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 Champignons -Le lactaire délicieux- La Girolle -Le Champignon de Paris -et autres(photos,textes)

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ninnenne
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MessageSujet: Champignons -Le lactaire délicieux- La Girolle -Le Champignon de Paris -et autres(photos,textes)    Jeu 24 Sep - 13:22

Champignons - Le lactaire délicieux -

 
Le lactaire délicieux -
 
Chapeau : de 5 à 13 cm, convexe avec dépression centrale, à marge d'abord fort enroulée puis un peu ondulée en se creusant, de couleur orange, plus foncé vers le disque, peu zoné à zoné et à taches verdâtres aux blessures
 
[size=16][/size]
 
Lames : décurrentes, fines et serrées, fragiles, de couleur jaune orangé à orange, verdissant lentement aux blessures
Anneau : néant
Pied : trapu, assez épais, creux, de même couleur que le chapeau, souvent ponctué de fossettes (scrobiculé) de couleur plus foncées sur un fond pruineux blanchâtre
Exhalaison : fruitée
Période de cueillette : à partir de la fin de l'été et pendant tout l'automne, voire jusqu'au début de l'hiver
Biotopes : essentiellement dans les bois de conifères, appréciant la couverture des pins, de préférence sur sol acide et humide
 
[size=16][/size]
 
Confusions : possible avec le lactaire de l'épicéa plus scrobiculé au pied et le lactaire sanguin dont la coloration est toutefois moins vive
Famille : russulacées
Nom scientifique : lactarius deliciosus
 
 
La chair est de couleur rouge carotte et les spores sont blanches. Ce champignon courant, plus fréquent dans le sud, se développe en groupes de plusieurs individus pour peu que l'humidité ambiante soit suffisante. Il exsude un lait de la même couleur que la chair (devenant verdâtre en séchant) alors que le lactaire sanguin présente un lait rouge vif à rouge brunâtre en séchant. Le lactaire délicieux usurpe quelque peu son nom car il est, en réalité, d'une saveur moins exquise que celle de son cousin, le lactaire sanguin. Il est toutefois un comestible de bonne qualité, à condition d'être dégusté jeune.


Champignons - La Girolle -

 
La girolle ou chanterelle commune
 
Chapeau : chapeau de 3 à 12 cm convexe puis rapidement en coupe, charnu, à marge d'abord finement enroulée puis très sinueuse et irrégulière, souvent difforme ou paraissant parfois bosselé, de couleur jaune d'oeuf mais pouvant aller du jaune très pâle à l'orangé
 
[size=16][/size]
 
Lames : néant : plis relativement épais, plus ou moins fourchus et nettement décurrents, paraissant être des lamelles
Anneau : néant
Pied : charnu, jaune lumineux, souvent courbé, devenant plus mince et plus clair vers la base, fibreux, pouvant parfois être soudé au pied d'un autre individu
 
[size=16][/size]
 
Exhalaison : agréablement fruitée, semblable à celle de la mirabelle ou de l'abricot sec et un peu acidulée
Période de cueillette : dès le mois de mai et jusqu'au milieu de l'automne si la terre n'a pas été trempée par de trop fortes pluies
Biotopes : sur la mousse des bois de feuillus aérés (surtout de chênes et de châtaigniers) ou de résineux surtout en mélange avec des feuillus
 
[size=16][/size]
 
Confusions : possible avec le clitocybe de l'olivier et son homologue du nord, le clitocybe illusoire
Famille : cantharellacées
Nom scientifique : cantharellus cibarius
 
La chair est de couleur crème à jaune intense, blanchâtre à coeur. Ce champignon se montre dans les bois dès le mois de mai et pendant tout l'été. En septembre et octobre, parfois jusqu'en novembre sir l'automne est sec, c'est le plus souvent parmi les feuilles mortes, dans les taillis de noisetiers et de bouleaux qu'elle pousse en troupes parfois nombreuses. Il s'agit d'un excellent comestible.

[size=24]Champignons - Le Champignon de Paris -

[/size]

 
Chapeau : de 5 à 10 cm, globuleux devenant hémisphérique, ensuite convexe puis s'aplatissant, de couleur de fond blanchâtre à brun clair, à marge excédente et plus ou moins appendiculée, recouvert de fibrilles ou squamules brunâtres à roussâtres, à marge plus claire

Lames : fines et serrées, de couleur rose puis devenant brunes puis bistre-noirâtres à arêtes plus pâles en vieillissant

Anneau : bien marqué, épais et souvent en bourrelet, cotonneux et complexe, de couleur blanche un peu brunâtre en marge, relevé chez les sujets juvéniles

 
[size=16][/size]

 
Pied : trapu et ferme, plutôt court, s'épaississant vers la base, de couleur blanche devenant ochracé roussâtre vers la base

Exhalaison : typiquement fongique, plus ou moins prononcée

Période de cueillette : à partir du début du printemps et jusqu'à la fin de l'automne

Biotopes : jardins amendés, zones de fumure naturelle bien décomposée, compost, appréciant la litière de cyprès

Confusions : possible avec agaricus hortensis plus pâle et de plus grande taille, avec l'agaric champêtre mais aussi parfois avec d'autres agarics, tous comestibles

Famille : agaricacées

Nom scientifique : agaricus bisporus

 
[size=16][/size]

 
La chair est blanche, rosit légèrement au toucher et à la coupe où elle devient ensuite vineux pâle à brunâtre pâle. Il s'agit du champignon le plus connu et le plus cultivé dans le monde. Il est plutôt rare à l'état sauvage et ne ressemble alors pas vraiment à celui qui est commercialisé sous son nom vernaculaire. Il s'agit d'un très bon comestible.
[size]
 

Champignons - Bolets séparans -

[/size]

 
  Bolet séparans

( Boletus separans )

 
 Chapeau

 
3 à 15 cm, convexe puis étalé, brun à marron foncé parfois noir souvent lavé de violet, les jeunes spécimens semblent recouverts d' une velour gris clair.


Dessous du chapeau

 
Tubes fins et serrés , blanc à ocre ne changeant pas de couleur au toucher.


Pied

Long blanc à ocre clair , ventru, avec un réseau blanc.


Chair

 
Blanche ne bleuissant pas à la coupe.
 

Habitat

 
Très rare dans les forêts de feuillus ou mixte de Juin à Octobre.


Champignon comestible
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Champignons - Cèpe d'été -

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  Cèpe d'été ( Boletus aestivalis ou Boletus reticulatus )

 
Chapeau


10 à 25 cm, hémisphérique au début puis convexe, gris clair à brun clair parfois chamois clair, se craquelle par temps sec.

 

Dessous du chapeau

 

Tubes fins et serrés, blanc puis jaune verdâtre, ne change pas de couleur au touché. Les tubes forment souvent un sillon autour du pied.

 

Pied

 

Le pied mesure de 1 à 20 cm, brunâtre, il est parfois obèse chez les jeunes spécimens, cette obésité disparait au fur et à mesure que le champignon grossi. Le pied est orné d'un réseau très marqué et anguleux. Le pied est souvent terminé par une sorte de racine.

 

Chair

 

Blanche, ne bleuissant pas, plus molle que le cèpe de Bordeaux avec un gout sucré.

 

Habitat

 

il pousse isolément ou en groupe dans les forêts de feuillus surtout chênes et hêtres de Juin à Septembre.

 

Très bon Champignon
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Champignons - Cèpe de pins -

[/size]

 
Cèpe des pins ( Boletus pinophilus ou Boletus Pinicola )

 
Description

 
Chapeau

5 à 30 cm, convexe, brun.
 

Dessous du chapeau

 

Tubes fins et serrés séparables facilement du pied, blancs puis jaune verdâtre, ne change pas de couleur au toucher.


Pied

 

Le pied mesure de 2 à 15 cm, brun rouge foncé, il est parfois obèse chez les jeunes spécimens, cette obésité disparait au fur et à mesure que le champignon grossi. Le pied est orné d'un réseau très fin.


Chair

 

Blanche, ferme ne bleuissant pas.


Habitat

 

Rare, il pousse isolément ou en petits groupes dans les forêts de pins méridionales de Juillet à Novembre.


Très bon Champignon
[size]

Champignons - cèpe tete de nègre -

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Cèpe Bronzé ou tete de nègre

 
Description

 
Chapeau


10 à 25 cm, hémisphérique au début puis convexe, brun foncé à noir, velouté.


Dessous du chapeau

 
Tubes fins et serrés, blanc puis jaune verdâtre, ne change pas de couleur au touché.


Pied

 
Le pied mesure de 1 à 20 cm, brun, il est parfois obèse chez les jeunes spécimens, cette obésité disparait au fur et à mesure que le champignon grossi. Le pied de couleur ocre à brun, il est orné d'un réseau peu visible, brun plus foncé.


Chair

 

Blanche, ferme ne bleuissant pas.


Habitat

 

Poussent isolément ou en petits groupes dans les forêts de chênes, hêtres, charmes, châtaigners de Juin à Octobre.


Très bon Champignon
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Champignons - le cèpe de Bordeaux -

[/size]

Description

 
Chapeau
10 à 30 cm, hémisphérique au début puis convexe, marron clair, un peu visqueux par temps humide. La marge est soulignée d'un liseré blanc caractéristique.


Dessous du chapeau
Tubes fins et serrés séparables facilement du pied, blanc puis jaune verdâtre, ne change pas de couleur au touché.


