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 Biographies historiques -Confucius -Clovis -Cleopatre - Claude - et autres(photos et biographies)

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ninnenne
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MessageSujet: Biographies historiques -Confucius -Clovis -Cleopatre - Claude - et autres(photos et biographies)   Sam 26 Sep - 14:51

Biographies historiques - Confucius -

 
Confucius
 
 
vers 555 avant JC - vers 479 avant JC
 
 
Confucius (551-479 avant l'ère chrétienne), dont le patronyme était Qiu et le prénom Zhongni, naquit à Quyi, ville de la principauté de Lu (aujourd'hui Qufu, dans la province du Shandong). Nobles de la principauté de Song qui s'étaient enfuis au pays de Lu à la suite de troubles politiques, ses ancêtres s'étaient peu à peu déclassés. Alors qu'il n'était encore qu'un enfant, Confucius perdit son père, modeste fonctionnaire, laissant sa famille dans la misère. D'abord petit employé chargé de l'administration du bétail puis des greniers, il accéda vers la quarantaine aux fonctions de préfet (Zai), et de responsable des travaux publics (Sicong) de Zhongdu, puis de responsable de la sécurité et de la justice (Sikou) de la principauté de Lu.
 
Plus tard, il parcourut avec ses disciples les pays de Wei, Cao, Song, Zheng, Chen, Cai, etc., exposant ses points de vue politiques et enseignant sa doctrine morale, mais sans succès. Il revint finir sa vie dans la principauté de Lu, où il se consacra à l'écriture et à l'enseignement.

Toute sa vie, Confucius eut la passion d'apprendre et d'enseigner. Il fut un grand érudit aux multiples talents et, de son vivant même, sa réputation s'étendait fort loin. Avant lui, sous la dynastie des Zhou, les études s'effectuaient dans l'administration sous la conduite de fonctionnaires de celle-ci. L'enseignement général était le monopole exclusif des nobles, mais il était dénié au peuple. Au surplus, la notion même d'enseignant professionnel à plein temps était inconnue. L'enseignement visait à dispenser aux nobles une formation à la fois civile et militaire par l'étude des «six arts»: rites, musique, tir à l'arc, conduite des chars, calligraphie et mathématiques.
 
Confucius vécut à la fin de la période «des Printemps et des Automnes» au moment où la société chinoise, passant de l'esclavagisme au féodalisme, connaissait des troubles et subissait de profonds changements. Les «études au sein et par l'administration» perdaient progressivement leur fondement politique et économique tandis que la culture se popularisait. Conscient de cette tendance, Confucius brisa le monopole exercé sur l'éducation par la classe noble en ouvrant une école privée, accueillant aussi bien les pauvres que les riches. «Mon enseignement, disait-il, est destiné à tous, sans distinction.» Il commença à s'attacher des disciples quand il eut atteint la trentaine. Il en eut au total trois mille, dont 72 maîtrisèrent les «six arts». Par sa taille, le nombre de ses élèves comme par la qualité de son niveau, l'école de Confucius était unique en son temps. De son vivant et par après, son enseignement eut une influence considérable dans les domaines de l'éducation, de la politique, de l'économie, de la culture, aussi bien que dans celui de l'éthique et de la morale. Il s'y consacra près d'un demi-siècle jusqu'à ce que la maladie l'emporte à l'âge de 72 ans. (...)
 
La pensée de Confucius n'a pas seulement exercé une profonde influence sur le développement de la société chinoise, et en particulier de l'éducation et de la morale, elle a aussi eu un impact hors de Chine. À différentes époques de l'histoire et dans divers contextes, elle a été diffusée par toutes sortes de canaux dans de nombreux pays à l'est et à l'ouest. Confucius et sa doctrine n'appartiennent pas seulement à la Chine, mais au monde tout entier où il est reconnu comme une des grandes figures de la civilisation et de la culture universelle.

[size=24]Biographies historiques - Clovis -


 
Clovis
 
 
466 - 27 novembre 511 à Paris
 
 
Clovis serait le descendant de Mérovée, roi légendaire d’une tribu de Francs Saliens, qui a donné son nom à la dynastie mérovingienne.
Les Francs apparaissent au courant du IIIe siècle comme un regroupement de petits peuples germaniques pas encore convertis au christianisme. Dans leur langue, le francique leur nom signifierait “ libres ” ou “ hardis ”. Les Francs étaient audacieux et certainement… brutaux. Clovis a quinze ans à la mort de son père Childéric Ier . Clovis est élevé sur le pavois par ses soldats, comme le veut la coutume franque. Il hérite d’un « modeste royaume « mais ne tardera pas à l’étendre. En vingt ans, par la diplomatie ou par la force, il va devenir maître de la Gaule. Mais, à son avènement en 481 (ou 482), sa situation est claire aux yeux des Gallo-Romains, que commande Syagrius : Clovis est reconnu roi), autrement dit chef militaire d’un peuple allié de l’Empire. Cependant, Syagrius lui-même, dernier représentant de l’autorité romaine en Gaule du Nord, est dans une position délicate. Son père, Aegidius, ayant rompu avec Rome, il ne peut plus compter militairement que sur ses propres forces, privé d’ordres, d’hommes ou de subsides venant de la capitale. Clovis profite de cet état de faiblesse. En 486, près de Soissons, il attaque et écrase Syagrius qui doit se réfugier chez les Wisigoths (en Aquitaine). Clovis a le champ libre pour occuper la Gaule du Nord jusqu’à la Loire et obliger ce qui reste de l’armée romaine à passer à son service. L’épisode quasi légendaire du “ vase de Soissons ” n’est pas qu’une belle histoire. Il témoigne de la volonté politique de Clovis. En refusant le partage égal du butin à la mode germanique, il impose à ses guerriers son pouvoir supérieur. En réservant un vase liturgique pour le restituer à l’évêque de Reims, il s’assure l’alliance essentielle avec le haut clergé de Gaule. Cette même intelligence politique fait choisir à Clovis de ne pas poursuivre aussitôt sa conquête vers le sud, mais d’affermir ses positions à l’est. Luttes sanglantes, mais mal connues, pour soumettre les autres tribus franques et les Thuringiens, pour contenir la poussée des Alamans. Ces derniers sont vaincus et dispersés en 496 à la bataille dite de Tolbiac (Zulpich) et la partie rhénane de leur royaume passe sous protectorat franc. Par son baptême, Clovis obtient le soutien de l'Eglise de Gaule, c'est-à-dire le soutien de la population gallo-romaine. 

25 décembre 496 ou 497 : Baptème de Clovis et de 3000 de ses guerrier par Saint Remi à Reims.

Après Ce baptême va décider non seulement de l’avenir de Clovis, mais aussi de notre histoire nationale. Probablement influencée par la reine Clotilde (princesse Burgonde et catholique, épousée en 496), cette conversion place Clovis, le barbare païen, dans l’ordre religieux du côté de ses sujets gallo-romains. 
Il obtient donc le soutien des évêques et gagne la sympathie du peuple de la Gaule. D’ailleurs, l’évêque de Vienne, Avit, n’écrit-il pas au nouveau baptisé : “ Votre foi est notre victoire. ” Désormais, Clovis peut exploiter le mouvement d’opinion en sa faveur et sa campagne décisive contre les Wisigoths va apparaître comme une croisade pour la Chrétienté. Plus que la neutralité du royaume des Burgondes, il obtient la participation de quelques contingents de soldats ainsi que celle de troupes rhénanes. Fort d’une puissante armée, et après une étape à Tours où il se met sous la protection de saint Martin, il attaque le royaume wisigoth. A Vouillé, près de Poitiers, il met en déroute l’armée du roi Alaric II. Alaric meurt dans la bataille (507). Son peuple reflue vers l’Espagne, laissant les villes de Bordeaux et de Toulouse aux mains de Clovis, qui s’empare bientôt de toutes les régions situées entre la Loire et les Pyrénées (à l’exception du bas Languedoc, sous protectorat ostrogoth). Revenu à Tours, Clovis y fait une entrée triomphale, à la manière d’un général romain, reçoit les insignes royaux par l’empereur d’Orient, Anastase. Son pouvoir est désormais légitimé. Puis il remonte sur Paris, dont il fait, à la place de Soissons, sa capitale. C’est là qu’il engage la construction d’une basilique dédiée à sainte Geneviève et destinée à recevoir son propre tombeau et celui de la reine Clotilde. Dernier acte politique de son règne, Clovis fait réunir à Orléans un grand concile des évêques de Gaule (juillet 511). En échange de toutes sortes de largesses, il se voit reconnaître le contrôle des ordinations. 


A sa mort, le 27 novembre 511, Clovis était le maître de presque toute la Gaule. son royaume est partagé selon la coutume germanique entre ses quatre fils : Thierry, Clodomir, Childebert Ier et Clotaire Ier.

