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 Au Jardin -Les roses - Les clématites - le cosmos -

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ninnenne
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MessageSujet: Au Jardin -Les roses - Les clématites - le cosmos -   Lun 28 Sep - 13:42

Au jardin - Les roses -

 
La rose est la fleur des rosiers, arbustes du genre Rosa et de la famille des Rosaceae. La rose des jardins se caractérise avant tout par la multiplication de ses pétales imbriqués qui lui donnent sa forme caractéristique.
 
Appréciée pour sa beauté, célébrée depuis l’Antiquité par de nombreux poètes et écrivains, pour ses couleurs qui vont du blanc pur au pourpre foncé en passant par le jaune franc et toutes les nuances intermédiaires, et pour son parfum, elle est devenue la « reine des fleurs », présente dans presque tous les jardins et presque tous les bouquets. C’est sans doute la fleur la plus cultivée au monde, mais on oublie souvent que les rosiers sont aussi des plantes sauvages (le plus connu en Europe est l’églantier) aux fleurs simples à cinq pétales, qui sont devenus à la mode, pour leur aspect plus naturel, depuis quelques décennies sous le nom de « roses botaniques ».
 
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Eglantier
 
Les rosiers cultivés sont le résultat de plusieurs siècles de transformations d’abord empiriques, puis, dès la fin du XVIIIe siècle, méthodiques, en particulier par l’hybridation. Les variétés sont innombrables, on estime à plus de 3 000 le nombre de cultivars Uncultivar est une variété de plante obtenue en culture, généralement par sélection, pour ses caractéristiques « réputées uniques ») disponibles actuellement dans le monde.
 
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Rose "Papa Meilland" - Photo Schubbay
 
Les spécialistes distinguent généralement les « roses anciennes » des « roses modernes ».
 
Les premières sont généralement les cultivars datant d’avant 1867, dont beaucoup ont été perdues. Parmi celles qui sont encore cultivées figurent :
 
- des « roses galliques » (Rosa gallica), surtout "Officinalis" et "Cardinal de Richelieu",
 
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Rose "Cardinal de Richelieu" -
 
- des « roses à cent feuilles » (Rosa centifolia), surtout « pompon rose » ("Pompon de Meaux") et « pompon rouge » ("Pompon de Bourgogne"),
 
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Rose "Pompon de Meaux" - Photo A. Barra
 
- des rosiers mousseux qui sont des mutations stériles de centifolia (ou de rosiers de Damas) comme "Salet" ou "Mousseline",
 
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Rose "Salet" - Photo A. Barra
 
- les « rosiers de Damas » (Rosa damascena), hybrides naturels apparus en Asie Mineure, de Rosa gallica × Rosa phoenicia, avec la "Rose de Puteaux" cultivée pour ses pétales séchés et la "rose de Recht", très répandue en Angleterre.
 
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Rosier de Damas
 
- quelques « rosiers de Portland », comme "Jacques Cartier",
 
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Rose "Jacques Cartier"
 
- les « Noisettes », ou « thé noisette », surtout "Gloire de Dijon", "Rêve d’or" et "Madame Alfred Carrière".
 
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Rose "Gloire de Dijon
 
- quelques « Bourbon » : "Louise Odier" et surtout "Souvenir de la Malmaison",
 
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Rose "Souvenir de la Malmaison"
 
- les « rosiers blancs » : Rosa ×alba, la rose d’York, Rosa alba semiplena, "Cuisse de nymphe émue" et "Pompon blanc parfait".
 
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Rose "Cuisse de Nymphe émue"
 
En 1867, la création de "La France", la première hybride de thé (dérivée des roses importées de Chine avec les cargaisons de thé) marque le début des « roses modernes » que sont les rosiers « à grandes fleurs », les « floribunda » et les « rosiers anglais ».
 
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Rose "La France"
 
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Rose "Orange Korona" (Kordes 1955), exemple de rosier floribunda

[size=24]Au jardin - Les clématites -

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Les Clématites (Clematis) forment un genre de la famille des renonculacées. Il comprend environ 300 espèces de vivaces herbacées à souche ligneuse et de plantes grimpantes, semi-ligneuses, persistantes ou caduques. On les trouve dans les deux hémisphères, notamment en Europe, dans l'Himalaya, en Chine, en Australie, en Amérique du Nord et centrale, et cultivées pour leur abondante floraison très décorative.

 
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Il existe plus de 400 cultivars (variété de plante obtenue en culture), généralement à grandes fleurs. Du fait de la diversité des espèces : vivaces herbacées de petites tailles, arbustes grimpants ou étalés, plantes grimpantes atteignant de 10 à 15 mètres de hauteur, l'aspect des clématites varie considérablement.

 
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Les fleurs, bisexuées, sont solitaires ou groupées en cymes ou en panicules.Elles ne possèdent pas de pétales mais présentent 4 à 10 sépales, avec des dimensions et des formes très variables. Les clématites sont cultivées pour leur floraison généreuse, souvent suivie de fruits plumeux, décoratifs, gris argenté.

 
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Certaines, comme Clematis recta, sont odorantes. Utilisez les formes grimpantes pour garnir une pergola, un treillage, un arceau, une tonnelle ou un mur, voire pour habiller les branches d'un grand arbuste ou d'un petit arbre. Cultivez les espèces herbacées dans les massifs.

 
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Clematis recta

 
Les clématites sont réparties en 3 groupes, en fonction de leur exigence de culture :

 
Espèces à floraison précoce : ces clématites portent des petites fleurs en janvier ou en mars, sur les pousses de l'année précédente. Elles se plaisent en situation abritée mais ensoleillée, dans un sol bien drainé. Feuilles vert moyen, lustrées, persistantes ou caduques, divisées en 3 folioles lancéolées de 9 à 12 cm de long ou entoères, oblongues et finement découpées, de 5 cm de long. Fleurs simples, en clochette ouverte, de 2 à 5 cm de diamètre. Plantes rustiques. Exemples de clématites du groupe : Clematis alpina et C. montana.

 
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Clematis alpina

 
Cultivars précoces à grandes fleurs : ces clématites fleurissent entre mai et juillet, sur les pousses latérales des tiges de l'année précédente, puis en août-septembre, à l'extrémité des pousses de l'année. Les feuilles, caduques, vert pâle à vert moyen, sont composées de 3 folioles ovales à lancéolées de 10 à 15 cm de long ou simples et ovales mesurant de 7 à 10 cm de long. Les fleurs sont dressées, simples, semi-doubles ou doubles, le plus souvent en coupe large, de 10 à 20 cm de diamètre. Ces plantes sont assez rustiques, les hivers rigoureux peuvent compromettre leur précocité.

 
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Le troisième groupe est divisé en trois catégories !

 
Les Cultivars tardifs à grandes fleurs : ces clématites fleurissent de juillet à septembre sur les pousses de l'année. Les feuilles, caduques, vert pâle à foncé, sont composées de 3 folioles ovales à lancéolées de 10 à 15 cm de long ou sont simples et ovales mesurant de 7 à 10 cm de long. Les fleurs, simples, ouvertes vers l'extérieur, forment une coupe large de 7 à 15 cm de diamètre. Bonne rusticité.

 
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Clématite horticole : « Madame Van Houtte »

 
Les Espèces et cultivars tardifs à petites fleurs: ces clématites fleurissent de juin à octobre sur les pousses de l'année.

 
Les Espèces et cultivars herbacées : ces clématites fleurissent de juillet à octobre sur les pousses de l'année. On les plantes dans les massifs de vivaces.

 
Quelques espèces de clématis :

 
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Clematis alpina - Clématite des Alpes

 
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Clematis brachiata

 
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Clematis cirrhosa - Clématite à vrille

 
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Clematis flammula - Clématite flammette ou clématite brûlante

 
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Clematis armandii - Clématite d'Armand

 
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Clematis montana - Clématite à petites feuilles

 
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Clematis recta - Clématite dressée

 
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Clematis vitalba - Clématite des haies

 
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Clematis viticella - Clématite bleue
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Au jardin - le cosmos -

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Les cosmos (du grec kosmos, ornement ou bon ordre) sont des plantes du genre Cosmos, originaire du Mexique. Leur hauteur varie entre 35 et 120 centimètres, selon les variétés. La floraison s'étale du début de l'été jusqu'aux gelées de l'automne, ils sont résistants au gelées légères, ils sont plantés en massifs, bordures, dans des bacs ou dans des rocailles.

 
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Il existe plusieurs espèces comme :

 
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Le Cosmos atrosanguineus

 
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Le Cosmos bipinnatus (comestible)

 
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Le Cosmos caudatus

 
Les Cosmos sulfureus sont jaunes, orangés ou rouges.

 
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Le Bright Lights a des fleurs simples et semi-doubles dans les couleurs de jaune, orangé et rouge. Le plant est compact à 60 cm.

 
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Le Diablo atteint 75 cm. avec des fleurs de 5cm. rouge orangé intense.

 
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La Lady Bird est une nouvelle série de nains à 40 cm. Leur floraison est très hâtive. Les fleurs ont des couleurs éclatantes dans les teintes de jaune, orange et écarlate.

 
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Le Polidor atteint 75 cm. et porte des fleurs semi-doubles dans les teintes de jaune or, orangé et rouge.

 
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Les Sunny Red et Sunny Gold ont des fleurs simples sur des plants trapus à 35 cm.




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ninnenne
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MessageSujet: Re: Au Jardin -Les roses - Les clématites - le cosmos -   Lun 28 Sep - 13:47

Au jardin - Le Lys -

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Les lys ou lis sont des plantes herbacées de la famille des Liliaceae appartenant au genreLilium.
 
Ces plantes à bulbe sont originellement présentes dans les zones tempérées de l'hémisphère nord.
On les trouve principalement en Europe, mais aussi en Asie, de l'Inde jusqu'au Japon et aux Philippines.
Leur aire de répartition couvre également les États-Unis et le sud du Canada.
 
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Les espèces du genre Lilium sont habituellement adaptées aux milieux forestiers, souvent montagneux, ou plus rarement aux milieux dégagés (prairies). Quelques-unes poussent dans les zones marécageuses. Une seule espèce (Lilium arboricola) vit en épiphyte (Lesépiphytes sont des plantes qui poussent en se servant d'autres plantes comme support. Il ne s'agit pas de plantes parasites car elles ne prélèvent pas de nourriture de leur hôte).
 
De nombreuses variétés sont cultivées et ornent les jardins du monde entier.
 
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Leurs grandes fleurs à six tépales (3 pétales et 3 sépales identiques), souvent parfumées, peuvent arborer des couleurs vives, blanches, jaunes ou rouges, avec parfois des motifs colorés.
 
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La floraison a lieu en été, l'hiver constituant une période d'inactivité pour la plante.
La plupart des espèces de lys perdent leurs feuilles pendant la saison froide, mais Lilium candidum garde une rosette de petites feuilles à sa base pendant la plupart de l'année. Les bulbes sont des organes de réserve, ils n'ont pas de couche protectrice. Les fleurs apparaissent à l'extrémité d'une unique tige verticale.
 
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- La fleur de lys, en fait une fleur d'iris, jaune ou or, est le symbole de la famille royale en France, le drapeau blanc étant celui du royaume de France.
 
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Le lys des prairies ( Lilium philadelphicum L. var. andinum) est l'emblème floral de la province de Saskatchewan et était aussi jusqu'en 1999 l'emblème floral du Québec; le lys fait toujours partie du drapeau québécois. La Saskatchewan et le Québec sont deux provinces du Canada.
 
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Le lys bosniaque (Lilium bosniacum) est l'emblème des habitants de Bosnie. Il figurait sur l'ancien drapeau national de Bosnie-Herzégovine de 1992 à 1998.
 
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Quelques lys
 
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Lilium amabile
 
 
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Lilium buobiferum
 
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Lilium carniolicum
 
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Lilium martagon
 
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Lilium superbum
 
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Lilium pomponium

Au jardin- La renoncule des fleuristes -

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Renoncule des fleuristes
 
La renoncule des fleuristes (Ranunculus asiaticus) est une espèce de plante herbacée vivace de la famille des Ranunculaceae originaire de la Méditerranée orientale (Crète, Grèce), du sud-ouest de l'Asie et du nord de l'Afrique. Les croisés de Saint Louis l'ont découverte en Terre sainte et l'ont introduite en France mais elle ne s'y multiplia pas beaucoup, et ce ne fut que sous le règne de Mahomet IV, sultan des Turcs, que les belles variétés commencèrent à se répandre dans nos jardins.
 
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Il s'agit d'une plante herbacée vivace mesurant 45 cm de hauteur.
 