Pied
Le pied mesure de 2 à 20 cm, blanc à brun clair, il est parfois obèse chez les jeunes spécimens, cette obésité disparait au fur et à mesure que le champignon grossi. Le pied est orné d'un réseau gris peu marqué.


Chair
Blanche, ferme ne bleuissant pas.


Habitat
Répandu partout dans les forêts de chênes, hêtres, pins d'Août à Décembre.
 

Très bon Champignon

 
Ou trouver des cèpes ?

 
Les cèpes commencent à pousser dès le mois de Juin pour certaines espèces mais c' est fin Août début Septembre que le cèpe de Bordeaux (Boletus edulis) qui est le plus courant apparait. Ce cèpe pousse pratiquement partout mais pas avec le même succès, certaines régions restent beaucoup plus favorisées que d' autres.

Sous les chênes


Le chêne est un des arbres où l' on trouve le plus de champignon d' automne, c' est un des refuges du cèpe de Bordeaux.

Sous les hêtres


Le hêtre est lui aussi un arbre bien connu des ramasseurs de champignons et en particulier les ramasseurs de cèpes.


Sous les pessières


La pessière est une plantation d' épicéas rangés en rangs réguliers et serrés, cette forêt est très sombre elle semble sans vie, pourtant certains champignons dont le cèpes de Bordeaux arrivent à pousser dans ces lieux. 


Sous les forêts mixtes


Les mélanges chênes hêtres ou chênes épicéas ou chênes sapins sont des lieux privilégiés pour les cèpes, il faut rechercher ce genre d' association car s' il y a eu une poussée de cèpes alors ils sont surement sous ces bois. 


régions à cèpes


(Aveyron, la lozère, le Gard, l' aquitaine pour la France),

 
On peut le trouver presque partout et en quantité importante aussi bien sous les épicéas , chênes que dans les taillis, certains en font même un commerce.
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Champignons - la Morille -

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Histoire

 
[size=10][size=16]Ce champignon au chapeau alvéolé et au pied épais et renflé, fait partie de la famille desconiques morchellacés. Amatrice de terres sabonneuses, la morille pousse volontiers dans les bois et les montagnes. Elle se plaît davantage sur les terres bouleversées, ce qui explique que les plages normandes s'en sont vues remplies au printemps 1945, après les bombardements.

La 
morille est un champignon des pays tempérés. En France, on en trouve surtout à l'Est et au Sud-Est de la France ainsi que dans le Périgord et en Corrèze. On la trouve également en Turquie et dans certains pays de l'Est. 

Il en existe une trentaine de variétés, relativement semblables et difficiles à reconnaître les unes des autres. Parmi les plus courantes, on trouve : 
- la morille ronde ou blonde :elle se reconnaît à la forme typique de son chapeau, à sa belle couleur blond chaud, à ses alvéoles amples, à son pied cylindrique et court.
- la morille "vulgaire" :son chapeau est brun clair, le plus souvent conique, parfois arrondi ou ovale, creux à l'intérieur . Son pied est blanchâtre et sa chair légèrement ocrée.
- la morille conique :son chapeau est plus oblong et brun foncé, ses côtes plus épaisses et ses alvéoles mieux dessinées. C'est la plus estimée.

Enfin, sachez que sa saison est courte, elle commence à apparaître en mars et disparaît au fil du mois de mai...
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Bienfaits

 
Légère la morille ! Avec seulement 15 kcal/100 g, elle fait partie des végétaux les plus pauvres en calories, tout en étant très riche en goût. Limitez autant que possible l'ajout de matières grasses pour ne pas que cette petite éponge ne s'en imbibe. Notez aussi qu'elle est aussi l'alliée des transits paresseux, qu'elle active efficacement grâce à son abondance de fibres douces (3 g/100 g).

Ses petites alvéoles regorgent de protéines (2,1 g/100 g). Une présence certes moins significative que dans la viande mais en revanche nettement supérieure à celle des autres végétaux. Ces protéines ont l'atout de rassasier rapidement et durablement, mais surtout de donner à nos muscles une bonne dose de tonus. Associées à une forte teneur en minéraux et oligo-éléments (potassiumfer et sélénium avant tout), elle participe au renforcement et au bon fonctionnement de notre organisme.

Pour finir, la morille a l'avantage de renfermer une grande quantité de vitamines, notamment celles du groupe B, qui sont toutes très bien représentées. Notables aussi, ses fortes teneurs en vitamine E, antioxydantes, et en vitamine D, indispensables au bon développement de notre squelette.

 
Dégustation

 
[size=16]Choisissez-la avec un chapeau et un pied ferme et sans tâches. Au toucher, elle doit être sèche ou veloutée mais surtout pas visqueuse. A l'unanimité, les meilleures sont les plus foncées, au pied court et au chapeau rond.

Conservez-la deux ou trois jours tout au plus dans le bas du réfrigérateur, au-delà, elle s'abîme et perd son fragile arôme. Pour la conserver plus longtemps, vous pouvez la plonger dans l'huile d'olive. Séchée, sur un plateau dans un four très doux, elle garde sa saveur toute l'année. 

Ses alvéoles reccueillent facilement sable et insectes : difficile alors de faire l'impasse sur un nettoyage méticuleux. Pour cela, préparez un bain d'eau vinaigrée où vous la plongerez rapidement sans trop la secouer pour que les impuretés tombent au fond. Répétez l'opération une ou deux fois si nécessaire. Epongez-la soigneusement avec du papier absorbant.
Autre école, qui requiert un peu plus de patience : à l'aide d'un pinceau ou d'une brosse à dents souple, nettoyez avec soin chaque alvéole. Plus longue, certes, cette méthode permet de préserver au mieux son arôme délicat. 

Consommez-la
[size=16]absolument cuite car la morille crue est toxique. Avant de la faire poêler, braiser ou sauter, faites-la suer à feu doux, avec ou sans matières grasses, jusqu'à évaporation complète de son eau de végétation.

Elle est si goûteuse qu'une simple noix de beurre suffit pour s'en régaler. Cela dit, elle est aussi excellente dans une sauce à base de crème fraîche ou de vin de madère, et accompagne parfaitement les viandes blanches, notamment le poulet (de Bresse !) et le veau. A noter qu'il est préférable de l'ajouter 10 minutes seulement avant la fin de la cuisson. Elle développe ainsi tout son arôme et garde consistance.

Elle est si rare et délicieuse qu'il suffit d'en ajouter à des oeufs (brouillés, en omelette, mollets), à des pâtes ou dans un risotto pour les transformer en véritables plats de fêtes. Une petite quantité suffit à parfumer la préparation : pas besoin de se ruiner pour qu'elle fasse partie du dîner.

Enfin, lorsqu'elle est séchée, on peut la réduire en poudre ou la réhydrater, et l'ajouter ainsi aux sauces et jus de cuisson.
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Champignons-Chapeau blanc - Lépiote pudique -

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[size=16][size=13][size=10][size=16]Identification de champignons à chapeau de couleur blanche [/size][/size][/size][/size]

  
[size=16] Nom usuel : Lépiote pudique[/size]

 
[size=16][size=16][/size][/size]

 
[size=16]de 5 à 12 cm, convexe puis aplati, blanc à blanchâtre, voire crème selon exposition et humidité ambiante[/size]

 
Chapeau : de 5 à 12 cm, hémisphérique et rapidement convexe puis s'aplatissant, lisse, blanc à blanchâtre, devenant légèrement ochracé en vieillissant, selon exposition, milieu ou degré hydrométrique
- le développement est très rapide et vous voyez à gauche le même specimen au 2ème, 3ème et 4ème jour, la troisième photo représentant un specimen légèrement ochracé qui s'est développé dans un milieu plus sombre et plus humide

 
Lames : libres et serrées, blanches mais devenant rose pâle en vieillissant ; la photo du bas représente les lamelles d'un specimen de 4 jours

 
Anneau : blanc, mince et coulissant, disparaissant souvent dès maturité

 
Pied : bulbeux à la base, parfois courbé, de couleur blanche, jaunissant légèrement au toucher

 
Exhalaison : parfum fongique parfois faible mais souvent bien prononcé

 
Période de cueillette : à partir du début de l'été et jusqu'au milieu de l'automne

 
Biotopes : prairies, parcs, jardins, lisières de bois, chemins et bords de route

 
Confusions : avec plusieurs espèces toxiques ou mortelles telles que l'agaric jaunissant,l'amanite phalloïde, l'amanite vireuse, l'amanite printanière mais aussi d'autres espèces comestibles telles l'agaric champêtrel'agaric bulbeuxl'agaric des jachères ou encorel'agaric des bois

 
Famille : lépiotacées

 
Nom scientifique : leucoagaricus leucothites

 
[size=16]   [/size]

 
[size=16][/size]

 
 
[size=16][/size]

 
Synonymes : colombette
latin : lepiota pudica, lepiota naucina

 
La chair, épaisse, est blanche, de même que les spores. Les caractéristiques de cette espèce assez complexe peuvent être quelque peu différentes, selon le climat et le milieu : elle comporte plusieurs variantes parfois délicates à identifier avec certitude. Pour ces raisons, ce bon comestible (toutefois mal toléré par certains ...) exige une attention soutenue avant de le consommer : il affiche des ressemblances marquées avec l'espèce la plus dangereuse, l'amanite blanche et ses variantes !