Biographies historiques - Cleopatre -


 
Antoine et Cléopatre
 
Cléopâtre (69 avant JC - 30 avant JC)
 
Le 15 août de l'an 30 avant JC, Cléopâtre VII disparaît de façon théâtrale.
Recluse dans son palais d'Alexandrie, la reine d'Égypte apprend qu'Octave (le futur empereur Auguste) vient de débarquer. Il menace d'enchaîner la reine et de la faire figurer dans son triomphe, à Rome.
Désespérée et seule depuis le suicide de son amant, Marc Antoine, Cléopâtre obtient de se faire livrer un panier de figues... avec un aspic à l'intérieur. Piquée par le serpent, elle entre à 39 ans dans le paradis des amants malheureux.
«Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé», note le philosophe Blaise Pascal dans ses Pensées, manière de dire que l'Histoire tient à peu de chose ! Peu de destins, en tout cas, sont aussi romanesques que celui de la dernière reine d'Égypte, lointaine descendante d'un général d'Alexandre le Grand.
 
 
Des pharaons de culture grecque
Cléopâtre VII est née en 69 avant JC à Alexandrie, dans la famille royale des Ptolémées, issue d'un général d'Alexandre le Grand.
Reine à 17 ans, elle doit partager le pouvoir avec son jeune frère Ptolémée XII Philopator (10 ans). Elle l'épouse selon la coutume pharaonique mais le mariage n'est pas synonyme de bonne entente !...
 
[size=16][/size]
 
Le général romain Pompée, battu par son rival Jules César à Pharsale, en Grèce, demande asile aux souverains égyptiens. Mais il est traîtreusement assassiné sur ordre de Ptolémée.
Jules César débarque à son tour à Alexandrie et demande de l'argent car il en a besoin pour consolider son autorité à Rome. Or, l'Égypte est immensément riche.
Cléopâtre, informée de l'arrivée de César, se présente à lui en cachette de son frère et pour cela imagine de se faire enrouler dans un magnifique tapis qui est présenté au général romain comme un cadeau de la reine !
Avec 30 ans de moins que César et un immense pouvoir de séduction, n'a pas trop de mal à devenir son amante.
Au bout de deux ans, elle rejoint César à Rome. Mais les sénateurs soupçonnent le dictateur de vouloir épouser l'étrangère et de se transformer en monarque oriental. Ils l'assassinent.
Cléopâtre s'enfuit sans demander son reste. Elle donne peu après naissance à un enfant, Ptolémée-César, que l'on surnommera par dérision Césarion.
Pendant ce temps, Rome se réinstalle dans la guerre civile. Marc Antoine, un ancien lieutenant de César, prend possession de la Grèce et de l'Asie qu'il a reçues en partage lors de la conclusion d'un triumvirat avec ses concurrents Octave et Lépide.
 
 
Dionysos et Aphrodite
Comme le général a besoin d'argent et de blé pour entretenir ses troupes, il transmet ses demandes à la reine d'Égypte.
Quand celle-ci arrive à sa rencontre, le sémillant quadragénaire est ébloui et tombe dans ses filets. Les deux amants vivent alors une lune de miel prolongée.
Mais Antoine ne peut prolonger son séjour alexandrin. Il va en Italie conclure une paix bâclée avec son rival.
Quatre ans se passent avant qu'Antoine ne regagne Alexandrie. Cléopâtre le convainc de fonder avec elle un empire oriental rival de Rome.
C'en est trop pour Rome. Octavien a beau jeu de dénoncer devant le Sénat la menace que font planer Cléopâtre et Antoine. Il engage contre eux un combat naval à Actium. Défaits, les deux époux et amants n'auront plus qu'à mourir.

Biographies historiques - Claude -


 
Claude
1er août 10 avant JC à Lyon (Gaule) - 13 octobre 54 à Rome
 
Tiberius Claudius Nero Germanicus ou Claude est né à Lyon en l'an 10 avant JC. Il fut victime d'une paralysie infantile qui lui laissa des séquelles. Ce défaut lui valut d'être quelque peu mis à l'écart de la vie publique. 
Caligula, son neveu, alors empereur, le nomma Consul en 37. En 38, ilépousa
Messaline. En 41, Caligula fut assassiné. Le sénat, voyant là l'occasion de réinstaurer la République, essaya de soulever le peuple. 

La légende veut que la Garde prétorienne, que le sénat n'avait pas pu corrompre, trouva Claude se cachant derrière des rideaux du palais et qu'il fut transporté et proclamé empereur par les soldats. Le sénat s'inclina et le reconnu comme empereur. 
Il commença par punir les assassins de son neveu. Il annula les jugements pour trahison que Caligula avait utilisés pour prendre les richesses de ses victimes et rendit les biens confisqués. Il dut faire face à un grand nombre de tentatives d'assassinat et de rebellion, notamment la révolte du gouverneur de Dalmatie en 42. 

Claude réussit là où beaucoup avaient échoué : la conquête de la Bretagne (actuelle Grande-Bretagne). Il n'ajouta pas moins de cinq provinces à l'Empire dont la Lycie, la Mauritanie, la Norique et la Thrace. Il étendit la citoyenneté romaine à beaucoup de provinces avec une préférence pour sa patrie natale, la Gaule. Il éleva un certain nombre de dignitaires gaulois au rang de sénateur (discours visible au Musée Gallo-Romain de Fourvière, Lyon). En résumé, il changea la relation entre Rome et ses provinces vers l'égalité pour la première fois de l'histoire romaine. Il développa l'administration centrale et renforça les pouvoirs impériaux aux dépens du sénat et des magistratures traditionnelles. 
Il suivit la construction du port de Rome et améliora la distribution de l'eau dans la ville (Aqua Claudia). 
En 48, Messaline fut exécutée pour adultère et tentative de coup d'état à l'issue d'une orgie où elle s'était ouvertement mariée à l'un de ses amants. Claude se remaria avec Agrippine, sa nièce. 

Le but d'Agrippine était de mettre sur le trône son fils Néron en manipulant Claude. En 50, Claude adopta Néron qui prit rapidement la première place à la succession devant Britannicus, le fils de Claude. En 54, Aggripine empoisonna Claude avec des champignons. 
Néron fut immédiatement proclamé empereur.


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Biographies historiques - César, Jules -

César, Jules
 
12 juillet 100 avant JC à Rome (Italie) - 15 mars 44 avant JC à Rome (Italie)
 
 
Jules César s'engage dans le cursus honorum ou carrière des honneurs tout en menant la vie dissipée d’un dandy. Il forme un triumvirat - ou gouvernement à trois - avec deux autres ambitieux, Crassus et Pompée. Lui-même obtient la charge de consul pour l'année 59 avant JC puis lève des légions et entreprend la conquête de la «Gaule chevelue». Le récit de ses huit années de campagne, La guerre des Gaules, est un chef-d’œuvre de la littérature latine.
 
 
Auréolé par sa gloire militaire, César estime l’heure venue de mettre de l’ordre dans les affaires de Rome. Il franchit avec son armée le Rubicon, un petit fleuve italien, et entre à Rome en violation des règles édictées par le Sénat, assemblée des plus grandes familles de Rome. Personne n’ose protester et Jules César en profite pour écraser ses rivaux, à commencer par Pompée. Il obtient enfin du Sénat la quasi-totalité des pouvoirs, cela sans toucher en apparence aux institutions républicaines.
 
 
Il réorganise l’administration et la rend plus efficace. Mais il est assassiné par des sénateurs qui craignent qu’il ne se proclame roi… Malgré la brièveté de son passage au pouvoir (5 ans), Jules César a marqué profondément de son empreinte les institutions romaines et même les nôtres. Son nom se retrouve dans le titre des anciens souverains allemands (Kaiser) et russes (tsar) !
 
 
Une ascendance prestigieuse
 
 
De son vrai nom Caius Julius (Caius est son prénom et Cæsar un surnom), il est issu d'une famille patricienne qui prétend descendre de Iule, fils d'Énée, lui-même fils de Vénus et fondateur indirect de Rome.
Jules César est le neveu par alliance du vieux Marius. Le prestigieux conquérant de l'Afrique est aussi le chef du parti populaire. À ce titre, il s'oppose à Sylla, chef du parti sénatorial, et n'hésite pas à faire exécuter ses ennemis.
À 16 ans, Jules épouse Cornélia, la fille du consul Cinna, qui lui donnera une fille, Julia. Ce sera son seul enfant légitime. Son beau-père est lui-même un farouche partisan de Marius et devient l'homme fort de Rome à la mort de ce dernier.
 
 
Le vent tourne lorsque Sylla revient d'une campagne militaire en Orient. Le jeune Jules César est compromis avec les «marianistes» du fait de son mariage. Il se refuse à répudier Cornélia et sur les conseils de sa mère Aurélia, s'enfuit de Rome pour échapper aux proscriptions.
 
Pendant qu'il erre dans les monts Sabins, sa mère obtient de Sylla sa grâce. Le jeune Jules préfère ne pas s'attarder à Rome et suit à Mytilène le nouveau gouverneur de la province d'Asie, Marcus Minucius Thermus. Il séjourne ensuite à Rhodes pour suivre des cours d'éloquence auprès du savant Apollonios Molon.
 
Entre Rhodes et Rome, son navire est attaqué par des pirates. Survient un épisode célèbre de l'épopée césarienne. Le jeune Jules fait part de son indignation aux pirates qui lui réclament une rançon de vingt talents. Il fixe lui-même sa rançon à 50 talents... Une fois que celle-ci a été payée par sa famille, Jules César, redevenu libre, arme un navire, rattrappe ses ravisseurs et les fait crucifier !
 