Sa racine est vivace, composée de plusieurs petits tubercules allongés, réunis en faisceau ; les jardiniers lui donnent le nom de « griffe » : elle produit une tige cylindrique, droite, pubescente, simple ou peu rameuse, haute d'environ 30 cm.
 
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Les feuilles basales sont trilobées, avec des feuilles plus haut sur les tiges plus profondément divisée ; comme les tiges, elles sont duveteuses ou poilues.
 
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Les fleurs mesurent 3 à 5 cm de diamètre. Elle fleurit 120 à 150 jours après plantation et sont de couleur rouge, rose, jaune ou blanc, avec une ou plusieurs fleurs sur chaque tige.
 
La renoncule asiatique a beaucoup de pétales. Les nombreuses étamines sont transformées en pétales. La renoncule peut être à fleur simple, double ou semi-double. La simple est composée de cinq à six feuilles disposées en rose ; la double en porte une quantité considérable, et la semi-double tient le milieu entre la simple et la double. Elle est aujourd'hui la plus estimée à cause de la prodigieuse variété de couleurs qu'une même planche rassemble ; d'ailleurs la graine de la même fleur produit de nouvelles couleurs d'une année à l'autre. Les renoncules doubles sont stériles et les semi-doubles sont nommées porte-graines.
 
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Il s'agit d'une plante protégée dans certains pays.
 
De nombreux cultivars (variété de plante (arbres compris) obtenue en culture, généralement par sélection, pour ses caractéristiques « réputées uniques ».) ont été sélectionnés.
 
Ces plantes préfèrent un sol riche et une exposition en plein soleil. Elles peuvent tolérer un léger gel, mais ne sont pas résistantes à des températures inférieures à -10° C. Après la floraison, mieux vaut conserver les tubercules dans un endroit frais et sec et les replanter au printemps à 5 cm de profondeur après les avoir trempé au préalable une demi-journée dans l'eau.
 
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Ne pas arroser avant l'émergence des jeunes pousses. Couper les fleurs fanées pour éviter une dépense d'énergie inutile lors de la production des graines.
L'espèce est sensible aux limaces, à l'oïdium et aux pucerons.
 
La renoncule asiatique est une plante ornementale fréquente dans les jardins, et largement utilisée par les fleuristes. C'est une excellente fleur à couper avec une tenue en vase de 2 à 3 semaines.
 
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On cultive en outre très fréquemment dans les jardins un autre type de renoncules connues sous le nom de Renoncule pivoine.
 
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Renoncule pivoine

Au jardin - Le cyclamen -

 
Le cyclamen est une plante vivace tuberculeuse de la famille des Primulacées, selon la classification classique. Le cyclamen n’a pas de parenté nette avec les autres primulacées, quoi qu’il ressemble aux Dodecatheon d’Amérique du Nord par ses pétales renversés.
 
Dodecathéon
 
La taxonomie reconnaît actuellement 24 espèces de cyclamen. Les cyclamens poussent en plein air dans de nombreux pays méditerranéens, où ils croissent surtout dans les régions fraîches et montagneuses. La plus grande concentration d’espèces se trouve en Asie Mineure. Cyclamen purpurascens remonte jusqu'en Europe centrale.
 
Cyclamen purpurascens
 
Cyclamen somalense pousse dans le Nord-Est de la Somalie.
 
Cyclamen somalense
 
Le nom Cyclamen est la transposition d'un mot grec signifant cercle ou couronne. Les cyclamens sont des géophytes, à gros tubercule arrondi et aplati, en forme de petit pain. Dans certaines régions, la croyance populaire veut que les cochons les déterrent : d’où leur nom vernaculaire « pain de pourceau » (Sow bread en anglais, Pan porcino en italien,varkensbrood en néerlandais).
 
À la page 223 du tome [size=16]XIV du Répertoire de pharmacie on peut ainsi lire : Son nom vulgaire de Pain-de-pourceau a été donné, dit-on, aux cyclamens, à cause de l'avidité avec laquelle les porcs recherchent leurs racines tuberculeuses., et à la page 225 de ce même répertoire :... les porcs se nourrissent de ses tubercules, sans qu’il en résulte pour eux d’inconvénient.[/size]

 


fruits et graines de cyclamen

 

Les feuilles se développent en rosette basilaire de laquelle émergent les fleurs gracieuses portées par une tige mince. Leur face supérieure est souvent marbrée de blanc avec, dans sa partie centrale, un motif en « sapin de Noël ». La face inférieure des feuilles de plusieurs espèces est pourprée. On suppose que cette couleur, servant de calorifère, capte la lumière qui traverse la feuille et la transforme en chaleur. Les feuilles disparaissent en été, sauf chez Cyclamen purpurascens et Cyclamen colchicum.

 


Feuilles de cyclamen Coum

 

Le genre Cyclamen est remarquable par le fait que pratiquement chaque mois de l'année, il y a des espèces en fleurs.

 

Les fleurs sont rouges, roses, blanches ou panachées, et sont abondantes. Celles de certaines espèces, dont le cyclamen des Alpes, Cyclamen purpurascens, répandent un parfum agréable.

 


Cyclamen purpurascens

 

Après fécondation, le pédoncule floral se tord en tire-bouchon à partir de son sommet, sauf chez le cyclamen de Perse et celui de Somalie. Font exception Cyclamen graecum, qui le fait à partir du milieu du pédoncule, et Cyclamen rohlfsianum, qui le fait à partir de la basedu pédoncule.

 


Cyclamen graecum à l'île de Spetses

 

La capsule fructifère, qui mûrit sur le sol, libère de grosses graines recouvertes d'un mucilage sucré, qui sont dispersées par les fourmis.

 

Pendant l’Antiquité, le cyclamen était surtout connu pour ses vertus thérapeutiques: il contient un puissant toxique purgatif.

 

Les Romains appréciaient le cyclamen pour sa floraison, son parfum et sa discrétion. La présence du cyclamen de Perse sur les îles grecques de Rhodes, Karpathos et Crète, et dans le Nord de l’Afrique, en Algérie et en Tunisie, semble être l'ouvrage de moines et membres d’autres ordres religieux : en effet, on le rencontre le plus souvent à proximité des monastères et des cimetières.

 


Cyclamen de perse

 

[size=16]Le cyclamen fut introduit en Europe au XVIe siècle, et fut cultivé dans les jardins botaniques de la reine Élisabeth Ire d'Angleterre.[/size]

 

Délaissé au XVIIIe siècle, durant lequel il fut plutôt considéré comme une plante de collection, le cyclamen est revenu en vogue à partir du XIXe siècle, dans le cadre du courant romantique.

 

La culture occidentale voit dans le cyclamen un symbole de beauté et de jalousie. Le cyclamen est la fleur idéale que l'on offrait pour manifester sa jalousie, son fort attachement avec délicatesse. Dans le code amoureux, le cyclamen symbolise la durée et la sincérité des sentiments. C'est un geste subtil et silencieux. Particulièrement lumineuse et agréable à regarder, cette fleur souligne la sublime de la personne aimée.

 


Cyclamen africanum

 

L’Église catholique y voyait le symbole du cœur de Marie saignant sur la Terre, et cette symbolique a été reprise par les peintres flamands.

 

Au Japon, le cyclamen est la fleur sacrée de l'amour.

 

Plantés au jardin, les cyclamens se complaisent à l'ombre des arbres, et nécessitent peu d'entretien : enlèvement des feuilles fanées et élimination des envahisseurs. Les plantes peuvent vivre plusieurs décennies : certains exemplaires centenaires de Cyclamen hederifolium plantés au XIXe siècle fleurissent encore. Ils peuvent avoir un tubercule de 30 cm de diamètre, pesant plus de 15 kg, comme celui du domaine de Montmarin.

 


Groupe de
Cyclamen hederifolium

 

Les tubercules des espèces rustiques doivent être plantés très superficiellement, ceux des espèces moins rustiques plus profondément : 5 à 10 cm. Les espèces non rustiques doivent, sauf dans les régions au climat très clément, être plantées en serre froide.

 

Les cyclamens dits des fleuristes sont des cultivars tri- et tétraploïdes de Cyclamen persicum. Ce sont des plantes d'ornement très populaires qui égayent de leurs couleurs vives les journées d'hiver. Les nouveaux cultivars traités aux hormones, appelés « cyclamens nanifiés », deviennent à la mode.

 


Cyclamen des fleuristes

 

Le cyclamen ne supporte pas de rester enfermé : il faut le sortir très souvent, sur le rebord d'une fenêtre, sans craindre les températures fraîches, voire très fraîches. Il doit cependant être rentré lorsqu'il gèle. En ce qui concerne l'arrosage, il ne faut pas laisser d'eau dans la soucoupe ou le cache-pot : il n'apprécie pas l'excès d'humidité, qui favorise le pourrissement. Enfin, au fur et à mesure que les fleurs fanent, il faut les ôter, en tirant sur la tige d'un coup sec.

 

Il est possible de conserver le tubercule, à l'abri de la lumière directe, et le faire refleurir plusieurs années de suite. Durant la période de repos, en juillet-août, il est possible de procéder à une division du tubercule. Les deux moitiés doivent être plongées dans un fongicide (fleur de soufre par exemple), puis laissées à sécher quelques jours, avant d'être replantées séparément. Le principal ennemi du cyclamen est une bactérie, Erwinia carotovora, dont le développement est favorisé par une chaleur excessive, une fertilisation trop riche et un surplus d'humidité.

 


 

Les cyclamens contiennent de lacyclamine, une saponine triterpénique, dont la plus haute concentration est présente dans le tubercule. L’ingestion de cyclamine provoque une irritation caractérisée par d’intenses nausées et vomissements. L’injection de cyclamine sous la peau entraîne des effets systémiques semblables à ceux causés par le curare des indiens, à savoir une paralysie musculaire.

Au jardin - Les lavandes -



 
Les lavandes sont des arbrisseaux dicotylédones de la famille des Lamiacées (ou labiées) et du genre Lavandula, à fleurs le plus souvent mauves ou violettes disposées en épis, dont la plupart des espèces, très odorantes, sont largement utilisées dans toutes les branches de la parfumerie. Elles poussent surtout sur les sols calcaires secs et ensoleillés, à l'exception deL. stoechas, qui préfère les sols siliceux.

 
Toutes les lavandes sont des plantes mellifères, très recherchées par les abeilles.

 

 
Venue de l'ouest du bassin méditerranéen, la lavande était déjà utilisée par les Romains pour conserver le linge et parfumer les bains. En Provence, la lavande fut utilisée dès le Moyen Âge, pour la composition de parfums et celle des médicaments, mais c'est à partir duXIXe siècle que la culture se développe.

 

 
L'essor de la production française d'huile essentielle de lavande fine est lié à l'implantation de parfumeries dans la région de Grasse. La mise en culture organisée systématique du lavandin, dans les années 1950, prendra ensuite le relais.

 

 
La culture de la lavande du Quercy apparaît également sur les derniers versants du sud-ouest du Massif Central avant 1936 à Roquecor dans le Tarn-et-Garonne. A son apogée dans les années 50 et 60, seuls quelques cultivateurs perpétuent depuis cette tradition.


 
Après plusieurs crises qui entraînent la chute de la production et une régression des cultures, les plantations sont relancées par la stabilisation des surfaces à cultiver et le développement des moyens de distillation.

 
Si les noms latins des lavandes ne posent plus guère de problèmes, il n'en va pas de même avec les noms courants. La même lavande devient française, anglaise ou espagnole selon le pays où elle est classée. On distingue quatre espèces principales :

 
Lavandula angustifolia, ou lavande vraie. Noms anciens : L. officinalisL. vera. Autres noms usuels : lavande anglaise (certains auteurs préférant donner ce nom à l'espèce L. dentata), lavande des Alpes, lavande fine. C'est la meilleure des lavandes pour la qualité de son huile essentielle. À l'état sauvage, elle pousse surtout en Provence, mais elle peut être cultivée dans des régions plus septentrionales, d'autant qu'il en existe de nombreux cultivars. C'est un arbrisseau buissonnant pouvant atteindre 1 m de hauteur. Les feuilles, linéaires et de couleur gris-vert, ont une longueur variant entre 3 et 5 cm. Lors de la floraison (avril-mai), la plante développe de longs pédoncules non ramifiés terminés par des épis dont la couleur varie du mauve pâle au violet. Seule l’huile essentielle issue de cette production sur une zone déterminée bénéficie de l’Appellation d'origine contrôlée (AOC), huile essentielle de lavande de Haute-Provence. On recense environ 4 000 hectares cultivés dans les 4 départements producteurs.