 

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ninnenne
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MessageSujet: Re: Champignons -Le lactaire délicieux- La Girolle -Le Champignon de Paris -et autres(photos,textes)    Jeu 24 Sep - 13:30

Champignons-Chapeau blanc - Agaric auguste -

[size=13][size=16][size=13]Identification de champignons à chapeau de couleur blanche [/size][/size][/size]
  
[size=16] Nom usuel : Agaric auguste[/size]
 
[size=16][size=16][/size][/size]
 
[size=16]de 10 à 25 cm, convexe puis étalé, blanc cassé couvert d'écailles jaunâtres à fauve[/size]
 
Chapeau : de 10 à 20 cm et plus, d'abord globuleux à trapézoïdal devenant convexe puis s'étalant, à marge lisse mais ourlée par la cuticule en vieillissant, de couleur blanc cassé à crème couvert d'écailles jaunâtres à fauve ou brun ochracé
 
Lames : fines et assez serrées, arquées, de couleur gris rosâtre devenant brunes avec l'âge
 
Anneau : ample, évasé, floconneux, de même couleur que le pied mais disparaissant parfois partiellement à maturité
 
Pied : cylindrique légèrement clavé, de 2 à 3 cm de diamètre pour 10 à 20 cm de haut, floconneux à squamuleux sous l'anneau et blanc au-dessus, devenant brunâtre pâle à partir de la base sur la fin
 
Exhalaison : le plus souvent d'amandes amères, parfois de bergamote, plus rarement anisée
 
Période de cueillette : à partir du début de l'été et jusqu'à la fin de l'automne
 
Biotopes : dans les bois aérés de feuillus et/ou de conifères mais le plus souvent sous les feuillus, préférant les stations aérées, notamment les lisières des forêts
 
Confusions : possible avec l'agaric des forêts mais qui vient le plus souvent sous conifères et l'agaric des pelouses dont l'habitat typique est également différent
 
Famille : agaricacées
 
Nom scientifique : agaricus augustus
 
[size=16][/size]
 
 
 
[size=16][/size]
 
Synonymes : latin : agaricus subrufescens
 
La chair est blanche et tend à devenir jaune pâle à roussâtre pâle à la coupe. L'agaric auguste est un champignon de grande taille dont la chair jaunit sous la pression des doigts ... ou en vieillissant. Son port ... auguste et sa taille respectable en font une espèce prisée par les amateurs car il est considéré comme très bon comestible.

Champignons- Chapeau blanc - tricholome colombette -

[size=13][size=16]Identification de champignons à chapeau de couleur blanche [/size][/size]
  
[size=16] Nom usuel : tricholome colombette[/size]
 
[size=16][size=16][/size][/size]
 
[size=16]de 5 à 10 cm, d'un blanc pur parfois nuancé de rose ou de bleu, bombé et soyeux, souvent penché[/size]
 
Chapeau : de 5 à 10 cm, hémisphérique devenant convexe puis s'étalant, à marge légèrement enroulée à lisse, onduleuse, d'un blanc pur parfois nuancé de rose ou de bleu, bombé et soyeux, souvent penché
 
Lames : adnées, irrégulières, relativement serrées et de couleur blanche
 
Anneau : néant
 
Pied : robuste, de même couleur que le chapeau mais parfois aussi nuancé de rose ou de bleu
 
Exhalaison : faiblement farineuse
 
Période de cueillette : à partir du début de l'été et jusqu'à la fin de l'automne
 
Biotopes : principalement en bois de feuillus mais surtout de chênes, parfois aussi sous les conifères, appréciant les sols sablonneux et acides
 
Confusions : possible avec l'amanite vireuse mais aussi avec le clitopile petite prune un comestible, ainsi qu'avec le clitocybe nébuleux et l'entolome livide
 
Famille : tricholomatacées
 
Nom scientifique : tricholoma columbetta
 
[size=16] [/size]
 
[size=16][/size]
 
La chair et les spores sont blancs. Ce champignon n'est pas très courant et se développe en groupes de quelques individus mais aussi parfois isolément. Il est considéré comme un bon comestible mais la ressemblance possible avec l'amanite vireuse doit inciter à la plus grande prudence. Une des caractéristiques les plus visibles se situe au niveau des lames : chez le tricholome colombette elles sont adnées et non libres.
 
[size=16] comestible[/size]

Champignons- Chapeau blanc - Bolet Satan -

Identification de champignons à chapeau de couleur blanche 
  
[size=16] Nom usuel : Bolet Satan[/size]
 
[size=16][size=16][/size][/size]
 
[size=16]de 10 à 30 cm, hémisphérique puis convexe, blanc sale à grisâtre ou chamois-gris[/size]
 
Chapeau : de 10 à 30 cm, hémisphérique finement tomenteux puis convexe irrégulier et glabre à étalé, plus ou moins bosselé, à marge lisse, de couleur blanc sale à grisâtre ou chamois-gris , parfois nuancé de jaunâtre, rosâtre et/ou verdâtre
 
Lames : néant : tubes de couleur jaune puis orange à rouge vif virant au bleu au toucher
 
Anneau : néant
 
Pied : trapu et très ventru (jusqu'à 10 cm de diamètre) de couleur rouge virant à l'orange puis au jaune vers le sommet, couvert d'un fin réseau rouge, souvent jaune verdâtre à la base
 
Exhalaison : d'abort discrète puis désagréable, fétide
 
Période de cueillette : à partir du début de l'été et jusqu'au début de l'automne
 
Biotopes : bois clairs de feuillus (chênes, châtaigners, hêtres, et) mais principalement en lisières et clairières de ceux-ci, au bord de chemins les longeant lorsqu'il sont bien exposés, le plus souvent en plein soleil, appréciant les sols calcaires
 
Confusions : possible avec le bolet à pied rouge, dont le chapeau est plus foncé, également avec le bolet blafard lui aussi plus foncé de chapeau, le bolet rouge et jaune ainsi que lebolet à beau pied
 
Famille : boletacées
 
Nom scientifique : boletus satanas
 
[size=16][/size]
 
[size=16][/size]
 
La chair est blanchâtre à jaunâtre mais bleuit à la coupe et les spores sont brun verdâtres. Comme beaucoup de bolets, il est très rapidement véreux. Rare en Bretagne, plus fréquent dans le Sud, il reste toutefois peu courant. Ce champignon généralement solitaire est un toxique sévère à l'état cru, provoquant de sérieuses gastro-entérites pouvant durer plusieurs jours. Il est comestible pour certains, après une longue cuisson ... Pour d'autres, quelques troubles digestifs ont, malgré tout, été observés : il est donc préférable de l'éviter.
 
[size=16]  toxique[/size]

[size=24]Champignons-Chapeau blanc-tricholome de la Saint-Georges

[/size]

 
Identification de champignons à chapeau de couleur blanche 

 
Nom usuel : tricholome de la Saint-Georges

 
  
[size=16][/size]

 
de 5 à 15 cm, épais, convexe, lisse, blanc, crème ou gris fauve, parfois tacheté, à marge enroulée

 
Chapeau : de 5 à 10 cm mais pouvant aller jusqu'à 15 cm, hémisphérique devenant convexe souvent irrégulier et bosselé puis s'étant en vieillissant, à marge enroulée, épais, mat à finement velouté, de couleur blanche à crème ou gris fauve, parfois teinté d'ocre clair

 
Lames : adnées à échancrées, fines et serrées, de couleur blanche ou crème

 
Anneau : néant

 
Pied : court (de 4 à 7 cm), épais et blanc

 
Exhalaison : farine fraîche

 
Période de cueillette : quoique parfois présent dès la mi-mars, c'est principalement d'avril à juin qu'il se montre, parfois aussi un peu plus tard

 
Biotopes : on le trouve dans les taillis, les lisières de forêt, les haies, les prairies en friche, les bois aérés, souvent au voisinage des frênes et des ormes - appréciant la présence des rosacées, il est également présent sous les aubépines et les pruneliers bordant les ruisseaux, appréciant la mousse et se cachant le plus souvent sous la végétation basse - préférant les biotopes ombragés, c'est surtout en exposition nord à nord-ouest qu'on peut le trouver

 
Confusions : inocybe de Patouillard plus élancé et à odeur fruitée mais mortel ( ! ) etentolome livide lui ressemble aussi mais pousse normalement plus tard dans la saison

 
Famille : tricholomatacées

 
Nom scientifique : calocybe gambosa

 
[size=16][/size]

 
 
[size=16][/size]

 
Synonymes : mousseron de printemps, mousseron vrai
latin : calocybe georgii, tricholoma gambosa, tricholoma georgii, lyophyllum georgii

 
Le mousseron se développe toujours en groupes de plusieurs individus. Ces derniers sont le plus souvent de taille modeste. Il est dès lors judicieux de le laisser se développer pendant quelques jours lorsqu'on le découvre : il "tient" bien et ses voisins plus petits seront alors prêts à être dégustés. Cet excellent comestible est l'un des premiers fruits de la saison pour le "chasseur" de champignons. Certains ne l'apprécient toutefois pas car sa saveur est surtout liée au biotope dans lequel il se développe : la mousse, d'où son surnom.

