Ceux qui désiraient se rendre en Égypte devaient passer par une sorte de douane et régler un certain nombre de formalités.



Ils devaient indiquer leur identité, la raison de leur voyage et la durée du séjour. Un scribe écrivait soigneusement tout cela à l'encre rouge sur un papyrus, et un messager portait le document à l'officier des gardes frontières qui accordait ou non l'autorisation d'entrée, en application de directives fort précises établies par l'administration royale et prévoyant jusqu'au nombre de nomades qu'il fallait refouler.


Mais le fait le plus important que révèle cette peinture, c'est bien que, six siècles avant le départ des Hébreux d'Égypte, des nomades sémites, avec armes, familles et bagages, demandèrent l'hospitalité à ce même pays.
Que fuyaient-ils ? Quelle catastrophe, quel horrible souvenir ?





Ruines de Qumran. Région de la mer Morte. Image LollyKnit



De plus, et cela n'a pas contribué à éclaircir la question, la région de la mer Morte est restée pratiquement inexplorée jusqu'à une date récente. Aucun savant n'eut jamais l'idée d'aller la voir et de l'étudier avant 1848, année durant laquelle les États-Unis organisèrent une expédition ayant pour but de l'explorer.


Mais si la mer Morte a livré facilement les secrets de son hydrographie, il n'en fut pas de même pour la disparition de Sodome et de Gomorrhe, dont le mystère resta entier.



L’énigme de Sodome et Gomorrhe résolue





Il faut attendre le début de notre siècle pour que l'on s'intéresse à nouveau à Sodome et Gomorrhe, grâce à des fouilles entreprises en Palestine.

Une nouvelle génération de chercheurs se mit alors en quête de ces deux villes, qui devaient être situées dans la « vallée de Siddim ». A l'extrême pointe sud-est de la mer Morte, on retrouva les restes d'un établissement humain d'une certaine importance, qui s'appelait encore Zoar.





La Galilée. Image hoyasmeg



Grande était la satisfaction des archéologues, car l'une des cinq riches cités qui avaient refusé de payer le tribut à Kédor-Laomor s'appelait ainsi. Cependant, les fouilles entreprises ne donnèrent rien de positif, les ruines en question se révélant celles d'une ville qui avait existé là durant le haut Moyen Age.


Quant à l'antique Zoar du roi de Bela et à ses voisines, on n'en trouva pas la moindre trace, bien que plusieurs indices relevés aux environs de la Zoar moyenâgeuse attestent que le pays fut très peuplé à une époque reculée.

S'il existe bien aujourd'hui une certitude, c'est que toutes les recherches pour retrouver Sodome et Gomorrhe resteront vaines, car on a désormais percé le mystère de leur disparition.
On peut dire que c'est à des géologues que revient l'honneur d'avoir apporté la preuve définitive des causes et du déroulement de la fin de Sodome et Gomorrhe.





Les bords de la mer Morte. Image James Byrum



La vallée du Jourdain fait partie intégrante d'une gigantesque crevasse de la croûte terrestre. En plus d'un endroit de cette crevasse, on peut déceler des traces d'activités volcaniques. Dans les montagnes de Galilée, en Jordanie orientale, plus précisément sur les rives d'un affluent du Jourdain appelé Jabbock, et dans le golfe d'Agaba, on rencontre du basalte et des traînées de lave.
La mer Morte, elle-même, occupe une très forte dépression de la croûte continentale entre deux plaques lithosphériques, la sous-plaque du Sinaï et la plaque arabique.


Avec le fond de cette crevasse, la vallée de Siddim (y compris Sodome et Gomorrhe) fut un jour précipitée vers les profondeurs de la terre. La géologie a permis de dater cet événement avec une relative précision.

En 1951, le savant américain Jack Finegan confirma les premières estimations. Il semble que c'est vers 1 900 avant notre ère que se produisit le cataclysme qui détruisit Sodome et Gomorrhe.





Petra en Jordanie. Image paalia



Une étude de tous les témoignages littéraires, géologiques et archéologiques permet de conclure que les villes de la plaine étaient situées dans une région à présent recouverte par des eaux qui envahirent lentement la partie méridionale de la mer Morte, et que leur destruction résulta d'un grand tremblement de terre, sans doute accompagné d'explosions, d'éclairs, de dégagements de gaz naturel et d'un incendie généralisé.


Dans les profondeurs, tout au long de la crevasse, dormaient des forces volcaniques que libéra l'affaissement de terrain.
Dans la haute vallée du Jourdain, près de Bashan, on trouve encore des cratères de volcans éteints. Depuis des temps immémoriaux, ces régions sont fréquemment secouées par des séismes. On a même retrouvé un écrit du Phénicien Sanchuniathon confirmant l'explication géologique de la destruction de Sodome et Gomorrhe.