 
Cursus honorum
 
La mort du dictateur Sylla ramène César à Rome où sa mère lui obtient une fonction de grand pontife (ou prêtre). A 27 ans, le jeune homme s'engage dans le cursus honorum ou carrière des honneurs. Celle-ci passe par les fonctions de tribun, questeur, édile et préteur, avant de se conclure éventuellement par celle de consul.
 
Pendant que dans la campagne italienne, les légions de Pompée et Crassus combattent les esclaves de Spartacus, César est nommé en l'an -72 tribun militaire comme quelques autres Romains de sa génération.
 
Le jeune patricien mène une vie dissipée de dandy. Bon orateur, poète à ses heures, il intervient dans les batailles politiques qui agitent la République romaine en pleine décomposition. Sa fortune et surtout ses emprunts lui permettent des dépenses fastueuses qui le rendent populaire dans la plèbe. César est par ailleurs bien introduit parmi les familles patriciennes. Lui-même a des liens familiaux avec Crassus et Pompée, les personnalités qui comptent à Rome.
 
Pour faire bonne mesure, après la mort de sa femme Cornélia, César épouse en secondes noces une petite-fille de Sylla, Pompeia. Il se fait nommer questeur dans la péninsule ibérique, avec la charge de gérer les finances de la province, ce dont il s'acquitte avec brio.
 
A Cadix, devant une statue d'Alexandre le Grand, il gémit sur lui-même qui, à 32 ans, n'a encore rien fait tandis que le héros macédonien avait au même âge conquis l'univers.
 
De retour à Rome, Jules organise de fastueuses funérailles pour sa tante Julia, veuve du grand Marius, le regretté chef du parti populaire. Lui-même fait son éloge du haut des Rostres, la célèbre tribune officielle décorée d'éperons de navires (rostres) qui domine le Forum.
 
César poursuit normalement dans la carrière des honneurs en devenant édile en l'an 65 avant JC. Chargé de l'approvisionnement de la ville, il organise de mémorables jeux du cirque pour l'anniversaire de la mort de son père. Pas moins de 320 paires de gladiateurs ! Défiant le parti aristocratique, il relève aussi les trophées de Marius sur le Capitole.
 
Il se tire avec habileté et honneur de la conjuration de Catilina, lui-même s'étant compromis avec le champion de la plèbe avant que Cicéron n'obtienne sa mise à mort.
 
Couvert de dettes, César obtient grâce à son entregent la charge prestigieuse de grand pontife. Ses créanciers n'ont plus qu'à patienter ! Une sombre affaire l'amène à répudier sa deuxième épouse Pompeia (il se remariera ultérieurement avec Calpurnia).
 
 
Affaire de moeurs
 
 
Pendant la période des mystères de Bona Dea (la Bonne Déesse), il est de coutume à Rome que des fêtes strictement réservées aux femmes se déroulent dans la maison du grand Pontife, qui n'est autre que Jules César.
Guidé par la curiosité, le jeune amant de Pompéia, Publius Claudius Pulcher, communément appelé Claude (ou Clodius), pénètre dans la maison sous un déguisement de femme mais il est trahi par sa voix. L'incident fait scandale et Cicéron lui-même dénonce le sacrilège. César en prend prétexte pour répudier sa femme Pompéia au motif que «la femme de César ne doit pas être soupçonnée !», selon ses propres mots. Son amant obtient l'acquittement, probablement par prévarication, en achetant les juges....
 
 
À l'approche de la quarantaine, en l'an 61 avant JC, César voit son horizon financier s'éclaircir avec sa nomination comme propréteur, ou gouverneur, en Espagne Ultérieure (l'actuelle Andalousie, avec Cordoue pour capitale).
 
Plutarque, dans sa Vie de César, rapporte que, traversant les Alpes pour se rendre en Espagne, le héros, dans un village, dit à ses compagnons : «Je préfèrerais être le premier dans ce village que le second à Rome !». En deux ans, il va administrer sagement sa province, pacifier la Lusitanie (Portugal), explorer la Galice... et amasser assez d'argent pour rembourser ses nombreux créanciers.
 
Fort de sa popularité naissante, il fait bientôt office de médiateur entre Crassus et Pompée et forme avec eux un premier triumvirat. Lui-même obtient en récompense la charge de consul pour l'année 59 avant JC. Le mariage de sa fille Julia avec Pompée scelle l'alliance politique entre les deux ambitieux.
Au terme de son consulat, le Sénat octroie à César la charge de proconsul dans les Gaules  : Gaule Cisalpine (la plaine du Pô), Illyrie (la Croatie actuelle) et Gaule transalpine (Provence et Languedoc actuels) pour cinq ans.
C'est le début d'une ascension irrésistible mais brève. Ayant traversé le Rubicon sur un coup de dés, il vainc son rival de toujours, Pompée, à Pharsale, obtient du Sénat l'intégralité des pouvoirs et en profite pour réorganiser les institutions romaines avant de périr sous le poignard.
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ninnenne
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MessageSujet: Re: Biographies historiques -Confucius -Clovis -Cleopatre - Claude - et autres(photos et biographies)   Sam 26 Sep - 14:54

Biographies historiques - Caracalla -

Caracalla
 
4 avril 186 à Lyon (Gaule) - 8 avril 217 à Édesse (Orient)
 
 
[size=16]Filsde Septime Sévère, proclamé empereur en 211 avec son frère Geta, Caracalla se débarrasse de lui l'année, révélant une cruauté dont il ne se démentira pas jusqu'à sa mort.
En 212, il publie un édit célèbre par lequel il octroie la citoyenneté romaine à tous les hommes libres de l'empire, essentiellement les citadins libres. Cette mesure n'a d'autre motif que d'accroître le rendement de la taxe qui s'attache à cette citoyenneté. Les provinciaux avaient précédemment à coeur d'obtenir la citoyenneté romaine par leurs mérites et leur travail. Celle-ci leur est désormais octroyée sans conditions. Elle perd sa valeur symbolique. C'est un motif de fidélité à l'empire qui s'efface.
 
Plein d'ambitions démesurées, le jeune empereur érige à Rome des thermes monumentaux qui perpétuent son nom. Il combat aussi les Barbares. Au cours d'une campagne contre les Parthes, en Orient, il est assassiné par le préfet des gardes, Macrin, qui ne supportait plus ses outrances.
 
Après le court règne de Macrin, Élagabal, un cousin de Caracalla se hisse au pouvoir. C'est un prêtre syrien à peine romanisé. À la mort de ce dernier en 222, l'empire revient à un autre cousin, Alexandre-Sévère (13 ans), assassiné à son tour en 235.

Biographies historiques - Caligula -


Caligula
 
31 août 12 à Antium (Italie) - 24 janvier 41 à Rome (Italie)
 
 
Caligulaest le fils de Germanicus et d'Agrippine l'Aînée, digne fille de Julie, elle-même fille de l'empereur Auguste. Il est adopté par son grand-oncle, le vieil empereur Tibère, et lui succède en 37.
De son vrai nom Caius Caesar Germanicus, le nouveau maître de Rome a été surnommé Caligula («petite botte») par les légionnaires des camps qu'il a fréquentés dans son enfance, d'après le mot caliga qui désigne une botte de soldat.
Devenu fou sous l'effet d'une maladie, il se fait adorer comme un dieu, donne le titre de consul à son cheval préféré, couche avec ses soeurs, assassine aussi d'excellents citoyens pour s'approprier leurs richesses. On lui prête l'exclamation : «Qu'ils me haïssent pourvu qu'ils me craignent».
Mais sans doute n'a-t-il pas su se faire assez craindre car il est assassiné à 28 ans par des officiers de sa garde prétorienne qui ne supportaient plus ses excentricités criminelles. Son oncle Claude, frère de Germanicus, puis son neveu Néron, fils de sa soeur Agrippine la Jeune, vont lui succèder. Ce seront les derniers empereurs de la dynastie julio-claudienne.
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Biographies historiques - Augustin -

 
(St Augustin)
 
Augustin (354 - 430)
 
Un théologien entre deux mondes
 
 
 
Augustin d'Hippone est le théologien le plus fascinant qui soit et sans doute le plus important après Paul de Tarse. C'est aussi le plus célèbre des... Algériens (il s'agissait à proprement parler d'un Romain d'origine berbère). Difficile d'y rester indifférent... Jeune homme dissipé, homme d'action, écrivain prolixe, homme de combat et, cela va sans dire, de conviction !
 
Né à la fin de l'empire romain, Augustin assiste aux grandes invasions et à la prise de Rome par le Wisigoth Alaric. Il a la sensation de tout un monde qui s'écroule autour de lui et cette sensation va imprégner sa théologie.
 
Un jeune homme attiré par la sensualité
Augustin est né à Tagaste, en 354, dans une province romaine constituée de l'Algérie et de la Tunisie actuelles, d'un père païen et libertin et d'une mère chrétienne et pieuse, Monique. Cédant aux supplications de sa mère, son père se convertira peu de temps avant sa mort.
 