 
[size=16]   comestible[/size]

 
Souvent caché sous le lierre rampant, il se complaît dans la mousse fraîche
[size]
 

Champignons-Chapeau blanc-inocybe de Patouillard

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Identification de champignons à chapeau de couleur blanche 

 
 Nom usuel : inocybe de Patouillard

 
 
 

 
 
de 3 à 7 cm conique, fibrilleux, mamelonné, fendillé, allant du blanc au jaune voire au brun vermillon 

 
 
 
Chapeau : de 3 à 7 cm, conique à campanulé, mamelonné, à marge irrégulière souvent fendillée, radialement fibrilleux, de couleur allant du blanc au jaune paille voire au brun vermillon 

 
 
Lames : libres et serrées, de couleur d'abord blanche puis devenant ocre, se tachant de rouge vermillon 

Anneau : néant 

 
 
Pied : cylindrique et strié, généralement profondément enterré, blanc, se tachant également de rouge vermillon 

 
 
Exhalaison : faiblement fruitée puis s'intensifiant, devenant plutôt terreuse sur la fin 

 
 
Période de cueillette : à partir du mois de mai et jusqu'au milieu de l'été 

 
 
Biotopes: bois aérés de feuillus, surtout de hêtres, en lisière et clairière de ceux-ci, également présent dans les parcs, notamment sous les tilleuls, préférant les sols calcaires 

 
 
Confusions: possible avec le tricholome de la Saint-Georges et l'entolome en bouclier 

 
 
Famille: cortinariacées 

 
 
Nom scientifique : inocybe patouillardii 

 
 
 

 
 
 

 
 
La chair est blanche, rosissant légèrement dans le pied à la cassure, et les spores sont brunes. Très toxique car contenant de la muscarine, voire mortel quand il est mangé en grande quantité, il peut être confondu avec l'entolome en bouclier et le tricholome de la Saint-Georges. Les caractères de différenciation essentiels sont l'odeur de farine des comestibles et la tendance au rougissement de l'inocybe de Patouillard. Afin de s'en assurer, le frottement soutenu de sa surface permettra généralement de s'en assurer: elle deviendra rougeâtre. Les symptômes d'un empoisonnement se produisent généralement de 30 minutes à 2 heures après la dégustation : transpiration abondante, vomissements, diarhées et salivation précèderont un ralentissement cardiaque pouvant être fatal s'il n'y a pas intervention rapide d'un médecin. L'injection d'atropine dans les plus brefs délais sera souvent le remède permettant le rétablissement de l'intoxiqué. 

 
 
 (mortel) 


Champignons-Chapeau blanc-amanite vireuse


 Identification de champignons à chapeau de couleur blanche
 
Nom usuel : amanite vireuse  
 
 
 
 
de 5 à 10 cm, hémisphérique à campanulé puis convexe s'aplanissant, souvent mamelonné au centre, satiné lorsqu'il fait sec, à marge lisse, de couleur blanche à blanchâtre ou crème 
 
 
 
Chapeau : de 5 à 10 cm, hémisphérique à campanulé puis convexe s'aplanissant, souvent mamelonné au centre, satiné lorsqu'il fait sec, à marge lisse, de couleur blanche à blanchâtre ou crème 
 
Lames : libres, fines et étroites, de couleur blanche 
 
Anneau : fragile, blanc, mince, situé très haut sur le pied, tombant puis disparaissant avec l'âge 
 
Pied : élancé, pelucheux, pouvant atteindre 15 cm, inséré dans une volve blanche engainante, de couleur blanche 
 
Exhalaison : inodore à l'état jeune mais exhalant une odeur vireuse en prenant de l'âge 
 
Période de cueillette : à partir du milieu de l'été et jusqu'au milieu de l'automne, parfois plus tard 
 
Biotopes : bois de feuillus (hêtres, bouleaux), parfois sous les conifères, appréciant les lieux humides et les sols acides 
 
Confusions : possible avec de nombreuses autres espèces, citées dans la fiche de l'amanite phalloïde 
 
Famille : amanitacées 
 
Nom scientifique : amanita virosa 
 
 
 
 
 
 
 
La chair est blanche et molle. Ce champignon est l'un des plus dangereux : il peut être confondu par les amateurs avec bon nombre de champignons comestibles, notamment les agarics. Au même titre que pour l'amanite phalloïde, il est indispensable d'apprendre à bien le reconnaître. L'élément essentiel à garder en mémoire est que tout champignon blanc présentant des lames de la même couleur doit être manipulé et considéré avec la plus grande prudence ! 
 
 
 (mortel) 

Champignons-Chapeau blanc-clitocybe

 Identification de champignons à chapeau de couleur blanche
 
Nom usuel : clitocybe des résineux
 
 
 
 
de 2 à 6 cm, blanc brillant, satiné, convexe puis aplati et ombiliqué, marge incurvée et ondulée 
 
 
Chapeau : de 3 à 7 cm, convexe puis aplati et ombiliqué, blanc brillant se tachant de zones blanchâtres à crème en vieillissant, satiné, à marge incurvée et ondulée prenant également une couleur crème à pleine maturité 
 
Lames : légèrement décurrentes, serrées, de couleur blanche 
 
Anneau : néant 
 
Pied : souvent courbé, parfois grêle, blanchâtre, ochracé vers la base, tendant à roussir avec l'âge 
 
Exhalaison : farineuse à humique en vieillissant 
 
Période de cueillette : à partir du milieu de l'été et jusqu'à l'automne 
 
Biotopes : humus et litières des bois de conifères, parfois dans les prés les bordant 
 
Confusions : clitopile petite pruneclitocybe des feuillusclitocybe blanc et certains hygrophores blancs 
 
Famille : tricholomatacées, clitocybées 
 
Nom scientifique : clitocybe pityophila 
 
 
 
 
 
 
 
Synonymes : faux meunier
latin : clitocybe cerussata 
 
 
Ce champignon se développant en groupes fait partie des clitocybes dits "blancs" dont deux espèces sont répertoriées : celle-ci et le clitocybe des feuillus dont le biotope se cantonne aux bois de feuillus. La chair est blanche. Toxique, il peut être confondu avec la clitopile petite prune (ou meunier) qui est un excellent comestible ... C'est pourquoi on le surnomme parfois "faux meunier". La seule différence ne se marque qu'à pleine maturité : la clitopile petite prune possède alors des lames de couleur rose. 
 
 
 -(Toxique) 


Champignons - Milieux propices -






Les milieux propices aux champignons





Les forêts, bois et taillis





Le milieu le plus favorable à la cueillette est, sans conteste, la forêt et ses abords immédiats. Mais, déjà, le plus petit bosquet peut abriter des champignons. Un bois très ordinaire, pour peu qu'il contienne les essences d'arbre favorables, peut donc parfaitement faire l'affaire ! Feuillus et conifères réunis dans un même milieu offrent la possibilité d'une très grande diversité : cèpes, russules, clitocybes, morilles et autres chanterelles y trouvent refuge, parmi d'autres espèces encore.


Certaines espèces apprécient néanmoins des conditions particulières Les cèpes se développent très bien sous les chênes et les châtaigners. Vous n'en trouverez toutefois pas sous des arbres jeunes : il leur faut des protecteurs de 10 à 15 ans au moins ... Les épicéas et sapins de Vancouver leur conviennent aussi. Les bolets exigent de la lumière, une circulation d'air suffisante et peu de végétation concurrente.





Cèpes



Deux règles sont à observer pour ne pas (en principe) revenir bredouille : toujours commencer par prospecter les abords des sentiers, les éclaircies ou clairières et, ensuite seulement mais avec prudence, pénétrer dans le sous-bois, de préférence dans les zones difficilement accessibles : elles sont souvent délaissées. Les fouillis de ronce recèlent fréquemment de véritables trésors ! Les zones bien démarquées telles que surfaces herbues, mousses ou dépressions plus humides doivent être visitées.


C'est parfois derrière une souche anodine que peut se cacher un trésor : un coup d'oeil circulaire ne suffit pas à véritablement sonder tous les recoins de la forêt ! La prospection d'un bois ne doit pas être à sens unique ! Il arrive bien souvent en revenant sur ses pas que l'on découvre des champignons invisibles à l'aller, soit parce que la lumière ne les mettait pas en valeur, soit parce qu'ils étaient cachés derrière une branche morte, une fougère ou quelques ronces enchevêtrées.



Un conseil : si les zones prospectées bordent des champs cultivés, ayez à l'esprit que si un déversement ou une pulvérisation récente de fongicides, de pesticides ou de désherbants a été effectué, le milieu est défavorable car il peut être à l'origine de sérieux troubles intestinaux ! La phytopharmacie agricole est dangereuse !





Les herbus : prés, jachères, parcs et pelouses





Les jardins, parcs et autres surfaces herbues font également partie d'un milieu où, si la variété est moins grande, la cueillette est plus aisée. Les champignons, s'il y en a, se voient facilement de loin et les agarics et rosés se remarqueront à la blancheur de leurs rassemblements tandis que les coulemelles ornées de leur grand chapeau en forme de parasol ne passeront pas inaperçues.


Un conseil : si vous envisagez de prospecter des prairies entretenues, informez-vous afin de vous assurer qu'aucune pulvarisation récente d'engrais ou d'un produit chimique quelconque n'a été effectuée ! Certaines indigestions sérieuses ont pour origine un oubli de ce genre !





