AU PETIT KIOSQUE DE LA POESIE

AU PETIT KIOSQUE DE LA POESIE

poemes videos creas humour
 
AccueilPortailCalendrierGalerieFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Derniers sujets
Septembre 2017
LunMarMerJeuVenSamDim
    123
45678910
11121314151617
18192021222324
252627282930 
CalendrierCalendrier
Meilleurs posteurs
marileine
 
Josiane
 
lemesle jc
 
cecelle64
 
marianne
 
judithe
 
HADA
 
cocochanel
 
caline
 
Reine
 

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartagez | 
 

 Astronomie - les astéroïdes -Feux d'artifice au coeur de l'univers -Les Phases de la Lune. Eclipse de la Lune - et autres

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
marileine
moderateur
moderateur
avatar

Messages : 25833
Date d'inscription : 08/03/2012
Localisation : belgique

MessageSujet: Astronomie - les astéroïdes -Feux d'artifice au coeur de l'univers -Les Phases de la Lune. Eclipse de la Lune - et autres   Mer 23 Sep - 13:56

Astronomie - les astéroïdes -

 
Les scientifiques sont conscients que dans l’immensité sidérale, un astéroïde, qui pourrait être l’astéroïde « de la fin du monde » rode.

Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si un tel astéroïde pourrait percuter la Terre mais surtout de savoir quand il le fera.


Qu’est-ce qu’un astéroïde ?
Un astéroïde est un corps rocheux, parfois issu de la formation des planètes. Au cours des derniers trois ou quatre milliards d'années, les astéroïdes ont été le principal agent de modification de la surface d'un très grand nombre de corps, comme Mercure et la Lune.
 


Cratère d'impact Tycho sur la Lune. (Nasa)

En dépit de la grande distance qui les sépare, ils semblent être enclins à se heurter et se fragmenter. Parfois, de leur destruction naissent des groupes ou des familles d'astéroïdes plus petits gravitant ensemble.

Les astéroïdes donnent des informations sur l'origine et l'histoire primitive du système solaire. De ce point de vue, ils sont aussi importants que les planètes elles-mêmes.


Les astéroïdes dans notre système solaire



Il existe plus de 8 000 astéroïdes de grande taille, et bien plus encore, trop petits pour être détectés aisément. On connaît seulement 26 astéroïdes de diamètre supérieur à 200 kilomètres. Cependant, il pourrait exister plus d'un million d'astéroïdes d'un kilomètre.
Actuellement, on observe en permanence la ceinture d’astéroïdes qui évolue en orbite entre Mars et Jupiter. Ces énormes blocs de roche sont les vestiges de la création de notre système solaire.
 


Représentation de la ceinture d'astéroïdes de notre système solaire (alsyd multimedia)


La plupart sont inoffensifs. Mais, de temps en temps, ils entrent en collision les uns avec les autres et dévient de leur trajectoire à 20 Km/seconde.



Un danger ignoré pendant longtemps



L’homme se croit à l’abri sur Terre. Les modifications et grands cataclysmes se sont produits dans des temps trop reculés pour que notre mémoire en conserve un quelconque souvenir. Le temps à l’échelle de la Terre est pour nous difficile à appréhender.
L’espèce humaine n’est pas sur Terre depuis suffisamment longtemps pour avoir le recul nécessaire.
 


Astéroïde 243 Ida . (Nasa)


Bien sûr, le grand public sait que c’est peut-être un astéroïde qui a provoqué l’extinction des dinosaures ; mais, c’était il y a 65 millions d’années et pour un homme qui ne vit en moyenne que 70 ans, ce n’est pas une réalité palpable.
On envisage réellement qu’une telle catastrophe ne puisse se reproduire que dans un film de science-fiction.






Comparaison entre l'astéroïde Mathilde de 70 x 50 kilomètres de diamètre et la Terre. Il peut sembler petit et pourtant une collision provoquerait une catastrophe à l'échelle planétaire. Montage


Pourtant, à partir de 1993, la communauté scientifique et les instances gouvernementales ont enfin pris très au sérieux la poignée de chercheurs qui tiraient la sonnette d’alarme depuis déjà longtemps.



Un tournant décisif


En janvier 1993, une comète qui se trouve dans une orbite de collision avec Jupiter est repérée. L’évènement secoue la communauté scientifique car Jupiter est une des planètes les plus proche de la Cette comète était fragmentée en de multiples morceaux. Lorsque les fragments ont percuté Jupiter, le nuage de poussière était aussi gros que notre planète.
 


Vue rapprochée des fragments de la comète. (Nasa)


C’est cet évènement qui a marqué le début des études sérieuses sur les risques de collision d’un astéroïde avec la Terre.



Les impacts terrestres


Sur Terre, les collisions sont quasiment passées inaperçues. Les cratères géants n’ont été pendant longtemps aux yeux des scientifiques que les vestiges de volcans éteints.
 


Cratère d'impact de Manicouagan vieux de 212 millions d'années (Nasa)



Notre planète est en grande partie recouverte d’eau ce qui explique aussi la « discrétion » de ces impacts.
Ce n’est pas le cas sur la Lune par exemple où l’on peut observer les stigmates des nombreuses collisions avec des astéroïdes.
Des théories suggèrent que les constituants chimiques à l'origine de la vie et une grande partie de l'eau terrestre proviennent d'astéroïdes ou de comètes étant entrés en collision avec la Terre avant l'apparition de la vie. Ceci signifie que sans l'existence d'impacts d'astéroïdes, la vie sur Terre n'existerait peut-être pas. Si la race humaine était maintenant anéantie par un impact d'astéroïde, ce pourrait être favorable à des espèces futures.



[size=16]
[/size]


Cratère d'impact de Gosses Bluff en Australie. (Nasa)



La chute d’astéroïdes continue actuellement sur Terre.
En 2000, à Atlin, au Canada, la population a frôlé la catastrophe. Un astéroïde de 200 tonnes a explosé dans l’atmosphère terrestre.

Si cet astéroïde ne s’était pas désintégré juste avant de percuter le sol, il aurait eu la puissance d’une bombe nucléaire.
 


Trainée laissée par l'astéroïde après son explosion


En 2001, un astéroïde a explosé au dessus de l’océan Pacifique, libérant une puissance 10 fois plus importante que celle de la bombe d’Hiroshima.


En 2002, c’est également un astéroïde qui s’est désintégré au dessus de la mer Méditerranée.
Un danger réel



Les astéroïdes dont la taille dépasse 50 mètres environ sont dangereux. Leur fréquence est d'environ 100 ans.
L'impact d'un tel astéroïde pourrait causer une perturbation localement. S'il tombait dans la mer, il génèrerait des tsunamis, qui inonderaient les régions côtières.


A cette échelle, un tel événement serait comparable au cataclysme survenu le 30 juin 1908 dans la région de la Toungouska Pierreuse, en Sibérie centrale. L'explosion mit feu à une zone forestière de 2 200 kilomètres carrés.
Un objet de taille semblable, en touchant le sol, donna naissance au Barringer Crater, large de 1,2 kilomètre, en Arizona (USA).



[size=16]
[/size]


Astéroïde Eros. Son diamètre est supérieur à 10 km . (Nasa)


Un plus grand astéroïde, c'est-à-dire large de 1 Km, aurait des conséquences à l'échelle de la planète. La fréquence des corps de cette taille est de 100 000 ans. Atterrissant dans la mer, il générerait de gigantesques tsunamis qui dévasteraient les côtes sur une longue distance.





Astéroïde Mathilde (nasa)


Il est difficile de connaître les effets de l'impact d'un objet de taille donnée, car les dommages qu'il pourrait causer dépendent de sa vitesse, de sa composition et de sa solidité.



[size=16]
[/size]


Astéroïde 951 Gaspra (Nasa)


Les effets de l'impact de tout corps bien supérieur à 2 Km seraient très probablement cataclysmiques. En frappant la surface, un objet de 2 Km détruirait une zone de la taille de la France, avec des dégâts planétaires.




Et demain ?



En 2003, les astronomes ont découvert ce qu’ils redoutaient le plus. Un astéroïde d’un kilomètre de large fonce tout droit sur la Terre.

Il a été baptisé 1950 DA.
Tout indique que cet astéroïde frôlera de près ou percutera notre planète en 2880.


Cela peut sembler loin mais il faut savoir qu’il existerait à proximité de la Terre des astéroïdes non détectés mesurant jusqu’à 600 Km.
 
Comment sauver la Terre d’une collision ?


Depuis 10 ans, les scientifiques travaillent à cette question. La première réaction a été de se dire que pour sauver l’humanité, il suffisait d’utiliser nos armes massives de destruction. On voit encore là l’influence évidente du cinéma catastrophe.
Le seul problème est qu’aucun scénariste n’a pris en considération la taille gigantesque de certains astéroïdes.



[size=16]
[/size]


Simulation de comparaison entre l'astéroïde Vesta et la Terre. Vesta est l'un des plus gros astéroïde connu. Il mesure 520 km de diamètre (Atlas du système solaire, Alsyd multimedia)


Des ingénieurs ont calculé la taille de l’arme nucléaire qui serait capable de pulvériser un astéroïde de grande taille. Il faudrait une bombe de 1000 méga tonnes et la propulser dans l’espace à une vitesse de 40 000 Km/h.

Cette idée a été rejetée car jugée bien trop dangereuse pour notre propre planète.


La deuxième hypothèse serait de faire dévier l’astéroïde de sa trajectoire de collision en faisant exploser à proximité une bombe nucléaire.


Mais, il faudrait s’y prendre au moins 10 ans avant l’impact prévu, étant donné la vitesse moyenne d’un tel objet. De plus, il faudrait être sur que cet astéroïde est composé de roches solides et ne soit pas spongieux.

Le succès est loin d’être garanti à 100%.
A ce jour, aucune solution fiable à 100% n’a été trouvée. Mais, la note optimiste c’est qu’il reste 800 ans pour la trouver.
A condition, bien sûr que d’ici là un importun ne vienne pas se mettre sur la mauvaise trajectoire avant que nous puissions réagir.

[size=24]Astronomie - Feux d'artifice au coeur de l'univers -

[/size]

 
 
 
Photo ASA, ESA, and A. Nota

 
L'intense déballage de radiations venant du cœur de l'amas stellaire ngc 346 sculpte la région gazeuse et poussiéreuse placée à 210 000 années-lumière du petit nuage de Magellan.

 

 
Tempête céleste

Photo NASA, ESA, and M. Livio

 
Une incroyable tempête de feu s'opère dans le nuage gazeux NGC 2074. Celui-ci se situe à proximité du nuage de Magellan.




 
Duo galactique

Photo NASA, ESA, and The Hubble Heritage Team

 
Il est généralement difficile d'observer ce genre d'interaction entre deux galaxies spiralées.




 
Ciel couleur rubis

Photo NASA, ESA, and Q.D. Wang (University of Massachusetts, Amher)

 
Ce magnifique panorama n'est autre que notre voie lactée passée aux rayons infra-rouges

 


 
Boule de gaz

Photo NASA

 
La nébuleuse clignotante ou NGC 6826 est une nébuleuse planétaire dont l'enveloppe se dilate à une vitesse de 13 km/seconde. Elle doit son nom à l'effet d'optique que génère son étoile centrale; on a l'impression qu'elle clignote.

 

 
Mixage de technologie

Photo NASA/CXC/ASU/J. Hester et al.

 
Ce cliché de la nébuleuse du Crabe résulte de la combinaison d'images optiques et d'images prises aux infra-rouges.




 
Centre de la galaxie du Centaure

Photo E.J. Schreier et NASA

 
Ce ne sont pas les portes vers un autre monde mais le noyau de la galaxie du Centaure




 
Un oeil dans l'Univers

Photo NASA, ESA, and the Hubble Heritage Team

 
L'image ci-dessus est la toute dernière réalisée avec la caméra Wild field camera 2 ou WFC2,  en service dans le télescope Hubble depuis ses débuts. Il s'agit de la nébuleuse planétaire Kohoutek K4-55 ou K4-55




 
Décharge colorée

Photo NASA, ESA, CXC, JPL-Caltech, J. Hester and A. Loll (Arizona)

 
Cette photo montre la mort d'une étoile et cela provoque souvent de grands dégâts.




 
Vie et mort dans la nébuleuse Carina

Photo NASA, ESA, N. Smith (University of California, Berkeley),

 
Ce cliché montre une région où naissent et meurent de nombreuses étoiles de la nébuleuse Carina. En tout, cette nébuleuse dénombre une dizaine d'étoiles brillantes faisant 50 à 1 000 fois la masse du Soleil.




 
Anneaux

Photo NASA

 
Dans cette image, nous pouvons voir une naine blanche et une géante rouge de masse équivalente à celle du Soleil. La géante rouge libère de la matière qui s'agrège sous la forme d'un disque qui entoure la naine blanche.




 
Une main céleste

Photo NASA, ESA, N. Smith (University of California, Berkeley)

 
Cet immense nuage de gaz et de poussières appartient à la nébuleuse Carina.




 
Bulle galactique

Photo The Hubble Heritage Team (AURA/STScI/NASA)

 
En haut à droite, nous observons la nébuleuse de la bulle. Elle est généralement très difficile à observer mais le télescope a réussi à l'immortaliser.




 
Rectangle rouge

Photo NASA; ESA; Hans Van Winckel (Catholic University of Leuven)

 
Image de la nébuleuse "rectangle rouge" qui entoure l'étoile chaude HD 44 179. Cette nébuleuse planétaire se trouve à 2 300 années-lumière de nous




 
Nébuleuse d'Orion

Photo NASA, ESA, and The Hubble Heritage Team

 
Orion, également appelée constellation du chasseur, nous offre ici une peinture abstraite de toute beauté. Ses étoiles sont parfaitement visibles de la Terre.
[size]

Astronomie - Les Phases de la Lune. Eclipse de la Lune -

[/size]

 
Comme chacun de nous peut l’observer, la forme de la Lune change d’une nuit à l’autre selon la phase qu'elle traverse. Les phases de la Lune sont parfaitement visibles à l’œil nu. Chaque phase lunaire correspond à une forme différente.



Une éclipse de Lune se produit lorsque cette dernière passe dans l'ombre de la Terre, celle-ci possédant également une ombre et une pénombre. Cependant, une éclipse où la Lune ne rencontre que la pénombre est difficilement observable.




Phase Lunaire




Nous n’apercevons parfois qu’un mince croissant. Celui-ci se transforme progressivement en un demi-disque, puis en disque plein, que nous appelons Pleine Lune.
Au cours de cette période, on dit que la Lune croît.



La Lune commence alors à diminuer, pour redevenir un demi-disque, puis un croissant. On dit que la Lune décroît. Enfin, elle disparaît. Ce sont les fameuses nuit sans Lune.





 

La raison pour laquelle la Lune semble changer de forme tient au fait qu’elle n’émet aucune lumière propre.
La Lune ne brille que parce qu’elle réfléchit la lumière solaire. Sa forme dépend donc de sa situation par rapport au Soleil et à la Terre.





 

La Lune traverse toutes ces phases, d’une Pleine Lune à une autre, en 29 jours et demi.



La Lune effectue une rotation autour de la Terre en 27,32 jours. Elle met exactement le même temps pour accomplir un tour complet sur son axe.


C’est pourquoi, elle nous présente toujours la même face. Ce phénomène est qualifié de rotation synchrone.

 



La Lunaison

 

La Lune tourne autour de la Terre en même temps qu'elle fait un tour sur elle-même. Eclairée par le Soleil, il en résulte que, si elle nous présente la même face, cette face n'est pas éclairée de la même façon.



Lorsque la face visible est dans l'ombre, nous ne distinguons pas la Lune: c'est la Nouvelle Lune.



A l'opposé, quand la face visible est éclairée par le Soleil, c'est la Pleine Lune.



La Lune met 27 jours 1/4 pour faire le tour de la Terre. Mais, comme la Terre tourne aussi autour du Soleil, la Lune, la Terre et le Soleil changent constamment de position les uns par rapport aux autres. Les trois astres se retrouvent pourtant dans la même configuration tous les 29 jours 1/2.



Ce cycle d'environ un mois s'appelle la lunaison.

 



[size=16]
[/size]


1/ Premier quartier. 2/ Pleine Lune. 3/ Dernier Quartier. 4/ Nouvelle Lune

 



L’éclipse lunaire




Lors d’une éclipse de Lune, la Terre passe entre le Soleil et la Lune et plonge la Lune dans l’ombre.


Si la Lune, la Terre et le Soleil se trouvaient toujours exactement sur le même plan, les éclipses lunaires et solaires se répèteraient chaque mois.


Mais la Lune tourne autour de la Terre sur un plan légèrement différent. Ainsi, il ne se produit que 2 à 7 éclipses lunaire ou solaire par an.

 




 
L'ombre de la Lune forme un cône interne sombre, appelé l'ombre, entouré d'une zone d'ombre partielle, appelée la pénombre.