Quoique marqué par la foi et l'exemple de Monique, Augustin commence pourtant par suivre, dans un premier temps, les traces de son père. Avide de plaisirs, il s'engage à l'âge de 17 ans dans une liaison qui durera plus de dix années avec une femme qui lui donnera un fils : Adeodat. Il n'en devient pas moins un étudiant puis un professeur de rhétorique fort brillant... Il est chargé de prononcer l'éloge officiel de l'empereur Valentinien II.
 
Après un long passage par le manichéisme, il raconte dans les Confessions qu'accablé de doutes dans le jardin de sa maison de Milan, il entendit un enfant du jardin voisin chanter : «Tolle, lege, tolle, lege !» («Prends et lis ! Prends et lis !» en français). Jetant les yeux sur un livre que tenait ouvert son ami Alype, il lut alors une lettre de Saint Paul aux Romains : «Vivons honnêtement, comme en plein jour, sans goinfreries ni beuveries,... Comme on s'habille d'un nouvel habit, revêtons-nous du Christ et ne nous soucions pas ainsi de notre corps». Cela décida de sa conversion et il se fit baptiser à 32 ans par Ambroise, l'évêque de Milan.
 
Augustin est bientôt élu évêque d'Hippone (aujourd'hui Anaba ou Bône) et, jusqu'à sa mort, il va tenir un rôle central au sein de l'Église, notamment par ses prêches, ses lettres et ses écrits, en particulier les Commentaires sur les Psaumes, le Commentaire de l'Évangile de Saint Jean, le Commentaire littéral de la Genèse, les Confessions, le Traité de la Trinité et La Cité de Dieu.
 
Un analyste lucide de son temps
 
Dans les premiers siècles du christianisme, les croyants pensaient que la fin du monde et le Jugement dernier étaient imminents. Ils ne voyaient pas d'intérêt à préserver l'ordre social. Le célibat, la chasteté et le refus de porter les armes témoignaient d'une lecture littérale des Évangiles et de l'enseignement de Saint Paul.
 
Au temps d'Augustin, on n'en est plus là. La fin du monde n'est plus à l'ordre du jour. D'autre part, le christianisme paraît solidement établi dans l'empire romain. Prenant acte de sa prépondérance, l'empereur Théodose le proclame religion officielle en 392.
 
L'Église s'inquiète dès lors du sort de l'empire auquel son destin est encore lié. En 410, la ville de Rome, qui n'est plus que l'ombre d'elle-même, est pillée et ravagée pendant trois jours par les Wisigoths d'Alaric, fâchés que l'empereur Honorius n'eût pas versé le tribut demandé.
 
Augustin, comme tous les hommes éclairés de son temps, mesure le caractère hautement symbolique de l'événement. Il en tire la matière de La Cité de Dieu, signifiant que celle-ci n'est pas de ce monde mais de l'au-delà.
 
Contre ceux qui prennent à la lettre le commandement biblique : «Tu ne tueras point», il légitime le concept de «guerre juste». Dans un monde appelé à durer, les chrétiens ont le droit et le devoir de se défendre face aux forces du mal qui les assaillent, face aux païens et aux infidèles. Beaucoup plus tard, conjugué à la mystique guerrière héritée des Barbares, ce concept donnera naissance à la chevalerie et au mouvement des croisades.
 
Augustin développe l'idée que les enfants morts sans baptême seraient voués à la damnation éternelle et pour leur éviter ce malheur, on prend l'habitude de les baptiser dès la naissance... Plus tard, au Moyen Âge, les théologiens inventeront le concept delimbes, un lieu plus supportable que l'enfer pour les enfants morts sans baptême afin d'atténuer le pessimisme augustinien.
 
Un combattant infatigable de l'orthodoxie
 
À la recherche du juste équilibre, Augustin combat avec la plume les tendances sectaires qui fleurissent dans la chrétienté des premiers siècles.
D'un strict point de vue théologique, Augustin se heurte à trois écoles de pensée principales :
 
– les manichéens sont les disciples de Mani, ou Manès, prédicateur perse qui perçoit le monde comme le lieu d'un affrontement entre le bien et le mal. Il suppose l'existence de deux principes à l'origine du monde : un Dieu bon, qui a créé toutes les réalités spirituelles (les anges et les âmes) et un démiurge mauvais, qui a forgé toutes les réalités matérielles (les corps).
 

 
Le manichéisme ne se rattache pas formellement au christianisme mais les manichéens utilisent et réinterprètent dans le sens de leur doctrine la Bible chrétienne.
 
– les donatistes sont les disciples de l'évêque Donat, qui est à l'origine d'un schisme très influent en Afrique du Nord. En voici l'origine : lors des violentes persécutions anti-chrétiennes du 3e siècle, des prêtres et même des évêques livrèrent à la police romaine des objets de culte et abjurèrent leur foi.
 
Après la fin des persécutions, Donat s'oppose à ce que ces apostats soient réintégrés dans la communauté chrétienne et ses partisans militent pour une Église élitiste, uniquement composée de «purs». Durant la seconde moitié du 4e siècle, dans la province d'Afrique, les donatistes sont aussi nombreux que les chrétiens orthodoxes. C'est à Augustin que revient le mérite d'avoir réfuté leur doctrine et obtenu leur condamnation définitive, en 412.
 
– les pélagiens se réclament de Pélage, un moine originaire de Bretagne, qui pratique une ascèse rigoureuse et défend l'idée que l'homme peut accéder à la vie éternelle par ses seuls mérites.
Augustin, dont l'expérience de conversion dément cette prétention, lui répond avec vigueur en manifestant la nécessité de la grâce divine pour parvenir au salut.
 
 
Un théologien fécond
 
Jusqu'à sa mort, Augustin consacrera de nombreux traités à réfuter les thèses des donatistes. Tout ceci l'amène à élaborer la doctrine du péché originel qui va devenir par la suite un dogme officiel de l'Église catholique et marquer profondément la théologie chrétienne jusqu'à nos jours.
 
En deux mots, en désobéissant à Dieu et en voulant acquérir par eux-mêmes la maîtrise de la connaissance du bien et du mal, Adam et Eve ont fait plonger toute l'humanité dans le péché et l'ont engagée dans une voie de souffrance et de malheur.
 
Du point de vue du salut, les conséquences sont les suivantes : la volonté de l'être humain est affaiblie et celui-ci n'a plus la maîtrise naturelle de ses désirs et de ses passions qui était celle du premier couple 
 
Pire : par le péché, Adam et Eve ont perdu la présence de la grâce en leur coeur et cette perte se transmet, elle aussi, à toute leur descendance. Par leurs propres forces, sans le secours de la grâce divine, les hommes sont incapables de se libérer du péché. C'est à Jésus, Dieu fait homme, mort sur la croix pour la rémission des péchés, qu'ils doivent de recouvrer la grâce et d'entrer dans la vie éternelle.
 
 
Épilogue
 
Augustin s'éteint à 76 ans, le 28 août 430, pendant que les Vandales de Genséric assiègent sa bonne ville d'Hippone. Son oeuvre immense (plus de trente mille pages) le range parmi les plus grands Docteurs de l'Église  ; il est le patron des théologiens.
 
Augustin d'Hippone reste l'un des écrivains les plus lus et les plus étudiés dans toutes les langues et sur tous les continents. Les bibliographies le concernant représentent environ 300 pages.
 
L'acteur Gérard Depardieu s'est illustré en lisant des textes extraits de ses Confessionsà Notre-Dame de Paris en 2003.
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MessageSujet: Re: Biographies historiques -Confucius -Clovis -Cleopatre - Claude - et autres(photos et biographies)   Sam 26 Sep - 14:57

Biographies historiques - Le temps des prophètes - Auguste -

Auguste
23 septembre 63 avant JC - 19 août 14 à Nola (Italie)
 
Avec l’assassinat de Jules César, Rome plonge à nouveau dans la guerre civile. Son petit-neveu Octavien rétablit la paix civile. Il restaure les formes de la République sénatoriale en s’arrogeant tous les pouvoirs, y compris le commandement militaire ; en latin imperium. Le titulaire de l’imperium est l’imperator dont nous avons fait empereur.
 
En 27 avant JC, le Sénat romain décerne à Octavien le surnom d'Augustus(Auguste). Ce titre honorifique désigne celui qui agit sous de bons auspices. Sous le très long gouvernement d'Auguste s’épanouit la culture latine avec les artistes Virgile, Horace,... et un riche protecteur des artistes dont le nom, Mécène, est devenu nom commun !... Et l'on ne saurait oublier que c'est au temps de l'empereur Auguste que naît à Bethléem, un petit village au sud de Jérusalem, un enfant du nom de Jésus.
 
 
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e 16 janvier de l'an 27 avant JC, le Sénat romain décerne à Octave le surnom d'Augustus (Auguste) habituellement réservé aux divinités.
Ce titre honorifique désigne celui qui agit sous de bons auspices. Il récompense le petit-neveu et fils adoptif de Jules César pour avoir restauré les formes de la République sénatoriale et pacifié le pays en mettant fin aux guerres civiles qui l'ensanglantaient depuis un siècle.
Trois jours auparavant, Octave avait habilement démissionné de toutes ses fonctions et le Sénat, désemparé, l'avait supplié de revenir !
Né 36 ans plus tôt, Octave (qui a pris le nom d'Octavien après son adoption par César) possède désormais un pouvoir quasiment absolu grâce au cumul à vie des plus hautes fonctions de la République.
 