Certains milieux naturels ... ne le sont plus aujourd'hui, en raison de l'utilisation abusive des produits chimiques destinés à l'exploitation à outrance d'une nature qui a parfois du mal à se régénérer, tant les agressions sont répétitives. Il en est ainsi des prés pâturés qui, essentiellement en plaine, ont bien souvent vu disparaître des familles de champignons que l'on ne trouve plus aujourd'hui que dans quelques régions préservées de l'agriculture et de l'élevage intensif. Les hygrophores aux couleurs chatoyantes qui cotoyaient auparavant les fleurs des champs et quelques clavaires ne se font plus remarquer qu'en de rares endroits ou dans les parcs et pelouses non traités aux produits chimiques. Ils ont laissé la place à quelques espèces moins exigeantes dont il faut toutefois se méfier en raison de ce qui précède. Les agarics s'y développent toujours en bandes nombreuses à la belle saison, cotoyant parfois les lépiotes, les panéoles, certains coprins et quelques autres encore. Les beaux paniers de rosés des prés ou de coulemelles n'y sont pas rares ... et les indigestions causées par la phytopharmacie en sont parfois le corollaire pour les mycophages imprudents.



Les biotopes humides : marais et tourbières







Si ces biotopes ne sont pas les plus intéressants pour les mycophages, ils le sont toutefois pour les mycologues et autres passionnés du monde des champignons.


On y trouve en effet les espèces particulières associées aux sphaignes et aux arbres dont c'est le milieu favorable : saules, bouleaux et aulnes, pins et épicéas mais aussi leurs souches et troncs en décomposition. L'humidité y règne en maître, le champignon aussi.


Cortinaires, russules, lactaires, hébélomes mais aussi quelques espèces de bolets s'y disputent le terrain, qu'il soit acide ou alcalin, appréciant les sols tourbeux et la litière des feuilles. Les coprins, crépidotes, galères, marasmes, mycènes et autres psathyrelles, ou encore entolomes, collybies, hypholomes, pholiotes que l'on ne trouve pas ailleurs s'y donnent rendez-vous. Certains hygrocybes y ont trouvé refuge, paraissant parfois flotter tels des nénuphars sur les places inondées. Les variétés y sont abondantes, tant en plaine qu'en altitude.



Les places à feu





Il s'agit le plus souvent d'anciennes parcelles défrichées où le bois non exploitable, les ronces, les fougères et les brousailles en général ont été brûlés sur place.  Pratiquement toute la végétation y a été détruite ... en surface. Le sous-sol recèle, en effet, les ingrédients nécessaires à une récupération rapide des lieux par le monde végétal : débris ligneux, racines mais aussi mycélium. L'action du feu aura enrichi la surface du sol par les cendres s'imprégnant dans la couche superficielle, créant ainsi un milieu favorable à l'apparition d'espèces particulières. Après quelques mois de repos, la terre devenue plus alcaline se couvrira d'abord de mousses d'où émergeront ensuite les premiers champignons, parmi lesquels la pholiote charbonnière, la bien nommée. Plus tard, quelques espèces prendront l'habitude de s'y développer, parmi lesquelles les pézizes mais surtout (pour le mycophage !) une espèce convoitée : le coprin chevelu.







Les fumiers et composts





A l'instar du précédent, ce biotope est peu courant ou de superficie réduite et voit se succéder différentes espèces au cours de sa décomposition. Elles sont surtout composées de petits champignons, essentiellement des moisissures, mais aussi d'individus susceptibles d'intéresser le mycophage, du moins au stade ultime d'une matière riche en fertilisants naturels. Comme pour les places à feu, les pézizes apparaîtront d'abord puis seront suivies plus tard par certains coprins mais aussi par les panéoles, les inévitables saprophytes des excréments d'animaux.


Ce milieu très riche est souvent proche, à la fin du stade de décomposition, de celui qui se vend dans les commerces spécialisés sous forme de bûches compactes de fumier seché contenant du mycélium d'une espèce bien connue, le fameux "champignon de Paris".



Les milieux maritimes : dunes et landes







La particularité de ces milieux pauvres, acides, balayés par les vents et soumis à l'action saline des embruns, est d'accueillir des espèces peu courantes. L'amateur de beaux paniers ne s'y aventurera pas : il n'y a généralement pas de quoi se remplir une dent creuse ...


Le mycologue y trouvera toutefois quelques champignons pouvant enrichir son herbier, des spécimens souvent considérés comme rares ... parce que peu recherchés.

Champignons - biologie -


Qu'est-ce qu'un champignon ?


Posée ainsi, la question peut paraître ridicule.


Il faut néanmoins savoir qu'il s'agit avant tout d'une moisissure avec tous les avantages et les inconvénients qui en découlent : mets délicieux, médicament, nettoyeur de milieu, parasite destructeur ou poison.


La planète recèlerait près d'un million et demi d'espèces ! Parmi celles-ci, il en en existe à peine quelques 5000 qui sont réellement répertoriées et beaucoup d'autres sont encore très peu connues : considérées dans le passé comme espèces comestibles, quelques-unes d'entre-elles se voient même passer dans la catégorie des toxiques. Comme quoi rien n'est jamais définitif, moins encore dans la connaissance de la nature qui nous réservera longtemps bien des surprises !


A l'instar des coquillages, le champignon accumule généralement les toxines du milieu où il vit. C'est pourquoi l'on signale ici et là des empoisonnements, heureusement souvent bénins, en des endroits où certains polluants ont été déversés, accidentellement ou non. L'exemple du nuage toxique de Tchernobyl en est l'illustration : l'Est et le Nord-Est de la France ont, près de 20 ans après l'accident, le triste privilège d'une teneur en radio-activité au-delà de la moyenne dans les champignons que l'on y récolte...quoique heureusement dans des limites très inférieures à celles d'autres pays plus proches du réacteur qui sont dans une situation réellement dramatique : le poison radio-actif y est nettement plus présent, parfois dans des proportions dangereuses !


Les métaux lourds, les engrais, pesticides et fongicides sont autant de matières absorbées et par conséquent transmises à ceux qui les dégustent !


C'est pourquoi il est déconseillé de ramasser des spécimens sur les bords de route (gaz d'échappement contenant du plomb), sur d'anciens dépotoirs ou terrains vagues, sur des sites industriels, dans des prés récemment traités.


Heureusement, dans un milieu sain, ce qui était auparavant considéré comme une plante, mais désormais classé dans une catégorie bien distincte, produit également des substances opposées : l'exemple de la pénicilline en est la preuve et grâce à cela, bien des vies sont régulièrement sauvées. Nombre d'antibiotiques ont été conçus grâce à ces moississures et certaines levures sont utilisées comme source de vitamines.





La fermentation est une des caractéristiques du champignon et l'industrie agro-alimentaire en bénéficie largement. L'élaboration du pain, des fromages, des yaourts, des boissons fermentées (vin, bière, etc.) en est tributaire.


Et l'on découvre encore aujourd'hui de nouvelles applications dans l'étude des champignons microscopiques largement étudiés en biotechnologie.


Biologie du champignon


Le champignon est un parfait éboueur, se nourrissant des matières organiques qu'il trouve dans le sol par l'intermédiaire du mycélium, produisant un humus dont bénéficie l'arbre sous lequel il se développe.


La spore est la base du champignon. Elle peut être considérée comme l'équivalent de la graine d'une plante.




Mycelium


Dans des conditions favorables, cette spore va germer et produire un filament microscopique qui va se développer. Généralement, celui-ci va rencontrer un autre filament émis par une autre spore, provoquant une sorte d'accouplement mais qui n'a rien de vraiment reproductif si ce n'est que se soudant l'un à l'autre, ils produiront un troisième filament. Celui-ci va se ramifier considérablement, formant une véritable toile formée de nombreux et fins autres filaments, près de la surface du sol, le même phénomène se produisant sous l'écorce des arbres morts. Il s'agit là du mycélium (dit secondaire) que l'on peut observer à l'automne en soulevant la couche des feuilles en décomposition.





mycelium


Blanche, cette toile ressemblant à un feutrage va, selon certaines conditions, atmosphériques, de milieu, de substances particulièrement favorables, etc, s'agglomérer pour former une sorte de petite pelote. C'est à partir de cette pelote que va se former progressivement notre champignon. Celui-ci va à son tour produire des spores, sous le chapeau. Ce dernier peut être constitué de lamelles, de plis, de tubes ou d'aiguillons. Cette partie reproductrice de spores s'appelle l'hyménium. Ceci étant valable pour les champignons à pied ; les autres produisent les mêmes spores à l'intérieur (comme les vesses) ou au fond de la coupe (pour les pézizes). Une fois émises, les spores vont germer et finir ainsi le cycle. D'une consistance très fine, elles sont presque invisibles à l'oeil nu. C'est en écrasant une vesse, par exemple, que l'on peut les observer : le fin nuage farineux qui s'en dégage est constitué d'un nombre considérable de celles-ci, plusieurs millions de "graines" mais rares sont celles qui permettront la reproduction de l'espèce. Heureusement d'ailleurs sinon nous en serions envahis !





Le champignon n'est, somme toute, que l'appareil reproducteur, d'une durée de vie très courte, d'un système très élaboré dont la partie essentielle est cachée dans le sol ou d'autres supports, tels que de vieilles souches, des végétaux en décomposition, du fumier, etc.


Son développement, pour arriver à l'érection tant convoitée, dépend d'une série de facteurs très divers : la chaleur, l'humidité, la lumière et, curieusement, pour les cèpes et bolets notamment, le choc thermique provoqué par une différence importante de température entre la nuit et le jour : une forme de stress ...