1 : Ombre 
2 : Pénombre




Au cours d'une éclipse totale de Lune, lorsque cette dernière pénètre dans l'ombre de la Terre, elle prend une teinte très rouge, car la lumière du Soleil est défléchie dans l'ombre par l'atmosphère terrestre. Comme celle-ci diffuse la lumière bleue, la lumière déviée dans l'ombre est rouge, et c'est elle qui illumine la Lune.



L'ombre de la Lune doit atteindre la surface de la Terre pour qu'une éclipse totale de Soleil se produise.
Lorsque la Lune entre et sort de l'ombre, sa couleur devient blanche (grisâtre) et rouge.



La Lune prend une teinte rouge pendant une éclipse lunaire.


 
 
 

 

Au cours d'une éclipse partielle, la Lune ne réussit pas à masquer complètement le Soleil.



Comme l'orbite de la Lune est plus ou moins située dans le plan de l'écliptique (le plan formé par la Terre et le Soleil), la Lune éclipse régulièrement le Soleil, et la Terre éclipse régulièrement la Lune. Cependant, les éclipses ne se produisent pas une fois par mois car l'orbite de la Lune est inclinée d'environ 5° par rapport au plan de l'écliptique. Ce dernier est appelé "écliptique" car c'est le plan dans lequel les éclipses peuvent se produire. Lorsque la Lune est située au-dessus ou au-dessous de l'écliptique, les éclipses ne peuvent pas se produire.

 



Apogée et Périgée




La Lune gravite autour de la Terre à une distance de 384 400 kilomètres. Son excentricité orbitale est de 0,0549.
L’orbite créée par la Lune autour de la Terre n’est pas régulière car la Terre n’en est pas le centre. On dit que la Lune est à son apogée quand elle est à son point le plus éloigné c’est-à-dire à 405 503 km.


On dit qu’elle est à son périgée quand elle est à son point le plus proche c’est-à-dire à 363 296 km.
Plus la Lune est proche de la Terre, plus son action est forte.

 




 

L'ombre de la Lune doit atteindre la surface de la Terre pour qu'une éclipse totale de Soleil se produise.

 



Les Nœuds Lunaires




La Terre se déplace autour du Soleil selon une ellipse située sur un plan appelé écliptique. La Lune se déplace autour de la Terre selon un autre plan qui forme un angle d’environ 6° avec celui de l’écliptique.


Donc, la Lune, coupe deux fois la route de la Terre autour du Soleil. Ces intersections s’appellent les nœuds.
[size]

Astronomie - Rayons du soleil,couleur du ciel -

[/size]


 
 
 
Les rayons du Soleil. La couleur du ciel




La couleur du ciel est directement liée aux rayons du Soleil. Selon la saison, l’endroit où l’on se trouve et l’heure, le ciel peut nous paraître bleu, rouge ou orange.


Cela fait le bonheur des photographes qui peuvent ainsi immortaliser de superbes couchers flamboyants. Le rayon vert est un phénomène qui est réel mais difficilement observable.

 



Les sept couleurs du rayon solaire



La lumière, pour nous parvenir, effectue un long trajet. Cette lumière s’échappe du noyau du Soleil vers la surface. L’intérieur du Soleil est si dense qu’il faut un milliard d’années aux particules de lumière pour parvenir à la surface !

 





Le Soleil. (Alsyd multimedia)




Cette lumière s’échappe ensuite dans le vide spatial.



Bien qu’à l’œil nu, la lumière nous paraisse blanche, chaque rayon contient en réalité sept couleurs : rouge, orangé, jaune, vert, bleu, indigo, violet.






Ciel bleu au-dessus de cet atoll du Pacifique. (Space imaging)




La lumière semble blanche parce que les sept couleurs sont mélangées dans chaque rayon.
C’est l’apparition d’un arc-en-ciel qui nous révèle ces différentes couleurs.

 





Image Rafa from Brazil




Pourquoi existe-il plusieurs couleurs ? Chaque couleur est une onde qui possède elle-même une longueur d’onde définie.



L’atmosphère qui entoure notre planète dévie les rayons lumineux ou plus exactement les longueurs d’onde contenue dans la lumière solaire.


On évalue à 47% le rayonnement solaire qui parvient jusqu’à nous.

 




 

Les rayons solaires traversent plusieurs couches atmosphériques avant de nous atteindre. Cependant, toutes les longueurs d’onde n’y pénètrent pas à la même vitesse et chaque onde est déviée différemment d’où les changements de couleur.

 





Ciel mauve à Phoenix . Image Cobalt 123




Si notre planète était dénuée d’atmosphère, le ciel nous apparaîtrait noir. C’est le cas sur la Lune bien qu’irradiée par le Soleil.

 



Le ciel bleu



Le rayonnement bleu est de courte longueur d’onde. Il est dispersé dans toute l’atmosphère par les molécules, les poussières et les gouttes d’eau.
C’est la partie bleue de la lumière solaire qui est donc la plus apparente.

 





Ciel bleu au-dessus de cette cascade en Egypte.




A l’œil nu, on observe un fond de ciel bleu.

 



Le ciel rouge



Quand le soleil se lève ou se couche, la courbure de la Terre derrière laquelle il disparaît fait que les rayons traversent une plus grande portion d’atmosphère que lorsqu’ils sont perpendiculaires au sol.


Dans ces moments là, les rayons bleus, indigo et violets, disparaissent.


Le Soleil apparaît alors avec les seules couleurs restantes qui sont le jaune, l’orangé et le rouge.

 





Ciel rouge foncé en Asie




Le ciel est particulièrement rouge quand l’atmosphère contient beaucoup de brume ou de poussières qui diffusent le jaune et l’orangé.

 



Le ciel vert



Il est rare de pouvoir observer le rayon vert à l’œil nu. Son apparition, au coucher ou au lever du Soleil, ne dure qu’une fraction de seconde.
Ce phénomène est plus facilement observable au sommet des montagnes ou en pleine mer, par temps clair.

 





Ciel vert à Bali.




Les couleurs visibles à l’œil nu ne sont qu’une petite partie de l’éventail de la lumière. Il existe d’autres formes de lumières que notre œil ne perçoit pas : l’ultraviolet, l’infrarouge et bien sûr les ondes radios.


Ces dernières sont importantes pour les astronomes car celles qu’émettent les astres nous renseignent sur des phénomènes invisibles pour nous.
[size]


Astronomie - Parhélie -

[/size]

 
Un parhélie est un phénomène d’optique atmosphérique dû à la réflexion de la lumière solaire sur les petits cristaux de glace présents dans certains nuages. Le parhélie se manifeste par des taches lumineuses irisées apparaissant à la même hauteur et de part et d’autre du Soleil, à proximité du halo entre 22° et 46°.


Le parhélie est également appelé faux Soleil car le phénomène provoque l’apparition de plusieurs Soleils sur la ligne d’horizon.





Parhélie dans la baie d’Hudson



La baie d’Hudson est située au Canada entre le Québec et l'Ontario. Cette baie est l’une des plus grandes du monde.

On la considère comme une partie de l'océan Arctique.






Vue aérienne de la baie d'Hudson. Image Ugo Cer





On peut notamment y observer des ours polaires.
Au Canada, le parhélie est appelé « oeil de bouc ». Ce très beau phénomène d’optique peut être observé dans la baie d’Hudson.





Ours polaires dans la baie d'Hudson. Image Metrognome0



Alors que le Soleil est déjà bas sur l’horizon, le paysage glacé est éclairé d’une lumière douce et rosée.
Le changement de lumière est imperceptible.

Le Soleil, alors dans sa course descendante, vient rencontrer les cristaux de glace en suspension.



En une fraction de seconde, l’observateur se retrouve devant, non pas un Soleil, mais 3 ou 4 Soleils, qui se placent à égale distance de l’original.





Parhélie dans la baie d'Hudson. Image Ronan McKenzy



Le parhélie du grec « parêlios » prend son origine dans l’appellation grecque du Soleil « hélios ».
L’appellation « feux du Soleil » s’applique parfaitement au parhélie.



Les rayons lumineux du Soleil sont déviés en se réfléchissant sur les faces des cristaux de glace.



Si les cristaux de glace sont nombreux, ils créent plusieurs faux soleils. Le phénomène est imprévisible même si toutes les conditions sont remplies.


Ce phénomène n’est pas exceptionnel dans le monde mais il est par contre, si bref, dans la plupart des cas, qu’il est difficile de le photographier.









En effet, les faux soleils se diluent rapidement dans le brouillard glacé et ne reste alors qu’une lumière féerique panachée de violacé et d’orange.


Pour les amateurs, la côte ouest de la baie d’Hudson est un bon endroit pour observer ce phénomène. Les conditions sont optimales à l’automne et au printemps.
[size]

Astronomie - Etoile filante et météorite -

[/size]

 
De multiples particules rocheuses, toutes petites, parfois de simples poussières, sillonnent le système solaire.
Certaines d’entres elles croisent l’orbite de la Terre et entrent à toute vitesse dans notre atmosphère.
L’observateur peut alors admirer une superbe étoile filante dans le ciel nocturne.







Qu’est qu’une étoile filante ?



Quand une particule pénètre dans l’atmosphère terrestre, l’échauffement causé par sa grande vitesse (de 10 000 à 100 000 km/h) la fait s’enflammer. Elle n’est alors qu’à 80 km du sol. Elle devient visible à l’œil nu, sous la forme d’une traînée lumineuse : c’est une étoile filante.


En moyenne, un observateur attentif peut voir entre 4 et 10 étoiles filantes par heure.





Etoiles filantes. Image G. Hort



Certaines particules sont regroupées en essaims donnant lieu à de véritables pluies d’étoiles filantes.



Météore et étoile filante




Le terme d’étoile filante est utilisé par le grand public mais, les scientifiques parlent de météore.
Il s’agit ici du phénomène lumineux.




Le corps qui produit cet évènement est appelé météorite.


Une météorite est un petit débris de comète. Les débris laissés par les comètes se transforment en étoiles filantes lorsqu’ils croisent l’orbite terrestre.





Météorite. Image B. Dumez



Certains météores sont très lumineux et l’on pourrait penser qu’ils sont de grande taille. En réalité, la plupart de ceux que l’on observe ne dépassent pas la taille d’un petit pois.



Observer les étoiles filantes



Pour une fois, l’œil est le meilleur instrument.
Certaines nuits d’août, dans la direction de la constellation de Persée, on peut observer des pluies d’étoiles filantes : les Perséides.
Ce sont plus de 50 météorites par heure.






Etoiles filantes. Image G. Hort



Des météores sont visibles toute l’année. Cependant, c’est quand nous croisons la trajectoire d’une comète qu’une grande quantité de météorites pénètrent dans l’atmosphère.





La comète Hyakutake, en s'approchant au plus près du Soleil, se dota d'une très longue queue. Photo : NASA



L’une des plus importantes pluies d’étoiles filantes a eu lieu le 17 novembre 1966. L’année précédente, la comète 55P/Temple-Tuttle était passée à 500 000 km de l’orbite de la Terre.

La pluie de météores fut gigantesque : environ 40 étoiles filantes à la seconde !



Cependant, les comètes suivent des trajectoires plutôt régulières. Au fur et à mesure de leur passage, elles sèment des débris en continu.





Hale-Bopp dans le ciel crépusculaire japonais . Photo : NASA



On estime que la Terre s’alourdit ainsi de plusieurs milliers de tonnes de particules par jour.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
marileine
moderateur
moderateur
avatar

Messages : 25833
Date d'inscription : 08/03/2012
Localisation : belgique

MessageSujet: Re: Astronomie - les astéroïdes -Feux d'artifice au coeur de l'univers -Les Phases de la Lune. Eclipse de la Lune - et autres   Mer 23 Sep - 14:03

Astronomie - Voyage dans le temps -





Le voyage dans le temps est l’un des thèmes récurrents de la science-fiction. Mais, en définitive, les scénaristes et leur machine à remonter le temps n’ont rien inventé. Les moyens qu’ils proposent pour visiter notre passé ou notre futur ne sont pas crédibles.



Pourtant, les lois de la physique nous indiquent constamment le meilleur moyen de remonter le temps. 
Prenez un télescope par une belle nuit étoilée et là, avec un peu d’imagination, vous verrez au sein de notre galaxie toute l’histoire de l’humanité défiler devant vos yeux.



La vitesse de la lumière : une merveilleuse machine à remonter le temps



La vitesse de la lumière est au centre de nos lois physiques. La lumière voyage à environ 300 000 km/s.
C’est pour l’homme, une constante qui ne peut être dépassée.
Voyager à cette vitesse reviendrait à faire 7 fois et demi le tour de la Terre en une seconde seulement !
Cette notion de « vitesse limitée » de la lumière est primordiale pour comprendre le mécanisme du
« voyage dans le temps ».



[size=16]
[/size]
Einstein est le père fondateur de la théorie de la relativité



Par exemple, le son a une vitesse de 330 m/s dans l’air.
Quand un orage éclate, on voit des éclairs apparaître suivis à quelques secondes d’un coup de tonnerre.


Si vous comptez le nombre exact de secondes qui sépare l’éclair du tonnerre, vous pourrez connaître la distance à laquelle la foudre est tombée (n secondes x 330 m/s).


Supposons maintenant qu’un second coup de tonnerre éclate.
Si ce coup de tonnerre éclate loin de vous, vous l’entendrez plus tard et vice versa. Ce qui signifie que si il tombe très près de vous, vous l’entendrez en premier bien que le second coup de tonnerre se soit produit après le premier.


On peut en conclure que les évènements dépendant de leur position et de la nôtre dans l’espace.



Voyage dans le temps dans le système solaire



Pour la lumière, le phénomène est identique que celui du son. Plus un objet est loin et plus sa lumière va mettre de temps à nous parvenir.


La Lune est située à un peu plus de 300 000 km de la Terre. Sa lumière nous parvient en un peu plus d’une seconde.



Chaque fois que vous regardez la Lune, il y a un décalage d’une seconde entre ce que vous voyez et ce qui existe réellement. Vous la voyez donc telle qu’elle était une seconde auparavant.



[size=16][/size]



Le Soleil est plus éloigné puisqu’il se situe à 150 millions de kilomètres de la Terre. Sa lumière met 500 s à nous parvenir soit 8 min et 20 s.

Quand une éruption solaire se produit, elle est déjà, dans la plupart des cas, terminée quand nous l’observons.



[size=16][/size]



Un autre exemple, le big bang. L’expansion de l’univers est constante. Du fait de cette expansion universelle, plus l’âge de l’univers grandit, plus l’espace s’étend.



Si l'univers est âgé de 13 milliards d’années, la distance qui nous sépare du big bang est de 13 milliards d’années-lumière.



Donc, si nous possédions des instruments qui nous permettent de voir à 13 milliards d’années-lumière, nous pourrions, aujourd’hui, assister à la naissance de l’univers.



Note: l'âge de l'univers est au centre d'une vaste controverse. Selon le télescope Hubble, il aurait 12 milliards d'années. Selon le satellite européen Hipparcos, il aurait 15 milliards d'années.



[size=16]
[/size]
Fond cosmique pris par Hubble.  Nasa



Distances cosmiques et retour vers le passé



Chaque fois que vous regardez la voûte céleste, certaines étoiles que vous observez ont déjà disparues.

Une étoile qui est située à 400 années-lumière est observable telle qu’elle était il y a 400 ans. La magie opère chaque fois que l’on garde à l’esprit que l’on voit cette étoile telle qu’elle était en 1600.

Si cette étoile explose en supernova en 1 800, nous ne le saurons qu’en 2 200.



[size=16]
[/size]
Il y a 2 600 ans, la nébuleuse de la Rosette, distante de 2 600 années-lumière était ainsi



Notre galaxie a un diamètre d’environ 100 000 années-lumière. Si nous observons les étoiles les plus lointaines, elles nous apparaissent en réalité telles qu’elles étaient au temps de l’homme de Neandertal.

La préhistoire se déroule devant vos yeux.



Contact du 3ème type



Etant donné nos connaissances actuelles, on part du principe que pour que des extraterrestres arrivent sur Terre, il leur faudrait voyager plus vite que la lumière.

Est-ce possible ? Nul ne peut le dire.


Par contre, si une civilisation nous observe de la galaxie d’Andromède qui se situe à 2,2 millions d’années-lumière, notre lumière leur parvient avec 2,2 millions d’années de décalage.
Cette civilisation ne verrait donc pas Homo sapiens et sa civilisation technologique mais notre ancêtre Lucy, la petite australopithèque.

Ils seraient sûrement loin d’imaginer que vous êtes en train de surfer sur le Web.


Actuellement, les plus puissants télescopes peuvent voir à plus de 10 milliards d’années-lumière.

Les astronomes voient donc les galaxies il y a 10 milliards d’années, alors que la Terre et le Soleil ne s’étaient pas encore formés.