De la République au principat
Avec César et Auguste, la République romaine se transforme en quelques années en principat (avec un homme tout-puissant à sa tête) sans que ses structures traditionnelles aient été en apparence modifiées ! C'est un «empire» qui ne dit pas son nom.
De son père adoptif, Octave a hérité les noms de César et Imperator (le titre d'Imperator désignait d'ordinaire un général investi de l'imperium).
Il se voit aussi réattribuer tous les ans le titre de consul qu'il partage à chaque fois avec un quelconque notable. À partir de l'an 28 avant JC, il est officiellement considéré comme Princeps senatus ou premier sénateur (d'où nous avons tiré le mot prince)...
En 23 avant JC, à la suite d'une grave maladie, Auguste se fait attribuer lapuissance tribunicienne à vie qui lui garantit l'inviolabilité. Enfin, à la mort de Lépide, en 13 avant JC, il est élu grand Pontife et devient à ce titre le chef de la religion. On l'honore sur les autels.
Le nouvel homme fort de Rome n'est bientôt plus désigné que sous l'appellationImperator Cesar Augustus.
Il professionnalise l'armée avec des volontaires engagés pour vingt ans qui reçoivent en fin de carrière un lopin de terre et un pécule. Mais il se contente de quelques guerres pour consolider les frontières.
 
L'empire romain à son apogée
 

 
Cette carte montre l'empire romain dans sa plus grande extension (fin du Ier siècle après JC). Au centre de cet immense empire était la mer Méditerranée, que les Romains appelaient avec orgueil et non sans justesse Mare Nostrum (Notre mer). Cet empire est aujourd'hui éclaté en États rivaux que divisent la langue, la politique, la religion, la société et l'économie.
 
Le principat d'Auguste se caractérise par un épanouissement de la culture latine avec les artistes Virgile, Horace,... et un riche protecteur des artistes dont le nom, Mécène, est devenu nom commun !
Et l'on ne saurait oublier que c'est au temps de l'empereur César Auguste que naît à Bethléem, un petit village au sud de Jérusalem, un enfant du nom de Jésus.
 

Biographies historiques-Le temps des prophètes-Antonin...


Antonin le Pieux
19 septembre 86 à Lanuvium (Latium) - 7 mars 161 à Rome
 
Issu d'une famille originaire de Nemausus (Nîmes), Antonin le Pieux a été adopté par l'empereur Hadrien et lui a succédé à la tête de l'empire romain en 138, à cinquante ans passés. Comblés par sa sage administration, les Romains ont donné son nom aux empereurs du IIe siècle, le siècle des Antonins. Ils ont porté Rome à son apogée.
 
En dépit de sa puissance, Antonin a supporté l'inconduite de sa femme Faustine ditel'Ancienne. Il lui a même accordé l'apothéose, l'élevant à sa mort au rang des déesses ! Leur seul enfant survivant, une fille appelée Faustine la Jeune, a épousé Marc Aurèle et donné le jour à Commode. L'un et l'autre ont régné sur Rome.

Biographies historiques-Le temps des prophètes-Alexandre...


Alexandre le Grand
21 juillet 356 avant JC à Pella (Macédoine) - 13 juin 323 avant JC à Babylone (Babylonie)
  
Héritier d'un petit royaume - la Macédoine - que les Grecs cultivés regardaient avec mépris, Alexandre le Grand s’est taillé en dix ans un immense empire, de l'Égypte aux portes de la Chine. Il a ce faisant assuré à la culture hellénique un rayonnement dont nous percevons encore les traces, par exemple dans les représentations de Bouddha, inspirées de l’Apollon grec ! Fauché en pleine jeunesse, à 32 ans, Alexandre le Grand est aussi le plus romanesque des conquérants.
 
Éduqué par le plus grand savant de l’Antiquité, Aristote, il s’illustre très jeune en domptant un cheval d’exception, Bucéphale. À 18 ans, aux côtés de son père Philippe II et avec le concours des redoutables phalanges macédoniennes, il vainc les Grecs à Chéronée. C’est le début de son épopée. Rassemblant 40.000 soldats grecs et macédoniens, il traverse l’Hellespont (le détroit du Bosphore) et passe en Asie.
 
Remarquable stratège, il repousse les Perses au Granique et soumet la Grèce d’Asie. Enhardi par ces premiers succès, il décide d’en finir avec l’empire perse. Une nouvelle victoire à Issos lui livre l'Égypte, où il fonde le port qui porte encore son nom, Alexandrie. Puis il défait l’armée du dernier empereur de la dynastie des Achéménides à Gaugamèles et s’empare de la Mésopotamie et de la Perse proprement dite.
 
Visionnaire, il organise à Suse le mariage de dix mille de ses officiers et soldats avec autant de jeunes filles perses pour fondre entre elles les cultures grecque et perse. Lui-même a succombé aux charmes d’une princesse perse, Roxane. Alexandre envisage de poursuivre sa marche vers le sous-continent indien. Il franchit l’Indus mais ses soldats épuisés refusent de le suivre. Il rentre donc à Babylone dont il a fait sa capitale et où il mourra. Son empire sera peu après sa mort partagé entre ses généraux.
 
Un conquérant de légende
 
 
 
Héritier d'un petit royaume que les Grecs cultivés regardaient avec mépris, la Macédoine, Alexandre le Grand s'est taillé un empire en dix ans, de l'Égypte aux portes de la Chine.
Il a, ce faisant, assuré à la culture hellénique, avatar de la culture grecque classique, un immense rayonnement.
Nous en percevons encore les traces, par exemple, dans les représentations de Bouddha dont les premières ont été sculptées à l'image d'Apollon par des artistes grecs établis au Gandhara (Inde du Nord) ! Fauché en pleine jeunesse, à 32 ans, Alexandre le Grand est aussi le plus romanesque des conquérants.
 
Éduqué par le plus grand savant de l'Antiquité, Aristote, il s'illustre très jeune par son intelligence comme par son adresse et sa force physique. Ainsi dompte-t-il un cheval d'exception, Bucéphale (il avait observé que l'animal avait peur de son ombre et il eut l'idée de le monter après l'avoir placé face au soleil).
 
 
Stratège hors du commun
 
À 18 ans, aux côtés de son père Philippe II et avec le concours des redoutables phalanges macédoniennes, il vainc les Grecs à Chéronée.C'est le début de son épopée. Deux ans plus tard, rassemblant 40.000 soldats grecs et macédoniens, y compris une puissante cavalerie, il traverse le détroit du Bosphore et passe en Asie.
 
Remarquable stratège, il repousse sur les bords du Granique, au sud du Bosphore, où il a failli périr, les Perses de Darius III. Sous l'effet de ce succès inattendu sur une armée bien plus nombreuse, il soumet avec une relative facilité la Grèce d'Asie, y compris les cités de Milet et d'Halicarnasse. Enhardi par ces premiers succès, il décide d'en finir avec l'empire perse.
 
Une nouvelle victoire à Issos lui livre l'Égypte, où il fonde le port qui porte encore son nom, Alexandrie. Puis il défait l'armée du dernier empereur perse de la dynastie des Achéménides à Gaugamèles et s'empare de la Mésopotamie et de la Perse proprement dite.
Il laisse ses soldats piller et brûler Persépolis, la prestigieuse métropole des Achéménides. C'est une façon de venger l'incendie par les Perses de l'Acropole d'Athènes en 480 avant JC.
 
Visionnaire
 
À cet écart près, Alexandre respecte les croyances des peuples conquis. Il adopte même certaines de leurs coutumes parmi les plus contestables comme la polygamie et la divinisation du roi, au grand scandale de ses hommes qui supportent mal de devoir l'honorer à la manière d'un empereur oriental.
Soucieux de réduire la fracture culturelle entre conquérants et conquis, il organise à Suse le mariage de dix mille de ses officiers et soldats avec autant de jeunes filles perses. Lui-même a succombé aux charmes d'une princesse perse, Roxane.
Alexandre envisage de poursuivre sa marche vers le sous-continent indien, jusqu'à l'extrême limite du monde connu. Il franchit l'Indus mais ses soldats épuisés refusent de le suivre. Il rentre donc à Babylone dont il a fait sa capitale et où il mourra. Son empire sera, peu après sa mort, partagé entre ses généraux. -

Biographies historiques - Le temps des prophètes - Açoka 

AshokaAsokaAçoka ou Ashokavardhna (Devanagar: Aoka) (v. 304 av. J.-C. - 232 av. J.-C.), fils de Bindusâra, est le troisième empereur Maurya (273 av. J.-C. - 232 av. J.-C.). Ashoka a régné sur la majeure partie du sous-continent indien, de l'actuel Afghanistan jusqu'au Bengale et aussi loin vers le sud que l'actuelle Mysore. 
  