Désert près de la mer Morte. Image Chadica



En voici le contenu : « La vallée de Siddim sombra et devint un lac dégageant sans cesse des vapeurs et dépourvu de poissons, exemple de vengeance et de mort pour le sacrilège. »
Plus on se rapproche de l'extrémité sud de la mer Morte et plus la région devient inhospitalière, sauvage, désertique et lugubre. 
On peut compter sur les doigts d'une main les groupes de nomades qui, chaque année, empruntent l'une des vallées.
Une quantité innombrable de petits ruisseaux strie le terrain rougeâtre : celui-ci devient alors dangereux, sinon mortel pour qui n'est pas sur ses gardes. Les marais se prolongent jusqu'à la vallée désertique d'Agaba, qui finit à la mer Rouge.
Une crête de 45 m s'étend, à l'ouest de la rive méridionale, vers le Negeb, en direction nord-sud, sur 15 km.

Cette petite chaîne de montagnes est constituée presque exclusivement de cristaux de sel, et ce phénomène naturel lui donne, au soleil, autant de brillant qu'un diamant.





Frontière entre la jordanie, la syrie et Israel. Image specialkrb



Cette chaîne, les Arabes l'appellent Djebel Ousdoum, un très vieux nom où s'est conservé le radical du mot Sodome. Ébranlés par les eaux de pluie, des rochers sont tombés au pied de la montagne. Ils ont des formes très curieuses : certains sont dressés comme des statues et leurs contours évoquent à peu près celui du corps humain. On pense alors à la légende de la femme de Lot transformée en colonne de sel. Les montagnes salines sont situées non loin de l'emplacement de la vallée de Siddim.


Ces nombreux éléments nous apportent une foule de détails sur le caractère particulièrement atroce du cataclysme qui s'est abattu sur les habitants de la vallée. Ceux qui purent s'éloigner du centre de la catastrophe risquaient encore l'empoisonnement par les gaz, et tout ce qui se trouve au voisinage de la mer de sel se recouvrit en très peu de temps d'une croûte caractéristique.

Il est donc bien évident qu'on ne retrouvera pas Sodome et Gomorrhe. La mer Morte les garde en son sein et ne les rendra jamais.



Non loin de la vallée, à 3 km au nord d'Hébron, les Arabes vénèrent un sanctuaire, qu'ils appellent sanctuaire de «la colline de l'ami de Dieu ». Une légende, donc, assez réaliste !





Pétra. Image Argenberg



La Bible a donc effectivement relaté une catastrophe qui s’est produite. Cette catastrophe avait cependant des causes naturelles et non divines.



Quant à savoir si le vice et la corruption régnaient en maître dans ces riches citées, c’est une autre histoire….



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MessageSujet: Re: Archéologie ( Histoire - Angkor +L’Atlantide a-t-elle existé+Hattoussa -et autres   Ven 18 Sep - 14:14

[size=24]Archéologie - Chichen Itza -[/size]








Dans le Yucatán, au Mexique, on peut admirer Chichén Itzá, l’une des principales cités Maya. Cette ancienne métropole est située entre Merida et Cancan. Bien que le peuple Maya soit le plus connu, plusieurs peuples ont occupé ce site entre les IVe et Xe siècles.

A la fin du Xe siècle, Chichén Itzá est occupée par les Itzás, un peuple proche des toltèques qui donne son nom à la ville et la rebâtit.

Chichén Itzá signifie en yucatèque « cenote des bas » ou plus communément« Bord du puit des Itzás ».
Rituels et sacrifices se sont déroulés sur ce site pendant plusieurs siècles.



Quetzalcóatl: Le Serpent à plumes



Les Toltèques et les Aztèques l’appelaient Quetzalcóatl, les Mayas, Kukulcán. Le « serpent avec les plumes de l’oiseau quetzal » (traduction littérale du nom), était le protecteur des prêtres et des souverains, le maître de la sagesse et des vents.





Sculpture représentant le Serpent à plumes. Image M I L I N T O C



Dans le panthéon maya, peuplé de divinités sanguinaires, Quetzalcóatl- Kukulcán n’exigeait des fidèles que des sacrifices de serpents, d’oiseaux et de papillons.


Pourtant, on sait que de nombreux sacrifices humains se sont déroulés en l’honneur de ce dieu.


Le quetzal est un oiseau d’une très grande beauté. A l’époque des Mayas, tuer un quetzal était passible de la peine de mort.





Quetzal à Teotihuacan. Image kudumomo



Les plumes de l’oiseau étaient si précieuses qu’elles étaient utilisées comme monnaie. Les conquistadors et leurs descendants ont tué par milliers ce magnifique oiseau jusqu’en 1895, date de l’interdiction.





Quetzal. Image toryporter



Aujourd’hui, le quetzal vit en populations réduites dans quelques parcs protégés.



La découverte de Chichén Itzá



Selon une légende, le dieu-roi toltèque Quetzalcóatl conquit la plus florissante ville maya du Yucatán au IVe siècle.
Au XVIe siècle, l'évêque espagnol, Diego de Landa, chargé de christianiser les Mayas du Yucatán, apprit que des fidèles accomplissaient régulièrement des pèlerinages en un lieu sacré. Il découvrit alors que tout près des ruines d'une ancienne ville, se trouvait un grand puits naturel vénéré depuis toujours par les indigènes.