Cette érection marquera le départ d'une course frénétique entre les différents concurrents cherchant à s'approprier une nourriture qui, pour certains, telle cette limace des bois, constitue un mets de choix !




limace des bois


Les insectes, quant à eux, se réserveront le terrain non pas en mangeant le délicieux fruit mais en y pondant afin d'assurer la nourriture à leur progéniture ...


Si vous n'arrivez pas avant eux, ce sera trop tard pour vous : ils seront déjà à table ou auront littéralement squatté ce qu'ils considèrent comme leur garde-manger ...


Du début du développement hors sol jusqu'à la maturité (c'est-à-dire à l'état d'être récolté), il faut en moyenne 1 à 5 jours. Inutile de se précipiter dès leur éclosion : ils acquièrent l'essentiel de leurs qualités gustatives à l'état adulte. Avant cela, ils sont trop petits et difficilement reconnaissables pour certains ; après, ils abritent le plus souvent des larves d'insectes et deviennent impropres à la consommation.

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MessageSujet: Re: Champignons -Le lactaire délicieux- La Girolle -Le Champignon de Paris -et autres(photos,textes)    Jeu 24 Sep - 13:36

Champignons - Lexique mycologique -

M à Z
 
******************
 
M
 
mamelonné: pourvu d'un mamelon (chapeau)
marcescent : qui se dessèche sans pourrir
marge : bord du chapeau, bord d'un bulbe quand celui-ci est net et forme un angle
marginé : limité par un bourrelet anguleux (pour un bulbe) ; arête bordée d'une autre couleur que celle des faces (pour une lame)
marginelle: extrême bord du chapeau
méchuleux: orné de petites mèches
membraneux : très mince et de consistance un peu papyracée
micacé: finement orné de particules plus ou moins brillantes ayant l'aspect du mica
mixte: tout à la fois ascendant et descendant (anneau)
moiré: chatoyant, présentant l'aspect de la moire
mordoré: de couleur rappelant celle de l'encre séchée
moucheté: finement orné de petites taches squamuliformes
muqueux : fortement visqueux
mycélium : partie végétative des champignons constituée de fins filaments
mycorhize : relation symbiotique entre un champignon et une plante autotrophe
myrorhizique : ayant rapport aux mycorhizes, contractant des mycorhizes
 
[size=18]N[/size]
 
napiforme: en forme de tubercule de navet (volve et bulbe)
neutrophile: appréciant les endroits neutres (par rapport au pH du substrat)
nitrophile: appréciant les endroits riches en matière azotée
 
[size=18]O[/size]
 
obèse : très fortement ventru (pied)
obtus : à extrémité arrondie (pour le chapeau, le mamelon)
ombiliqué: présentant une dépression assez nettement délimitée et assez étroite (chapeau)
ondulé: formant des ondulations (marge)
orbiculaire : bien rond et régulier (chapeau)
ovoïde : en forme d'œuf (chapeau)
 
[size=18]P[/size]
 
papillé : orné de petites aspérités dures
papyracé: de consistance rappelant le papier
parasite : qui vit aux dépens d'un organisme vivant, en lui portant préjudice
pectiné : assez profondément sillonné
pélargonié: évoquant les feuilles de pelargonium zonale (géranium)
pelucheux : orné de peluches
pentu: descendant du bord du chapeau vers le pied en ligne droite (pour une lame)
péristome: excroissance conique s'ouvrant pour laisser échapper les spores (géastres)
persistant : ne disparaissant pas avec l'âge (anneau, cortine, etc)
pétaloïde: en forme de pétale, plus ou moins spatulé
phalloïde: en forme de phallus
piléé: pourvue d'un chapeau
piriforme: en forme de poire
pliciforme : en forme de pli
polymorphe : d'aspect variable
pore: extrémité des tubes chez les bolets et polypores, les ouvrant à l'air libre
poré : muni d'un pore (spore) ou de pores (hyménophore)
précoce: se développant tôt en saison
primordium: désigne le sporophore au moment où il commence à sortir du substrat
pruine: fine poussière plus ou moins farineuse, mêlée de minuscules gouttelettes de rosée
pruineux: couvert de pruine
pseudocollarié : lames libres et dont l'arête rejoint le chapeau à une certaine distance du pied, laissant un espace circulaire autour de celui-ci
pubescent : très finement et courtement poilu
pulvérulent: comme couvert de poussière
pulviné: en forme de coussin
purpurin: de couleur pourpre
 
[size=18]R[/size]
 
raboteux: couvert de mèches grossières lui donnant un aspect rugueux
radicant: plus ou moins profondément enfoncé dans le substrat par une sorte de racine
raphanoïde: odeur rappelant celle du radis
rayé: orné de rayures nettes (pied)
récurvé : retroussé (marge, anneau)
réfléchi : récurvé (marge)
réseau: ensemble de lignes entrecroisées formant un maillage en surface (pied)
résupiné: attaché par le dessus du chapeau ou entièrement appliqué sur le support
réticulé: muni d'un réticule (chapeau, pied, spore)
retroussé : réfléchi, récurvé (marge)
reviviscent: retrouvant sa forme initiale en présence d'eau, après dessiccation
révoluté : se dit d'une marge enroulée à l'envers
rhizine : organe de fixation des thalles foliacés, simple ou ramifiée, formée d'un faisceau d'hyphes ± soudées et recouvertes d'une gaine mucilagineuse facilitant l'adhésion au substrat
rhizoïde : petit filament mycélien situé à la base de certains sporophores
rhizomorphe : agglomération de filaments mycéliens imitant des racines
ridé : orné de rides
ridulé: finement ridé
rimeux : orné de fines fibrilles radiales en surface (chapeau)
rivuleux: garni de craquelures irrégulières (chapeau)
rond de sorcières : développement de champignons créant une forme circulaire
rudéral: chemin, allée, zone de décombres, terrain vague, endroit riche en matières azotées par l'action humaine
rugueux : à surface irrégulière et assez rêche au toucher
ruguleux : finement rugueux
 
[size=18]S[/size]
 
sablé: grossièrement parsemé de furfurations assez épaisses
sanie : liquide mou ou matière visqueuse exsudée
satiné: soyeux à brillant
scabre: rugueux
sciaphile: se développant dans les endroits sombres
scrobicule: fossette
scrobiculé: orné de scrobicules
serrulé: en dents de scie (lames)
sessile: greffé directement sur le support, sans pied
silicicole : appréciant les endroits siliceux
sillonné : parcouru de fins sillons
sinueux: ondulé, sinué
soralies: ensemble de sorédies
sorédies: granules élaborés par le thalle lichénique, constitués d'hyphes fongiques et d'algues généralement non concolores au thalle permettant la reproduction végétative des lichens en disséminant les deux partenaires de la symbiose
soyeux : présentant l'aspect de la soie, brillant, orné de très fines fibrilles serrées (chapeau)
spatulé: en forme de spatule (chapeau)
sphagnicole : se développant parmi les sphaignes
sphaigne : mousse particulière des tourbières acides
spongieux: ayant la consistance d'une éponge et souvent la propriété de retenir une certaine quantité d'eau
spore: élément reproducteur des champignons, équivalent de la graine pour les végétaux
sporée: dessin obtenu par sporulation et constitué de millions de spores
sporophore: appareil portant les cellules reproductrices des champignons et sur lequel sont produites les spores
squame: excoriation de la chair superficielle, en forme d'écaille volumineuse
squameux: orné de squames
squamule: petite squame
squamuleux : orné de squamules
squarreux: à squames fortement retroussées
stercoral: ayant rapport aux excréments
stipité : muni d'un pied
strié: orné de stries, généralement sans relief par opposition aux rides
strigueux : orné de poils raides
striolé : légèrement strié
sub- : préfixe signifiant "presque" ou "faiblement"
substrat : servant de support au champignon : terre, fumier, bois, humus, sable, etc
supère : descendant (pour un anneau) ; tourné vers le haut (pour l'hyménium)
sylvatique : se développant dans les forêts
 
 
[size=18]T[/size]
 
tardif: qui se développe tard en saison
terricole: se développant sur la terre
tesselé: craquelures formant un dessin tel une mosaïque ou un vernis fissuré
thalle : appareil végétatif des végétaux inférieurs, où l'on ne peut distinguer ni racine, ni tige, ni feuilles
thermophile: appréciant les endroits chauds
tigrure: dessin rappelant celui de la fourrure des tigres
tomenteux: orné de poils très fins plus courts que sous l'adjectif "velouté"
tourbière : zone dans laquelle la décomposition des végétaux produit la tourbe
translucide: laissant passer la lumière mais sans être transparente
trichoïde : filaments mycéliens formant une touffe à la base du pied
tronconique : en forme de tronc de cône (chapeau)
tube: élément de l'hyménophore des bolets et des polypores
tuberculeux : orné de tubercules
tubuleux: muni de tubes
turbiné : en forme de toupie
 
[size=18]U[/size]
 
ubiquiste : poussant dans des endroits très variés, sur le plan géographique ou écologique
umboné : pourvu d'un mamelon (chapeau)
unciné : possédant une dent de décurrence (lame)
 