 
Après un début de règne très autoritaire, frappé d'horreur et saisi de remords suite à sa conquête sanglante du Klinga, sur la côte est de l'Inde - qui correspond aujourd'hui à l'état de l'Orissa -, il change complètement de politique. Il cherchera désormais à suivre l'ahimsa : maintenir et propager la paix, la non-violence, la compassion, le végétarisme. Il fait alors rénover les routes principales de l'Inde, fait ériger une quantité impressionnante de stèles et bâtiments (dont des hôpitaux pour animaux) témoignant de son projet, et fait adopter une écriture, la brahm?, dont dérivent les écritures modernes. 
Après son règne l'empire se désagrège et l'unité indienne sera perdue jusqu'à l'instauration de la domination moghole puis britannique, ce qui donne à Ashoka et à son œuvre une place très spéciale dans l'histoire indienne. 
 
 
L'empereur Ashoka 
 
 Le conquérant, le bouddhiste 
 
La dynastie des Maurya 
 
Tout comme Krishna, Mahv?ra ou Gautama Bouddha avant lui, Ashoka naît dans une famille royale, les Maurya, de la caste guerrière des Kshatriyas. Son grand-père Chandragupta Ier régna sur un vaste empire qui s’étendait jusqu’à l’Afghanistan. Il établit une administration sur l’exemple des Perses et la capitale, aux proportions énormes, P?aliputra, était construite sur le modèle architectural de Persépolis. Mais le fondateur de la dynastie des Maurya se lassa des intrigues de la cour et abdiqua en faveur de son fils Bindusâra. Chandragupta suivit alors les enseignements d’un maître jaïn et se retira avec lui dans un endroit isolé afin de finir ses jours dans le jeûne et la méditation. Son fils, le père d’Ashoka, ne resta sur le trône que peu de temps. Lui aussi choisit la vie d’ascète et renonça à la royauté. 
 
L'accession d'Ashoka au trône semble avoir posé problème car il n'est couronné que quatre ans après celle-ci. Lorsqu’Ashoka accède au pouvoir souverain, les Maurya règnent sur une grande partie de l’Inde, ayant unifié par la force les innombrables principautés, républiques et tribus. C’est l’apogée de la puissante dynastie. Infiltrations, espionnages et déportations sont les instruments politiques du jeune despote. Sa police secrète sème la terreur. Ashoka conclut des alliances avec ses voisins mais ne les respecte pas. Sa soif de conquête est grande. Il provoque des hostilités afin d’ouvrir un accès vers le sud du royaume. 
 
 
L'empire Maurya sous le règne d'Ashoka 
 
 La guerre et la métamorphose 
 
Cette guerre du Kalinga fait plus de 100 000 morts. Il en subsiste encore aujourd'hui des traces, plus de 2000 ans après : dans les collines de pierres rouges, des grottes et des monuments portent des fresques murales qui, comme un album illustré, décrivent les massacres et l’histoire d’un conquérant et de son illumination. On y voit des villages brûlés, des cours d’eau rougis par le sang des cadavres, des femmes pleurant sur la dépouille de leurs fils, du bétail pourrissant le long des chemins, des vautours tournant dans le ciel à la recherche de chair fraîche, et finalement, un guerrier sanguinaire, Ashoka, saisi de remords. 
Des sages jaïns et bouddhistes le supplient alors de mettre fin au conflit et de faire la paix. Ils lui expliquent la profonde signification de l’ahimsa, mot sanskrit signifiant non-violence, refus de tuer, de nuire ou de détruire : « La vie est chère à tous les êtres, tous craignent la souffrance et redoutent leur destruction. Le respect, la compassion et la tolérance demeurent l’essence de la sagesse ». 
Selon Bouddha, un des devoirs primordiaux d’un roi est de faire régner la paix, d’éviter à tout prix la guerre et toute chose impliquant violence et anéantissement de la vie. Le mauvais karma n’a aucune prise sur celui qui s’identifie avec tous les êtres, qui les considère d’un regard égal. L’ahimsa est lié au renoncement à vouloir posséder et dominer. Les attitudes pacifistes se joignent au dharma, la loi, le devoir universel, sur le chemin pavé d’actions justes. 
 
 
« Que mon cœur prenne refuge aux pieds du Bouddha. » À 20 ans, le voile de l’illusion s’estompe, les chaînes de l’attachement se brisent pour Ashoka. C’est avec l’ahimsa-dharma qu’il va désormais pacifier tous les sujets de son empire. 
Sur le site de la bataille de l’Orissa, il fait graver dans la pierre : 
 
« Devanamapriya (Ashoka) conquérant du Kalinga, a maintenant des remords à la pensée que la conquête n’est pas une conquête car des hommes furent assassinés, tués et exilés lors d’une telle conquête. Devanamapriya éprouve cela avec beaucoup de tristesse et de regrets. À présent, la perte du centième ou même du millième de toutes les vies qui furent tuées, qui moururent ou furent emmenées captives à l’époque où le Klinga fut conquis, Devanamapriya le déplore. Il considère que même ceux qui lui causent du tort méritent d’être pardonnés pour les torts qui peuvent être pardonnés. Parce qu’il croit que tous les êtres doivent rester saufs, avoir le contrôle d’eux-mêmes, être traités également et mener une vie heureuse. Pour Devanamapriya, la conquête par la vertu est la plus importante conquête ». 
 
Sous la direction d’un maître bouddhiste, Ashoka fait une retraite de deux ans, puis, pour quelques douzaines d’années reprend en main les destinées de son empire. 
 
 Le souverain compatissant 
 
Ashoka change complètement de but, mais il reste un souverain actif, qui laissera d'innombrables traces. 
Un corps de hauts fonctionnaires est chargé de réparer les injustices commises. Sa police secrète est démantelée. 
Aux quatre coins du royaume, Ashoka proclame sur des parois rocheuses ou sur des colonnes son aversion pour la violence et son adhésion à l’ahimsa. Ces stèles se retrouvent partout où le peuple peut les lire, dans les lieux sacrés, aux carrefours des villes. Elles demeureront intactes et lisibles pendant des millénaires. Souvent surmontés d’un lion, les piliers s'ornent aussi du Dharmachakra, la roue du dharma, la loi sacrée que Bouddha a mis en mouvement pour tous les êtres vivants, lors de son passage terrestre. 
« Celui qui refuse de chasser ou de pêcher, qui ne tue point et ne veut être cause de mort pour aucune créature, faible ou puissante, voilà un homme de bien ». (Bouddha, Dhammapada) 
 
 
Le Dharmachakra d’Ashoka 
 
Comprenant que tuer est toujours une abomination et que chasser et pêcher sont des manquements à l’ahimsa, Ashoka règlemente sévèrement la chasse. Il favorise le végétarisme dans tout le royaume et interdit les sacrifices rituels d’animaux. Dans ses palais, aucun animal n’est mis à mort, toute la cour royale s’abstient de chair animale. Un banquet typique du roi pouvait se composer de raisins, de dattes et de mangues, de gâteaux sucrés, de riz bouilli avec épices et de lait chaud au safran. 
 
L’absence de toute cruauté et une attitude bienveillante doivent englober non seulement les humains mais aussi les animaux : « Ce don (le dharma) consiste à traiter équitablement esclaves et serviteurs, à obéir à la mère et au père, à user de libéralité envers les amis, connaissances, parents, prêtres et ascètes et à ne pas tuer les animaux. » (Ashoka, édit 10) 
L’interdépendance des vies se tisse sur le même désir de ne plus souffrir et de vivre en paix. Il ne faut ni approuver ni encourager la violence. Dans cet esprit de compassion secourable, on ne doit pas effrayer les animaux, les remplir de crainte, les tourmenter, leur infliger de la douleur, les dominer brutalement. Cette conduite éthique implique nécessairement une forme non-violente d’alimentation. 
Par solidarité avec le monde animal, Ashoka fonde des hôpitaux, des hospices afin de recueillir les animaux malades ou âgés. Il encourage la protection des forêts et des plantes médicinales. 
Il aide à la diffusion du bouddhisme. Cependant aucune preuve ne peut attester de sa conversion. Il en est toutefois un fervent propagandiste et envoie des missionnaires aussi loin que l'île de Ceylan (l'actuel Sri Lanka) qui sera convertie par sa fille Sangamit et son fils - ou frère - Mahinda, cités seulement par les chroniques cinghalaises, mais ignorés des inscriptions indiennes qui ne mentionnent que trois de ses fils, Tvara, Kunla et Jalauka. 
 