 

Lavandula augustifolia

 
Lavandula latifolia, ou lavande aspic. Nom ancien : L. spica. Par rapport à la précédente, ses feuilles sont plus larges (elliptiques) et très odorantes. La floraison est plus tardive (juin-août), et les fleurs ont une odeur très camphrée. Elles poussent à l'extrémité de tiges ramifiées, ce qui est le moyen le plus sûr de la différencier de la lavande vraie. Elle est beaucoup moins appréciée en parfumerie.

 

 
Lavandula latifolia

 
Lavandula hybrida, ou lavandin, hybride naturel entre L. angustifolia et L. latifolia. C'est la troisième des lavandes provençales. Découvert un peu par hasard, il a été cultivé à partir des années 1930. Le lavandin est aujourd'hui l'espèce la plus cultivée, car sa fleur est plus productive en huile essentielle que la lavande vraie. Son essence de bonne qualité olfactive est plus camphrée que celle de la lavande, elle est très utilisée dans la parfumerie industrielle. Au cours des années, plusieurs variétés de cet hybride ont été sélectionnées et reproduites par bouturage. Les surfaces cultivées en lavandins sont estimées à 17 000 hectares. Les variétés les plus cultivées actuellement sont :

 
Lavandin Grosso 80% des surfaces en lavandins

 
Lavandin Abrial 10%

 
Lavandin Super 10%

 

Lavandin

 

 
Lavandula stoechas, ou lavande stéchas, lavande papillon, cantueso (nom surtout donné à la sous-espèce L. stoechas pedunculata). À l'état sauvage, c'est certainement la lavande dont le territoire géographique est le plus vaste (tout le pourtour méditerranéen). Mais elle n'est d'aucune utilité en parfumerie : elle sent un peu le camphre, et rien d'autre. Elle se distingue des espèces précédentes par deux caractéristiques : d'une part elle apprécie surtout les terrains siliceux, notamment le schiste; de l'autre elle possède à l'extrémité de ses épis de grandes bractées violettes, souvent plus foncées que les fleurs proprement dites. Floraison : avril-juillet.

 

Lavandula stoechas

 
Autres espèces ou sous-espèces :

 
Lavandula viridis, de forme similaire à L. stoechas, portant également des bractées. Feuillage plus vert, fleurs le plus souvent blanches. Pousse en Espagne et au Portugal.

 

Lavandula viridis

 
Lavandula pinnata, originaire des îles Canaries.

 

Lavandula pinnata

 
Lavandula lanata, lavande laineuse (sud de l'Espagne).

 

Lavandula lanata

 
Lavandula dentata, lavande dentée, appelée parfois « lavande anglaise », caractérisée par ses feuilles très découpées.

 

Lavandula dentata


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MessageSujet: Re: Au Jardin -Les roses - Les clématites - le cosmos -   Lun 28 Sep - 13:58

Au jardin - La Jacinthe -

 
La jacinthe, appelée en latinhyacinthus orientalis, est une plante vivace bulbeuse très populaire, originaire d'Orient et de culture sans problème ; elle appartient à la famille desliliacées
Son nom vient de la mythologie grecque selon laquelle le beau Hyakinthos, tué accidentellement par Apollon, fut changé en fleur.
 
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La partie souterraineest constituée par un bulbe de grosse dimension que l'on peut retirer du sol après floraison, dès que les feuilles sont fanées. On le remet à nouveau en terre en automne.
 
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Les feuilles sont étroites, épaisses et allongées et leurs bords recourbés leur donnent la forme d'un canal.
 
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Les grosses inflorescences délicieusement parfumées sont portées par une solide hampe charnue.
Les pétales et sépales identiques sont soudés à leur base tubulaire et leurs couleurs sont très variées suivant les espèces ou variétés.
Ces pièces florales épaisses sont robustes et résistent bien aux intempéries.
On pratique couramment le forçage qui consiste à faire subir aux bulbes des conditions qui induiront une floraison plus précoce pour les plantes en pot par exemple.
 
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La multiplication des jacinthes se fait par division des nouveaux bulbes.
 
Il existe de très nombreuses variétés de jacinthe, on peut les classer en :
 

jacinthes romaines (j. albulus) à plusieurs fleurs blanches par bulbe
 
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-jacinthes parisiennes (j. provincialis) à plusieurs fleurs blanches, bleues ou roses, parfois doubles par bulbe


jacinthes des jardins ou de Hollande: résultat de plusieurs siècles de culture, elles ont des fleurs plus grandes, avec des coloris plus brillants et sont plus aptes au forçage.



On peut citer parmi la cinquantaine de variétés disponibles, " yellow hammer " jaune d'or, "gipsy queen " abricot-orangé, " lavictoire "rouge vif, " pink pearl " rose, " améthyste " violet-lilas, " roi des bleus " bleu vif et " Bismark " bleu ciel.
 
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Les jacinthes de Hollande dégénèrent au bout de quelques années contrairement aux romaines ou parisiennes.
 
Nom scientifique Hyacinthus
Couleur des fleurs Blanc, Bleu, Rose, Rouge
Exposition Mi-ombre, Soleil
Floraison Mars, Avril
Type de sol Léger, Riche, Sableux
MaladiesPourriture grise
 
FamilleAsparagaceae
Feuillage Caduc
Origine Bassin méditerranéen
Utilisation En bordure, En jardinière, En massif, En pot, En rocaille
 

Au jardin - Le crocus -

 
Le crocus, bien connu des jardiniers est une plante bulbeuse vivace à floraison printanière ou automnale selon les espèces. Ses fleurs unies, panachées, rayées ou encore dégradées peuvent se décliner en différentes couleurs.
 
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Dans les pelouses, le crocus se multiplie facilement et naturellement d'une année sur l'autre sans entretien particulier. Evitez simplement de lui couper les feuilles avant qu'elles ne soient fanées, il a besoin de restituer ses réserves après sa floraison.
 
Quand le crocus est planté en groupe, il forme de magnifiques nuages de couleur dans les pelouses. Cette fleur se cultive également très bien en jardinière sur les balcons. Quelle que soit l'espèce, le bulbe appelé oignon présente 6 ou 7 feuilles pour 2 ou 3 pédoncules floraux.
 
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  • Le nom crocus vient du grec krokos qui signifie « safran ».



 

  • Le safran est extrait de Crocus sativus . Plus de 150 000 fleurs sont nécessaire pour produire un kilo de safran frais qui ne représentera qu'un cinquième de kilo, une fois séché ! Vous comprendrez donc le prix de cette épice qui est la plus chère.



 
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Crocus Sativus


Du Moyen-Age jusqu'à la fin du 19e siècle, c'est la ville de Boynes (entre Beauce et Gâtinais) qui était la capitale française du safran. La plante était tellement vénérée qu'elle entrait de plein droit dans la constitution de la dote des jeunes filles à marier. Un carnaval du safran existait également et aujourd'hui encore, la région accueille le musée du safran.
 
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  • Le safran est connu depuis l'antiquité. Il figure déjà dans les ouvrages d'Homère et de Virgile. Les Egyptiens, puis les Hébreux, les Indiens mais aussi les Perses la cultivaient pour récolter la fameuse épice dont ils se servaient pour aromatiser les aliments. Dans ces civilisations, le safran servait également d'offrande aux dieux et également de teinture pour les soieries. Les Romains quant à eux l'appréciaient tout particulièrement en infusion.



 
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Famille:


Iridacées

Origine:


hauts plateaux situés au nord et à l'est des régions méditerranéennes

Période de floraison:


février, mars, l'automne pour certaines espèces

Couleur des fleurs:


blanc, jaune, violet

Exposition:


soleil, mi-ombre

Type de sol:


léger, sableux, riche, bien drainé

Acidité du sol:


neutre

Humidité du sol:


normal

Utilisation:


pot, jardinière, rocaille, sous-bois, pelouse pour les crocus précoce, base des arbres et des arbustes

Hauteur:


15 cm

Type de plante:


fleur

Type de végétation:


bulbe

Type de feuillage:


caduc

Rusticité:


rustique

Plantation, rempotage:


plantation en automne à 10 cm de profondeur

Méthode de multiplication:


semis sous chassis froid au printemps, séparation des petits bulbes

Taille:


éliminez les fleurs fânées
 
Espèces et variétés
 
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Crocus chrysantus
 
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Crocus vernus
 
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Crocus sativus
 
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Crocus speciosus

Au jardin - Des fleurs aux noms d'animaux -

 
Un cactus echinopsis, du grec "echninos", qui veut dire hérisson ou oursin. 


Le nom des végétaux est souvent issu de racines anciennes, proche des mythologies ou de l'utilité médicinale des plantes. Mais celles-ci, notamment grâce à leur ressemblance avec d'autres espèces du vivant, se voient parfois dotées de dénominations scientifiques ou vernaculaires très surprenantes. C'est le cas des plantes qui rappellent des animaux. 

Myosotis, amarante, phalaenopsis ou pissenlit : ces mots n'évoquent pas forcément le monde animal. Pourtant, il s'avère intéressant de dévoiler l'éthymologie de ces plantes, qui apparaissent alors sous un jour différent. 

Désormais, les phalaenopsis se feront papillons, les fougères s'envoleront et les pissenlits rugiront !

Même lorsqu'on connait bien les plantes, leurs noms nous paraissent étranges et obscurs. Pourtant, les botanistes n'ont pas nommé les végétaux au hasard : bien souvent, le nom vernaculaire et le nom latin font référence à la forme, la couleur ou l'utilité de l'espèce. Parmi leurs influences, les noms de fleurs inspirés par les animaux sont très fréquents.


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Le myosotis ou "oreille de souris" 

Le myosotis est une vivace de la famille des Boraginacées. On la reconnait à ses petites fleurs généralement bleues ou blanches. Elle se cultive très facilement.

Myosotisvient du grec mus, qui signifie souris et de otos, qui signifie oreille. Elle doit son nom scientifique traduisible par "oreille de souris" à la forme de ses minuscules pétales.




L'ophrys-araignée 

L'ophrys est une orchidée terrestre, c'est-à-dire qu'elle possède des racines et peut être plantée. Elle est reconnaissable par le labelle, son troisième pétale, à la forme caractéristique. 

Si l'ophrys ne produit pas de nectar pour attirer les pollinisateurs, elle use d'un tout autre stratagème : son labelle imite les insectes. Ainsi, on trouve des ophrys-mouche, abeille, bourdon et bien évidemment l'ophrys-araignée, impressionnante de similitude. 




La tulipe perroquet

Il s'agit d'une vraie tulipe,  mais elle n'est pas tout à fait comme les autres. La tulipe perroquetse distingue par ses pétales froissés aux bords découpés. Elle est du plus bel effet dans les plates-bandes, auxquelles elle ajoute une touche de folie. 

Facile de comprendre pour quelle raison cette race de tulipe porte le nom de "perroquet" ! Ses couleurs chatoyantes et l'aspect de ses pétales en forme de plume rappellent les ailes de l'oiseau. 




L'edelweiss, ou "pied-de-lion"

L'edelweiss est une espèce de vivace montagnarde protégée. Symbole de la Suisse et des Alpes, elle arbore une belle couleur de lait, une forme d'étoile et des pétales laineux. Il en existe des variétés cultivables pour le jardin.

Bien qu'edelweiss signifie en allemand blanc noble, et qu'on l'appelle souvent l'étoile d'argent, l'edelweissporte un nom d'animal. Intitulée leontopodium en latin, elle se nomme littéralement "pied-de-lion". L'histoire ne dit pas si c'est à cause de ses pétales poilus. 




Le muflier ou "gueule-de-loup"

Facilement invasif, le muflier est une vivace d'origine méditerranéenne, et dont le principal atout est sa longue floraison.  Il existe en de nombreuses couleurs et se plait dans toutes les situations. 

L'appellation latine, antirrhinum, évoque la ressemblance de la fleur avec un museau. Son premier nom vernaculaire, le muflier, rappelle par sa référence au mufle qu'il s'agit d'une fleur dite "en gueule", à corolle bilabiée. Enfin, sa dénomination la plus connue est bien évidemment la gueule-de-loup, parfois nuancée en gueule-de-lion




Le strelitzia ou oiseau de paradis

Réputé pour ses belles fleurs orange et bleu, le strelitzia reginae se cultive dans un climat tropical. En France, on la trouve principalement en Guyane et en Martinique, mais c'est aussi une plante d'intérieur très appréciée partout en métropole. 

Sa morphologie en forme de tête d'oiseau et ses teintes très vives lui ont valu le petit nom d'oiseau de paradis




L'échium ou vipérine 

L'échium se reconnait à ses hautes grappes de fleurs bleues qui apparaissent au printemps. C'est une plante mellifère mais irritante au contact de la peau. 