Puits sacré appelé cenote. Image Ramonbaile



Diego de Landa raconte dans La Relacion de las cosas de Yucatán que des hommes et des femmes sont jetés vivants dans les eaux troubles et profondes d'un puits que les Espagnols appellent « cenote », une hispanisation du mot maya dzonot.
Peu à peu, il apprit qu'il s'agissait en fait de sacrifices humains pratiqués dans le cadre d'un très ancien culte de l'eau et de la fertilité. Quant aux vestiges près du puits, c'était ceux d'une des plus belles cités mayas : Chichén Itzá.





El Castillo. Image Jimg944



John Stephens et Frederick Catherwood s'y rendirent en 1814 pour y entreprendre les premières recherches archéologiques. Celles-ci seront poursuivies par des spécialistes nord-américains et en 1900, par le célèbre archéologue Edward Thompson, qui descendit dans le fameux puits sacré.


Les nombreuses campagnes de fouilles ont permis de libérer de splendides édifices de l'emprise de la jungle.



L’histoire de Chichén Itzá



Chichén Itzá a été érigée sur un site occupé dès le IVe siècle de notre ère. La ville connut son apogée grâce à une tribu qui venait du sud.

Les constructions en style puuc « colline » remontent à cette époque. Ce sont des constructions basses, arborant des mosaïques de petites pierres aux motifs géométriques.





Gros plan sur le mur des crânes . Image theilr



À la fin du Classique (800-950 après J.-C.), alors que les villes mayas des Basses Terres avaient commencé à péricliter et à perdre leurs habitants, une tribu, les Itzas, fonda un petit centre dont la vie dépendait essentiellement du culte du cenote Sacré (puit sacré).





Le jaguar est très présent à Chichén Itzà. Image Jimg 944



Les sources archéologiques et historiques attestent ensuite l'arrivée à Chichén Itzà d'une nouvelle ethnie, les Toltèques, vers la fin du Xe siècle. Ces derniers venaient de Tula, laquelle avait été pendant plusieurs siècles la capitale du plateau mexicain après la chute de Teotihuacàn.


Des documents historiques d'origine toltèque nous apprennent que vers 987, une grande partie de la population la quitta sous le commandement de son roi Ce Acatl Topiltzin qui, destitué par son frère maudit Tezcatlipoca, avait entrepris un long périple dans les territoires mexicains pour échouer finalement au Yucatàn.





D'énormes têtes de serpents sont présentes sur l'ensemble du site. Image Flem007_uk



Le souverain et ses sujets s'installèrent à Chichén Itzà, où ils fondèrent leur nouvelle capitale qu'ils embellirent de monuments grandioses. Les sources et la tradition historiques assimilent Ce Acatl Tolpitzin et Quetzalcóatl, le Serpent à plumes dont le culte et l'iconographie imprègnent tous les monuments du site.





Cet édifice était un pavillon où l'élite se retrouvait pour le jeu de balle. Image Jimg944



Les Mayas yucatèques vénérèrent cette divinité toltèque qui supplanta les divers cultes des ancêtres sous le nom de Kukulcán.
Vers 1000 après J.-C., Chichén Itzà se transforme en un grand centre urbain dont les innombrables monuments reflètent la fusion entre la culture maya de la fin du Classique et celle des Toltèques.





Bas-relief. Guerrier décapité. Image Alaskan Dude



L'art de Chichén Itzá porte l'empreinte d'une classe dirigeante beaucoup plus militarisée que celle des villes qui se sont épanouies dans les Basses Terres aux siècles précédents. Tout comme à Tula, on perçoit nettement la présence d'une véritable idéologie guerrière.


Chichén Itzá a été abandonnée par la population vers 1400 pour des raisons inconnues.



Jeu de la balle



Au nord-ouest du centre cérémoniel se trouve le terrain du jeu de balle. C'est actuellement le plus grand de Méso-amérique avec une superficie de 7 000 m². Il est dominé à l’est par le temple des Jaguars.


Le terrain se composait, en règle générale, de deux constructions rectangulaires parallèles, entre lesquelles se déroulait le jeu de la balle.


On connaît mal les règles de ce jeu et on ne sait toujours pas de façon certaine si l’on sacrifiait en fin de partie les perdants ou le capitaine de l’équipe perdante.

Ce jeu revêtait une grande importance, symbolique et religieuse, chez les Mayas. Les adversaires représentaient les forces cosmiques, par exemple le Soleil contre la Lune, ou, parfois, les dieux des Enfers contre les dieux célestes.





Vue panoramique sur le jeu de balle. Image Paul Mannix



Deux équipes s'affrontaient, occupant chacune une moitié de terrain. Du fond du terrain, un joueur frappait de la main la balle, qui devait arriver, après n'avoir fait qu'un seul rebond, sur le mur du terrain adverse.