Le roi se rend en pèlerinage aux lieux qu’a sanctifié la présence du Bouddha et donne généreusement aux monastères. Il nomme des contrôleurs du dharma qui effectuent des tournées d’inspection périodiques dans tout l’empire. Lui-même parcourt son royaume et propage sa vision de l’ahimsa-dharma dans les villes des provinces les plus reculées. Sous son règne, aucune guerre n’éclatera dans les États pacifiés. 
On attribue à Ashoka l’érection de 84 000 stûpas, monticules circulaires de briques ou de pierres renfermant des reliques du Bouddha ou de Bodhisattvas célèbres, ces êtres éveillés se consacrant à sauver l’humanité souffrante. En plus de Ceylan, le roi envoie des missionnaires en Birmanie, en Chine et des ambassades aux princes grecs du temps, Antiochus II de Syrie et Antigone II Gonatas de Macédoine. Il convoque le troisième concile bouddhique dont la préoccupation majeure sera la diffusion du bouddhisme. 
Ashoka fonde de plus l’écriture dite brahm? servant à rédiger des documents. Après l’écriture pictographique de l’ère de l'Indus qui dura jusqu’environ 1 500 avant J.-C., la plus ancienne écriture indienne déchiffrable remonte à Ashoka. Dès qu’il l’utilisa, elle devint l’écriture de toute l'Inde. La majorité des écritures indiennes modernes sont de ce fait dérivées du brahm?. 
L’histoire n’a guère laissé de détails sur la vie personnelle d’Ashoka. On sait qu’il épousa la fille d’un banquier, qu’il eut des enfants et un palais d’été sur le site même de Kalinga. Son fils (ou son frère ?) apporta les enseignements de Bouddha hors de l’Inde. Son petit-fils Samprati fut pour sa part un propagateur du jaïnisme. 
Après quarante ans de règne, Ashoka finit-il ses jours dans la solitude méditative comme ses ancêtres ? Nul ne sait vraiment. Après son règne, l’Empire Maurya s’effrita et connut à nouveau de graves bouleversements, des invasions meurtrières et des schismes religieux. 
 
Des traces durables 
 
Dans les ruines de Kalinga, des cavernes s’ouvrent dans les rochers. Pendant des siècles, elles abritèrent des moines bouddhistes et jaïns venus là s’absorber dans l’Absolu, à l’écart des illusions humaines. Près du champ de bataille, une pagode blanche et ronde embrasse tout l’horizon. À perte de vue, des champs verts encerclent ce temple dédié à la paix. Des lions immobiles en gardent l’entrée et sur le dôme de la structure plusieurs petites coupoles touchent le ciel comme branchées au cosmos. Un Bouddha lumineux, encastré dans la pierre, médite sur les formes impermanentes, transitoires et douloureuses de ce monde. Les splendeurs de la cour d’Ashoka semblent bien lointaines dans les décombres, la végétation et les cris des singes affamés. « Oui, je vous le dis : tout passe. Veillez à votre salut », aurait dit le Bouddha avant de quitter son corps. Tout passe. Mais le message de l’Ahimsa-dharma d’Ashoka, le guerrier pacifique, est toujours vivant. 
La source de la plupart de notre connaissance sur Ashoka est constituée par les nombreuses inscriptions qu'il a fait graver sur des piliers et des rochers dans tout son empire, majoritairement en langue magadh? (un prâkrit) dans l'écriture brahm? (et parfois en caractères kharo??h?, mais aussi en grec et en araméen. Outre que ces inscriptions représentent les premières attestations de la notation par écrit d'une langue indienne et que cette même écriture donnera naissance à tous les semi-syllabaires présents actuellement sur le sol indien (comme la devanagar?), elles ont favorisé la propagation de l'éthique bouddhiste et ont encouragé la non-violence et l'adhésion à la doctrine du dharma, le devoir ou comportement juste. On note aussi l'importance donnée à une langue vulgaire et vernaculaire, un prâkrit, au détriment de la langue « noble » et littéraire, le sanskrit, montrant là un souci d'être compris par le peuple. 
Il agrandit sa capitale Pa?aliputra - l'actuelle Patna - et y fait construire un palais dans le style perse. Il convoque aussi le 3e Concile bouddhique (253 av. J.-C. ou 243 av. J.-C.). 
À la suite du règne éclairé d'Ashoka, la réforme de l'empire Maurya est mise à profit par des envahisseurs, et bientôt il entre en déclin et se fragmente en une multitude de principautés. Jusqu'à la colonisation britannique, environ 2 000 ans plus tard, jamais une aussi grande partie du sous-continent ne sera unie sous un même gouvernement. 
Reconnaissant son rôle sans précédent dans l'histoire du pays, l'Inde a fait du chapiteau des colonnes d'Ashoka ou lat, un des symboles de la république indienne. 
 
Deux décrets extraits des édits d'Ashoka 
 
1er Décret : Autrefois dans les cuisines du roi Piyadassi (autre nom d'Ashoka), le Bien-aimé des Dieux, des centaines de milliers d'animaux étaient tués quotidiennement pour leur viande. Dorénavant, [?], seulement trois animaux seront tués, deux paons et un cerf et le cerf pas de façon régulière. Même ces trois animaux ne le seront plus dans l'avenir. 
 
2e Décret : Partout dans l'empire du Bien-aimé des Dieux, le roi Piyadassi et même dans les royaumes à ses frontières, comme ceux des Chola, Pandya, Satyapoutra, Kéralapoutra aussi bien que dans celui de Ceylan et du roi grec nommé Antiochos et dans ceux des rois qui sont voisins d'Antiochos, partout les deux assistances du Bien-aimé des Dieux, le roi Piyadassi, sont fournis. Celles-ci consistent en soins médicaux pour les hommes et en attention pour les animaux. Les herbes médicinales si utiles pour l'homme ou pour la bête, sont apportées et plantées partout où elles ne poussent pas naturellement ; de la même façon, racines et fruits sont apportés et plantés partout où ils ne poussent pas naturellement. Des puits sont creusés le long de routes et des arbres plantés pour le bien des hommes et des bêtes. 
 
 
Édit à la fois en grec et araméen par le roi Ashoka de Kandahar. Anciennement au Musée national afghan de Kaboul, désormais détruit. 
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MessageSujet: Re: Biographies historiques -Confucius -Clovis -Cleopatre - Claude - et autres(photos et biographies)   Sam 26 Sep - 15:02

Biographies historiques - Haute Antiquité - Ramsès II -

Ramsès II
 
vers 1292 avant JC - vers 1213 avant JC
 
Associé très jeune à son père Sethi 1er, le pharaon Ramsès II règne au total près de 80 ans, de 1292 à 1213 avant JC. Il livre bataille aux Hittites à Qadesh, en Syrie. Après cette grande bataille restée indécise, le royaume indo-européen des Hittites, établi en Anatolie (Turquie moderne), se rapproche des Égyptiens pour faire face à un nouveau-venu, le royaume de Mitanni (à cheval sur la Syrie et l'Irak actuels).


Profitant de la paix retrouvée, Ramsès II construit de multiples monuments, sans doute davantage qu'aucun autre pharaon. On peut encore admirer l'immense salle hypostyle du temple de Karnak et le temple d'Abou-Simbel, sur les bords de l'actuel lac d'Assouan, qui cultive le souvenir de Qadesh.

[size=24]Biographies historiques - Haute Antiquité - Hatshepsout -

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Hatshepsout

 
vers 1503 avant JC - vers 1482 avant JC

 
Une demi-douzaine de femmes gouvernèrent l'Égypte ancienne avec le titre de pharaon. La plus importante fut Hatshepsout, qui régna de 1503 à 1482 avant JC. Fille de Thoutmosis 1er, elle épouse son demi-frère selon la coutume pharaonique. Après la mort de son mari, elle écarte l'héritier, né d'une concubine, et règne en personne avec le soutien des puissants prêtres d'Amon.



Elle témoigne à ceux-ci sa reconnaissance en confiant à son architecte Senmout la construction du magnifique temple à terrasse de Déir el-Bahari, dans la Vallée des Rois, en face de Thèbes. Son règne de vingt ans semble avoir été par ailleurs paisible et prospère.
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Biographies historiques - Haute Antiquité - Nabuchodonosor -

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Nabuchodonosor (605 avant JC - 562 avant JC) 

  
Grandeur de l'empire néo-babylonien 

  
  
Le 23 septembre de l'an 605 avant notre ère, Nabuchodonosor II est couronné roi de Babylone. Il succède à son père, Nabopolassar 

  
Renaissance de Babylone 

  
Nabopolassar était à ses débuts le gouverneur de Babylone et devait obéissance au souverain assyrien. Celui-ci n'était autre que le prestigieux Assourbanipal, un conquérant qui avait repoussé jusqu'en Égypte les limites de son empire. 

  
Mais après sa mort, l'Assyrie, usée par les guerres et détestée par ses sujets allogènes, ne tarde pas à se déliter sous l'effet des révoltes et des luttes de palais. C'est ainsi que le gouverneur de Babylone s'allie à Cyaxare, le roi des Mèdes, un peuple de l'Iran actuel, et porte le coup de grâce à la monarchie assyrienne. 

Les Assyriens sont défaits en 615 avant JC à Arapkha (aujourd'hui Kirkouk) et leur capitale, Ninive, est détruite en 612 avant JC. Nabopolassar peut dès lors restaurer l'indépendance de l'empire chaldéen et le prestige de Babylone. Son fils Nabuchodonosor (on écrit aussiNabuchodonozor) ne va pas montrer moins de talent dans le gouvernement de l'empire. 

  
Victoires de Nabuchodonosor 

  
Le principal souci du nouveau roi de Babylone est la lutte contre les Égyptiens qui dominent le Proche-Orient et menacent ses frontières occidentales. Quelques mois avant son couronnement, Nabuchodonosor vainc les Égyptiens du pharaon Néchao II à Kharkémish (ou Karkémish, sur l'Euphrate, à la frontière entre Turquie et Syrie actuelles). Il les chasse de Palestine et de Syrie et la même année, en 605, peut ainsi entrer à Jérusalem, capitale du royaume de Juda... 