[size=18]V[/size]
 
vallécule : cavité circulaire ceinturant le sommet du pied et le séparant de l'hyménophore ou du chapeau
vélaire: relatif au voile
velouté : ayant l'aspect du velours
ventru: renflé (pour le pied) ; fortement convexe (pour l'arête d'une lame)
vergeté : présentant des vergetures plus sombres que le fond (chapeau)
vergeture : sorte de strie large ou à relief très faible
vernal : qui se développe au printemps
vernissé: donnant l'apparence d'être recouvert de vernis
verruqueux: orné de petites verrues (chapeau)
versicolore : de plusieurs couleurs ou de couleur variable selon les individus
villeux: courtement et densément poilu
vireuse: odeur nauséeuse, fétide ou rappelant celle des sclérodermes
viscidule: légèrement visqueux
visqueux: fortement lubrifié, glissant entre les doigts
voile général : enveloppe englobant l'ensemble d'un champignon au premier stade de développement
voile partiel : structure réunissant la marge et le pied et protégeant l’hyménophore juvénile, laissant souvent un anneau ou une cortine
volve : manifestation du voile quand celui-ci est membraneux (base du pied)
volviforme: en forme de volve
 
 
[size=18]Z[/size]
 
zébré : pourvu de zébrures de deux couleurs
zoné: présentant des zones distinctes (souvent concentriques) de couleurs et/ou de relief (chapeau)
 

Champignons - Lexique mycologique -

[size=18]A à L[/size]
 
***************** 
 
[size=18]A[/size]
 
acicole: qui se développe sur ou parmi les aiguilles de conifères
acidophile : appréciant les stations acides
âcre: brûlant, piquant, de saveur irritante
âcrescent : devenant âcre à la longue
aculéolé: hérissé de petits aiguillons
acuminé: terminé par une pointe effilée
adnée: fixée à angle droit sur le pied (lame)
adnexé : légèrement adné
aigu : fin (marge)
aiguillon: élément composant l'hyménophore des champignons hydnoïdes
alnicole : qui se développe sur ou au voisinage des aulnes
alutacé: de couleur fauve ochracé pâle
alvéolé: pourvu d'alvéoles creuses (pied)
amarescent: légèrement amer ou devenant amer à la longue
amer: d'un goût âpre et désagréable, développant de l'amertume
anastomosé : jointif, souvent de manière irrégulière (lame)
anneau : reste du voile partiel subsistant sur le pied sous forme de membrane
annelé : pourvu d'un anneau
annulaire : en anneau
annuliforme: en forme d'anneau
apothécie : fructification des ascolichens, le plus souvent en forme de coupe arrondie, contenant entre autres, l'hyménium au niveau duquel sont élaborées les ascospores
apical : relatif à l'apex, c'est-à-dire au sommet
appendiculé : muni de restes de voile accrochés et pendants (marge)
apprimé: fortement appliqué sur le support
aqueux : fragile, imbu
arachnéen: élément constitué de fils ténus entrecroisés comme une toile d'araignée (voile)
aréolé : orné de zones marquées de fines craquelures en surface (diminutif de tesselé) (chapeau)
arête : extrémité libre des lames
armille: voile partiel particulier formant une sorte de chaussette remontant sur le pied
armilliforme: en forme d'armille
arqué : courbé (pied) ; concave (lame ou arête de lame : partie axiale descendant vers le bas du pied)
ascendant : remontant (anneau)
atténué: affiné vers la base (pied)
aulnaie: zone dominée par les aulnes
 
[size=18]B[/size]
 
bai : brun rougeâtre à brun chaud
baveux: fortement visqueux, à mucus très abondant
bétulaie: zone dominée par le bouleau
bétulicole : se développant sur ou près des bouleaux
bioluminescent: présentant spontanément une luminescence à l'obscurité
biotope: zone réunissant un certain nombre de caractères ecologiques particuliers
bombé : convexe, à large mamelon (pour le chapeau), ventru (pour une lame)
bosselé : présentant de petites bosses irrégulières (chapeau)
bulbe : renflement plus ou moins nettement délimité, situé à la base du pied
bulbeux : pourvu d'un bulbe
 
[size=18]C[/size]
 
cabossé: présentant de petites bosses irrégulières (chapeau)
calciphile : qui apprécie les sols calcaires
campanulé : en forme de fleur de campanule ou de cloche (chapeau)
cannelé: orné de cannelures (de côtes, de saillies radiales sur un chapeau)
cantharelloïde : à silhouette évoquant la chanterelle
carné : de couleur chair
carpophore: chapeau du champignon
cartilagineux : assez ferme et flexible, comme du cartilage
caverneux: présentant des zones vides sans matière, visibles en coupe (pied)
cédricole : se développant sur ou près des cèdres
céracé: d'un aspect et d'un toucher semblables à de la cire
cespiteux: en touffe assez dense
chagriné : finement et irrégulièrement crispé ou ruguleux
charmaie(ou charmille) : zone dominée par les charmes charnu : dont la chair est épaisse
chênaie : zone plantée de chênes
chiné : orné de chinures, dessins colorés en zigzag sur fond de couleur différente
cilié : pourvu de cils, de poils (marge) cinabre : rouge légèrement orangé
circoncise: pour une volve, présentant un bourrelet net, à angle droit
cireux: ayant la consistance, le toucher ou l'aspect de la cire
clavé: s'épaississant vers la base, en forme de massue (pied)
collarié : présentant un collarium (lame)
collarium: formation membraneuse verticale et circulaire séparée du pied et sur laquelle les lames sont soudées
complexe: formé de plusieurs éléments superposés (anneau)
comprimé: aplati
concave: creux (chapeau)
concolore: de même couleur concrescents : se dit de champignons connés
confluent : se dirigeant vers un même point (lames, pieds, etc.)
conique: en forme de cône (chapeau)
connés : réunion de quelques individus avec une base soudée commune
convexe : de forme bombée (chapeau, lame)
coprophile : se développant sur ou à proximité des excréments
cordon mycélien : agglomérat d'hyphes mycéliennes visible macroscopiquement
corné : ayant la consistance, l'aspect de la corne
cortex: zone la plus externe d'un élément, généralement cylindrique
cortex(lichénique) : enchevêtrement d’hyphes fongiques, plus ou moins serrées, limitant les parties supérieure (cortex supérieur) et inférieure (cortex inférieur) du thalle
cortical : ayant rapport au cortex, c'est-à-dire à la zone la plus externe
cortine : restants de voile filamenteux formant souvent une fausse zone annulaire
cortiniforme: en forme de cortine
cortiqué: pourvu d'un cortex
costé: orné de côtes, de saillies plus marquées que des rides costulé : faiblement costé
coulissant: peu ou pas fixé sur le pied (anneau)
coumarinique: rappelant l’odeur de la coumarine, de la flouve odorante proche de celle du foin
cratériforme: en forme de coupe (chapeau)
crénelé : muni de créneaux ou de dents peu aiguës (lame)
creusé : concave, sans être infundibuliforme (chapeau)
crispé : à surface finement contractée
crustacé : forme une croûte fortement adhérente au substrat dans lequel pénètrent les hyphes de la médulle (thalle)
cuticule: peau recouvrant le chapeau des champignons
cyathiforme : en forme de coupe
cylindriforme : à peu près cylindrique
 
[size=18]D[/size]
décurrent : fixé largement et bas sur le pied en formant un arc (lame)
déliquescent: qui fond en quelque sorte, se transformant en liquide
denticulé: présentant de petites dents (lame)
déprimé : plus ou moins creux (chapeau) descendant : descendant (pour un anneau), pentu ou arqué décurrent (pour une lame)
détersile: qui s'enlève en essuyant
détersion : action entraînant l'élimination des éléments peu adhérents ou une modification des couleurs
dichotomique : qui se divise en deux
diffracté : divisé, excorié
dimidié : à moitié développé, presque en demi cercle (chapeau)
discoïde: en forme de disque
disque : centre du chapeau duveteux : couvert de poils courts et très fins
 
[size=18]E[/size]
 
écaille: ornementation constituée par la chair superficielle se déchirant et se redressant
écailleux : pourvu d'écailles
échancré : fixé sur le pied par une partie retrécie (lames, tubes, plis, aiguillons)
émarginé: échancré (lames, tubes, plis, aiguillons)
enroulée : fortement incurvé et formant presque une volute (marge)
évanescent : fugace (anneau, voile, etc.)
excédent: dépassant du support (cuticule par rapport au chapeau)
excentré : dont le point d'insertion n'est pas au centre du chapeau (pied)
excorié : écorché, rompu en squames, écailles, etc
exsudant : suintant des gouttelettes liquides
 
[size=18]F[/size]
 
fagicole: se développant sur ou avec les hêtres
falciforme : arqué
farci : dont la partie centrale est constituée d'une moelle de structure plus molle que le cortex (pied)
farineux: comme saupoudré de farine, proche de pruineux
fasciculé : assemblé en faisceau
fastigié : dissocié radialement (chapeau)
festonné : présentant des ondulations assez serrées (marge)
feutré: densément fibrilleux, donnant l'aspect du feutre
fibreux : constitué de fibres et de consistance fibreuse (chapeau, pied, chair)
fibrilleux: couvert de fibrilles
filiforme : en forme de fil, très fin (pied)
fimbrié : découpé d'une manière fine et irrégulière, effiloché (chapeau)
fimicole : se développant sur le fumier ou les endroits fumés
fissuré: déchiré, le plus souvent radialement à partir de la marge (chapeau)
fistuleux: entièrement creux (pied)
flexueux: sinueux (marge, pied)
flocon: reste de voile général paraissant une écaille très légère, très labile
floconneux: garni de flocons généralement labiles (chapeau, pied)
foliacé : aplati en forme de feuille (chapeau)
foliacé(lichen) : thalle formé de lames ± lobées, facilement détachables du substrat auquel il est parfois fixé par des rhizines - les thalles foliacés possèdent un cortex supérieur et un cortex inférieur (thalle)
fongique : qui se rapporte aux champignons ; typiquement : parfum du champignon de Paris
fourchue: se divisant en deux ou plusieurs sections (lame)
fourré : zone dominée par des arbustes
frênaie: zone plantée de frênes
friable : se cassant, s'effritant facilement
frisé: fortement et densément crispé fruticuleux : thalle ± ramifié, ± buissonnant, non appliqué sur le substrat auquel il n'adhère que par une surface très réduite (thalle)
fugace: disparaissant rapidement (anneau, voile, cortine, pruine, etc)
fuligineux : cendré, couleur de suie, gris sombre à gris bistré
furfuracé : grossièrement pruineux-verruqueux (chapeau)
fusiforme : en forme de fuseau, atténué aux deux extrémités (pied)
 