Les murs latéraux étaient jalonnés d'anneaux en pierre. Le joueur qui parvenait à faire passer la balle dans l'anneau obtenait un point exceptionnel pour son équipe.


On pratiquait également ce jeu pour que les dieux se multiplient et que le cosmos continue d'exister.

Durant les cérémonies du jeu, on se livrait parfois à des sacrifices humains et, à cette occasion, les victimes (souvent des prisonniers de guerre) étaient décapitées. La tête symbolisait l'astre, représenté par une balle en caoutchouc sur le terrain.





Anneau du jeu de balle. Image Bill Hails



Certaines représentations prouvent que des sacrifices se déroulaient en fin de match. L’un des bas-reliefs qui orne le mur du jeu de balle représente la décapitation d’un joueur devant ses camarades.

Les bas-reliefs des murs du terrain illustrent avec précision la terreur des joueurs.


Cela peut sembler sanguinaire mais dans le Popol Vuh, texte religieux qui se rapporte à la création du monde, les dieux-héros affrontent les démons dans le jeu de balle.

Ce n’était donc pas une simple compétition entre deux équipes mais bel et bien l’avenir de tout un peuple qui était symboliquement en jeu.



Le mur des crânes



Appelé également mur des Crânes, le tzompantli est peut-être le monument le plus macabre de Chichén ltzà.





Mur des crânes. Image Jimg944



Il reflète une société complètement obsédée par les sacrifices humains. Il s'agit d'une plateforme rectangulaire en pierre dont les côtés sont tapissés d'une frise continue de bas-reliefs figurant des crânes embrochés.


C'est une réplique du tzompantli d'origine qui était en fait une sorte de râtelier en bois sur lequel on enfilait les crânes des victimes décapitées. On pense que ces dernières étaient des prisonniers de guerre ou bien des membres de l'équipe perdante au jeu de balle.





Détail du mur des crânes. Image Star 5112



La présence de tels objets a été attestée à Tula bien sûr, mais aussi à Tenochtitlàn, la capitale des Aztèques dont certaines coutumes étaient d'origine toltèque.



Le Castillo



Cette pyramide est le plus grand et le plus emblématique monument de Chichén Itzà. Elle est surmontée du temple de Kukulcán, le Serpent à plumes


Devant ce monument, trône un Chac-Mool, divinité couchée, qui tient dans ses mains un plateau. Il servait de dalle d’autel lors des sacrifices.





El Castillo . Image kyle simourd



Quand les Espagnols débarquent en 1514 et y installent leurs canons, qui, du sommet de la tour, dominent tous les environs, ils le baptisent El Castillo (le Château).


La pyramide de 30 m de haut se décline sur neuf étages. Des escaliers, au total 365 marches (une pour chaque jour du calendrier), grimpent sur ses quatre côtés jusqu'au temple.
C'est de là que, aux équinoxes (en général le 21 mars et le 23 septembre), se manifeste toute la beauté de la construction. Ces jours-là, les arêtes des neuf niveaux de la pyramide créent un jeu d'ombres sur l'escalier, qui semble se transformer en corps de serpent, ondoyant vers le bas, vers la base de la pyramide, où deux grandes têtes de serpent sculptées dans la pierre, la gueule ouverte, complètent cette vision magique du reptile couvert de plumes descendant de son temple.





Têtes de serpent sculptées dans la pierre. Image Jimg944



Une large voie cérémonielle, sacbeob en langue maya, relie l'esplanade dominée par l'immense Castillo au cenote Sacré, le grand puits d'origine karstique dans lequel on jetait les victimes sacrifiées à Chac, dieu de la Pluie et de la Fertilité.



Le Caracol ou l’observatoire



Appelée Caracol « escargot » par les Espagnols, cette étrange bâtisse est une tour cylindrique, coiffée à l'origine d'une fausse voûte érigée sur deux plates-formes superposées. À l'intérieur, une sorte d'escalier en colimaçon, d'où le nom choisi par les conquistadores, conduit à une chambre dont les fenêtres étaient orientées de façon à permettre l'observation des astres et de certains phénomènes comme les solstices et les équinoxes.





Caracol ou observatoire. Image Jimg944



Cet observatoire est une nouvelle preuve de l’ingéniosité humaine. Il est vraiment navrant que les Espagnols venus du Vieux Continent se soient acharnés sur ce qui restait de la culture raffinée des Mayas et que, pour justifier un tel gâchis, ils n'aient rien trouvé de mieux à faire que qualifier les indigènes de « sauvages barbares ».





Caracol. Image J Barcena



En brûlant leurs palais et textes sacrés, ils ont anéanti un extraordinaire patrimoine de connaissances scientifiques et astronomiques, des notions qui n'ont pu être dépassées qu'à l'époque moderne. Nous ne saurons jamais jusqu'où l'Homme serait arrivé si l'intolérance n'avait pas, comme toujours, prévalu.