L'échium, nom latin qui vient d'echidna, la vipère femelle, est plus souvent connu sous son nom vernaculaire, la vipérine. Cette appellation serait due à la manière dont les étamines sortent de la fleur, telles une langue de serpent. 




La tigridie, oeil de paon ou fleur du tigre.

La tigridie est une bulbeuse de la famille des iris qui provient du Mexique. Ses fleurs sont très colorées mais malheureusement éphémères. Il en existe plusieurs variétés.

La tigridia pavonia doit son nom au latin tigris, qui veut dire tigre, et peut parfois être nommé "fleur du tigre". Cette appellation est certainement due à la couleur jaune orangée des pétales. Toutefois, elle est plus souvent appelée en France "œil-de-paon", car certains coloris ressemblent à l'œil qui se trouve sur une plume de paon. 




La fougère commune ou fougère aigle 

La fougère aigleest extrêmement répandue en Europe. Très commune, elle se trouve principalement à l'orée des bois. C'est une plante couvrante qui protège les sols de l'érosion. Elle peut être utilisée dans le jardin pour faire du paillage. 

Fréquemment surnommée grande fougère ou simplement fougère commune, la fougère aigle doit son nom à sa ressemblance avec l'oiseau. Quand on regarde une branche, on peut retrouver la même morphologie qu'un aigle en vol. 




Le chardon d'Ecosse ou chardon aux ânes.

Robuste et la plupart du temps bisannuel, le chardon d'Ecosse s'installe facilement dans les jardins. Typiquement européen, on le trouve pourtant dans différentes régions du globe. 

On l'appelle chardon aux ânes car ces animaux le mangent. Toutefois, son nom latin,Onopordum, signifie pet d'âne, une dénomination  beaucoup moins élégante.




Le pissenlit, ou dent-de-lion 

Le terme pissenlit évoque différentes espèces de fleurs qui ont pour point commun d'être jaunes, plates et rondes. Le véritable pissenlit est une plante diurétique, d'où son nom vernaculaire. 

Plusieurs types de pissenlit font référence au latin médiéval dens leonis pour indiquer la forme dentelée de ses feuilles. Ainsi, son second nom vernaculaire est la dent-de-lion, et l'un des genres existant est également appelé liondent.




L'ornithogale ou lait d'oiseau.

L'ornithogale est un bulbe dont les fleurs blanches en forme d'étoile apparaissent au printemps. Elle est surnommée la dame-de-onze-heures car elle ne s'ouvre qu'en fin de matinée, ou encore l'étoile de Bethléem à cause de sa forme. Elle reste fleurie très longtemps. 

Ornithogale est un nom qui provient du grec ornithogalon, qui veut dire lait d'oiseau. On suppose que ce terme symbolise la couleur blanche des pétales, qui ressemble à du blanc d'œuf (le "lait d'oiseau" des grecs). Les oiseaux n'allaitant pas, l'expression "lait d'oiseau" pourrait également figurer le côté beau et précieux de la plante. 




La phalaenopsis ou orchidée-papillon

La phalaenopsis est l'orchidée épiphyte la plus fréquente et la plus facile à cultiver. Elle n'en est pas moins élégante et délicate. Ses larges et épais pétales se couvrent de belles couleurs pour peu qu'on en prenne un peu soin. 

Appelée parfois l'orchidée-papillon, la phalaenopsis doit son nom au grec phalaina qui signifie papillon de nuit. Sa forme caractéristique suggère celle d'un papillon. 




L'amarante queue de renard

La couleur rouge et les longues grappes de fleurs de l'amarante sont aisément reconnaissables. C'est une plante annuelle qui a la réputation de ne jamais faner, d'où son utilisation dans des bouquets secs. 

Certainement la plus belle de toutes les amarantes, la "queue de renard" doit son nom à sa ressemblance frappante avec l'appendice caudal du renard. 




Le delphinium ou pied-d'alouette

Le delphinium est un genre de plantes vivaces ou annuelles dont il existe de très nombreuses espèces. Il est le plus souvent d'un bleu profond tirant sur le violet, mais il en existe d'autres couleurs. Leurs grappes de fleurs sont très appréciées des jardiniers.

Le delphinium doit à sa forme recourbée et prolongée par un gracieux éperon les noms de dauphinelle et pied-d'alouette. Delphinium, en latin de botaniste, et dauphinelle, en langue courante, viennent du grec delphinion, qui veut dire dauphin. Quant au nom vernaculaire "pied-d'alouette", il fait référence à la forme d'une patte d'alouette, dont le doigt arrière très long rappelle l'éperon. 
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MessageSujet: Re: Au Jardin -Les roses - Les clématites - le cosmos -   Lun 28 Sep - 13:59

Au jardin - Les roses anciennes -

 
Les roses sont si belles qu’on multiplie les couleurs, les variétés et tout simplement leur nombre. Elles sont partout, si belles, qu’on ne voit plus toujours finalement, ce qui fait l’attrait et le magnétisme d’une rose.


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Clio

Comme une réunion diplomatique dans le jardin, les roses anciennes viennent des quatre coins du monde pour émerveiller le botaniste de leur corolle somptueuse. Nacrée, dorée, rosée, voluptueuse, la rose est une reine... indétrônable.




Colorée d'un rose bonbon qui invite à la contemplation, Louise Odier séduit également par son parfum délicieux. Arbuste aux dimensions variables, ce rosier résiste au froid. Au printemps, il produit de petits bouquets de roses régulières dont le diamètre avoisine les 6 cm.




Originale et tout aussi sophistiquée, Cristata se reconnaît facilement grâce à ses sépales frangés et volumineux. De leur vert intense éclot une magnifique corolle rose. Egalement appelé "Chapeau de Napoléon", c'est un arbuste assez rustique au parfum enivrant dès les grosses chaleurs. 




Hippolyte est un rosier doux pratiquement dépourvu d'épines qu'on trouve en buisson. Il donne dès mai et juin de grandes roses plates d'un rouge pourpre. A l'inverse de nombreuses variétés, c'est en son centre qu'on retrouve les nuances les plus claires et vers l'extérieur les nuances les plus profondes.




L'impression de fragilité qui se dégage de cette rose est relative. Parvifolia est une espèce qui date du XVIIe siècle et qui résiste bien au froid. Elle prend la forme d'un petit buisson dense et bas, parfait pour les bordures ou la culture en pot et ne demande que peu d'entretien. Il fleurit dès juin et diffuse un délicieux parfum. 




Variété très remontante de rosiers, Boule de neige doit son nom aux magnifiques roses blanches ornées de touches rouge vif qu'il porte. Sa végétation pouvant parfois paraître insuffisante, on peut planter plusieurs pieds les uns à côté des autres. Le feuillage, d'un vert sombre, met en valeur les différentes floraisons de la saison. 




Raffinées, les roses Marie Van Houtte regorgent de surprises. Tantôt roses, rouges ou jaunes, pâles, vives, intenses mais toujours sophistiquées et captivantes, même en bouton, leurs couleurs varient en fonction de la température.




Orpheline de Juillet est un buisson rustique aux dimensions régulières, 1,20 m d'envergure pour 1 m de hauteur généralement. Son parfum est agréable mais ce sont ses fleurs qui font sa renommée. Leur corolle sombre et voluptueuse ajoute une part de mystère à ce nom étrange dont on ne connaît l'origine.




Blanche et nacrée, cette rose imposante et délicatement parfumée porte le nom de son créateur, Eugène Hardy qui fut en charge du Jardin du Luxembourg de Paris entre 1817 et 1859. Madame Hardy est un arbuste vigoureux et très résistant au froid dont la taille peut atteindre 2 m.




Charles de Mills ou "Bizarre Triomphant", ce magnifique rosier gallique reste bien mystérieux quant à ces origines qu'on date néanmoins du début du XIXe siècle. L'arbuste fleurit à la fin du printemps et peut atteindre 1,50 m de hauteur. Résistant au froid, il donne des fleurs plates à la corolle serrée et aux pétales sombres et envoûtants. 




Des pétales blancs nacrés striés d'un rouge intense, Variegata di Bologna, l'italienne, renferme un parfum délicieux. Sous forme d'un buisson dressé de 1 m environ de hauteur pour 1,40 m d'envergure, ce rosier résiste bien au froid mais peut être victime de la maladie de la tache noire. 




Datant du début du XIXe siècle et d'origine écossaise, la Reine du Danemarkou "Naissance de Vénus"  est un arbuste rustique qui fleurit à partir de mai ou juin. Ces fleurs dont le diamètre avoisine les 8 cm sont délicatement parfumées. Elles offrent des nuances de rose, pâle sur les contours finement ciselés, plus vif vers le cœur. 




Maria Leonida

Ce rosier grimpant fut obtenu par Lemoyne en 1829. C'est un hybride de Rosa bracteata dont la végétation est grande et abondante. Généreux, il offre une floraison continuelle entre juillet et octobre. De plus, il résiste à des températures négatives allant jusqu'à -8°C. Ses fleurs restent magnifiques à l'abri de la pluie et sont férocement protégées par des aiguillons acérés.




Rêve d'Or

La simple vue du jaune éclatant des roses de ce grimpant explique pourquoi le rosier fut baptisé ainsi. Ses grandes fleurs jaunes dont le feuillage est vert clair, atteignent près de 8 cm d'envergure et diffusent un parfum subtil de thé. Les nuances varient en fonction de la température et les floraisons d'automne tiennent toutes leurs promesses.




Egalement appelée "Blackmoss" qui signifie "mousse noire", Nuits de Young est un petit buisson grêle qui fleurit en juin. La tige et les bourgeons sont pourvus d'une petite mousse à l'odeur douce de résine, et les pétales sont colorés d'un pourpre intense et velouté qui rappelle les nuits d'été à la fois mystérieuses et délicieuses.
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Au jardin - L'Iris -

 
Les iris colonisent le jardin : du plan d’eau à la rocaille en passant par les plates bandes, massif, murs et pot. Et à la maison, la majesté de l’iris et de ses couleurs s’expriment pleinement dans un vase


Les nombreuses espèces d’iris permettent d’en profiter quelque soit le type de jardin : jardin d’eau, de rocaille ou de fleurs à couper. L’iris aura aussi sa place en sous-bois, au pied des massifs d’arbustes, en murets "secs" ou en pots. Pour un bel effet dans les massifs, plantez la même variété par groupe de 10 à 15. En vase, l’iris est une très bonne fleur à couper qui dure longtemps.

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L’iris offre une floraison printanière ou estivale superbe. Le plus courant des iris est celui de de Hollande à trois pétales dressés et à trois pétales retombants aux belles couleurs bleues, violettes, veinées de brun acajou avec une touche de jaune. Selon l’espèce, la tige est ramifiée ou non.



Simples ou doubles, les fleurs arborent toujours des couleurs vives et intenses. Rarement unis, souvent bi voire tricolores les pétales peuvent être blancs, jaunes, pourpre pâle, rose pâle à foncé, orange, bleu roi, bleu pâle à plus foncé ou encore violets, veinés au cœur de la fleur ou bordés de blanc, noir, brun pourpré, violet pourpré ou bronze… Ils sont en frous-frous, ondulés, larges ou plus étroits. Certaines fleurs sont parfumées. Les feuilles sont en canaux, en faux, en glaive ou plus étroites et d’un beau vert.



On distingue les iris rhizomateux et les iris bulbeux au niveau de l’entretien des plantes.


Les iris rhizomateux

Ces iris possèdent des rhizomes, c’est-à-dire des racines souterraines horizontales. Ils aiment une situation ensoleillée, un sol bien drainé. Ils tolèrent tout type de sol même pauvre. Les différentes variétés d’iris proposent toutes les hauteurs : miniature (max. 20 cm), nain (de 20 à 40 cm), moyen (de 40 à 70 cm) ou grand (min. 70 cm). N’ayant pas tous les mêmes exigences de culture, les iris rhizomateux sont répartis dans différentes catégories.

Ainsi, on distingue : 


L’iris à barbe : avec une fleur par tige ; il a besoin d’une période de dormance au sec en été et au début de l’automne. Il faut donc le protéger des pluies d’été, si celles-ci sont trop fortes et fréquentes.



- L’iris à crêtes: il apprécie l’humidité, un sol assez riche en matière organique, rustique à non rustique (min. 5°C) selon la variété. Ses sépales sont pourvus de crêtes. 



L’iris Regelia : avec deux fleurs par tige, assez rustique, il aime les sols calcaires, et a besoin d’une période sèche après sa floraison. Ses sépales ont des barbes. 



Hybride entre les iris Regelia et Oncocyclus


Les iris Apogondépourvus de crêtes et de barbes, rassemblent plusieurs groupes, dont les principaux sont :



L’iris Pacific Coast : à cultiver au soleil ou sous une légère ombre, en sol acide ou neutre, avec des apports de compost. 