[size=16]
[/size]
Le plus vieil objet observé: un pulsar à 11 milliards d'années-lumière

Les télescopes sont bel et bien des machines à remonter le temps.



Voyager dans le temps demain ?



L’idée de pouvoir voyager dans le temps nous fascine. Mais ce voyage temporel a-t-il des fondements scientifiques ?


On en revient ici au principe de causalité. En clair, pour qu’une action ait une fin, il faut qu’elle ait commencée à un moment donné dans le passé.


C’est ce principe qui a été repris dans bon nombre de films. Le petit-fils remonte dans le passé. Il rencontre son grand-père qu’il tue alors que ce dernier n’a pas encore eu d’enfants. Selon le principe de la causalité, le petit-fils devrait également disparaître puisqu’il ne peut plus naître.



[size=16]
[/size]
La Machine à remonter le temps, film de George Pal (1959)



En fait, la physique actuelle démontre que nul ne sait ce qui se passerait dans un tel cas de figure.

En effet, si le petit-fils n’est pas né, comment pourrait-il revenir dans le passé tuer son grand-père ?


Il en est de même pour le voyage dans le futur. Cela équivaudrait à ce qu’une lampe s’allume avant qu’on ait appuyé sur l’interrupteur.


Le tout est de savoir si la chronologie des évènements peut être modifiée. Il nous faudrait donc abandonner la notion de « temps absolu ».

L’espace n’aurait donc plus une seule dimension mais plusieurs, chaque élément ayant son propre espace-temps.
Comme on l’a vu, théoriquement, il faudrait voyager plus vite que la lumière pour remonter le temps.
A ce jour, ce voyage est impossible.

Par contre, l’astrophysique nous propose la notion de voyage instantané avec les « trous de ver ».

L’existence d’une passerelle entre un trou noir et une fontaine blanche n’a jamais été prouvée. De toutes façons, même si ces trous de ver existaient, il nous faudrait quand même l’emprunter et parcourir la distance à une vitesse supérieure à celle de la lumière.


Autant dire que pour l’instant la notion de voyage temporel n’a aucun fondement scientifique, ni aucune réalité tangible.

Cependant, le progrès nous autorise à rêver. Encore faudrait-il savoir ce que nous ferions d’une telle possibilité ? Mais, c’est là une autre question.

[size=24]Astronomie - Le Trou noir -







L’idée du « trou noir » est née il y a deux siècles. Désignant des astres hypothétiques qui seraient capables d’engloutir toute matière passant à leur portée, les trous noirs sont les corps célestes les plus mystérieux.


La théorie du trou noir fascine car, théoriquement, elle permettrait de voyager dans l'espace de manière instantanée. Mais qu'en est-il vraiment ?



La théorie du trou noir



Le terme « trou noir » a été employé pour la première fois en 1967 par John Wheeler. Grâce à nos connaissances sur les mécanismes de formation et de mort des étoiles, l’existence des trous noirs a pu être confirmée.

Pour simplifier, on peut dire que la théorie est partie du principe qu’à priori, rien ne s’oppose à ce qu’il puisse exister des objets si denses et si massifs que la lumière elle-même ne pourrait s’en échapper.


Selon Newton, « tous les objets de l’univers s’attirent mutuellement avec une force inversement proportionnelle au carré de la distance ».
Ce qui signifie que pour échapper à l’attraction gravitationnelle exercée par une planète ou une étoile, il faut dépasser la vitesse de la lumière.


La vitesse suffisante est appelée « vitesse de libération ». Exemple : pour quitter la Terre, une fusée doit atteindre 11,2 Km/s. La vitesse de libération de la Terre est donc de 11,2 Km/s
Donc, si on suppose qu’il existe des astres suffisamment massifs pour que la lumière elle-même ne puisse s’en échapper, cela signifie que la vitesse de libération de ces astres est supérieure à celle de la lumière soit environ 300 000 Km/s.


Cette théorie a été émise conjointement par John Michell en 1783 et par Pierre Simon de Laplace en 1796.

Mais à cette époque on ne connaissait pas encore la vitesse de la lumière.




Qu’est ce qu’un trou noir ?



En réalité, les trous noirs ne sont rien d’autre que des résidus d’étoiles massives qui ont explosé en supernova.





Les restes de la supernova Puppis A - Nasa -



Après l’explosion, il reste au centre de l’astre mort un noyau ultra dense de quelques kilomètres de diamètre.


Il y a à partir de là deux solutions :
1/ Si sa masse ne dépasse pas trois fois celle du soleil, le noyau dense ne peut plus se comprimer et demeure en l’état. C’est une étoile à neutrons.


2/ Si sa masse dépasse d’au moins trois fois celle du soleil, la gravité devient si forte que l’effondrement sur lui-même se poursuit. L’astre mort devient alors un trou noir.
Donc, quand une étoile a épuisé son hydrogène, elle s'effondre sous l'effet de sa propre gravité. L'étoile devient des centaines de fois plus grosse: c'est une géante rouge.


Si l'étoile est plus massive que le soleil, elle devient plus grande qu'une géante rouge: c'est une supergéante.


Puis la supergéante s'effondre brutalement et libère une énergie phénoménale qui pulvérise l'étoile: c'est une supernova. Les trous noirs sont donc la conséquence de la mort des étoiles les plus massives.







Que font les trous noirs ?



Selon le principe de la relativité générale, tout corps déforme l’espace temps qui l’entoure. Cette déformation de l’espace-temps n’est pas perceptible près de la Terre qui n’est pas massive.
Cette déformation est déjà observable près du soleil.
A proximité d’un trou noir, elle est très marquée. Donc, les distances sont raccourcies. Par exemple, les durées seraient allongées. Une seconde serait plus longue à côté d’un trou noir que sur Terre.

Ainsi, plus on se rapproche d’un trou noir et plus le temps se ralentit.







Le 24 février 1987, cette supernova a explosé dans le Grand Nuage de Magellan



Mais, dans la mesure où toutes nos lois physiques ne peuvent s’appliquer, personne ne peut dire vraiment ce qui se passe au sein d’un trou noir.

Tout objet qui entre dans l’horizon d’un trou noir s’y enfonce sans retour possible.


Théoriquement, on pourrait s’approcher d’un trou noir à une certaine distance et se satelliser autour s’en s’y engloutir. Mais, l’expérience n’a jamais été tentée.



Observation d’un trou noir



En 1997, une équipe du service d’astrophysique du CEA a réussi, pour la première fois, à observer les phénomènes qui se produisent à proximité d’un trou noir.
Il s’agissait dans ce cas précis de matière arrachée à une étoile voisine. L’astre baptisé GRS 1915+105 était à 40 000 années-lumière de la Terre.

Il avait été détecté en 1992.


Dans la mesure où des supernovas explosent en permanence au sein de la galaxie, il se créerait de nouveaux trous noirs en continu.






Noyau de la galaxie NGC 4261, vu par le téléscope spatial Hubble. Il ressemble à un disque d'accrétation entourant un trou noir hypermassif



Il faut souligner que l'on peut observer ce qui se passe dans le voisinage d'un trou noir mais pas le trou noir par lui-même. La lumière ne pouvant s'échapper d'un trou noir, il est invisible.
Les représentations qu'on peut en avoir ne sont que des vues d'artiste.






Représentation d'un trou noir.



Trou noir et voyage interstellaire



Les trous noirs auraient un symétrique dans une autre partie de l’univers. Par opposition, on les appelle des fontaines blanches ou « trous blancs ».


Si un trou noir absorbe la matière, le trou blanc la rejette.
Donc, en théorie, un trou noir relié à un trou blanc créerait une porte spatio-temporelle. Ce serait donc un voyage instantané.





Représentation d'un trou noir absorbant la matière



Prenons le cas d’un voyage qui serait effectué par un équipage vers les espaces interstellaires à bord d’un vaisseau. Le principe a bien sûr été largement étudié avec notamment le projet Dédale élaboré dans les années 70.


Très schématiquement, disons que le concept se basait sur de nouvelles avancées en physique nucléaire, notamment sur la fusion.


Si un vaisseau était capable de se déplacer à 90% de la vitesse de la lumière, il serait soumis à la déformation de l’espace-temps.

Par exemple, Alpha du Centaure, distante de 4,3 années-lumière serait atteinte en 3 ans. Le centre de la Voie Lactée, à 30 000 années-lumière, serait atteint en 10 ans.

Mais, sur Terre, des millions d’années se seraient écoulés.



Ce type de voyage serait donc sans retour.







La nébuleuse du Crabe est ce qui reste de la première supernova du millénaire, qui explosa en 1054



On comprend mieux pourquoi les trous noirs fascinent autant. Ils pourraient représenter le seul moyen de voyager instantanément dans l’univers.

Malheureusement, le champ gravitationnel exerce des effets tellement destructeurs que le passage dans un trou noir nous semble définitivement impossible.

[/size]

Astronomie - planète - Pluton -


Pluton n’est plus considéré comme une planète depuis le 24 août 2006. En effet, lors de la 26e assemblée générale de l’Union Astronomique Internationale, les astronomes ont décidé que Pluton ne devait plus être considéré comme une planète mais comme une planète naine.
Le numéro d'objet mineur 134340 lui a été attribué le 7 septembre 2006.

Cependant, cette nouvelle appellation ne fait pas l’unanimité. Une pétition de plus de 300 scientifiques a été mise en place pour contester cette décision. Affaire à suivre …

Certains astronomes pensent que Pluton serait un satellite de Neptune qui se serait détaché de sa planète.
Mais la présence de Charon tend à exclure cette hypothèse. On pense plutôt aujourd’hui que Pluton est un spécimen de gros astéroïde qui n’a jamais été capturé par une planète car il décrivait une orbite stable : ce serait le représentant le plus volumineux et le plus proche d’une ceinture d’astéroïdes située au-delà de Neptune et appelée « ceinture de Kuiper ».

Avant le 26 août 2006, Pluton était la plus petite planète du système solaire. Au cours des 20 dernières années, nos connaissances sur Pluton ont fait un grand bond en avant, même si les caractéristiques, la composition et l'évolution de sa surface, ne reposent que sur des théories. Elle est la seule « planète » qui n'a pas été survolée par une sonde spatiale. Pluton reste donc peu visible, lointaine et méconnue, portant ainsi bien le nom du dieu romain des mondes inférieurs.

Pluton a été repérée en 1906 par l’astronome américain Percival Lowell et découverte au télescope en 1930 par Clyde Tombaugh aux Etats-Unis, dans l’Arizona.

Une orbite excentrique

Pluton gravite sur le bord externe du système solaire, à une distance moyenne de 5 914 millions de kilomètres. Son orbite est la plus excentrique (0,25) de toutes celles des planètes.

L'orbite de Pluton est également inhabituelle, car fortement inclinée (17°) par rapport au plan du système solaire. Cette planète croise régulièrement l'orbite de Neptune, mais grâce à sa forte inclinaison orbitale, toute collision est évitée.

[size=16]


Son diamètre est de seulement 2 304 kilomètres. Pluton effectue sa révolution en 247 ans et 314 jours. Sa période de rotation sur elle-même est de 6,39 jours dans le sens rétrograde.

Aucun champ magnétique n'a été détecté.

Atmosphère. Température

Une faible atmosphère a été détectée sur Pluton, d'une pression de seulement 3 microbars (3 millionièmes de bar). Sa pression atmosphérique correspond à 3 milliardièmes de celle de la Terre. Son atmosphère se compose de méthane (CH4) et d'azote (N2).

La température moyenne à la surface de Pluton est de 50 K, ou environ -220° C.
[/size]
[size=16]
[/size]

Rapport Pluton-Terre. Montage effectué à partir de deux photos de la Nasa

Il semble que la planète soit en grande partie recouverte d’azote et de méthane gelés, mais certaines mesures suggèrent aussi la présence de silicates à sa surface, ou la température est toujours inférieure à - 200 °C (avec toutefois des variations de plus de 10 °C selon la distance au Soleil). Elle présente une atmosphère très ténue, vraisemblablement constituée surtout d’azote et qui se condense peut-être à la surface quand Pluton se trouve au plus loin du Soleil.

Satellite

L’intérêt pour Pluton s’est renforcé depuis qu’on lui a découvert, en 1978, un satellite, Charon.

Ce dernier porte le nom du rocher, de la mythologie grecque, qui faisait traverser le Styx aux âmes des défunts, pour les conduire dans les mondes inférieurs de Pluton. Charon est un satellite inhabituel, car il est d'une taille semblable à celle de sa planète parent. Le système Pluton-Charon ressemble donc plus à une planète double, ou à un satellite double. Charon ne gravite pas autour de Pluton ; Pluton et Charon gravitent l'un autour de l'autre, autour du même centre de gravité.

[size=16]


Pluton et son satellite Charon obtenue par le télescope spatial Hubble.

Pluton est passée au plus près du Soleil en 1989 et son rapprochement relatif a été mis à profit pour l’étudier de façon intensive. Depuis 1999, elle est à nouveau plus éloignée du Soleil que Neptune, mais elle n’atteindra l’aphélie de son orbite qu’au XXIIe s.

Les 3 lunes de Pluton (Novembre 2005)

Les astrophysiciens ont découvert, le 15 mai 2005, deux nouvelles lunes pour Pluton, la dernière planète du système solaire. Outre Charon, repérée en 1978, deux autres astres semblent tourner autour de Pluton, comme le montre les images du télescope Hubble.
[/size]

[size=16]


Pluton et Charon

Pour le moment, ces lunes sont modestement appelées S/2005 P1 et S/2005 P2. Les scientifiques ont vu leur découverte confortée par des images de 2002. Les premières estimations font état de "deux petites lunes": 64 et 200km. Rappelons que Charon, avec 1170 km, est deux fois moins grande de Pluton, 2270km. Les deux nouvelles lunes tourneraient entre 45 000 et 65 000 km en orbite autour de Pluton.
[/size]

[size=16]


Les lunes de Pluton le 15 Mai 2005

Pour le moment, en effet, les chercheurs évoquent deux hypothèses. Soit ces deux lunes se sont formées en même temps que Charon, suite à une collision; ce qui expliquerait donc une orbite circulaire. Soit Pluton a capturé ces deux astres dans la ceinture de Kuiper; une orbite excentrique serait donc plus probable.
[/size]

[size=16]


Le deuxième cliché du 18 Mai semble montrer que les lunes sont en orbite autour de Pluton.
[/size]

Astronomie - Planètes - Neptune -


Neptune détient la huitième place, quant à son éloignement par rapport au Soleil ; c'est également la géante gazeuse la plus externe. Toutefois, sa position variable fait que, 20 années sur 248, elle prend la neuvième place, et devient alors la plus externe de toutes les planètes. En effet, la faible excentricité orbitale de Pluton fait que cette dernière est, par moments, plus proche du Soleil que Neptune.

Neptune n'est pas visible dans le ciel nocturne à l'oeil nu ; pour cette raison elle était inconnue des civilisations anciennes.

Neptune gravite autour du Soleil, à une distance de 4 497,81 millions de kilomètres. Son orbite est quasi circulaire (d'excentricité 0,01) et sa période sidérale dépasse 164 ans.

Cette planète est 17 fois plus massive que la Terre. Avec un diamètre de 49 528 kilomètres, elle est cependant plus petite qu'Uranus.



Elle possède un champ magnétique, résultant de l'action de dynamo du centre, conducteur d'électricité.

Neptune est une planète bleue, couleur dont l'eau n'est pas à l'origine, mais qui est due à une faible proportion de méthane dans l'atmosphère. Le méthane absorbe la lumière rouge et réfléchit la lumière bleue.



Neptune possède un système d'anneaux, toutefois moins spectaculaire que celui de Saturne, puisque les anneaux sont très sombres et peu visibles. Cependant, phénomène unique en son genre, ils contiennent des arcs, ou amas de matière.





Comparatif entre Neptune et la Terre. Montage effectué à partir de deux photos de la Nasa

Les huit satellites de Neptune sont petits et sombres, à l'exception de Triton, grand satellite possédant des geysers actifs.



Neptune et Triton.

Elle présente de nombreux traits de similitude avec Uranus, mais elle est un peu plus dense. La sonde Voyager 2 l’a survolée en 1989, révélant la dynamique insoupçonnée de son atmosphère et confirmant qu’elle est entourée d’anneaux de matière, à l’instar des autres grosses planètes du système solaire.

Astronomie - Planètes - Uranus -



Uranus, la septième planète en partant du Soleil, est peu visible dans le ciel nocturne, et de ce fait était inconnue des civilisations anciennes. Elle n’a été découverte qu’en 1781 par William Herschel.

Dans la mythologie, Uranus était le père de Saturne, Saturne étant lui-même le père de Jupiter ; ainsi, ces trois planètes sont placées dans l'ordre de filiation.