Le temple des Jaguars



L’un des plus célèbres monuments de Chichén Itzá est le temple des Jaguars. Ce sanctuaire religieux est orné de têtes de jaguars et de serpents.


A l’intérieur du temple, on peut admirer un jaguar sculpté dans la pierre d’où se détachent des applications de jade.




Jaguar en pierre dans le temple. Image Paul Mannix



Le jaguar est présent partout à Chichén Itzá. Ce symbole de la classe guerrière toltèque est présent dans le temple des Guerriers ou dans celui des Mille colonnes.


Tous ces monuments sont richement décorés de bas-reliefs et de sculptures : jaguars dévorant des cœurs humains, guerriers, prêtres, aigles et serpents à plumes.





El Castillo éclairé la nuit. Image Lightmatter



Un peu partout, on peut voir des têtes de serpents, aux gueules béantes, qui ornent la base des piliers.

Caractérisée par des crocs de félin, l’image du Serpent à plumes est propre à ce site. On l’assimile au culte de Quetzalcóatl.



Le temple des Guerriers



À l'est du tzompantli s'élève la masse imposante du temple des Guerriers et, tout près de là, le groupe des Mille Colonnes. 
Les colonnes, autrefois recouvertes de stuc et peintes, représentent des guerriers en armure.





Temple des guerriers. Image Jimg944



Cette grande pyramide à degrés fut probablement érigée au XIIe siècle de notre ère. Le temple est dédié à Vénus, l’Etoile du Matin.
Là encore, en haut du temple des Guerriers, se dresse un Chac-Mool. Cette pratique des sacrifices était devenue obsessionnelle à cette époque.





Image Jimg944



Ce type d'autel était encore utilisé à l'époque de la Conquête pour immoler les victimes destinées aux sacrifices. Les quatre massifs de la pyramide sont recouverts de frises où alternent les scènes glorifiant les ordres militaires toltèques - les Aigles et les Jaguars - et les descriptions de sacrifices sanglants.





Le groupe des Mille Colonnes . Image Ramonbaile

[size=24]Archéologie - Angkor -[/size]








Angkor (du sanskrit nagara, ville, capitale) comprend plus de 80 sites classés groupés dans le voisinage ou à l'intérieur de l'enceinte d'Angkor Thom. Leurs dates s'échelonnent, environ, entre 650 et la fin du XIIIe s.


Capitale fondée par Yashovarman Ier (889-vers 900), pillée par les Chams en 1177, reconstruite par Jayavarman VII (1181-vers 1218), Angkor a été la résidence de presque tous les souverains khmers jusqu'à sa prise par les armées d'Ayuthya (1431).



Angkor Vat (La cité monastère) a été édifié par Suryavarman II (1113-vers 1150). C'est le temple-montagne achevé et le chef-d'œuvre de l'architecture khmère.
Laissés à l'abandon depuis 1973 et souvent pillés, les monuments d'Angkor ont beaucoup souffert des conflits cambodgiens. En 1991, un plan de sauvegarde et de mise en valeur de l'ensemble des temples a été mis en œuvre sous l'égide de l'Unesco.



La naissance d’Angkor





Dès les premiers siècles de notre ère, la caste hindoue des brahmanes puis les missionnaires bouddhistes procédèrent à une indianisation pacifique de l’Indochine.
Officiellement, l’installation des Khmers dans la région cambodgienne date de 802.



Le roi Jayavarman II établit alors sa capitale sur une colline, le Phnom Kulen, à 28 km au nord-est d’Angkor.
Les Khmers ont commencé à construire les grands temples du secteur de Roluos à la fin du IXe siècle.




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Vue aérienne d'Angkor. Steve Jurvetson



Toute l’architecture khmère repose sur le symbole de la montagne Cosmique. La conception des tours-sanctuaires, prasat, repose sur le mythe hindou de l’origine du monde :
« Le temple-montagne se dresse dans un bassin, le baray, qui symbolise l’océan Cosmique, les eaux primordiales qui recèlent la vie avant que celle-ci ne se manifeste ».





Angkor Vat . ScubaBeer



Les rois Khmers avaient trois devoirs fondamentaux :
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  • Construire des bassins et des canaux d’irrigation pour que leurs sujets connaissent la prospérité
  • Edifier un sanctuaire en l’honneur de leurs ancêtres
  • En tant que « deva-raja », élever leur propre temple-montagne





 
Le système hydraulique d’Angkor





Si l’architecture constitue l’intérêt majeur d’Angkor, il faut également souligner son système hydraulique complexe.
Au cœur des 400 km², des deux côtés de la citadelle d’Angkor Thom, se trouvaient les baray. Ce sont deux grands bassins, de 8 km de longueur et plus de 2 km de large, vers lesquels on détournait l’eau des crues du lac voisin, le Tonlésap.




Cette eau irriguait la plaine alluviale dans laquelle était bâtie la ville.