  
 

Babylone 

  
Mais le petit royaume israélite fait preuve d'insoumission et les Babyloniens réoccupentJérusalem à deux reprises, en 597 et en 586. Le Temple des Juifs est détruit et la population de Jérusalem est en bonne partie déportée en Mésopotamie. 

  
Le 28 mai de l'an 585 avant JC, une éclipse de soleil interrompt un combat entre les Mèdes et les Lydiens. Nabuchodonosor, allié des Mèdes, en profite pour annexer la Lydie (l'éclipse a été identifiée par les astronomes modernes et a permis aux historiens de dater avec précision ladite bataille). 

  
En 573, après 13 ans de résistance, la cité de Tyr, en Phénicie, tombe aussi aux mains des Babyloniens. Nabuchodonosor met la main sur sa remarquable flotte de guerre. Il étend ainsi son empire du golfe Persique à la Méditerranée. 

  
Splendeurde Babylone 

  
Le roi Nabuchodonosor se consacre surtout à l'embellissement de sa capitale. Il fait aménager une enceinte de 18 kilomètres de long dont le principal point de franchissement est la porte d'Ishtar. A partir de celle-ci, une voie processionnelle en brique émaillée conduit au temple de Mardouk, le dieu de Babylone. 

  
Il fait aussi rénover la ziggourat, qui a donné naissance au récit biblique de la «tour de Babel»: elle s'élève à 90 mètres de haut sur une base de 90 mètres de côté. 

 
 

 
Enfin, le roi fait aménager les jardins suspendus. Une légende prétend qu'il aurait ainsi voulu faire une faveur à son épouse d'origine mède qui regrettait les montagnes verdoyantes de son enfance. 

 
Songeons que Babylone, du règne d' Hammourabi, vers 1750 avant JC, à celui d'Alexandre le Grand, vers 330 avant JC, en passant par celui de Nabuchodonosor, aura rayonné presque sans discontinuer sur le Moyen-Orient pendant quinze siècles !... Sans doute un record historique. 

Biographies historiques - Haute Antiquité - Hammourabi -

Hammourabi (1792 avant JC - 1750 avant JC) 
  
Le «roi de justice» de Babylone 
  
 
Hammourabi monte sur le trône de Babylone aux alentours de 1792 avant Jésus-Christ. Son souvenir demeure vivant car il a porté à son apogée cette cité de Mésopotamie proche de l'actuelle Bagdad. 
  
Un conquérant heureux 
  
Pendant son long règne de quatre décennies, Hammourabi conquiert avec méthode et ténacité les pays voisins du sien.
  
  
Il soumet dans un premier temps, vers 1787 avant JC, les royaumes d'Ourouk et d'Akkad. Ensuite, pendant deux décennies, il se consacre à la consolidation de son royaume, faisant construire temples et canaux. 
  
 
En 1764, il vainc une coalition conduite par le royaume d'Elam (la région de Suse, au sud-est de la Mésopotamie), l'année suivante, il s'empare de Larsa, dans le pays de Sumer. Enfin, en 1761, il détruit le puissant royaume de Mari, sur le cours nord de l'Euphrate, aux limites de la Syrie et de l'Irak actuels. Sa domination s'étend dès lors à l'ensemble de la Mésopotamie et même au-delà. 
 
 
Hammourabi 
 
Conquérant heureux, le roi est aussi un grand législateur. Il a laissé un code célèbre de 282 articles copié à de multiples exemplaires sur des tablettes d'argile et des stèles de basalte. 
 
L'une de ces stèles, gravée en caractères cunéiformes, est conservée au musée du Louvre. Avec cette jurisprudence, Hammourabi manifeste le désir d'homogénéiser le droit dans son vaste empire. C'est une idée qui sera reprise jusqu'à nos jours par tous les fondateurs d'empire. 
 
Le souverain a soin de placer toutes les divinités locales sous l'autorité d'un dieu suprême, Mardouk (en anglais Marduk), le dieu de Babylone. On peut y voir l'ébauche du monothéisme ! 

Biographies historiques - Haute Antiquité - Assourbanipal 

Assourbanipal (668 avant JC - 630 avant JC) 
  
  
Le glaive de l'Assyrie 
  
En668 avant JC, Assourbanipal reçoit en héritage de son père Assarhaddon le trône d'Assyrie. Il va porter à son maximum d'extension ce puissant empire aux redoutables vertus militaires.
  
  
Apogée et déclin de l'Assyrie 
  
Assarhaddon lègue l'Assyrie à son fils cadet Assourbanipal, en 668 avant JC. 
Dans le même temps, son fils aîné Shamash-Shoum-Oukim (on écrit aussi Shamash-Shum-Ukin), doit se contenter pour héritage du trône de Babylone, un empire en déclin devenu le vassal de l'Assyrie, ce qui ne sera pas sans graves conséquences à terme...
  
 
Assourbanipal soumet l'Égypte et force le pharaon à s'enfuir jusqu'en Éthiopie. Il lutte par ailleurs contre les Cimmériens au nord, contre les Arabes au sud, contre les Mèdes à l'est. 
 
C'est alors que se dégradent les relations avec son frère. Babylone s'étant soulevée en 648 avant JC, Assourbanipal investit la cité et son frère lui-même trouve la mort dans l'incendie de son palais. 
 
 
Assourbanipal 
 
Assourbanipal porte l'Assyrie à son apogée et développe sa capitale Ninive, comme en témoignent les découvertes archéologiques de son palais, y compris 20.000 tablettes d'argile accumulées dans la bibliothèque. Mais il s'épuise à combattre les séditions locales et les ennemis des frontières. Vers la fin de son règne, il doit renoncer à l'Égypte. 
 
Et à peine vingt ans après la mort de ce grand roi, survenue en 630 avant JC, l'empire assyrien s'effondre, victime d'une coalition des Mèdes et des Babyloniens, sous la conduite de Nabopolassar, roi de Babylone de 626 à 605 avant JC. 
 
 
 
L'empire néo-babylonien va brièvement retrouver sa grandeur sous le règne de Nabopolassar et son successeur Nabuchodonosor. 
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MessageSujet: Re: Biographies historiques -Confucius -Clovis -Cleopatre - Claude - et autres(photos et biographies)   Sam 26 Sep - 15:04

Biographies historiques - Haute Antiquité - Abraham -

  [size=16]    [/size]
Abraham (en hébreu, «père d'une multitude») est un chef de clan prospère, natif d'Ur, en Chaldée (l'Irak actuel).    
 
Selon la Genèse, le premier livre de la Bible, «Il avait quatre-vingt-dix-neuf ans quand le Seigneur lui apparut et lui dit : "C'est moi le Dieu Puissant. Marche en ma présence et sois intègre. Je veux te faire don de mon alliance entre toi et moi, je te ferai proliférer à l'extrême»(Genèse 17).    
 
Dieu est désigné par la Bible sous le nom de Yahvé(YHWH en écriture hébraïque), que l'on peut traduire par «Celui qui suis» ou plus simplement par «Je suis celui qui est».    
 
Yahvé engage Abraham à quitter sa contrée et à partir vers la terre de Canaan, ainsi nommée d'après Cham, l'un des fils de Noé. Abraham part donc avec son peuple, qu'on dénomme lesHébreux, d'un mot qui signifie «ceux qui passent».
 
Après une longue errance, la petite troupe s'établit enfin sur la terre de Canaan, qui n'est autre que l'actuelle Palestine (au sens géographique et non politique).    
 
Abraham, qui désespère d'avoir un fils de son épouse Sara, en obtient un de sa servante Agar. Il est appelé Ismaël.
 
Mais près d'un quart de siècle après le départ d'Ur, Dieu annonce à Abraham que Sara aura de lui un fils, Isaac, et qu'il sera le père d'une multitude de nations !
 
À la naissance du fils tant attendu, Ismaël et sa mère doivent s'enfuir dans le désert égyptien pour échapper à la haine de Sara. 
    [size=16]  [/size]
  
Pour mettre à l'épreuve la soumission d'Abraham à son égard, Dieu lui ordonne de lui sacrifier Isaac et au moment où le malheureux enfant est sur le point de périr, un ange arrête le bras d'Abraham. Isaac est remplacé par un bouc sur la table de sacrifice.    
 
Jacob, fils d'Isaac, prend le nom d'Israël («Dieu s'est montré fort») après avoir combattu toute une nuit contre un homme qui se révèle être un ange. Ses douze fils vont former les douze tribus d'Israël.   
 
Abraham est considéré comme le fondateur de la nation hébraïque. Les trois grandes religions monothéistes (judaïsme, christianisme et islam) se réclament de lui. Mais tandis que les Hébreux se considèrent comme de la descendance d'Isaac, les Arabes revendiquent Ismaël pour ancêtre. 

bon week-enda demain         Ninnenne          blog  de  partage  
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MessageSujet: Re: Biographies historiques -Confucius -Clovis -Cleopatre - Claude - et autres(photos et biographies)   

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