Bien qu’appartenant à la famille des planètes géantes, elle est sensiblement plus petite et plus dense que Jupiter et Saturne. On la connaît mieux depuis son survol par la sonde américaine Voyager 2 en 1986.

Une orbite inclinée

Elle tourne sur elle-même en une durée voisine de 17 h. 

Uranus gravite autour du Soleil à une distance de 2 877,38 millions de kilomètres, soit deux fois la distance séparant Saturne du Soleil. 

[size=16]


Uranus se différencie par son inclinaison sur le côté. Non seulement la planète se déplace autour du Soleil, mais en plus elle roule sur son axe. Uranus effectue une révolution complète en un peu plus de 84 ans.
[/size]

[size=16]


Comparatif entre Uranus et la Terre. Montage effectué à partir de deux photos de la Nasa

Comme l'axe de rotation de la planète est quasiment situé dans le plan orbital, certaines régions de la planète peuvent demeurer dans l'ombre pendant de longues années.

Le champ magnétique

Uranus possède un champ magnétique inhabituel, incliné par rapport à l'axe de rotation de la planète, et décalé par rapport au centre.

Une atmosphère terne

L'atmosphère d'Uranus est décevante par rapport à celle de Jupiter, ou même de Neptune ; elle paraît fade, dépourvue de nuages et d'autres caractéristiques atmosphériques. Les images d'Uranus nécessitent un traitement informatique pour que les quelques éléments en présence deviennent visibles.



Son atmosphère, à base d’hydrogène, renferme environ 12 % d’hélium ainsi qu’une faible proportion de méthane, notamment sous forme de nuages. 

Les anneaux

Uranus possède un système d'anneaux, moins spectaculaire que celui de Saturne. Les anneaux sont sombres et peu visibles sur les images rapportées par Voyager.

À des distances du centre d’Uranus comprises entre 42 000 et 51 000 km ont été décelés, depuis la Terre, en 1977, neuf anneaux de matière, elliptiques, très fins (20 à 30 m d’épaisseur) et très étroits (1 à 10 km de large, sauf pour le plus extérieur dont la largeur varie de 20 à 100 km).
[/size]

[size=16]


Anneaux d'Uranus 

Voyager 2 les a photographiés et étudiés et a permis d’en découvrir deux autres, dont un beaucoup plus large (2 500 km) et diffus. Tous ces anneaux sont très sombres, comme la surface des satellites, et constitués sans doute de matière carbonée.

Les satellites d'Uranus

Uranus possède dix-huit satellites connus à ce jour, mais bien sûr de nombreux autres peuvent exister, attendant d'être découverts. L'un d'entre eux n'a été découvert qu'en 1999.

17 satellites portent un nom, le dernier étant répertorié sous le code "1986 U10". Les satellites et leurs éléments de surface portent les noms de personnages et de lieux tirés des pièces de Shakespeare. 
Plusieurs, parmi les petits satellites, portent les noms de personnages du "Rape of the Lock" d'Alexander Pope. Parmi tous les satellites, 5 sont considérés de grande taille.
[/size]

[size=16]


Montage d'Uranus et de plusieurs de ses satellites

Les cinq plus gros ont été découverts de la Terre : Miranda, Ariel, Umbriel, Titania et Obéron.
Onze autres, dont les diamètres vont de 40 à 170 km, ont été identifiés sur des photographies prises par Voyager 2 ; deux, dont le diamètre est estimé respectivement à 60 et à 120 km, ont été décelés en 1997 sur des images prises à l’observatoire du mont Palomar, aux États-Unis, et trois autres, de 20 km environ de diamètre, en 1999 sur des images prises à l’aide du téléscope franco-canadien d’Hawaii. 

Parmi les satellites, citons Sycorax, Caliban, Cordelia et Ophelia.
[/size]


Astronomie - Les planètes - Saturne -


 
Dans les anneaux de Saturne
 
Saturne est l'un des spectacles les plus impressionnants du système solaire. Avec la Terre, c'est la planète la plus facile à identifier. Saturne est bien sûr célèbre pour son système d'anneaux, mais, étant un objet très lumineux dans le ciel nocturne, cette planète est connue depuis des milliers d'années.
 
Saturne possède un grand nombre de satellites naturels. Environ 60 ont été identifiés. Parmi eux, Titan est la plus grande lune et le seul satellite du système solaire à posséder une atmosphère dense.
 
Caractéristiques de Saturne
Saturne gravite autour du Soleil, à une distance de 1 427 millions de kilomètres, presque deux fois la distance de Jupiter.

Se déplaçant à une vitesse moyenne de 9,66 kilomètres par seconde, Saturne met plus de 29 ans pour accomplir une révolution autour du Soleil.
 
 
[size=16][/size]
 
Une journée saturnienne dure 10,5 heures, la vitesse de rotation est identique à celle de Jupiter.
Saturne possède un point commun avec les autres géantes gazeuses, son équateur présente un renflement causé par sa rotation rapide.
Saturne est 95 fois plus massive que la Terre, et possède un volume 760 fois supérieur. Cependant, Saturne détient la plus faible densité de toutes les planètes, inférieure à celle de l'eau. Si l'on trouvait un gigantesque océan, Saturne pourrait y flotter.
 
[size=16][/size]
Comparaison entre Saturne et la Terre. Montage effectué à partir de deux photos de la Nasa
 
Saturne possède un champ magnétique 600 fois plus puissant que celui de la Terre. 
L'atmosphère de Saturne semble calme, mais, en réalité, les conditions y sont très rigoureuses.

 
[size=16][/size]
 
Bien qu'un modèle du centre de Saturne puisse être réalisé par ordinateur, les connaissances actuelles concernant le centre ne sont que théoriques. Il se compose d'hydrogène métallique, comme celui de Jupiter, mais diffère dans le sens qu'il pourrait renfermer une "pluie d'hélium", élément absent des autres géantes gazeuses.
 
L'origine et l'évolution de Saturne
L'origine de Saturne est maintenant relativement bien connue ; on sait que la planète est semblable aux autres géantes gazeuses, toutefois, certaines questions, concernant l'origine du système d'anneaux, restent sans réponse.
 
[size=16][/size]
Les anneaux de Saturne.
 
Les anneaux de Saturne représentent son aspect le plus caractéristique. Découverts par Galileo, en 1610, ils furent, au départ, mal interprétés, et il fallut attendre 1659 pour comprendre leur véritable nature. Même maintenant, après qu'ils aient été explorés par des sondes spatiales, leur origine comme leur fonctionnement restent incertains.
 
Saturne possède trois anneaux principaux : l'anneau A (le plus externe), puis le B et le C en se rapprochant de la planète. L'anneau C, moins brillant que les deux autres, est connu sous le nom d'anneau de Crêpe ou "Dusky". Les anneaux A et B sont séparés par une division abrupte, de 4 000 kilomètres, que l'on appelle division de Cassini, d'après le nom de l'astronome qui l'a découverte.
 
[size=16][/size]
Vue rapprochée des anneaux de Saturne
 
Les anneaux sont constitués de petites roches, dont la taille varie de la minuscule poussière au bloc d'un mètre de diamètre, ces derniers étant, toutefois, assez rares. La plupart des matières constituant les anneaux ne font que quelques centimètres, les poussières étant, elles, présentes en grande quantité.

Certains anneaux contiennent une proportion importante de particules de glace.

Le survol des anneaux, effectué par la sonde Voyager, établit que les anneaux ne faisaient que 150 mètres d'épaisseur.
La sonde américaine Cassini-Huygens a permis aux chercheurs fin juin 2004 de mieux étudier les anneaux de saturne. Les chercheurs savent aujourd'hui que les anneaux les plus éloignés de la planète Saturne sont faits de glace plus pure que ceux du centre. La conclusion est que les anneaux ne se sont pas tous formés en même temps sinon l'ensemble serait homogène. Ce seraient des comètes d'origine plus récente qui, en se désagrégeant, auraient formé les anneaux à l'extérieur.
 
Les satellites de Saturne.
 
L'exploration de Titan
Saturne possède une grande famille de satellites. Plusieurs d'entre eux sont de petite taille, et ne présentent plus d'activité géologique.
 
[size=16][/size]
Reconstitution de Saturne et de ses satellites. Montage effectué avec plusieurs photos de la Nasa
 
 Titan, le plus gros satellite, est aussi l'un des plus intéressants. Il est possible qu'il renferme des océans ; il est l'un des objectifs de la mission Cassini Huygens.
Après un voyage interplanétaire de plus de sept ans, la sonde européenne Huygens, qui s’est posée sur Titan, est parvenue à transmettre les premières informations sur ce mystérieux satellite de Saturne. Un astre congelé qui offre des similitudes avec la Terre avant l’apparition de la vie.
 
Dans la nuit de Noël, la sonde Huygens s’est détachée de son transporteur, l’orbiteur Cassini avec qui elle a voyagé depuis son départ de la Terre, pour mettre le cap sur Titan, la plus grosse des lunes de Saturne. L’engin de 2,7 mètres de diamètre et de 350 kg a pénétré vendredi matin dans l’atmosphère orangée de l’astre et, pendant les 140 minutes qui l’ont séparé de son «titanissage», est parvenu avec succès à collecter toute une première série d’informations, notamment sur la composition chimique de l’espace qu’il a traversé. La sonde Huygens a ainsi prélevé des échantillons qui aideront à déterminer la composition atmosphérique et prise des mesures sur les vents, pressions et précipitations qui règnent sur l’astre. Mais elle a aussi capté des sons inédits et pris, à des altitudes différentes, une trentaine de photographies de cette lune de 5 000 km de diamètre, l’un des objets les plus mystérieux de notre système solaire.
 
[size=16][/size]
Titan
 
L’Agence spatiale européenne a notamment diffusé les premiers clichés noir et blanc pris de Titan, qui se situe à un milliard et demi de km de la Terre. Les trois premières photos ont montré ce qui semble être des blocs de glace, des canaux, des rivages et des îles qui ne sont pas sans évoquer, estiment les chercheurs, la surface de la Terre ou encore celle de Mars. «C’est comme une machine à remonter le temps, nous devrions trouver sur Titan les conditions qui ont prévalu sur notre planète il y a 3,8 milliards d’années, avant l’arrivée de la vie», s’est félicité Jean-Pierre Lebreton, le directeur de la mission Huygens à l'ESA.
 
[size=16][/size]
Une première image du sol de Titan envoyéee par la sonde
 
L’un des clichés, pris à 16 km de la surface de l’astre, dévoile de vastes plaines recouvertes de roches. 
«Clairement il y a une substance liquide coulant sur la surface de Titan», a commenté le scientifique pour qui certains canaux «ressemblent presque au delta d’une rivière».

 
Le troisième cliché, enfin, découvre des zones claires et des tâches sombres qui, selon Marty Tomasko, «évoquent des zones qui ont été inondées ou qui le sont actuellement».


Saturne possède 19 satellites répertoriés, dont le rayon varie de 7,5 Km à 2 575 Km pour Titan, plus grand que Mercure.
Après Titan, Rhéa et Japet sont les deux plus grands satellites de Saturne. Bien que de taille semblable, ils présentent des différences.
La surface de Rhéa est dominée par des cratères fortement érodés, comme sur la Lune, tandis que l'on trouve sur Japet une matière sombre pouvant avoir jailli du centre.
Saturne et Uranus possèdent les plus grandes familles de satellites du système solaire. Parmi les satellites de Saturne, tous, à une exception près, mesurent entre 20 et environ 1 000 kilomètres de diamètre.
 
La découverte des satellites
Titan fut le premier satellite découvert par Christian Huygens, scientifique hollandais, en 1655. En 1671, Cassini repéra Japet, puis Rhéa en 1672, et enfin Dioné et Téthys en 1684.
Il fallut attendre plus d'un siècle pour observer d'autres satellites saturniens. En 1789, l'astronome britannique William Herschel rapporta la découverte de deux nouveaux satellites : Mimas et Encelade.
Au cours des années 1960, lors d'observations effectuées dans le plan des anneaux (c'est-à-dire lorsque les anneaux de Saturne sont visibles par la tranche depuis la Terre), un autre satellite, habituellement caché par l'éclat lumineux des anneaux, fut découvert.
 
Il fallut, toutefois, attendre la mission Voyager qui confirma la présence de Janus. A l'aide d'images, prises par Voyager, de nombreux autres petits satellites furent répertoriés au début des années 1980, dont Prométhée et Pandore ainsi qu'Atlas et Epiméthée.
 
Titan
Les Titans étaient un groupe de géants, progéniture d'Uranus et de Gaïa. Ils combattirent Zeus et les dieux de l'Olympe pour le pouvoir des cieux.
 
L'atmosphère de Titan est à près de 94% composée d'azote, et il a été avancé qu'elle pourrait ressembler à l'atmosphère primitive de la Terre avant que l'oxygène n'apparaisse grâce aux formes de vie les plus simples. Titan possède également un petit pourcentage de méthane.
 
[size=16][/size]
Comparaison entre la Lune et Titan. Montage effectué à partir de deux photos de la Nasa
 
En plus du méthane, il y a de très petites quantités d'autres composés organiques comme l'éthane, l'acétylène, et le propane. Ce sont les hydrocarbures, comme le méthane et l'éthane, qui donnent à Titan sa teinte si particulière.
 
Du cyanure d'hydrogène et du cyanogène sont également présents. La découverte du cyanure d'hydrogène revêt une importance particulière car il entre dans la composition des acides aminés. Titan a, pendant un temps, figuré sur la liste des planètes pouvant abriter une vie extra-terrestre mais cela est très peu probable. Titan est extrêmement froid, et ne porte presque pas d'eau.
 
L'exploration passée de Saturne
Depuis des siècles, Saturne est observée depuis la Terre à l'aide de télescopes, et elle a été aussi explorée par des sondes spatiales.
Saturne fut observée pour la première fois à l'aide d'un télescope par Galilée, au début du XVIIème siècle. La première sonde spatiale qui lui rendit visite fut Pioneer 11, qui s'approcha à moins de 3 500 kilomètres de la limite externe de l’anneau A de Saturne. Pioneer 11 collecta de nombreuses données nouvelles sur le champ magnétique complexe de Saturne.
 
La sonde spatiale Voyager rapporta des photographies de haute qualité, révélant la complexité de la structure des anneaux de Saturne, montrant que chacun des anneaux principaux était constitué de nombreux anneaux plus petits.
 
Des séries de photographies, prises par Voyager, mirent en évidence la présence de vents se déplaçant à 1 500 Km/h, soit plusieurs fois la vitesse des vents joviens.
Les scientifiques espéraient que Voyager pourrait déceler une brèche dans la couche nuageuse du plus grand satellite de Saturne, Titan, afin d'entrevoir la surface. Ceci ne s'est pas produit, et les photographies de Titan prises par Voyager ne représentent qu'une couche uniforme de brouillard photochimique.

 
L'exploration en cours de Saturne
Après un voyage de 7 ans et 3,5 milliards de kilomètres après son lancement, le 15 octobre 1997, la sonde Cassini Huygens est arrivée au terme de son voyage le 1er juillet.

Cassini passera quatre années à étudier la surface de Saturne, ses anneaux et sept de ses 31 lunes dont la plus grosse, Titan.
 
 
Cassini effectuera une cartographie à haute résolution de sa surface. En outre, le 25 décembre 2004, Cassini devrait libérer la sonde Huygens qui prendra le chemin de Titan.

Disposant d'un budget de 3,3 milliards de dollars, le projet Cassini Huygens a été qualifié de « mission la plus sophistiquée jamais lancée vers des planètes du système solaire ». Il rassemble les États-Unis et 17 pays européens.
 
 
Malgré le fait que Titan soit la cible principale de la mission Cassini Huygens de 2004, l'orbiter Cassini survolera d'autres satellites.
Si la mission est couronnée de succès, l'évolution de ces corps de glace pourra être mieux appréhendée, permettant d'assembler les pièces du puzzle de leur histoire, ainsi que de comprendre comment des modifications résultant de processus internes et externes ont pu transformer leur surface.
Peut-être pourrons-nous découvrir l'origine des fines marques rencontrées sur Dioné et Rhéa, l'explication de la formation des étranges terrains sillonnés de Téthys et Encelade, pourquoi Téthys et Mimas ont survécu à des collisions d'astéroïdes géants, ainsi qu'approfondir nos connaissances sur le passé volcanique d'Encelade.
Enfin, le but ultime de cette exploration est d'arriver à savoir à quoi ressemblait la Terre à ses débuts et comment la vie s'y est développée.
 