Bassin qui entoure Angkor Vat. L'eau assurait l'irrigation des rizières et exaltait le rôle du dieu roi, seigneur des eaux. Tyler durden1



D’ailleurs, la plupart des historiens pensent que l’effondrement de l’empire Khmer en 1431 est lié à ce système hydraulique.
Lors de l’invasion siamoise, les souverains étaient trop occupés par la guerre et la construction de temples monumentaux. Ils négligèrent d’entretenir le système d’irrigation qui alimentait les rizières.


Le sol se dessécha et devint improductif entraînant disettes et épidémies.




Angkor Vat





Angkor Vat est la merveille de ce complexe architectural. Ce temple, édifié entre 1112 et 1152, est entouré d’un fossé de 190 m de large.

Angkor Vat est un immense temple en grès et en latérite. Il comporte trois niveaux.






Angkor vat. flydime



C’est le plus grand temple funéraire au monde d’inspiration hindouiste.


Au fil des couloirs, des tableaux se dressent dont une vision de l’enfer et du paradis hindou. On peut également admirer une représentation de la bataille de Kurukshetra qui opposent les armées des Kaurava et des Pandava, tirée du poème épique hindou « Mahabharata ».





Jugement des morts. Yama, dieu des Morts, juge les âmes. Image uwdigitalcollections



L’épisode du « barattage de la mer de lait » est aussi présent. On y voit 88 démons, les astra, et 92 dieux, les deva, qui barattent la mer pour en extraire l’élixir d’immortalité.
Angkor Vat est restauré par l’Unesco. Son nom signifie « La Ville royale qui est un monastère ».


La thèse officielle veut que le roi l’ait édifié pour en faire son mausolée. Cependant, son nom fait douter certains chercheurs.





Bas-relief d'Angkor vat. Image John Brennan



Angkor Vat couronne une pyramide à trois terrasses dont la première accueille le cloître cruciforme.
Les sculptures appartiennent à la mythologie vishnuite. Les scènes sont extraites des deux grandes épopées indiennes, le Mahahharata et le Ramayana.




Angkor Thom





C’est sous Jayavarman VII (1181-1201- que l’architecture khmère atteint son apogée. C’est à ce souverain que l’on doit Angkor Thom.


La « Ville royale qui est grande » est ceinturée par 12 km de murs de 8 m de haut et recouvre une surface de 9 km².





L'entrée d'Angkor Thom est longée de gigantesques effigies de deva, les dieux. Image Augapfel



L’intérieur abrite de nombreux édifices. Tout d’abord le Bayon. Là, le bouddhisme remplace l’hindouisme avec les 216 visages en pierre du souverain.


Le Bayon représente le mont Meru.





Construit au début du 13e siècle, le Bayon est une oeuvre complexe et mystérieuse. Image mckaysavage



Sur les bas reliefs, la guerre menée par Jayavarman contre les Chams est narrée. La citadelle abrite de nombreux temples comme le Baphuon, le Preah Palilay et surtout la terrasse du Roi lépreux.

C’est une plate-forme de 7 m de haut décorée de cinq niveaux de sculptures. On pense qu’elle servait de crématorium aux souverains Khmers.






Terrasse des éléphants. Image taylorandayumi



Il y a également la terrasse des Eléphants qui est une tribune utilisée lors des revues militaires. Son nom lui vient des pachydermes qui ornent ses parois.



Le déclin d’Angkor





Lorsque le naturaliste français Henri Mouhot aperçut en 1860 une énorme tête sculptée au milieu de la forêt cambodgienne, il ne savait pas encore qu’il venait de faire une découverte extraordinaire.





Angkor est un lieu magique et majestueux. Image laihiu



Des racines gigantesques avaient fait éclater les murs de pierre.





De gigantesques racines envahissent certains monuments d'Angkor. Image Steve Jurvetson



L'Empire khmer a prospéré entre le 9e et le 13e siècle avant de décliner. En 1431, à la suite de l’occupation siamoise, les Khmers partirent s’installer à Phnom Penh. L’empire, qui comprenait le Cambodge actuel et certaines parties du Vietnam, de la Thaïlande et du Laos, sombra.





Angkor Thom. Image Steve Jurvetson



Les souverains thaïs dont le royaume correspond à peu près à l’actuelle Thaïlande détruisirent l’empire Khmers.
Angkor tomba alors presque complètement dans l’oubli jusqu’à la découverte d’Henri Mouhot.






Situé à environ 20 km d'Angkor Thom, le Banteay Srei a été surnommé le "temple rose" . Image Paul Mannix



Aujourd’hui, Angkor est classé sur la liste du Patrimoine Mondial. Si la situation politique s’est stabilisée, par contre les vols d’objets d’art sont un véritable problème.
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MessageSujet: Re: Archéologie ( Histoire - Angkor +L’Atlantide a-t-elle existé+Hattoussa -et autres   Ven 18 Sep - 14:18

Archéologie - Mesa Verde . Chaco Canyon






Mesa Verde . Chaco Canyon
La culture Anasazi



Le parc national de Mesa Verde, dans le Colorado, aux Etats-Unis, a abrité pendant des siècles les Indiens Anasazi.