-L’iris Spuria: il tolère tous les sols, a besoin de fraîcheur et aime les conditions humides en bordure de plan d’eau. 



L’iris de Sibérie : il tolère tous les sols et aime la fraîcheur. 



- L’iris japonais : il préfère les terres acides, aime en été avoir les pieds dans l’eau mais a besoin d’être au sec en hiver. Ainsi, on protège le pied de la plante les premiers hivers avec un épais paillage et on lui apporte un engrais complet au printemps. Lors de la plantation, on mêle à la terre de jardin : tourbe, terre de bruyère et compost bien décomposé. Tout à fait adapté à la culture en pot (min. 20 cm de diamètre), l’iris sera en conteneur plus facile à déplacer pour répondre à ses exigences : humidité constante en été, sécheresse en hiver évitant ainsi la pourriture des racines. On lui réservera de préférence un emplacement très ensoleillé.




Les iris bulbeux

Chez l’iris à bulbe, les réserves sont contenues dans ses racines charnues. Il apprécie les sols bien drainé, on le plantera à 12 cm de profondeur (20 cm pour les plus grands). En sol lourd, on les déterrera pour leur faire passer l’été dans un local sec et frais, ailleurs ils pourront rester en terre plusieurs années sans effet sur la floraison.

Là aussi, les iris sont répartis en plusieurs catégories :

- L’iris Xiphion comprenant les iris d’Angleterre, d’Espagne et de Hollande : idéal en fleurs à couper et en fleurs de massif, il aime le soleil, un sol bien drainé, légèrement calcaire, riche et sablonneux.



L’iris Juno: il réclame aussi une période de repos. De culture délicate, il doit être manié avec précaution, attention aux racines charnues lors de la transplantation. 



L’iris Reticulata: iris nain à floraison précoce, il pousse bien en situation dégagée, au soleil, dans un sol bien drainé et humifère.




On plante l’iris en été. On supprime régulièrement les fleurs fanées, avant qu’elles ne produisent des graines. On laisse les feuilles en place après la floraison, car c’est le moment pour la plante d’accumuler des réserves dans son bulbe ou ses rhizomes. On apporte un engrais complet faible en azote deux fois dans l’année, avant (en mars) et après la floraison, pour favoriser celle-ci. 

Traiter les iris bulbeux contre les pucerons, vecteurs de maladies. Ces petites bêtes vert clair se voient à l’œil nu, sous les feuilles, près des nervures. Pour s'en débarrasser de manière préventive et biologique, pulvériser de l’eau savonneuse, ou un mélange eau et huile d’olive qui en plus, nourrira la plante.


De la famille des Iridacées, le genre Iris compte plus de 200 espèces, originaires des régions tempérées de l’hémisphère Nord. L’iris est dédié à la déesse grecque de l’arc-en-ciel, en effet iris signifie ‘arc en ciel’ en grec.


Caractéristiques


Hauteur à maturité :0,9 m
Zones climatiques France :méditerranéen, océanique, moyen, continental
Rusticité :rustique
Composition du sol :normal, calcaire
PH du sol :neutre
Humidité du sol :normal
Exposition :soleil
Utilisation en jardin :massif, bordure, rocaille
Couleur feuille :vert
Couleur des fleurs :bicolore blanc et bleu
Période de floraison :mi mai à mi juin 
Période de plantation :juillet à octobre
Niveau de soin :facile
Arrosage :toutes les 3 semaines en été
Attributs :parfumée
Utilisation :jardin
Fleur à couper : oui
Densité de plantation : 8 m2
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Au jardin - Le glaïeul écarlate ou Lis des Cafres -

 
Glaïeul écarlate
(schizostylis coccinea)


Le Glaïeul écarlate, ou encore Lis des Cafres, est originaire d'Afrique du sud où il pousse spontanément le long des cours d'eaux, des torrents ou sur les prairies humides. Schizostylis coccinea est la seule espèce cultivée du genre Schizostylis.

Vivace à rhizomes, ce glaïeul se développe en touffes fines et dressées, dont les feuilles vertes, minces et lancéolées ( jusqu’à 40 cm de long) se courbent légèrement.


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Une dizaine de très belles fleurs rouges se regroupent sur la tige en un épi d'environ 30 cm de long. Elles sont évasées, en forme d'étoile de 3 cm de diamètre. Cette floraison écarlate (coccinea signifie écarlate) fait ressembler la plante à un glaïeul. L'intérêt esthétique du Lis des Cafres pour le jardin, provient du fait qu'il fleurit à l'automne, de septembre à décembre (pour les régions au climat plus doux), période où le jardin a commencé à perdre ses couleurs estivales.





Du fait de ses origines, le Glaïeul écarlate convient parfaitement pour l'embellissement des bords de bassin, voire même d'un jardin d'eau si vous le placez à faible profondeur ; il en aime les sols humides et frais. Pour obtenir de belles fleurs, placez-le en plein soleil mais à l'abri des vents froids sans oublier de lui apporter de l'eau l'été car il craint la sécheresse.

La culture en pot est également possible ; il est nécessaire alors de le mettre à l'abri sous serre froide dès les premières gelées et ce, jusqu'au redémarrage de la végétation. Il continuera ainsi de fleurir jusqu'au mois de janvier.

Enfin, Schizostylis coccinea est une très bonne fleur à couper qui se conserve longtemps.





Le Lis des Cafres se multiplie très simplement par division de la touffe, au printemps. Les rhizomes sont tranchés au niveau des séparations naturelles et les tronçons les plus beaux sont conservés. Il faut ensuite mettre ces derniers en terre sans trop attendre, pour qu'ils ne se dessèchent pas.

Le pied forme au bout de quelques années une belle touffe dense ; il faut par conséquent lui offrir un espace de 10 cm en tous sens lors de la plantation. C'est seulement au bout de trois ou quatre ans que les touffes demandent à être divisées. Au de-là, la floraison s'affaiblit.

Quand l'hiver approche, les tiges défleuries sont régulièrement coupées.

Bien que Schizostylis coccinea vienne d'Afrique du sud et malgré son apparence fragile, il reste cependant une plante rustique. L'hiver, il ne craint le gel qu'à partir de – 10°C. Dans les régions froides il faut donc protéger la souche en la couvrant d'un bon paillis de feuilles, après avoir rabattu la touffe.





Le mot cafre ou caffre désigne le peuple noir de Cafrerie, nom que l'on donnait autrefois à une vaste région de l'Afrique du Sud[/size]
 
Famille:

Iridacées


Origine:
Afrique du sud



Période de floraison:
d'août aux gelées


Couleur des fleurs:
rose, rouge


Exposition:
plein soleil


Type de sol:
ordinaire, bien drainé


Acidité du sol:
neutre


Humidité du sol:
humide


Utilisation:
bassin, massif


Hauteur:
60 cm


Type de plante:
fleur


Type de végétation:
vivace


Type de feuillage:
persistante


Rusticité:
-10°C, rustique, à protéger dans les régions ou l'hiver est rude


Plantation, rempotage:
printemps


Méthode de multiplication:
semis ou division de la touffe au printemps



Espèces, variétés intéressantes:


Le genre ne comprend qu'une seule espèce

Schizostylis coccinea l'espèce type
Schizostylis coccinea 'Alba' à fleurs blanches
Schizostylis coccinea 'Major' à fleurs rouges


Maladies et insectes nuisibles:
résistant aux maladies et aux insectes

[size=24]Au jardin - Quelques fleurs poussant sans eau (ou presque)[/size]




 
Sauf exception, on subit chaque année des périodes de sécheresse de plus en plus longues.
En milieu urbain, où on enregistre les températures les plus élevées, le phénomène se traduit par des restrictions d'arrosage plus ou moins sévères, qui mettent parfois en péril la survie des végétaux.
Une solution s'impose : l'utilisation de plantes peu exigeantes en eau.


Feuilles jaunes ou grises, en forme d'épines, petites, ultra fines, charnues, velues, cireuses ou rugueuses, ce ne sont là que quelques-uns des moyens développés par les plantes quicroissent en milieu sec.


En fait, ces mécanismes les aident à survivre en diminuant la pénétration des rayons du soleil et de la chaleur, en ralentissant l'évapotranspiration ou en leur permettant de constituer des réserves d'eau.


Au final, ces plantes, de toutes tailles, sont capables de s'épanouir en résistant à de longues périodes où aucune source d'eau n'est à disposition.




L'aster Coréen



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L'Aster coréen peut être planté sur tout type de terrain.
Il aime particulèrement le soleil
L'aster coréen supporte très bien les grosses chaleurs. Mesurant 70 cm de haut à la floraison, cette plante permet de constituer d'adorables haies, très esthétiques aussi bien quand la plante est en fleur que quand elle ne présente que ses feuilles.


Nom scientifique :Aster 'Asran'
Exposition :plein soleil
Sol :tous terrains
Hauteur :70 cm



La Bourrache







La bourrache présente des fleurs en étoile bleu azur.
La bourrache est une herbe annuelle à tige cylindrique, épaisse, dressée, hérissée de poils raides, de 20 à 80 cm de haut. 

Les feuilles alternes, à surface ridée, ont un long pétiole à la base de la plante qui n'existe pas pour les feuilles supérieures. Toute la plante est recouverte de poils courts et fermesqui la rendent rude au toucher.



Nom scientifique :Borago laxiflora
Exposition :légèrement ombragé
Sol :tous sols, même les pires
Hauteur :30 cm



L'Achillée









L'achillée possède des fleurs superbes, en ombelles
Peu spectaculaire, elle était tombée en désuétude, jusqu'à ce que les pépiniéristes se décident à mettre en vente plusieurs variétés de cette grande famille.
Faciles à réussir et bien adaptées à nos climats, avec notamment une excellente résistanceà la sécheresse.
Donnez donc un petit air sauvage à votre jardin...
En plus, cette plante est comestible.





Nom scientifique :Achillea 'Heidi'
Exposition :ultra rustique
Sol :ordinaire à très sec
Hauteur :60 cm



Le Lys rouge








Le lys rouge doit se trouver à l'ombre l'après-midi.
La floraison a lieu en été, l'hiver constituant une période d'inactivité pour la plante.
La plupart des espèces de lys perdent leurs feuilles pendant la saison froide, mais le lys rouge garde une rosette de petites feuilles à sa base pendant la plupart de l'année.
Les bulbes sont des organes de réserve, ils n'ont pas de couche protectrice. Les fleurs apparaissent à l'extrémité d'une unique tige verticale.



Nom scientifique :Hemerocallis 'Crimson Pirate'
Exposition :tout sauf l'ombre dense
Sol :tout terrain
Hauteur :60 cm



L'iris sitensis






La délicatesse incarnée



Petit iris au feuillage "hérisson", beau toute l'année et incroyablement costaud.
Parfait en bordure (pousse vite et se divise à volonté), l'iris est doté de fines fleurs.
Digne d'une fleur exotique, il supporte très bien la sécheresse, surtout une fois la floraison passée.



Nom scientifique :Iris sitensis
Exposition :ultra rustique
Sol :tout terrain
Hauteur :20 cm



Les coquelicots d'or






Le coquelicot d'or, d'un jaune brillant



Fleur offrant un tapis toujours fleuri, avec plus de 100 fleurs par touffe, aux bordures nettes et rondes.
Heureuse en terre, heureuse en pot, les Oenothera classiques sont des coquettes qui ferment leurs fleurs l'après-midi pour les ouvrir à nouveau le soir.
'African Sun' garde les siennes bien ouvertes.



Nom scientifique :Oenothera 'African Sun'
Exposition :Plein soleil
Sol :Terre pauvre et sèche
Hauteur :20 cm



Le perovskia







La merveille afghane



Le Perovskia botanique est originaire d'Afghanistan.
Ses feuilles sont plus larges et plus argentées que celles des variétés que l'on cultive habituellement.
C'est l'assurance d'avoir des fleurs en juin, juillet, août et septembre, même sans eau.
Il nécessite des soins, au niveau de la taille, à la Toussaint et en avril.



Nom scientifique :Perovskia atriplicifolia
Exposition :ultra rustique
Sol :terre drainée
Hauteur :70 cm



La joubarbe







La plante idéale pour un muret ou une rocaille



Le genre regroupe des vivaces dont les feuilles sont regroupées en rosettes.
Les joubarbes sont idéales pour un muret ou une rocaille.
Elles se contentent de très peu de profondeur de sol, donc inutile de les planter dans un pot profond.