Spécificités techniques de Saturne
 
 L'orbite de Saturne
Saturne gravite autour du Soleil, à une distance de 1 427 millions de kilomètres, presque deux fois la distance de Jupiter. Son excentricité orbitale de 0,055 fait que la différence entre son aphélie et son périhélie n'a que peu d'effet sur la planète.
Se déplaçant à une vitesse moyenne de 9,66 kilomètres par seconde, Saturne met plus de 29 ans pour accomplir une révolution autour du Soleil. Une journée saturnienne dure 10,5 heures, la vitesse de rotation est identique à celle de Jupiter.
Saturne est 95 fois plus massive que la Terre, et possède un volume 760 fois supérieur. Cependant, Saturne détient la plus faible densité de toutes les planètes, inférieure à celle de l'eau. Si l'on trouvait un gigantesque océan, Saturne pourrait y flotter.
 
Un puissant champ magnétique
Saturne possède un champ magnétique 600 fois plus puissant que celui de la Terre, généré, au centre de la planète, par des écoulements d'hydrogène métallique. L'interaction entre le vent solaire et la magnétosphère est à l'origine des aurores polaires.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
marileine
moderateur
moderateur
avatar

Messages : 25833
Date d'inscription : 08/03/2012
Localisation : belgique

MessageSujet: Re: Astronomie - les astéroïdes -Feux d'artifice au coeur de l'univers -Les Phases de la Lune. Eclipse de la Lune - et autres   Mer 23 Sep - 14:09

Astronomie - planètes - Jupiter -

 
Jupiter, la planète la plus grande et la plus massive du système solaire, "gouverne" le ciel nocturne ; elle était aux yeux des Romains le maître des planètes.
Même si Vénus est plus brillante, elle se couche peu après le Soleil, contrairement à Jupiter qui domine le ciel tout au long de la nuit, et que l'on connaît depuis des milliers d'années. Gravitant autour du Soleil à une distance d'environ 778 millions de kilomètres, Jupiter marque l'entrée du royaume des géantes gazeuses.
Jupiter a été survolé et étudié à faible distance par les sondes américaines Pioneer 10 (1973), Pioneer 11 (1974), Voyager 1 et Voyager 2 (1979). En décembre 1995, la sonde américaine Galileo s’est placée en orbite autour de la planète afin de l’étudier, ainsi que ses principaux satellites, pendant près de deux ans, tandis qu’un module qui s’était séparé de la sonde quelques mois auparavant a plongé dans l’atmosphère de Jupiter en transmettant des résultats de mesures pendant quelques dizaines de minutes.
 
La géante gazeuse
Jupiter porte le nom du maître des dieux et ce à juste titre, puisque la planète contient, à elle seule, environ 70 % de la masse planétaire de tout le système solaire. Elle peut engloutir, en volume, 1 300 globes terrestres et sa masse est 321 fois supérieure à celle de la Terre.
Son diamètre équatorial est de 142 800 km. Jupiter effectue sa rotation en 9h 50 mn 30 s.
 
[size=16][/size]
Jupiter effectue sa rotation autour du soleil en 11,86 ans.
 
Cependant, étant une géante gazeuse essentiellement composée d'hydrogène, sa densité est faible, similaire à celle du Soleil. En fait, sa composition chimique est quasiment identique à celle du Soleil. Sa grande taille et son importante masse font que Jupiter est souvent assimilée à une étoile éteinte plutôt qu'à une planète.
Composition: 82% d'hydrogène, 17% d'hélium, 1% de méthane.
 
[size=16][/size]
Comparatif entre Jupiter et la Terre. Montage effectué à partir de deux photos de la Nasa
 
La grande tache rouge, qui s’étend dans l’hémisphère Sud sur 28 000 à 40 000 km en longitude et 13 000 km en latitude, est un ouragan géant, émergeant au-dessus de la couche nuageuse environnante. En juillet 1994, la chute sur Jupiter d’une vingtaine de fragments de la comète Shoemaker-Levy 9 a provoqué d’importantes perturbations atmosphériques qui ont été observées pendant plusieurs mois.
 
[size=16][/size]
 
La descente du module Galileo dans l’atmosphère, le 7 décembre 1995, s’est effectuée dans une région de forte turbulence ; l’engin a observé que la température augmentait rapidement avec la profondeur, que l’atmosphère absorbait relativement peu de chaleur et que sa teneur en vapeur d’eau (0,2 %) était sensiblement plus faible qu’on ne le pensait.
 
Champ magnétique
Jupiter possède un fort champ magnétique, qui prend sa source au coeur de la planète, faisant de celle-ci un puissant émetteur radio et créant des phénomènes d'aurore.
 
Les anneaux
Comme les autres géantes gazeuses, Jupiter possède un système d'anneaux, bien qu'il ne soit en rien comparable à celui de Saturne. Ses anneaux sont très fins, peu solides et plus transparents que le verre.
 
[size=16][/size]
Anneaux de Jupiter. Photo prise par Galileo. Nasa
 
L’anneau principal, large de 6 000 km, se prolonge vers la planète par un halo diffus et à l’opposé par un large anneau extérieur, extrêmement ténu.
 
[size=16][/size]
Anneau interne de Jupiter.
 
Température
Au sommet des nuages, la température est de - 110°C. Si on descend 57 000 km au dessous de la couche nuageuse, on tombe sur un noyau de roches, d'ammoniaque et de glace d'eau. Au centre de Jupiter, la température est de 20 000°C. L'eau existe uniquement à l'état solide.
 
Les satellites de Jupiter
Du fait de sa forte masse, Jupiter a pu s’entourer d’un imposant cortège de satellites. On lui connaît 63 satellites de différentes tailles, structures et surfaces.
 
[size=16][/size]
 
Les différents satellites de Jupiter. Montages effectué à partir de plusieurs photos de la Nasa
 
Parmi ceux-ci, quatre (Io, Europe, Ganymède et Callisto) ont des dimensions planétaires et jouent un rôle prépondérant. Les autres sont très probablement des astéroïdes qui ont été capturés par l’attraction de la planète.
 
[size=16][/size]
Zoom sur une partie de la surface du satellite Europe.
 
Io est un satellite à l'activité volcanique exceptionnelle. Sur Europe, on a observé une banquise de 100 km d'épaisseur environ. Cette banquise flotte sur un océan d'eau liquide.

Astronomie - les planètes - Mars- L'eau et la vie


Planète Mars: L'eau et la vie sur Mars




Evolution comparative de la naissance de la vie
entre la Terre et Mars




Le débat qui porte sur la vie sur Mars existe depuis près de 300 ans. Pendant de nombreuses années, la seule forme de vie envisagée était celle d'extraterrestres intelligents.
Quand les missions spatiales ont révélé à quel point Mars était inhospitalière, le débat s'est déplacé sur le point de savoir si une civilisation martienne avait existé, et pourquoi elle avait disparu.

Si la vie existe sur Mars, ce sera probablement sous la forme microscopique.

A notre connaissance, aucune vie ne peut se développer sans eau. L’étude de l’existence d’eau sur Mars et surtout, le pourquoi de sa disparition est importante.
En effet, l’origine de la vie sur notre planète est étroitement liée aux océans.

Associée à une meilleure connaissance de nos fonds marins, cette étude nous permettrait de percer le mystère du développement d’organismes complexes qui a abouti à l’espèce humaine.
De plus, nous pourrions mieux appréhender les grands changements climatiques du futur.




Comparaison entre Mars et la Terre



Le diamètre de Mars est d’environ la moitié de celui de la Terre. Cette planète effectue une rotation autour de son orbite en 24,6 heures. Le jour martien n’est donc que de 41 mn plus long que le nôtre.

L’inclinaison des deux planètes est très similaire. Et comme la Terre, Mars connaît des saisons.
Mais, Mars est plus éloigné du Soleil que la Terre. Et malgré sa couleur rouge et chaude, cette planète a une température moyenne de – 59°C. Pourtant, l'eau a coulé à une époque.

De nombreuses caractéristiques similaires devraient en principe donner à Mars une atmosphère semblable à celle de la Terre.
Il n’en est rien.


Sur Terre, le dioxyde de carbone (CO² ou Gaz carbonique) ne constitue que 0,025% de notre atmosphère alors qu’il est majoritaire sur Mars.

La vie se développe essentiellement si la température moyenne est tempérée. C’est le cas sur Terre avec une température moyenne de 15°C.


Alors que manque t-il à Mars ? Pourquoi le développement de la vie a-t-il été stoppé ?




L’eau sur Mars: facteur de vie



Récemment, des communiqués ont fait part de la découverte d’eau sur Mars. En fait, il s’agit d’importantes quantités d’eau glacée qui se trouvent dans le sous-sol martien.
Mars possède, comme la Terre, une calotte glaciaire sur chaque pôle.

La surface de la planète porte les vestiges de lits de rivière. Elle possède également un réseau de chenaux qui semble avoir été formé par de l’eau courante.

Donc, s’ils ont été formés par l’eau, cela implique que Mars a réuni à un moment de son évolution les éléments nécessaires à la naissance de la vie.

Alors, pourquoi Mars s’est-il transformé en planète morte ? Et pourquoi, en parallèle, la Terre a t-elle connue cette explosion de vie ?




Le Dioxyde de Carbone



Sur Terre, comme autrefois sur Mars, le dioxyde de carbone est dissout dans la mer. Mais la Terre possède un mécanisme unique qui lui permet de renvoyer dans l’atmosphère ce gaz.
Ce mécanisme est bien connu : ce sont les éruptions volcaniques sous-marines.


65% de l’activité volcanique est concentré le long de la dorsale océanique (chaîne de montagne volcanique sous-marine de 65 000 Km de longueur).


Chaque année, l’atmosphère perd 300 millions de tonnes de CO² mais récupère la même quantité grâce aux éruptions volcaniques sous-marines.

Sans ce recyclage permanent, la Terre ne serait pas habitable.
Sans ces volcans océaniques, la température chuterait radicalement. Alors, les océans gèleraient comme ils l’ont fait sur Mars.


A notre connaissance, la tectonique des plaques qui fait bouger les fonds des océans et provoque les éruptions ne s’est jamais produite sur Mars.


Alors, pourquoi les volcans de Mars sont-ils si grands? La réponse se trouve dans la stabilité et l'épaisseur de la croûte de la planète. 
Sur la Terre, du fait que les plaques se déplacent, le volcan n'a aucune chance de poursuivre sa croissance. Sur Mars, du fait que la croûte reste au même endroit et que le volcan reste au-dessus du même "hotspot", il peut continuer à grossir, tant qu'il y aura de la roche en fusion à évacuer.


Toutes les traces, les grands volcans et les inégalités de surface, indiquent que Mars a été assez active géologiquement
Mars a peut-être eu une croûte mobile et une tectonique des plaques dans le passé, mais qui ne semble pas avoir été recyclée comme c'est le cas sur la Terre. Un refroidissement rapide aurait entraîné un déclin rapide du volcanisme et du déplacement des plaques.


C’est ce qui fait toute la différence entre Mars et la Terre.




La Photosynthèse



Sur Terre, le processus qui a produit l’oxygène terrestre a fait disparaître le CO² de l’atmosphère : c’est la photosynthèse.
Le CO², nocif, est converti en hydrate de carbone et en oxygène.
Ce processus existe chez toutes les plantes terrestres. Dans les océans, ce rôle est joué par les algues et le plancton.

Bien évidemment, ce processus est absent sur Mars.
Il faut savoir que la plus petite variation dans la quantité de CO² présent dans l’atmosphère peut provoquer des changements climatiques radicaux.

Sur Mars, faute de ce processus de photosynthèse, le dioxyde de carbone a diminué et la température a chuté. Les mers ont gelé. La diminution de l’évaporation de l’eau a provoqué l’arrêt des pluies. L’eau de mer s’est infiltrée dans le sol pour y geler.




Une stabilité récente



Le taux de dioxyde de carbone est resté assez stable au cours de l’histoire récente de la Terre. Cet équilibre n’a cependant pas toujours existé et ne continuera pas nécessairement.
Au cours de centaines de millions d’années, les taux de CO² ont chuté et se sont stabilisés, réduisant ainsi l’effet de serre.
Il n’y a pas que l’effet de serre qui peut modifier le climat terrestre. On peut citer également l’inclinaison de l’axe de rotation de notre planète.


Dans le passé, des variations de cette inclinaison ont sans doute été responsables des périodes glaciaires. L’activité humaine modifie grandement depuis plusieurs décennies l’atmosphère.
Mais, nul ne sait comment la Terre va réagir à ce changement.




Juin 2004: Une mystérieuse roche martienne



Arrivé au pied des Columbia Hills, le robot Spirit a découvert une drôle de formation rocheuse, tordue et noueuse, qui laisse perplexe l’équipe scientifique de la mission. Baptisé le ‘’Pot of Gold’’, ce drôle de rocher contient de l’hématite, le fameux minéral qui se forme au contact de l’eau et que l’autre robot, Opportunity, a trouvé en plus grande quantité de l’autre côté de la planète, sur Meridiani Planum.




[size=16][/size]




Steve Squyres, le responsable de l’équipe scientifique pour cette mission de la NASA, a expliqué qu’il ne disposait d’aucune hypothèse valable sur la formation de ce rocher aux pépites et sur la présence d’hématite. Spirit devait tenter de prélever un échantillon.


Astronomie - Les planètes - Mars -





La planète rouge



Mars, la quatrième planète à partir du Soleil, a toujours intrigué les hommes. Les Egyptiens de l'Antiquité appelaient Mars Her Descher : "la rouge". Les Romains nommèrent cette planète Mars, en référence à leur dieu de la guerre. Mars a donné son nom au mois de mars.


Mars figure parmi les cinq planètes visibles à l’œil nu dans le ciel et de ce fait observées depuis l’Antiquité.

Elle est aussi, de toutes les planètes du système solaire, celle qui offre le plus de ressemblances avec la nôtre (jour, appelé sol, d’une durée voisine de 24 h 37 min, inclinaison de l’axe de rotation de 24d, saisons...) et il n’est pas exclu qu’une activité biologique ait pu jadis y apparaître. C’est pourquoi elle suscite autant d’intérêt chez les scientifiques et a donné lieu, depuis le début des années 1960, à plus d’une trentaine de missions spatiales, dont une dizaine seulement ont connu un succès total.
Mars possède 2 satellites: Phobos et Deimos.




Rotation et diamètre



Mars effectue une rotation autour de son orbite en 24,6 heures ; le jour martien n'est donc que de 41 minutes plus long que le jour terrestre. L'axe de rotation de Mars est incliné de presque 25 degrés, de façon très similaire à l'inclinaison de la Terre. Par conséquent, Mars, comme la Terre, connaît des saisons.

[size=16]
[/size]
Comparatif Mars-Terre. Montage effectué à partir de deux photos de la Nasa




Avec un diamètre de 6 794 kilomètres, Mars est l'une des plus petites planètes du système solaire. Des neuf planètes connues, la taille de Mars la place en septième position. Le diamètre de Mars mesure environ la moitié de celui de la Terre.




[size=16]
[/size]

Mars effectue sa période de révolution en 687 jours.




Mars possède un champ magnétique très faible (plus de 5 000 fois plus faible que celui de la Terre). Elle manque donc de protection contre le vent solaire qui détruit petit à petit l'atmosphère martienne, à un rythme de 2 kg/s. Ainsi, la majeure partie de l'atmosphère a peut-être déjà été dispersée par le vent solaire.



[size=16][/size]


Sol martien



La température varie de -50°C à l'équateur à -130°C aux pôles.
L'atmosphère est composée à 95% de gaz carbonique.



La surface de Mars



Les plus grands volcans du système solaire se trouvent sur Mars. Certains ont une altitude plus de deux fois supérieure à celle des volcans de la Terre.



[size=16][/size]


Cratère de Belz



Mars renferme certains des canyons les plus spectaculaires du système solaire. Un canyon, Valles Marineris, rend la taille du Grand Canyon de la Terre ridicule.

Cette fracture s’étend sur près de 4 000 km. Cette grande faille, qui mesure par endroits 120 km de large et 6 km de profondeur, est sans doute un fossé d’effondrement ouvert dans la croûte martienne à la suite d’un violent mouvement tectonique.



[size=16]
[/size]




Le volcanisme se traduit aussi par des rivières de lave et des plaines de lave qui présentent des indices d’une activité récente (certaines coulées ne remonteraient qu’à une dizaine de millions d’années). Les volcans les plus imposants, dans la région de Tharsis, s’apparentent aux volcans boucliers hawaïens. Le plus spectaculaire, Olympus Mons, atteint 21,3 km d’altitude pour 600 km de diamètre à la base et il est entouré d’un escarpement de 6 000 m de haut. C’est le plus important volcan du système solaire.



[size=16]
[/size]
Olympus



Mars possède un réseau de chenaux qui va de petites vallées à des affluents géants, et qui semble avoir été formé par de l'eau courante.



[size=16]
[/size]
Tempete de poussière à la surface de Mars



Révélé par diverses sondes spatiales, la plupart américaines, depuis 1965 (Mariner 4), le relief de Mars, extrêmement diversifié, montre des cratères et des bassins d’impact analogues à ceux de Mercure ou de la Lune, des plaines volcaniques, de nombreuses failles, des vallées sinueuses, dans lesquelles ont dû couler autrefois des rivières, des champs de dunes, etc.