On ignore le nom qu’ils portaient à l’origine mais dans la langue des Navajos ou Navahos, on les appelle Anasazis.
Dans cette région, on a retrouvé de nombreux vestiges de ce peuple, notamment une fabuleuse cité de pierres nichée dans le creux d’une falaise.

Les Anasazis sont cependant très méconnus et nous ne savons pratiquement rien de ceux qui ont édifié ces pueblos.



A Chaco Canyon, au Nouveau-Mexique, des peintures et des pétroglyphes semblent démontrer que le peuple Anasazi était de bons astronomes.



Mesa Verde : des palais de pierre



C’est en 1888 que trois éleveurs partis à la recherche de bêtes qui s’étaient échappées découvrirent Sun Point et plusieurs habitations.

La découverte de Cliff Palace, cette cité en pierres, date de cette époque.


Les recherches se poursuivirent grâce à un jeune explorateur suédois, Gustav Nordenskjöld, qui souhaita réaliser une véritable étude archéologique.



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Vue panoramique de Cliff Palace



Il explora les deux collines appelées Wetherill Mesa et Chapin Mesa. En 1906, Mesa Verde « Table verte », reçut le statut de parc national.

A partir de cette date, les fouilles archéologiques s’intensifièrent.
En 1959, le professeur J.S Newberry entreprit une expédition pour le compte de l’armée américaine.



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La Spruce Tree House doit son nom au grand pin de Douglas planté devant elle. Construite entre 1200 et 1276, elle comprend 140 pièces et 9 kivas ou lieux de culte
Il fallut encore attendre 15 ans pour qu’un photographe de l’U.S Geological Survey découvre le premier abri troglodytique dissimulé derrière le vaste plateau.


Dès lors cette région suscita la curiosité. On y découvrit de nombreux vestiges de ceux qu’on baptisa Anasazi, mot qui signifie dans la langue navajo « les anciens ».



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Le Cliff Palace.



Les premiers Indiens Pueblos bâtirent ces villages troglodytes complexes (cliff-dwellings) entre le XIe et le XIIIe siècle
Cliff Palace est une structure en briques d’argile et de boue, qui compte plus de 200 pièces. On y dénombre 23 lieux de culte ou kivas, des chambres et des magasins pour stocker les récoltes.
Selon les archéologues, Cliff Palace, construit vers la fin du XIIe siècle, pouvait abriter environ 250 personnes.



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Cliff Palace



A Mesa Verde, on a identifié environ 3 900 sites dont plus de 600 habitations troglodytiques.



La culture Anasazi



Pendant de nombreux siècles, les Indiens Anasazi ont vécu sur les plateaux du sud de l’Utah et du Colorado et sur ceux de l’Arizona et du Nouveau-Mexique.



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Pétroglyphes Anasazi. Image John Harwood



L’histoire du peuplement de Mesa Verde dans les premiers siècles de notre ère reste encore très mystérieuse.
Au stade actuel de nos connaissances, on dénombre quatre périodes successives d’occupation du site :



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  • Environ 450 à 700 de notre ère : période Basket Maker III, l'agriculture se généralise (maïs, courges), associée à la chasse et à la cueillette ; outillage lithique, travail de l'os ; développement de la céramique et de la vannerie ; maisons-fosses avec foyers centraux.
    (Certains ouvrages avancent les dates de 200 avant notre ère à 700 de notre ère)



 

  • Entre 700 et 900 : période Pueblo I : apparition de villages de maisons rectangulaires aux murs de pierre ; kivas cérémonielles


 

  • Entre 900 et 1100 : période Pueblo II


 

  • Entre 1100 et 1300 : période Pueblo III qui correspond à la construction de grands complexes architecturaux comme Mesa Verde et également au travail de l'argent et de la turquoise

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Vivant de l’élevage et de la chasse, les premiers habitants de ces lieux se sédentarisèrent pour pratiquer l’agriculture. Ils maîtrisaient déjà la céramique et fabriquaient des vanneries d’où le nom de Basket Makers « fabricants de paniers ».


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Pétroglyphes Anasazi. Image Caitlyn Willows



Appelées « jacal », leurs maisons primitives étaient de simples puits étayés par des poteaux en bois. Rapidement, ils formèrent de petits villages, d'abord situés au pied des éperons rocheux, puis en hauteur, sur les « mesas ».


Vers 500 de notre ère, ils fabriquaient des céramiques, des arcs et des flèches et se mirent à élever des dindes.



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Une des 5 grandes kivas sur le site de Far View House que les Anasazis fondèrent à partir du XIIe siècle. Image jennlynndesign
A partir de la phase Pueblo II, le peuple Anasazi a changé ses habitudes en matière d’habitation. Ils commencèrent à construire de véritables habitations à la surface du plateau.
Les maisons se transformèrent en villages que les Espagnols appelleront « pueblos ».

Au fil des siècles, les villages se transformèrent en villes et vers 1100, le plateau du Colorado connut une croissance démographique.