Nom scientifique :Sempervivum
Exposition :soleil
Sol :rocailleux
Hauteur :5 à 20 cm



Le jasmin étoilé







Idéal pour les pergolas



Taillez votre plante à la fin de l'hiver pour la remettre en forme. Apportez de l'engrais pendant la période estivale.
Le jasmin étoilé a des fleurs ravissantes un peu en forme d'hélice et au parfum remarquable.
Il est surtout vivace en extérieur dans les régions au climat doux.



Nom scientifique :Trachelospermum jasminoides
Exposition :soleil
Sol :léger
Hauteur :5 m



La bignone







Facile à cultiver



Les Bignones sont très faciles à cultiver, une fois que la souche est bien établie.
Elles doivent être impérativement plantées le long d'un mur au sud ou d'une clôture exposée en plein soleil.
Un emplacement à l'abri des vents froids est préférable, car des courants d'air froids ou des températures nocturnes chutant brutalement peuvent provoquer la chute prématurée des boutons floraux.



Nom scientifique :Campsis
Exposition :un peu d'ombre
Sol :sec
Hauteur :9 m
[/size]

Au jardin - la capucine -



 
A la recherche d'une fleur facile à semer, qui soit grimpante, tapissante ou ravissante en jardinière selon les cas et fleurissant l'été durant ?



[size=16]La capucine[/size]



[size=16]Originaire d'Amérique du Nord, la capucine (tropaeolum majus) est une plante herbacée qui produit tout l'été des fleurs classiquement orange ou jaune, mais aussi rose ou rouge chez certaines variétés.[/size]
 



[size=13][/size]


[size=16]Des capucines du plus bel effet[/size]
 



[size=16]Il en existe 2 sortes : l'une est dite "naine" car elle reste compacte (idéale pour des jardinières fleuries ou pour tapisser l'avant d'u massif), l'autre émet de longue tiges (c'est une grimpante vigoureuse, capable de monter à 2m de hauteur).[/size]
 



[size=13][/size]


[size=16]Capucines naines[/size]
 



[size=16]Le feuillage, arrondi, est généralement vert bleuté, mais plusieurs variétés présentent des feuilles panachées très décoratives.[/size]

[size=16]Les fleurs sont comestibles ! Et vous pouvez confire auvinaigre les boutons floraux pour les utiliser comme des câpres ![/size]
 



[size=16]Semis et plantation[/size]



[size=16]La culture de la capucine est aussi facile en pot qu'en pleine terre. Vous pouvez anticiper lessemis en mars et garder vos godets à l'abri avant un repiquage en mai, ou bien semer en pleine terre vers la mi-avril. Pratiquez alors le semis "en poquet", qui consiste à grouper les graines par 4 ou 5 dans un même trou.[/size]



[size=16]Si vous disposez d'un abri chauffé ou d'une véranda, essayez le semis d'automne : il permet de disposer de très beau plants dès le début de la saison.[/size]



[size=16]La capucine a tendance à attirer les pucerons. Vous pouvez tourner cet inconvénient en avantage en la semant au pied de vos rosiers, qui seront ainsi préservés ![/size]
 



[size=16]Exposition[/size]
[size=16]Plein soleil[/size]
 



[size=16]Quelques variétés[/size]



[size=16]Whirlybird est une capucine naine à fleurs doubles, sans éperons, et dégagées au-dessus du feuillage, avec une floraison très abondante. Les plants sont nains (15 centimètres).[/size]



[size=13][/size]


[size=16]Capucine Whirlybird[/size]
 



[size=16]Jewel ou Bijou est une variété naine (30 centimètres) avec des fleurs semi-doubles dans un arc-en-ciel de couleurs, dans les tons de jaune brillant, rouge, orange, rose, chamois, rosé et bicolores.[/size]
 



[size=13][/size]


[size=16]Capucines Jewel[/size]
 



[size=16]Alaska a le feuillage panaché blanc crème. Il fleurit dans toute la gamme des couleurs. Le plant atteint 12 pouces ( 30 centimètres). Son feuillage panaché le fait mettre en valeur dans les rocailles et les paniers suspendus.[/size]
 



[size=13][/size]


[size=16]Capucine Alaska[/size]
 



[size=16]Géantes et grimpantes de Californie est l'ancienne variété d'origine, celle que Monet a utilisé dans son allée principale avec des arches. Les plants atteignent 6 à 10 pieds (2 à 3 mètres) et peuvent être laissés à ramper ou grimper.[/size]
 





Au jardin - L'oeillet de Chine et de poète -



 
[size=16]Oeillets de Chine[/size]
 



[size=16]Elégance et simplicité, l'œillet de Chine et l'œillet de poète ![/size]



Cette petite fleur simple et colorée aux pétales comme découpés au ciseau cranteur donne une note enjouée au jardin. La floraison de l'œillet de Chine (Dianthus Sinensis) et de l'œillet de poète (Dianthus Barbatus) vous offrira de mai à novembre des parterres aux couleurs vives.
 



[size=13][size=13][/size][/size]


Oeillets de poète
 



[size=13][size=16]L'œillet de Chine et l'œillet de poètese ressemblent, et sont généralement tous deux très florifères. Ils forment de forts jolis coussins arrondis, idéaux en bordure de massifs, en rocailles et en jardinières.[/size][/size]
 
[size=13][size=16]Les couleurs des œillets sont assez variées, souvent bicolores, allant du cramoisi au blanc en passant par le pourpre ou le rose. En anglais, œillet se dit d'ailleurs «pink» ce qui signifie rose. Dans le langage des fleurs, l'œillet blanc symbolise la fidélité.[/size][/size]
 



[size=13][size=13][/size][/size]


[size=13][size=16]Oeillets de poète[/size][/size]
 



[size=13][size=16]L'œillet des poètes est très parfumé. Il existe sous des formes annuelles et bisannuelles. Chaque tige produit une multitude de fleurs plutôt que des fleurs individuelles. D'où son surnom d'«œillet à bouquets», chaque tige constituant un bouquet en lui-même.[/size][/size]
 



[size=13][size=16]L'œillet de Chine est quant à lui inodore. Les fleurs de l'œillet de Chine sont portées individuellement (rarement deux à trois par tige). Elles sont souvent plus grandes que les fleurs de l'œillet des bouquets.[/size][/size]
[size=13][size=16]
La combinaison de ces deux espèces a donné l'œillet de Chine à bouquets (Dianthus sinensis x barbatus) avec sa longue période de floraison sur des plants compacts. Cet œillet est passablement rustique et revient habituellement deux ou trois ans de suite. La plante produit des fleurs, intermédiaires entre celles de ses deux parents : de grosses fleurs comme l'œillet de Chine, mais portées en bouquets comme l'œillet des poètes (avec moins de fleurs tout de même !). Les fleurs de cet hybride sont généralement inodores.
[/size][/size]
 



[size=13][size=13][/size][/size]


[size=13][size=16]Oeillets de Chine[/size][/size]
 



[size=13][size=16]Le saviez-vous ?[/size][/size]
[size=13][size=16]
L'œillet est une fleur anciennement connue en Europe. Les Grecs le connaissaient déjà, et le nom botanique de l'œillet, Dianthus, a des racines grecques. En effet, dios veut dire «dieux» et anthos, «fleur», soit fleur céleste...
[/size][/size]



[size=13][size=16]Au jardin, les œillets préfèrent le plein soleil même si l'œillet des poètes accepte la mi-ombre. Il leur faut un sol bien drainé, mais pas nécessairement riche voire plutôt neutre : l'ajout d'un peu de chaux à la plantation peut les aider à mieux s'installer. L'hiver, un paillis aidera ces plantes, fragiles au déchaussement. Par contre, les œillets ne tolèrent pas le binage, car leurs racines sont superficielles : il faut désherber à la main les parterres.[/size][/size]

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MessageSujet: Re: Au Jardin -Les roses - Les clématites - le cosmos -   Lun 28 Sep - 14:13



C'est une plante de la famille desastéracées.
Elle est originaire d' Europe et les colons lui feront traverser l' Atlantique.


Nom botanique: Chrysanthemum leucanthemum.
Il en existe au moins 140 variétés.
C'est une vivace fleurie à feuillage caduc.
Elle peut pousser jusqu'à 80 centimètres.
La marguerite n'est pas gélive.



On peut la planter en pots, bordure, massif.


La fleur
 
[size=18]
[/size]

Cette plante fleurit en Juin et Juillet lorsqu'elle a au moins 2 ans.
La fleur de marguerite est simple, blanche et possède de 20 à 30 pétales.
On l'utilise en bouquets et aussi en amour: je t'aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ... Ca ne vous rappelle rien?



[size=18]
[/size]
Plantation et multiplication

Elle aime une terre ordinaire, même pauvre et bien drainée (pousse souvent en talus).
Elle supporte le calcaire.
Son exposition favorite est le plein soleil.
Se plante au printemps au en automne.


On multiplie la marguerite par semis en Mars-Avril ou par division de la touffe à la même époque ou en fin de floraison.


Culture et entretien
 
[size=18]
[/size]

L'entretien consiste à limiter son extension en terrains riches.


Ennemis et maladies

La marguerite est très rustique si elle n'a pas d'excès d'eau.
On cherche souvent à la détruire lorsqu'elle devient envahissante dans un pâturage.

En cuisine

[size=18][/size]


Les feuilles jeunes et fraîches de marguerite se consomment en salade.

En médecine

[size=18][/size]


On utilise les fleurs séchées en infusion.
La marguerite possède des propriétés antispasmodiques, calmantes, digestives, astringentes tout comme la camomille de la même famille
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MessageSujet: Re: Au Jardin -Les roses - Les clématites - le cosmos -   Lun 28 Sep - 14:17

Au jardin - L'Ajonc -




C'est une plante de la famille des légumineuses (fabacées).
Elle est d' origine européenne.


Nom botanique: ulex europaeus.


C'est un petit arbuste à feuillage semi-persistant.
Sa taille se situe aux alentours de 2 m.
Il est rustique au-delà de -15°C.


On peut l'utiliser en haie défensive car il possède de nombreux piquants.


On le rencontre spontanément sur les talus du réseau routier.





La fleur




La fleur d'ajonc apparaît souvent vers Avril et refleurit souvent en plein été.
Elle est parfumée.





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Plantation et multiplication




L' ajonc se plaît dans une terre très drainante de préférence acide.


A la plantation, prévoir du sable ou cailloux au fonds du trou.


Il aime être planté sur une butte ou un talus.



Exposition: Cette plante adore le soleil.


La multiplication se fait par semis au printemps ou bouturage en début d'été.



Culture et entretien








L'entretien de l'ajonc se limite à une taille automnale .



Ennemis et maladies



L' ajonc est extrêmement résistant aux prédateurs.
Son seul ennemi est l'eau à son pied.

[size=24]Au jardin - Aconit tue-loup -






Aconit tue-loup Aconitum lycoctonum




Famille : Famille du bouton d’or – Ranunculaceae

Hauteur: 1–2 m. Partie supérieure de la tige poilue.
Fleur : Symétrique en miroir, jusqu’à 5 cm de haut.


Périanthe à cinq segments, bleu, violet, parfois rose clair ou jaune, poilu. Deux staminodes nectarifères sont contenues dans le segment le plus haut en forme de casque. Pédoncule de fleur d’environ 1–2 cm, poilu. Bractées enserrant les fleurs étroites et sans pédoncule. Nombreuses étamines. Gynécée composé de 2 à 5 carpelles, libres ou réunis à la base. Fleurs disposées en grappe d’une hauteur de 20–50 cm.







Feuilles : Alternes, palmées, munies de 3–5 lobes jusqu’à la nervure médiane, poilues des deux côtés. Lobes à grandes dents pointues, à nouveau divisés en lobes. Feuilles caulinaires presque sans pétiole, feuilles basales à long pétiole.







Fruit: Follicule contenant de nombreuses graines (environ 5 mm). Fruits généralement regroupés par trois, glabres, courbés, crochus et déhiscents le long de la nervure interne.







Habitat : Bois luxuriants de feuillus, lisières de prairies luxuriantes et marais eutrophiques.



Période de floraison : Juin–juillet.







L’aconit tue-loup est une espèce protégée assez rare. On suppose qu’elle s’est répandue avec l’aide de l’homme. C’est une plante vivace qui développe un gros rhizome tuberculeux. Tous les printemps, la plante émet une pousse munie de feuilles plus grandes chaque année. La plante ne fleurit qu’après plusieurs années (selon certains observateurs jusqu’à neuf ans).






Comme ses proches parents, l’aconit tue-loup contient de l’aconitine qui est un poison mortel pour l’homme. En Inde, l’aconit tue-loup était utilisé pour la mise au point de flèches empoisonnées. De par la structure de sa fleur, l’aconit tue-loup ne peut être pollinisé que par des bourdons assez robustes. La plante marque une légère préférence pour les sols riches en calcaire.