[size=16]
[/size]
Les célèbres visages de mars



On y observe à la fois des indices d’un bombardement météoritique ancien et des preuves d’une activité tectonique, de phénomènes de volcanisme, d’érosion par l’eau, d’usure et de sédimentation à grande échelle par le vent.



[size=16]
[/size]
Sol martien



Les régions polaires sont recouvertes de calottes glaciaires (glace d’eau, glace carbonique, neige carbonique, sédiments) bien visibles de la Terre, qui s’étendent et régressent alternativement au rythme des saisons.



[size=16]
[/size]
Coucher de Soleil sur Mars.



Dans les plaines, le sol est tapissé de fines poussières ferrugineuses qui lui donnent sa couleur rouge-orangé caractéristique.

[size=24]Astronomie - Les planètes - Vénus-







Vénus est le troisième objet le plus brillant dans le ciel nocturne (le Soleil et la Lune sont plus lumineux).

Première « étoile » qui s’allume le soir et dernière qui s’éteint le matin, elle est très populaire sous le nom d’étoile du Berger.

L'orbite de Vénus est plus proche du Soleil que celle de la Terre. Elle semble proche du Soleil lorsqu'on la regarde depuis la Terre. Vénus est donc plus visible au lever et coucher du Soleil.
Sa luminosité fait que la planète était déjà connue des civilisations anciennes, comme par exemple des Chinois, des Mésopotamiens et des Babyloniens.




L'orbite



De longues séries d’observations au radar ont montré que Vénus tourne sur elle-même en 243 jours, en sens inverse des autres planètes. La rotation de Vénus est donc rétrograde.









Cette particularité, conjuguée à la période de révolution de Vénus autour du Soleil (224,7 j), vaut au jour solaire vénusien d’avoir une durée de 117 jours terrestres.




La surface



La surface vénusienne a été cartographiée en détail par la sonde spatiale Magellan, révélant une surface complexe, et dépeignant Vénus comme un monde d'extrêmes.






Image du volcan Sif Mons (2 000 m d'altitude), situé à la surface
de Vénus, établie à partir de données recueillies par l'altimètre radar de la sonde Magellan.




85% de la surface est constituée de plaines volcaniques. Les volcans se comptent par dizaines de milliers.

Deux grands plateaux ayant les dimensions de continents terrestres, Aphrodite Terra et Ishtar Terra, dominent les plaines. Sur le second se trouve, à l’est, le plus haut sommet de Vénus, le mont Maxwell (11 800 m).







Image radar de la surface de la planète Vénus prise par la sonde spatiale Magellan en 1992




L’une des principales surprises a été la découverte de très nombreuses structures volcaniques et de coulées de laves en de nombreuses régions. Dans les plaines, des groupes d’édifices volcaniques ont été mis en évidence ainsi que des zones fracturées, témoins d’une déformation importante de la surface sous les contraintes tectoniques.



Un champ magnétique faible





Si Vénus possède un champ magnétique, ce dernier est très faible. Au vu de la vitesse de rotation très lente de Vénus (243 jours), ceci est prévisible. La vitesse de rotation est trop faible pour produire un champ magnétique dans le noyau métallique de la planète.





Comparatif Vénus-Terre. Montage effectué à partir de deux photos de la Nasa



L’atmosphère



Vénus est enveloppée complètement et en permanence d’une épaisse atmosphère nuageuse, à base de gaz carbonique (96,5 %) et d’azote (3,5 %). Les nuages s’étendent entre 50 et 70 km d’altitude.







Par opposition, la quantité de dioxyde de carbone dans l'atmosphère terrestre n'est que de 0,035 %. Vénus possède 260 000 fois plus de dioxyde de carbone que la Terre.
Les sondes Venera ont également enregistré une température surprenante de 740 K (467° C).






Différents aspects de Vénus



En fait, Vénus est la planète la plus chaude du système solaire. Même Mercure, plus proche du Soleil, est plus froide.

Astronomie - Les Planètes - Mercure -






Mercure est la planète la plus au centre du système solaire et la planète la plus proche du Soleil. Mercure est connue depuis au moins 3 000 ans av. J.-C.


L'orbite de Mercure étant très excentrique, la distance de Mercure par rapport au Soleil varie entre 46 et 70 millions de kilomètres.


Il est difficile d'apercevoir Mercure la nuit, de par sa proximité par rapport au Soleil. Elle est visible uniquement au lever et au coucher du Soleil, près de la ligne d'horizon.




Le sol de Mercure



On connaît très peu de choses sur Mercure ; les navettes spatiales ont cartographié moins de la moitié de sa surface. En effet, Les caractéristiques de son relief sont restées pratiquement ignorées jusqu’à ce qu’elle soit survolée par la sonde américaine Mariner 10, en 1974 et 1975.






Sol de Mercure.




Sa surface ressemble beaucoup à celle de la Lune. On y retrouve des régions montagneuses et de grands bassins, criblés de cratères météoritiques. Ces cratères proviennent d'un intense bombardement météorique lors de la formation du système solaire. La formation de cratères s'est accompagnée d'éruptions de lave, créant ainsi des plaines volcaniques.






Mercure.




Récemment aucune navette ne s'est approchée de Mercure et la planète est trop proche du Soleil pour permettre une observation en toute sécurité à l'aide du télescope spatial Hubble.


La structure la plus spectaculaire est un vaste bassin d’impact (1 350 km de diamètre) bordé d’un triple anneau montagneux.




Rotation et densité





La rotation de Mercure (durée d'une journée) a été établie grâce à des observations radar. Mercure tourne trois fois sur son axe au cours de deux années mercuriennes. Habituellement, lorsque la période de rotation d'un objet est synchronisée avec sa période orbitale, on parle de base 1:1 ; Mercure est le seul objet du système solaire à avoir une synchronisation 3:2.






Comparatif Mercure-Terre. Montage effectué à partir de deux photos de la Nasa



Malgré sa petite taille, Mercure a une très forte densité, similaire à celle de la Terre et supérieure à celle de la Lune. Cette forte densité et l'existence d'un champ magnétique impliquent la présence d'une grande quantité de métaux sur Mercure.





Mercure est l'une des planètes les plus petites du système solaire.



L'atmosphère



Une trace d'atmosphère a été détectée, composée principalement d'hélium, d'hydrogène et de sodium. Elle est dotée d'une pression inférieure à un trillionième de la pression atmosphérique terrestre.



Température



Sa proximité par rapport au Soleil permet aux températures diurnes d'atteindre les 420° C, chaleur suffisante pour faire fondre le zinc. La nuit, l'absence d'une atmosphère substantielle laisse la chaleur s'échapper dans l'espace et les températures chuter au-dessous de -170° C, refroidissement suffisant pour geler le dioxyde de carbone.







Certaines observations récentes suggèrent la présence de glace dans les régions polaires. Ravivant l’intérêt pour la planète, elles suscitent aux États-Unis et en Europe de nouveaux projets de missions spatiales vers Mercure (sondes de survol ou orbiteurs).



Le bassin Caloris



Ce gigantesque cratère a été créé, il y a 3,8 milliards d'années, par l'impact d'un gros astéroïde d'un diamètre d'environ 100 km.


Astronomie - Constellations et zodiaque -





Les Mésopotamiens, comme les Egyptiens, avaient remarqué, qu’au cours d’une année, la Terre semblait passer devant douze constellations qui allaient devenir les douze signes du zodiaque.

Pour les Egyptiens, les douze animaux saints du zodiaque étaient :
Le chat, le chien, le serpent, le scarabée, l’âne, le lion, le bouc, le taureau, l’épervier, le singe, l’ibis et le crocodile.








Sirius est l'étoile la plus visible dans l'hémisphère Nord


A la suite de nombreuses observations, les Egyptiens constatèrent que chaque matin, le Soleil se levait devant une de ces douze constellations, vers laquelle il revenait vers la fin de l’année.


L’année était divisée en 12 mois, eux-mêmes divisés en décades. Chacune de ces constellations fut associée à un animal.

Ce sont les Grecs qui ont donné à cette « roue » céleste le nom de zodiaque, de « zôa » (animaux) et « diakos » (roue).



Malheureusement, les Egyptiens n’ont pas su observer que, du fait d’un très minime décalage annuel, au bout de 2 000 ans environ, le Soleil ne se lève plus devant la constellation du Taureau, par exemple, mais celle du Bélier.


C’est ce que l’on appelle la précession des équinoxes.
Sur une période de 150 ans, ce décalage amenait un écart de 4 jours. Une erreur qui devenait fatale pour la crue du Nil.

Plutôt que de revoir leurs calculs, les Egyptiens changeaient de prêtres et les prédictions se révélaient de plus en plus fausses au fil du temps.








Aujourd'hui, cette référence n'a plus aucun lien avec le mouvement des astres. Il faudra attendre 25 000 ans environ pour que les signes du zodiaque et les constellations coïncident à nouveau.


Les signes du zodiaque comme les constellations sont donc symboliques. Ce symbolisme prend sa source en même temps que l’astrologie, à savoir au Ve siècle avant notre ère, en Chaldée, à Babylone.






Le Gémeaux, XIVe siècle (Bibliothèque de l'Arsenal, Paris)



Généralement, l’astrologie se réclame des Chaldéens. Cependant leur démarche mathématique était plus scientifique qu’interprétative. Ils étaient bien plus astronomes qu’astrologues.






La Vierge, traité d'Astronomie du XIVe siècle (Bibliothèque de l'Arsenal, Paris)



Chaque culture a ensuite créé ses propres symboles en fonction de sa propre mythologie.


Dans la légende chinoise, il est dit que, pour célébrer le Nouvel An, Bouddha, dans sa grande sagesse, décida d’inviter tous les animaux de la Création. Seuls douze répondirent à son appel :


Le rat, le buffle, le tigre, le chat, le dragon, le serpent, le cheval, la chèvre, le singe, le coq, le chien et le cochon.
On a établi des rapprochements entre les signes chinois et les nôtres, issus du zodiaque grec : Chat et Cancer, Tigre et Lion, Cheval et Sagittaire …






Poissons, traité d'Astronomie du XIVe siècle (Bibliothèque de l'Arsenal, Paris)



En Inde, avec l’influence de la culture grecque, les 12 signes du zodiaque sont très proches des nôtres :


Bélier ou chèvre, Taureau, Couple, Crabe, Lion, Vierge ou Shakti, Balance, Abeille ou scorpion, Arc, Monstre marin ou antilope, Marmite, Poissons.


Le christianisme condamna ces pratiques sataniques. Cependant, les premiers chrétiens, en particulier les évangélistes, ont été fortement influencés par la pensée astrologique : L’étoile des Mages, l’enfant Jésus entouré d’animaux, le choix des 12 apôtres …

Le signe du Poissons, emblème du Christianisme, est présent dans la géographie sacrée des sept églises chrétiennes d’Asie, dont le plan reflète le tracé de la constellation stellaire du Poissons.







Le Lion, traité d'Astronomie du XIVe siècle (Bibliothèque de l'Arsenal, Paris)



Comme on peut le voir, l’homme a su, à partir d’une science comme l’astronomie, se créer une voûte céleste peuplée de légendes et d’animaux mythiques.
Chaque constellation au nom évocateur nous permet de rêver.



Par exemple, le signe du Lion et la constellation du même nom renvoient au mythe d’Héraclès (Hercule) et à ses douze travaux, qui représentent la pénible lutte de l’âme humaine contre ses faiblesses.


La première tache d’Hercule fut de tuer le Lion de Némée. Il le combattit à mains nues et l’étouffa. Il transforma l’animal mort en la constellation du Lion.






Constellation du Lion, traité d'Astronomie du XIVe siècle (Bibliothèque de l'Arsenal, Paris)



Dans la mythologie grecque, le scorpion est considéré comme le vengeur d’Artémis-Diane, la vierge farouche qu’Orion tenta d’approcher. Elle fut sauvée par un scorpion qui le piqua au talon.

Pour avoir vengé la déesse, le scorpion fut transformé en constellation ; de même qu’Orion. C’est pourquoi on parle d’Orion qui fuit le scorpion, qui apparaît comme l’outil de la justice.







Capricorne , traité d'Astronomie du XIVe siècle (Bibliothèque de l'Arsenal, Paris)



La constellation du Sagittaire nous ramène aux centaures. Les centaures sont des êtres monstrueux de la mythologie grecque, dont la tête, les bras et le buste sont ceux d’un homme, et le reste du corps d’un cheval.
Ils vivent dans la foret et la montagne et se nourrissent de chair crue.







Le Verseau, traité d'Astronomie du XIVe siècle (Bibliothèque de l'Arsenal, Paris)



Selon les mythes, les centaures se divisent en deux familles :


[/size]

  • Les fils d’Ixion et d’une nuée symbolisent la force brutale et aveugle



 

  • Les fils de Philyra et de Cronos symbolisent la force sage et vaillante


[size]
 
Le centaure est l’un des mythes les plus instructifs sur l’instinct et la raison.






Sagittaire, traité d'Astronomie du XIVe siècle (Bibliothèque de l'Arsenal, Paris)



Science et mythes ne sont jamais très éloignés l’un de l’autre et peuvent cohabiter, pour peu que l’on conserve ses yeux d’enfants.

[/size]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
marileine
moderateur
moderateur
avatar

Messages : 25833
Date d'inscription : 08/03/2012
Localisation : belgique

MessageSujet: Re: Astronomie - les astéroïdes -Feux d'artifice au coeur de l'univers -Les Phases de la Lune. Eclipse de la Lune - et autres   Mer 23 Sep - 14:15

Astronomie - les constellations





Une constellation est un ensemble d'étoiles dont les projections sur la voûte céleste sont suffisamment proches pour qu'une civilisation les relie par des lignes imaginaires, traçant ainsi une figure sur la voûte céleste. Une constellation est donc un astérisme particulier. Dans l'espace tridimensionnel, les étoiles d'une constellation sont ordinairement très dispersées, mais elles paraissent être regroupées dans le ciel nocturne.
Actuellement, l'Union astronomique internationale (UAI) divise le ciel en 88 constellations avec des frontières précises, pour que tout point du ciel appartienne à une constellation. Celles-ci sont substantiellement basées sur la tradition hellénique et pré-hellénique, transmise à travers l'ère médiévale.


Différentes cultures ont reconnu des constellations différentes, bien que quelques-uns des regroupements les plus évidents aient tendance à réapparaître fréquemment, quoique sous des appellations différentes, comme par exemple Orion, la Grande Ourse et le Scorpion, à cause de leur brillance. Sauf mention contraire, le terme de constellation se réfère aux 88 constellations modernes.


Les constellations occidentales sont regroupées en deux parties, divisant le ciel en suivant plus ou moins les deux hémisphères terrestres, le ciel austral pour le sud et le ciel boréal pour le nord. Les constellations boréales sont les plus anciennes et correspondent au pan de ciel visible depuis les régions de la Méditerranée par les astronomes de l'Antiquité. Les constellations australes n'ont pas été nommées par les astronomes occidentaux avant au moins le XVesiècle. Elles servaient aussi, autrefois, de repères pour les marins partis en mer.



[size=18][/size]


Dessin des constellations de l'hémisphère sud, 1661



Constellations antiques



Par un manque évident de documents historiques, il est impossible de connaître l'origine précise des plus anciennes constellations occidentales. Il semble que le Lion, le Taureau et le Scorpion existaient déjà (pas forcément sous ces noms) en Mésopotamie vers 4000 av. J.-C


Aujourd'hui, un total de 88 constellations a été adopté par l'Union astronomique internationale (UAI). Près de la moitié proviennent des astronomes grecs. Homère mentionnait Orion dans l'Odyssée dès le IXe siècle av. J.-C.. Le Zodiaque apparaît vers le Ve siècle av. J.-C., divisé en 12 constellations. Aratos de Soles fixa l'essentiel des noms de constellation repris par Ptolémée au Ier siècle .


La compilation exhaustive de constellations la plus ancienne que l'on connaisse remonte à Ptolémée, au IIe siècle, et son Almageste où il groupa 1 022 étoiles en 48 constellations. Cette œuvre sera la base de travail des astronomes occidentaux jusqu'à la fin du Moyen Âge. Elle ne comprend cependant que des étoiles visibles d'Alexandrie où Ptolémée faisait ses observations.



Le Zodiaque



Les constellations du Zodiaque, bande de ciel contenant le tracé des orbites du Soleil et des planètes, sont généralement les plus anciennes, ayant une importance évidente pour le repérage et l'observation des mouvements de la Lune, que ce soit en astrologie ou en astronomie (ces deux disciplines étaient alors largement confondues). C'est également dans le zodiaque que l'on trouve les vingt huit stations lunaires traditionnelles, astérismes qui servaient de calendrier à ciel ouvert pour suivre les mouvements de la Lune.