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Pueblos de Mesa Verde



Les kivas étaient de vastes structures souterraines de plan circulaire réservées aux cérémonies et au culte.
Dans de nombreux cas, les kivas étaient reliées à des structures analogues à des donjons dont la fonction n’est pas vraiment connue.


On a également retrouvé un complexe monumental entouré d’un double mur d’enceinte, peut-être un temple, baptisé le « Temple du Soleil ».


On pense que les Anasazis ont construit ces troglodytes pour se protéger. La difficulté d’accès empêchait tout intrus de les attaquer.



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Kivas de Mesa Verde. image Caitlyn Willows



A partir de 1300 de notre ère, les Anasazis abandonnèrent les lieux. Cet abandon est-il dû à la sécheresse et donc la disette ?
Plus récemment, les autorités locales ont décidé de substituer au terme Anasazi, une appellation plus générale « les anciens habitants du pueblo ».

Actuellement, plus de 23 tribus, en plus des Navajos, peuvent prétendre être les descendantes de ceux qui ont édifié les constructions de Mesa Verde.

Ces tribus ont toutes des ancêtres qui ont habité des pueblos semblables dans le Nouveau-Mexique. Cependant, aucun autre édifice n’a égalé la splendeur de Mesa Verde.



Chaco Canyon: Le mystère Anasazi



Les plateaux rocheux aux tons ocrés semblent indiquer que les Anasazis s’intéressaient à l’astronomie. D’après certains archéostronomes, ces roches présenteraient un certain nombre de signes tendant à prouver que ce peuple possédait des connaissances développées en astronomie.



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Chaco Canyon.



Sur une saillie, à quelques mètres d’une butte très élevée du Chaco Canyon au Nouveau-Mexique, trois imposants blocs de grès déterminaient une fente à travers laquelle le soleil dardait ses rayons, qui atteignaient deux spirales gravées à même la roche.
Pendant peut-être 1000 ans, ces rayons de soleil indiquaient précisément les solstices d’été et d’hiver, les équinoxes de mars et de septembre ainsi que les jours de l’année où le jour et la nuit ont la même durée.

Les spécialistes pensent que cet étrange phénomène, auquel on a donné le nom de Dague Solaire, est un calendrier anasazi.



La mort d’une étoile



Les rochers du Chaco Canyon semblent indiquer que les Anasazis assistèrent à la mort d’une étoile. En effet, une falaise comporte un rocher qui est orné de trois peintures : un croissant, un disque nimbé de rayons et une main.


Juste en dessous, un point entouré de deux cercles représente le Soleil.



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Hansen Planetarium, Salt Lake City.  G. Rownon



Découvert en 1972, ces symboles apparaissent en d’autres endroits des territoires indiens. Ils illustrent une conjonction astrale occasionnelle : le rapprochement de Vénus et de la Lune.
Cependant, certains astronomes pensent que ces peintures commémorent un phénomène céleste. Le disque nimbé de rayons pourrait représenter l’explosion d’une étoile.


Les symboles du Chaco Canyon datent de l’époque où des astronomes chinois enregistraient sur leurs cartes l’apparition d’une étoile, résultant vraisemblablement de l’explosion d’une supernova.

Cette étoile hôte est apparue le 5 juillet 1054. Le rémanent de cette étoile forme la nébuleuse du Crabe, dans la constellation du Taureau.

Les pictogrammes anasazis dépeignent-ils cette explosion cataclysmique ?



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Mesa Verde. Image John Harwood



En 1979, un astronome de la NASA a reconstitué la voûte céleste de cette nuit de juillet 1054. Cette nuit-là, la Lune, croissant inversé, se trouvait à deux degrés à peine de la nébuleuse du Crabe.



Des routes sans issue



Les routes des Indiens anasazis du Nouveau-Mexique sont loin d’être de simples sentiers. Elles constituaient un réseau de 800 km de chaussées très bien conçues.


Aujourd’hui, ces routes ont presque totalement disparu. Certaines ont 10 m de large et traversaient le désert, tout droit, quelle que soit la configuration du terrain.


Les Anasazis ne reculèrent devant rien pour tracer des artères rectilignes, n’hésitant pas à creuser la falaise ou à construire des rampes.


La plupart de ces routes reliaient Chaco Canyon aux communautés. Mais, le plus mystérieux c’est que certaines routes débouchent en pleine nature. A certains endroits, il y a non pas une mais deux routes strictement parallèles.

La route dite du Grand Nord aboutit sur une butte. Elle ne mène nulle part et par endroits, est jonchée de débris de poterie.
Pourquoi se donner autant de mal pour construire une route sans issue ? De nombreuses légendes anasazis mentionnent des pèlerinages rituels vers des montagnes sacrées.

Ces longues routes rectilignes menaient peut-être à des sipapu, orifices à partir desquels il était possible de communiquer avec l’au-delà.

Peut-être que ces magnifiques chaussées servaient exclusivement à relier Chaco Canyon à quelque monde invisible.




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