[size=18]G[/size]
 
gélatineux: mou comme de la gélatine
gélifié: dont la zone externe est couverte d'une substance visqueuse
glabre : dépourvu de toute pilosité
glauque : d'un vert bleuâtre ou seulement lavé de cette teinte
gléba: masse fertile contenue dans le péridium (surtout chez les gastéromycètes)
glutineux: recouvert d'une substance plus ou moins collante
gracile : élancé, fluet
graminicole : se développant parmi les herbes, les graminées
granuleux : présentant un aspect grenu, comme s'il était couvert de grosses poussières
grégaire: se développant en groupe
grenu: granuleux (pour un revêtement) ; se cassant net, comme un bâton de craie (pour la chair)
grumeleux: comme couvert de grumeaux
guttulé : marqué de petites taches arrondies, d'une autre couleur que le fond
 
[size=18]H[/size]
 
héliophile: se développant dans les endroits ensoleillés (contraire : sciaphile)
hémicirculaire : en demi-cercle.
hêtraie : zone plantée de hêtres
hirsute: présentant des poils souvent raides et désordonnés
hivernal: qui vient à maturité durant l'hiver
humus: couche du sol enrichie en matière organique
hyalin : ayant plus ou moins l'aspect du verre, presque transparent
hydnoïde : formé de petits aiguillons
hygrophane : changeant de couleur par dessiccation
hygrophile: appréciant les endroits humides
hyménial : ayant rapport à l'hyménium
hyménien : ayant rapport à l'hyménium
hyménium: alignement de cellules fertiles, couche mono-cellulaire
hyménophore : partie fertile constituée des lames, tubes, aiguillons
hyphe: cellule fongique
hypogé: venant à maturité sous la surface du sol
 
[size=18]I[/size]
imbu: gorgé d'eau
incisé : présentant des incisions, des coupures étroites
incurvée : descendant vers le bas (marge)
infère: ascendant (pour un anneau) ; tourné vers le bas (pour l'hyménium)
infléchi : incurvé
infundibuliforme : en forme d'entonnoir (chapeau)
inné : dessiné sur l'élément concerné, mais sans relief
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MessageSujet: Re: Champignons -Le lactaire délicieux- La Girolle -Le Champignon de Paris -et autres(photos,textes)    Jeu 24 Sep - 13:36

Champignons - Anatomie et description -




La grande famille des champignons comporte des espèces aux formes les plus diverses parmi lesquelles se distingue la plus commune et la plus connue : un pied surmonté d'un chapeau (carpophore) généralement convexe.


[url=http://acoeuretacris.a.c.pic.centerblog.net/o/chacoupe.jpg::Agrandir l'image de fr.pickture.com/blogs/acoeuretacris][/url]

coupe d'un champignon


Ce champignon typique comporte toutefois une très grande série de variantes. Afin de permettre une première approche visuelle qui pourra souvent amener à la détermination d'une espèce, les mycologues utilisent un certain nombre d'adjectifs généralement peu usités par le commun des mortels.

Certains de ceux-ci sont même ignorés des dictionnaires, ce qui pose parfois problème ...


Ces termes reviennent bien souvent dans la littérature mycologique.




Champignons - La mycologie -







Histoire de la mycologie


Au premier siècle de l'ère dite chrétienne, Pline l'Ancien sera le premier a aborder explicitement, quoique très succinctement, les premières notions d'une étude du règne fongique.

Il évoque notamment la confusion possible entre le bolet et d'autres champignons susceptibles d'être vénéneux. Est-ce ce début de connaissance de la toxicité de certaines espèces qui mènera au premier empoisonnement volontaire de l'histoire au moyen d'un champignon ? Le plat d'amanites des Césars (qui ne s'appelait pas ainsi à l'époque, évidemment ...) qui empoisonna l'empereur Claude en l'an 54 contenait-il d'autres espèces ?

Le souverain, particulièrement friand d'oronges, fut peut-être emporté non par un banal poison dont les conspirateurs de tous bords avaient le secret mais par quelques amanites phalloïdes incorporées dans son plat préféré par sa "chère et tendre" épouse Agrippine.


[url=http://acoeuretacris.a.c.pic.centerblog.net/o/gnon48-156ece0.jpg::Agrandir l'image de fr.pickture.com/blogs/acoeuretacris][/url]


Voilà un mystère qui n'aura jamais été percé ...


Théophraste, disciple d'Aristote fera une première classification sommaire au 4ème siècle et marquera ainsi le départ d'un intérêt croissant pour l'étude de ce règne végétal dont très peu d'espèces sont alors connues.


La croyance populaire sera sans doute longtemps un frein à l'étude du règne mycologique : le champignon fut longtemps soupçonné d'être l'instrument de maléfices et paré de vertus démoniaques. Ce n'est qu'à partir du 16ème siècle que la diffusion des premiers documents imprimés provoquera un regain de curiosité et un partage des connaissances pour cette branche très peu connue de la botanique. A la fin de ce siècle paraît une première tentative de classification, en latin, sous la plume du français Charles de l'Ecluse : "Fungorum in Pannonis observatorum brevis Historia". Elle sera un premier ouvrage de référence décrivant 105 espèces illustrées par 86 planches. Deux autres auteurs publieront à la même époque leurs propres travaux, donnant ainsi une impulsion à un début de taxonomie d'une matière jusqu'alors fort peu connue. Les français Bauhin feront éditer leurs observations et le belge François van Sterbeeck se servira, notamment, de cette matière pour développer une nouvelle référence en matière de classification. Ce prêtre flamand précisera ainsi, dans un ouvrage écrit dans sa langue natale, les caractères spécifiques des espèces qu'il observera sur le terrain, dessinant et décrivant en détail les particularités de celles-ci. Tournefort décrit à son tour 160 espèces réparties en 7 genres dans son essai "Eléments de botanique" et évoque pour la première fois la culture d'une espèce dont la réputation d'excellence gastronomique fera le tour du monde : le champignon de Paris.


[url=http://acoeuretacris.a.c.pic.centerblog.net/o/untitled-156ed02.png::Agrandir l'image de fr.pickture.com/blogs/acoeuretacris][/url]


Le microscope, inventé au 18ème siècle, marquant le début d'une systémique plus précise, s'appuyant notamment sur l'observation des spores, ainsi que les centaines de planches patiemment dessinées par le français Bulliard aboutiront, enfin, aux prémices de la mycologie moderne. Le hollandais Persoon en sera l'instigateur et Fries en deviendra le père. Ce chercheur universitaire suédois publiera, au 19ème siècle, une série d'ouvrages décrivant déjà 2770 espèces de champignons et entraînera dans son sillage de nouvelles vocations qui s'illustreront dans la "découverte" de nouvelles espèces mais surtout dans leur classification ... presque définitive. C'est ainsi que bon nombre de celles-ci portent leurs noms : Becker, Bon, Bresadola, Galzin, Josserand, Heim, Konrad, Kühner, Lange, Maire, Patouillard, Quélet, Ricken, Romagnesi, Singer, etc. Les mycologues contemporains ne sont pas en reste, l'intérêt pour le développement de cette recherche ayant littéralement explosé dès la deuxième moitié du 20ème siècle.


[url=http://acoeuretacris.a.c.pic.centerblog.net/o/untitled-156ed1b.png::Agrandir l'image de fr.pickture.com/blogs/acoeuretacris][/url]


Aujourd'hui, l'évolution de cette science et la classification du règne fongique est l'aboutissement d'un travail collectif dont les informations proviennent des quatre coins du globe. Elle est tout d'abord basée sur l'observation en milieu naturel par les mycologues avertis ... mais parfois aussi par de simples observateurs attentifs du règne fongique, les mycophiles. Ceux-ci font état de leurs découvertes en publiant, souvent modestement au sein de cercles mycologiques, les descriptions précises de "leur" specimen. Ces publications, faisant suite à un examen attentif sur le terrain puis à une recherche plus approfondie en atelier, sont ensuite transcrites sur des "fiches de détermination". Elles aboutiront, peut-être, à une autre publication, officielle celle-ci, d'un nouveau genre voire d'une nouvelle espèce qui comportera alors le suffixe de son "inventeur". Cette décision dépendra des mycologues professionnels régulièrement réunis en congrès afin de mettre à jour une nomenclature qui, pour longtemps encore, se verra enrichir de nouveaux noms et peut-être de nouvelles familles tant le règne fongique est riche ... et encore peu connu.



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