Au jardin - Au nom de la fleur !






- Où sont les hommes ? demanda poliment le petit prince.
La fleur, un jour, en avait vu passer une caravane.
- Les hommes ? Il en existe, je crois, six ou sept. Je les ai aperçus il y a des années. Mais on ne sait jamais où les trouver.

Le vent les promène. Ils manquent de racines, ça les gêne beaucoup.
Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince, 1946, New York







Sabot de Vénus - Cette fleur magnifique est nommée, sabot de Vénus ; c’est une plante protégée qui appartient à une des familles les plus représentées en nombre, celle des Orchidées. Sabot de Vénus est son nom commun ou vernaculaire, Cypripedium calceolus L. son nom scientifique composé d’un nom de genre Cypripedium et d’un nom d’espèce : calceolus, L. étant l’abréviation de l’auteur qui l’a décrite : Linné. 
- Christian Dumas





Pour le grand public, la science est souvent considérée comme austère et la fleur semble un des moyens de résoudre l’équation d’un certain bonheur scientifique ;
équation avec plusieurs termes : un peu d’art, de poésie et d’histoire des sciences, et quelques données scientifiques pour montrer en quoi elle constitue un système biologique unique.


Unique parce qu’elle a réuni dans une même trilogie : botaniste, poète et généticien.








Unique aussi par ses modes singuliers de floraison et de reproduction.


Enfin, n’oublions pas que sans fleur, il n’y a ni graine, ni fruit et que plus des trois quarts de nos productions agricoles sont issues du bon fonctionnement de la sexualité des fleurs.



La dénomination des fleurs



Pourquoi le nom de Rosier des chiens (Rosa canina) pour l’églantier ?Selon Pline, sa racine guérissait de l’hydrophobie induite par la rage.
D’autres espèces portent aussi le nom générique populaire de Rose : la Rose de Noël, la Rose d’Inde, la Rose trémière, celle de Jérico, ou même la Rose des sables.





Rose trémière - Karsten Dörre



Tous ces noms génériques entraînent des confusions alors que les espèces dénommées sont très différentes. Aussi, des règles de dénomination ont-elles été définies par Carl Linné dont on a célébré le tricentenaire de la naissance en 2007.



Avant Linné, on donnait aux plantes leur nom populaire, traduit en latin, la langue scientifique de l’époque, qu’accompagnaient de longues descriptions souvent empruntées aux anciens. En instituant une nomenclature binaire, toute plante se trouve désignée par deux noms latins, celui de genre, souvent tiré du système de Piton de Tournefort, suivi du nom d’espèce. Ainsi, une longue description est remplacée par une diagnose brève et précise.







La réputation de Linné fut telle qu’il fut nommé au siècle deslumières le « prince des botanistes ». Si 9.000 espèces étaient connues à la fin de sa vie, aujourd’hui, il y a environ 300.000 espèces de plantes à fleurs connues ; la liste augmente encore alors que paradoxalement, il ne reste pratiquement plus de botanistes professionnels et que nous n’en formons plus !
Une trilogie remarquable : Le poète, le botaniste et le généticien





Goethe, le célèbre poète et philosophe, l’auteur des « Souffrances du jeune Werther », était très inspiré par le traité de philosophie botanique de Linné  qui était, selon ses propres écrits, son sujet d’étude quotidien.

Il observa attentivement les plantes, les fleurs en particulier, et interpréta la transformation progressive des pièces d’un type, par exemple les sépales, en pièce d’un autre type, les pétales, ou encore les pétales en étamines, etc...







La tulipe permet une bonne illustration de ce propos. Ici une variété avec 6 tépales, nom donné aux organes du périanthe lorsqu’on ne peut pas distinguer pétales et sépales



Il décrivit également la nature foliacée du style et dupistil. Pour lui, l’organe type du végétal était la feuille. Il décrivit ainsi « la métamorphose des plantes » dans une célèbre théorie publiée en 1790. L’essai de Goethe reçu un accueil glacial de la plupart des botanistes. « Personne, écrivit-il, ne voulait comprendre l’union intime de la poésie et de la science ». L’observation de Goethe, longtemps restée anecdotique, revint sur le devant de la scène deux siècles plus tard avec les travaux de plusieurs équipes et l’utilisation de l’Arabette des dames,Arabidopsis thaliana, espèce modèle en biologie du développement.







..... une autre variété horticole dite double avec de nombreux pétales. - Christian Dumas
La plupart des transformations visibles chez les différents mutants floraux décrits impliquent des mutations homéotiques. De telles mutations ne sont pas sans rappeler celles observées précédemment chez la Mouche Drosophile chez laquelle, par exemple, une antenne peut être remplacée par une patte.


Les travaux sur les gènes homéotiques ont valu à leurs auteurs un prix Nobel en 1995. Il aura fallu attendre deux siècles pour que des chercheurs réexaminent la question soulevée par Goethe en exploitant une série de mutants où l'identité des organes produits par le méristème floral est modifiée.







....un pétale, en train de se transformer en étamine, illustrant une transformation homéotique. - Christian Dumas



Trois groupes de gènes dits A, B et C sont impliqués dans ces mutations homéotiques.



Dans un article publié en 1991, The war of the whorls (La guerre des verticilles), allusion au fameux livre de H.G. Wells, La guerre des Mondes, Coen et Meyerowitz supposent la présence de trois types de régulateurs : les gènes "A", "B" et "C".


En appliquant des règles simples la plante utilise ces trois types pour obtenir les différents organes :



-- (1) Si "A" est seul présent, le verticille produit des sépales ;
-- (2) si "A" et "B" sont présents ensemble, le verticille produit des pétales ;
-- (3) si "B" et "C" sont présents ensemble, le verticille produit des étamines ;
-- (4) si "C" est seul présent, le verticille produit des carpelles ;
-- (5) "A" et "B" s’inhibent mutuellement et ne peuvent donc jamais fonctionner ensemble. En jouant avec ces cinq règles de base, les plantes ont généré toutes sortes de fleurs.




Mais comme souvent en science, la réalité est plus complexe et depuis, d'autres règles se sont ajoutées à ces principes de base.



On a notamment identifié des gènes "D" impliqués dans la formation des ovules.


. Et en 2000, la découverte et l’analyse de nouveaux mutants entraînant une perte des fonctions A, B et C permirent de montrer que les gènes correspondants représentent une autre classe de gènes homéotiques, nommés E.


Ainsi, pour faire un pétale, il est nécessaire d’avoir la combinaison A+B+E; pour une étamine: B+C+E et enfin pour un carpelle C+E. Un quatrième mutant analysé plus récemment, SEP4, permet même de revenir chez le quadruple mutant au niveau basal, c’est-à-dire au stade feuille, point central de la théorie de Goethe.Cela pourrait argumenter selon une chanson célèbre « que le poète a dit la vérité» !





Ce qui détermine une plante à fleurs











Pourquoi le corps des plantes peut-il évoluer tout au long de la vie, en produisant de nouveaux organes, alors que le corps de la plupart des animaux reste quasiment identique de la naissance à la mort, à un facteur de taille près ?


Certains pensaient que chaque être vivant, végétal ou animal, était préformé dans l’embryon. Ainsi, selon les défenseurs de cette théorie de la « préformation », les spermatozoïdes humains contenaient en leur tête un homme miniature, l’« homunculus ».


L’ovule permettait à l’homunculus de se nourrir dans le ventre de la femme et de grandir. D’autres penchaient plutôt en faveur d’une construction au fur et à mesure des êtres vivants, c’est la théorie de « l’épigenèse ». Le dilemme entre les défenseurs de ces deux théories ne fut résolu qu’en 1759 avec les travaux de l’allemand Wolff. En observant au microscope les stades très précoces du développement du poulet, il remarqua que certaines parties de l'animal : bec, pattes, cœur et vaisseaux sanguins, étaient absentes chez l’embryon.






De même, chez le bourgeon de Châtaignier, il observa la formation progressive des feuilles et l’apparition, au fur et à mesure, des vaisseaux et des pétioles. La théorie de la préformation était donc enterrée, mais la question n’était pas pour autant résolue. Comment et à partir de quoi se forme un individu adulte ? C’est plus tard, le suisse von Nägeli qui observa les divisions des cellules apicales qui semblaient être à l’origine des organes et tissus. Il les dénomma méristèmes du grec « merizein », se diviser.


L'intégration des facteurs environnementaux par la plante (photopériode, température, par exemple) se fait en partie au niveau du méristème végétatif et joue un rôle crucial pour l'adaptation de la croissance à l'environnement.





Châtaignier



Le méristème est composé, chez A. thaliana, de centaines de cellules qui se divisent, grandissent et le quittent pour former des organes. Malgré ce comportement extrêmement dynamique, c’est une structure très stable qui subsiste pendant de longues périodes avec un centre composé d’une vingtaine de cellules souches, parmi une centaine de cellules au stade végétatif ; lors de la mise à fleur, le méristème s’accroît, forme un dôme composé alors de plusieurs centaines de cellules.



Toute une série de gènes contrôle le maintien de la taille et de l’activité de la zone cellules souches. Le méristème subit un cycle et passe par les stades suivants : végétatif, inflorescentiel et enfin floral. À l’aide de mutants affectés dans la mise à fleur, plusieurs voies de signalisation de l’induction florale ont été, en partie, disséquées génétiquement chez Arabidopsis. La première met en jeu la longueur du jour et le gène CO. La seconde, ou voie autonome, met en jeu notamment FLC. La troisième, implique la température. Existe t-il une hormone de floraison ou florigène ? Ce concept a été proposé par Chailakhyan en 1936.



L’aptitude à fleurir se transmet en effet par greffe d’une espèce apte à fleurir à une espèce inapte ; il s ‘agit de la transmission à distance d’une substance inconnue qu’il a dénommé florigène. Resté pendant plus de 70 ans un concept physiologique plutôt qu’une entité chimique, la génétique d’Arabidopsis a permis de faire progresser les connaissance sur cette hypothétique hormone.


Un transcrit FT (Flowering Time), se formerait dans la feuille ; la protéine FT, florigène proparte, se déplace avec la sève élaborée à la vitesse de 1,2 à 3,5 mm-1.h ; vitesse plus lente que celle du saccharose (50 à 100 cm-1.h. Pour l’instant, il y a plusieurs preuves expérimentales du mouvement de cette protéine de la feuille jusqu’au méristème premiers pas vers la validation de ce concept.



Fleurs et sexualité





La découverte d’une sexualité chez les plantes a bouleversé la botanique.S’appuyant sur la découverte de Camerarius, Linné, que certains nommaient aussi le second Adam, décide d’utiliser le sexe comme principe classificateur, notamment le nombre d’étamines.







La démonstration du lien entre fleur et sexualité à l’aide d’expériences de castration a été réalisée, par le médecin et botaniste allemand Rudoph Camerarius, pour la première fois en 1694, chez le Ricin (Ricinus communis L., famille des Euphorbiacées), où fleurs mâles et femelles sont séparées. Il démontra ainsi que l’étamine correspondait au sexe mâle et le pistil au sexe femelle. Pour obtenir des fruits et des graines, les deux sexes étaient nécessaires


Il opposait les plantes à mariages publics, celles portant des fleurs et des sexes visibles, aux plantes à mariages clandestins, comme les mousses et les fougères où les sexes ne sont pas apparents. Sa classification rapidement adoptée en Europe fit grand scandale à l’époque où il comparait l’étamine au pénis et le stigmate à la vulve; il lui fut reproché un esprit de luxure et son système sexuel considéré comme lubrique fut condamné par nombre de ses contemporains.







Amborella trichopoda, espèce considérée comme la plus primitive des plantes à fleurs actuelles. Arbustive et dioïque, elle est endémique de Nouvelle Calédonie ; c’est l’espèce unique d’un genre unique de la famille des Amborellacées


Néanmoins, Linné fut l’un des premiers à souligner l’importance de la reproduction sexuée chez les végétaux. La classification moderne bénéficie des avancées de la biologie moléculaire ; celle-ci , couplée à l’informatique, a remis en cause la classique distinction entre mono- et dicotylédones et mis en évidence trois grandes catégories : les Dicotylédones primitives commeAmborella (voir photo ci-dessus), les Monocotylédones (comme les graminées), et les Eudicotylédones (comme Arabidopsis) (travaux du consortium APG, Angiosperm Phylogeny Group , publiés depuis 1997).



Sexualité : les handicaps évolutifs des plantes à fleurs





Plusieurs handicaps majeurs auraient dû conduire à leur disparition :




-- 1) elles sont fixées par leurs racines et ne peuvent donc choisir leur partenaire sexuel ;
-- 2) les fleurs sont souvent hermaphrodites, plus de 90% des espèces ;
-- 3) le pollen émis tombe essentiellement dans un rayon de moins de quatre mètres à partir de sa source, l’étamine ;
- 4) il n’y a pas de tabou sexuel.