Les constellations présentes dans le zodiaque sont : le Bélier, le Taureau, les Gémeaux, le Cancer, le Lion, la Vierge, la Balance, le Scorpion, le Sagittaire, le Capricorne, le Verseau et les Poissons, qui achèvent le cycle.


Astronomiquement parlant, on peut remarquer que le Ophiuchus fait partie intégrante du Zodiaque, puisque le Soleil traverse ses limites actuelles définies par l'UAI du 30 novembre au 17 décembre. Les anciens ne l'ont toutefois pas relevé pour des conditions purement esthétiques ou astrologiques : seul le sud de la constellation est traversée par le Soleil et les étoiles brillantes du Scorpion en sont proches. Les constellations dites du zodiaque sont donc uniquement celles de la liste très connue de douze constellations. Dès l'origine, les constellations ne se sont donc pas confondues avec les signes du zodiaque.



Constellations de Ptolémée



En plus des douze constellations du Zodiaque, Ptolémée a fait l'inventaire de 36 autres figures...
Andromède (la princesse) ; l'Aigle ;l'Autel ; le Navire Argo, de nos jours divisé en : la Carène, la Poupe, et les Voiles; la Baleine ; le Bouvier ;Cassiopée (la reine) ; le Cocher ; le Centaure ; Céphée (le roi) ; le Corbeau ; la Coupe ; la Couronne australe ; la Couronne boréale ; le Cygne; le Dauphin ; le Dragon;l'Éridan (le fleuve) ; la Flèche ; le Grand Chien ; la Grande Ourse ; Hercule (l'homme fort) ; l'Hydre ; le Lièvre ; le Loup ; la Lyre ;Ophiuchus (le Serpentaire) ; Orion (le chasseur) ; Pégase (le cheval ailé) ; Persée (le héros) ; le Petit Cheval ; le Petit Chien ;la Petite Ourse ; le Poisson austral ; le Serpent (divisée désormais en deux parties, la Queue et la Tête du Serpent,
par l'entreposition d'Ophiuchus) ;
 le Triangle.





[size=18][/size]




Dessin de la constellation de Céphée dans un manuscrit des poèmes d'Aratos du IXe siècle



Les 48 constellations inscrites par Ptolémée dans son Almageste seront utilisées pendant plus de 1 000 ans en occident sans aucun changement ni ajout. Mis à part l'immense Navire Argo, découpé plus tard en trois puis quatre constellations, elles seront toutes adoptées sans aucune modification par l'UAI, qui en définira cependant les contours précis. En effet, les délimitations des constellations n'ont pas été fixées à l'époque Antique, seule l'appartenance des étoiles brillantes l'ont été. Par la suite, Johann Bayer puis John Flamsteed recensèrent des étoiles moins brillantes dont ils décidèrent de la constellation d'appartenance (voir Désignation de Bayer et Désignation de Flamsteed). Les délimitations modernes des constellations ont été bâties afin de préserver les appartenances de l'ensemble des étoiles catalogués par Bayer puis Flamsteed.



Constellations modernes



L'Almageste de Ptolémée passa dans les mains des astronomes arabes qui complétèrent ses observations, ajoutant quelques constellations qui ne sont plus utilisées actuellement, rallongeant certaines (comme l'Éridan) afin de mentionner des étoiles visibles depuis les latitudes plus australes que celle d'Alexandrie.


L'Almageste étant un ouvrage alors perdu en Europe, les astronomes occidentaux n'en obtinrent des copies que dans la dernière partie du Moyen Âge, à partir de traductions de l'arabe en latin, en même temps qu'un certain nombre d'observations des astronomes arabes.


À partir du XVIIe siècle, lorsque les pays européens partirent explorer les mers de l'hémisphère sud, ils découvrirent de nouvelles étoiles qui n'étaient mentionnées dans aucune constellation connue. Il fallut donc en inventer de nouvelles.



[size=18]
[/size]
Carte céleste par Frederik de Wit (XVIIe siècle)



Les constellations aujourd'hui



Dans les années 1920, l'Union astronomique internationale décide de mettre de l'ordre dans les constellations et d'en définir rigoureusement les limites. L'atlas officiel des constellations, défini en 1930 par Eugène Delporte, divise le ciel suivant des lignes d'ascension droite et de déclinaison. Delporte utilisa les données valables pour l'époque B1875.0 ; à cause de la précession des équinoxes, les limites des constellations ne sont plus parfaitement horizontales et verticales sur une carte du ciel moderne, habituellement dessinées en fonction des coordonnées d'ascension droite et de déclinaison de l'époque J2000.0.


Le tracé a été fait de manière à respecter les appartenances traditionnelles des différentes étoiles brillantes à leur constellation traditionnelle. Dans la mesure du possible, le rattachement d'étoiles ou d'objets célestes plus faibles, qui avaient été cités dans la littérature scientifique, a également été respecté. De ce fait, ces limites sont parfois très tortueuses, poussées d'un côté ou de l'autre pour inclure telle étoile et laisser telle autre dans la constellation voisine. Aujourd'hui, les constellations n'ont plus en astronomie le même intérêt qu'auparavant : les objets célestes étant référencés par leur coordonnées, leur position dans telle ou telle constellation n'a pas grande importance.


De nos jours, les constellations, objets de mesures et d'attention pendant des siècles, ne sont désormais plus vraiment connues que des amateurs. Leurs limites n'ont plus guère d'importance pour ces observations, qui ne s'attachent qu'aux figures formées par les étoiles pour les identifier.



[size=18][/size]


La constellation d'Orion, schématisée et montrant ses étoiles principales et ses limites actuelles



Constellations chinoises



A l'instar des astronomes grecs, les astronomes chinois ont regroupé certaines étoiles en constellations, d'abord sur la zone de l’écliptique, de manière analogue au Zodiaque occidental, puis sur l'ensemble du ciel. Les 28 constellations (ou astérismes) de la zone écliptique sont appelées maisons lunaires. Elles sont divisées en quatre zones de sept astérismes, correspondant aux quatre animaux de la symbolique chinoise (Dragon azur à l'est, Oiseau vermillon au sud, Tortue noire au nord et Tigre blanc à l'ouest). Contrairement au zodiaque, ces astérismes sont de taille extrêmement variable, dont l'origine est à l'heure actuelle inconnue.


Par la suite, l'ensemble de la sphère céleste visible depuis le monde chinois (soit tout ce qui se trouve à une déclinaison supérieure à -55 degrés environ) a été peuplé d'astérismes. Contrairement à la méthode occidentale qui a peuplé le ciel de personnages et créatures mythiques, les chinois ont peuplé le ciel à l'image de leur société, avec divers palais (ZiweiTaiwei), peuplé de différentes classes de membre de la cour et de la société chinoise. Certains détails pittoresques y sont même inclus tels l'astérisme Ce représentant des latrines et l'astérismeTianshi, représentant les excréments, destinés à être utilisés pour l'agriculture


L'origine des maisons lunaires est très ancienne. Leur antériorité manifeste sur le reste du ciel chinois est vraisemblablement dû à leur nécessité pour établir un calendrier, la place du Soleil dans ces astérismes étant un moyen de repérer le cycle des saisons. Les autres astérismes ont semble-t-il été bâtis vers la fin du IIIe siècle av. J.-c. Trois traités astronomiques les décrivent : le Shi Shi, leGan Shi et le Wuxian Shi, qui ont semble-t-il été écrits dans cet ordre : les astérismes du Shi Shi comprennent la quasi-totalité des astres les plus brillants, contrairement à ceux des autres traités, qui ont été introduits peu après, pour compléter les précédents et peupler les zones encore vides d'astérismes. Le Wuxian Shi fait régulièrement référence au Gan Shi alors que le contraire n'est pas vrai, ce qui assure l'antériorité de ce dernier.
La composition exacte de ces astérismes n'est pas établie avec certitude. En général seule la position de l'une des étoiles des astérismes, appelée étoile référente est donnée dans les traîtés astronomiques, et de façon relativement imprécise parfois. Le reste de l'astérisme est déduit de nos jours à l'aide des cartes du ciel en provenance du monde chinois, cartes dont la précision est approximative et qui fait rarement la distinction entre les différentes magnitudes apparentes des étoiles les composant.


Ce sont en tout environ 280 astérismes qui peuplent le ciel chinois, un nombre notablement plus grand que les constellations occidentales. Certains astérismes sont très vastes, notamment ceux représentant les murs d'enceinte des différents palais (tels Tianshi). D'autres sont bien plus petites, se restreignant parfois à une seule étoile (Dajiao, par exemple, correspondant à α Bootis/Arcturus, ou Tianguan, correspondant à ζ Tauri). Les astérismes à une seule étoile mis à part, les étoiles ne sont pas individuellement nommées à l'exception de celles de certains très grands astérismes, comme par exemple celles de Tianshi dont les noms correspondent aux différences provinces de l'Empire chinois de l'époque où les astérismes ont été créés (époque de la Dynastie Han).



[size=18][/size]


Astronome chinois en 1675



Mouvement des constellations dans le ciel



Du fait que la Terre tourne sur elle-même, on observe les constellations tourner autour d'un centre que pointe l'axe de rotation terrestre, c’est-à-dire α Ursae Minoris dans l'hémisphère nord, σ Octantis dans l'hémisphère sud. C'est pourquoi sur les cartes célestes, l'étoile polaire y figure au centre (σ Octantis est malheureusement trop peu lumineuse pour être facilement observable). Pour résumer, les étoiles ne bougent pas vraiment (infimement en plusieurs centaines d'années selon la Terre en référetiel), contrairement à notre pensée, mais c'est nous, la Terre, qui bougeons, c'est pourquoi nous voyons différentes étoiles chaque nuit, sans que celles-ci ne bougent!


Ainsi, dans l'hémisphère nord, les constellations qui se trouvent près de l'étoile polaire ne descendent jamais en dessous de l'horizon et sont visibles toute l'année à partir des latitudes où l'étoile polaire n'est pas trop basse dans le ciel : on les appelle les constellations circumpolaires. Ce sont, par exemple, la Petite et la Grande Ourse, Cassiopée, Céphée et le Dragon. À l'inverse, la plupart des constellations ne sont visibles qu'en certaines saisons, comme Orion, visible en hiver, la Lyre en été, le Lion au printemps, ou encore Andromède visible en automne.
 

Astronomie - La mort des etoiles


 
 
Le phénomène de la supernova se compose de trois étapes :


(1) l'implosion
(2) la supernova
(3) les résidus


Les phases finales de l'évolution d'une étoile dépendent principalement de sa masse. Plus une étoile est massive, plus sa température centrale est grande sous l'effet de la pression qui doit s'opposer à l'effondrement gravitationnel.

Lorsqu'une étoile a brûlé entre 10 et 20 % de son hydrogène, le cœur de celle-ci se retrouve à court de carburant. C'est à ce moment-là que l'étoile entre dans la fin de sa vie.
 



Le stage géante rouge
 



A ce moment-là, le cœur de l'étoile ne contient plus que de l'hélium, trop stable pour fusionner. La gravité reprend donc le dessus et l'étoile commence à se contracter permettant ainsi à l'hydrogène de brûler plus vite et par conséquent de produire plus d'énergie. L'étoile doit évacuer cette énergie, elle n'a alors d'autre choix que de se dilater pour augmenter sa surface. L'étoile ayant énormément gonflée, sa température baisse: sa couleur va donc tendre vers le rouge . L'étoile est devenue une géante rouge.


L'évolution suivante va dépendre de la masse de l'étoile.
 



[size=16][/size]
 



La mort des étoiles peu massives



Pour les étoiles dont la masse est inférieure à 1,4 fois celle du Soleil, le processus s'arrête lorsque tout l'hélium est épuisé et que la température n'est pas suffisante pour amorcer la fusion du carbone. La matière issue des couches externes de l'étoile est expulsée dans l'espace. Les restes éparpillés de cette enveloppe forment ce que l'on appelle une nébuleuse planétaire. Celle-ci va se disperser dans le milieu interstellaire en quelques centaines de milliers d'années. Le cœur de l'étoile, lui, va s'effondrer à nouveau sous l'effet de la gravité jusqu'à ce que la densité soit si élevée qu'elle va obliger les électrons à quitter leurs orbites autour des noyaux. Cependant la compression due à la gravité se trouve compensée par une pression dite de dégénérescence.
 


A ce stade, l'étoile est devenue une naine blanche dont la température varie entre 5000 et 100 000 K. Cette naine blanche est à peu près de la taille de la Terre avec une masse pratiquement égale à sa masse initiale. La densité y est donc très élevée: un verre d'eau rempli de matière pèse plus de 50 tonnes. Les naines blanches sont des étoiles en rotation rapide, car elles gardent la rotation de l'étoile initiale tout en étant beaucoup plus petite. Elles ne peuvent que rayonner leur chaleur résiduelle en se refroidissant cependant. Une fois leur température assez basse, elles deviennent des astres morts, des naines noires.



La mort des étoiles massives



Les étoiles massives (dont la masse est supérieure à 1,4 fois celle du Soleil) ont des températures centrales beaucoup plus élevées. Elles s'éteignent donc rapidement, après trois ou quatre millions d'années. L'hydrogène (transformé en hélium par les réactions thermonucléaires) s'étant complètement épuisé au centre de l'étoile, celle-ci se contracte à nouveau sous l'effet de la gravité et la température s'élève encore. Autour du milliard de degré, ce sont les noyaux de carbone qui fusionnent. Des réactions complexes conduisent à la formation d'éléments nouveaux: le néon (Ne), le sodium (Na), le magnésium (Mg), l'aluminium (Al), le silicium (Si), le phosphore (P) et le soufre (S).. Après la phase de fusion du carbone viennent celles du néon, de l'oxygène puis du silicium, lorsque la température monte à 2 à 5 milliards de degrés.


 


En quelques milliers d'années, l'étoile engendre les noyaux de masse intermédiaire, du silicium jusqu'aux métaux: fer, nickel, cuivre, zinc… Puis des noyaux encore plus lourd apparaissent jusqu'à l'uranium.


Le drame se prépare quand le cœur de l'étoile approche les 5 milliards de degrés. A ce stade, l'étoile va se contracter rapidement, puis s'effondrer ce qui provoque une formidable explosion, brillante comme plusieurs centaines de millions de soleils. C'est une supernova. Les produits des phases de fusion vont être expulsés dans l'espace, puis se refroidir, formant un nuage appelé rémanent de supernova. Mais contrairement à la nébuleuse qui a donné naissance à l'étoile, cette fois, la nébuleuse contient des éléments lourds. L'étoile aura donc permis de produire des éléments plus complexes.



[size=16][/size]



Au moment de l'explosion, l'étoile n'est pas entièrement dispersée dans l'espace . Sa partie centrale se replie sur elle-même. Sa densité augmente énormément . Elle se mesure en centaines de millions de tonnes par centimètres cube. C'est l'équivalent de la masse d'un grand pétrolier concentrée sur une tête d'épingle ! Le cœur de l'étoile devient un seul et gigantesque noyau de neutrons: il en résulte une étoile à neutrons ou pulsar car ces astres émettent de la lumière à la manière d'un phare: ils s'allument et s'éteignent plusieurs fois par secondes. Ce phénomène vient du fait que seul leurs pôles magnétiques émettent de la lumière, et que les pulsars tournent très rapidement autour de leurs pôles. On voit donc passer la partie lumineuse plusieurs fois par seconde.


 


Il semblerait, dans certains cas, que certains résidus de supernova puissent être encore plus denses qu'une étoile à neutrons. Tellement denses, que la gravité empêcherait la lumière de s'en échapper. Un tel astre est appelé trou noir. Cependant, puisque même les radiations électromagnétiques ne peuvent s'en extraire, on ne peut les observer directement. On n'a donc pas la preuve de leur existence, même si certains phénomènes observés suggèrent la présence d'un trou noir.

Astronomie - Le soleil -

 
Sans le Soleil, nous n'aurions pas de système solaire. Il fournit non seulement l'énergie nécessaire à la vie, mais aussi la force gravitationnelle qui confine les planètes sur leur orbite. Cette étoile éclaire et chauffe la Terre depuis un peu moins de 5 milliards d’années. Au centre de notre étoile solaire règne une fournaise nucléaire.
600 millions de tonnes d’hydrogène y « brûlent » à chaque seconde. Mais, il reste heureusement au Soleil encore 5 milliards d’années à vivre.
 
Anatomie du Soleil


Le Soleil gravite autour du centre de notre galaxie, à une distance de 8 500 parsecs, un parsec correspondant à 30,86 billions de kilomètres. Sa période orbitale est d'environ 240 millions d'années.
 
La période axiale moyenne du Soleil est de 27 jours. Cependant, la période de rotation varie en fonction de la latitude ; les régions équatoriales accomplissent une révolution en 25 jours, tandis que les régions polaires sont plus lentes et mettent 34 jours.
 