Et pourtant, depuis 130 millions d’années, les plantes à fleurs se sont développées et ont colonisé pratiquement tous les milieux et toutes les latitudes. Cette réussite serait liée à la mise en place, au cours de leur évolution, des systèmes d’incompatibilité. Dans le cas étudié, le Chou fourrager (famille des Brassicacées), un locus génétique simple S, pluriallélique, où le même allèle est présent côté femelle et côté mâle est responsable de la réaction d’incompatibilité, réaction qui entraîne le rejet de l’autopollen et qui favorise le développement de l’allopollen, tout en évitant des pollinisations incongrues, c’est-à-dire entre espèces différentes.







La réponse d’auto-incompatibilité (AI) dépend de l’interaction entre un ligand S (petite protéine de 6 KDa riche en cystéine) et un récepteur stigmatique SRK, type sérine thréonine kinase. La fixation du ligand sur le récepteur induit une dimérisation de SRK et l’autophosphorylation de son domaine cytoplasmique.
Une thioredoxine inhiberait l’action de SRK. Une fois activé, le domaine kinase assurerait la transmission du signal par une cascade de phosphorylation/déphosphorylation de cibles cytoplasmiques conduisant à la réaction d’AI. Récemment, un gène modificateur MLPK a été caractérisé codant une protéine kinase qui, lorsqu’elle est mutée, rend le système compatible ; MPLK agirait vraisemblablement en se complexant avec SRK. D’autres gènes régulateurs modifient la force d’expression de l’AI. Cela conduit actuellement à un modèle complexe d’interactions moléculaires dont une partie des acteurs a été bien caractérisée.



Les étapes de la pollinisation et de la fécondation

Lepollen, (voir photo ci-dessous), partenaire mâle, renferme deuxgamètes ou la cellule qui les génère ; c’est un organisme adapté à la dissémination et à la survie.







La paroi d’un grain pollen observée au microscope électronique montre sa complexité et la présence de composés impliqués dans la reconnaissance pollen–pistil.
Pour cette raison, sa teneur en eau est faible et son métabolisme nul. Pour reprendre son activité, il doit se réhydrater à la surface d’un pistil compatible : le stigmate. Il pousse alors un tube ; on dit qu’il germe, et assure ainsi le transfert des gamètes au sac embryonnaire, (voir photo ci-dessous).







Représentation schématique de la complexité de l’organisation de l’ovaire, ovule et sac embryonnaire d’un pistil.



À la fin du 19ème siècle, Brongniart puis Brown décrivirent l’entrée du tube pollinique dans l’ovule à travers le micropyle et la formation subséquente de l’embryon dans le sac embryonnaire. Ce travail résolut en partie l’énigme du contact pollen-ovule. En démontrant ce contact physique entre l’ovule et le pollen, ils élevèrent la fécondation des plantes au même niveau que celle des animaux, chez qui la nécessité d’un contact physique entre ovule et sperme commençait à être acceptée.





Pollen de sycca



Récemment, l’analyse de mutants affectés dans la fécondation a permis de mettre en évidence plusieurs systèmes de signalisation entre tube pollinique et sac embryonnaire, signalisation permettant le guidage du tube vers le micropyle. Strasburger décrivit la première fécondation chez les fleurs en 1878 ; quelques années plus tard, S. Nawashin et L. Guignard décrivirent la double fécondation chez le lis (1898, 1899).







Reconstitution semi diagrammatique en 3D, à l’aide de coupes sériées, de la fusion noyau mâle et noyau femelle, au cours d’une fécondation in vitro réalisée chez le maïs. En bleu intense, le noyau femelle ; en bleu clair, le noyau mâle ; en jaune, les plastes ; en violet, le réseau mitochondrial.


Dans les années 1990, la première fécondation in vitro chez les plantes a été réussie et a mis en évidence un flux cacique à l’origine de l’activation de l’oosphère et de la formation ultérieure de l’embryon. Un avantage de ce système était la possibilité de contrôler le site d’adhésion gamète mâle-gamète femelle et de suivre par des techniques appropriées, électrochimiques en particulier, la capacitation de l’oosphère (photo c-dessus). Une telle approche est impossible chez les autres systèmes biologiques animaux ou chez les algues.
Mais cette approche est réductionniste : ce qui est vu in vitro ne correspond peut-être pas à ce qui existe in vivo. D’où l’intérêt des approches actuelles, notamment à l’aide de mutants qui permettent de sérier les étapes de la fécondation et de caractériser les gènes responsables, donc les mécanismes intimes en jeu. Ainsi, un signal positif issu de la cellule-œuf entraîne la prolifération de l’albumen. C’est la caractérisation d’un mutant affecté dans une cycline CDC2 avec un effet paternel qui serait en cause. Chez ce mutant, le pollen est viable et un seul gamète est fonctionnel, seule la fécondation de l’oosphère a lieu.


En conclusion, il faut aujourd’hui être capable d’intégrer toute une série d’approches allant d’une simple observation botanique à l’analyse moléculaire la plus sophistiquée. La botanique d’antan est aujourd’hui devenue une biologie très intégrative.

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MessageSujet: Re: Au Jardin -Les roses - Les clématites - le cosmos -   Lun 28 Sep - 14:19

Au jardin - Entre la plus petite et la plus grande




Dans le jardin des extrêmes, certaines fleurs se distinguent par leur taille mais aussi  par leur odeur.

La plus petite fleur du monde, Wolffia arrhiza, est originaire d’Amérique du Sud tandis que la plus grande, Rafflesia arnoldii,  nous vient d’Asie.

Paradoxalement, Rafflesia arnoldii est également une des fleurs qui dégage l’odeur la plus nauséabonde.
Cependant, ce n’est pas elle qui détient le record de l’odeur la plus fétide.



La plus petite fleur du monde



Wolffia arrhiza est une lentille d’eau. C’est non seulement la plus petite fleur mais également la plus petite des plantes à fleurs. 
Originaire du Brésil, la plante mesure entre 0,5 et 1 mm et sa fleur est deux fois plus petite.


Cependant, cette lentille d’eau, malgré sa petite taille, peut représenter un danger pour la faune aquatique. 
En effet, les lentilles d’eau recouvrant par milliers les mares et les étangs au point de devenir une entrave à la photosynthèse.
Cette plante ne possède pas de racines. Elle flotte simplement à la surface des eaux dormantes.



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Wolfia arrhiza, la plus petite fleur du monde. Image Christian Fisher



Wolffia punctata, une autre lentille d’eau, arrive juste après avec un diamètre de 0,5 à 0,7 mm.


Ces minuscules plantes ont été découvertes par le naturaliste français Weddell. Elles croissaient sur les feuilles de la plus grosse des plantes à fleurs d’eau douce, la victoria d'Amazonie (Victoria amazonica).



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Victoria d'Amazonie (Victoria amazonica) . Image Addictive Picasso



Cette plante tire son nom de la reine Victoria et du cours d’eau sur lequel elle prospère.
Elle détient un autre record. De toutes les plantes à fleurs, c’est celle dont la croissance est la plus rapide.



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Victoria amazonica. Image Belgian Chocolate



En l’espace de six jours seulement, ses minuscules bourgeons épineux deviennent des feuilles larges de 90 cm.
Adultes, elles atteignent 3 m de diamètre. La fleur est très éphémère et fane au bout de deux jours.



La plus grande fleur du monde



La plus grande fleur simple  du monde est Rafflesia arnoldii. La rafflésie est un parasite des racines des lianes sauvages dans les jungles épaisses de l’Asie du Sud-Est, en particulier de Malaisie et de Bornéo.

Elle pousse également en Indonésie.
Elle n’a pratiquement ni racines, ni tige, ni feuilles. En revanche, sa fleur peut atteindre 1 m de large, 2cm d’épaisseur et peser jusqu’à 10 kg.

Elle évoque le cœur d’un chou rouge monstrueux.



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Rafflesia arnoldii. Image Antoine Hubert



Hôte invisible pendant un ou deux ans des lianes, elle se met à pousser subitement et en quelques mois atteint sa taille adulte.
La rafflésie dégage malheureusement une odeur nauséabonde qui rappelle celle de la viande pourrie.

C’est d’ailleurs cette odeur qui attire les insectes qui joueront le rôle de pollinisateurs.


Cette plante est rare et protégée. Il est vrai que la pollinisation est difficile car mâle et femelle doivent s’ouvrir au même moment. L’éclosion n’intervenant que durant moins d’une semaine, elle se reproduit très peu.



La fleur la plus nauséabonde



Si la rafflésie sent très mauvais, ce n’est rien à côté de certaines espèces qui appartiennent à la famille des Aracées.
L’Arum titan  (Amorphophallus titanum)  est encore plus impressionnant que la rafflésie. Son inflorescence est la plus grande du monde.

Note : En botanique, l’ inflorescence est la disposition des fleurs d’une plante les unes par rapport aux autres. Par exemple, la grappe ou les épis sont des inflorescences.
Rafflesia arnoldii conserve par contre le record de taille de la plus grande fleur simple.


L’Arum titan peut dépasser 2 m de haut et peser jusqu’à 70 kg. Vous pouvez notamment en admirer au Jardin botanique national de Belgique qui se situe près de Bruxelles. Deux spécimens ont en effet fleuri pendant l’été 2008, ce qui est très rare.



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Arum titan  (Amorphophallus titanum). Image Jef Poskanzer



Son odeur est l’une des plus repoussantes du monde et sert à attirer les mouches transportant le pollen.


Les Aracées sont des adeptes des odeurs fortes. Arum rupicola possède une fleur dans laquelle les mouches viennent déposer leurs œufs.

Lorsqu’elle s’ouvre, elle dévoile tout autour de ses graines naissantes un véritable grouillement d’asticots.
L’odeur est plus que fétide.



La plante la plus étrange



Toujours dans la famille des Aracées, Helicodiceros muscivorus est une plante bien surprenante. Appelée petit dragon mange-mouches ou arum mange mouches, on ne la trouve que dans quelques îles de Méditerranée, Sardaigne, Corse et Baléares.
Cette plante rare vit en symbiose avec les mouettes. Ces dernières se rassemblent au moment de la reproduction et construisent leurs nids avec divers matériaux.
Le nid est encombré d’excréments, de nourriture régurgitée et même d’oisillons morts. Ce sont donc des endroits idylliques pour les mouches à viande.


L’arum semble avoir compris que c’était aussi une aubaine pour elle. Elle pousse au milieu des nids et fleurit au moment de la reproduction des mouettes.

Chaque plante fabrique des inflorescences formées de la spathe qui ressemble à une grande assiette d’où émerge une sorte de massue, le spadice,  portant des fleurs minuscules.
Les mouches accourent vers la spathe qui est tachetée de gris-vert et parcourue de veinules imitant à la perfection la viande en décomposition.
La plante dégage d’ailleurs une odeur de chair en décomposition.



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Helicodiceros muscivorus ou Arum mange mouches. Dessin de Louis van Houtte. 1849



Les insectes sont apparemment fous de cette odeur et inspectent donc la spathe à la recherche de nourriture et pour y pondre leurs œufs.

Mais, un piège les attend.


Le spadice est enfoncé dans les tissus de la spathe où se forme une cavité.


Les mouches arrivent à l’entrée de cette cavité qui les attire avec sa couleur rouge, ses poils denses et une odeur encore plus attractive.

Elles tombent dans la chambre florale et y pondent leurs œufs. L’odeur de pourriture et l’humidité semblent les rendre totalement hystériques.


La plupart ne pourront plus ressortir du piège, pas plus d’ailleurs que les asticots qui y naîtront.


L’arum mange-mouches a besoin des insectes pour sa pollinisation. Les fleurs femelles fleurissent en premier et les mâles ensuite.

Les mouches porteuses de pollen pollinisent les fleurs femelles puis sont emprisonnées par la belle pendant trois jours jusqu’à ce que les fleurs mâles fleurissent à leur tour. Les insectes survivants emportent alors du pollen en s’échappant du piège car les poils qui bloquent l’entrée de la chambre se flétrissent.
Tout est donc parfaitement coordonné. La fécondation des fleurs femelles est assurée par les insectes chargés de pollen qui meurent peu après.

Par contre, les mouches vierges de pollen sont séquestrées puis se chargent à leur tour de pollen, sortent du piège et vont assurer la fécondation des fleurs mâles.




Enfin terminé!!! j'ai dû recommencer plusieurs fois?????


bonne après midi 1    Ninnenne       blog  de  partage   
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