[size=16][/size]
 
Vue rapprochée du Soleil. (Nasa)
 
Le Soleil est le corps le plus massif du système solaire. Il est 330 000 fois plus massif que la Terre.
Il est également le corps le plus gros, avec un diamètre de 1 391 900 kilomètres, 109 fois supérieur à celui de la Terre.
 
[size=16][/size]
 
La position du Soleil dans notre galaxie. (Nasa)
 
Le Soleil est stratifié, et peut se diviser en trois régions : le noyau, la zone radiative et la zone convective. La "surface" du Soleil visible correspond à la photosphère, recouverte par la chromosphère et sa couronne périphérique.
 
Il est essentiellement composé d’hydrogène, le plus léger des gaz. Le reste se répartit entre 10% d’hélium et quelques traces d’éléments plus lourds.
 
Le cœur du Soleil est un réacteur à fusion nucléaire naturel, d’une température de 14 millions de degrés.
 
Données techniques :
 

  • Type: Etoile moyenne

  • Température: 5 500° C en surface

  • Rayon: 696 000 km

  • Age: 5 milliards d'années

  • Distance de la Terre: 158 millions de km


 
Le Soleil : un disque éblouissant


La surface du Soleil est particulièrement dynamique, étant une masse bouillonnante de courants de convection, de tempêtes, d'éruptions et d'énormes protubérances. La Terre est lilliputienne comparativement à de nombreux éléments de la surface solaire.
 
[size=16][/size]
 
Comparaison entre le Soleil et la Terre (Montage effectué à partir d'une photo de la Nasa)
 
Les réactions nucléaires du centre du Soleil produisent une énergie très intense qui dégage de la lumière.
Cette lumière s’échappe du noyau vers la surface.
 
[size=16][/size]
 
Les protubérances sont d'immenses arches de gaz, maintenues au-dessus de la photosphère par les forces magnétiques. (Nasa)
 
Une lumière si violente se dégage du Soleil qu’il est très dangereux de le regarder à l’œil nu. Sans l’aide d’appareils spécialisés, on ne pourrait pas étudier sa surface.
 
Surface et taches solaires


Sa surface visible, la photosphère, n’est qu’une toute petite couche de seulement 300 km d’épaisseur.
 
Sa surface n’est pas uniforme mais présente des tâches très sombres d’une durée de vie de quelques jours à quelques mois.
Ces « petites » taches, qui pourraient aisément contenir la Terre, correspondent à des zones moins chaudes.
 
Ces taches semblent plus nombreuses tous les 11 ans. Au moment du maximum d’activité solaire (maximum de taches), cela crée des perturbations dans les télécommunications sur Terre.
 
[size=16][/size]
 
Taches solaires. (Nasa)
 
La surface du Soleil n'est pas une surface réelle, mais plutôt la profondeur visible au travers de l'atmosphère chaude. Cette couche visible est la photosphère, une surface très mouvementée, bouillonnante, où l'on rencontre les phénomènes les plus violents du système solaire. Les éléments principaux de la photosphère sont les taches sombres, les éruptions et les protubérances.
 
Les éruptions solaires et les aurores


Les éruptions solaires représentent l'activité la plus mouvementée de la photosphère. En quelques minutes, les températures grimpent, localement, à 5 millions de degrés ; un nombre important de particules, ainsi que le rayonnement qui leur est associé, sont projetés dans l'espace. Une éruption dure habituellement moins d'une demi-heure.
 
[size=16][/size]
 
Protubérances et éruptions solaires vues en rayons X par le satellite Yohkoh. (Nasa)
 
Quand le bombardement du vent solaire s’intensifie, le bouclier magnétique et l’atmosphère terrestre ont plus de mal à nous protéger.
Un plus grand nombre de particules parviennent à pénétrer dans les couches les plus hautes de l’atmosphère.
 
[size=16][/size]
 
Aurore boréale en Laponie. (Nasa)
 
Entrant au-dessus des pôles terrestres, ces particules, en rencontrant les molécules de la haute atmosphère, provoquent de magnifique spectacles que l’on nomme aurores boréales dans l’hémisphère Nord et aurores australes dans l’hémisphère Sud.
 
Le vent solaire


Quand la lumière s’échappe brutalement à la surface du Soleil, elle s’échappe dans le vide spatial.
 
Les éruptions solaires bombardent les planètes du système solaire de minuscules particules extrêmement énergétiques.
On appelle ce phénomène le vent solaire.
 
[size=16][/size]
 
L'existence du vent solaire a été détectée en observant les comètes (comète Kohoutak sur la photo). Leur queue, dont leur direction est toujours opposée au Soleil, est repoussée par les particules solaires. (Nasa)
 
Il existe un écoulement constant de ce vent solaire, qui parcourt le système solaire et s'approche de chaque planète. L'interaction entre le vent solaire et le champ magnétique des planètes provoque des phénomènes d'aurore.
 
[size=16][/size]
 
Une aurore australe à dominante verte vue depuis une navette spatiale. (Nasa)
 
Le centre du Soleil


Le Soleil peut être décomposé en trois parties principales : le noyau, la zone radiative et la zone convective.
 
Le noyau
Le noyau central occupe 40 % du diamètre du Soleil, et représente la source de l'énergie solaire. Dans le noyau, la température est d'environ 15 millions de degrés K, et la pression d'environ 2,5 x 1011 bars.
 
[size=16][/size]
 
L'énergie solaire provient de la fusion thermonucléaire. Les atomes d'hydrogène sont convertis en hélium ; au cours du processus, il existe une différence de masse. Pour chaque atome d'hélium produit, quatre atomes d'hydrogène sont consommés. Cependant, la masse d'un atome d'hélium est inférieure à celle de quatre atomes d'hydrogène combinés. La masse manquante a été convertie en énergie, selon l'équation d'Einstein E=mc2, où m est la masse manquante, et c la vitesse de la lumière. Comme c est un nombre très élevé, seule une faible masse doit être convertie, afin d'obtenir une énergie résultante importante.
 
[size=16][/size]
 
Soleil vu dans l'ultraviolet par Soho. (Nasa)
 
Le Soleil consomme plus de 700 millions de tonnes d'hydrogène par seconde, produisant 695 millions de tonnes d'hélium. Les 5 tonnes manquantes sont converties en énergie. Celle-ci, sous la forme de particules lumineuses, les photons, met environ 170 000 ans pour voyager à travers les différentes couches du Soleil et échapper à celui-ci. 8 minutes supplémentaires sont nécessaires aux photons pour traverser le système solaire et atteindre vos yeux.
 
La zone radiative
La zone radiative entoure le noyau. Elle s'étend jusqu'à 70 % du rayon du Soleil, et le transport d'énergie, dans cette région, se fait par rayonnement. Les gaz de la zone radiative sont relativement calmes.
 
La zone convective
La zone convective entoure la zone radiative, et correspond au reste du rayon du Soleil. Le transport d'énergie se fait par convection. La matière contenue dans cette zone est opaque au rayonnement ; par conséquent, celui-ci réchauffe le bas de la zone convective. La matière réchauffée s'élève, perd son énergie dans l'espace, puis disparaît.
 
L’éclipse solaire


Les éclipses se produisent lorsque le soleil, la Terre et la Lune s’alignent dans l’espace, ce qui peut arriver plusieurs fois par an.
 
[size=16][/size]
 
Couronne lors d'une éclipse de Soleil. (Nasa)
 
Lorsque la Lune se place entre la Terre et le Soleil, il se produit une éclipse solaire.
Lorsque la Terre se trouve entre le Soleil et la Lune, il se produit une éclipse lunaire.
 
La mort du Soleil


Il y a plus de 5 milliards d’années, un immense nuage de gaz errait dans la Voie lactée. Il trouve son origine dans l’explosion d’une multitude de supernovae qui ont répandu, dans un coin de notre galaxie, les atomes constituant les couches externes des étoiles dont elles sont issues.
 
[size=16][/size]
 
Eclipse du Soleil du 11 août 1999 visible en France. (Nasa)
 
Poétiquement parlant, ce gros nuage a commencé à s’effondrer sous son propre poids. Il a eut beaucoup d’enfants : les étoiles ; et de petits enfants : les planètes.
Dans 5 milliards d’années, une étoile géante rouge, le Soleil, brûlera la Terre. On est certain que le Soleil a déjà brûlé plus de la moitié de l’hydrogène qu’il renfermait en son centre à sa naissance.
Dans 5 milliards d’années, la totalité sera transformée en hélium.
Le Soleil deviendra alors instable et gonflera, dans un premier temps, pour devenir aussi grand que l’orbite de Mercure.
Sa température de surface ne sera plus que de 3 000°C. Il sera devenu une géante rouge.
La Terre sera transformée alors en un désert torride, et la température y dépassera les 1 000°C.
Après un processus assez complexe et quelques millions d’années, le centre s’effondrera en un astre aussi petit que la Terre.
L’homme du futur, installé sur un autre système planétaire, pourra alors observer une nébuleuse planétaire, avec une petite naine blanche en son centre.

Astronomie - La vie des etoiles

 
 
La vie des étoiles
 

On peut dire que la vie d'une étoile débute lorsque les embryons stellaires sont visibles à travers les débris de son nuage où commençait sa formation. Leur aspect et leur état intérieur dépendent de leur masse. C'est alors que commencent pour les étoiles à grande masse, celles de vingt ou trente fois celle du Soleil, les réactions thermonucléaires (fusion du noyau d'hydrogène).


Les étoiles qui n'auront pas une température 10 000 000 °C dans leurs zones centrales vont continuer de se contracter et de se réchauffer pour atteindre ces températures. Ces millions de degrés sont nécessaires afin d'amorcer la combustion de l'hydrogène. Cette étape est liée au fait que la seule source d'énergie de l'étoile est gravitationnelle.


Lorsque s'amorce la combustion de l'hydrogène, chaque étoile possède une luminosité à peu près proportionnelle au cube de sa masse. Le temps que dure cette combustion dans le noyau représente la phase la plus longue de sa vie. Dans le Soleil qui s'y trouve actuellement, elle durera au total quelque cinq milliards d'années ! Durant cette phase, il nous semble qu'il n'y ait plus aucune évolution chez l'étoile.



Le Soleil, notre étoile



Notre vie sur Terre dépend totalement de celle du Soleil. L'équilibre de chaque planète est étroitement lié à celui de notre étoile.


Considéré en général comme un astre stable, notre Soleil n'en est pas pour autant endormi et inactif. Les éruptions passagères, protubérance, évolution générale à long terme, sont tous des facteurs qui peuvent modifier radicalement les conditions qui règnent dans notre environnement terrestre.


Connaître le Soleil n'est donc pas seulement une curiosité d'astronome. C'est indispensable pour comprendre l'histoire et envisager l'avenir à long terme de notre planète.



Le Soleil en quelques chiffres



Masse : 2.1030 kg soit environ 3,3.105 fois celle de la terre
Rayon : 700.103 km soit approximativement 109 fois celui de la terre
 
Température centrale : 15.106 K*
Température de surface : 6000 K*
Masse volumique moyenne : 1,4.103 kg.m-3
Age : 4.6 milliards d'années
Durée de vie prévue : 10 milliards d'années



* K symbole du Kelvin. Unité calorifique tel que 1K=1°C avec un zéro absolue à 0K. Solidification de l'eau à 273.15K et son ébullition à 373.15K

Astronomie - Naissance des étoiles -

 
 
les différents stades de l'évolution d'une étoile



Introduction



L'univers est très vaste. Il renferme autant les plus infimes particules que des immenses galaxies et des amas d'étoiles. Il est alors difficile de s'en faire une idée exacte. Bien sûr, nous savons que ce dernier est constitué d'espace, de planètes, de poussières, de plusieurs gaz et… de milliers d'étoiles.


Qui n'a alors jamais rêvé devant le merveilleux spectacle que nous offrent chaque soir ces petits points lumineux que l'on appelle étoiles. De si loin elles nous semblent si magiques...


Mais d'où viennent-elles ? Pourquoi brillent-elles ? Comment se déroule la vie d'une étoile ?



La naissance des étoiles



Une étoile est un astre, formé de gaz, à l'intérieur duquel se produisent des réactions de fusion thermonucléaire. Ces réactions sont à l'origine du rayonnement électromagnétique. La détection des étoiles est facilité grâce à leur rayonnement. Ainsi plusieurs milliers d'étoiles sont visibles à l'œil nu. On estime à plusieurs centaines de milliards le nombre d'étoiles figurant dans notre galaxie uniquement. Une étoile est donc un astre très commun, mais qui paradoxalement, garde encore une partie de ses mystères…


Les étoiles prennent naissance dans une nébuleuse primordiale. Celle-ci est en fait un nuage interstellaire. Ce nuage est très vaste, environ plusieurs centaines de millions de kilomètres et d'une masse allant de 1 000 000 à plusieurs millions de masse solaire. Cette nébuleuse est constituée essentiellement d'hydrogène à 90%, d'hélium à 9% et les 1% restant sont des éléments rares et des poussières. Sa température est très basse puisqu'elle se situe au alentour de -260°C.


Deux modes de formation semblent prédominer dans notre galaxie: un mode "bien serré" et l'autre plus "dilué". Dans le premier cas, à partir du milieu interstellaire on assiste à la formation plus ou moins simultanée d'un groupe dense de nombreuses étoiles à partir d'agglomérations de nuages de gaz moléculaire et de poussière. Dans le second cas, on observe un système isolé (parfois double) se former à partir d'un nuage dense séparé de l'environnement et situé dans une enveloppe de matériaux plus rares contenant plusieurs nuages semblables distincts les uns des autres. Plusieurs astronomes pensent que les étoiles comme le soleil ont été formées par le second mécanisme dans des nuages notamment dans la région du Taureau.


Suite à des événements externes, comme par exemple l'onde de chocs que provoque l'explosion d'une supernova , ou alors l'onde de densité crée par la rotation d'un bras spiral de la galaxie, peuvent provoquer en certains points du nuage la condensation de ses particules. On dit que ce nuage se comprime ou s'effondre sur elle-même, sous l'effet de la gravitation. Ce qui provoque le réchauffement du gaz, jusqu'à atteindre un million de degrés en son cœur. Cette protoétoile brille déjà mais la masse de gaz et de poussières l'entourant masque sa lumière .


A ce stade, la force nucléaire entre en jeu. Deux protons se rencontrent, fusionnent et forme du Deutérium. Ce Deutérium fusionne ensuite avec un proton pour former de l'Hélium 3. Il faut ensuite 2 noyau d'hélium 3 pour fusionner en hélium 4. La fusion du deutérium en hélium libère une grande quantité d'énergie nucléaire sous la forme de photons, la masse des particules fusionnées est plus faible que leur masse séparée



La différence de masse est convertie en énergie (E=mc²). Les réactions thermonucléaire permettent de contrecarrer l'action de la force de gravitation. L'étoile n'a plus besoin de se contracter pour obtenir de l'énergie qui lui permet de briller .



Elle va donc garder son diamètre et sa couleur pendant tout le temps que durera la fusion de l'hydrogène en hélium. Plus la masse de l'étoile est grande plus elle a besoin d'énergie pour compenser la force de gravitation .Elle va donc user ses réserves plus vite que les étoiles de faible masse. Ainsi ce sont donc les étoiles qui ont le plus de réserves qui vont s'étendre le plus vite .



Résumé



Une étoile commence à se former quand une perturbation, comme une explosion d'une supernova proche, déclenche l'effondrement d'un nuage de gaz et de poussière.



Le gaz et la poussière s'accumulent au centre, entourés d'une enveloppe de matière et d'un disque. Les forces centrifuges propulsent des jets vers l'extérieur.



La matière continue à tomber en pluie sur le disque. Environ dix pour cent est évacué en un flot irrégulier, qui repousse le gaz ambiant.



La matière du disque s'agglomère pour former des planétisimaux. L'enveloppe et les jets se dissipent. A ce stade, un million d'années se sont écoulées.



La pression et la température au centre de l'étoile déclenchent la fusion nucléaire. Les planétisimaux s'unissent et forment des planètes.




bonne après midi 1 a demain     Ninnenne       blog de partage    pour le nom,me contacter
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Astronomie - les astéroïdes -Feux d'artifice au coeur de l'univers -Les Phases de la Lune. Eclipse de la Lune - et autres   

Revenir en haut Aller en bas
 
Astronomie - les astéroïdes -Feux d'artifice au coeur de l'univers -Les Phases de la Lune. Eclipse de la Lune - et autres
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Astronomie - Feux d'artifice au coeur de l'univers +astéroides(suite et fin)
» Feux d'artifice !!!
» [Christie, Agatha] Feux d'artifice
» Feux d'artifice Port de Carnon
» Feux d' artifice

Permission de ce forum:Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum
AU PETIT KIOSQUE DE LA POESIE :: ici on parle de tous-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetSauter vers: