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 Animaux - Oiseaux - Le roselin familier -Calopsitte - Manchot empereur -+ autres(photos,textes)

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marileine
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MessageSujet: Animaux - Oiseaux - Le roselin familier -Calopsitte - Manchot empereur -+ autres(photos,textes)   Sam 3 Oct - 12:10

Animaux - Oiseaux - Le roselin familier -

Photo Walter Siegmund
 
 
Le roselin familier ou roselin du Mexique (Carpodacus mexicanus) est une espèce depassereaux appartenant à la famille des Fringillidae.
Très commun, ce passereau est une espèce prolifique en voie d'expansion sur tout le continent nord-américain. De la taille d'un moineau, il est doté d'un bec fort lié à son régime essentiellement granivore. Il existe de nombreuses sous-espèces de cet oiseau, dont une est déclarée éteinte. Très sociable, il fréquente volontiers les mangeoires et nichoirs mis à disposition par les amateurs d'oiseaux, mais peut aussi occasionner des dégâts dans les vergers.
 
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Photo Eric Tremblay
 
La couleur de base du plumage est marron, mêlée de couleur crème (surtout sur la poitrine et le ventre). La couleur crème souligne aussi la bordure de chaque rémige et de chaque rectrice. Le bec est court et épais, les yeux sont noirs et les pattes marron foncé.
Les mâles adultes présentent des plumes d'un rouge-rosé en différents endroits du corps : au niveau de la calotte, sur la poitrine et le croupion, ainsi que quelques-unes mêlées aux plumes marron du dos. Une ligne d'un rouge plus franc surligne l'œil et de nombreuses rayures brun-gris, mal définies, ornent l'abdomen. Les femelles ont la tête unie sans rayures, et de nombreuses rayures sur le dessous du corps.
 
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Roselin familier mâle - Photo Lary Page
 
Le juvénile ressemble à la femelle. Le jeune mâle présente d'abord quelques plumes rouges éparses sur le front, puis cette coloration s'étend sur le reste de la tête, le croupion et le haut de la poitrine. Ces zones, qui sont nettement rouges chez l'adulte, présentent souvent chez le juvénile une teinte jaunâtre ou orangée. Cette coloration peut demeurer, dans certaines populations, chez les mâles adultes.
 
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Roselin familier femelle -
 
Il existe de grandes variations de couleurs du plumage des mâles adultes, de jaune pâle à rouge soutenu en passant par de l’orangé. Ces phases « jaune » et « orange » ne sont pas des sous-espèces et peuvent apparaître dans n’importe quelle population. L’intensité de la couleur rouge dépend de la quantité de carotène absorbée par les mâles dans la nourriture en période de mue. Ils présentent alors l’une ou l’autre phase de couleur mais avec les caractéristiques propres aux sous-espèces auxquelles ils appartiennent, surtout l’étendue et la répartition de la couleur.
 
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Photo Dori
 
Les femelles sont généralement un peu plus petites que les mâles. Ils mesurent à l'âge adulte de 13 à 15 cm, soit approximativement les dimensions d'un moineau. L'envergure varie de 20 à 25 cm et le poids de 16 à 27 g, avec une moyenne d'environ 22 g. La queue mesure 6,6 cm en moyenne et l'aile 8,4 cm, dont de 78 à 80 mm du poignet à la rémige primaire la plus longue.
 
Le roselin familier est parfois confondu avec le roselin pourpré (Carpodacus purpureus), qui présente davantage de rouge sur les parties supérieures et moins de rayures brunes sur la partie abdominale du ventre.
 
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Roselin pourpré - Photo Matthew Hunt
 
Il peut aussi être confondu avec le roselin de Cassin (Carpodacus cassinii), qui présente moins de rayures sur l'abdomen.
 
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Roselin de Cassin - Photo Dave Menke
 
Le roselin familier est essentiellement granivore et végétarien, mais son alimentation est davantage insectivore en été. Ses aliments végétaux incluent bourgeons, boutons floraux, graines (surtout d'Astéracées comme les chardons du genre Carduus, le pissenlit, l'armoise ou le tournesol) et fruits (cerises, baies de Phoradendron et mûres de mûrier sont ses favoris, mais aussi figue, poire et pêche). Les quelques insectes consommés sont le plus souvent des pucerons.
Il se nourrit surtout sur le sol et généralement en petits groupes, mais il peut parfois former des groupes nombreux, surtout en dehors de la saison de nidification.
Cet oiseau boit généralement au moins une fois par jour, en recueillant de l'eau dans la partie inférieure de son bec puis en renversant la tête vers l'arrière.
 
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Photo Jim Conrad
 
Cet oiseau est très sociable toute l'année. Il forme des groupes lâches en période de reproduction, peut s'abattre en colonies parfois importantes sur les champs cultivés en automne et constituer des troupes comptant d'une à plusieurs centaines d'individus en hiver. Perchés, les oiseaux se tiennent près les uns des autres. Cependant, les parades d'intimidation entre individus sont observées toute l'année que ce soit au dortoir, sur les lieux de nourrissage, lors de la toilette et du chant avec toutefois un certain relâchement de l'agressivité à la fin de l'été lorsque les jeunes forment des groupes mixtes avec les adultes.
 
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Photo Ken Thomas
 
Ses vocalisations sont des cris d'appel courts (tchip ou kwet) ou de longs chants modulés finissant en ziiii. Le mâle chante en général longuement, depuis un poste élevé (arbre élevé, antenne, etc.), le plus souvent après le lever du jour et dans les dernières heures avant le coucher du soleil. Les chants sont essentiellement produits au cours de la saison de nidification. La femelle chante aussi, mais seulement en début de saison, tandis que le mâle chante tout au long de l'année afin de signaler son territoire.
 
Ses principaux prédateurs sont le chat domestique, l'Épervier de Cooper et l'Épervier brun. Les œufs et les oisillons sont de plus la proie de la Mouffette rayée, du Geai bleu, du Quiscale bronzé, de la Corneille d'Amérique, du Tamia rayé, de l'Écureuil fauve, du rat, du Raton laveur et de divers serpents.
Le roselin familier joue deux rôles écologiques principaux : en tant que source de nourriture pour de nombreux prédateurs, mais également comme consommateur et disséminateur des graines qu'il inclut dans son régime alimentaire.
 
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Photo DickDaniels
 
Le roselin familier est monogame. Les couples commencent à se former en hiver, mais la plupart des relations se forment juste avant la saison de nidification. Cette dernière débute vers le mois de mars par la parade nuptiale du mâle, dont la partie la plus remarquable est le « vol du papillon », une figure au cours de laquelle le mâle monte en vol entre 20 et 30 m puis redescend lentement jusqu'à un perchoir tout en chantant. Le mâle peut également grimper le long d'une tige verticale puis sautiller et voleter rapidement de branche en branche à proximité de la femelle immobile et apparemment désintéressée par cette démonstration visuelle et vocale, le mâle relevant la tête, calotte hérissée, et lançant des strophes très aiguës entrecoupées de trilles mélodieux. La parade comprend aussi des phases de nourrissage de la femelle et des combats avec d'autres mâles rivaux. Des études ont montré que les femelles préféraient les mâles les plus colorés, c'est-à-dire ayant une alimentation plus riche en nourriture contenant des caroténoïdes, ce qui pourrait être un indicateur des capacités du mâle à trouver de la nourriture. Ceci est particulièrement important lors de la mue permettant de passer du plumage juvénile au plumage adulte ; le mâle présente des variations individuelles de couleur, mais avec les caractéristiques propres à la sous-espèce à laquelle il appartient, notamment l'étendue et la répartition de la couleur.
 
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Le nid est constitué d'herbe, de feuilles, de petites racines, de fines brindilles, de plumes et autres matériaux fins (laine, fil…). Il est généralement construit par la femelle qui réalise un tissage serré des matériaux afin d'obtenir une coupelle compacte. Il est habituellement bâti dans une cavité d'un arbre, sous le couvert d'une plante grimpante ou d'un buisson, mais le roselin familier n'hésite pas à réutiliser un nid déserté (nid spécifique ou celui d'une autre espèce comme le Merle d'Amérique), à coloniser les nichoirs mis à sa disposition, ou la corniche d'une maison, voire à s'installer dans une plante ornementale suspendue dans le jardin. Le nid est généralement placé à une hauteur comprise entre 1,5 et 10 m. La ponte comprend de un à six œufs blancs (quatre en moyenne), souvent teintés de bleu ou de vert, avec quelques taches sombres. Leurs dimensions sont de 16,5 à 21,3 mm × 13,0 à 15,2 mm et leur masse de 2,4 g en moyenne.
 
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Photo JerryFriedman
 
L'incubation, réalisée exclusivement par la femelle, dure le plus souvent de treize à quatorze jours (les valeurs extrêmes vont de douze à dix-sept jours). À la naissance, les petits, nidicoles, présentent un duvet clair épars. Après l'éclosion, la femelle restera pendant quelques jours en permanence avec eux, tandis que le mâle se chargera de l'approvisionnement en nourriture. Par la suite, les deux parents partiront en chasse et s'occuperont de nettoyer le nid en mangeant les sacs fécaux. Les petits prendront leur essor au bout de deux semaines (entre douze et dix-neuf jours) après l'éclosion. Le mâle continuera de les nourrir pendant quelques jours, tandis que la femelle construira un nouveau nid en vue d'une nouvelle couvée.
 
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Photo Matthew Hunt
 
Le roselin familier peut accomplir jusqu'à six pontes par saison de nidification, mais la plupart des femelles n'en effectue que deux et il est très rare que plus de trois pontes produisent des petits à l'envol. Mâles et femelles atteignent la maturité sexuelle dès le printemps suivant (soit à environ neuf mois). Le record de longévité est de onze ans et demi chez cette espèce.
 
Le roselin familier fréquente de nombreux habitats, des déserts non dégradés (pourvu qu'il dispose de suffisamment d'eau et de végétation en particulier pour se reproduire) aux banlieues des villes (parcs et jardins), en passant par les semi-déserts (avec les végétaux CylindropuntiaAgave filifera et Yucca brevifolia), les maquis (chaparral à genévriers, pins et chênes nains), les bords des cours d'eau, les vergers, les cultures ou les forêts dégradées décidues ou sempervirentes dominées par des sapins (Abies balsameaAbies grandisAbies concolor et Abies procera). À l'Est des États-Unis, son habitat est moins diversifié que dans la zone dont il est natif : on le trouve presque exclusivement en milieu urbain ou périurbain.
 
Le roselin familier peut parfois occasionner des dégâts au niveau des cultures, notamment dans les vergers d'abricotiers, de cerisiers, de pêchers, de pruniers et de nectariniers. Il est par contre le bienvenu au niveau des mangeoires disposées par les nombreux amateurs d'oiseaux de jardin.
 
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Cette espèce ayant une aire de répartition estimée à 7,6 millions de km2 et une population comptant environ 21 millions d'individus (estimation de BirdLife International), l'IUCN l'a classée dans la catégorie LC (préoccupation mineure). Le Cornell Laboratory of Ornithology avance une estimation des effectifs de population beaucoup plus importante, citant une fourchette allant de 267 720 000 à 1 440 720 000 individus.
Les populations de l'Est des États-Unis sont victimes d'épidémies touchant les yeux, notamment une conjonctivite à mycoplasme (Mycoplasma gallisepticum) et une affection àfowlpox virus qui, aveuglant l'oiseau, l'empêche de se nourrir et le livre à la prédation et aux collisions. Dans les années 2000, les effectifs ont chuté de 300 millions d'individus à 120 millions suite à la conjonctivite.

[size=24]Animaux - Oiseaux - Calopsitte -

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La Calopsitte élégante (Nymphicus hollandicus) ou simplement Calopsitte ou encorePerruche nymphique est une espèce d'oiseau australien. C'est la seule espèce du genreNymphicus. De taille similaire à celle d'un petit pigeon, la calopsitte est de même que la perruche, un oiseau de compagnie idéal.

 

 
Cet oiseau mesure de 30 à 35 cm de long à l'état sauvage, jusque 37 à 40 avec une grande huppe chez les sujets en captivité issus de sélection. Son plumage est gris anthracite, très foncé pouvant presque aller jusqu'au noir. La huppe et une partie de la tête sont jaunes. Deux taches rouge-orange marquent les joues. Le miroir alaire est blanc (tache sur la bordure de l'aile). La femelle ne possède pas le masque jaune, présente des stries sous la queue et des points jaunes sous les ailes. Les jeunes ressemblent à la femelle.

 

 
La Calopsitte peuple presque toute l'Australie mais pas les zones côtières. Elle a été introduite en Tasmanie.

 
Cet oiseau fréquente les savanes et les pâturages mais également les zones urbaines.

 
Sans le vouloir,l'homme a facilité la vie aux calopsittes,avec ses cultures de cereales.Dansles régions ou les oiseaux causent des dégats importants aux cultures,les agriculteurs n'hesitent pas à utiliser des armes ou a empoisonner les lacs fréquentés par lesoiseaux,en toute violation de la loi australienne sur la protection de l'environnement.

 
Les oiseaux sont souvent perchés en groupes sur les arbres. Ils vivent en bandes constituées d'environ 50 oiseaux, et les couples, comme les inséparables, restent unis toute leur vie, même en dehors des périodes de reproduction. Les calopsittes sont généralement aussi sociables avec les êtres humains qu'elles le sont entre elles. Si vous adoptez une calopsitte seule, il y a de fortes chances pour qu'elle s'attache et s'identifie à vous. Elle n'a pas la notion de « maître / animal » que l'on retrouve chez les chiens, mais se considère comme un membre à part entière de la famille dans laquelle elle vit.

 

 
Cependant, si l'oiseau est susceptible de rester souvent seul chez vous, il vaut mieux qu'il ait un compagnon. Les calopsittes ont besoin d'une présence, sont très solidaires entre elles. Cependant, la rivalité entre mâles est bien présente, si bien qu'il est fréquent qu'ils se disputent à coups de bec (mais rarement au point de se blesser), étendent leurs ailes, et exposent leur chant à leur(s) camarade(s) pour prouver leur supériorité.

 

 
Ces oiseaux s'expriment essentiellement avec la houppette qu'il ont sur la tête. Ainsi, selon sa position, il est possible de deviner l'humeur et le sentiment de la bête. Une houppette plaquée ou en arrière signifie que l'oiseau est calme, ou concentré, si la houppette se redresse, cela marque l'étonnement, la surprise, la curiosité, voire la crainte. Plus la houppette est relevée vers l'avant, plus le sentiment est important. De plus, lorsque l'oiseau est au repos, houppette en arrière, il lui arrive de grincer du bec, signe de bien être.

 

 
Lors de la digestion, la calopsitte ouvre le bec, lève la tête et effectue une sorte d'ondulation du cou. C'est un mouvement impressionnant laissant penser que l'oiseau s'étouffe, qu'il a quelque chose coincé dans la gorge, mais c'est en réalité un rituel tout à fait normal, pouvant durer jusqu'à cinq minutes.

 
Les calopsittes n'apprécient pas les changements (lieux, têtes ...). Une fois qu'elles se sont familiarisées avec leur nouvel habitat, elles y trouvent leur marque. Aussi ont-elles leurs coins fétiches de jeu, un emplacement généralement fixe où dormir (ex. un perchoir particulier) et surtout elles savent où trouver la nourriture et l'eau. Aussi est-il bon de veiller à ne pas bousculer leurs habitudes dans la mesure du possible, et en cas de voyage, couvrir la cage de façon à éviter qu'elles ne paniquent. Une calopsitte paniquée plaque sa houppette contre sa tête, présente de gros yeux assez exorbités, et surtout le bec ouvert laissant remarquer une respiration accélérée. Dans cette situation, il est bon qu'une voix familière la rassure.

 

 
Lorsque la calopsitte a froid, elle gonfle ses ailes. Ce peut également être le signe que quelque chose ne va pas. Les calopsittes sont très sensibles aux courants d'air, qui leur sont souvent fatals. C'est pourquoi il est plus prudent de consulter un vétérinaire si l'oiseau persiste dans cet état de « boule ». L'oiseau malade passe sa journée à somnoler, tête rentrée dans les plumes, et quittera la place où il avait pris pour habitude de dormir pour rejoindre le fond de la cage ou de la volière, il s'isole.

 
Il existe plusieurs façons de sexer les calopsittes, certaines mutations sont plus difficiles à sexer que d'autres. La première façon, qui n'est aucunement scientifique, est de s'arrêter au chant, habituellement, un mâle chante et il est plus porté à parler qu'une femelle. Mais il arrive que des femelles chantent, alors il ne faut pas s'y fier à 100%.

 

Calopsitte mâle.

 
Les mâles ont un beau masque jaune (le plumage des joues) alors que chez la femelle le plumage est mélangé de gris. Si vous avez une calopsitte lutino, plumage jaune, ce critère n'est pas à considérer. Il y a aussi les plumes de la queue qui peuvent vous en apprendre plus. Regardez l'intérieur de la queue, c'est-à-dire soulevez-la plus haut que votre tête pour regarder sa queue. Si vous voyez des stries jaunes sur ses plumes, c'est une femelle assurément.

 

Calopsitte femelle.

 
Il y a une autre façon de le savoir, mais cela requiert une plus grande maniabilité de l'oiseau. Vous devez ouvrir ses ailes, regarder les plumes les plus longues, si vous y voyez des points, taches jaunes, c'est une femelle.
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Animaux - Oiseaux - Manchot empereur -

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Mesurant plus de un mètre de haut et pesant environ 35 kg, le manchot empereur(Aptenodytes forsteri) est un oiseau impressionnant.
Ce sont les seuls oiseaux à passer l’hiver en Antarctique. Quand la mer commence à geler en automne, les manchots partent vers le sud et sortent de la mer glacée dès que la glace peut supporter leur poids.
Le manchot empereur est le plus grand manchot des 17 espèces existantes.

 
Caractéristiques du manchot empereur



Balourds sur la terre ferme, les manchots empereurs sont extrêmement agiles dans l’eau. Ils utilisent leurs nageoires pour se propulser et leurs pattes ainsi que leur queue comme gouvernail.
Cette petite queue de 9 cm est très rigide.

 

Allure pataude des manchots empereurs sur la neige. Image Asoc Pictures

 
Pour conserver une bonne vitesse, ils sautent comme des dauphins tout en respirant. Lemanchot empereur peut rester 18 minutes en apnée et descend jusqu’à 450 mètres.

 
Pendant ces longues plongées, le cœur peut diminuer son activité jusqu’à 60%.
Le plumage est aussi efficace qu’une combinaison de plongée. Les plumes retiennent un matelas de bulles d’air qui procure une isolation thermique.

 

Le plumage d'un manchot empereur est aussi efficace qu’une combinaison de plongée. Image Martha de Jong Lantink

 
Sous l’eau, le manchot chasse les yeux grands ouverts, sa cornée étant protégée par une membrane nictitante.
La rétine lui permet de distinguer formes et couleurs. Il se nourrit de poissons et de calmars.

 
Si les manchots peuvent se permettre d’être inaptes au vol, c’est simplement parce qu’il n’y a pas de prédateurs sur la terre ferme en Antarctique.

 
Les pattes sont palmées. Longues de 10 cm, elles sont munies de trois doigts aux griffes acérées. Cela permet aux manchots d’avoir une bonne prise sur la glace.

 

Image Martha de Jong Lantink

 
Le crâne des manchots ressemble beaucoup à celui des procellariformes actuels tels que les pétrels. Cette ressemblance laisse supposer une origine commune.

 
Adaptés au froid, les manchots empereurs craignent la chaleur. Les variations climatiques sont susceptibles d’affecter les populations. Par exemple, le retrait temporaire du glacier de l’Astrolabe, et l’élévation de chaleur qui suivit, provoqua une diminution de 50% de la population de manchots de Pointe Géologie, en Terre Adélie.

 

Image Asoc Pictures

 
Les couples sont extrêmement volages et changent chaque année. Il est vrai qu’ils entretiennent peu de rapports pendant le période de reproduction.
Le manchot empereur dispose d’une poche abdominale, un repli de peau, très richement vascularisée. C’est à l’intérieur que l’œuf puis le juvénile trouvent une protection contre le froid.

 
Trekking sur la banquise



Chaque année, pour rejoindre leur site de reproduction, une importante colonie de manchots empereur prend possession de la banquise de la Terre Adélie. Ils migrent vers l’intérieur des terres, dans des randonnées les entraînant à parfois 200 km du rivage.

 

Migration périlleuse pour les manchots empereurs. Image Martha de Jong Lantink

 
A la fin du mois de mars qui correspond à l’automne antarctique, les manchots empereurs forment une interminable procession réunissant parfois des milliers d’individus. On pourrait penser qu’ils vont migrer vers des terres plus clémentes. En fait, ils se dirigent vers des terres encore plus froides.

En quelques jours, la mer s’est transformée en une immense patinoire.
Ces longues files indiennes cheminent avec une démarche caractéristique, dandinante et empruntée. Ils ne progressent qu’à la vitesse moyenne de 1,5 km/h.
Ils alternent la marche avec une autre technique plus rapide. Installés sur le ventre, ils rament à l’aide leurs « ailes nageoires. » Ils glissent ainsi sur les pentes glacées.

 

Glissades des manchots empereurs. Image Martha de Jong Lantink

 
Le choix d’un site de reproduction si éloigné obéit à plusieurs exigences sécuritaires. Il doit s’agir d’une zone à l’abri des tempêtes marines. Il faut qu’elle soit isolée afin d’éviter les prédateurs.
Enfin, la zone doit être assez vaste pour accueillir des colonies qui peuvent atteindre 50 000 membres.

 

Colonie de manchots empereurs. Image Martha de Jong Lantink

 
Comme les manchots ne se nourrissent qu’en mer, cette longue marche puis la période de reproduction les astreignent à un long jeûne.
Les manchots font preuve d’une incroyable résistance. Au terme de ces quatre mois de jeûne, un manchot empereur atteint à peine 55% de son poids d’origine.

 
Un blindage anti-froid



Le manchot doit affronter des températures extrêmes avec une température qui atteint – 50°C.

 
Afin de supporter des vents glacés de 200 km/h à 300 km/h, les manchots se blottissent les uns contre les autres.
Ce groupe compact est animé d’un manège incessant. Les oiseaux du centre relayent ceux des extrémités en permanence.
On a calculé que cette formation collective leur permet de gagner 25°C.

 

Image Asoc Pictures

 
De plus, il dispose d’un système de régulation thermique. Son plumage est formé de trois couches de plumes rigides et courtes qui s’imbriquent entre elles afin que le vent ne puisse les soulever.
Leur base se tapisse d’une couche de duvet plus fin. A lui seul, le plumage assure 87% de l’isolation thermique. La couche de graisse assure le reste de la protection.

 

Image Asoc Pictures

 
Pour compléter le dispositif anti-froid, nageoires et pattes sont irriguées par un réseau de vaisseaux sanguins.

 
Cette excellente adaptation au froid fait qu’une température de -27°C pour un homme équivaut pour le manchot à seulement -10°C.

 
Des crèches de glace



C’est dans la première quinzaine d’avril que la colonie arrive à destination. On ne sait pas comment chaque année les manchots retrouvent le chemin dans cette immensité blanche.
Les manchots constituent leurs colonies sur la terre gelée. Les mâles font la cour aux femelles pendant 3 à 5 semaines.
Les mâles chantent pour attirer les femelles. Quand une femelle répond au chant d’un mâle, le couple entame une série de gracieux mouvements. Le silence se fait dans la colonie autour du couple en train de se former.
Après cette phase de séduction, l’accouplement s’effectue rapidement.

 

Le mâle séduit sa partenaire. Image Martha de Jong Lantink

 
Un œuf de 12 cm de haut est pondu au mois de mai. La femelle est épuisée et amaigrie.

 
Le mâle cache immédiatement l’œuf sous un repli duveteux de son abdomen pour le garder au chaud.

 
Le mâle a déjà perdu ¼ de son poids tandis qu’il faisait sa cour. Il doit à présent supporter 60 jours de jeûne.
Le passage de l’œuf est une opération délicate. La moindre maladresse et l’œuf se fendra ou gèlera en quelques secondes.

 

Le passage de l'oeuf est un moment délicat. Image Asoc Pictures

 
La femelle peut alors repartir en mer pour se nourrir. Le voyage sera long. Chaque couple mémorise parfaitement les particularités du chant de son compagnon.

 
On pense que ces modulations seraient également perçues par le poussin qui est encore dans l’œuf. Cela expliquerait que le bébé reconnaisse le chant de sa mère à sa naissance.

 
Les femelles ne reviennent au sein de la colonie qu’au moment où le poussin naît. Ce timing est primordial. Le mâle ne peut donner au poussin qu’une ou deux bouchées de la nourriture qu’il sécrète dans la paroi de son jabot.
Si la femelle est en retard, il devra abandonner le petit pour aller chercher de la nourriture. A ce moment là, il a perdu 40% de son poids initial et ne peut attendre plus longtemps.

 

Image Martha de Jong Lantink

 
Le mâle doit ainsi rester deux mois avec un œuf sur les pattes, en marchant le moins possible et toujours sur les talons.
Pendant ce temps, les femelles emmagasinent du poisson dans leur estomac pour leur poussin.

 
Fin juillet, le petit poussin naît. Il a faim et seule sa mère peut le sauver d’une mort certaine. Ce qui est incroyable c’est que le petit peut passer 48 heures sans manger. Dépassé ce délai, si sa mère ne revient pas, le mâle régurgite un peu de nourriture qu’il avait conservé au fond de son estomac en cas de retard de sa compagne.

 

Couple manchot empereur et son poussin. Image Martha de Jong Lantink

 
Dès que la femelle revient, elle appelle son partenaire et met le poussin à l’abri sous ses plumes.

 
Bien sûr, toutes les femelles ne reviennent pas, victimes de prédateurs ou de la faim. De même, à leur retour, certains œufs ont éclaté avant la naissance, des bébés sont morts ou des mâles, trop épuisés, ont essayé de regagner la mer.

 
Le mâle est enfin libre et pressé de regagner la mer. Avant, il apprend son chant à son petit. Cet apprentissage est indispensable. Chaque bébé est nourri exclusivement par ses parents. Quand les jeunes sont rassemblés dans de grandes crèches, le seul point de repère est le chant parental auquel le petit doit répondre.

 

Les poussins sont rassemblés au sein d'une crèche. Image Martha de Jong Lantink

 
Pendant un mois, c’est la femelle qui nourrit seule son jeune. Au printemps, la fonte des glaces commence et le couple peut se relayer pour aller pêcher.

 
Parfois, certaines femelles qui n’ont pas de bébé tentent d’enlever un jeune dans la crèche.

 
Les petits sont victimes de prédateurs comme le pétrel géant.

 

Image Martha de Jong Lantink

 
A la mi-novembre, les poussins muent. A cinq mois, le jeune pèse 15 kg et des plumes poussent.
Peu après, les adultes commencent à leur tour la mue annuelle qui dure un mois. Pendant cette période, ils ne peuvent pêcher et sont donc contraints de jeûner.

 

Image Martha de Jong Lantink

 
A la mi-décembre, c’est la débâcle c’est-à-dire que la glace fond. Début janvier, le manchot juvénile plonge dans la mer. Il va demeurer en mer pendant 4 ans puis il reviendra dans sa colonie d’origine pour s’y reproduire.

 
Classification



Règne: Animalia
Phylum: Chordata
Sous-phylum: Vertebrata
Classe: Aves
Ordre: Ciconiiformes (anciennement Sphenisciformes)
Famille: Spheniscidae
Genre: Aptenodytes
Espèce: Aptenodytes forsteri


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marileine
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MessageSujet: Re: Animaux - Oiseaux - Le roselin familier -Calopsitte - Manchot empereur -+ autres(photos,textes)   Sam 3 Oct - 12:15

Animaux-Oiseaux -Compagnons de nos villes et de nos jardins

 
Mésange bleue
Parus caeruleus, Paridés
La Mésange bleue peut devenir rapidement familière avec une personne qui lui offrira de la nourriture.

La Mésange bleue est un joli petit oiseau fréquentant souvent les jardins. C'est un oiseau très curieux qui s'approche très près de l'homme pour trouver sa nourriture, faisant parfois même preuve de familiarité. Sédentaire, elle est présente dans toutes les régions de France et vit dans les bois, parcs et jardins.


Caractères distinctifs : "masque" bleu foncé sur les yeux, petite taille
Plumage : bleu, brun-vert, jaune, noir
Taille : 12 cm
Poids : 12 g
Chant : "tsi tsi" très aigu
Longévité : 12 ans



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Fauvette grisette
Sylvia communis, Sylviidés

La Fauvette grisette vit généralement loin des jardins urbains. Il peut arriver de l'y rencontrer, lors de sa migration, mais elle préfère se cacher dans les haies, les buissons et la végétalisation dense des espaces naturels. 

Caractères distinctifs : tête grise et gorge blanche
Plumage : gris, marron, blanc
Taille : 14 cm
Poids : 18 g
Chant : gazouillis répétitifs, parfois rauques ou aigus et joyeux
Longévité : 9 ans 




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Bruant jaune
Emberiza citrinella, Embérizidés


Quand les chaleurs de l'été ont fait taire les oiseaux les plus téméraires des campagnes, le Bruant jaune, du haut de son perchoir, reste souvent le seul à chanter inlassablement

Le Bruant jaune porte bien son nom. C'est un  oiseau remarquable de par sa couleur et son chant. Les grandes villes ne sont pas propices à son installation car il dépend des terres agricoles pour se nourrir. Les fermes et les villes rurales seront plus favorables à son observation.

Caractères distinctifs : couleur jaune pour le mâle, chant
Plumage : marron, jaune, roux
Taille : 17 cm
Poids : 27 g
Chant : "Tui tui tui tui tui triiiii". Son chant est aigu et long sur la fin
Longévité : 12 ans 


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Martin-pêcheur d'Europe[/size]

Alcedo atthis, Alcédinidés


Le Martin-pêcheur d'Europe est un oiseau solitaire qui n'accepte pas la présence d'un congénère sur son territoire.

Le Martin-pêcheur d'Europe est un oiseau très discret vivant le long des berges des cours d'eau. Il est souvent posé sur une branche, scrutant l'eau à l'affût d'une proie, ou fusant au ras de l'eau, allant d'un secteur à un autre. On en trouve un peu partout en France.

Caractères distinctifs : couleur du plumage
Plumage : bleu vert turquoise, roux orangé, blanc
Taille : 18 cm
Poids : 47 g
Chant : cri aigu et strident "Tsiiit", suivi de "Tit tit" répétés en cas de danger.
Longévité : 15 ans




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Gobe-mouches gris
Muscicapa striata, Muscicapidés

Le Gobe-mouches gris chasse les insectes volants

Le Gobe-mouches gris est un oiseau au plumage peu voyant, gris-brun sur le dessus, plus clair en dessous. Cet oiseau migrateur apprécie les forêts de feuillus ainsi que leurs lisières pour y nicher. Il se rencontre facilement dans les parcs et jardins.

Caractères distinctifs : oeil, bec, pattes gris-brun foncé
Plumage : gris brun plus ou moins clair
Taille : 14 cm
Poids : 16 g
Chant : petits sons aigus "tsiii"
Longévité : 9 ans 




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Bec-croisé des sapins
Loxia curvirostra, Fringillidés

Le Bec-croisé des sapins est un oiseau peu farouche qui, lorsqu'il est occupé à décortiquer des graines, se laisse aisément observer.

Le Bec-croisé des sapins est un bel oiseau, plus grand qu'un moineau, qui a la particularité d'avoir des mandibules qui se croisent d'où son nom. Cela lui est bien pratique pour décortiquer les cônes de pins. Il vit dans les forêts de conifères, en général dans les zones montagneuses. Des rencontres restent possibles si vous habitez à proximité de ces arbres.

Caractères distinctifs : Bec croisé, couleurs
Plumage : rouge brique, brun-gris, jaune et verdâtre (femelle)
Taille : 17 cm
Poids : 40 g
Chant : Sons répétitifs "tchip" ou "tcheu". Le chant est varié et fait de gazouillis et de trilles.
Longévité : 6 ans 




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Troglodyte mignon
Troglodytes troglodytes, Troglodytidés


Le Troglodyte mignon se retrouve parfois avec plusieurs femelles, donc plusieurs nichées ! La rançon de la gloire est une paternité fatigante

Ses ailes courtes et sa silhouette rondouillette font du Troglodyte mignon, un oiseau très mignon. C'est un oiseau très discret qui, en plus d'être très petit, a choisi de vivre à l'abri des regards. Il vit en effet caché dans les haies et buissons touffus, arpente les branches et tiges diverses à la recherche d'insectes. Il se rencontre donc aussi bien en forêt que dans les parcs et les jardins urbains.

Caractères distinctifs : taille, chant
Plumage : brun clair et foncé, gris
Taille : 9 cm
Poids : 10 g
Chant : chant flûté et aigu étonnamment puissant
Longévité : 5 ans 




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Bergeronette grise
Motacilla alba, Motacillidés


La Bergeronette grise est présente partout en France excepté en Corse. Cet oiseau est particulièrement reconnaissable, notamment grâce à son comportement, car lorsqu'il est posé, il fait frétiller sa queue de bas en haut. Il est aussi appelé "hoche-queue", "lavandière" ou "picorette".

Caractères distinctifs : mouvement de la queue au sol, couleurs contrastée de la tête (noir/blanc)
Plumage : noir, gris, blanc
Taille : 18 cm
Poids : 25 g
Chant : petits cris aigus et variés
Longévité : 10 ans 




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Roitelet triple-bandeau
Regulus ignicapilus, Régulidés


le Roitelet triple-bandeau est le plus petit oiseau d'Europe.

Le Roitelet triple-bandeau préfère les régions sud de la France, bien qu'une extension territoriale soit constatée. Il vit dans les bosquets, les buissons et les sous-bois denses, ainsi que dans les parcs et les jardins fournis en végétation.

Caractères distinctifs : couleurs de la tête, taille, chant
Plumage : vert olive, gris, jaune orangé, noir, blanc
Taille : 9 cm
Poids : 7 g
Chant : sons aigus mais plus limpides et plus graves que ceux du Roitelet huppé
Longévité : 5 ans 




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Choucas des tours
Corvus monedula, Corvidés


Le Choucas des tours est peu connu des habitants des villes. Il est souvent confondu avec ses cousins bien plus gros, la Corneille noire et le Corbeau freux. Il niche aux sommets de grands arbres, tours, clochers, châteaux, ruines et autres bâtiments ou falaises offrant suffisamment d'anfractuosités pour y installer un nid. Il est fidèle à vie et les couples vivent ensemble la majorité du temps.

Caractères distinctifs : tache gris clair à l'arrière de la tête. Chant.
Plumage : noir, gris clair
Taille : 33 cm
Poids : 250 g
Chant : sons puissants et identiques, brefs et répétés
Longévité : 14 ans 




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Huppe fasciée
Upupa epops, Upupidés


La Huppe fasciée se reconnaît à son plumage et à sa huppe érectile rousse bordée de noir, souvent dressée

La Huppe fasciée vit principalement dans les haies, bocages, causses, vergers, bosquets et forêts claires. Elle peut être également vue dans les parcs et jardins où elle recherche parfois sa nourriture. Principalement migratrice, elle est présente dans la moitié sud de la France et plus rare au nord.

Caractères distinctifs : couleur du plumage, huppe
Plumage : roux rosé, noir, blanc
Taille : 29 cm
Poids : 70 g
Chant : "houp houp houp", assez sourd mais portant loin
Longévité : 12 ans 




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Geai des chênes
Garrulus glandarius, Corvidés


Le Geai des chênes stocke des glands, où plutôt les cache, partout dans les arbres, le sol, sous la mousse ou dans un trou.

Le Geai des chênes est présent dans toute la France. Il vit dans les forêts de feuillus, mais s'adapte facilement aux parcs et aux jardins urbains pour peu qu'il trouve un abri végétal suffisant. Le geai se nourrit principalement de glands de chêne.

Caractères distinctifs : Miroir alaire bleu, croupion blanc, couleur beige rosé
Plumage : beige rosé, noir, bleu, blanc
Taille : 34 cm
Poids : 165 g
Chant : il est très bruyant. Par des sons rauques et très perçants, il avertit ses congénères au moindre danger, ce qui rend le geai difficile à approcher.
Longévité : 18 ans 




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Rossignol philomèle
Luscinia megarhynchos, Turdidés


Le Rossignol philomèle est un oiseau qui saura se faire remarquer par son chant très flûté, mélodieux et puissant.

Le Rossignol philomèle est un oiseau qui sait se faire remarquer par son chant très flûté, mélodieux et puissant. Il est très discret et difficile à apercevoir, adorant se camoufler en épiant l'observateur de ses yeux noirs. Il affectionne les bois et bosquets touffus. On peut l'apercevoir également dans les parcs et jardins proches de ces zones.

Caractères distinctifs : chant
Plumage : brun, marron
Taille : 16 cm
Poids : 24 g
Chant : mélodieux et puissant
Longévité : 6 ans 




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Grive litorne
Turdus pilaris, Turdidés


La Grive litorne se nourrit d'insectes, de vers, de baies et de fruits.

La Grive litorne est grégaire. Elle aime se réunir en groupes de plusieurs milliers d'individus. Lorsqu'ils sont agressés, ils n'hésitent pas à asperger l'assaillant d'excréments. Elle affectionne les zones agricoles, les prairies et étendues herbeuses, les parcs et les jardins, toujours à proximité de secteurs arborés.

Caractères distinctifs : tête grise
Plumage : gris, brun fauve, blanc, parfois jaune orangé
Taille : 26 cm
Poids : 120 g
Chant : suite variée de cris stridents ou grinçants.
Longévité : 18 ans 




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Linotte mélodieuse
Carduelis cannabina, Fringillidés


La Linotte mélodieuse sait se faire remarquer par son chant, mais s'envole rapidement dès que des curieux s'approchent. 

Présente partout en France, la Linotte mélodieuse affectionne les landes, les vergers, les grandes étendues herbeuses avec des haies. Il est possible d'en croiser parfois en ville lorsqu'elle y fait de courtes incursions. Cet oiseau, à peine plus petit qu'un moineau, est discret et garde ses distances par rapport à l'homme.

Caractères distinctifs : gorge, ventre et front rouges
Plumage : marron, brun, beige, rouge, gris
Taille : 15 cm
Poids : 22 g
Chant : gazouillis mélodieux, parfois flûtés mais aigus.
Longévité : 10 ans 




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Pie bavarde
Pica pica, Corvidés


La Pie bavarde sait être joueuse, acrobate, danseuse ou bruyante, suivant son humeur. Elle vit dans divers milieux : campagnes ouvertes avec haies et secteurs boisés, secteurs périurbains et urbains, parcs et jardins.

aractères distinctifs : couleur du plumage
Plumage : blanc et noir avec des reflets métalliques bleus et verts
Taille : 55 cm
Poids : 200 g
Chant : oiseau bruyant, voir cacophonique. "Tchek" répétés et sonores peuvent être émis de concert en cas de bagarre ou de danger
Longévité : 15 ans 




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Pouillot véloce
Phylloscopus collybita, Sylviidés


Le Pouillot véloce est particulièrement discret et rapide lorsqu'il se déplace. Il vit et se nourrit dans les haies, les buissons et les branchages. Lorsque l'hiver approche, il migre dans le Bassin méditerranéen, s'arrêtant parfois dans le sud de la France.

Le Pouillot véloce est un petit oiseau. De petite taille et au plumage se confondant avec le feuillage, il est particulièrement discret et rapide lorsqu'il se déplace. Son chant, puissant et aigu, est un des moyens les plus efficaces pour le repérer. Il se rencontre souvent dans les jardins et parcs urbains.

Caractères distinctifs : chant, couleur des pattes
Plumage : gris verdâtre, beige, gris
Taille : 11 cm
Poids : 8 g
Chant : sons répétés inlassablement Twouit Tiu et divers sons aigus

[size=24]Animaux - Oiseaux - Le Milan noir -


 
Chasseur médiocre, le milan noir (Milvus migrans) remplace les vautours partout où ils sont absents, car, comme eux, le milan est charognard.
Le milan noir est sans doute le rapace le plus répandu dans l’Ancien Monde. C’est d’ailleurs l’un des oiseaux de proie les plus répandus dans le monde entier.




Portrait du milan noir



Long de 55 à 60 cm environ, le milan noir vit dans les lieux boisés, près des rivières et des lacs. Il adore pêcher les poissons morts. Léger, son poids n'excède pas 950 g.
Voilier infatigable, il semble toujours nonchalant et peu pressé. En vol, son envergure atteint 1,20 m. 
Sa queue, peu échancrée, est extrêmement mobile. Il l’utilise comme un véritable gouvernail pour se diriger dans les airs.





Milan noir en plein vol. (Imageo)



On rencontre souvent le milan noir près des forêts. C’est dans ces dernières qu’il niche en petites colonies dont les territoires sont espacés les uns des autres.


Quand les jeunes volent avec les adultes, vers le début de juillet, on peut alors voir des rassemblements d’une centaine voire plus de milans noirs.


On le rencontre dans les zones tempérées et tropicales d'Eurasie, en Afrique tropicale et même en Australie.




Milvus migrans. (Code Martial)



Le milan noir peut vivre 25 ans environ mais sa maturité sexuelle est tardive. Il ne se reproduit pas avant sa deuxième ou troisième année.



Un chasseur médiocre



Le milan noir est un rapace mais peu doué pour la chasse. Il est pourtant capable de prouesses acrobatiques aériennes pour trouver sa nourriture.


Qu’un seul poisson mort dérive dans une rivière et le rapace qui l’a repéré de haut, descend sur lui en une série de piqués, de glissades et de dérapages spectaculaires.


Rasant l’eau, il attrape le cadavre d’une patte et va déguster son repas sur un perchoir.


Charognard, il repère rapidement les cadavres des rongeurs ou des oiseaux.




 

Au Moyen-Orient, le milan noir s’aventure dans les villes où il trouve de quoi se nourrir dans les poubelles.
Il forme des bandes jusqu’à 50 individus qui chassent en commun. Leurs proies favorites sont les rongeurs et les reptiles.



Certains n’hésitent pas à s’aventurer dans les cours des fermes pour y subtiliser un poulet.



Migration et reproduction du milan noir



Après leur retour d’Afrique tropicale, les milans noirs exécutent leur danse nuptiale. Dans le ciel, les deux partenaires s’agrippent à l’aide de leurs serres et descendent en tournoyant sur eux-mêmes.


La nidification commence en mars, dès le retour des migrateurs. Fin avril, deux ou trois œufs sont pondus et couvés, principalement par la femelle, pendant 29 à 32 jours environ.




(Charles Lam)



Pendant ce temps, le mâle chasse et ramène des proies.


Les jeunes milans s’envolent vers l’âge de 6 semaines. C’est le mâle qui rapporte de quoi nourrir sa famille mais c’est la femelle qui distribue la nourriture aux oisillons.


En Europe, la migration commence début août. Les rapaces s’en vont pour hiverner en Afrique.


L'espèce est protégée car malheureusement, les populations ont beaucoup diminué en Europe depuis une vingtaine d'années.



Classification

Règne: Animalia 
Embranchement: Chordata 
Classe: Aves 
Ordre: Accipitriformes 
Famille: Accipitridae 
Sous-famille: Accipitrinae 
Genre: Milvus 
Espèce: Milvus migrans

Animaux - Oiseaux - Le Vanneau Huppé -



Le Vanneau huppé est un oiseau élégant, très commun dans les zones tempérées d’Eurasie. 
Le mâle adulte en plumage nuptial a les parties supérieures d’un vert profond et brillant, y compris sur les couvertures alaires et les tertiaires. Les scapulaires présentent un reflet violet. Les rémiges primaires ont les extrémités blanc chamoisé. Le bas du dos présente une bande châtain sur le croupion.





La queue est blanche avec une large bande subterminale noire et une étroite ligne blanche à l’extrémité. Mais les rectrices externes sont entièrement blanches. 
Les parties inférieures sont blanches, excepté le menton, la gorge et la poitrine qui sont noirs. Les couvertures sous-caudales sont châtain orangé. Le dessous des ailes présente des couvertures blanches, excepté pour les médianes et les grandes couvertures qui sont noires, comme les rémiges. Les ailes sont longues et larges.



Sur la tête, le mâle nuptial a le front, la calotte et la crête noirs. La face peut être blanche avec des marques noirâtres autour des yeux, sur les joues et les couvertures auriculaires. L’arrière de la calotte et la nuque sont teintés de châtain.

Le bec droit est noirâtre. Les yeux sont brun foncé. Les pattes et les doigts sont rosâtres.










En plumage internuptial, le mâle a les plumes du manteau et les couvertures alaires bordées de chamois clair. Sur la tête, la face devient chamois avec une tache noire sous l’œil. Le menton, la gorge et le haut de la poitrine sont blancs, tandis que le large collier noir est réduit.









La femelle adulte en plumage nuptial a la tête moins nettement marquée que le mâle, et la crête est plus courte.

Elle est semblable au mâle en plumage internuptial.










Le juvénile est plus terne que les adultes internuptiaux, et a une crête plus courte. Sur les parties supérieures, les plumes sont très nettement bordées de chamois clair.









Le Vanneau huppé émet des cris ténus et plaintifs en vol et lorsqu’il est excité au milieu du groupe en train de se nourrir au sol. On peut alors entendre des « wee-ip » sur des tonalités variées.

Le chant territorial « coo-wee-ip » ou «  wee-willuch-coo-wee-ip » est émis en vol.


Les chants lancés au cours des divers comportements sont principalement émis tôt le matin, mais aussi jour et nuit pendant la période nuptiale si le temps est clément. 
Les phrases chantées suivent chaque étape du vol, excepté quand le mâle effectue ses roulades d’un côté à l’autre. A ce moment-là, on peut entendre comme un bourdonnement provoqué par les extrémités des ailes.





Habitat



Le Vanneau huppé se reproduit dans des habitats ouverts variés, habituellement au sol nu ou à la végétation basse. On le trouve aussi dans les zones humides, les marais, les landes de bruyères, les champs cultivés et les prairies. 
En dehors de la période de reproduction, on peut le voir souvent dans les champs moissonnés, et il dort dans les anciens pâturages.





Lieux de vie



Le Vanneau huppé est commun dans l’Eurasie tempérée. Cette espèce est très migratrice et hiverne plus au sud, aussi loin que l’Afrique du Nord, le nord de l’Inde et la Chine.

Les oiseaux des zones situées le plus à l’ouest de l’Europe peuvent être résidents. 
Le Vanneau huppé peut occasionnellement être observé en Amérique du Nord après certaines tempêtes et ouragans.





Comportement



La Vanneau huppé se nourrit principalement d’une grande variété d’invertébrés. Il lui arrive de se nourrir en groupes mixtes avec des pluviers et des Laridés. 
Il se nourrit parfois en remuant le sol avec ses doigts afin de déloger les invertébrés qui s’y cachent. Il se nourrit aussi bien de jour que de nuit, et plus particulièrement durant les nuits de pleine Lune.










Le Vanneau huppé est très migrateur dans la majeure partie de sa distribution. Cette espèce migre surtout pendant la journée et en grands groupes.









Cet oiseau effectue plusieurs parades selon la période. Il émet un chant pendant le vol au cours des disputes entre mâles afin d’établir le territoire. Cependant, les contacts physiques sont rares.


Une fois le territoire établi, le mâle y reste en permanence et chasse les intrus tout en surveillant sa partenaire.




Le mâle effectue une parade nuptiale spectaculaire, un vol chanté avec des ascensions abruptes et des plongeons verticaux. Il pratique aussi des roulades en vol d’un côté à l’autre. A ce moment-là, on peut entendre un bourdonnement provoqué par les extrémités des ailes.








Le vol du vanneau huppé



Le Vanneau huppé, en dehors du vol nuptial, vole avec une progression irrégulière et plutôt lente à cause de ses grandes et larges ailes.









Reproduction



La Vanneau huppé est monogame pour la saison, mais peut parfois être polygame. La ponte a lieu entre fin mars et début juin. Il est très territorial et en général, il nidifie en solitaire.

Le nid est sur le sol, là où l’herbe est rase. C’est une dépression peu profonde tapissée de tiges d’herbes et de feuilles.










La femelle dépose 4 œufs bruns marqués de noir. L’incubation dure environ 21 à 28 jours, assurée par les deux parents. Elle débute juste après la ponte du dernier œuf.

Les poussins sont couverts de duvet brun clair strié et tacheté de noir, et ils ont la nuque blanche. 
La femelle les couve mais les deux adultes les nourrissent et prennent soin d’eux. Les jeunes sont emplumés au bout de 5 à 6 semaines après la naissance. Ils atteignent leur maturité sexuelle à un an.










Alimentation




Le Vanneau huppé se nourrit d’invertébrés tels que les vers de terre et les insectes. Il consomme des scarabées (larves et adultes), des fourmis, des mouches, des phalènes, des criquets, et aussi des araignées et des escargots. Il se nourrit habituellement dans les zones cultivées, de jour comme de nuit.




Le Vanneau huppé a subi des déclins par le passé à cause des changements survenus dans son habitat, en particulier le drainage des zones humides. Aujourd’hui, l’intensification et les changements dans les pratiques agricoles entraînent une réduction des naissances. 
La pollution par les hydrocarbures menace plusieurs de leurs haltes migratoires sur les côtes de la Mer Baltique. Les nids sont détruits par les mammifères introduits et les rapaces. La chasse et la collecte des œufs jouent aussi un rôle important dans ces déclins. Cependant, les populations ne sont pas en danger actuellement.






QUELQUES MESURES :

L : 28-31 cm
Env : 82-87 cm
Poids : 128-330 gr



LONGEVITE : Jusqu’à 18 ans

Animaux - Oiseaux - le canard siffleur -



Couple de canards siffleurs




Identification




Le mâle siffleur est très caractéristique, son dos gris métal, sa poitrine rosée et sa tête brune coupée d'un trait jaune paille ne peuvent pas tromper. Son bec gris claire à pointe noire est également caractéristique surtout lorsque celui-ci est en ellipse, il devient alors brun-roux sur les ailes, et sa bande jaune disparaît. On remarquera une bande alaire blanche.



Comme chez tous les canards, la femelle du canard siffleur est beaucoup plus terne que le mâle. Sa robe est quasiment uniquement brune. On remarquera un peu de gris sur la queue.


Son chant


Le Canard siffleur cancane, canquete, nasille. Comme son nom l'indique, ce canard émet un sifflement constitué de brèves syllabes, terminé par une note grave. Le mâle est repérable à toutes saisons par ses hui-hou... houîe ...musicaux, clairs et pénétrants qui contrastent avec les krekkeûkeurr bas et rauques de la femelle.




Son habitat



Dans notre zone, il fréquente un milieu identique à celui du canard à front blancau milieu des bandes duquel on le trouve régulièrement. En hiver, on peut l'observer dans les secteurs lacustres, les marais d'eau douce, les fleuves, les lacs et les régions agricoles bordant le littoral. Sur les côtes proprement dites, il peuple les lagunes, les baies et les estuaires , les plages dans l'espace compris entre le niveau le plus élevé et le plus bas des marées, là où l'apparition de matières végétales est la plus importante.


En période de reproduction, le canard siffleur préfère les tourbières et les marécages situés à proximité d'une importante couverture boisée. Les prairies humides pourvues en herbes rases et variées sont des endroits privilégiés pour la nidification.





Oiseaux très sociables, les canards siffleurs vivent exclusivement en groupe.





Leur vol très rapide est souvent entrecoupé de crochets, chutes et montées.




La nidification




La formation des couples dès l'arrivée sur les terres d'hivernage.


A la fin de l'hiver, le début de la reproduction n'est pas strictement commandé par la photopériode, c'est à dire par l'augmentation de la luminosité et de la durée des jours et par les conséquences biologiques que ces derniers entraînent, mais par une multitude d'autres facteurs tels que la quaité de l'habitat, et l'abondance des ressources en nourriture. Il est doc difficile de donner une date fixe.


La femelle choisit le site du nid, qui est toujours bien dissimulé dans les hautes herbes, sur la terre ferme, à une grande distance de l'eau. Il est construit d'herbes et de tiges. L'incubation débute après la ponte du dernier oeuf et dure habituellement 25 jours en moyenne. La femelle passe environ 90% de son temps sur le nid.
Le mâle ne s'occupe pas de l'alimentation de la couvée et passe la majorité de son temps sur l'eau. Les petits sont nidifuges, ils quittent le nid environ 24 heures après l'éclosion. L'émancipation intervient au bout de 37 à 48 jours, celle-ci étant plus ou moins longue en fonction de l'habitat, des conditions climatiques, de l'expérience de la femelle et de la période plus ou moins tardive de l'éclosion.





Nourriture



La diversité des endroits fréquentés implique une grande variété dans les habitudes alimentaires. Les canards siffleur sont très sélectifs et choisissent des secteurs ou l'abondance d'insectes et de flore est
la plus grande.


Ils se nourrissent d'un large éventail d'insectes aquatiques tels que les libellules et les trichoptères mais aussi d'insectes terrestres et de coléoptères au sein desquels les scarabées occupent une place de choix. Toutefois, ce type de nourriture constitue une partie assez peu importante de son régime. Ces oiseaux sont en effet bien plus adaptés morphologiquement et physiologiquement pour brouter les usines végétales aquatiques et terrestres qui produisent dans son environnement. Ils profitent en cela de la puissance contenue dans l'extrémité de leur bec pour provoquer des tailles importantes dans toute les parties de la plante : tiges, feuilles, graines et racines. Ce sont également des consommateurs très agressifs et opportunistes, filtrant les matériaux remontés à la surface par les canards plongeurs et les foulques grâce aux lamelles situées dans la partie supérieure de leur mandibule inférieur.





Canard siffleur


Anas penelope
Ordre: Ansériformes
Famille: Anatidés




Biométrie:
Taille: 45 à 51 cm 
Envergure : 75 à 86 cm 
Poids : 500 à 900 g

Longévité : 18 ans

Animaux - Oiseaux - Le Bouvreuil Pivoine -



Le bouvreuil pivoine est un oiseau trapu avec une grosse tête. Le mâle a le manteau gris. Le croupion est blanc, contrastant avec la queue noirâtre. Les ailes sont noirâtres avec une seule barre alaire claire. Les parties inférieures sont rouge-rose et le bas-ventre est blanc.



La tête a la calotte, la nuque les lores et le menton noirs. Les joues et la gorge sont rouge-rose. Les yeux sont noirs. La calotte est bleu-noir avec des reflets brillants. Le bec noirâtre est court et conique, situé assez bas sur la face. Les pattes et les doigts sont brun rosâtre.



La femelle a les parties inférieures et le manteau gris-brun, le manteau étant légèrement plus foncé que le dessous.









Le juvénile ressemble à la femelle adulte, mais il n'a pas la calotte noire ni le tour du bec. Il a une barre alaire brun chamoisé.




Juvénile



On distingue plusieurs sous-espèces de bouvreuils. Le genre Pyrrhula a maintenant septespèces, et Pyrrhula pyrrhula a neuf sous-espèces.


Le bouvreuil pivoine a pour cri habituel un sifflement tranquille, bas et mélancolique. Lechant est à peine audible. C'est un bavardage faible et grinçant, entrecoupé de courts sifflements. 
Certaines sous-espèces émettent un son curieux semblable à celui d'une trompette d'enfant.



Le bouvreuil pivoine vit dans les zones boisées, conifères ou feuillus, avec un sous-bois dense. On le trouve aussi dans les vergers, les parcs et les jardins.






Le bouvreuil pivoine est un oiseau calme et timide. On le voit souvent volant d'un buisson à l'autre. On le voit souvent en couple ou en petits groupes familiaux. Ils se perchent plutôt sous le couvert des arbres, rarement sur le sol. Au printemps, ils peuvent former des groupes d'une cinquantaine d'oiseaux.






Le bouvreuil pivoine se nourrit de bourgeons au printemps. Il se pose à l'extrémité d'une branche où se trouvent des bourgeons, et là, il se déplace lentement vers le tronc.


Pendant la période de nidification, le bouvreuil pivoine apporte de la nourriture aux poussins dans des  poches spéciales situées à la base de son bec, de part et d'autre de la langue. La plupart des autres fringillidés stockent la nourriture dans la gorge.

Pendant la parade nuptiale, le mâle met en valeur les belles couleurs de sa poitrine, et abaisse les ailes afin de montrer son croupion blanc, tandis qu'il se dandine autour de la femelle. Ils émettent des sifflements doux pendant ces parades Ensuite, le mâle régurgite des graines dans le bec de la femelle. Elle gonfle ses plumes, se penche et tourne d'un côté à l'autre.



Le bouvreuil pivoine effectue un vol rapide et bondissant, avec de rapides battements d'ailes, alternés avec de brèves périodes ailes fermées. Sur de plus longues distances, il a un vol ondulant et direct.





Le nid du bouvreuil pivoine est construit sur la branche d'un arbre, dans un buisson ou untaillis. le nid est une structure lâche, construite par la femelle. Le nid est fait de mousse, brindilles et lichens, et tapissé de poils, mousse et radicelles. 
La femelle dépose 4 à 6 oeufs bleu pâle, tachetés de brun-roux. L'incubation dure environ 12 à 14 jours, assurée par la femelle, aidée et nourrie par le mâle. Les poussins sont nourris avec une mixture de graines et d'insectes, apportée au nid par le mâle. Les jeunes quittent le nid à l'âge de 16 à 18 jours.






Le bouvreuil pivoine se nourrit principalement de graines et de bourgeons d'arbres fruitiers. Il consomme aussi des insectes et des baies.


Le bouvreuil pivoine décline depuis des temps récents. Cela est dû à la destruction de son habitat avec la réduction des lisières de forêts et des haies. Les zones de nidifications et de nourrissage disparaissent.

L'usage des herbicides a également un impact important sur l'espèce.




Bouvreuil pivoine



Pyrrhula pyrrhula

Ordre: Passériformes
Famille : Fringillidés
Taille: 15 à 16 cm

Envergure : 28 cm

Poids : 26 g
Longévité: 17 ans

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MessageSujet: Re: Animaux - Oiseaux - Le roselin familier -Calopsitte - Manchot empereur -+ autres(photos,textes)   Sam 3 Oct - 12:27

Animaux - Oiseaux - L'Emeu -


Herbivore des steppes australiennes, l’émeu (Dromaius novaehollandiae) est plus trapu et nettement plus emplumé que l’autruche. Il est, avec le kiwi, le ratite (oiseau inapte au vol) dont les ailes sont les plus atrophiées.

L’émeu est le survivant d’une famille dont il existait deux autres genres au Pléistocène. C’est le plus grand oiseau du monde après l’autruche.


L’émeu : le nomade australien



A la différence de l’autruche, l’émeu a une tête, un cou et des cuisses emplumés. Tous les ratites, à part l’autruche, possèdent trois orteils dont l’un est équipé d’une griffe acérée.


Gros oiseau hirsute dont les plumes pendent mollement, l’émeu a un besoin vital d’eau douce chaque jour. Ce besoin conditionne le choix du site d’alimentation. Ils peuvent avoir besoin de 6 litres d’eau par jour en été pour survivre.


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( Not much)


Très proche de l’autruche, l’émeu se nourrit comme elle de graines, d’herbes, de fruits et d’insectes. Si les pluies sont abondantes, ils remplacent les végétaux par des chenilles riches en protéines.


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Lorsque l’eau et la nourriture s’épuisent, ils commencent alors une période de nomadisme. Ils vont ainsi parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour atteindre un nouveau site alimentaire.


La biologie de l’émeu est adaptée à ces impératifs en eau et nourriture. Dans les périodes où la nourriture abonde, il a la faculté de se constituer des réserves de graisse qui lui permettront de survivre pendant sa migration.


Cette réserve est également indispensable au mâle quand il couve. Il est alors contraint de rester sédentaire. Il ne mange plus, ne boit pas et ne défèque pas pendant toute la couvaison. Lui, qui pèse d’ordinaire 55 kilos en moyenne, peut facilement maigrir de moitié.


Les migrations de l’émeu



Les migrations collectives de l’émeu sont organisées en fonction des précipitations. Elles se fondent sur les indications climatiques que leur donnent les nuages chargés de pluie. Egalement par le bruit du tonnerre ou l’odeur de la terre humide.


En Australie occidentale, les pluies d’été vont vers le sud-ouest en partant du nord, et suivent le chemin inverse en hiver. C’est la route qu’empruntent les émeus dans leurs déplacements de masse.


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Ces migrations régulières de plusieurs dizaines de milliers d’oiseaux ont contraint les agriculteurs à édifier une barrière longue de 1 000 kilomètres censée protéger les cultures céréalières.


Attrait de l’eau oblige, l’installation de points d’eau artificiels pour le bétail a permis aux émeus de s’installer dans des zones où ils causent de grands dommages aux cultures.


La vie sociale de l’émeu



Les émeus sont monogames. La base de leur organisation sociale est le couple. Même s’il existe chez eux quelques individus solitaires et des groupes de tailles variables formés de mâles « non-reproducteurs », les émeus s’installent en couple et évitent toute relation avec leurs congénères.


Quand les deux partenaires se séparent pour aller s’alimenter, ils s’efforcent de conserver un contact visuel permanent.

Chaque couple occupe un territoire d’environ 30km².


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(Marjk)


Entre décembre et avril, le couple signifie à ses congénères la possession de l’endroit où la femelle pondra entre avril et août.

Lorsque le mâle commence à couver, la femelle le protège jalousement. Très agressif quand les œufs éclosent, le mâle chasse tout intrus, y compris parfois la femelle.
La vie en famille varie entre trois et cinq mois.
Plus le plumage du juvénile évolue, plus l’agressivité du mâle à son égard augmente.


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Cet émeu n'est plus immature.  (Timmy Toucan)


La coloration bleutée de la peau autour des ouïes signifie que le jeune émeu n’est plus immature. Il a alors atteint le statut d’adulte au sein du groupe. Cette maturité est atteinte vers 2 ou 3 ans.


La reproduction de l’émeu



C’est le mâle qui a le rôle prioritaire en matière d’incubation et d’éducation. La femelle pond 15 à 25 œufs mais laisse ensuite la place à son partenaire.
Papa émeu est un père très attentif. Quand il couve, il retourne régulièrement les œufs afin que la chaleur se répartisse sur toute la surface et garantisse un développement harmonieux.

L’œuf, vert sombre à la ponte, vire en quelques jours au noir brillant.




Un papa et son rejeton. (Alumroot)


Une ou plusieurs femelles restent parfois à ses côtés pour monter la garde. Le mâle ne s’octroie que de très courtes phases de sommeil, de 30 secondes à 2 minutes pendant toute la durée d’incubation soit 52 à 60 jours.




(Alumroot)


Dès l’éclosion, les femelles sont vertement chassées. Le mâle entend bien assurer seul l’éducation des petits. Après quelques mois, 5 à 7 en moyenne, la fibre paternelle disparaît et le mâle peut à nouveau retrouver une vie de couple. En général, il retrouve celle à qui il est attaché durablement.


L’émeu et l’homme



Comme l’autruche, l’émeu fait l’objet d’une exploitation commerciale. Outre son cuir, traité pour les accessoires de mode et les vêtements, l’émeu adulte peut fournir jusqu’à 6 litres d’huile brute qui, une fois traitée, revêt des qualités thérapeutiques et cosmétologiques recherchées.




(The Rocketeer)


L’émeu est le ratite le plus prospère. Les émeus (Dromaius novaehollandiae) sont tellement nombreux en Australie qu’ils sont considérés comme nuisibles à l’écosystème. Les dingos maîtrisent leur prolifération.

Dans le parc naturel baptisé La Shark Bay, les émeus ont profités d’importantes pluies pendant plusieurs années pour se reproduire. A tel point qu’ils menaçaient sérieusement l’équilibre et les récoltes.

Dans certains cas, le gouvernement a fait intervenir l’armée pour réduire la population.





(Cheetah 100)


Classification




Règne: Animalia 
Embranchement: Chordata 
Classe: Aves 
Ordre: Struthioniformes 
Famille: Dromaiidae 
Genre: Dromaius
Espèce: Dromaius novaehollandiae
(Latham, 1790)


Proportions: 1,50 à 1,80 m pour 56 à 68 kilos
Longévité: Reproduction pendant environ 20 ans pour une longévité de 40 ans environ

[size=24]Animaux - Oiseaux - le fou de Bassan -[/size]







Excellent plongeur, le fou de Bassan (Morus bassanus) est capable, dans un piqué quasi vertical, de se jeter sur sa proie et de disparaître dans une spectaculaire gerbe d’eau.
Parmi les 8 autres espèces de fous, le fou de Bassan est le seul visible en France.


Classification :


Classe: Aves.
Ordre: Pelecaniformes.
Famille: Sulidae


Portrait du fou de Bassan



C’est un oiseau marin facilement identifiable. L’ensemble du corps est blanc avec l’extrémité des ailes noire. La tête et le cou sont teintés de jaune.
Un délicat maquillage noir souligne l’œil bleu et le bec qui est long et effilé.




Fou de Bassan (Morus bassanus).


Le bec de l’adulte est gris clair bleuté tandis qu’il est brun foncé chez le jeune.
Les pattes gris-noir sont palmées.
Mâles et femelles possèdent le même plumage. Par contre, les juvéniles sont brun foncé tachetés de blanc.




Le long bec effilé des fous de Bassan sert à happer les poissons.


La longueur varie de 87 à 100 cm pour un poids de 2,3 à 3,6 kg.  Le juvénile est plus lourd que l’adulte et son poids peut dépasser 4 kg.

C’est l’un des oiseaux marins qui possède la plus grande envergure : 165 à 180 cm.
Chant : Chant guttural mais en général, le fou de Bassan est silencieux.


Migration et observation du fou de Bassan



La répartition est nord-américaine et nord-européenne. En dehors de la période de nidification, on l’observe au-dessus des océans.
Le fou de Bassan vit dans le nord de l’hémisphère Nord en été et descend vers le sud en hiver.




Colonie de fous de Bassan en Bretagne.


En Europe, cet oiseau niche sur les côtes d’Islande, d’Ecosse, sur les îles anglo-normandes, en France (Bretagne principalement) et en Norvège.


Des colonies vivent à Terre-Neuve. La colonie la plus importante du monde niche sur l'Île Bonaventure, en Gaspésie, au Québec. Elle bénéficie ce faisant d'un espace protégé car l'île entière fait partie d'un parc national.




Ce léger maquillage noir donne un air très élégant au fou de Bassan


Les migrations commencent dès septembre. Les fous migrent le long des côtes africaines jusqu’au Sénégal et au bord de la Méditerranée.


En France, on peut observer le fou de Bassan sur l’île de Rouzic, en Bretagne, dans l’archipel des Sept-Îles.




Le fou de Bassan est un excellent voilier


Les premiers nicheurs sont arrivés en 1939 et depuis, la colonie s’est largement implantée. Cette colonie compte environ 15 000 couples qui parcourent 300 km chaque jour pour se nourrir au large d’Ouessant.
Quelques couples se sont également implantés dans la région de Marseille.


Mode de vie


Le fou de Bassan est un oiseau pélagique qui vit le plus souvent en haute mer. Il s’installe sur les côtes pour nidifier.


Il affectionne les zones rocheuses et les falaises sur lesquelles de vastes colonies s’installent. Cet oiseau pénètre rarement dans les terres. Ces quelques individus observés loin des côtes se sont égarés à cause des vents violents d’une tempête.




Les couples sont unis pour la vie


Les jeunes sont de grands voyageurs mais en vieillissant, les migrations sont plus courtes.


Le fou de Bassan se nourrit exclusivement de poissons, jusqu’à 700 g par jour. Pour capturer ses proies, il utilise une méthode spectaculaire. Il plane à plusieurs dizaines de mètres et quand il repère une proie, il plonge à la verticale, les ailes à demi repliées.


Son vol puissant et très rapide lui permet de happer le poisson en faisant gicler une gerbe d’écume à plusieurs mètres de haut.




Ce fou de Bassan rapporte des végétaux pour le nid.


C’est un excellent voilier qui peut planer pendant des heures. Par contre, à l’envol et à l’atterrissage, il est plutôt maladroit.


Reproduction



Les couples se forment pour la vie vers 5 ou 6 ans, c’est-à-dire à la maturité sexuelle. Les deux partenaires peuvent espérer une longévité d’environ 20 ans.
Le couple installe son nid sur une falaise au milieu de la vaste colonie. Le domaine vital de chaque couple est très réduit.

De ce fait, il arrive que des querelles s’engagent entre voisins pour peu qu’un individu se trompe de nid ou empiète sur celui du locataire d’à côté.




Querelles de voisinnage entre deux fous de Bassan.


Le couple transporte des algues, un peu de terre et des plumes afin que la femelle puisse pondre un unique œuf blanc bleuté, entre avril et mai.


L’œuf est couvé en alternance avec le mâle. Chaque fois que l’un des deux doit partir pêcher, le changement est effectué avec beaucoup de précaution car les prédateurs sont à l’affût. Le goéland argenté qui fréquente également l’archipel des Sept-Îles n’hésitera pas, en cas d’inattention, à s’emparer de l’œuf ou de l’oisillon.




La femelle pond un oeuf unique


L’incubation dure 40 à 46 jours. A l’éclosion, le petit est couvert d’un épais duvet blanc qui se transformera en livrée brune.


Les parents nourrissent leur petit avec des poissons qu’ils régurgitent. L’oisillon est nourrit jour et nuit. De ce fait, le petit grossit très vite et en une dizaine de jours, atteint le poids respectable de 4,5 kg.
Ses réserves lui seront indispensables quand il devra se nourrir seul.




L'oisillon ressemble à une grosse peluche


Vers l’âge de 3 mois, le jeune quitte le nid mais il ne sait  pas encore voler. Il débute donc sa vie d’oiseau marin en tombant du haut de la falaise et en nageant.
Il lui faudra apprendre dans les 2 semaines qui viennent à voler et à pêcher.




Le fou de Bassan est protégé sur son aire de répartition européenne.


Jusqu’à leur maturité sexuelle, les jeunes vivent seuls et voyagent. Puis, ils trouvent une ou un partenaire et s’installent au sein d’une colonie.


Conservation



Le fou de Bassan est protégé en vertu de l’annexe II de la Convention de Berne. En France, il est inscrit comme espèce fragile sur la Liste Orange nationale des oiseaux nicheurs et hivernants.




C'est pendant la nidification que le fou de Bassan est le plus vulnérable.


Comme la plupart des oiseaux marins, le fou de Bassan a payé un lourd tribu aux accidents pétroliers comme ceux de l’Erika ou du Prestige.

Il est également victime des dégazages sauvages en haute mer.


L’espèce bénéficie d’une protection sur l’ensemble de son aire de répartition européenne. Il bénéficie également d'une protection au Canada et notamment au Québec.

[size=24]Animaux - Oiseaux - Le macareux moine -[/size]







Cet oiseau, à l’habit noir et blanc, se pare à la saison des amours, d’un bec bariolé. Le macareux moine (Fratercula arctica) ressemble alors à un petit clown triste.

Le macareux moine (en anglais: atlantic puffin) peut sembler comique avec son gros bec. Cependant, ce bec peut constituer une arme redoutable.


Emblème de la Ligue française pour la Protection des Oiseaux (LPO), le macareux moine porte le surnom de « clown des mers ».


Classification:


Classe: Aves .
Ordre: Charadriiformes.
Famille: Alcidae


Portrait du macareux moine




Ce petit oiseau marin mesure de 26 à 29 cm pour un poids de 320 à 490 grammes. Son envergure est de 47 à 63 cm.
Alors que son corps est blanc et noir, son bec est vivement coloré de même que le contour de ses yeux et ses pattes.
A la saison des amours, son bec se bariole de rouge, de bleu et de jaune d’où son surnom de « clown des mers ».





Le bec du macareux moine se bariole à la saison des amours.


Il est vrai que le macareux moine est passionnant à observer tant ses mimiques sont insolites et hilarantes.


En hiver, le bec perd ses couleurs à cause de la chute de la plaque cornée. De même, les joues deviennent grises.
Son aspect de clown est renforcé par son regard, souligné par un fin sourcil noir qui se prolonge vers l’arrière tel le maquillage d’un artiste.


Pour observer les macareux moines



La période la plus favorable à l’observation se situe de mai à octobre. En hiver, le macareux moine vit la plupart du temps en pleine mer.

Par contre, en été il vient à terre pour nicher.





En été, le macareux moine niche au sol.


Son aire de répartition est centrée sur l’océan Atlantique et la mer du Nord. On peut l’observer pendant la période de nidification sur les côtes de la Bretagne jusqu’au Groenland, dans la région du Spitzberg, en Islande, en Grande-Bretagne, en Irlande ainsi que le long des côtes de Norvège et de Russie.





Au niveau mondial, le macareux moine n'est pas menacé
Les colonies les plus importantes sont situées en Islande, deux à trois millions de couples environ, en Irlande, en Ecosse, aux Shetlands et en Scandinavie.


On peut également le rencontrer en Alaska et le long des côtes nord du Canada.


En France, le macareux moine ne se reproduit que dans l’archipel des Sept-Îles et dans la baie de Morlaix. Cette population est assez réduite et se limite à quelques centaines de couples.


Mode de vie du macareux moine



C’est un oiseau pélagique, c’est-à-dire qu’il passe la plus grande partie de son temps en pleine mer.


Pendant la période de reproduction, il revient sur la terre ferme et nidifie le long des côtes insulaires ou continentales.





Le macareux moine utilise des plumes pour aménager son nid


En été, il est présent au sommet des falaises, sur les pentes abruptes et herbeuses.


Les macareux utilisent leur bec pour aligner des petits poissons comme on le fait sur une brochette.

Ils s’en servent également pour creuser des terriers dans les pentes herbacées des îles marines.


Cet oiseau se nourrit presque exclusivement de poissons mais il capture également des crustacés et des vers.





Le macareux moine est un oiseau marin.


Il chasse en groupe et plonge sous l’eau pour capturer ses proies. C’est un bon plongeur qui peut descendre à plusieurs mètres de profondeur.


Son chant n’est pas très mélodieux et s’apparente à des grognements graves.


Sa longévité est d‘environ 21 ans.


Reproduction du macareux moine


L’accouplement a lieu en pleine mer.


Ensuite,  le couple construit un terrier  qui se termine par une confortable chambre rembourrée de végétaux.

Ils peuvent également investir un terrier abandonné d’un lapin de garenne.


Le couple garni son terrier de plumes, d’herbes et de feuilles.


C’est très amusant d’observer les couples se dandiner en transporter dans leur bec de longues plumes et des végétaux.





L'aménagement du nid demande de gros efforts


La femelle y pond un seul œuf blanc tacheté de brun ou de mauve, une seule fois par an. L’œuf est principalement couvé par la femelle pendant 38 à 46 jours.


Le poussin est materné pendant 38 jours. Le petit reste au nid mais n’est pas totalement à l’abri des prédateurs. Les rongeurs, notamment les surmulots, ne sont jamais très loin.
Le poussin est couvert d’un duvet brun foncé sur le dos et blanc sur le ventre. Il est nourri de poissons que les parents régurgitent.





La femelle macareux ne pond qu'un seul oeuf par an.


A l’âge de 38 jours, l’oisillon est abandonné car ses parents doivent retourner en mer. Le petit doit alors se débrouiller seul pour trouver sa nourriture.

Il quitte le nid la nuit pour pêcher ses proies.
Il atteindra sa maturité sexuelle vers 4 ou 5 ans.


Protection du macareux moine




Jusqu’au début du 20e siècle, le macareux moine a fait l’objet d’un véritable massacre. La Ligue pour la Protection des Oiseaux a été créée en 1912 pour le protéger et a ensuite étendu son action sur toutes les espèces.
C’est pourquoi le macareux moine orne le logo de cette organisation.




Les petites ailes du macareux moine l'obligent à des battements très rapides.


En France, l’espèce a failli être éradiquée. En Bretagne, les chasseurs de macareux ont littéralement décimé l’espèce dans cette région.


A la fin du 19e siècle, on comptait environ 15 000 couples nicheurs le long des côtes atlantiques.


Aujourd’hui, la population nicheuse française reste très réduite et sous haute protection





Le bec du macareux moine est puissant.


Heureusement, à l’échelle mondiale, la population de macareux n’est pas menacée.


Cependant, ces oiseaux marins sont les plus touchés à chaque marée noire. En effet, ils plongent dans les nappes de pétrole pour pêcher sans prendre conscience de la menace. De ce fait, le macareux moine figure parmi les principales victimes des nappes de mazout.

[size=24]Animaux - Oiseaux - La grue Couronnée -[/size]







 
 
 
Commune dans la région sub-saharienne, la grue couronnée est facilement identifiable : ses longues pattes et son plumage sombre, sa queue colorée, mais aussi et surtout la touffe de longues plumes dorées qui orne sa tête et qui lui a valu son nom, tout ceci en font un très bel oiseau prisé comme animal d’ornement. Elle est de plus sédentaire, et donc est facile à élever en parc sans utiliser de volière.

De nos jours, la facilité de reproduction en captivité est un atout pour la conservation de cette espèce devenue rare.



Alimentation



Elle a un régime alimentaire très facile : omnivore généraliste, elle se nourrit de graines, de racines, d’insectes, de vers, mais aussi de vertébrés (lézards…).




 

Reproduction



Monogame, les grues couronnées se retrouvent cependant en grandes colonies en dehors de la période de reproduction.




 


Les parades nuptiales consistent en un bruyant ballet entre les deux partenaires, qui courent en agitant les ailes et poussant de grands cris. Au Zoo, cette parade a lieu aux alentours de mars.
Chaque femelle pond 2 à 3 œufs dans un nid construit au sol, et les deux parents couvent à tour de rôle durant 4 semaines. Au zoo, les œufs sont systématiquement mis en couveuse et les jeunes, très faibles à l’éclosion, grandissent vite et sont adultes à 10 semaines.




 
 


Préservation



La grue couronnée noire est aujourd’hui en danger de disparition pour de multiples raisons comme la dégradation des on habitat par l'agriculture et l'élevage, le surpâturage, la multiplication des barrages, le drainage des terres humides, mais aussi la chasse, la capture et la contrebande ou encore les sècheresses successives.





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MessageSujet: Re: Animaux - Oiseaux - Le roselin familier -Calopsitte - Manchot empereur -+ autres(photos,textes)   Sam 3 Oct - 12:27







On a du mal à croire en observant un marabout (Leptoptilos crumeniferus) dévorer une charogne dans la savane africaine, que cet oiseau est un proche parent de la gracieuse cigogne. Pourtant, comme elle, le marabout (marabou stork) fait partie de la famille des Ciconiidés.


De grands échassiers


Dans la famille des grands échassiers, nous connaissons bien la cigogne blanche (Ciconia ciconia), familière en Europe.

Le marabout, comme la cigogne ou le héron, fait partie de l’ordre des Ciconiiformes. Cet ordre regroupe actuellement cinq familles distinctes.
La famille des Ciconiidés compte 19 espèces qui sont réparties en 6 genres.

Le marabout fait partie du genre Leptotilos.


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Marabout. Image Dbarronoss


A l’exception du héron et de l’ombrette, la plupart des grands échassiers ont un organe vocal atrophié.

La cigogne blanche compense ce déficit par une activité mécanique des mandibules et le son émis par leurs claquements de bec : les craquètements.



Les Ciconiidés se distinguent par la forme du bec. Celui du marabout est particulièrement puissant.
Toutes les espèces partagent une même morphologie générale :



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  • Haute stature
  • Tarses très développés munis de trois doigts palmés et d’un quatrième légèrement surélevé





 
Portrait du marabout




Avec ses 1,52 m de haut et un poids de 8 à 9 kg, le marabout est l’un des plus gros oiseaux aptes au vol.
En vol, il a une envergure de 2,40 m.




Marabout en plein vol. image Jo Mur


On rencontre le marabout presque partout en Afrique, sauf dans les déserts et à l’Ouest.


Habituellement silencieux, les marabouts se saluent en claquant du bec, comme les cigognes.


Le cou rentré dans les épaules, certains individus ont une sorte de goitre énorme qui pend sur la poitrine.
Leur crâne, presque chauve, est parsemé de quelques plumes.




Leptoptilos crumeniferus. Image Arno & Louise


Peu élégant au sol, le marabout est de toute beauté en vol. De larges ailes, à l’envergure immense, parfois plus de 3 m, portent cet énorme oiseau.


Haut dans le ciel, il tourne inlassablement, scrutant la savane, à la recherche d’une proie.


Le marabout : un charognard et un opportuniste




Dans la savane, une dépouille ne reste jamais très longtemps à pourrir au soleil. Bientôt, des ailes immenses apparaissent au-dessus du corps.

Les marabouts se posent en courant un instant sur leurs longues pattes.




image Kauraven


Toujours affamés, ils rejoignent les vautours qui ont commencé leur repas. Comme les autres charognards, le marabout évite que des épidémies se propagent en nettoyant les carcasses.


Mais, le marabout n’est pas exclusivement charognard. C’est un omnivore opportuniste.




Le Marabout est charognard et opportunsite. Image Elvis Payne


Il se nourrit de tout ce qu’il trouve. Il aime les grenouilles, les rongeurs, les jeunes crocodiles qu’il tue rapidement à l’aide de son bec et les œufs d’oiseaux.
Intelligent, il sait que la ville regorge de mets succulents. Il n’hésite donc pas à pénétrer sur le territoire des hommes.

Il y visite les poubelles et en profite pour faire un peu de nettoyage dans les faubourgs ce qui est très utile à la population.




Marabout face à un crocodile. Image Gerald Davison


Comme pour tous les grands échassiers, la recherche de nourriture est la principale activité. Le marabout chasse pendant la journée aux heures les plus fraîches.

Tous les Ciconiiformes consomment une grande quantité de nourriture. La ration quotidienne oscille, selon les espèces, entre 200 g et 500 g de proies par jour.
Cette ration est démultipliée pendant la période de reproduction.




Cette carcasse est une aubaine pour ce marabout. Image Cw Anderson


Le marabout, lui, est capable de détacher des carcasses des gros morceaux d’un kilo de viande.


Le bec, formé de couches de corne rigides et épaisses, est composé de deux mandibules reliées au crâne par des muscles puissants. Il représente une arme redoutable.
Grâce à un système digestif simple, la nourriture est stockée dans un sac situé à l’extrémité de l’œsophage, le jabot, où elle est ramollie avant d’être digérée.




Marabout qui se repose. Image Picture Taker 2


12 à 15 heures après avoir été avalées, les parties indigestes sont rejetées sous la forme de boulettes.


La vie sociale du marabout




Le marabout niche en petites colonies dans les grands arbres isolés souvent près d’un point d’eau.
Le nid, fait de branchage, est immense.




Marabout qui surveille ses petits. Image Ecocentrik Guy


La femelle pond 2 à 5 œufs. Le mâle et sa partenaire couvent chacun à leur tour pendant 35 jours. Ils nourrissent leurs petits en régurgitant la nourriture directement dans le nid.


Les oisillons volent à l’âge de 4 mois environ.


Classification




Règne: Animalia 
Embranchement : Chordata 
Classe: Aves 
Ordre: Ciconiiformes 
Famille: Ciconiidae 
Genre: Leptoptilos 
Espèce: Leptoptilos crumeniferus






Le manchot : un plongeur émérite




Tous les manchots sont des plongeurs accomplis. Les manchots papous ont été enregistrés à 200 m sous l’eau.
Les plus gros manchots, manchots empereurs et royaux, sont ceux qui plongent le plus bas et restent le plus longtemps sous l’eau.




Manchot royal. Image Nao-cha


Un manchot royal peut nager à 1 800 km de sa colonie et descendre jusqu’à 325 mètres. Le manchot empereur est le roi de l’apnée avec des descentes qui dépassent 200 mètres. Son record connu est de 535 mètres.

On a vu un manchot empereur rester sous l’eau 18 minutes mais cela était exceptionnel.


La vie sociale des manchots



Les emplacements des colonies de manchots sont immuables. Très peu de nouvelles colonies s’installent car les adultes préfèrent retourner dans la colonie de leur naissance.




Colonie de manchots empereurs. Image Asoc Pictures


Les espèces qui nichent en colonie importante ont un répertoire de comportements sociaux très riche.

Quand un manchot veut chasser un intrus, il agite la tête de gauche à droite en ouvrant de grands yeux menaçants.
Le manchot papou, plus distingué, se contente d’effectuer des bâillements rituels.


Avant d’atteindre leur propre nid, certains manchots d’Adélie et gorfous dorés doivent se déplacer parmi plus de cent voisins entassés. Ils adoptent alors une démarche « modeste » en se déplaçant rapidement sur la pointe des pieds, la tête tendue vers le ciel et les ailes déployées.




Gorfous. Image Lin Padgham


Les liens de couple sont renforcés en effectuant des parades mutuelles. Les couples de manchots papous se saluent alors que le manchot d’Adélie mâle commence par une attaque frontale pour soumettre la femelle avant d’entamer avec elle un chant.
La parade continue souvent par un toilettage mutuel.




Manchot du Cap en train de nidifier. Image Drplokta


Le manchot royal et le manchot empereur ne défendent pas de territoire. Ils se serrent les uns contre les autres pour se réchauffer. Pour la parade nuptiale, le mâle chante, tête baissée et dès que la femelle apparaît, le couple se met face à face.
Le couple de manchot royal pointe la tête vers le ciel et entame un duo de « coups de trompette ». Ensuite, il commence une marche dandinante à travers la colonie. Enfin, les deux partenaires se saluent puis s’accouplent.




Couple de manchots empereurs. Image Martha de Jong Lantink


Les manchots plus âgés sont souvent plus fidèles à leur compagne. Chez certaines espèces, 90% des couples reviennent ensemble après l’hiver et souvent pour de nombreuses années. Par contre, la fidélité chez les manchots empereurs n’est que de 15 à 30%.


Nids et reproduction




A part les manchots royaux et empereurs qui couvent leur seul œuf sur leurs pieds, toutes les autres espèces possèdent un nid.




Manchot royal et son oeuf. Image Nao-cha


Chaque espèce a ses préférences pour le choix du site de nidification ce qui évite une certaine compétition.
Cependant, on a constaté que les manchots d’Alédie arrivent un mois plus tôt que les manchots jugulaires. Ils sont parfois contraints d’abandonner leurs nids et leurs œufs à leurs cousins plus agressifs.




Colonie de manchots jugulaires. Image Billogs


La plupart des manchots construisent des nids rudimentaires. Il y a quelques exceptions. Les manchots d’Adélie et les manchots jugulaires peuvent construire une grande structure de cailloux.
Les manchots papous ont également recours aux cailloux et jusqu’à 1 700 pierres ont été dénombrées dans un nid. Les manchots sont de véritables chapardeurs et ils n’hésitent pas à voler des pierres dans les nids voisins.




Manchot papou et son poussin. Image Robnunn


Les manchots pygmées, les manchots du Cap et les manchots de Magellan préfèrent les terriers, s’appropriant même ceux d’autres oiseaux ou s’en creusant eux-mêmes.




Terrier d'un manchot de Magellan. Image Tony Galvez


Le manchot du Cap préfère les terriers car il vit sous un climat plus tempéré. Pour les manchots des Galapagos, si les oeufs étaient exposés au soleil, ils pourraient cuire en quelques minutes


Les œufs



D’une manière générale, les manchots sont totalement omnibulés par la reproduction et leur désir d’incuber.
Par exemple, le manchot royal peut pondre un œuf de remplacement en cas de perte du premier.




Nid d'un manchot de Magellan. Image VSmith UK


Tous les autres manchots pondent deux œufs blanchâtres, à quatre jours d’intervalle. Sauf chez le manchot antipode, l’incubation commence généralement avec le premier œuf, donc le poussin éclôt avec des jours d’avance sur le second. Cela lui donne un avantage. Si la nourriture manque, le second poussin sera condamné.



Colonie de manchots qui nidifient en Afrique du Sud. By Axel Hecht


Le poids des œufs varie de 450 grammes chez le manchot empereur à 50 grammes chez le manchot pygmée.
Il subsiste un mystère avec ce second œuf. En effet, certaines espèces comme le gorfou doré ne gardent pas le premier œuf assez longtemps pour s’assurer contre la perte éventuelle du second.


L’éducation des petits



Un poussin met une journée à s’extraire de sa coquille, ceux des manchots empereurs et royaux peuvent mettre deux à trois jours.

A la naissance, les poussins sont couverts d’une fine couche de duvet. Ils doivent être couvés par leurs parents jusqu’à ce qu’ils soient capables de réguler leur température.




Manchot empereur et des jeunes. Image Asoc Pictures


Après cette période qui varie de deux à sept semaines, les jeunes sont souvent seuls pendant que leurs parents partent se nourrir.


Les jeunes peuvent se rassembler en crèches chez les espèces qui vivent en grandes colonies. Ce système de crèche n’existe pas chez les espèces qui nichent en terrier.




Manchot à jugulaire qui donne à manger à son poussin. Image Pratt


Les premiers jours, le poussin reçoit plusieurs repas quotidiens. Pour les manchots qui vivent en grandes colonies, chaque poussin reconnaît l’appel de ses parents et il n’est jamais nourri par un étranger malgré la promiscuité.


Le taux de mortalité est élevé avant l’âge de cinq ans. Les prédateurs et la famine en sont la cause.




Poussin manchot du Cap. Image Scott MacLeod Liddle


Par exemple, un poussin de manchot royal, quand l’hiver s’installe, ne sera nourrit entre mai et août que trois fois au maximum. Ils doivent vivre grâce à leur réserve de graisse. Ils se serrent les uns contre les autres pour conserver un maximum d’énergie et de chaleur. Ils peuvent perdre jusqu’à 70% de leur poids.




Poussin manchot royal. Image Yukon White light


Vers la fin de septembre, les adultes reprennent leur rôle parental. Les poussins survivants pèsent de 3 à 8 kg. Vers la mi-novembre, ils perdent leur duvet au profit d’un plumage immature.


La moitié des jeunes manchots meurt au cours des premiers mois en mer. S’ils survivent aux 2 premières années, ils reviennent dans la colonie. Sur 18 000 manchots d’Adélie bagués en Antarctique, 51 seulement retournèrent ailleurs.




Manchot royal et son poussin. Image Nao-cha


Bien qu’un manchot empereur captif ait vécu 34 ans, peu de manchots sauvages atteignent un tel âge. Un manchot pygmée aurait vécu 21 ans et le plus vieux manchot antipode avait 23 ans.


Classification



Règne: Animalia
Phylum: Chordata
Sous-phylum: Vertebrata
Classe: Aves
Ordre: Ciconiiformes (anciennement Sphenisciformes)
Famille: Spheniscidae
Genres


Aptenodytes 
Eudyptes 
Eudyptula 
Megadyptes 
Pygoscelis 
Spheniscus







Les manchots sont les oiseaux les plus aquatiques au monde. Ils descendent d'oiseaux aptes au vol mais aucune des 17 espèces de manchots ne peut voler.


Le manchot est souvent appelé par erreur « pingouin » (de l’anglais penguin). Cette confusion de termes provient sans doute du fait que le tout premier « pingouin » rencontré par des Européens n’était pas un manchot.

Le manchot vit exclusivement dans l’hémisphère Sud, le pingouin dans l’hémisphère Nord.



Actuellement, il existe 17 espèces de manchots et 11 sous-espèces réparties en 6 genres.
Les manchots résident dans des environnements très variés. Le domaine du manchot d’Adélie ou du manchot empereur se situe dans l’Antarctique alors que l’on rencontre le manchot des Galápagos sous le soleil brûlant des tropiques.




Manchot ou Pingouin ?



On confond souvent le manchot et le pingouin à cause de leur uniforme commun noir et blanc. Pourtant, il existe de nombreuses différences entre eux.




Manchot empereur. Image Martha de Jong Lantink


Les plumes : Celles des manchots sont courtes et ressemblent plutôt à des écailles. Celles du pingouin sont de vraies plumes, semblables à celles des oies.


Vol: Le manchot est un oiseau inapte au vol. Le pingouin, qui est aussi un oiseau, peut voler. Il ne vole pas haut, juste au ras de l’eau mais il a cette capacité.


Nage : Le manchot est un nageur accompli qui peut rester en apnée près d’un quart d’heure. Le pingouin ne peut plonger plus d’une ou deux minutes.


Famille : Le manchot fait partie de la famille des Sphéniscidés alors que le pingouin de celle des Alcidés.




Petit pingouin. Image Omarrun


Actuellement, il n'existe qu'une espèce de pingouin, le petit pingouin ou pingouin torda (Alca torda). Cet oiseau possède une large aire de distribution qui va du pôle Nord jusqu'aux côtes de l'Europe.


Les espèces de manchots




On a tendance à associer le manchot à la neige et à la glace. Or, deux espèces seulement, le manchot d’Adélie et le manchot empereur, vivent sur le continent antarctique.




Manchots d'Adélie. image Martha de Jong Lantink


La plupart des autres manchots vivent dans les îles subantarctiques ou dans les archipels des mers australes, en Nouvelle-Zélande, en Amérique du Sud ou en Afrique du Sud.
Une espèce, le manchot des Galápagos, habite au niveau de l’équateur.





Manchot des Galapagos. Image Kristin Maling


Malgré quelques divergences, un consensus se fait sur 17 espèces de manchots réparties en 6 genres.


Genre Eudyptula (1 espèce)


Le manchot pygmée (Eudyptula minor) d’Australie et de Nouvelle-Zélande est considéré comme le plus primitif, et classé seul dans le genre Eudyptula.




Manchots pygmées. image M.Kuhn


Il est le plus petit, avec à peine 1 kg et 40 cm de haut. Il est en grande partie nocturne et niche en colonies dans des terriers. La femelle élève un ou deux poussins.




Poussin manchot pygmée. Image M Kuhn


Ce manchot se nourrit de petits poissons et de calmars.
Il existe plusieurs sous-espèces d’Eudyptula minor. On a comptabilisé plus d’un million de couples en Australie, en Nouvelle-Zélande, dans les îles Chatham et Antipodes.



Genre Megadyptes (1 espèce)
Le manchot antipode (Megadyptes antipodes), également de Nouvelle-Zélande, est une des plus grandes espèces avec 80 cm et un poids de 8 kg. Il est le seul représentant du genre Megadyptes. C’est le manchot le moins sociable. La femelle pond deux œufs et élève ses deux poussins. Il mange surtout du poisson et quelques calmars.




Manchot antipode. image Attab


Il a des liens de parenté avec les six gorfous du genre Eudyptes.


Genre Eudyptes (6 espèces)


Les gorfous nichent en colonies dans des nids découverts. La femelle pond deux œufs mais n’élève qu’un seul petit. Les gorfous mangent principalement des crustacés, quelques poissons et des calmars.


Le gorfou de Fjordland (Eudyptes pachyrhynchus). Il mesure 55 cm pour 3,5 kg.




Gorfou de Fjordland. Image 57 Andrew


On comptabilise environ 1 000 couples le long des côtes de Fjordland, en Nouvelle-Zélande.


Le gorfou des Snares (Eudyptes robustus). Il mesure 60 cm pour 3,4 kg.




Colonie de gorfous des Snares. Image Lin Padgharn


Il existe environ 33 000 couples sur les îles Snares, en Nouvelle-Zélande.


Le gorfou huppé (Eudyptes sclateri). Il mesure 67 cm pour 5 kg.




Gorfou huppé. Image PENO


Il existe plus de 200 000 couples sur les îles Bounty et les îles Antipodes, en Nouvelle-Zélande.


Le gorfou de Schlegel (Eudyptes schlegeli). Il mesure 75 cm pour 6 kg. On comptabilise environ 850 000 couples sur l’île Macquarie, au sud de l’Australie.





Le gorfou doré (Eudyptes chrysolophus). Il mesure 71 cm pour 6 kg.




Gorfou doré. Image Eric Bégin


Il y a environ 12 millions de couples dans les îles subantarctiques de l’Atlantique Sud et de l’océan Indien ainsi que quelques uns dans les Malouines.


Le gorfou sauteur (Eudyptes chrysocome). Il mesure 58 cm pour 3,5 kg. On comptabilise environ 3,7 millions de couples dans les îles subantarctiques et subtempérées, dont les Malouines.




Des gorfous sauteurs. Image Swamibu


Les gorfous sauteurs ont été baptisés ainsi car ils marchent en sautant sur leurs deux pattes et n'hésitent pas à franchir tous les obstacles.




Genre Spheniscus (4 espèces)


Ce genre niche dans des terriers en colonies. La femelle pond deux œufs et élève un ou les deux poussins. Les quatre espèces mangent surtout des poissons, quelques crustacés et des calmars.
Manchot du Cap (Spheniscus demersus). Il mesure 68 cm pour 3,5 kg.




Manchot du Cap. Image Scott MacLeod Liddle


Il en existe environ 170 000 couples le long de la côte d’Afrique du Sud.


Manchot de Magellan (Spheniscus magellanicus). Il mesure 70 cm pour 4 kg.




Manchot de Magellan. Image Tony Galvez


Les estimations vont de 4 à 10 millions de couples le long des côtes du Chili, de l’Argentine et des Malouines.
Manchot de Humboldt (Spheniscus humboldti). Il mesure 72 cm pour 4 kg.




Manchot de Humboldt. Image Digital ART2


Environ 2 000 oiseaux le long des côtes du Pérou et de l’Equateur.


Manchot des Galápagos (Spheniscus mendiculus). Il mesure 53 cm pour 2,5 kg.




Poussin manchot des Galapagos. image Bootneck 1


Il est rare. Environ 850 oiseaux sur les îles Galápagos.


Genre Pygoscelis (3 espèces)


Les espèces nichent en colonies dans des nids découverts. La femelle pond deux œufs. Elles se nourrissent surtout de crustacés et de quelques poissons.


Manchot d’Adélie (Pygoscelis adeliae). Il mesure 70 cm pour 4 kg.




Manchots d'Adélie. Image Martha de Jong Lantink


Environ 2,5 millions de couples dans l’Antarctique.
Manchot à jugulaire (Pygoscelis antarcticus). Il mesure 75 cm pour 4,5 kg.




Manchot à jugulaire. Image Robnunn


Environ 7,5 millions de couples sur la péninsule antarctique et les îles subantarctiques de l’Atlantique Sud.


Manchot papou (Pygoscelis papua). Il mesure 75 cm pour 5,5 kg.




Manchot papou. Image Daveybot


Environ 211 000 couples sur la péninsule antarctique et les îles subantarctiques, dont les Malouines et l’île Macquarie.


Genre Aptenodytes (2 espèces)


Les deux espèces nichent en colonie mais ne font pas de nids. La femelle pond un œuf. Ces manchots mangent surtout du poisson.
Manchot royal (Aptenodytes patagonicus). Il mesure 90 cm pour 14 kg.




Colonie de manchots royaux. Image Mark van de Wouw


1 million de couples dans les îles subantarctiques, dont les Malouines.


Manchot empereur (Aptenodytes forsteri). C’est le plus grand des manchots avec 130 cm pour 38 kg.




Manchot empereur. Image Martha de Jong Lantink


Environ 194 000 couples autour des côtes de l’Antarctique.


La mue des manchots



Les plumes doivent être remplacées chaque année. Cette mue se fait graduellement en plusieurs semaines. Pendant cette période, les manchots perdent leur imperméabilisation et doivent donc rester à terre.




Manchot d'Adélie. Image Martha de Jong Lantink


Les manchots pygmées réalisent leur mue en moins de 18 jours alors qu’il faut 32 jours aux manchots royaux.
Certains oiseaux perdent au moins la moitié de leur poids pendant la mue.
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MessageSujet: Re: Animaux - Oiseaux - Le roselin familier -Calopsitte - Manchot empereur -+ autres(photos,textes)   Sam 3 Oct - 12:38

Animaux - Oiseaux - Le cygne - Espèces -


Depuis l’Antiquité, le cygne, oiseau à la blancheur immaculée,  est un symbole de grâce, d’élégance mais aussi de puissance et de courage.

Le cygne est un oiseau aquatique. Il existe 6 espèces du genre Cygnus réparties sur tous les continents. L’espèce la plus répandue en Europe est le cygne tuberculé (Cygnus olor).
Malgré son symbolisme, le cygne n’est pas toujours blanc. En effet, le cygne noir (Cygnus atratus) arbore un beau plumage sombre.


Présentation des espèces



Les cygnes font partie de la famille des Anatidae qui inclut également les oies et les canards. Il existe actuellement six espèces et deux sous-espèces :


Cygne chanteur  (Cygnus cygnus) : Présent en Eurasie. Ce cygne niche dans le nord de l’Europe et de la Russie. Il migre vers le sud pour passer l’hiver. Il vient parfois passer l’hiver en France en tout petit nombre.
Sa longueur varie de 1,45 à 1,60 m ; son envergure de 2,20 à 2,45 m et son poids de 7 à 12,5 kg.


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Sociables, les cygnes chanteurs se déplacent en groupe. image Charles Lam


Son cri est puissant et son chant harmonieux d’où son nom commun. Il se nourrit presque exclusivement de végétaux aquatiques. Les petits invertébrés rentrent peu dans son alimentation.

Le cygne chanteur est grégaire. Il forme son couple pour la vie. Les deux partenaires participent à l’élaboration du grand nid installé près d’un plan d’eau.

La femelle pond 4 à 6 œufs blanc jaunâtre entre les mois d’avril et de mai. L’incubation est assurée par la femelle et dure 35 à 42 jours.


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Le cygne chanteur possède une tache jaune avec une pointe en avant sur le bec noir. image Keven Law


Les immatures ont un pelage gris-brun.


Moins d’une centaine d’individus séjournent pendant l’hiver en France. On peut, avec de la chance, les observer de décembre à février en Lorraine, en Alsace et en Champagne.


Cygne trompette (Cygnus buccinator) : Etats-Unis et Canada. Du sud de l’Alaska à la région des Grands Lacs.
Sa longueur varie de 1,50 à 1,80 m. Il peut peser jusqu’à 13,5 kg.
Cette espèce se nourrit de plantes aquatiques, d’insectes, de vers et de petits mollusques.


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Le cygne trompette a failli disparaître. image Itshears


Il doit son nom à son chant particulier, un cri grave comme un bruit de trompette. Il doit ce chant à une particularité anatomique. La boucle trachéenne, à l’origine du chant chez les autres espèces, est nettement plus longue chez lui.


Les couples sont unis pour la vie et se partagent les charges de la vie familiale.


Cygne tuberculé ou Cygne muet (Cygnus olor) : Europe du Nord, bord de la mer Baltique, Nord de l’Asie.


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Le cygne tuberculé est également appelé cygne muet. image Tamburix


Partout ailleurs, les colonies redevenues sauvages proviennent d’oiseaux élevés dans les parcs qui se sont installés sur les étangs et près des fleuves.


Cygne siffleur (Cygnus columbianus) : Ce cygne est le plus petit. Il niche dans la toundra d’Amérique du Nord et migre l’hiver aux Etats-Unis.

Cygnus columbianus bewickii : Cygne de Bewick qui vit en Amérique du Nord et en Sibérie. Il se reproduit dans la toundra arctique. En hiver, une partie de la population migre principalement en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, en Allemagne ou au Danemark.


Cygnus columbianus columbianus : Nord de l’Amérique du Nord


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Cygne de Bewick. image Audrey jm529


Le cygne siffleur a un plumage entièrement blanc avec des pattes et des pieds noirs. Le bout du bec orangé est également noir.

Son envergure atteint 2 m.


Le nom du cygne siffleur vient du bruit que font ses ailes : un whoo-whoo-whoo rythmique.
Cygne noir (Cygnus atratus) : Ce cygne vit en Australie.


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Cygne noir. image Keven Law


Il a été introduit en Nouvelle-Zélande où il est devenu nuisible.


Cygne à cou noir (Cygnus melanocoryphus) : Il vit en Amérique du Sud, au sud du Chili et de l’Argentine. Il niche en Patagonie jusqu’en  Terre de feu et sur les îles Falkland. En hiver, il migre au Paraguay et dans le sud du Brésil.


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Cygne à cou noir. image Digital ART2


Il est plus petit que les autres cygnes avec une longueur d’environ 1,20 m.


Reconnaître les cygnes




Certaines espèces sont très proches et donc plus difficiles à différencier. Le cygne chanteur ressemble au cygne tuberculé. Pour les reconnaître, il faut observer le bec.


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Cygne chanteur. image Tamaka Juuyoh


Le cygne tuberculé possède un bec orange surmonté d’un tubercule noir. Le cygne chanteur possède une tache jaune avec une pointe en avant sur le bec noir.


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Cygne tuberculé. image Aussie Gall


Le cygne noir est la seule espèce à posséder un plumage presque entièrement noir. Le bec est rouge.

Le cygne à cou noir possède un plumage blanc sur lequel ressort le cou noir. Son bec est rouge.


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Cygne à cou noir. image Mape _S


Le cygne trompette se distingue facilement car il possède un plumage blanc mais un bec entièrement noir.


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Cygne trompette. image Mandj 98


Les bébés sont appelés cygneaux. Les immatures ont un plumage gris-brun. Ils n’acquièrent leur robe adulte (blanche ou noire) qu’à l’âge adulte.


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Bébés cygnes. image Cone dmn


Le plus grand des cygnes est le cygne chanteur avec une longueur qui peut atteindre 1,60 m et une envergure comprise entre 2,20 et 2,45 m.


Le chant du cygne



Selon la tradition, les cygnes chantent avant de mourir. Cette belle légende n’est qu’une invention des poètes et des anciens philosophes.


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Cygne tuberculé. image Wsweet 321


Cette légende remonte à l’Antiquité. Dans son Phédon, Platon attribue à Socrate l’invention des cygnes chantant « non par chagrin ou détresse mais parce qu’Apollon les inspire ».
Shakespeare fait plusieurs fois allusion au « chant du cygne ».


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Le cygne n'est pas un oiseau très bavard. image Rhys Jones Photography


En réalité, les cygnes sont souvent muets. Le cygne chanteur (Cygnus cygnus) est le seul à posséder un chant assez harmonieux.

Son cri est puissant et ressemble au son d’une trompette.


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Cygne tuberculé. image Keven Law


Les espèces les plus communes arrivent à émettre un violent sifflement en cas de colère ou de danger. C'est le cas du cygne tuberculé (Cygnus olor), une espèce commune.

Le reste du temps, l’animal est sans voix. D’ailleurs, le cygne tuberculé n’est-il pas nommé « cygne muet » (Mute Swan) ?
Le cygne trompette doit son nom au cri grave qu’il émet qui rappelle vaguement un coup de trompette.


Protection des cygnes



Sa beauté a valu au cygne d’être chassé pour ses plumes au point que plusieurs espèces se sont retrouvées au bord de l’extinction.


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Elégance du cygne qui se pose sur l'eau. image Fmc.nikon.d40


Le cygne trompette était un oiseau commun en Amérique du Nord avant l’arrivée des colons. Malheureusement, il fut chassé à outrance pour la beauté de son plumage et devint de plus en plus rare.

En 1951, on ne comptait plus que 31 individus dans l’Etat du Montana.

Face à cette situation dramatique, on créa sur un territoire de 150 km² une réserve où la chasse était interdite.
3 ans plus tard, la population s’élevait à 642 cygnes. Le parc national de Yellowstone permit également de préserver une population.


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Cygnes trompette photographiés au Canada. image Rick Harris


Aujourd’hui, environ 6 000 cygnes vivent aux Etats-Unis et au Canada.


Le cygne chanteur est protégé en France mais l’espèce est menacée sur son territoire de nidification (Nord de l’Europe, Sibérie et nord de l’Asie). La chasse illégale et les pollutions contribuent au déclin des populations.


Le cygne noir, après avoir été chassé, est aujourd’hui sévèrement protégé en Australie. Il regagne peu à peu son ancienne aire de répartition.


Classification




Règne : Animalia 
Embranchement : Chordata 
Sous-embranchement : Vertebrata 
Classe : Aves 
Ordre : Anseriformes 
Famille : Anatidae 
Sous-famille : Anserinae 
Genre : Cygnus

[size=24]Animaux - Oiseaux - L'alcyon pie -[/size]





 
 
Habitat et distribution



L'alcyon Pie vit dans divers habitats humides et peut être vu aussi bien le long des fossés bordant les routes ou au bord des mares des villages qu'autour des grands réservoirs et lacs. Il fréquente également les rivières lentes, les fleuves, les rizières, les zones inondées et les marais. Dans certaines parties de son aire de répartition, comme l'Afrique de l'Ouest, l'Alcyon pie habite les estuaires envasés , les lagunes côtières et les mangroves. il est commun le long des rivages sableux ou rocheux où il pêche en plongeant dans les vagues..




 

L'Alcyon pie possède une vaste aire de distribution scindée en deux parties bien distinctes : l'Afrique au sud du Sahara et l'Asie du continent indien jusqu'à l'Indochine et la Chine méridionale. Quatre sous-espèces sont officiellement répertoriées : Ceryle rudis rudis , la race nominale (continent africain, Centre et sud de la Turquie, Mésopotamie jusqu'au nord du Golfe persique) - C.R travancoreensis (sud-Ouest de l'Inde) - C.R leucomelanura ( reste du continent indien, Sri Lanka, Nord de l'Afghanistan, Cahemire, contreforts de l'Himalaya jusqu'à l'indochine) - C.R Insignis (sus-ouest de la Chine, Hainan).




Caractères distinctifs



L'Alcyon pie présente une livrée noire et blanche. De taille moyenne, il ne peut être confondu avec aucun autre martin-pêcheur. Chez le mâle adulte, le front, le capuchon et la nuque sont noirs striés de blanc. La huppe est striée de noir et de blanc. Les sourcils blancs sont d'inégale largeur : ils sont étroits au-dessus de l'oeil, plus larges sur les côtés de la calotte et en avant de l'orbite. La nuque est noire, contrastant avec les côtés blancs du cou. Les lores et les joues noires rejoignent la nuque de la même couleur. Les plumes des parties supérieures, du manteau juqu'aux sous-caudales, sont noires avec de larges bordures blanches. Le croupion est blanc, avec une large bande subterminale noire. La queue est noire avec une étroite pointe blanche. Le menton et la gorge sont blancs. La poitrine porte une large bande noire, souvent presque discontinue en son milieu. Cette bande est soulignée, quelques millimètres plus bas, par une très fine bande noire. Le reste des parties inferieures est blanc. Le dessous des ailes est blanc. Le bec est noir, avec des comissures gris bleu. Les pattes sont gris foncé ou noirâtres. La femelle diffère de son partenaire par l'absence de la seconde bande noire au bas de la poitrine. La bande pectorale est généralement plus fine, interrompue en son milieu.




 

Couple d'alcyons pie




Les juvéniles ressemblent à la femelle, mais il se distinguent de cette dernière par le fait que les plumes des lores, du menton, de la gorge et de la poitrine sont liserées de brun. La bande pectorale est grisâtre, le bec plus petit.




Chant et cris



L'alcyon pie a une communication très bruyante qu'il émet en vol ou d'un perchoir. . Son cri le plus fréquent est un " kouik" aigü et perçant , répété à intervalles irréguliers. Il produit également des cris de menaces aigüs et saccadés car ses querelles de territoire sont fréquentes : "tchiker kerker". Cet oiseau ne possède pas de chant.




Reproduction



En période de reproduction les alcyons pies se poursuivent en criant, défendant férocement leurs perchoirs et leur nid. Celui-ci est un terrier creusé dans la berge d'un lac ou d'un rivière, ou le long de la côte. Parfois, il se trouve dans une sablière à plus d'un kilomètre de l'eau. Mâle et femelle creusent le terrier avec leur bec. Il atteint 1,2 à 1,5 mètre de long et se termine par une chambre de nidification. Le creusement peut durer jusqu'à 11 semaines mais s'effectue habituellement en un mois. Trois jours plus tard, la femelle pond ses oeufs. Le couple se partage l'incubation , mais la femelle en assure les deux-tiers pendant le jour et presque la totalité durant la nuit. Les jeunes alcyons naissent nus et aveugles, mais à cinq jours leurs yeux s'ouvrent et leurs plumes apparaissent. A l'âge de deux semaines, ils sont enplumés. Ils picorent les parois de leur nid afin de recouvrir leurs excréments avec du sable. Sur le sol de la chambre de nidification, les pelotes d'arêtes des poissons qu'ils ingurgitent s'accumulent. Dans le nord de l'aire, l'oiseau niche au printemps et en été. Dans le nord des tropiques, il dépose sa ponte en hiver (de Septembre à Mars) tout comme dans le sud (Avril à Août). Dans les régions équatoriales, la nidification intervient à n'importe quel moment de l'année.




 


Comportements



En Afrique Orientale, les moeurs reproductives de l'Alcyon Pie ont été étudiées dans les moindres détails. Cette étude approfondie a permis de déterminer qu'en Ouganda et au Kenya notamment, une couple sur trois adopte un mode de reproduction coopératif auquel participe deux catégories d'assistants. La première sorte d'assistant, appelée assistant primaire, est toujours un mâle. C'est généralement le fils d'un des membres du couple. Il joue un rôle essentiel et assiste le couple dans toutes ses taches dès le début de la nidification. Dès que la ponte est déposée, il se charge de ravitailler le couple et transmet le poisson au mâle qui sert d'intermédiaire avec la femelle qui couve. L'assistant primaire apporte également sa contribution au couple pour houspiller ou chasser les intrus ( mammifères et reptiles) qui s'approchent du nid. La deuxième sorte d'assistant, appeléeassistant secondaire, n'a en principe aucun lien de parenté avec le couple. Il s'agit, la plupart du temps, d' oiseaux n'ayant pas trouvé de partenaire ou n'ayant pas réussi à se reproduire. Dans un premier temps, ils sont rejetés par le couple, et ils sont réacceptés ensuite. Ils n'interviennent que lorsque le oeufs sont éclos. Leur tache se cantonne à nourrir la nichée. Ils fournissent en priorité la femelle plutôt que les petits. Un couple nicheur possède rarement plus d'un assistant primaire, alors qu'il peut avoir plusieurs aides secondaires. Les paires qui nidifient en un lieu où la nourriture n'est pas très abondante ont d'avantage d'aides que ceux qui vivent dans un endroit plus favorisé sur ce point.




 

L'alcyon pie possède un vol rapide, direct, composé de battements d'ailes irréguliers , parfois entrecoupés de brefs vols planés. Il se baigne souvent en effectuant une série de petits plongeons rapides à la surface de l'eau, suite à quoi il grimpe sur un perchoir pour lisser ses plumes. L'alcyon pie fréquente des dortoirs collectifs pouvent atteindre plus de 200 oiseaux. Il se repose sur des petits arbres situés sur des îlots, sur un grand arbre tombé dans l'eau, dans les trous d'une paroi de sable ou même à terre.




 


Nourriture



L'alcyon pie est un autentique martin-pêcheur qui se nourrit donc de poissons qu'il capture en plongeant dans l'eau. Il préfère les petits cichlidés et les barbeaux , mesurant en moyenne 6 centimètres et pesant 4 grammes, mais il peut capturer des poissons de 25 gr. Il mange environ 44 grammes de nourriture par jour mais en attrape davantage lorsqu'il nourrit ses jeunes. L'alcyon Pie pêche de deux façons : il se perche et plonge sur la proie qu'il a repérée, ou bien il vole au ras de l'eau et s'élève à quelques mètres de la surface en vol stationnaire dès qu'il a aperçu un poisson. Il perche habituellement à une cinquantaine de mètres de la rive, mais peut s'aventurer jusqu'à 3 kilomètres au large pour capturer les poissons qui remontent à la surface à l'aube et au crépuscule. L'Alcyon avale souvent les petits poissons en volant, mais regagne son perchoir si la proie dépasse 2 cm. Il l'assomme alors contre une branche et l'avale la tête la première afin que les nageoires et les écailles passent plus facilement. Les arêtes de poisson et les restes indigestes d'insectes sont régurgités sous la forme de pelotes grises de 2,5 cm de long.




 
 


Classe : Oiseaux

Ordre : Coraciiformes

Famille : Alcédinidés

Longueur : 25 cm

Envergure :45-47 cm

Poids : 68-100 gr (M) - 71-110 gr (F)

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MessageSujet: Re: Animaux - Oiseaux - Le roselin familier -Calopsitte - Manchot empereur -+ autres(photos,textes)   Sam 3 Oct - 12:39






Aigrette à face blanche


Egretta novaehollandiae




Ordre des Ciconiiformes –


famille des Ardéidés





Ses mesures



L : 67-70 cm 

Poids : 550 gr


Description



L’aigrette à face blanche a le plumage gris-bleu sur la tête, le cou, les parties supérieures et les ailes. Les parties inférieures sont plus claires avec des plumes brun-rosé sur la poitrine.

En plumage nuptial, cette aigrette présente de longues plumes sur la tête, le cou et le dos. En vol, on peut voir les rémiges plus foncées contrastant avec la couleur du corps.

La face est blanche, et on peut voir une étroite bande blanche s’étendre du menton jusqu’au milieu de la face antérieure du cou.

Le long bec droit est pointu et noirâtre, avec les lores foncés. Les yeux sont jaunâtres. Les pattes et les doigts sont jaune verdâtre.

Les deux sexes sont semblables.
Le juvénile est plus terne et il lui manque souvent le blanc sur la face. Les parties inférieures sont souvent roussâtres, bien visibles en vol.





Cri et chant



L’aigrette à face blanche émet des cris rauques répétés plusieurs fois quand elle vole d’une zone de nourrissage à une autre « grr-aw ». Ces sons gutturaux peuvent être discordants.


Habitat



L’aigrette à face blanche vit là où il y a de l’eau. On peut la trouver depuis les vasières laissées par les marées et sur les récifs côtiers, jusque dans les plaines herbeuses et les jardins.


Distribution géographique



L’aigrette à face blanche peut se trouver en Australie, mais également en Indonésie, Nouvelle Guinée, Nouvelle Calédonie et dans les Iles subantarctiques. 
Cette espèce s’est introduite en Nouvelle Zélande vers la fin des années 1940.

Elle est absente des zones intérieures les plus sèches de l’ouest Australien.


Comportement en milieu naturel



L’aigrette à face blanche prospère dans une grande variété de riches zones nourricières, aussi bien maritimes qu’à l’intérieur des terres.

Elle avance à la dérobée dans les lagunes laissées par les marées, dans les eaux peu profondes et les zones humides, toujours prête à frapper de son bec tout ce qui peut nager près d’elle. Quand la proie est capturée, l’aigrette à face blanche la saisit en travers du corps avec son long bec, et ensuite, elle la secoue avant de l’avaler la tête la première.

L’aigrette fouille aussi la vase, ou ratisse avec une patte, pour capturer des crustacés et des vers. Ces aigrettes peuvent chasser en couples ou en petits groupes.
Si elle est dérangée, l’aigrette à face blanche est prompte à quitter la place avec de lents battements d’ailes. Elle peut être observée se reposant dans les arbres. Elle défend parfois des territoires distincts.
L’aigrette à face blanche est nomade et migratrice partielle. Elle est plutôt une visiteuse d’hiver dans le nord de l’Australie et sur la Péninsule du Cap d’York.





Son vol



L’aigrette à face blanche semble voler lentement, avec de longs mouvements circulaires des ailes. Elle effectue des vols lents mais vigoureux. Le cou est habituellement replié et les pattes sont allongées derrière.


Reproduction



L’aigrette à face blanche se reproduit en petites colonies de 5 à 10 couples, mais parfois davantage.
Le site du nid est à courte distance de l’eau. Cette espèce préfère les arbres hauts comme les pins, ou n’importe quel autre grand arbre où elle pourra construire un grand nid lâche, fait de brindilles, rameaux et branches feuillues. C’est une plate-forme peu profonde mais  volumineuse, située à environ 12 à 20 mètres du sol. Le nid peut être détruit par des vents violents ou des tempêtes. Il est construit par les deux adultes.


Habituellement, la femelle dépose 2 à 4 œufs d’un bleu verdâtre terne. L’incubation dure environ 24 à 25 jours, partagée par les deux parents qui se relaient environ toutes les dix heures. Les poussins sont nourris par régurgitation par leurs parents. Ils quittent le nid vers l’âge de 38 à 42 jours, et restent souvent avec les adultes jusqu’à la prochaine nidification.

L’aigrette à face blanche se reproduit principalement d’octobre à décembre, mais elle peut nidifier à d’autres moments dans l’année, selon les chutes de pluies. 
Si le nid et la couvée sont détruits, cette espèce produira une nouvelle couvée, même en été.


Alimentation



L’aigrette à face blanche se nourrit surtout de poissons, crustacés et vers aquatiques, mais aussi de rats, souris, petits reptiles, anguilles, grenouilles, insectes aquatiques et leurs larves.

Pendant l’été, elle trouve un bon supplément de criquets dans les zones cultivées et les pâturages. Elle consomme aussi des sauterelles, des chenilles, des mouches, des scarabées, des araignées et des vers de terre.


L’aigrette à face blanche est une espèce protégée en Australie où ces oiseaux sont vus couramment. 
Elle est commune et largement répandue. Elle a bénéficié de la reconversion des forêts en cultures.





Agami trompette

Psophia crepitans




Ordre des Gruiformes - Famille des Psophiidés




Ses mesures



L: 48 à 56 cm
poids: 1000 à 1300 gr


Description




L’agami trompette est un oiseau terrestre au dos courbé et au long cou tenu serré contre la poitrine.




Le mâle adulte a un plumage noir velouté sur la tête, le cou, le haut du dos et les parties inférieures. On peut voir des reflets violets et verts sur certaines plumes au bas de la face antérieure du cou. Les plumes intérieures des ailes sont grises et recouvrent le bas du dos et la courte queue. On peut voir une teinte chamoisée sur le dos, entre les parties noires du plumage et les plumes grises.

La tête et le cou sont noirs, couverts de plumes très courtes, très denses et ayant l’aspect du velours. Le bec pointu est jaunâtre clair ou gris-bleu pâle. Les yeux sont brun foncé. Les pattes et les doigts sont gris-bleu. 
Les deux sexes sont semblables, avec le mâle légèrement plus grand que la femelle.




Cri et chant


L’agami trompette est bruyant, émettant des cris sonores variés tels que des séries de 6 à 8 « guum » ou « umm » vrombissants. Les séries démarrent vite, puis ralentissent pour descendre « ummumm-umm-umm-umm-umm-umm ». Ces sons sont à l’origine du nom de l’oiseau.

D’autres cris tels que des « jeek » perçants ou des « tzak » retentissants sont émis. Quand il se sent menacé, l’agami trompette lance des grognements aigus.
Il peut être bruyant et vocal la nuit, ou quand ils sont en groupes.


Habitat




L’agami trompette vit dans les forêts tropicales humides. Il se nourrit sur le sol de la forêt. On le trouve en général profondément enfoncé dans la forêt où il se cache, et il peut être vu jusqu’à 500 mètres d’altitude.


Distribution géographique




L’agami trompette vit dans le Bassin Amazonien, dans la partie tropicale de l’Amérique du Sud. On le trouve en Guyane et Guyane française, depuis l’est du Venezuela jusqu’à l’ouest du l’Equateur, au nord du Pérou, au Brésil et au nord de l’Amazone.




Comportement en milieu naturel


L’agami trompette est grégaire et souvent vu en groupes d’une vingtaine d’individus. Ils se nourrissent sur le sol de la forêt et se reposent ensemble dans les arbres. Cette espèce est principalement terrestre, mais elle dort dans les arbres et elle est souvent active la nuit.

L’agami trompette est méfiant, mais cette espèce peut s’apprivoiser en tant qu’animal domestique. Habituellement, il « sonne l’alarme » avec ses cris sonores s’il y a des intrus ou des dérangements le jour ou la nuit, et c’est un bon chasseur de serpent. Les Indiens d’Amazonie le gardent souvent comme animal domestique.

L’agami trompette est souvent vu en train de marcher tout en cherchant sa nourriture sur le sol. Il consomme surtout des fruits murs. Quand il est dérangé, il s’envole laborieusement dans les branches. Ces oiseaux sont beaucoup chassés pour leur chair.





Parade nuptiale


Les parades nuptiales ont lieu dans des clairières ou les agamis trompette se rassemblent en grands groupes, et effectuent des danses élaborées et bruyantes, semblables à celles des grues. Les oiseaux se pavanent, sautent et parfois même effectuent des culbutes. Les mâles ouvrent souvent brièvement leurs ailes et les agitent deux ou trois fois, tout en s’inclinant rapidement vers l’avant avec la tête et le cou vers le sol. Pendant ces parades, les oiseaux marchent, se suivent ou décrivent des cercles tout en battant des ailes régulièrement. Ces parades peuvent être effectuées par les deux sexes, mais principalement par le mâle, et avec une plus grande intensité. Le mâle peut aussi offrir de la nourriture à la femelle avant l’accouplement.






Les groupes d’agamis trompette sont très territoriaux et défendent vigoureusement leur territoire. Quand des intrus y entrent, des disputes éclatent avec des coups de pattes et de becs, jusqu’à ce que les opposants quittent les lieux. Ces groupes comprennent en général une femelle dominante et trois mâles, et leurs jeunes.



Le Vol




L’agami trompette s’envole en courant sur le sol, ou s’il est menacé, il s’envole laborieusement dans les arbres proches à environ 10 mètres de hauteur ou parfois plus haut. C’est un faible voilier qui préfère courir sur le sol.


La reproduction




L’agami trompette peut nidifier en petites colonies. Le nid est situé dans un trou d’arbre, à entre 4 à 13 mètres du sol. Quelques matériaux végétaux peuvent être ajoutés, tels que des brindilles et des feuilles. Mais le nid peut aussi être une simple dépression grattée sur le sol. 
La saison de reproduction a lieu pendant la saison des pluies, de décembre à juin. La femelle dominante se reproduit avec les trois mâles dominants.

La femelle dépose 2 à 3 œufs blancs. L’incubation dure environ 28 jours, assurée par les adultes membres du groupe. Les jeunes sont nidifuges et quittent le nid très vite. Ils sont très précoces mais leur développement est lent. Il leur faudra 50 jours pour atteindre la moitié du poids des adultes. Ils sont bien camouflés par leur plumage rayé de brun et de noir. Ils sont nourris par les adultes du groupe pendant plusieurs semaines. Ils dorment près du sol avant de savoir voler, et sont souvent la proie des serpents.





Alimentation



L’agami trompette se nourrit principalement de fruits murs pris au sol ou sur des plantes basses. Il préfère les fruits tendres à peau fine. Il consomme aussi un grand nombre d’insectes tels que les scarabées, les fourmis et les termites. Occasionnellement, il prendra des petits serpents.


L’agami trompette n’est pas une espèce en danger, mais il souffre de la chasse intensive. La destruction de l’habitat avec la construction des routes à travers la forêt est une menace importante pour l’espèce. L’agami trompette est parfois gardé comme animal domestique.





 
 
Accenteur mouchet
Prunella modularis



Ordre des Passériformes – Famille des Prunellidés



QUELQUES MESURES :

L : 14-15 cm
Env : 19-21 cm
Poids : 16-25 gr
 

LONGEVITE : Jusqu’à 8 ans



DESCRIPTION DE L’OISEAU :



L’Accenteur mouchet est une espèce commune, relativement comparable au Moineau domestique. Les deux espèces sont souvent confondues. 
On l’appelle aussi « traîne-buisson ».



Le mâle adulte a les parties supérieures brunes striées de brun clair et plus foncé sur le manteau et le croupion. Les ailes et la queue sont brun foncé. On distingue une barre alaire fine de couleur chamois.

Les parties inférieures sont gris-bleu, excepté les flancs brunâtres striés de brun foncé. Le dessous des ailes est gris-bleu.

Sur la tête, le front et la calotte sont bruns et striés de brun plus foncé, rejoignant ainsi la couleur du manteau. La face est gris-bleu avec les joues brunes striées comme la calotte. On peut voir un large sourcil gris-bleu.

Le bec fin est noirâtre, avec la base de la mandibule inférieure rougeâtre. Les yeux sont brun-roux. Les pattes et les doigts sont roses.







La femelle est très semblable, mais légèrement plus terne, avec des zones gris pâle sur la tête et les parties inférieures.





Juvénile



Le juvénile a le corps brun intensément strié de noirâtre. La tête est plus brune que chez les adultes et ne présente pas du tout de gris. La barre alaire claire est évidente. Les yeux sont plutôt sombres.




CRIS ET CHANTS :



Le cri typique de l’Accenteur mouchet est un « seep » sonore et persistant, et un trille « ti-ti-ti-ti » plus doux souvent lancé en vol.

Le chant est un gazouillis agréable mais aigu et haut-perché. Il est très semblable à celui du Troglodyte mignon mais plus doux, plus court et plus calme. Il chante souvent depuis un perchoir exposé.








HABITAT :

L’Accenteur mouchet fréquente les jardins, les haies, les forêts avec un sous-bois épais, les zones découvertes avec des buissons, les arbustes et les parcs. On le trouve depuis le niveau de la mer jusqu’en haute montagne selon la distribution.




DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :


L’Accenteur mouchet est principalement résident dans l’ouest et le sud de l’Europe. Les populations des parties nord et est de l’habitat migrent vers la Méditerranée et le Moyen-Orient.  
L’espèce a été introduite en Nouvelle Zélande et se reproduit à présent à travers tout le pays.




COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :

L’Accenteur mouchet, afin de justifier son surnom de « traîne-buisson »,  est souvent vu en train de se nourrir sur le sol, se déplaçant comme une souris avec le corps près du sol. Il reste souvent sous les buissons bas et les haies. Il sautille rapidement en agitant les ailes et la queue.
 




Il se nourrit principalement de différentes sortes d’insectes, les capturant dans le tapis de feuilles mortes et entre les racines des plantes. Après la saison de reproduction, il se nourrit de graines et de baies. On le voit aussi près des mangeoires en hiver.



L’Accenteur mouchet a un comportement reproducteur complexe. Si un mâle peut avoir une, deux ou trois femelles, la femelle peut aussi avoir deux mâles. Et parce que les femelles sont polyandres, les mâles doivent s’assurer de leur paternité. Pour cela, avant l’accouplement, le mâle stimule le cloaque de la femelle avec son bec afin de provoquer l’évacuation du sperme d’un accouplement précédent.
 




Après la naissance des poussins, dans une relation où il y a deux mâles pour une femelle, l’un des mâles sera subordonné et évincé des accouplements. Dans ce cas, il ne s’occupera pas de l’élevage des jeunes. Le mâle partage les tâches liées à la nidification proportionnellement à son succès à la reproduction. Finalement, la majorité de ces oiseaux sont monogames, avec un couple normal comprenant un mâle et une femelle.



L’Accenteur mouchet est un hôte fréquent du Coucou gris (Cuculus canorus) en dépit des œufs pourtant très différents dans chaque espèce.



L’Accenteur mouchet est souvent vu seul, mais parfois, des groupes se forment là où les sources de nourriture sont abondantes.
 




VOL:

L’Accenteur mouchet se déplace habituellement parmi les arbustes et rarement dans les zones découvertes. Mais quand cela se produit, il a un vol direct avec des battements rapides, et il vole assez bas au-dessus du sol.



REPRODUCTION


La saison de reproduction a lieu au printemps et démarre en avril.

La femelle construit un nid volumineux dans un arbuste, un buisson dense ou une haie. Le nid en forme de coupe est fait de brindilles, mousse, feuilles sèches, radicelles et divers morceaux de plantes. L’intérieur est tapissé de mousse et de poils, parfois aussi de laine et de plumes. Il est situé à environ 1,50 à 2 mètres du sol.
 




La femelle dépose 4 à 5 œufs de couleur turquoise, indistinctement tachetés de roux. L’incubation par la femelle dure environ 12 à 13 jours. Elle abandonne le nid régulièrement pour se nourrir pendant dix minutes.

A la naissance, les poussins sont partiellement couverts de duvet noirâtre. Ils sont nourris par les deux adultes et abandonnent le nid au bout de 12 jours. Le mâle les nourrit seul les derniers jours, tandis que la femelle construit un autre nid pour la seconde couvée, et il arrive que cette espèce en produise une troisième dans la même saison.
 




ALIMENTATION :

L’Accenteur mouchet se nourrit surtout de graines et de petits insectes en automne et en hiver. Au printemps, il se nourrit principalement d’insectes et de leurs larves, d’araignées et de petites chenilles vertes.


PROTECTION / MENACES / STATUTS :



Les populations d’Accenteurs mouchet ne sont pas menacées actuellement, mais quelques déclins ont été observés à la fin du 20ème siècle à cause des changements dans l’habitat avec la déforestation. Cependant, les populations ont récupéré des chiffres satisfaisants pour l’instant.





Le hibou grand-duc (Bubo bubo) également appelé grand-duc d'Europe ne craint presque aucun autre animal en raison de sa taille et de sa puissance.

L'homme a d’ailleurs longtemps considéré ce rapace, à tort, comme un redoutable concurrent. Il est regrettable que le hibou grand-duc soit de moins en moins présent en Europe car c'est un grand prédateur qui empêche la prolifération des petits rongeurs.






Hibou grand duc. image Foxypart4


Il porte des touffes de plumes de chaque côté de la tête que l’on appelle « aigrettes ». Ces aigrettes sont redressées lorsqu’il est inquiet ou curieux. Lorsqu’il vole, il les rabat.


Contrairement à ce que l'on croit, le hibou grand-duc voit parfaitement dans la journée même si sa vue est mieux adaptée à la semi-obscurité. Tout comme nous, il est incapable de se diriger dans le noir absolu.




Bubo bubo. Hibou grand duc. image Daniel Guip


Le grand-duc d’Europe chasse de préférence au crépuscule et à l’aube. Sa taille, 160 à 180 cm d’envergure pour un poids d’environ 2,5 kg, lui permet de s’attaquer à des proies d’assez grande taille.


Sa vue et son ouïe, particulièrement fine, lui permettent de repérer ses proies. Rien ne lui resiste. Il se délecte des chauves-souris, des mulots, de petits mammifères mais aussi des oiseaux, ou des lézards. Il s'attaque même aux reptiles et à d'autres rapaces nocturnes.





Bubo bubo. Hibou grand duc. image Arne.list


Ses techniques de chasse diffèrent selon la proie. Il peut aussi bien attendre, à l'affût, qu'attraper ses victimes en vol.



Si la proie n'est pas trop grosse, il l'avale en entier. Dans le cas contraire, il la déchiquette avec son bec.
Il avale tout : Peau, poils, plumes, os

Ce qui est trop indigeste est recraché et forme les pelotes de rejection que l'on retrouve sur le sol.





Hibou grand duc en plein vol. image Dori


Si l’on observe un grand-duc, on s’aperçoit que l’animal tourne la tête en permanence de gauche à droite. Il opère ce mouvement car ses yeux sont fixes. Pour changer la direction de son regard, il doit changer la position de sa tête.


Le hibou grand-duc recherche les zones où il peut trouver des roches escarpées, des falaises et des zones boisées.
Son aire de distribution comprend l’Europe, l’Asie et l’Afrique du Nord.



La reproduction




Ce rapace construit son nid généralement dans les rochers. En Europe, au début du mois de février, le mâle hulule. Son « ou-ho » grave et sonore, répété toutes les 10 secondes, est audible jusqu’à 4 km.
Il répétera son cri jusqu’à ce qu’une femelle lui réponde. Les deux partenaires se rejoignent et le mâle choisit l’emplacement du nid.



La femelle pond 2 à 5 œufs qu’elle couvera seule. Son partenaire chasse et la nourrit pendant 34 à 36 jours, temps de la couvaison.

Les oisillons naissent aveugles. Leurs premières plumes apparaissent à un mois et ils commenceront à voler à deux mois.





Hibou grand duc. image Daniel Guip


Les petits restent sous la protection des parents environ 9 semaines. A cinq mois, ils hululent.

Les mâles quittent le territoire familial alors qu’en général, les femelles restent assez près de leur site d'origine.



Une fois, les jeunes autonomes, la famille se disperse. Un nouveau couple se formera à la prochaine saison des amours.



En liberté, un hibou grand-duc peut vivre jusqu’à 20 ans. Le record de longévité en captivité est de 68 ans.


Classification

Règne: Animalia 
Embranchement : Chordata 
Classe : Aves 
Ordre : Strigiformes 
Famille : Strigidae 
Genre : Bubo 
Espèce : Bubo bubo







Nettement plus petit que son cousin le condor des Andes, le condor roi, également appelé condor pape ou sarcoramphe roi, est le plus coloré des vautours du Nouveau Monde.
Ce condor (Sarcorhamphus papa) vit du centre du Mexique au nord de l’Argentine, ainsi que Trinité et Tobago.
Le condor roi est assez commun mais assez difficile à observer car, le plus souvent, ce vautour vole en haute altitude.







Portrait du condor roi





Le plus remarquable est sans aucun doute son « masque » très coloré. La peau rouge avec ses replis sombres forme une face unique chez les vautours.



Les deux sexes ont la même morphologie. En bon charognard, le condor roi possède un bec rouge très puissant.





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Edgar Thissen


Les adultes portent une livrée au plumage noir et blanc, tandis que les jeunes sont brun foncé. Sa taille est en moyenne de 76 cm pour une envergure d’1, 80 m. Le poids est d’environ 4 kg.




Jodie Andlarry



Ce vautour émet une sorte de croassement.
Le condor roi fréquente essentiellement la forêt tropicale. Du haut des arbres, il peut observer son domaine et repérer les proies grâce aux déplacements des autres vautours ou de son odorat.





M Kuhn



Une fois le cadavre repéré, il se lance dans les airs et plane grâce aux courants ascendants. Aucun cadavre ne peut résister à son bec qui lui sert à déchiqueter les chairs.





M Kuhn


Ce charognard nécrophage ne se nourrit que de cadavres de mammifères et parfois de poissons morts.

Son odorat est réputé comme étant assez peu développé en comparaison avec les autres vautours.


Est-ce pour cela qu’il ne chasse pas ? Selon les ouvrages, l’opinion des spécialistes diffère. Charognard exclusif pour certains ou chasseur occasionnel pour d’autres.




Mode de vie et reproduction





Grégaire, le condor roi vit en petits groupes familiaux ou en solitaire. C’est un oiseau monogame.

Quand la période de reproduction commence, le mâle entreprend une parade sexuelle. Il se montre sous son meilleur jour, ailes déployées et cou gonflé.


Les excroissances charnues de couleur vive appelées caroncules servent d’ornement sexuel.





Taylor Dundee



La nidification s’effectue dans des cavités ou des crevasses remplies de branchages. L’incubation dure plus de deux mois. Les parents passent beaucoup de temps à élever leur unique petit qui reste au nid environ 6 mois




Un juvénile .image Craig Wilkinson





Le jeune ne sera vraiment indépendant que vers un an et demi.




Jon Inghram


Si le vautour roi se reproduit lentement, par contre il bénéficie d’une longévité importante d’environ 50 ans.


Classification



Règne: Animalia 
Embranchement: Chordata 
Classe: Aves 
Ordre: Ciconiiformes (encore parfois Falconiformes)
Famille: Cathartidae 
Genre: Sarcorhamphus
Espèce: Sarcorhamphus papa


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MessageSujet: Re: Animaux - Oiseaux - Le roselin familier -Calopsitte - Manchot empereur -+ autres(photos,textes)   Sam 3 Oct - 12:42

Animaux -Oiseaux - Le condor de californie -


Aux Etats-Unis, le condor de Californie (Gymnogyps californianus) a été sauvé de justesse de l’extinction. Avec ses 3 mètres d'envergure, ce condor (California condor) était le géant du ciel de Californie.


Portrait du condor de Californie




Le condor de Californie peut, comme le condor des Andes, atteindre 3 m d’envergure environ. Son poids varie de 9 à 11 kg. On le distingue facilement de son cousin des Andes car sa tête est saumon et l’extrémité du bec gris pâle. Sa collerette de plumes hérissées est grise foncé ou noire et son plumage gris-brun à noir.Quelques bandes blanches apparaissent sur le dessous des ailes.


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Stephanie Asher


La femelle est légèrement plus grande que le mâle.
Lui aussi est un charognard qui se nourrit de carcasses fraiches ou en décomposition: boeufs, moutons, cerfs...



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Ekai


Il fréquente les chaînes de montagne du Coast Range, en Californie, jusqu'à 2 000 m d'altitude. Chaque jour, le condor de Californie parcourt son domaine à la recherche de nourriture.


Mais, il revient chaque soir sur le même perchoir.
Planant à une vitesse d'environ 90 km/h grâce aux courants thermiques ascendants, le condor peut ainsi parcourir près de 200 km dans la journée.


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Molas


Quand il ne recherche pas des proies, ce condor passe de longues heures à prendre des bains de soleil et à nettoyer son plumage.


Le cou, dénudé, est passé en revue après chaque repas afin d'éliminer tous les restes provenant essentiellement des charognes ingurgitées.


Reproduction du condor de Californie




La reproduction est très lente et les œufs sont rares. La maturité sexuelle n’intervient pas avant 6 ou 7 ans.


En février et avril, la période de reproduction commence. Une fois que les couples sont formés, ils restent unis pour la vie.
La femelle ne pond qu’un seul œuf tous les deux ans. L'oeuf de couleur verdâtre est déposé dans un trou de falaise.


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MS4JAH


Le jeune reste au nid environ un an et commence ses premiers envols vers 6 mois. A la naissance, le petit est recouvert d'un duvet gris. Il revêtira son plumage adulte vers 5 ans.


Le condor de Californie et l'homme




Abattu par les chasseurs ou empoisonné à la strychnine, il fut aussi victime des collectionneurs d'œufs.


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Condor dans le Grand Canyon. image Happy Monkey


En 1982, le condor de Californie était sur le bord de l'extinction. Il ne restait que 22 de ces oiseaux en liberté.

Le dernier condor sauvage a été capturé en 1987, rejoignant les vingt-six autres dans les programmes d'élevage du parc de San Diego et du zoo de Los Angeles.





Un adulte et un immature. image Chdwckunstrsslhm


Grâce à cette mesure de dernier recours, le condor de Californie a pu se reproduire et certains individus ont été remis en liberté.




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Aujourd’hui, on en dénombre plus de 200. Autrefois répandu dans toute l'Amérique du Nord, de la Colombie-Britannique à la Floride, il ne fréquentait plus que la Sierra Nevada et les contreforts de la Coast Range, où l'on tente actuellement de le
réintroduire.


Classification




Règne: Animalia 
Embranchement: Chordata 
Classe: Aves 
Ordre: Ciconiiformes (anciennement Falconiformes)
Famille: Cathartidae 
Genre: Gymnogyps
Espèce: Gymnogyps californianus

Animaux - Oiseaux - L'hirondelle -



L’hirondelle a beau ne pas faire le printemps, elle y contribue largement. De toutes les espèces d’hirondelles, l’hirondelle rustique (Hirundo rustica), également appelée hirondelle de cheminée, est la plus populaire. 
Si l’hirondelle rustique est si connue, c’est parce que c’est un oiseau très familier qui vit près des hommes.
L’hirondelle est un oiseau migrateur qui compte environ 90 espèces. En France, on peut notamment rencontrer l’hirondelle de fenêtre (Delichon urbicum) ou l’hirondelle de rivage (Riparia riparia).



Portrait de l’hirondelle rustique




La morphologie est effilée ce qui permet à cet oiseau de véritables acrobaties aériennes. Elle peut voler rapidement et effectuer des virages serrés avec précision.




image Velo Steve


Cette hirondelle mesure de 17 à 19 cm pour un poids de 35 grammes. En vol, l’envergure atteint 35 cm.
L’hirondelle rustique est facilement identifiable. :


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  • Tête noire

  • Dos bleu-noir

  • Face rouge brique

  • Ventre blanc

  • Longue queue effilée et longues ailes pointues


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Jvverde


On reconnaît le mâle de la femelle aux pointes de la queue (rectrices latérales) qui sont plus courtes chez la femelle.  Le mâle possède une longue queue fourchue.


Les hirondelles sont des oiseaux qui gazouillent. L’hirondelle de cheminée est la plus douée et son chant est très doux. Par contre, en cas de danger, le gazouillis mélodieux se transforme en cri d’alerte aigu.
Une hirondelle rustique vit environ 15 ans.




Jvverde


Parmi les nombreuses espèces, 4 autres espèces d'hirondelles nichent en France :


- Hirondelle de fenêtre (Delichon urbicum)




Hirondelle de fenêtre. image Bob the Lomond


- Hirondelle de rivage (Riparia riparia)




Hirondelle de rivage. image Zakwitnij


- Hirondelle de rochers (Hirundo rupestris)



- Hirondelle rousseline (Hirundo daurica)



La migration de l’hirondelle rustique




On rencontre cette hirondelle partout dans le monde sauf dans les régions polaires et en Nouvelle-Zélande. Elle apprécie de vivre dans nos fermes, nos granges et nos vieux bâtiments.





En automne, on peut observer les hirondelles se regrouper en grand nombre sur les fils électriques.

Elles se préparent pour leur long voyage qui les mènera vers le sud de l’Asie, de l’Afrique et de l’Amérique.


En France,  ces hirondelles sont présentes entre mars et octobre qui correspond à la période de nidification.
Elles quittent l’Europe pour passer l’hiver dans des pays plus chauds.





Deux hirondelles juvéniles. image Jvverde


La migration des hirondelles est longue et difficile. Leur progression n’est pas régulière. En effet, elles voyagent sur de longues distances et dépensent donc beaucoup d’énergie. Cela nécessite un apport calorique important.

L’évolution du voyage dépend donc de la quantité d’insectes disponibles. Ces derniers sont indispensables à la survie des hirondelles.



Mode de vie



L’hirondelle est un oiseau sociable. Elle niche souvent en colonie dans les villes et les villages.

Elle est principalement insectivore et donc très dépendante des populations d’insectes. Si elle aime tant nos vieilles granges, c’est qu’elle y trouve une nourriture abondante.


Par contre, l’emploi abusif des insecticides, des pesticides et les conditions climatiques ont un effet direct sur les populations.





Escaped to Wisconsin


L’hirondelle rustique chasse également en vol les insectes avec beaucoup d’adresse. Elle exécute de véritables acrobaties aériennes pour les happer.

On dit souvent que quand les hirondelles volent bas, la pluie est proche. Effectivement, quand le temps s’annonce pluvieux, les insectes volent plus près du sol.
De ce fait, les hirondelles volent, elles-aussi, plus bas, et chassent leurs proies en effectuant des rase-mottes.



La reproduction


Au début du printemps, les couples confectionnent leur nid. Ce dernier est constitué de boue, d’herbe et de brindilles.

Le nid est souvent installé sur une poutre apparente.





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Le mâle est chargé de rapporter les matériaux. Il ramène à sa compagne des petites boules de glaise qu’elle utilise pour consolider la structure.

Le nid a la forme d’une coupelle.



La femelle y pond  quatre à six œufs qu’elle couve pendant environ 15 jours. Après l’éclosion, les deux parents se relaient pour nourrir leur progéniture.
Ils assurent également leur protection en chassant vigoureusement tout intrus.





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Une femelle a une ou deux couvées par an.
Les oisillons volent au bout de quinze à vingt jours.  Bien que leur plumage soit formé, ils restent cependant dépendants de leurs parents pendant encore un certain temps.

Les juvéniles ont une queue plus courte et les couleurs de la tête sont moins vives.





Hirondelle juvénile. image Jvverde


Après leur émancipation, jeunes et adultes se regroupent pour la longue migration.


Menaces sur l’espèce


L’hirondelle n’est pas un oiseau menacé. Cependant, bien que protégée dans de nombreux pays, elle est inscrite comme espèce en déclin sur la Liste Rouge nationale des oiseaux nicheurs.


La diminution des effectifs provient surtout des changements climatiques et de l’emploi des pesticides.





Dans chaque pays, les effectifs sont très variables d’une année sur l’autre en fonction des conditions environnementales.

Par exemple, en France, la population varie de 2 à 10 millions d’individus.



Classification: Chordata . Vertebrata . Aves . Passeriformes . Hirundinidae

Animaux - Oiseaux - le pélican -



Parmi les oiseaux aquatiques, le pélican est sans aucun doute celui qui intrigue le plus. Il existe huit espèces de pélicans qui ne différent dans la plupart des cas que par leur couleur. Le pélican blanc est le plus répandu.
Piscivore, le pélican est célèbre pour sa poche extensible qui lui donne une allure unique.





Portrait du pélican




Les pélicans sont des oiseaux de grande taille qui pèsent en moyenne 11 kg. En vol, leur envergure varie de 2,50 à 2,70 m.

Le plus grand est le pélican frisé, avec une envergure de 3,45 m et un poids maximum de 13 kg.

Le bec, plus long chez les mâles, peut atteindre 47 cm chez le pélican blanc.








Les pélicans mâles possèdent des becs plus longs. - 



Le vol des pélicans est un peu lourd mais rapide. On a chronométré des pointes à près de 60 km/h.




Ce sont d’excellents planeurs. Ils forment de longues lignes dans le ciel et battent des ailes à l’unisson pour ensuite se laisser planer un moment au grès des vents.







Pélican en plein vol. image Lip Kee




Pendant le vol, la tête est ramenée en arrière de telle façon que le bec touche la poitrine. Les pélicans peuvent ainsi voler jusqu’à 24 heures d’affilée.





Le pélican est un excellent planeur
Tous les pélicans vivent à proximité de l’eau. Sur les 8 espèces, seul le pélican brun qui vit en Amérique est marin.

Les autres espèces vivent à proximité des lacs, dans les deltas ou les marais.





Pélican blanc.


Pour pêcher, le pélican blanc vole souvent par groupe de 6 à 8 au ras de l’eau, frappant la surface à l’aide de ses ailes afin de rabattre les bancs de poissons.


Sous son énorme bec plat, se trouve la célèbre poche. Elle lui sert "d’épuisette"» pour pêcher. Cette poche est parfois tellement pleine que les poissons en débordent.





La poche du pélican permet de stocker les poissons. -


Le pélican blanc est grégaire. Il vit en colonies mais sans aucune hiérarchie au sein du groupe. Quelques pélicans effectuent des migrations régulières. Par exemple, le pélican blanc européen migre chaque année en Afrique.
La plupart des espèces vivent en colonies qui s’entraident pour pêcher sauf le pélican à bec tacheté et le pélican gris qui vivent en plus petits groupes et pêchent seuls.




Les pélicans blancs vivent en colonie. -


Un pélican vit environ 20 ans en liberté et jusqu’à 50 ans en captivité.


La maturité sexuelle intervient vers 3 à 5 ans selon les espèces. A part pour le pélican gris, les nids sont construits à même le sol dans un endroit éloigné des prédateurs, souvent un îlot.




Les différentes espèces de pélicans




Il existe deux espèces de pélicans blancs, présentes dans le sud et l’est de l’Europe, en Asie, en Afrique ainsi qu’en Amérique du Nord et centrale.


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  • Pélican thage (Pelecanus thagus) appelé aussi pélican brun du Chili vit sur la côte ouest de l'Amérique du sud, du Pérou au nord du Chili



 

  • Pélican blanc (Pelecanus onocrotalus)


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Pélican blanc (Pelecanus onocrotalus) .



- Pélican gris ou pélican à dos rose ( Pelecanus rufescens) vit en Afrique



- Pélican frisé (Pelecanus crispus)




Pélican frisé (Pelecanus crispus) . image Belgian Chocolate


- Pélican à bec tacheté (Pelecanus philippensis)




Pélican à bec tacheté (Pelecanus philippensis) . image Lip Kee



- Pélican à lunettes (Pelecanus conspicillatus) : C’est le seul pélican australien




Pélican à lunettes (Pelecanus conspicillatus). image Jen 64





- Pélican d'Amérique également appelé grand pélican blanc (Pelecanus erythrorhynchos)




Grand pélican blanc (Pelecanus erythrorhynchos). image Mike Baird


- Pélican brun (Pelecanus occidentalis) : Amérique



Reproduction du pélican





Les couples se forment rapidement au moment de l’accouplement. Chaque année, un nouveau couple se forme. La parade nuptiale est assez étonnante.

Le mâle, pour conquérir sa belle, se livre à un véritable spectacle de cabaret. Certaines espèces comme le pélican australien ou le pélican blanc, à cette occasion, arborent une poche gulaire rouge.





Une poche gulaire rouge apparaît chez les mâles au moment de la reproduction. -dinosoria.com


Les prétendants balancent la tête, tapent le sol de leurs pieds palmés et claquent du bec à l’unisson devant les femelles ébahies.


A l’issue du spectacle, chaque demoiselle choisit son fiancé et ensemble, ils vont continuer leur rituel nuptial sur le site de nidification.




Tendresse entre deux pélicans. image suneko


A part pour le pélican gris, le nid, posé à même le sol, est sommairement construit avec des branchettes et des roseaux.

La couvaison est effectuée par les deux parents pendant environ un mois.


Les petits, un à quatre selon les espèces, naissent nus et aveugles. Les petits quittent le nid vers 4 semaines pour rejoindre des crèches où sont rassemblés tous les jeunes de la colonie.





Pélican et ses petits. image Kjunstorm


Les parents régurgitent une bouillie liquide pour nourrir les petits. Au bout d’une quinzaine de jours, les jeunes se servent eux-mêmes dans la poche.
Les jeunes, s’ils survivent assez longtemps, prendront leur envol vers trois mois.


Le pélican gris




Contrairement au pélican blanc, le pélican gris pêche en solitaire. Vivant en Afrique et à Madagascar, il n’apprécie guère la vie communautaire.


En Ouganda, le pélican gris cohabite avec le pélican blanc. Mais, une entente cordiale règne sur les grands lacs car les deux espèces n’entrent jamais en compétition.


Légèrement plus petit que le pélican blanc, le pélican gris porte sur le dos une petite teinte rose qui lui a valu son nom anglais de pélican à dos rose (Pink-backed Pelican).




Pélican gris ou pélican à dos rose ( Pelecanus rufescens). image^riza^


Cette espèce établie son nid dans les arbres. Celui-ci est construit en branches sèches. Le mâle choisit l’emplacement du nid et apporte les matériaux de construction.

Mais, c’est la femelle qui se met au travail.

Il est vrai que cette dernière a été subjuguée par la danse nuptiale de son partenaire. Comment refuser quoique ce soit à un fiancé multipliant les claquements de becs, les hochements de tête comiques et les gracieuses courbettes ?




Le pélican gris n'apprécie pas la vie communautaire. image JR Guillaumin


Après une incubation de 33 à 35 jours, la femelle pond 2 à 3 œufs. Les petits naissent nus et les premières plumes n’apparaissent qu’au bout de 12 jours.

Les deux adultes participent à la couvaison.

La mortalité juvénile est très importante (chutes, refroidissements…) et seul un petit sur trois dépasse l’âge d’un mois.


Le pélican brun




C’est le seul pélican marin. Il vit en Amérique du Nord, du Sud et centrale. Il fréquente les côtes rocheuses et sablonneuses, à proximité des fonds marins peu profonds et limpides.

Il peut ainsi plonger, parfois à de grandes profondeurs, pour attraper sa nourriture.



Le pélican brun utilise une technique de pêche particulière. Quand il aperçoit un poisson, il plonge descendant en piqué et ouvre grand le bec pour avaler sa proie.




Pélican brun (Pelecanus occidentalis) .- dinosoria.com


Cette espèce vit en vastes colonies sur le sol ou dans les buissons.


Les nids sont garnis de végétaux, de brindilles et de guano. Chaque ponte compte 2 à 3 œufs pour une couvaison d’environ un mois.


Classification




RègneAnimalia 
Embranchement Chordata 
Sous-embr. Vertebrata 
Classe Aves 
Ordre Pélecaniformes 
Famille Pelecanidae (Pélicanidés)
Genre Pelecanus


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MessageSujet: Re: Animaux - Oiseaux - Le roselin familier -Calopsitte - Manchot empereur -+ autres(photos,textes)   Sam 3 Oct - 12:45

Animaux - Oiseaux - L'Aigle royal -


L’aigle royal (Aquila chrysaetos) est le plus puissant de tous les aigles. Rien n’échappe au regard perçant de cet aigle. Bien à l’abri sur une paroi rocheuse de haute montagne, l'aigle royal (Golden Eagle) peut surveiller son domaine et repérer les proies.


L' aigle royal se distingue par sa très grande taille et sa force qui lui permettent d'emporter de grosses proies.


L'aigle royal: Un regard qui tue




L’aigle royal choisit avec beaucoup de soin son territoire. De ce choix, dépend sa survie. Dans les Alpes françaises, son domaine peut aller jusqu’à 625 km². Son territoire de chasse est plus restreint et dépasse rarement 40 km².
C’est dans ce domaine privé qu’il survole avec sa compagne la vallée.


Le couple vole de manière à ce que chacun puisse observer le plus grand périmètre. Difficile dans ces conditions de leur échapper.


L’aigle royal possède une vue extraordinaire. En comparaison, il voit six fois à huit fois mieux que l’homme. Son champ visuel s’étend sur 300°.


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Aigle royal. image Stu Seeger


Dès qu’un animal bouge, le couple accélère, replie ses ailes et pique sur la proie pour l’attaquer en rase-mottes.
La proie peut être un lièvre, une marmotte, un chamois juvénile, un rongeur, un lézard ou un serpent.


Occasionnellement, l'aigle royal se fait charognard. Sa puissance lui permet de transporter plus de 3 kg de charge.


Quand il vole à grande hauteur et aperçoit son dîner, l'aigle royal amorce une descente en décrivant habituellement une élégante spirale, puis referme ses ailes et pique vers le sol, les serres en avant.


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Aigle royal en plein vol. image Chuck The Photographer


La victime n’a pas le temps de réagir. En effet, l’aigle royal possède une arme redoutable : ses serres.
Ses serres se composent de trois doigts terminés par des ongles acérés. Le quatrième est équipé d’un avillon (ongle recourbé et très acéré, plus long que les autres) qui transperce la peau comme un couteau.
Des pelotes qui se situent sous ses doigts font office de crampons.


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Aigle royal qui chasse. image Brian Scott


Une fois morte, la proie est emportée dans un endroit tranquille où le couple peut festoyer. Une fois à table, ce redoutable prédateur commence par déchiqueter la tête, brise les os et les avale.


L'aigle royal chasse également en vole et peut s'emparer de corbeaux, de petits rapaces ou de canards. En vol, il peut se renverser et saisir l'oiseau par-dessous.


Aigle royal: Fidèle toute sa vie




L’aigle royal choisit une compagne pour la vie. Il courtise sa promise en plein ciel et c’est l’occasion d’admirer un spectacle extraordinaire.


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L’aigle royal possède une vue extraordinaire. image Tom J.Byrne


En effet, le mâle pique en plein ciel sur la femelle dans une simulation d’attaque. Au moment où il arrive au-dessus de sa future compagne, cette dernière se met sur le dos et agrippe les serres de son fiancé.
Ces jeux nuptiaux durent plusieurs heures. 
Une fois le couple constitué, il s’active à construire un nid. Le nid est toujours placé sur une corniche inaccessible.


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Nid d'un aigle royal. image Krayker


Le fond est constitué de branches solides. Le couple garni ensuite le nid de brindilles et de lichens pour le rendre confortable.

Ces nids sont immenses et agrandis en permanence. Des nids anciens peuvent atteindre 2 m de diamètre.
La femelle y pond deux œufs. Un seul aiglon arrivera à maturité. Il est nourri par ses parents pendant deux mois puis il n’est plus alimenté.


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Aigle royal dans son nid. image Eamonn


C’est le meilleur moyen pour l’obliger à se lancer dans les airs. Affamé, il prendra son premier envol.


Les fauconniers




L’aigle royal a pendant longtemps été utilisé pour la chasse. Actuellement, la réglementation est très stricte. Il reste encore quelques fauconniers. Seul le préfet peut délivrer une carte qui autorise la chasse au vol.


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L’aigle royal a pendant longtemps été utilisé pour la chasse. image Mike Baird


L’aigle royal a failli être exterminé par l'Hhomme qui le rendait responsable de la mort du bétail.
Aujourd’hui, il est totalement protégé en France notamment. On comptabilise environ 3 000 aigles royaux
en Europe.


Classification




Règne: Animalia 
Embranchement: Chordata 
Classe: Aves 
Ordre: Ciconiiformes 
Famille: Accipitridae 
Genre: Aquila 
Espèce: Aquila chrysaetos


Fiche technique




Taille : 75 à 79 cm pour une envergure de 2 m à 2,20 m
Distribution : Europe, Afrique du Nord, Asie et Amérique
Longévité: 25 ans environ dans son milieu naturel

[size=24]Animaux - Oiseaux - l'Ara bleu -


L’ara bleu (Ara ararauna) est également appelé ara bleu et jaune. Ce grand perroquet de la sous-famille des Psittacinae  vit en Amérique centrale et en Amérique du Sud.

Autrefois très répandu dans les forêts tropicales, Ara ararauna a fait l’objet d’un commerce intense qui a fait chuter ses effectifs.



Portrait de l’ara bleu




Immense, la longueur de ce perroquet peut dépasser 90 cm. La moyenne est de 76 à 86 cm. Son dos est bleu turquoise alors que son ventre est jaune safran.

Le front est vert et bleu. Une plaque de peau nue et blanche, parsemée de petites plumes noires, entoure l’œil et descend sur la joue.





Ara bleu. image Brian Gratwicke


Son bec crochu et puissant est noir.  De part sa taille, c’est l’un des plus grands perroquets du monde après l’ara hyacinthe.

Son poids varie de 900 g à 1,3 kg pour les plus grands spécimens.





Bec puissant d'un Ara ararauna. image G Box Resources


Menacé par la destruction de son habitat et le braconnage, il s’est réfugié dans les zones les plus reculées de la jungle.
Il fréquente les forêts tropicales qui longent les cours d’eau du Panama, de la Colombie, de Pérou, du sud du Brésil et de la Guyane française.



Mode de vie et reproduction




A l’origine, cet ara vivait en groupes de plusieurs centaines d’individus. La chasse intensive a largement disséminé les populations.

On observe aujourd’hui plutôt cette espèce en couple ou en petits groupes. Les deux partenaires, unis pour la vie, volent au-dessus de la cime des arbres en poussant des cris perçants et rauques.





Couple d'Ara ararauna. image Just Chaos


Les petites bandes se retrouvent la nuit pour dormir.
L’ara bleu se nourrit de feuilles, de graines, de fruits et de noix qu’il casse avec son bec. Il peut ingurgiter des plantes toxiques pour l’homme sans problème. Comme l’ara rouge, il consomme de l’argile afin de réduire la nocivité des aliments qu’il absorbe.




image Nomad 9491


Le couple niche dans les arbres creux. La femelle pond une fois par an ou tous les deux ans deux œufs blancs.
Le mâle participe activement à l’éducation des petits et veille à rapporter de la nourriture qu’il régurgite pour les oisillons.



Les jeunes restent avec leurs parents un à deux ans.


Ara ararauna et l’homme




Malgré les persécutions de l’homme, cet ara continue, tant bien que mal, à vivre là où les braconniers ont des difficultés à le déloger.




Forte curiosité de la part de cet ara bleu. image _edivad


Très intelligent et affectueux,  ce perroquet fait toujours l’objet d’un commerce illicite.


Si vous êtes amateur de perroquets, il faut savoir que le commerce les menace tout autant que la destruction de leur habitat.

Les braconniers n’hésitent pas à abattre les arbres où nichent les aras.



Classification




Règne : Animalia
Phylum : Chordata
Sous-phylum : Vertebrata
Classe : Aves 
Ordre : Psittaciformes
Famille : Psittacidae
Sous-famille : Psittacinae
Genre : Ara
Espèce : Ara ararauna

Animaux - Oiseaux - Le héron -



Sous le terme héron, on désigne un oiseau au long cou, au bec effilé et aux longues pattes d’échassiers. Cependant, il existe de nombreuses espèces de hérons à travers le monde. En Europe, le héron cendré (Ardea cinerea) est le plus répandu et le plus commun.

Tous les hérons possèdent une morphologie très proche et tous sont des oiseaux échassiers appartenant à la famille des ardéidés.

Le vol du héron est emprunt de grâce malgré une apparente lourdeur.



Portrait du héron cendré




Ce héron est un échassier solitaire et prudent. Il mesure environ 1 mètre de hauteur pour un poids de 600 grammes à 2 kg.

Le héron cendré peut rester immobile pendant de longs moments dans l’attente du poisson qu’il va pêcher dans les eaux douces ou salées peu profondes.
Souvent sur une seule patte, il reste ainsi immobile mais en réalité à l’affût.





image Nemo's Great Uncle


Des hérons en plastique sont parfois disposés près des étangs de pêche privés pour éloigner les vrais hérons, en théorie dissuadés par les concurrents.


Notre héron attend qu’une anguille ou un poisson nage entre ses pattes, puis d’un mouvement rapide comme l’éclair, détend son cou ondulé et harponne la proie avec son bec pointu.




image Drplokta


Quelquefois, il se déplace lentement à la recherche de nourriture. Son menu est très varié et comprend aussi bien des poissons que des batraciens, des escargots, des petits rongeurs ou d’autres oiseaux.

Si la prise est rapide par contre il lui faut un certain temps pour avaler sa proie dans son long cou élastique.





image Jvverde


Le héron cendré vit en Europe, en Asie et en Afrique. Il est présent sur tous les plans d’eau peu profond où il peut pêcher.

C’est un migrateur partiel dont les déplacements sont peu étendus. Cependant, certains individus quittent les lieux de reproduction pour des zones plus chaudes comme le sud de l’Europe ou l’Afrique.





image Jvverde


Il peut souffrir des hivers rigoureux quand les eaux gèlent. C’est d’ailleurs le gèle ou l’assèchement des marais ou cours d’eau qui est sa plus grande menace.




image Drplokta


Un autre héron niche dans le sud de la France, c’est le héron pourpré (Ardea purpurea). Plus petit que le héron cendré, ce héron possède une particularité par rapport aux autres espèces. Il a des doigts si longs qu’il peut marcher sur la végétation flottante sans s’enfoncer.




Héron pourpre. image Jvverde


Le héron pourpré vit également dans le sud de l’Asie et en Afrique. Les populations européennes migrent en Afrique pour hiverner.

Actuellement, la population en France est en régression.

La position que le héron cendré adopte en vol permet de l’identifier. En effet, son cou est replié en « S » sur les épaules et les pattes sont pendantes. Il vole en moyenne à 40 km/h en battant lentement des ailes. Son envergure est d’environ 1,85 m.




image Jvverde


Jadis, l’homme chassait le héron au faucon mais il s’échappait en s’envolant très haut.


Le héron émet un « fraank » puissant et rauque. On dit que lé héron craque, glapit ou trompette.


La reproduction du héron cendré




C’est au moment de la reproduction que ces oiseaux solitaires se regroupent. La colonie, appelée héronnière, peut compter entre 15 et 60 individus.




image Nemo's Great Uncle


Le héron revient chaque année au même endroit pour construire son nid au sommet d’un arbre. 
De longues plumes blanches se développent au début de la saison des amours sur le cou et le dos des mâles. Leurs pattes et le bec se teintent de rose orangé.
Les mâles deviennent territoriaux et n’acceptent aucun congénère à proximité.





image Mike Baird


Selon les latitudes, l’accouplement a lieu de février à juillet. La parade nuptiale comprend de nombreux rituels et « mimiques » physiques.

Assez étrangement, bien que la femelle appelle avec instance le mâle, ce dernier se fait un peu « désirer ».
La belle doit montrer « patte blanche » et ne pas brusquer son futur partenaire. Elle peut l’amadouer en transportant une petite brindille telle une offrande.


Si le mâle juge que la femelle est suffisamment douce et soumise alors il accepte l’accouplement.


Ce couple ne dure qu’une saison de reproduction. En effet, la femelle n’a qu’une couvée par an, exceptionnellement deux si la première a été détruite.





image Jvverde


La femelle pond de 3 à 5 œufs bleu clair ou bleu verdâtre. Ces œufs sont couvés pendant 25 jours environ alternativement par le mâle, le jour, et la femelle pendant la nuit.

Après l’éclosion des héronneaux, les parents se relaient jour et nuit pour chercher de la nourriture.
A la naissance, les petits sont plutôt comiques avec leur duvet hérissé comme une crête. Ils ne revêtiront leur plumage adulte que vers 2 ans.





Bébé grand héron bleu. image Mike Baird


Les héronneaux s’envoleront 50 à 60 jours après l’éclosion. Les hérons ont une espérance de vie d’au maximum 25 ans en liberté.




image Dave Hamster


L’espèce n’est pas menacée et les populations sont très stables. De nombreux efforts ont été faits pour protéger l’espèce et surtout son habitat.


Classification




Règne :Animalia
Embranchement :Chordata
Classe : Aves
Ordre : Ciconiiformes
Famille :Ardeidae
Genre Ardea


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MessageSujet: Re: Animaux - Oiseaux - Le roselin familier -Calopsitte - Manchot empereur -+ autres(photos,textes)   Sam 3 Oct - 12:48

Animaux - Oiseaux - Les Inséparables -

Le film d’Alfred Hitchcock « Les oiseaux » a rendu célèbre les inséparables. Les Anglais les appellent « love birds » car ces petits perroquets sont réputés pour leur fidélité conjugale et leur tendresse.

Ce surnom donné surtout à l’inséparable de Fischer vient également de leur nom scientifique Agapornis qui signifie « oiseau d’amour » en grec.

Parmi les neuf espèces d’inséparables, l’inséparable à tête grise est le seul à habiter Madagascar. Tous les autres inséparables vivent sur le continent africain.




Portrait des inséparables




Ces oiseaux portent admirablement leur nom, car le couple ne se désunit jamais. Les inséparables semblent se porter un amour profond et inaltérable.

Ces perroquets symbolisent parfaitement le couple modèle. Deux amoureux serrés l’un contre l’autre, perdus dans leur tendre rèverie, tel est le portrait des inséparables.




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Regard nostalgique pour cet inséparable. image Timmy Toucan




Les conjoints se ressemblent beaucoup et sont en totale symbiose. L’un mange, l’autre fait de même. L’un se baigne, l’autre aussi. Le mâle crie, la femelle lui répond aussitôt. Si l’un des conjoints tombe malade, l’autre le soigne et le nourrit.

Si malgré ses soins, le partenaire meurt, sa moitié ne lui survit jamais très longtemps.




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image Brdivr




Mais, comme tous les couples, les inséparables se chamaillent parfois pour se réconcilier aussitôt.
Il est impossible de différencier le sexe de ces oiseaux au simple coup d’œil car il n'existe pas de dimorphisme sexuel chez les inséparables.




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Inséparables de Fisher (Agapornis fischeri). image Meantux




Les inséparables ne construisent par leur nid mais l’empruntent à d’autres oiseaux ou nichent dans les cavités des arbres.

Ils les aménagent alors à leur guise en plantant des brindilles entre leurs plumes pour les transporter jusqu’au nid.


Selon les espèces, les inséparables peuvent assurer jusqu’à trois pontes sur une période de quatre mois.




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Inséparables à masque noir avec variante bleue. image Norasuered




Ces oiseaux s’habituent bien à la captivité. Pris très jeunes, ils s’apprivoisent facilement et deviennent rapidement familiers.


Sur le marché on trouve seulement trois espèces: L’inséparable de Fischer, l’inséparable à face rose et l’inséparable à masque noir.


La taille des inséparables varie selon l’espèce de 12 à 17 cm environ. Leur longévité est de 12 à 20 ans.
Les inséparabes font partie de l'ordre des Psittaciformes.




Inséparable à face rose (Agapornis roseicollis)




Parmi les neuf espèces d’inséparables, le plus beau est sans conteste l’inséparable à tête ou face rose.
Cette espèce vit en Afrique du Sud-Ouest et dans le nord de la province du Cap en Afrique du Sud.

Son corps presque entièrement vert se teinte d’un rose délicat sur les joues et d’un rouge vif sur le front.
De longues plumes bleu turquoise ornent sa queue.


Cette espèce vit en bandes et peut causer des dégâts considérables aux plantations de céréales. En effet, des colonies de 200 oiseaux peuvent ainsi se poser sur les terres cultivées.

Ce perroquet se nourrit essentiellement de fruits et graines d’arbres, d’herbes sauvages et de plantes cultivées comme le blé.




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Inséparable à face rose . image Alastair Rae




L’inséparable à face rose squatte les nids abandonnés. Le couple l’aménage alors à sa guise en plantant des brindilles ou de petits morceaux de bois entre les plumes de leur croupion pour les transporter jusqu’au nid.
Ils nichent également dans des nids collectifs avec des chambres multiples.


La femelle pond de 4 à 6 œufs. L’incubation dure environ 23 jours et l’élevage des petits environ 6 semaines.
Si ce petit perroquet est tendre envers son conjoint, il ne l’est pas avec les autres espèces. En captivité, il fait la loi dans la volière.




Inséparable à tête grise (Agapornis canus)




Synonyme: Agapornis cana




C’est la seule espèce à habiter à Madagascar. Cet oiseau a également été introduit sur l’île Maurice, aux Comores, aux Seychelles ou à Zanzibar.


Comme les autres inséparables, l’espèce vit en colonies volubiles qui se déplacent matin et soir vers la rivière pour boire et se baigner.

A cause de la déforestation intensive, ils sont obligés de se nourrir dans les champs cultivés et sont donc accusés de causer des dégâts.




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Inséparable à tete grise




Cette espèce niche dans les cavités des arbres.
Pendant l’incubation qui dure 22 jours, le mâle nourrit sa partenaire. 4 à 11 œufs sont pondus et les poussins quittent le nid au bout de 5 semaines.
Cette espèce se reproduit très difficilement en captivité.




Inséparable à tête rouge (Agapornis pullarius)




Synonyme: Agapornis pullaria




Cette espèce se singularise par son mode de nidification. En effet, l'inséparable à tête rouge bâtit son nid sur une termitière.

La femelle choisit la matière dure de l’habitat des termites vivant sur les arbres. Elle y creuse une cavité qu’elle tapisse ensuite de débris de feuilles mortes, transportées sous ses ailes.

La structure de ce nid joue un rôle important dans l’incubation qui est assurée en partie par la chaleur que la termitière emmagasine la journée.


La femelle pond une fois par an 3 à 6 œufs et l’incubation dure de 21 à 22 jours.




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Inséparable à tête rouge. image 41247




Les inséparables à tête rouge passent leur journée à se poursuivre dans les buissons et à picorer des semences de graminées.

Très gourmands de graines de sorgho et de millet, ils se nourrissent dans les plantations de céréales.
Cette espèce vit en Afrique tropicale et équatoriale, de la Guinée à l’Ethiopie.




Inséparables de Fisher (Agapornis fischeri)




Ces inséparables vivent en petites bandes, entre 1 200 et 1 800 m d’altitude, sur les hauts plateaux de la Tanzanie centrale.


On les trouve également dans les villes du littoral.
Ils nichent dans les cavités des baobabs ou en ville, notamment dans des nids d’hirondelles.




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Agapornis fischeri. image Leighmcmahon




Ils adorent les graines d’accacias.
La femelle pond 5 ou 6 œufs après une incubation de 21 jours. A la naissance, les petits sont aveugles et couverts d’un épais duvet orange.

Les yeux ne s’ouvrent que vers le 10è jour.




Inséparables à masque noir (Agapornis personatus)




Synonyme: Agapornis personata




L'inséparable à masque noir est capable d'imiter la voix humaine. Originaire d'Afrique, l'espèce vit sur les plateaux intérieurs en Tanzanie du nord-est dans la broussaille et les arbres




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Inséparables à masque noir (Agapornis personatus). image Essjay in NZ




Le comportement sociable de cette espèce est l'une des raisons pour lesquelles ils sont si populaires et facilement gardés comme animaux de compagnie. 
Mais, il est impératif d'acheter un couple.
Ces oiseaux peuvent montrer des signes d'agressivité envers des congénères considérés comme des rivaux ou d'autres espèces.


En captivité, ils ont besoin de compléter leur régime de graine avec des légumes comme la laitue, le brocoli, le cresson, le fruit tel que des pommes et des vitamines.




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La variante bleue n'est pas naturelle. image Lilith 121




Ils ont également besoin de beaucoup d'eau.
Le couple se reproduit plusieurs fois dans l'année. Les nids sont presque entièrement faits par les femelles et les trois à six oeufs sont incubés pendant environ vingt-trois jours.
La couleur bleue, si populaire, est le résultat d'une mutation provoquée par l'homme.




Classification




Règne: Animalia
Phylum: Chordata
Sous-phylum: Vertebrata
Classe: Aves
Ordre:Psittaciformes
Famille: Psittacidae
Sous-famille: Psittacinae
Genre: Agapornis




Espèces:



Agapornis canus
Agapornis fischeri
Agapornis lilianae
Agapornis nigrigenis
Agapornis personatus
Agapornis pullarius
Agapornis roseicollis
Agapornis swindernianus
Agapornis taranta

[size=24]Animaux - Oiseaux - Le grand corbeau -



Symbole du malheur, le grand corbeau (Corvus corax) est le plus grand corvidé du monde. Autrefois, toujours présent près des champs de batailles, le grand corbeau a été longtemps persécuté. Cet oiseau, qui arbore une superbe livrée d’un noir profond, dégage une incroyable impression de puissance.

Aujourd’hui, Corvus corax, est protégé.




Portrait du grand corbeau




Sa  livrée noire laisse apparaître ça et là de légers reflets bleutés. Aussi noir que son plumage, son bec épais est arqué.

Seules ses pattes s’éclaircissent parfois légèrement vers leur extrémité.





Grand corbeau. image Chuqui


Le mâle et la femelle ne présentent aucune différence morphologique. De stature massive, le grand corbeau mesure 54 à 67 cm de long environ pour un poids qui varie de 0,80 à 1,50 kg.

En vol, son envergure est de 1,2 à 1,5 m.



Sa tête et son cou lui confèrent une impression de force. La gorge est ornée de plumes raides, qui se hérissent et accentuent encore l’impression de volume.




image Lil Butcher


En vol, il est élégant. Ses grandes ailes arrondies et digitées ainsi que sa longue queue en losange lui permettent de multiplier les acrobaties et les superbes séquences de vol plané.






Corvus corax. image Cayusa


Deux autres oiseaux ont également une livrée noire et peuvent être confondus avec le grand corbeau. Il s‘agit de la corneille noire et du corbeau freux.




Corneille noire


Ces deux espèces sont plus petites. La corneille noire a une queue carrée. Le bec du corbeau freux est clair
 




Corbeau freux


Habitat du grand corbeau




Autrefois présent dans les plaines d’une partie de l’Europe occidentale et centrale, le grand corbeau a été chassé de son habitat traditionnel.

Bien qu’il ait un peu recolonisé ces terres, il s’est surtout tourné vers des contrées montagneuses et les falaises maritimes.





image Joachim S.Müller


Il s’est acclimaté à des climats variés. On le retrouve partout en Europe. Toutefois, il n’est pas présent dans une bonne partie de la France (de l’Aquitaine jusqu’à l’Est), de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne.


La majorité de la population mondiale du grand corbeau se trouve en dehors de l’Europe. Il colonise  une grande partie de l’Amérique du Nord, de l’Amérique centrale et du nord de l’Afrique. Il est fréquent dans une  partie de l’Asie.


Mode de vie du grand corbeau


Cet oiseau est charognard. Ses habitudes alimentaires l’amènent à fréquenter les décharges.
Cependant, son menu est très varié : œufs et poussins, invertébrés, animaux blessés ou morts, reptiles, insectes, amphibiens.

Omnivore, il mange également des végétaux et des baies.





Une photo amusante intitulée avec humour"The Bodyguards". image Joachim Cazorla


Il peut vivre et se déplacer en bandes mais il a pour priorité son couple. Le couple est en effet uni pour la vie.
Les grands corbeaux s’alimentent souvent en groupes. Ils ne dorment jamais seuls et on peut les observer la nuit soit en couple, soit en groupes.


Le cri du grand corbeau le plus connu est rauque. Cependant, il possède une gamme très variée de cris.




Reproduction du grand corbeau




Bien que la parade nuptiale ne soit pas très bien connue, on a observé des mâles en plein vol au moment de la reproduction. Le mâle utilise ses talents de voltigeur pour séduire la femelle. Il exécute de majestueux mouvements aériens et notamment des figures sur le dos.

La parade continue au sol jusqu’à ce que la  femelle l'invite à l'accouplement.





image Gavatron


Dès le mois de janvier, les deux parents construisent un nid, le plus souvent en altitude, jusqu’à 3 000 m.
D’une manière générale, le couple choisi un endroit difficilement accessible. Il peut chercher aussi des petites cavités à flanc de montagne ou tout simplement élire domicile dans un grand arbre.





image Pverdonk


Ce nid assez large accueillera entre février et mai quatre à six œufs environ. Le nid est édifié avec des branchettes, de la laine et de l’herbe sèche. Selon l’environnement, d’autres matériaux peuvent être utilisés car cet oiseau est très intelligent et s’adapte à toutes les circonstances.
Les oeufs sont couvés principalement par la femelle pendant environ 20 jours. Le mâle assure le ravitaillement de sa compagne.



Le nid sera à nouveau utilisé pour les nichées suivantes. Il n’y a qu’une seule couvée par an.




Les juvéniles sont semblables aux adultes mais avec des plumes plus ternes. Les parents défendent avec vigueur leurs petits ainsi que leur territoire. Ils les nourrissent avec des aliments régurgités. Les jeunes quittent le nid en moyenne 6 semaines après leur naissance.


Ils pourront se reproduire vers l’âge de 3 ans.
L’espérance de vie d’un grand corbeau est de 10 à 15 ans.


Le grand corbeau et l’Homme




Autrefois, les paysans capturaient le grand corbeau au nid et l’apprivoisaient. L’oiseau restait fidèle à son maître. Très intelligent, c’est un bon imitateur qui peut imiter d’autres cris d’oiseaux mais également répéter certains mots.




image r.i.c.h


Bien que familier et souvent apprivoisé, il a subi l’hostilité des hommes. On l’accusait d’arracher le chaume des toitures et de tuer les juvéniles des troupeaux.

En fait, il avait surtout très mauvaise réputation à cause de ses habitudes alimentaires.



On le chassait donc des zones habitées en utilisant principalement l’empoisonnement.
Cette persécution a eu pour conséquence une raréfaction de l’espèce en Europe.




image Anita Gould


Le grand corbeau est aujourd’hui protégé. Petit à petit, il revient en France. On compte environ 3 500 nicheurs dans l’Hexagone (données pour 2005).


En Amérique du Nord, la population est globalement soit stable, soit en augmentation sauf  dans deux Etats.


Classification 

Règne : Animalia 
Embranchement : Chordata 
Classe : Aves 
Ordre : Passeriformes 
Famille : Corvidae 
Sous-famille : Corvinae 
Genre : Corvus 
Espèces : Corvus corax

13 sous-espèces
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marileine
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MessageSujet: Re: Animaux - Oiseaux - Le roselin familier -Calopsitte - Manchot empereur -+ autres(photos,textes)   Sam 3 Oct - 12:54

Animaux - Oiseaux - Le Colibri -



Le plus petit oiseau au monde




Colibri -abeille
 
Le plus petit oiseau au monde est le colibri-abeille,zunzuncito ( el ave más pequeña del mundo ) en espagnol et bee hummingbird ( the World's Smallest Bird ) en anglais. Le colibri-abeille est à peine plus gros qu'un bourdon avec lequel il est souvent confondu. Le mâle est un peu plus petit que la femelle ne mesurant que 5.5 centimêtres ( environ 2.17 pouces ) de long et pesant seulement 1.95 grammes ( environ 0.07 once ). En comparaison, le colibri géant ( picaflor gigante ) que l'on retrouve dans les Andes mesure environ 21 centimêtres ( 8 pouces et demie ) et pèse 20 grammes ( 0.7 once ), si bien que le colibri-abeille peut se percher sur le bec du colibri géant des Andes.




Le nom scientifique du colibri-abeille est Mellisuga helenae en latin et colibri d'Hélène en français. Ce nom lui a été donné en l'honneur d'Hélène Booth, l'épouse d'un ami de Juan Gundlach ( 1810-1896 ), célèbre naturaliste allemand qui a séjourné pendant plusieurs années à Cuba et qui a écrit le premier livre important sur les oiseaux de l'île ( Ornitología Cubana ). Les cubains préfèrent l'appeler zunzuncito, mot espagnol qui veut dire petit zunzun. Zunzun est une onomatopée imitant le bruit fait par le battement très rapide des ailes du colibri.
 
Saviez-vous que le battement des ailes du colibri se fait à une vitesse de 80 battements d'ailes par seconde ? 


Le colibri-abeille est une espèce d'oiseau endémique à Cuba, c'est-à-dire qu'elle n'existe qu'à Cuba et nulle part ailleurs. Cuba est vraiment le royaume du plus petit monde puisque c'est là aussi que l'on retrouve la plus petite grenouille au monde ( Sminthillus limbatus ) ainsi que la plus petite chauve-souris papillon au monde ( Natalus lepidus ).





Même si on peut observer le colibri-abeille partout à Cuba, les chances de le voir seront meilleures surtout dans trois régions de l'île. La première région est celle du Parc national de Zapata situé à 180 kilomêtres au sud-ouest de la Havane dans la province de Matanzas. Ce parc est constitué d'une vaste zone de 120 kilomêtres de terres humides remplies de mangroves et de marécages. Il a la forme d'une chaussure d'où son nom de Zapata qui veut dire chaussure en espagnol. C'est aussi l'habitat naturel de 160 espèces d'oiseaux, de 31 sortes de reptiles, de 12 espèces de mammifères et d'une quantité innombrable d'amphibiens, de poissons et d'insectes. La deuxième région est celle de la petite ville historique de Baracoa ( première ville espagnole à Cuba, construite en 1512 ) située sur la pointe sud-est de l'île. Enfin on peut se rendre au sud-ouest de l'île, plus précisément sur l'île de la Jeunesse( Isla de la Juventud ), anciennement l'île des Pins ( Isla de Pinos ), à ne pas confondre avec l'île des Pins située dans l'océan Pacifique au sud de la Nouvelle-Calédonie.
 




La femelle du colibri-abeille pond les plus petits oeufs au monde dans un nid minuscule. Un oeuf de colibri-abeille n'est pas plus gros qu'un petit pois et mesure 1 cm. Il pèse 0,35 g ( .02 onces ). En comparaison, un oeuf d'autruche ( le plus gros oeuf au monde ) pourrait contenir 4700 oeufs de colibri-abeille. En 1972, un nid de colibri-abeille tout à fait remarquable ( photo ci-contre ) a été découvert dans les environs d'une manufacture de soie près de la petite ville de Baracoa située sur la pointe sud-est de Cuba. Depuis ce temps, d'autres nids faits en soie ont été retrouvés dans la même région, ce qui laisse croire que pour construire leurs nids les colibris-abeilles remplacent graduellement les fibres végétales par de la soie à broderie. Quelle merveille !





Le mot colibri nous vient des indiens Taïnos ( premiers habitants de Cuba ) et signifie "oiseau dieu ". Dans la mythologie Taïno, le colibri symbolise la renaissance. Les indiens Taïnos croyaient que la création mourrait lorsque la température devenait sèche et qu'elle naissait de nouveau quand la pluie venait. Ils adoraient le colibri comme un "zeni", une idole fétiche représentant le parcourt du soleil à travers le ciel.
 



Autres noms communs du colibri dans les Antilles: Beija-flor, Calypte, Chupaflor, Guacariga, Pajaro Mosca, Picaflor, Zumbador, Zun Zun. En langage Taïno, le colibri-abeille se dit "Guani" à cause de sa couleur bleu-gris. Il est considéré comme un maitre spirituel du monde animal. Audubon ( John James ) , célèbre naturaliste américain, appelait les colibris "des morceaux scintillants d'arc-en-ciel".
 


Les colibris ou oiseaux-mouches habitent exclusivement les Amériques. On les retrouve à partir de la Terre de Feu ( la pointe la plus au sud de l'Amérique du Sud ) jusqu'aux abords du Cercle arctique. Toutefois la majorité des espèces habite l'Amérique du Sud et l'Amérique Centrale. À peine une vingtaine d'espèces ont été observées aux États-Unis et de celles-ci, une seule espèce, le colibri à gorge rubis, fait son nid à l'est de la rivière Mississippi jusqu'au Québec.
 
 

L'homme est le plus grand danger qui menace la vie des colibris, ce bijou inestimable du monde des oiseaux. À la fin du 19e siècle, des centaines de milliers de colibris ont été tués pour leur plumage ( Plume Trade or Millinery Trade ) utilisé alors dans la fabrication des chapeaux ( chapellerie ) À cette époque, le chapeau était devenu un accessoire encontournable de la toilette féminine. Partout en Europe et en Amérique, les femmes de la classe bourgeoise rivalisaient entre elles pour avoir la plus belle coiffe parée de plumes et de fleurs. Imaginez, en une seule semaine de l'année 1888, plus de 400,000 plumages de colibris ont été vendus à l'encan à Londres. Les experts croient que plusieurs espèces de colibris ont ainsi disparus avant de pouvoir être adéquatement identifiées. Heureusement, la mode a changé. La capture et l'exportation des colibris sont maintenant défendues aux États-Unis et dans plusieurs autres pays.





Aujourd'hui, les colibris font face à un autre danger: la perte de leur habitat naturel. La forêt tropicale, le principal habitat des colibris, recule sur la planête. La bonne nouvelle est que les colibris ont de bonnes chances de survivre grâce à leur grande capacité d'adaptation. Certaines espèces ont même bénéficié du développement de l'agriculture et de l'engouement des gens pour le jardinage qui est devenu l'activité de loisir numéro un en Amérique. L'observation des oiseaux, pour sa part, est la deuxième activité de loisir.

En 1999, le gouvernement cubain a fait graver des pièces de monnaie illustrant le colibri-abeille. Différentes valeurs ont été mises sur le marché dont celle de 10 pesos en or ( voir illustration à gauche ). Cette jolie pièce de monnaie s'appelle "Zunzuncito" et fait sûrement la joie des collectionneurs. On peut trouver aussi une pièce de 50 pesos en or et une autre de 10 pesos en argent. En 2001, une nouvelle monnaie de 10 pesos en argent est apparue sur le marché. Cette monnaie montre deux zunzuncitos ( colibri-abeilles ) en effigie.





La poste cubaine a émis au moins huit timbres illustrant le colibri-abeille ( zunzuncito ).

Animaux - Oiseaux - l'Ara rouge -


Autrefois, les plumes flamboyantes de l’ara rouge (Ara macao) ornaient les flèches des Indiens du Brésil. Ce perroquet possède un énorme bec à la puissance redoutable. L’ara rouge est un hôte de l’Amérique du Sud, de l’Amérique centrale et du Mexique.
Il existe 9 perroquets du genre ara et tous sont protégés car en danger dans leur habitat naturel. L’ara rouge est l’une de ces espèces menacées bien que son aire de répartition soit plus vaste que celle des autres aras.


Portrait de l’Ara macao




L’ara rouge mesure en moyenne 89 cm, queue comprise, pour un poids moyen de 1,2 kg.
Il affectionne les forêts tropicales.

En Argentine, c’est l’ara le plus répandu dans tout le bassin d'Amazone.


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Puissant bec de l'ara rouge. image Mohammadali


Comme son nom l’indique une partie du plumage est rouge écarlate. Les ailes arborent un très joli dégradé qui démarre du rouge pour passé au jaune, mêlé d’un peu de vert et de bleu.
Sa tête est rouge. Il possède une large plaque de peau nue, blanche, autour de l’œil et sur la joue.
Son bec crochu a une mandibule supérieure blanche et une mandibule inférieure noire.


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Ara macao. image Nomad 9491


La queue est bleue et rouge. Les jambes et les pattes sont noires.
Les plumes de la queue sont souvent plus longues chez les mâles.
En captivité, le ara rouge peut apprendre à parler. Cependant, ce n'est pas le perroquet le plus doué dans ce domaine.


Mode de vie


Ces aras vivent en colonie de plusieurs dizaines d’individus. Ils se regroupent la nuit pour dormir.
Dans chaque groupe, les aras sont en couple. Ces couples sont unis pour la vie. Les partenaires sont très unis et se montrent beaucoup d’affection.


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Couple d'Ara macao. image Andy Carvin


La journée, alors qu’il fait très chaud, ils font la sieste, posés sur les branches basses. On peut alors les observer, la tête rentrée dans le cou et la queue pendante.

Quand la température commence un peu à baisser, ils regagnent les branches hautes.


Les nids sont installés dans les hautes branches, cachés par le feuillage. Ils y sont à l’abri des prédateurs : singes, toucans, serpents, aigles, jaguars et faucons  notamment


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Petite colonie d'aras rouges. image Cliff Hall


A l’aube, ils partent à la recherche de nourriture. En groupe, ils volent au-dessus des arbres en poussant des cris perçants.
Dès qu’il trouve un arbre bien garni, ils s’y installent et commencent leur repas en silence.

Ils se régalent de graines et de fruits. Leur bec, très puissant, brise sans problème les noix, pourtant aussi dure que de la pierre.


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Les aras se servent également de leurs pieds pour manipuler la nourriture. image Pea sap


La puissance de leur bec leur donne un avantage sur d’autres oiseaux. En effet, ils peuvent manger des fruits qui ne sont pas encore mûrs et les coques les plus dures.

Cela leur permet d’avoir à leur disposition une plus grande variété de nourriture.


Cette espèce ingère aussi de l’argile pour faciliter la digestion des substances chimiques agressives contenues dans les fruits verts qu’elle consomme.


Les aras emploient fréquemment leur pied gauche pour manipuler la nourriture. Le pied droit sert à équilibrer le corps.

Apparemment, d’après les observations, il existe plus de perroquets gauchers que droitiers.


Reproduction




L’accouplement s’effectue tous les ans ou tous les deux ans. Ce sont les femelles qui incubent les œufs bien que les mâles participent également.

La femelle pond 2 à 4 œufs blancs et ronds. La période d'incubation  est de 24 à 25 jours.


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Couple qui se montre son affection. image g-na


Après leur naissance, les oisillons peuvent rester avec leurs parents. Ils prennent leur premier envol vers 3 mois mais restent dépendants de leurs parents au moins un an.


Le mâle s’occupe du ravitaillement et alimente les jeunes en régurgitant la nourriture.


Le couple ne se reproduit que lorsque les jeunes sont totalement indépendants.


Un ara rouge atteint sa maturité sexuelle à 3 ou 4 ans.


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image g-na


En liberté, un ara rouge peut vivre jusqu’à 33 ans environ. Le record de longévité en captivité est de 75 ans. La moyenne de vie est cependant de 40 à 50 ans.


L’ara rouge et l’homme




Cet ara souffre du déboisement et du commerce d’oiseaux exotiques. Protégé, sa vente est normalement interdite mais ce commerce illégal perdure.


Le taux de reproduction, assez faible, ne permet pas de reconstituer les populations. Localement, plusieurs populations se sont déjà éteintes.


Des efforts sont fait par les pays concernés pour protéger cette espèce mais le braconnage continue.
Tant que la demande sera toujours aussi forte de la part des pays occidentaux et d’Amérique du Nord, de jeunes perroquets seront arrachés à leurs parents pour être revendus un bon prix.

Malheureusement, beaucoup de ces jeunes aras, traumatisés, ne survivent pas au voyage.


Classification




Règne : Animalia
Phylum : Chordata
Sous-phylum : Vertebrata
Classe : Aves 
Ordre : Psittaciformes
Famille : Psittacidae
Sous-famille : Psittacinae
Genre : Ara
Espèce : Ara macao

[size=24]Animaux - Oiseaux - L'Ara - generalités -


Ara tricolor (espèce éteinte)



L’ara est un perroquet qui appartient à la famille des Psittacidae qui regroupe les aras et les cacatoès et de la sous-famille des Psittacinae.


Il existe 9 espèces dans le genre Ara. Certains perroquets sont communément appelés aras comme l’ara hyacinthe bien qu’ils fassent partie d’un genre différent.

Les 9 aras vivent dans les forêts d’Amérique du Sud, d’Amérique centrale et du Mexique. Ces oiseaux au plumage très coloré sont populaires.

Cette popularité leur vaut d’ailleurs d’être très menacés dans leur habitat naturel.


Caractéristiques générales des aras




Toutes les espèces du genre Ara possèdent un bec puissant qui leur sert à ouvrir les noix et les fruits très durs.




Ara militaire (Ara militaris). image Jan Anne O


Ce sont des oiseaux sociables qui vivent en groupes. La plupart des espèces sont monogames. Les aras communiquent beaucoup et sont bruyants.




Ara rouge (Ara macao). image Majamom


Leurs cris perçants quand ils cherchent de la nourriture retentissent très loin dans les forêts tropicales.
Il est d’ailleurs plus facile de les entendre que de les voir.





Ara chloropterus (Ara chloroptère). image Giuss 95


La journée, aux heures les plus chaudes, ils dorment, la tête rentrée dans le cou, sur une branche basse.

Leur plumage à dominance vert se confond dans la canopée.

La destruction de leur habitat et le braconnage mettent en danger tous les aras. Toutes les espèces sont protégées et leur commerce est en principe interdit.


Les espèces




Il existe 9 espèces d’aras dont une espèce éteinte :
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  • Ara ambiguus (Ara de buffon. Note: Ara ambigua n'est plus valide). Amérique centrale et Amérique du Sud

  • Ara ararauna (Ara bleu ou Ara bleu et jaune). Amérique centrale et Amérique du Sud

  • Ara chloropterus (Ara chloroptère ou ara rouge et vert. Note: Ara chloroptera n'est plus valide). Amérique centrale et Amérique du Sud

  • Ara glaucogularis (Ara à gorge bleue). Amérique du Sud

  • Ara macao (Ara rouge). Amérique centrale et Amérique du Sud. Mexique

  • Ara militaris (Ara militaire).Amérique centrale et Amérique du Sud. Mexique

  • Ara rubrogenys (Ara de Lafresnaye ou Ara à front rouge).Amérique du Sud

  • Ara severus (Ara vert ou ara sévère. Note: Ara severa n’est plus valide). Amérique centrale et Amérique du Sud


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Ara tricolor (Ara de Cuba): Espèce endémique des l'île des Pins,de Cuba et d'Hispaniola. Espèce officiellement éteinte en 2000 à cause d'une chasse excessive.

Animaux - Oiseaux - Le Pic noir -



Pics noirs




Les pics sont devenus célèbres grâce au personnage de dessin animé Woody woodpecker. Woodpecker signifie « pic » en anglais.


A l’origine, le pic noir (Dryocopus martius) vivait dans de grandes forêts de feuillus pourvues de nombreux arbres pourris ou morts.

Aujourd’hui, le pic noir est souvent considéré comme un destructeur d’arbres. Il est vrai que la diminution de son habitat en Europe oblige les populations de pics à se rassembler dans les grands massifs forestiers encore intacts.

Pourtant, selon les spécialistes, le pic noir est loin d’être nuisible. Cet oiseau, comme tous les membres de la famille des pics, participe à l’équilibre écologique.

En Amérique du Nord, le parent du pic noir est le pic chevelu, également appelé grand pic(Dryocopus pileatus).




Portrait du pic noir




Tous les pics tambourinent avec force l’écorce des arbres de leur bec pointu. Il émet un « kli-a » bruyant ainsi qu’un « kri-kri-kri » et un « tchoc-tchoc ».

On dit que le pic noir « piquasse ».
Le pic noir est facilement reconnaissable à sa calotte rouge vif qui tranche avec son pelage noir.

Chez la femelle, seules les plumes de la nuque sont rouges.





Pic noir


Le pic noir est un véritable acrobate qui grimpe avec agilité le long des troncs d’arbres. Il est aidé en cela grâce à ses robustes pattes et sa longue queue qui lui sert d’appui.

Sédentaire, le pic noir est totalement dépendant des forêts. Les arbres lui servent d’habitat mais également de nourriture.





image Arudhio


Le continent européen rassemble la majorité des populations mais on le trouve également en Asie.


Grâce au dessin animé, tout le monde connaît le tambourinement particulier que fait le pic noir quand il martèle un tronc d’arbre. Cette bruyante occupation signale sa présence aux autres congénères qui savent que le territoire est déjà occupé.




Woody Woodpecker qui a rendu les pics célèbres


Pourquoi le pic noir martèle t-il ainsi l’écorce des arbres ? Il y creuse tout simplement son nid, une petite loge ovale et large d’environ 9 cm.

De plus, amateur d’insectes, il se régale des coléoptères qui vivent sous l’écorce ainsi que de fourmis. Il consomme donc de grandes quantités d’insectes xylophages (qui consomment du bois) ce qui équilibre la vie forestière.

En Europe, l’espèce est protégée.
Le pic noir se nourrit également au sol de baies, de fruits et de graines de conifères.


Dimensions : 40 à 47 cm de long pour 250 à 370 g
 Distribution : Europe (sauf Grande-Bretagne et Espagne) ; Russie ; Scandinavie ; Asie notamment Japon


Il existe trois sous-espèces de pics noirs :




Dryocopus martius martius (France, Scandinavie, Japon)
Dryocopus martius pinetorum (sud et centre de l'Europe au nord de l'Iran)
Dryocopus martius khamensis (ouest de la Chine)



La reproduction du pic noir




Solitaire en temps normal, les couples se forment au moment de la reproduction.


La femelle niche au creux d’un tronc d’arbre. La loge est tapissée de copeaux pour accueillir la ponte de 3 à 5 œufs.

Il n’y a qu’une seule ponte annuelle entre avril et mai.




Jeunes pics noirs au nid


Les œufs sont couvés par les deux parents pendant deux semaines. Les parents nourrissent les oisillons d’aliments régurgités.

Les jeunes quittent le nid au bout de huit semaines. Leur espérance de vie est d’environ 11 ans.



Le Grand Pic ou Pic chevelu




Lui aussi vit dans de grandes étendues boisées en Amérique du Nord. Son mode de vie est très semblable à celui du pic noir.

Il se nourrit essentiellement d’insectes qu’il attrape au sol en en creusant des cavités dans les arbres.




Grand pic par Noël Lee


Le mâle porte une belle huppe rouge, une calotte rouge et une moustache de même couleur. La femelle possède une moustache noire.




Grand pic par Toddkoym


Sédentaire, le pic chevelu vit en couple. La reproduction de cette espèce est identique à celle du pic noir.


 Distribution : Ouest du Canada et Louisiane aux Etats-Unis


Classification




Règne : Animalia 
Embranchement : Chordata 
Classe : Aves 
Ordre : Piciformes 
Famille : Picidae 
Sous-famille : Picinae 
Genre : Dryocopus 
Espèce : Dryocopus martius

Animaux - Oiseaux - Le roitelet huppé -




Le Roitelet huppé est un des plus petits oiseaux d'Europe avec une taille de 9 cm environ et un poids de 4 à 7 grammes. Le bec est noir, fin et pointu. Les pattes brun clair ont des doigts puissants permettant à l'oiseau de se tenir la tête en bas quand il se nourrit.


Le plumage est jaune-vert dans sa partie supérieure, les ailes plus noirâtres ont deux raies blanches, le mâle a une calotte jaune et orange en son centre, elle est bordée d'un trait noir, celle de la femelle est jaune pur. Les plumes de la tête forment un diadème qui a donné son nom au Roitelet, elles se hérissent en cas d'excitation.




Roitelet huppé


On confond aisément Regulus regulus avec le Roitelet triple-bandeau (Regulus ignicapillus), mais ce dernier s'en distingue par des couleurs plus vives et une raie blanche au-dessus de l'œil alors que le roitelet huppé a l'œil cerné d'un rond blanc.


Reproduction



Le Roitelet a deux couvées par an, au printemps. Il niche tout en haut des conifères, les deux partenaires y construisent un nid suspendu avec de la mousse et des lichens liés par des fils de cocons d'insectes ou de toiles d'araignées, c'est un véritable réservoir thermique grâce aux plumes et crins qui le tapissent. La femelle est trop petite pour couvrir tous les œufs (7 à 11) qu'elle y pond, elle couve de 12 à 16 jours puis les deux parents participent à l'élevage à base de larves d'insectes et de petites araignées; 15 à 17 jours après l'éclosion, les jeunes commencent à voler, les parents les nourrissent encore une quinzaine de jours et commencent à préparer la prochaine couvée alors qu'ils nourrissent toujours la première. La femelle peut même pondre sa seconde couvée avant que la première ait quitté le nid!





Nourriture



Le Roitelet se nourrit essentiellement d'insectes et d'araignées, ses besoins deviennent énormes en période de migration; constamment en mouvement, son poids lui permet d'atteindre les rameaux les plus fins. Il inspecte branches et rameaux de conifères, en hauteur de préférence, au besoin, il descend et cherche sa nourriture même au sol mais ne consomme que ce qui est visible, y compris des graines, sans chercher à soulever les feuilles ou à fouiller les écorces qu'il se contente de sonder. Par temps chaud, il peut aussi cueillir la nourriture en voletant, sans se poser. La quantité consommée varie de 7-9 g au double ou au triple en période froide ou lors des migrations.




roitelet huppé



Ordre : Passériformes
Famille : Régulidés

Biométrie:
Taille : 9 cm 
Envergure : 
Poids : 5 à 7 g

Longévité : 7 ans

Animaux - Oiseaux - Le serpentaire -



Le serpentaire (Sagittarius serpentarius) est un rapace, également appelé secrétaire des serpents. C'est un redoutable prédateur de la savane africaine. Le serpentaire est un oiseau étrange qui se différencie des autres rapaces par sa structure et son mode de vie.







Régime alimentaire :


Rapace des savanes africaines, le serpentaire doit son nom à son goût pour les serpents, mais il se nourrit surtout de lézards, de petits mammifères, d'oiseaux et d'insectes.

[size=16]Bien que sa réputation de tueur de serpents soit pleinement justifiée, ces derniers n'entrent qu'occasionnellement dans son régime habituel. Il se nourrit donc en partie de serpent qu'il tue avec son robuste bec et ses grandes serres, de petits reptiles, sans dédaigner insectes, scorpions ou même les rats. Il frappe de sa patte à 3 doigts les emplacements susceptibles d'abriter l'une de ses proies de prédilection jusqu'à ce que cette dernière dérangée se manifeste. Du même geste vif de la patte, le serpentaire frappe sa victime et lui casse les vertèbres et l'achève d'un coup de bec.
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Lorsqu'il s'attaque à un gros serpent, il déploie ses ailes pour impressionner et déstabiliser, puis commence un ballet de mort commence. La victoire est quasi certaine car le serpent a peu de chance de réussir à mordre l'oiseau à travers son plumage épais. Le grand serpentaire choisit ses proies à mesure de la contenance de son estomac.










Comportement :

Lorsque les couples chassent ensembles, ils parcourent les plaines ouvertes se tenant à distance de vue soit six à huit cents mètres l'un de l'autre. Cet oiseau est un grand coureur (même s'il vit en couple), il peut marcher durant plusieurs kilomètres sans se fatiguer. Pour s'envoler il est obligé d'entamer une course mais dès qu'il a pris de l'altitude, il plane avec aisance sur de longues distances.

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Ces oiseaux vivent en couple. Le nid de branchages construit dans un arbre mort est utilisé plusieurs années de suite et devient parfois énorme. Deux petits y sont élevés chaque année, couvés pendant 6 semaines puis nourris par les deux adultes.
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Habitat
 
Il vole le cou et les pattes tendus, mais préfère marcher dans les savanes, et les prairies claires du sud du Sahara.Il marche à longues enjamber à la recherche d'insectes, de lézards ou de serpents, il peut parcourir jusqu'à 32 km par jour, ce qui est un comble pour un oiseau.



Reproduction:
 
Les adultes effectuent des vols onduleux, gonflent leur plumage de la tête et émettent des signaux juste avant l'accouplement.Le nid composé de branchages et d'herbes, de 2m de diamètre est construit par les deux partenaires.La femelle pond de 1 à 3 œufs, et le couple se partage l'incubation pendant 43 jours. Lors de la relève, l'adulte apporte de l'herbe à son partenaire qui le reçoit par des courbettes et un concert de cris.Lesparents régurgitent une bouillie verte d'insectes aux jeunes.L'envol a lieu au bout de 65 à 105 jours.


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Période de nidification : coïncide avec la saison des pluies.
Nombre de couvaisons : une par an.
Nombre d'œufs : 1 à 3 ; bleu-vert pâle ou blanc.
Incubation : 45 jours.
Envol : 2 - 3 mois, habituellement 75 - 85 jours.

 



MORPHOLOGIE :



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De la tête au sol il mesure de 1 à 1,20 m pour un poids de 4 à 5 kg et une envergure de 2,10 m environ. Son plumage est gris bleuté et noir, sa tête porte une vingtaine de plumes noires qui lui donnent un aspect particulier et à laquelle il doit son autre nom de secrétaire.
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Bande noire sur la queue. Ventre et dessous des ailes blanc contrastant avec le bout des ailes. Face rouge et iris brun. Pattes roses, cire grise. La femelle est légèrement plus grande. Il est doté de pattes très longues et robustes car il vit exclusivement au sol.
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1 - Huppe :Quelques plumes érectiles forment une huppe à l'arrière de la tête. Cette huppe est dressée lors de la parade.


[size=16]2 - Nid:Construit au sommet d'un épais buisson épineux ou d'un grand arbre, il atteint 2 m de diamètre. Il est fait de branchette et garni d'herbes.
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3 - Oeufs : L'incubation est assurée par la femelle seule.

4 - Mode de chasse :L'oiseau porsuit les serpents en courant en zigzag et en battant des ailes pour les effrayer. Agile, il fait des écarts rapides pour éviter leurs attaques. Le serpentaire attrape le serpent par derrière la tête et serre très fort pour briser la colonne vertébrale.
 



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RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE :



La protection dont jouit depuis quelques années le serpentaire devrait rendre moins rare, en Afrique, cet étonnant rapace. Il vit dans les savanes, steppes et bouquets d'arbres de la majeure partie de l'Afrique, depuis le Sud du Sahara jusqu'à la province du Cap.



Identification

Classe : Oiseaux
Ordre :
Falconiformes
Famille : Sagittaridés
[size=16]Nom scientifique :Sagittarius serpentarius
Nom commun :Serpentaire


Longueur : 1,25 - 1,50 m
Envergure : 1,90 m

Poids : 3,4 kg - 4 kg
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MessageSujet: Re: Animaux - Oiseaux - Le roselin familier -Calopsitte - Manchot empereur -+ autres(photos,textes)   Sam 3 Oct - 13:06

Animaux - Oiseaux - Le condor des Andes -


Très grand rapace diurne des Andes, le condor (Vultur gryphus) était vénéré par les Incas sous le nom de Kutur-Kuntur. Dieu de l’Air, le condor des Andes (Andean Condor), après avoir connu une suprématie des airs en Amérique du Sud, a connu la persécution de l’homme.

Aujourd’hui, seules les montagnes les plus escarpées du Pérou, tel le canyon de la Colca, du Chili et de l'Argentine abritent des populations de condors encore denses.


Le condor faisait partie de l’ordre des Falconiformes auquel appartiennent de nombreux oiseaux de proie tels le vautour, l’aigle ou le faucon. Il a été récemment inclus dans l’ordre des Ciconiiformes auquel appartient la cigogne ou le héron.


La légende du condor des Andes




Dans les montagnes les plus escarpées des Andes, le condor reste encore la mythique créature du dieu inca Pachacamac.

Croiser le regard du plus grand oiseau du monde est un instant privilégié.


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Condor des Andes. image Keven law


Les anciennes civilisations andines vénéraient le condor. Cet oiseau est représenté sur des poteries et des statues en pierre.
Il apparaît également sous la forme d’une gigantesque silhouette gravée dans le désert des hauts plateaux de Nazca, au Pérou. (Tracés de Nazca)


Au Pérou, la fabuleuse cité du Machu Picchu est le lieu sacré où, d’après les Incas, le monde a commencé.

Erigé entre 1460 et 1470, l’un des monuments a été baptisé « Temple du Condor ». En effet, sa forme rappelle celle du rapace au moment où il prend son envol. Le temple a été construit adossé à un rocher.

Les Incas déposaient des momies dans ses nombreuses niches car ils croyaient que le condor transportait les âmes vers l’au-delà.


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Temple du Condor. image Col.hou


Mais, il faut préciser que ce sont les archéologues qui ont donné des noms aux divers quartiers de Machu Picchu selon leurs caractéristiques.


Portrait du condor des Andes




Pour pouvoir admirer cet oiseau, il faut grimper au sommet des canyons. Le canyon de la Colca, au Pérou, est réputé pour abriter les dernières populations assez importantes.

Ce canyon forme un à-pic de 3 300 mètres, soit près de deux fois la profondeur du Grand Canyon du Colorado.




Canyon de la Colca. image nerdcoregirl


Avec de la patience, vous verrez alors tournoyer avec le premier courant d’air chaud un condor au corps massif d’environ 12 à 15 kilos pour trois mètres d’envergure.


Des taches blanches étincellent sur ses larges ailes noires. Sa collerette duveteuse et immaculée le protège du froid en altitude.




Condor des Andes.Colca Canyon . image Matito


Le mâle se distingue de la femelle par sa crête charnue et son iris brun clair.


La plume et la peau sont les deux éléments essentiels au condor pour maîtriser les courants. Certaines de ses plumes fonctionnent comme des gouvernes d’avion.

La peau ultrafine et rosée de son crâne peut ressentir les variations atmosphériques.


Le condor mâle mature arbore avec fierté une collerette immaculée parfaitement remontée sur son cou rose.


Habitat et mode de vie du condor




Aujourd'hui, l'oiseau géant figure dans les armoiries de quatre pays andins, la Colombie, l'Équateur, la Bolivie et le Chili.

Pourtant, on sait peu de chose de lui, sinon que son nombre décroît de manière alarmante dans son fief ancestral.

À l'époque de la conquête espagnole, le condor était une apparition fréquente, des côtes Caraïbes de l'Amérique du Sud aux sommets tempétueux de la Patagonie, et partout dans la cordillère des Andes, la plus longue chaîne de montagnes du monde (7200 kilomètres).




Condor des Andes. image belgianchocolate


Puis la désertification rurale, la réduction de ses ressources alimentaires et la persécution implacable dont le condor a fait l'objet, ont créé des espaces vides de plus en plus vastes sur la carte de ses anciens territoires.


L'espèce a disparu au Venezuela. En Colombie, la population native ne cesse de se réduire. En Equateur, il ne resterait que 80 à 100 individus.


Quelques falaises escarpées au Pérou, au Chili et en Argentine protègent encore le condor de la persécution des hommes.
Au Pérou, il niche dans les hautes falaises surplombant la mer. On peut le voir sur les plages péruviennes où il se nourrit de poissons et de cétacés morts.




Condor des Andes en plein vol. image Bluelemur


Dans les Andes, il vit entre 3 000 m et 5 000 m d’altitude.
C’est un rapace sociable qui aime à se regrouper entre congénères la nuit. Ils se rassemblent sur les corniches rocheuses.

Les jeunes, au plumage sombre, s’exercent à des piqués et organisent de véritables combats aériens.
Les couples, imposants, se croisent parfaitement synchrones.
Il existe une hiérarchie développée chez les condors. Selon la tradition andine, un vieux mâle baptisé « Apu » (le sage) donne le signal à ses congénères pour attaquer une carcasse.

Les légendes racontent que les condors, aussi affamés soient-ils, n’attaquent jamais un cadavre avant que l’Apu ait décidé si elle était saine ou non.


La légende semble rejoindre l’observation scientifique sur un point puisque l’on sait que lors des repas, les « dominants » se servent toujours les premiers, les autres attendant leur tour.
La hiérarchie est établie lors de combats d’intimidation.


Le condor : un charognard




Le condor des Andes est un formidable charognard. Où que la mort frappe, ce fossoyeur de la nature n'est jamais loin pour nettoyer au plus vite une carcasse. Ce qui permet de prévenir la propagation des maladies parmi les grands mammifères.
Seigneur de son territoire, il arrive à point nommé aux endroits les plus inattendus pour se repaître.


L'un des spectacles les plus saisissants que l'on puisse observer au Pérou est de le voir plonger du haut du ciel et piquer au ras des vagues qui se fracassent sur la côte désertique du pays. Son arrivée coïncide avec la migration des lions de mer, venus par milliers du sud de l’Amérique, donner naissance à leurs petits sur la terre ferme, au mois de décembre.


Le condor parcourt plusieurs centaines de kilomètres pour aller se repaître du placenta.




Le condor des Andes est un charognard.


Comment sait-il que les lions de mer arrivent à cette époque ? Nul ne le sait. Il semblerait que le condor soit doué d’une mémoire exceptionnelle qu’il transmet à sa descendance.

Toujours est-il qu’il navigue sans problème jusqu’à sa destination et ne rate jamais ce rendez-vous.


Le condor a la réputation d’être un tueur de bétail ce qui lui a valu d’être presque exterminé.


On l’accuse d’attaquer les jeunes alpagas ou de tuer des vaches en les précipitant dans le vide. Cette dernière affirmation paraît douteuse.

Il suffit d'observer l'anatomie du condor pour comprendre que les extrémités de ses pattes le rendent physiquement incapable d'un tel exploit.




Pattes d'un condor des Andes. image cj berry 2009


L'accusation n'en persiste pas moins. D'autant que la subsistance des condors dépend de plus en plus du bétail laissé à pâturer dans les montagnes. Depuis que le gibier sauvage, le daim, la vigogne, un camélidé andin, et le guanaco, l'ancêtre sauvage du lama, ont quasiment été anéantis par les chasseurs, le condor se nourrit des dépouilles d'animaux domestiques.


S'il n'est pas impossible que le condor sème la panique dans les troupeaux en les survolant à très basse altitude, au point que les bêtes se précipitent dans le vide, il se peut aussi que son habileté à découvrir une carcasse fraîche lui fasse endosser la mort de l'animal.


La reproduction du condor des Andes




Le rapace est connu pour vivre cinquante ans ou plus en captivité. Il fait partie des oiseaux terrestres qui ont la plus grande longévité.


Les condors, dont la mortalité naturelle est extrêmement basse à l'état sauvage, ont rarement besoin de faire leur nid. Et quand ils le font, la totalité du cycle de reproduction dure plus d'une année.
La seule incubation de l'oeuf, unique et énorme, prend deux mois. Une fois l'oeuf éclos, le petit ne vole pas avant six mois. La mère et le père le nourrissent et le guident pendant encore plusieurs mois, jusqu'à ce qu'il acquière le savoir nécessaire pour survivre.




Un condor des Andes peut vivre plus de 50 ans en captivité. image cj berry 2009


Son apprentissage consiste à mémoriser la configuration du terrain, à savoir débusquer la nourriture, à éviter les dangers. Mais pour devenir indépendant, il doit avant tout perfectionner sa technique de vol par une longue pratique. Ce n’est pas avant six ans que le jeune condor perd ses plumes d'un marron sale pour se parer de l'étonnant plumage blanc et noir de l'adulte.
Entre-temps, il aura pris sa place dans la société de ses semblables et noué un lien privilégié avec la congénère qui sera probablement sa compagne d'une vie.


Alors viendra le moment de trouver la grotte idéale où élever le premier petit.


La reproduction étant particulièrement lente, si trop d’adultes sont tués, la population décroît très rapidement.


Classification




Règne: Animalia 
Embranchement: Chordata 
Classe: Aves 
Ordre: Ciconiiformes ((anciennement Falconiformes)
Famille: Cathartidae 
Genre: Vultur
Lesson, 1842 
Espèce: Vultur gryphus

[size=24]Animaux - Oiseaux - La chouette des terriers[/size]





Cette chouette (Speotyto cunicularia) vit en Amérique du Nord. Sa principale caractéristique est d’installer son nid sous terre, dans les galeries qu’elle emprunte à d’autres animaux.


La chouette des terriers mesure de 18 à 26 cm. On l’a trouve dans l’ouest des Etats-Unis, notamment la Californie mais également au Mexique, en Amérique centrale et en Amérique du Sud.
Elle apprécie les zones arides et les déserts.


Le chant du mâle est un « gouhouk » proche de celui du coucou. Pour séduire, la chouette des terriers fait la « révérence ». Elle se dresse, puis se tapit et, un instant plus tard, s’étire de nouveau.




Photo Jacana


Quand on dérange un couple, les deux partenaires lancent un « keckeckeck » ou font entendre un claquement atone, comme les serpents à sonnette.




Illustration de Harvey Martin


Cette chouette chasse aussi bien le jour qu’au crépuscule. En général, elle repère sa proie en s’installant sur un observatoire ou en volant au ras du sol.

Elle poursuit alors les petits mammifères ou les batraciens de rapides coups d’ailes ou, au sol, en courant sur leurs longues pattes.


La femelle couve une fois par an, en mai, 3 à 6 œufs. L’incubation dure 21 jours et l’élevage des petits par les deux parents, environ 60 jours.


Monogames, ces rapaces de l’ordre des Strigiformes, font leurs nids dans les terriers abandonnés de certaines mammifères comme les écureuils terrestres ou les chiens de prairie et voire même de grands reptiles.
Ils peuvent également creuser leur propre galerie. Long de 3 m environ, le terrier s’enfonce à un mètre de profondeur.

L’entrée de l’abri est marquée par des débris de nourriture entassés. Dans cette « poubelle », on trouve des restes de lapins, de mulots et de rats.

[size=24]Animaux - Oiseaux - L'Ibis sacré -[/size]





Les anciens Egyptiens admiraient l’ibis sacré (Threskiornis aethiopicus). Ils l’apprivoisèrent et en firent le dieu Thot, symbole de l’éloquence et du savoir. L’ibis sacré gardait les temples et faisait l’objet d’un culte fervent.

A cette époque, aucun roi, ni pharaon n’aurait accepté d’être enterré sans la présence à ses côtés de nombreuses momies du dieu-ibis.

C’est pourquoi on a retrouvé autant d’ibis sacrés momifiés dans les sépultures.


Distribution




La population d’ibis sacrés est en forte diminution sur les bords de la mer Caspienne et à l’est de la mer Noire.

En revanche, cet oiseau est encore bien présent en Afrique et à Madagascar.


Hôte de toutes les zones humides, il était autrefois abondant le long du Nil. Il a aujourd’hui disparu d’Egypte pour des raisons inconnues.




Dieu Thot. image Mike Willis


Distribution actuelle: Toute l’Afrique au sud du Sahara sauf dans les forêts humides, Madagascar, Seychelles et sud de l’Iraq


Portrait de l'ibis sacré




Assez longiligne, l’ibis sacré est plutôt court sur pattes. Il arpente les marais et les rives des fleuves, scrutant le fond envasé des eaux peu profondes pour y dénicher ses proies.

Il se nourrit de grenouilles, d’insectes, de larves, de serpents et de crustacés divers.

Charognard à l’occasion, il ne dédaigne pas un cadavre de petit mammifère ou de poisson mort.




Ibis sacré en plein vol. image Lip Kee


Dans les îles d’Afrique du Sud, il tue les oisillons des cormorans et dévore les viscères des oiseaux morts.


On le rencontre en couples ou en petits groupes. Très sociable, il se mêle volontiers aux troupeaux sans s’inquiéter des bergers.
En vol, les ibis sacrés forment de longues lignes ondulantes, où chaque individu reproduit les mouvements de celui qui le précède comme le font les pélicans.

Les ibis volent en cadence, planant, glissant et ondulant au rythme lent des battements de leurs larges ailes.




L'ibis sacré est un oiseau sociable. image Cliff 1066


L’ibis sacré n’est pas un oiseau migrateur. Il effectue des déplacements limités, abandonnant le continent africain pour aller se reproduire dans les petites îles côtières.
Sa longueur est de 65 à 75 cm environ.


Reproduction



En France, certains ibis échappés de captivité, on commencé à se reproduire près du Golfe du Morbihan.




Couple d'ibis sacrés. image Frames of Mind


Un nid rencontré au sol est exceptionnel. L’ibis sacré niche en colonie, dans les arbres proches de l’eau.
Le nid ressemble à une plate-forme plus ou moins volumineuse, constituée de branchages.

Les deux parents participent à sa construction et couvent à tour de rôle les 3 œufs environ de couleur blanc verdâtre pendant 23 à 25 jours.

Ils élèvent ensemble les petits pendant environ 7 semaines.


Classification




Règne: Animalia
Phylum: Chordata
Classe: Aves
Ordre: Pelecaniformes
Famille: Threskiornithidae
Genre: Threskiornis
Espèce: Threskiornis aethiopicus

[size=24]Animaux - Oiseaux - La Huppe fasciée -[/size]





Il est impossible de confondre la huppe fasciée (Upupa epops) avec un autre oiseau. En effet, ce très gracile oiseau arbore une huppe érectile orangée, tachée de noir. Cet ornement s’ouvre et se ferme comme un éventail.
L’autre caractéristique de la huppe fasciée est son long bec effilé qui lui sert à trouver insectes et larves.


Portrait de la huppe fasciée

On aperçoit souvent la huppe fasciée à terre cherchant des invertébrés. Cet oiseau a un régime carnivore. Elle se nourrit d’insectes mais également d’invertébrés qu’elle déniche dans le sol.





Image Dotcool 


Elle vit généralement seule ou en couple mais rejoint d’autres congénères pour la période de migration.
Son cri est particulier et ressemble à « pou-pou-pou ».


Oiseau diurne et solitaire, le vol de cette huppe est saccadé. Quand elle déploie ses ailes, on peut admirer un harmonieux mélange de noir et de blanc.
La jolie huppe se déploie quand le mâle est en rut ou en cas de danger.




Image Nash Chou 


Malheureusement, il est de plus en plus difficile d’admirer la huppe fasciée en France. En effet, les bocages ayant tendance à disparaître, elle fuit les zones d’agriculture intensive. Cette espèce est d’ailleurs protégée par l’Annexe II de la Convention de Berne.




Image Nash Chou
 
Dimensions : 42 à 46 cm d’envergure pour un poids de 40 à 100 g

Il existe une autre espèce de huppe, la huppe d’Afrique (Upuppa africana) qui ressemble beaucoup à la huppe fasciée mais qui ne vit pas en Europe.


La migration de la huppe fasciée

En hiver, cet oiseau vit en Afrique. Cependant, dans le sud de la France et dans le sud de l’Espagne, quelques groupes ont pu être observés en période hivernale.
En mars, les huppes arrivent et s’installent sur un vaste territoire qui va du nord de la France, en passant par l’Asie et jusqu’à la Chine.






Elles repartent en Afrique à la fin de la période de reproduction.


Reproduction de la huppe fasciée

La huppe fasciée niche dans les cavités des arbres et des murs où elle a une à deux pontes par an composées de 5 à 8 œufs.

La femelle les couve pendant une période de 16 à 19 jours. Le mâle s’occupe de trouver de la nourriture pour sa partenaire.





Image Dotcool 


Les fientes des petits restent au nid et dégagent une odeur proche de celle du musc. Cette substance provient d’un fluide sécrété par la femelle et les oisillons. Cette odeur plutôt repoussante a peut-être comme objectif d’éloigner les prédateurs.





Les petits quittent le nid au bout de 25 à 29 jours.

Dès l’âge d’un an, ils pourront se reproduire. Leur longévité est d’environ 11 ans.

[size=24]Animaux - Oiseaux - Le paon bleu -[/size]




Originaire de l’Inde, le paon bleu (Pavo cristatus) est vénéré depuis des millénaires. Symbole du dieu Krishna, le paon se pavane en toute liberté en faisant admirer sa magnifique queue. Tout au long de notre histoire, le paon a été étroitement lié aux hommes. Pour toutes les grandes civilisations, le paon symbolisait la beauté et figurait dans les offrandes au même titre que l’or ou les pierres précieuses.


Déjà au Moyen Âge, le paon était bien connu des occidentaux qui l’appréciaient pour sa chair. En Inde, cet oiseau est bien plus apprécié en tant que tueur de jeunes cobras.


Faire le paon

Cette expression populaire reflète bien la réalité. Seul le mâle peut s’enorgueillir de ce superbe ornement.
En effet, la queue du mâle est constituée de très longues plumes de couleur bleu et verte. Dès l’enfance, les poussins s’entraînent à faire la célèbre roue.


Ils simulent la parade nuptiale en soulevant leurs minuscules caudales. Ils savent très bien que plus tard, ils devront jouer au séducteur pour amadouer les belles.


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Cette magnifique queue est entièrement formée à l’âge de trois ans. Elle continue encore à pousser pendant deux ou trois ans mais disparaît à chaque mue estivale.
A l’âge de 6 ans, elle peut atteindre 1,60 m.




S.Taheri


C’est au moment de la saison des amours que le mâle doit se constituer un petit harem. A cette occasion, faire la roue constitue le clou du spectacle lors de la parade nuptiale. Aucune femelle ne peut résister à tant de magnificence d’autant moins que le rituel s’accompagne d’un cri puissant qui ressemble à « léon-léon ».
Les Indiens l’appellent « minh-ao » que l’on peut traduire par « la pluie va tomber ».



Trek Photographer



En Inde, le paon bleu a été largement domestiqué. On l’utilise souvent pour monter la garde à cause de son cri bruyant qui ressemble à un fort miaulement.


La femelle possède un plumage beaucoup moins somptueux, gris-brun avec des reflets métalliques et la gorge blanche.


Caractéristiques et Mode de vie du paon

Le mâle pèse environ 3 kg. A l’état sauvage, le paon bleu vit dans les forêts, les bois et les terres cultivées au Sri Lanka et en Inde.

Dans son environnement naturel, il passe la nuit perché dans les arbres. Très voyant, c’est une proie facile qui se précipite sous les broussailles au moindre danger.





Il se nourrit au sol de graines, de céréales, d’arachides, de fleurs ou d’insectes. Il n’hésite pas à attaquer les jeunes cobras qui constituent un met de choix.

Pendant la nidification, il vit en petit groupe composé du mâle et de quelques femelles. Après la ponte, il peut parfois vivre en petit groupe familial ou vivre seul.





Le paon n’effectue aucune migration.




Fur Sid


La femelle pond, entre janvier et octobre selon les régions, 4 à 8 œufs une fois par an. Le nid est creusé dans une cavité protégée par un épais fourré.
Elle couve ses œufs pendant 28 à 32 jours.




Mrccos


Un paon peut vivre 10 à 15 ans.


Classification

Règne: Animalia
Embranchement: Chordata
Classe: Aves
Ordre: Galliformes
Famille: Phasianidae
Genre: Pavo
Espèce: P. cristatus

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Animaux - Oiseaux - La Cigogne -




Avec son long cou gracieux et ses grandes ailes blanches ourlées de noir, la cigogne est une créature de légende. Splendide oiseau au corps fuselé, la cigogne blanche (Ciconia ciconia) possède une anatomie propice à de longues migrations.


La cigogne blanche effectue chaque année deux grandes migrations et ces transhumances sont parmi les plus spectaculaires du monde des oiseaux.


Portrait de la cigogne blanche


Elle appartient à l’ordre des Ciconiiformes et à la famille des Ciconiidés. La cigogne blanche (Ciconia ciconia) est la plus connue de toutes les cigognes. Il existe deux populations :

  • La cigogne blanche occidentale (Ciconia ciconia ciconia) qui niche en Europe et migre en Afrique
  • La cigogne blanche orientale ou cigogne blanche asiatique du Turkestan (Ciconia ciconia asiatica) qui migre en Inde pour hiverner





Debout, une cigogne blanche mesure 1 m à 1,15 m. Ailes déployées, son envergure atteint 1,85 à 2,15 m. Le poids varie de 2,3 à 4,4 kg.




Cigogne blanche qui déploie ses ailes. image Max xx


Dans la nature, une cigogne blanche peut vivre 15 à 20 ans et jusqu'à 30 ans en captivité.


Il n'existe pas de grande différence entre le mâle et la femelle mais celle-ci est en général un peu plus petite.


Relativement lourde, elle doit courir quelques enjambées pour se donner de l’élan et s’envoler. La position élevée du nid évite cet effort. En vol, elle profite des courants d’air chaud pour prendre de l’altitude puis se laisse glisser en vol plané.




Envol d'une cigogne blanche. image Jo Mur


Ses longues pattes servent de perchoir de repos. L’une repliée sous son ventre, l’autre bloquée à la verticale, la cigogne dort debout.


Tête renversée en arrière, la cigogne craquette en toute occasion. Elle est dépourvue de syrinx (partie inférieure du larynx) qui permet le chant.

Elle n’en est pas moins bruyante.


Il y a quelques dizaines de siècles, quand l’Europe était couverte de forêts, la cigogne noire était plus répandue que la cigogne blanche. Cette dernière préfère les milieux ouverts.


Elle s’est répandue à la faveur des défrichements, d’abord à l’époque romaine.


Depuis les XVIe et XVIIe siècles, elle a été favorisée par le déboisement intensif.




Cigogne noire (Ciconia nigra). Image Muchaxo


En France, on la trouve en Alsace, Lorraine, Franche-Comté mais également en Normandie ou en Aquitaine et dans le Midi. Mais, elle reste peu fréquente en France avec environ 650 couples.


En Europe, c'est en Espagne que les cigognes blanches sont les plus nombreuses, environ 17 000 couples. Elle est également présente au Portugal.




Cigogne blanche photographiée au Portugal. image Emerging Birder


En Afrique, les cigognes blanches sont appréciées car elles s’abattent en nombre sur les nuées de criquets pèlerins et de sauterelles qui ravagent les cultures.


Les cigognes blanches chassent uniquement à la vue. La longueur et la forme pointue de leur bec leur permettent de l’utiliser comme un harpon. Les proies sont piquées et avalées d’un seul trait.




Cigogne blanche en plein festin. image Paul Shaffner


En Afrique, les cigognes savent profiter des feux de brousse pour chasser les proies terrestres affolées par l’incendie.


Des nids géants

Bâtisseuses construisant des nids énormes, les cigognes vivent en colonies aux sommets des arbres ou juchées sur les toits des maisons.

La cigogne blanche, seule espèce de cigogne européenne avec la cigogne noire, fréquente les prairies humides et les zones marécageuses.

Son air de nidification recouvre une bonne partie de l’Europe centrale et orientale, du Maghreb et de l’Asie mineure.




Cette cigogne a fait son nid au sommet d'une cheminée. image Gin Able


Installées à proximité des zones d’habitation, les cigognes blanches n’hésitent pas à occuper les clochers des églises et les cheminées des maisons.

Edifié en 3 ou 4 jours par le mâle, le nid d’un couple de cigognes blanches mesure en moyenne 80 cm de diamètre et 40 cm de hauteur.


La base et les contours sont constitués de mottes de terre, de branches et de sarments de vignes.
Aménagé en cuvette, le fond est tapissé de brindilles, de mousse et de feuilles destinées à recueillir les œufs.




Une cigogne en train de construire son nid. image Jvverde


Les cigognes blanches nichent toujours en couples isolés ou en petites colonies. Un même territoire rassemble 10 à 15 nids espacés et protégés par les mâles.

La plupart des cigognes reviennent dans les régions où elles sont nées. Elles réaménagent d’année en année leurs anciens nids.




Ces cigognes ont installé leurs nids sur le toit d'une maison. image José Sorisa


Les nids peuvent alors atteindre des proportions considérables avec un diamètre de 2 m et un poids de près de 500 kg.
On a retrouvé en Alsace un nid qui pesait plus de 750 kg.


Les grandes migrations

Les cigognes blanches effectuent chaque année deux grandes migrations de près de 6 000 km de distance.
Elles quittent leurs sites de nidification européens dès la fin du mois d’août et atteignent leurs quartiers d’hiver en novembre.

Les cigognes implantées le plus à l’ouest de l’Europe passent par le détroit de Gibraltar pour rejoindre l’Afrique occidentale.


Les populations de l’est empruntent le détroit de Bosphore pour aller hiverner au Soudan, au Kenya ou en Afrique du Sud.




Cigognes blanches photographiées en Egypte. image Sergey Yeliseev


Avant chaque grande migration, les cigognes se réunissent ; en Afrique, on a pu observer des vols de
30 000 à 40 000 individus.

L’ensemble du trajet est effectué à une moyenne de 1 300 m d’altitude avec des pics jusqu’à 3 600 m !
A cette hauteur, les cigognes se laissent porter par les courants d’air et utilisent uniquement la technique du vol plané.

Dépendantes des courants chauds formés au-dessus des terres, les cigognes évitent les grandes traversées maritimes.


Elles avancent à une vitesse moyenne de 55 km/h. Elles voyagent uniquement de jour et se reposent la nuit.




La cigogne se laisse porter par les courants chauds. image Juergen Mangelsdorf


Une grande majorité de cigognes effectuent chaque année le même trajet migratoire avec une incroyable précision.


Il est possible que les oiseaux migrateurs s’orientent grâce au champ magnétique terrestre. Il est certain que la mémoire visuelle de la topographie des lieux aide les cigognes à retrouver le nid qu’elles ont quitté un an auparavant.

L’Espagne et le Portugal sont des pays étapes pour les cigognes qui migrent vers l’Afrique.




Cigogne blanche photographiée au Portugal. image José Sorisa


De son côté, la petite cigogne d’Abdim quitte le Soudan au début de la saison des pluies. Elle arrive en Zambie au mois de novembre où elle se joint aux cigognes blanches concentrées autour des nuées de criquets migrateurs.


La reproduction

Les cigognes forment des couples saisonniers, unis pendant toute la période de reproduction. Le climat détermine le succès de la reproduction. Des températures trop basses peuvent entraîner la mort des cigogneaux dont le duvet de naissance nécessite une température de 25°C.

La période de reproduction dure en tout six mois jusqu’au sevrage des jeunes. Elle se déroule entre mars et août. 




Duvet fragile pour ce cigogneau. image Jaroslaw


Les parades nuptiales sont spectaculaires. La tête rejetée en arrière, les mâles appellent les femelles matures (entre 2 et 3 ans) à les rejoindre au nid.

Ces appels précèdent les danses nuptiales. Les accouplements ne durent jamais plus de quelques secondes. En effet, juché sur le dos de sa partenaire, le mâle doit faire preuve d’une parfaite maîtrise de son équilibre !

La ponte s’effectue au rythme d’un œuf tous les deux jours. La majorité des couvées se composent de 4 œufs blancs. Ils sont couvés à tour de rôle par le couple pendant les 32 jours qui précèdent l’éclosion.




Les cigogneaux sont dépendants de leurs parents. image José Sorisa


Aveugles à la naissance, les jeunes sont entièrement dépendants de leurs parents. Quand les nouveau-nés sont trop faibles pour craqueter, ils sont éjectés du nid voire dévoré par les adultes.
Le fait de pouvoir craqueter dès les premiers jours est un signe de viabilité.

Les parents font d’incessants allers-retours pour les alimenter. 




Les deux parents alimentent leurs petits au nid. image Jcoelho


Vers 7 semaines, la formation définitive du plumage permet aux cigogneaux de faire leur première tentative de vol.

Mais, le véritable envol s’effectue à 9 semaines. Cette prise d’autonomie coïncide avec le début des migrations vers les aires d’hivernage.

Les parents laisseront alors au nid des jeunes capables de s’alimenter mais pas encore armés pour supporter le long voyage vers l’Afrique.


La cigogne : un symbole de fertilité

Sous le nom d’Adebar, la cigogne est vénérée dans les pays du Maghreb. Elle fait également l’objet d’un culte en Chine où elle est censée vivre plus de 2 000 ans.

Les premières légendes européennes associées à la cigogne datent de 400 ans avant notre ère. A cette époque, les Grecs associent Pelargos (la cigogne) au thème de la famille nourricière : une loi obligeant les enfants à s’occuper de leurs parents porte alors le nom de Pelargonia.




Emerging Birder


La légende suivant laquelle la cigogne apporte les bébés dans les maisons apparaît en Basse Allemagne au milieu du 19e siècle.


Le déclin de la cigogne et l’espoir de sa renaissance

Depuis les années 60, les cigognes sont en régression un peu partout dans le monde à l’exception de l’Afrique.

Le développement de l’agriculture et des zones de pêche, l’emploi de pesticides et la chasse sont les principaux dangers qui menacent les espèces.




image Jan Anneo


On dénombrait en Allemagne, en 1934, près de 9 000 couples et plus que 4 800 en 1958.

En 1990, les décharges électriques dues aux lignes ont été jugées responsables de plus de 60% de la mortalité des cigognes blanches. Sous la pression des associations ornithologiques, les pylônes situés à proximité des sites de nidification ont été équipés de tubes en plastique pour empêcher les cigognes de s’y poser.




Grâce à la protection dont elle fait l'objet, la cigogne blanche est revenue nicher en Europe. image Paulu


De plus, les migrations sont largement perturbées. La cause principale en est la désertification du Sahel qui rend la traversée du désert de plus en plus dangereuse faute d’eau et de proies.

En Alsace, de 177 couples en 1947, on est passé à moins de 10 en 1974. Cependant, l’Alsace s’est mobilisée. Certains scientifiques ont essayé avec succès de sédentariser des cigognes blanches.
Parallèlement, on a réintroduit de jeunes cigognes élevées en captivité dans les régions d’où elles avaient disparu.
L’expérience a été un grand succès puisque aujourd’hui il y a plus d’une centaine de couples qui nichent régulièrement en Alsace et près de 200 couples qui ont élu domicile en Suisse.


Classification

Règne: Animalia 
Phylum: Chordata 
Classe: Aves
Ordre: Ciconiiformes
Famille: Ciconiidae
Genre: Ciconia
Espèce: Ciconia ciconia

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MessageSujet: Re: Animaux - Oiseaux - Le roselin familier -Calopsitte - Manchot empereur -+ autres(photos,textes)   Sam 3 Oct - 13:07



Derrière le terme perroquet se cachent 370 espèces d’oiseaux rassemblés dans l'ordre des Psittaciformes.
Capable d’imiter la voix humaine et d’effectuer des calculs élémentaires, le perroquet est l’un des oiseaux les plus intelligents.


Le plus beau parleur de la famille est sans conteste le perroquet gris du Gabon. Le record de taille est détenu par l' Ara Hyacinthe (Anodorhynchus hyacinthinus). Après lui, les plus grands perroquets du monde se trouvent parmi le genre Ara.



Comment un perroquet parle t-il ?




Les perroquets sont capables d’imiter notre voix mais ont également prouvé qu’ils comprenaient le sens des mots appris.

Un perroquet peut mémoriser et reproduire jusqu’à 300 mots. Il sait les associer aux objets pour exprimer une demande ou un refus. Par exemple, un perroquet gris disait toujours quand son maître quittait la pièce : »Dieu vous garde ! ». Mais, quand le maître sortait accompagné de quelqu’un « Dieu vous garde tous ! ».


Video Perroquet gris du Gabon(exercices de mémorisation)


Dans un restaurant, un perroquet gris était installé dans la salle à manger. Les toilettes donnaient dans la même salle. Chaque fois qu’un client allait aux toilettes et ne refermait pas la porte, on entendait : »Fermes ta porte, hé con ! ». Mais, il ne le disait jamais à ceux qui fermaient la porte.



Perroquet Gris du Gabon (Psittacus erithacus). image Singer photos


A poids égal, le cerveau d’un ara est huit fois plus lourd que celui d’une poule.


Les perroquets n’ont pas de cordes vocales. C’est grâce à leur syrinx qu’ils peuvent émettre des sons si parfaits. Caisse de résonance située à l’embranchement des bronches, cet organe est présent chez tous les oiseaux.


Mais, les modulations produites sur l’air y transitent de manière différente selon la conformation osseuse, musculaire et membraneuse du syrinx.

Les sons diffèrent également en fonction de la taille du larynx et de la langue.



C'est parmi les espèces d'aras, limités à l'Amérique du Sud, que se trouvent les géants de la famille. image G-na


Dans le cadre d’études sur les capacités d’apprentissage des perroquets, des oiseaux ont été dressés à effectuer des soustractions.

Les résultats ont prouvé que les performances du perroquet peuvent se comparer à celles d’un enfant de 4 à 6 ans.


L’usage de la parole n’est jamais utilisé dans leur environnement naturel. Les Psittacidae partagent cette faculté avec les Passériformes (pies, corbeaux) et les sturnidés, notamment le mainate.

En réalité, seule une vingtaine d’oiseaux manifestent une réelle propension au langage humain.


Les caractéristiques communes des Perroquets




Quelles que soient les différences de taille, de couleur ou d’habitat séparant perroquets, perruches ou cacatoès, tous les membres de cet ordre présentent des caractéristiques anatomiques communes :

  • Une silhouette ramassée avec une tête assez grosse
  • Un imposant bec crochu
  • Les quatre doigts des pattes sont disposés d’une manière particulière : deux orientés vers l’avant et deux vers l’arrière. Cette conformation, dite zygodactile, permet une prise en pince très efficace.
  • Le bec se singularise par une grande mobilité des mâchoires. Les facilités de mouvement des mâchoires et la puissance du bec permettent aux perroquets de broyer les graines les plus dures.

 
Alimentation du perroquet




La grande majorité des perroquets utilise leur extraordinaire bec pour se nourrir de graines et de fruits très durs. Les aras et cacatoès sont plutôt granivores alors que les perruches sont plutôt frugivores.




Cacatoès Rosalbin (Eolophus roseicapilla). C'est l'espèce la plus répandue en Australie. image Timmy Toucan


Chaque ara manifeste ses préférences sur quelques fruits en vivant concentré sur les zones où poussent les arbres les produisant.




Ara ararauna. image dEM1972


Par contre, dans les forêts du Brésil et de Bolivie, l'ara hyacinthe recherche presque exclusivement les fruits du palmier à huile.




Ara Hyacinthe (Anodorhynchus hyacinthinus) est le plus gros perroquet. Il mesure près d'un mètre de long et pèse 1,5 kg. Son bec possède une force incroyable. Image The Tardigrade


En Afrique, les inséparables, petits perroquets de 12 à 17 cm, se réunissent par centaine pour dévorer les champs de riz, de millet ou de maïs.




Un inséparable. Espèce monogame, si l'un des deux oiseaux meurt, l'autre ne lui survit pas. Image Timmy Toucan


Le perroquet-hibou (Strigops habroptila) est pratiquement incapable de voler car ses ailes sont trop courtes pour son poids. Il sort uniquement la nuit à la recherche de mousses, de baies et de champignons.


Quand le ara rouge et vert ou ara chloroptère (Ara chloropterus) mange, sa mandibule inférieure va et vient latéralement ce qui lui permet de broyer fruits et graines. Ce bel ara rouge vif vit en Amérique du Sud. Son bec puissant, en forme de faucille, lui sert à briser les coquilles de noix.




Ara rouge et vert. Image No


Vivant dans les Alpes néo-zélandaises, le Kéa (Nestor notabilis) se nourrit de matières végétales et animales. Il attaque les moutons dont il mange la chair. Sa mâchoire supérieure, fine et acérée, est une arme redoutable.




Un Kéa. Image Anita Gould


Le Microglosse noir (Probosciger aterrimus) est le plus grand cacatoès avec près de 80 cm de long. Il complète son régime frugivore avec des insectes et des larves.




Microglosse noir . Image Lady Long


Tous les perroquets ont besoin de compléments minéraux pour un bon équilibre de leur organisme.


Le Mode de vie du perroquet




Tous les perroquets forment des couples monogames sauf les espèces néo-zélandaises, le Kéa et le perroquet-hibou.

Les couples sont unis pour la vie. La société des perroquets repose sur l’absence de conflits et de hiérarchie.




Un ara militaire est capable d'organiser de véritables raids de commandos sur les cultures. Image Christinq_0_


Les perroquets sont des oiseaux grégaires. La plupart vivent en couple pendant la reproduction et se réunissent en colonies le reste de l’année.

Mais, les couples maintiennent des rapports de proximité toute leur vie.


Les perroquets vivent en colonies qui peuvent être constituées de plusieurs milliers d’individus.

Les espèces cohabitent mais ne se mélangent pas.






L’absence de hiérarchie est remplacée par un système de priorité accordée aux adultes. Les jeunes cèdent la place à leurs aînés devant les sources d’alimentation. Cette logique favorise les oiseaux déjà en âge de se reproduire.


Avec 85 genres, l'ordre des Psittaciformes peut être présenté par groupes géographiques pour une plus grande simplicité.


 Les perroquets d’Afrique : le groupe africain se résume à quelques perroquets de taille moyenne, comme le perroquet gris du Gabon. Il comprend également les neuf espèces d’inséparables.




Inséparable à face rose (Agapornis roseicollis). Image Alastair Rae


 Les psittacidés d’Australasie : le groupe comprend de nombreuses perruches dont la perruche à collier rose, des loris et des loriquets.




La perruche à collier rose (Psittacula krameri), importée d'Asie, est le seul Psittacidé présent en Europe en assez grand nombre . Image Charles Lam


 Les psittacidés d’Amérique : c’est là que l’on trouve la famille des perroquets géants, les aras. Les aras peuvent mesurer jusqu’à 1 m de long. Leur longévité est d’environ 60 ans.




Ara ararauna peut dépasser 90 cm de long. Il vit dans les forêts vierges de l'Amérique du Sud. Image Gregor Rohrig


La reproduction du perroquet




Cette reproduction s’accompagne de bruyantes parades nuptiales. Les couples combinent des offrandes de nourriture, des mouvements d’ailes, des battements de queue et de joyeux sautillements.


L'Ara de Spix ne peut échapper à l'extinction que par la fertilité des couples élevés en captivité


Chaque année, les mâles se reproduisent avec les mêmes femelles. Les accouplements ont lieu sur les plus hautes branches.

Pendant la période qui suit l’accouplement, la femelle est nourrie et protégée par le mâle. De son côté, elle s’occupe de l’édification du nid.

La plupart des femelles pondent entre 2 et 5 œufs. Les oeufs sont couvés entre 18 et 30 jours selon les espèces.
Les inséparables peuvent assurer jusqu’à trois pontes sur une période de quatre mois.




Inséparables de Fischer (Agapornis fischeri)


A l’éclosion, les poussins sont nus et aveugles.




Une petite perruche ondulée qui n'a que 5 jours. image Smart neddy


Les parents régurgitent pour eux une bouillie végétale. Le séjour au nid varie de trois semaines à plus de trois mois.




La petite perruche ondulée à 11 jours. image Smart neddy


La maturité sexuelle intervient entre deux et quatre ans. 
Les perroquets vivent en moyenne entre 30 et 60 ans mais certains sont morts centenaires !



Coco : le perroquet gris du Gabon (anectode)



Coco est surtout un bon bruiteur plus qu’un parleur. Il est incollable quand il s’agit d’imiter les cris des animaux qu’il voit. Il ne se trompe jamais : « Miaou ! Pour le chat ; Hi han pour l’âne et Meu ! Pour la vache ».


En captivité, le perroquet se révèle tout aussi exclusif qu’à l’état sauvage. Tout son amour est porté sur sa maîtresse. Son mari est à peine toléré sauf pour jouer à celui qui attrapera les chaussures le plus vite.

Et un perroquet court vite.





Un perroquet gris du Gabon. Image Lady Long


Coco ne peut pas voler car il a du être attrapé dans le nid avant de bénéficier de cet apprentissage. Cependant, il est impossible de le laisser vagabonder dans la maison sans surveillance. C’est un véritable destructeur qui retrouve tout son instinct sauvage en lapidant avec soin tables, chaises, chaussures …


Le perroquet est affectueux avec celui ou celle qu’il a adopté. Comme tous les perroquets, il déteste la solitude et aime participer à la vie de la maison.

Bien qu’en principe frugivore, il adore en fait tester toute sorte de nourriture. Il aime particulièrement la viande rouge et le blanc d’œuf.


Un perroquet c’est comme un enfant ; tout mignon quand sa maîtresse est là mais prêt à faire les pires bêtises dès qu’elle a le dos tourné comme par exemple mordre la queue du chat.




Eclosion de jeunes du perroquet gris du Gabon .Image Lady Long


Un perroquet ou une perruche est un animal intelligent qui mérite sa liberté tout comme nous.

Si vous craquez pour une perruche, ne le faite pas parce que ça fait bien d’avoir un oiseau exotique dans une cage. Ces oiseaux demandent beaucoup d’attention, de temps et de soins. Si vous le laissez dans un coin, il se recroquevillera sur lui-même, s’arrachera les plumes et finira par mourir de dépression et d’ennui.

Ces oiseaux vivent longtemps, il faut donc bien réfléchir avant de craquer.


Le perroquet et l’homme



Le succès des perroquets auprès des hommes ne date pas d’hier. Mais, cet engouement a généré un tel trafic qu’il est devenu une menace pour ces oiseaux. Depuis le 1er juillet 1975, tous les psittaciformes sont protégés à l’exception de la perruche à collier, la perruche calopsitte et la perruche ondulée.

Ce sont elles que vous trouverez dans le commerce.





Perruche calopsitte (Nymphicus hollandicus) . Image Timmy Toucan


Le commerce des autres perroquets est complètement interdit ou soumis à une réglementation très stricte.




La perruche ondulée (Melopsittacus undulatus) est l'espèce la plus souvent élevée. Elle est originaire d'Australie. Image Spoo Spa


Malgré cette protection, le trafic à une valeur globale estimée à plusieurs milliards de dollars. Au total, plus de 4 millions d’oiseaux sauvages sont exportés en fraude chaque année, essentiellement vers l’Europe et les Etats-Unis.





Capturé, ce perroquet est destiné au trafic d'animaux
Etant donné les catastrophiques conditions de transport, pour un oiseau proposé à la vente, ce sont en moyenne 50 autres qui meurent.

Face à ce trafic, des actions ont été entreprises pour sauver les espèces de perroquets menacées d’extinction : parcs naturels, centre de soins et réserves.


Classification




Règne : Animalia
Phylum : Chordata
Sous-phylum : Vertebrata
Classe : Aves 
Ordre : Psittaciformes

Animaux - Oiseaux - Le rouge gorge -


Le rouge-gorge (Erithacus rubecula) est un passereau tout rond, très vif et relativement peu craintif. Bien évidemment, comme son nom l’indique, sa gorge est de couleur rouge.

L’adulte possède une large tâche roux orangé du front jusqu’au dessous de la poitrine.


A la différence de l’adulte, le jeune rouge-gorge est tacheté de brun et de jaune roussâtre.



L’habitat du rouge-gorge




Cet oiseau vit aussi bien dans les villes que dans les forêts. On le rencontre partout en Europe, sauf au nord de la Scandinavie et jusqu’en Turquie et en Iran.

Il est également présent aux Açores, aux Canaries et en Afrique du Nord.



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Rouge-gorge. Image foxypar4/ John Haslam


Il apprécie particulièrement les branches basses des arbres, sur lesquels il se tient perché pour entonner son chant perlé. C’est un excellent chanteur.

C’est l’un des seuls passereaux à chanter pratiquement toute l’année. Il se tait seulement en été, au moment de sa mue.

Le rouge-gorge est sédentaire en Europe de l’Ouest, sauf en ce qui concerne les populations du Nord-est qui migrent vers le sud en hiver.

Les zones d’hivernage atteignent le nord du Sahara. Ils partent en septembre-octobre pour revenir en mars-avril.



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Erithacus rubecula. Image Jvverde


Malgré la déforestation, l’effectif est assez stable.


Mode de vie et reproduction




Assez familier, il s’approche facilement pour demander de la nourriture, surtout l’hiver.

Cela ne l’empêche pas de pouvoir être assez agressif. Il lui arrive de s’en prendre à un simple morceau de papier en croyant qu’il s’agit d’un ennemi.



En effet, il possède un comportement territorial très marqué, y compris en dehors de la période de nidification.

Il adopte fréquemment une attitude conquérante : lève la queue, déploie ses ailes et exhibe sa poitrine très colorée.



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image Lionoche


Il se nourrit d’insectes rampants, de baies et de graines.




Image Jcoelho


Le rouge-gorge vit en couple uni pour une saison. L’accouplement a lieu d’avril à juillet avec une à trois couvées annuelles.

La femelle pond 4 à 7 œufs de 20 mm, blanchâtres pointillés de roux. Ils sont couvés 13 à 14 jours.

Pendant que la femelle couve, le mâle l’a nourrit et veille sur le nid. Les oisillons sont nourris par les deux parents.





Image Giuss 95


Cet oiseau niche dans des sites près du sol : à flanc de pente dans la terre, dans une cabane de jardin, un trou d’arbre ou une souche.




Rouge-gorge en plein vol. Image Jcoelho


Le nid est composé d’herbes sèches, de feuilles et de lichens. La cuvette intérieure est tapissée de crins, de plumes et de fins débris végétaux.


Les jeunes, nidicoles, s’envolent au bout de 2 à 3 semaines.




Jeune rouge-gorge. Image Insecta 62


La maturité sexuelle intervient vers un an. Le record de longévité du rouge-gorge est de 13 ans en captivité.


Classification




Règne: Animalia
Phylum: Chordata
Classe: Aves
Ordre: Passeriformes
Famille: Muscicapidae
Genre: Erithacus
Espèce: Erithacus rubecula

Animaux - Oiseaux - La pie -


La pie (Pica pica) doit son nom commun de pie bavarde à son jacassement incessant. La pie européenne est un oiseau familier de nos jardins mais reste cependant prudente vis-à-vis de l’homme.

La pie est populaire car son comportement est souvent insolite et vraiment passionnant à observer.

On dit que la pie est voleuse car elle est attirée par les objets qui brillent ou qui l’intriguent.



Portrait de la pie




C’est un grand oiseau noir et blanc avec une longue queue sombre et des reflets verts ou bleus sur les ailes.
Sa longueur est en moyenne de 45 cm pour un poids d’environ 220 g.



Les jeunes ressemblent aux adultes et les mâles sont légèrement plus grands que les femelles.




La pie se perche toujours sur un arbre par prudence avant de descendre sur le sol. Image Dave Hamster


La pie commune vit en Europe mais également en Asie et dans le Nord-Ouest de l’Afrique. Il existe plusieurs sous-espèces.


C’est un oiseau très curieux qui s’empare des objets insolites pour les déposer dans son nid. D’autres oiseaux ont un comportement identique comme les geais ou les corneilles.

Il est très fréquent de trouver dans les nids de ces oiseaux un objet fabriqué par l’homme.




La pie est curieuse. Image Charles Lam


Sa curiosité se manifeste également par son bavardage incessant comme si elle commentait tout ce qui l’entoure.

Elle siffle et croasse en répétant toute la journée une sorte de croassement pas très harmonieux.



Il est très amusant d’observer une pie au sol. Elle marche avec un dandinement que l'on pourrait qualifier de « royal » en prenant un petit air arrogant.

Grâce à ses longues pattes, elle peut faire de grandes enjambées et se montre rapide et agile sur la terre ferme.




La pie est très agile sur le sol. Image Charles Lam


De nombreuses pies viennent dans les jardins  et bien qu’elles ne montrent aucune crainte, elles conservent leurs distances avec prudence.

Par contre, elles observent avec attention et savent bien où sont laissés graines et autres aliments qu’elles s’empressent de venir chercher dès que le danger semble écarté.


Vis-à-vis des autres oiseaux, les sont pies des « chipies. » Intelligentes, elles font rapidement déguerpir les moineaux mais jouent l’indifférence face aux tourterelles.

Ces dernières, très pacifiques, n’ont pas peur des pies et savent asseoir leur autorité quand les « bavardes » deviennent un peu trop envahissantes.




La pie ne craint pas l'homme mais reste vigilante. Image Dave-F


La journée, la pie se perche volontiers en haut d’un arbre avec quelques congénères pour jacasser mais aussi observer l’environnement.


La pie ne migre pas et reste sur le même territoire toute sa vie. Elle se nourrit d’insectes, de baies, de larves, d’escargots, de glands et se montre charognard à l’occasion.

Elle n’hésite pas non plus à piller les nids des autres espèces pour manger les œufs et les oisillons.




Une pie qui se régale de larves. Image Charles Lam


Elle vit souvent près de l’homme et s’aventure dans les villes. Par contre, elle évite les régions trop boisées et trop montagneuses.

Souvent persécutée par l’homme, la pie n’est pas très aimée des jardiniers. Le mieux est de poser des filets sur les plantes qui peuvent l’attirer plutôt que d’essayer de l’éradiquer de son jardin.

Car n’oubliez pas que la pie est aussi un excellent auxiliaire qui empêche la prolifération des animaux nuisibles.




La pie peut causer des dommages mais est aussi très utile dans un jardin. Image Jaroslaw Pocztarski


Au Moyen Age, la pie était considérée comme maléfique au même titre que la corneille, le corbeau ou le chat noir.

Par contre, en Chine, la pie est signe de chance. Son nom commun chinois signifie d’ailleurs « pie du bonheur. »



Mode de vie et reproduction


La pie est rarement seule. Elle se promène la journée en couple ou en petit groupe.


Elle niche en haut des arbres. Le nid est une boule de branchettes très solide. Très caractéristique, le nid présente au centre une coupe en terre, tapissée de racines, de crins ou d’herbes sèches.

Sur le dessus, la pie construit un toit de branches épineuses. L’entrée est camouflée. Les bébés naissent ainsi dans un nid totalement protégé des prédateurs mais également des intempéries.




La pie n'est pas une solitaire. Image Charles Lam


C’est en début d’année que les pies se rassemblent pour que chacun puisse trouver sa chacune.  Ces rassemblements sont une sorte de club de rencontres mais contrairement à ceux des humains, pas question de se tromper de partenaire, ni de flirter sans s'engager. En effet,  une fois que les couples se  sont formés, ils resteront ensemble toute leur vie.

Si l’un des deux meurt, l’autre cherchera un nouveau partenaire pour se reproduire.


Les accouplements ont lieu au printemps. Les mâles entament leur parade nuptiale en mettant en valeur leur plumage, ouvrant leur queue tel un éventail tout en émettant des appels à la tonalité douce et très différente de leur croassement habituel.


Le couple vole ensemble tout en communiquant intensément.




Le couple est fidèle pour la vie. Image Charles Lam


Un grand arbre est choisi pour y construire le nid. La femelle pond de 5 à 8 petits œufs. Les oisillons naissent courant avril.

Les parents ne s’occupent que d’une seule couvée par an à moins qu’une catastrophe empêche la première couvée d’arrivée à terme.


Très territorial, le couple veille sur ses jeunes. On dit qu’un oisillon qui tombe du nid est un oisillon mort car la mère ne vient pas chercher le petit.



Ce n’est pas le cas de la pie. Petite anecdote :



Sauvetage dans  jardin.


Une jeune pie qui ne savait pas encore voler s’est retrouvée sur la pelouse.

Pendant 2 heures, elle a crié et appelé pour que sa mère vienne à son secours. Effectivement, la mère a réussi à faire grimper l’oisillon sur son dos et s’est envolée avec.




Intense regard d'une pie. Image Dave-F


Classification


Règne: Animalia
Embranchement: Chordata
Classe: Aves
Ordre: Passeriformes
Famille: Corvidae
Genre: Pica
Espèce: Pica pica


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MessageSujet: Re: Animaux - Oiseaux - Le roselin familier -Calopsitte - Manchot empereur -+ autres(photos,textes)   Sam 3 Oct - 13:10

Animaux - Oiseaux - Le Calao -

Le calao est un oiseau coloré au gros bec qui porte un casque

Le Calao est un oiseau très sociable et coloré que l'on peut apprivoiser facilement. Il vous sera très fidèle.

Il existe une quarantaine de familles de Calaos. Les couleurs diffèrent mais leur apparence reste la même. Il est de couleur noire ou brune.


Deux bandes blanches rayent ses ailes et sa queue blanche porte une bande noire. Son énorme bec est jaune (ou d'autre couleur) et recourbé. Il porte un "casque" qui couvre presque toute sa tête.

Il vit dans les forêts tropicales où les feuillus sont persistants. Il se nourrit de fruits, d'insectes et de petits mammifères qui constituent sa nourriture. Il fait son nid dans les rochers ou dans les trous d'arbres.

La reproduction du calao se fait de janvier à mai et l'incubation dure une trentaine de jours. Après l'accouplement, la femelle pond un ou deux oeufs, puis le mâle construit un mur pour boucher l'entrée du nid. Cependant il laisse une petite ouverture par laquelle il donnera à manger à la femelle.

Pendant ce temps la femelle mue et se sert de ses plumes pour tapisser le nid. Après l'éclosion le manque d'espace fait que la femelle brise le mur et sort du nid. Les petits alors reconstruiront le mur après son départ. Ils seront nourri de la même façon que l'était la mère par le mâle. Lorsque les petits sont prêts à quitter le nid, la mère brise le mur pour qu'ils puissent sortir.

La durée de vie des différents Calaos varie de 12 à 18 ans.

Animaux - Oiseaux - le Kookaburra -


Le kookaburra est un oiseau qui vit en Australie



Le kookaburra est un oiseau carnivore


On l'appelle aussi le Martin Chasseur Géant. Son dos est de couleur brune mais il a des petites plumes bleues sur ses ailes.


Son ventre, par contre est tout blanc.


Sa grandeur se compare à celle d'un petit chien. Sa tête est grosse en comparaison de son corps elle est blanche et il a des bandes noires sur les yeux. Son bec est solide et puissant.


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Le kookaburra habite en Australie et il est carnivore. Il se nourrit de grenouilles, d'insectes, de lézards, de serpents, de souris et de sauterelles. Il attaque parfois des serpents assez gros. Il lui tape la tête sur des roches pour le tuer ou il s'envole et le laisse tomber sur les rochers. Il peut aussi bien se régaler de sandwiches ou autre nourriture laissée par les campeurs.


Le kookaburra affectionne les forêts d'eucalyptus de la côte de l'Australie mais les fermiers apprécient sa présence car il chasse les serpents alentour de leurs fermes. Le soir ces oiseaux dorment en groupe et c'est pendant ce temps qu'ils renvoient par leur bec tout ce qui n'a pas été digéré dans la journée, soit, les plumes, les os, etc....tout ceci s'accumule en buttes au pied de leurs perchoirs.


 
 

Le couple Kookaburra est fidèle pour la vie. Au mois d'août il se met à la recherche d'un nid, un trou dans un arbre, une ancienne termitière ou un nid de l'année précédente.


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Après l'accouplement, la femelle pond 3-4 oeufs dont l'incubation dure 25 jours. Elle y consacre 50% de son temps puis le mâle et ses filles de l'année précédente prennent la relève. Pendant deux mois, les parents et leurs aides se relaient pour les nourrir.




Même si après 35 jours les petits sont devenus autonomes on continue de les nourrir pendant encore environ 6 semaines.
Il a très peu de prédateurs sauf lorsque les petits sont laissés seuls au nid. C'est un oiseau qui est capable de se défendre car il est robuste.


La durée de vie du kookaburra est de 15 ans.

[size=24]Animaux - Oiseaux - L'autruche -



L’autruche (Struthio camelus) est le plus grand et le plus gros des oiseaux vivants et pourtant cette infatigable marcheuse est inapte au vol.


En effet, l’autruche est un oiseau aptère. Rivée au sol, l'autruche a su pallier cette incapacité à voler par d’autres atouts.




Pourquoi l’autruche ne vole t-elle pas ?




L’autruche fait partie d’un groupe d’oiseaux, les Ratites, qui sont tous inaptes au vol. Ces oiseaux coureurs sont rangés dans l’ordre des Struthioniformes. Cet ordre comprend plusieurs familles proches de l’autruche :


 
Les Rhéidés : Nandou
 
Les Dromaiidés: Emeu
 
Les Casuaiidés: Casoar
 
Les Aptérygidés: Kiwi






Squelette autruche.




Si l’autruche et les autres oiseaux coureurs ne volent pas, c’est parce que ces oiseaux possèdent certaines caractéristiques morphologiques spécifiques :




Le sternum ne possède pas de bréchet. Nécessaire au vol, le bréchet est l’excroissance osseuse du sternum où vient s’ancrer la masse musculaire permettant le battement des ailes.


Par voie de conséquence, d’autres organes liés au vol sont atrophiés chez l’autruche, notamment les muscles pectoraux et les clavicules.







Autruche mâle. image Mgiefleries




La structure du plumage est différente : les barbules constituant les plumes ne disposent pas de crochets les maintenant en rangs serrés. C’est pourquoi le plumage a un aspect ébouriffé.

Les glandes uropygiennes sont absentes : les sécrétions de ces glandes permettent d’imperméabiliser le plumage. Donc, même si elle le pouvait, l’autruche ne pourrait voler par temps de pluie.




Ne fait pas l’autruche !



La croyance selon laquelle l’autruche plonge la tête dans le sable en cas de danger est fausse. Par contre, il lui arrive de s’aplatir au ras du sol, le cou allongé au maximum, afin de se dissimuler aux regards.




Une autruche peut-elle avaler n'importe quoi ?



Le système digestif de l'autruche n'est pas spécialisé et il lui arrive effectivement d'avaler les objets les plus hétéroclites. Son goût et son odorat sont peu développés. Son intestin mesure 14 mètres de long !








Le mâle a un plumage d'un noir soutenu. Le plumage de la femelle est gris-brun. image Picture Taker 2




Une autruche du zoo de Londres avait réussi à avaler un réveil, une pellicule photo, un mouchoir, une corde de 91 cm, une chambre à air, un stylo, trois gants, un peigne et des pièces de monnaie.




L’autruche : Quatre sous-espèces




Struthio camelus, unique espèce d’autruche, était autrefois répandue à travers toute l’Afrique et au Proche-Orient.


Mais, l’assèchement du Sahara l’obligea à migrer. La chasse intensive éradiqua totalement la sous-espèce arabique (Struthio camelus syriacus) il y a une quarantaine d’années.








Zoom sur la tête d'une autruche. image Vshioshvili




Aujourd’hui, quatre sous-espèces vivent dans les steppes et savanes africaines :



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  • L’autruche d’Afrique du Nord (Struthio camelus camelus) qui vit au Sahel, en Ethiopie, au Soudan et au Sénégal
  • L’autruche des Masaïs (Struthio camelus massaicus) qui vit au Kenya et en Tanzanie
  • L’autruche des Somalis (Struthio camelus molybdophanes) qui vit à l’est de l’Afrique tropicale
  • L’autruche d’Afrique du Sud (Struthio camelus australis) qui vit en Afrique du Sud, en Namibie et au Botswana notamment et bien sûr en Australie où elle a été introduite à la fin du 19e siècle.

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Bien adaptée à son environnement, l’autruche n’a pas de grands besoins en eau. Les fibres aqueuses des plantes grasses l’aident à passer la saison sèche.




De plus, sa physionomie interne lui permet de retenir l’eau en évitant d’en perdre et sa transpiration est minimale.


L'autruche est le seul oiseau qui élimine l'urine et les excréments séparément.


Son plumage joue un rôle d’isolant ce qui lui permet de supporter les variations climatiques de 40°C à moins de O°C.




L’autruche : le plus gros des oiseaux




Mesurant jusqu’à 2,75 mètres de haut, l’autruche a développé des armes pour survivre. Son long cou flexible, une tête mobile et de gros yeux à la vue perçante lui permettent d’anticiper toute menace.

Ses yeux mesurent 50 mm de diamètre. L’ouie est excellente bien que l’oreille soit réduite à un trou auriculaire.









L'autruche possède un cou très flexible. image Lildude




Contrairement à la plupart des oiseaux, l’autruche évacue l’urine séparément des excréments.




Ses pattes puissantes, aux pieds terminés par deux orteils (fait unique chez les oiseaux) lui permettent d’atteindre 70 km/h. L’un des orteils est armé d’une griffe acérée dépassant 6 cm de long. C’est une véritable dague qui rend dangereux les coups de pied de cet animal.







Patte d'autruche. image Nagyman




L’autruche est l’oiseau le plus lourd avec un poids maximum de 150 kilos. Une autruche vit entre 12 et 20 ans en liberté.




La vie sociale de l’autruche




Au fil de l’évolution, l’autruche a adopté un mode de vie grégaire. Le groupe remplit un rôle protecteur pour chaque membre.


Les relations entre individus sont soumises à une hiérarchie stricte.


L’organisation sociale s’établit sur la base d’une communication gestuelle et auditive.







Groupe d'autruches. image Just Tom




La structure d’une population d’autruches varie en fonction des conditions alimentaires locales. En effet, l’autruche est omnivore.


Son menu est surtout composé de matières végétales : racines, feuilles, fleurs et graines. Cette base alimentaire est complétée par des insectes divers et de petits invertébrés comme les lézards et également des tortues.




Dans les régions les plus désertiques, elle n’hésite pas à parcourir plusieurs dizaines de kilomètres par jour pour trouver sa nourriture.







Autruche en pleine course. image Swh




La famille typique a pour base un mâle territorial, une femelle dominante et plusieurs autres femelles.


Il arrive qu’une famille adopte des juvéniles d’autres familles. Parfois, les mâles conduisent des groupes « éducatifs » d’autruchons en les emmenant errer avec eux plusieurs jours en voyage d’apprentissage.




Pour les populations isolées où la nourriture est rare, les individus sont plutôt monogames.




La communication de l’autruche




Avant même l’éclosion, les autruchons établissent avec leurs parents des contacts sonores. Plus tard, ils traduiront par des sons variés leur humeur du moment.







Couple d'autruches et ses bébés. image Picture Taker 2




L’autruche accompagne ses contacts sociaux de toute une gamme de sons : sifflements, grognements, bruits gutturaux, claquements de becs, gargouillis d’estomac.


Ce langage vient à l’appui des postures et parades. En général, les postures agressives consistent en des déploiements arrogants de plumes et des battements d’ailes.




En période de reproduction, le mâle émet un cri caractéristique qui résonne et qu’il répète tandis que le cou se gonfle et se colore.




L’attitude la plus remarquable est celle de la posture de diversion. Quand une couvée est attaquée, l’autruche mime l’oiseau blessé. Aile pendante, elle fait mine de s’enfuir en zigzagant. Le prédateur, intrigué, la suit. Dès qu’ils sont à bonne distance des jeunes, l’autruche se redresse et se met à courir.




La reproduction de l’autruche




Selon la richesse du biotope, l’autruche varie sa stratégie de reproduction. Lors du rut, le mâle devient très territorial et sillonne son territoire de 2 à 15 km² en poussant son fameux cri.


Le mâle possède un pénis exsertile : l’organe est interne et doit se dérouler hors du cloaque. Les mâles paradent pour attirer les femelles mais ces dernières sont libres d’accepter ou non.


Chez l’autruche, les nouveau-nés sont couvés à la fois par le mâle et la femelle. Ils bénéficient d’une surveillance attentive de la part des deux parents.







Autruche et ses oeufs. image Picture Taker 2




La femelle dominante possède son propre nid préparé par le mâle territorial. Elle y pond un œuf tous les deux jours pendant deux semaines. Par contre, les autres femelles qui s’accouplent pondent dans des nids différents mais généralement ne couvent pas. Ces dernières n’ont pas de partenaire stable et elles espèrent que leurs œufs seront protégés par la femelle dominante. Celle-ci écarte les œufs ne lui appartenant pas car elle ne peut couver plus de 25 œufs.







Autruchon. image Nagyman




Les œufs d’autruche mesurent environ 16 cm de haut et 13 cm de large avec une coquille épaisse de 2 mm. Ils pèsent environ 1,5 kilo.



La femelle couve le jour et le mâle la relie la nuit. Au bout de 6 semaines, tous les œufs éclosent en même temps. Ils semblent stimulés par les vocalises de la mère.







Oeuf d'autruche comparé à des oeufs de poule. image Drplokta




Il faut plusieurs jours aux poussins pour s’extraire de leur coquille. A la naissance, ils sont recouverts d’un duvet.


Vers l’âge de trois mois, ils acquièrent un plumage juvénile gris cendré. La croissance est rapide ; à 4 ou 5 mois, ils ont atteint la moitié de la taille d’un adulte. La maturité sexuelle intervient vers 3 ou 4 ans.







Autruchon. image Nagyman




La mortalité infantile est importante. Félins, hyènes ou lycaons profitent de la nuit pour attaquer les oiseaux en les mordant au cou afin de sectionner les veines vitales. On estime à moins de 10% la proportion des couvées parvenant à la fin de la période d’incubation et à 15% le nombre d’autruches qui atteindront un an.




L’autruche et l’homme




Longtemps chassé à l’excès, notamment pour ses plumes, la seule espèce survivante d’autruche a grand besoin de protection.


Avant que la chasse n’extermine certaines populations, on a découvert qu’elles pouvaient être mise en élevage pour leur chair et leurs œufs. La première ferme d’élevage vit le jour en Afrique du Sud en 1838.

Cet élevage s’est développé jusque dans les années 30 puis les plumes passèrent de mode et les autrucheries fermèrent.








Elevage d'autruches. image Stacyk




Aujourd’hui, on comptabilise encore au moins 90 000 autruches en Afrique du Sud élevés pour leur viande et la production de cuir.


On assiste également à un renouveau des fermes d’élevage en Floride, à vocation plut

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MessageSujet: Re: Animaux - Oiseaux - Le roselin familier -Calopsitte - Manchot empereur -+ autres(photos,textes)   Sam 3 Oct - 13:15

Animaux - Oiseaux - Le flamant rose -

Flambant, tel était le nom donné autrefois au flamant rose (Phoenicopterus ruber) qui est l’espèce la plus répandue parmi les flamants.


Cet échassier recherche avant tout la tranquillité des marécages et des grands lacs. Le flamant rose est célèbre pour sa "pose repos" sur une patte.



Les différentes espèces de flamants roses




Il existe une controverse sur le nombre d’espèces. Pour certains, il existe 6 espèces de flamants roses dans le monde. Pour d’autres, Phoenicopterus ruber est réparti en deux sous-espèces :
Phoenicopterus ruber roseus : Ce flamant rose vit essentiellement en Afrique. On trouve quelques colonies autour de la Méditerranée et de la Caspienne. Ce flamant vit également dans le Golfe Persique jusqu’en Inde occidentale.


Phoenicopterus ruber ruber : Ce flamant vit en Amérique centrale.


Il existe des variantes de couleur chez les flamants en fonction de l’espèce. Phoenicopterus ruber roseus est blanc rosâtre avec des ailes cramoisies aux bords noirs. Le bec est rose pâle à pointe noire. Les pattes sont roses.


Phoenicopterus ruber ruber est rose et le reste du corps est identique à l’autre sous-espèce.


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Flamant rose au repos. image putneymark


En Afrique orientale, il existe une autre espèce très répandue de flamants : le flamant nain (Phoenicopterus minor). Son plumage duveteux est blanc. Le blanc de ses ailes est taché de rouge carmin. On le trouve également en Asie.
Les autres espèces de flamants roses sont :

  • Le flamant du Chili (Phoenicopterus chilensis) d’Amérique du Sud


  • Le flamant de James (Phoenicopterus jamesi)


  • Le flamant des Andes (Phoenicopterus andinus)


Les deux dernières espèces évoluent dans les lacs des plateaux élevés des Andes en Amérique du Sud.


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Flamant des Andes.


Parmi les flamants, sur les lagunes des côtes d’Amérique centrale, les oiseaux sont quasiment rouges, tandis qu’ils sont presque blancs en Europe, et d’une couleur entre ces deux extrêmes en Afrique.


Le flamant connu en Camargue niche en Tunisie et en Afrique du Sud. L'espèce qui est observée en France est une sous-espèce du flamant des Caraïbes, Phoenicopterus ruber ruber, de couleur rouge vif.


Portrait du flamant rose




Le flamant rose mesure 125 à 145 cm de long. Sa hauteur varie entre 1,25 et 1,45 m pour un poids de 2 à 4 kg.
L'envergure varie de 140 à 165 cm. Les femelles sont en principe plus petites que les mâles. Les jeunes, très pâles, presque blancs ont des pattes sombres.


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Silhouette gracieuse du flamant rose.


Mais, ce qui caractérise le plus les flamants, c’est leur bec recourbé garni de lamelles qui filtrent l’eau et la vase des marécages riches en algues, crustacés et mollusques dont cet oiseau se régale.


Lorsqu’il recherche sa nourriture, la tête penchée, son bec se trouve complètement renversé. Sa courbure est telle que la mandibule supérieure se retrouve en position inférieure.


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Flamants roses qui filtrent l'eau.


Les aliments sont retenus par les lamelles. L’eau est rejetée, ainsi que le sable et la vase, grâce aux mouvements de la grosse langue.

Il filtre donc l’eau au fur et à mesure qu’il avance dans l’eau.
Le flamant rose a un régime alimentaire très spécialisé. Il se nourrit surtout d'une espèce de crevette, l'Artémia salina. Celle-ci contient un pigment, un caroténoïde, responsable de la coloration rose de l'oiseau. Il consomme également des algues microscopiques et divers petits invertébrés.


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Artémia salina est responsable de la coloration rose du flamant.


Les flamants roses nichent en colonies de milliers d’individus, toujours à proximité de l’eau. Les plus grandes colonies comptent jusqu’à 2 millions de flamants.


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En Camargue, on observe des immenses colonies de flamants roses.


A terre, dans les marécages où il établit ses colonies, le flamant rose est, parmi tous les oiseaux, celui dont le cou et les pattes sont le plus longs par rapport au corps.


Cet échassier possède des pattes terminées par des pieds palmés.


Les principaux prédateurs du flamant rose sont les pygargues, les hyènes, les guépards ou les crocodiles.
Les flamants migrent pour la reproduction de l’Asie et de l’Europe vers l’Afrique.


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Migration de flamants roses.


On a longtemps chassé le flamant rose pour sa langue qu’on mangeait lors des grandes occasions. On le chassait également pour ses plumes.


En Europe, les belles plumes roses ont failli être la cause d'une chasse destructrice. Mais, ces plumes perdent leur couleur et les coquettes ont dû abandonner l'idée d'orner leur chapeau de plumes de flamant et heureusement pour l'espèce.


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Un mâle qui exhibe son beau plumage.


Le cri du flamant rose est grave et rauque et ressemble à celui de l’oie.


La longévité du flamant rose est d'environ 13 ans.


Aire de distribution et migration




Le flamant rose niche presque exclusivement en Europe. Il hiverne dans tout le bassin méditerranéen et en Afrique.
Cependant, de nombreux flamants qui nichent en France y restent pendant la saison froide.


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Le flamant rose est un grand migrateur.


Le flamant rose vit le long du littoral maritime. Il aime les eaux salées et saumâtres des étangs, des estuaires ou des deltas des fleuves comme celui du Rhône.


La sous-espèce Phoenicopterus ruber roseus nidifie essentiellement en France, en espagne et localement en Asie du Sud-Ouest ou en Afrique.


Dès le mois de juillet, les migrateurs présents en France vont hiverner en Espagne, en Afrique du Nord et même au Sénégal.


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En France, le flamant rose se reproduit presque exclusivement en Camargue.


Ils reviendront en mars pour nidifier. Près de la moitié de la population nicheuse en France (15 000 à 20 000 couples environ au total), restent sur le territoire pour hiverner. Cependant, les hivers peuvent être très rudes, même dans le Sud de la France et peuvent donc faire de nombreuses victimes. Ce fut le cas en 1985 et l'hiver fit plus de 3000 victimes.


Reproduction du flamant rose




La parade amoureuse du flamant rose est un très joli spectacle. Le mâle et la femelle enlacent langoureusement leurs cous.

La maturité sexuelle intervient vers 5 ans. Chaque année, les couples changent.


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Parade nuptiale d'un flamant rose.


Pour accueillir ses petits, le flamant rose installe son nid peu avant la ponte. Il est constitué d’un tas de boue et de détritus de végétaux.

Large de 50 cm à la base, c’est un cône haut de 40 cm.
La femelle ne pond qu’un seul œuf (exceptionnellement deux) après une incubation de 28 à 31 jours. Les deux partenaires couvent avec les pattes recourbées sous le corps.


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Flamant rose et son petit.


Le petit est d’abord nourri avec une sécrétion rouge vif de l’œsophage parental. Cette sécrétion du tube digestif contient beaucoup de protéines et de graisse.

A la naissance, le petit est gris.
Son bec est droit et ne se courbe que vers l’âge de deux mois. A ce moment là, il peut commencer à se nourrir seul.


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Recherche d'une partenaire pour ce flamant rose


Progressivement recouverts d’un duvet brunâtre, les jeunes se rassemblent dans des crèches gardées par les adultes.
Les plumes vont progressivement devenir rosées. Le petit flamant rose sait voler vers l'âge de 10 à 11 semaines. Bientôt, il partira pour sa première migration vers les terres d'Afrique du Nord.


Classification




Règne : Animalia 
Embranchement : Chordata 
Classe : Aves 
Ordre : Phoenicopteriformes
Famille : Phoenicopteridae 
Genre : Phoenicopterus

[size=24]Animaux - Oiseaux - le Kiwi -



Nettement différent des autres oiseaux inaptes au vol, le kiwi (Genre Apteryx) fait partie des rares oiseaux ayant un bon odorat. Forestier et nocturne, le kiwi n’a pour seule défense que sa discrétion.




Le kiwi est l’emblème national de la Nouvelle-Zélande et a donné son nom au fruit.




Parmi les différentes espèces de kiwis, certaines sont très menacées d’extinction.




Les différentes espèces




Jusqu’en 1995, on comptabilisait trois espèces de kiwis. Mais, une recherche génétique, débutée dans les années 1980, a modifié la classification.


Aujourd’hui, le nombre d’espèces est passé à cinq. Cela pourrait encore changer dans les années à venir car l’étude génétique continue.







Miss Rogue




Les cinq espèces de kiwis sont :

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  • Kiwi austral (Apteryx australis)
  • Kiwi brun de l'île du nord (Apteryx mantelli)
  • Kiwi d'Okarito (Apteryx rowi)
  • Kiwi d'Owen (Apteryx owenii)
  • Kiwi roa (Apteryx haastii)

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Portrait du kiwi




Cet oiseau est totalement sans défense. Sa survie ne dépend que de la volonté humaine.


Le kiwi fait partie d’un groupe d’oiseaux, les Ratites, qui sont inaptes au vol. Ces oiseaux dits " coureurs " possèdent un sternum plat qui est dépourvu de l'arête proéminente qui orne le bréchet des oiseaux volants.
Le ratite le plus connu est l’autruche.



Les kiwis sont classés dans la famille des Apterygidae.


Le kiwi ne se rencontre à l’état sauvage qu’en Nouvelle-Zélande.









Petit animal forestier, il fuit la lumière pour fouiller discrètement le sol des forêts de son long bec effilé. Doté d’un excellent odorat, le kiwi détecte les invertébrés dont il se nourrit à l’aide de ses narines, situées à l’extrémité de son long bec.




Les narines sont très sensibles. Leur menu est essentiellement composé d’insectes, de vers et d’invertébrés. Il est complété par quelques baies tombées sur le sol.







Kiwi brun de l'île du nord (Apteryx mantelli)




Ces oiseaux possèdent des ailes vestigiales et sont dépourvus de queue. Les kiwis sont de tailles plutôt moyennes et ne dépassent pas 65 cm. La femelle est plus grande que le mâle.


Pendant la journée, les kiwis restent cachés dans des trous ou des terriers qu'ils creusent avec leurs pattes puissantes.




Reproduction du Kiwi




Les kiwis vivent généralement en couples monogames. La femelle pond un œuf qui est souvent couvé par son partenaire  pendant 2 ou 3 mois.




Le kiwi est le seul ratite dont on puisse retrouver les nids ailleurs que dans des endroits découverts : sous des racines, des touffes d’herbe ou des rochers.







Miss Rogue .




Pendant les premiers jours qui suivent l’éclosion, les petits ne quittent pas le nid et y sont nourris par leur père.
Celui-ci doit redoubler d’attention car le développement des jeunes kiwis est lent. Ils n’atteignent la maturité sexuelle qu’à l’âge de 5 ou 6 ans.





Ils peuvent espérer vivre environ 30 ans.




L’activité humaine : un vrai fléau pour le Kiwi




Les prédateurs carnivores n’étant arrivé dans cette île qu’avec la colonisation des colons européens, le sol fut longtemps aussi sûr que les arbres.


Les oiseaux purent développer des mœurs terrestres et, à l’arrivée de l’homme, des espèces géantes aptères y vivaient : le Dinornis maximus devait mesurer plus de 4,50 mètres de haut.
Emblème de la Nouvelle-Zélande, totalement protégé par la loi, le kiwi reste pourtant très menacé par l’extension des activités humaines.


Il a beaucoup souffert de l’introduction, au milieu du 19e siècle, de prédateurs comme les félins et les mustélidés. Il a également souffert du déboisement intensif.




Même si les grandes espèces de kiwis (Apteryx australis et Apteryx haastii) voient leur habitat reculer, leur survie n’est pas vraiment menacée. Quelques populations arrivent à survivre dans des biotopes transformés en grandes réserves forestières.


En revanche, l’espèce la plus vulnérable, le petit kiwi tacheté (Apteryx owenii) aurait disparu sans l’introduction réussie de quelques individus dans la petite île de Kapiti. Il y réside maintenant la seule population viable de l’espèce, soit seulement 1 000 oiseaux environ.






Classification




Règne: Animalia 
Embranchement: Chordata 
Classe: Aves 
Ordre: Struthioniformes 
Famille: Apterygidae
Genre: Apteryx

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Animaux - Oiseaux - Le casoar -


Essentiellement frugivore, le casoar est reconnaissable à la crête osseuse qui surmonte son crâne. C’est un appendice utile pour se frayer un passage à travers la végétation.
Il existe trois espèces de casoars:



  • Casoar à casque (Casuarius casuarius)
  • Casoar de Bennett (Casuarius bennetti)
  • Casoar unicaronculé (Casuarius unappendiculatus)


 
Le casoar à casque est le plus imposant des trois espèces. Ces oiseaux vivent en Nouvelle-Guinée et dans le nord-est de l'Australie.


Portrait du casoar




Le casoar est un ratite c’est-à-dire un oiseau inapte au vol. Les trois espèces vivent dans les milieux forestiers d’Australie et de Nouvelle-Guinée. Leur biotope comprend la forêt pluviale et la savane boisée. Ils peuvent vivre jusqu'à 3 000 m d'altitude.



Casoar. image DocBudie (OFF/Super Busy)


Cet oiseau ne possède que des ailes réduites à l’état de moignon. Les pattes sont munies de trois doigts, dont un porteur d’une griffe acérée.


Peu connu, cet animal vit discrètement dans les forêts tropicales. L’une de ces espèces, le casoar à casque (Casuarius casuarius) arbore un casque corné.

Ce casque est moins développé chez les deux autres espèces.



Casoar à casque. image Coda


Tout en étant les plus gros animaux de Nouvelle-Guinée, les casoars se laissent rarement approcher. De ce fait, leur mode de vie est mal connu, d’autant plus que leur élevage est difficile.


Le casoar a tout de l’animal préhistorique. Son cou est dépourvu de plumes, son crâne est recouvert d’une calotte de peau rigide tandis que ses pattes sont recouvertes de sortes d’écailles.


Le casoar à casque mesure 1,70 m de haut pour un poids qui peut atteindre 70 kg. Ses plumes noires sont quasiment réduites à une tige cornée au niveau de ses ailes très petites. C'est un excellent coureur qui peut faire des pointes à 50 km/h.



Casoar à casque. Casuarius casuarius bicarunculatus. image Takomabibelot


Il possède deux lobes de peau nue sur le devant du cou. S'il se sent menacé, il peut faire des bonds impressionnants et attaquer l'adversaire avec l'ongle qu'il porte au doigt interne de ses pattes. Cette "griffe" mesure une dizaine de centimètres et est très acérée.


Mode de vie et reproduction




D’après les observations, ils semblent quitter leur solitude pour constituer des couples lorsque arrive la période de reproduction. Ils privilégient alors le couple à la vie de groupe. Le reste de l’année, le casoar est un solitaire.


Au cours de la parade nuptiale, le mâle danse autour de la femelle en faisant vibrer sa gorge. C'est la femelle qui choisit son partenaire.



Le casoar est un oiseau solitaire. image Cyron


La femelle abandonne sa ponte dans une dépression garnie de feuilles. C'est le mâle qui couve la portée de 4 à 8 œufs pendant sept semaines.


A la naissance, les poussins possèdent un duvet beige rayé de brun.

Le père s’occupe seul de leur éducation pendant près d’un an.


Le casoar et l'homme




Le casoar à casque est réputé comme dangereux quand il se sent menacé. On prétend qu’il peut tuer un homme d’un seul coup de sa griffe acérée. Agile, il fonce tête baissée à travers les buissons épineux et les lianes, son casque lui ouvrant le chemin.



Discret, le casoar est une espèce menacée. image Boaz Wibowo


Les plumes et la chair du casoar sont très appréciées des indigènes. L'oiseau est chassé mais également élevé dans les villages pour être mangé.


La destruction de son habitat a fait reculer les populations. Aujourd'hui, les trois espèces sont classées comme espèces menacées.


Classification





Règne: Animalia 
Embranchement: Chordata 
Classe: Aves 
Ordre: Struthioniformes 
Famille: Casuariidae

Animaux - Oiseaux - L'alouette des champs -


Identification :



L'alouette des champs a les parties supérieures brunes, intensément striées de brun noirâtre. La calotte est légèrement plus foncée, contrastant avec le sourcil blanchâtre.

Les parties inférieures sont blanches, excepté la poitrine chamois clair striée de brun foncé. La gorge est jaunâtre, finement striée de foncé. La queue est presque noire, avec les rectricesexternes tachetées de blanc. Les ailes présentent des liserés clairs.

La tête possède de longues plumes sur le sommet de la calotte, formant une crête qui se hérisse à certains moments. Les yeux sont brun foncé. Le bec est relativement court et de couleur corne.


Mythologie - Symboles


Les légions romaines qui étaient essentiellement composées de gaulois avaient pour signe distinctif des ailes d'alouettes pour décorer leurs casques. Notre emblème, le coq gaulois, ne fut choisi qu'à la révolution française.




L' Alouette des champs grisolle, tire-lire, turlute. L'alouette des champs mâle a un chant complexe. Le chant est émis en vol. Quand l'alouette des champs chante au sol, le chant est plus calme et plus court.


Le chant de l'alouette des champs est unique. Sa qualité, sa variété et sa longueur ont inspiré de nombreux artistes, fascinés par ses merveilleuses variations.



L'alouette des champs vit dans les campagnes ouvertes, les zones cultivées, les marais, les prairies et les dunes. Elle évite les zones boisées, mais on peut la trouver aux lisières des forêts et aussi à moyenne et haute altitude dans les zones ouvertes, de 1000 à 2700 mètres.


Comportements


L'alouette des champs vit sur le sol. Pour se nourrir, elle fouille sur le sol, cherchant sa nourriture à vue, un peu accroupie, et avançant au fur et à mesure.


Son plumage la rend presque invisible au sol.
Le mâle chante au-dessus ou sur son territoire, à environ 50 à 60 mètres du nid. Le chant est utilisé pour défendre le territoire et pour renforcer les liens entre les partenaires.

Les couples se forment en février. A ce moment-là, les mâles commencent leurs vols nuptiaux, s'élevant du sol en spirale et en chantant fortement. Une fois à bonne hauteur, le mâle descend en spirale, alternant battements d'ailes et glissés, toujours en chantant. Quand il arrive à une hauteur moindre, laisse tomber sur le sol comme une pierre. Là, il effectue encore d'autresparades, marchant autour de la femelle avec la crête dressée, les ailes abaissées et la queue déployée en éventail. 
L'alouette des champs est territoriale pendant la saison de reproduction.



L'alouette des champs vole à basse altitude au-dessus de la campagne. Sur de longues distances, le vol devient ondulant, mais l'alouette a aussi un vol direct puissant.


L'alouette des champs niche sur le sol dans une dépression peu profonde. La femelle construit le nid avec de l'herbe et des tiges sèches.


Le nid est tapissé de matériaux fins et de crins ou de poils.
La femelle dépose 3 à 5 oeufs. L'incubation dure environ 11 jours assurée par la femelle, tandis que le mâle continue à chanter et à voler au-dessus du territoire.

Les poussins sont nourris par les deux parents et grandissent vite. Ils abandonnent le nid à l'âge d'environ 9 à 10 jours et restent dans la végétation environnante. Ils s'envolent 10 jours plus tard, à l'âge de trois semaines.






L'alouette des champs se nourrit d'insectes et de larves, de vers de terre, et de graines et semences diverses.
Les populations d'alouettes des champs sont menacées par la perte de l'habitat, avec les changements dans les pratiques agricoles et la perte des campagnes ouvertes.

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marileine
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MessageSujet: Re: Animaux - Oiseaux - Le roselin familier -Calopsitte - Manchot empereur -+ autres(photos,textes)   Sam 3 Oct - 13:20

Animaux - Oiseaux - Le Dodo - (espèce éteinte)


[size=16]Le dodo ( espèce éteinte)[/size]
[size=16]Raphus cucullatus, plus communément appelé Dodo, était un pigeon terrestre géant. Ce grand oiseau dont le vrai nom est dronte, incapable de voler, a été découvert par les explorateurs européens sur l’île Maurice en 1598.


Frappés par la gaucherie de cet oiseau, ils le baptisèrent « doudo », ce qui signifie « nigaud » en portugais (doido aujourd’hui).


De la taille d’un gros dindon, le Dodo prospérait sur l’île volcanique encore inhabitée où il n’avait aucun prédateur naturel.


Malheureusement pour le Dodo, cette tranquillité prit fin avec l’arrivée de l’homme et de ses animaux domestiques.


Qui était le Dodo ?


Malgré toutes les incertitudes entourant le Dodo, une chose est certaine cet oiseau était endémique à Maurice (ou République de Maurice). État insulaire d’Afrique australe, Maurice est située dans l’océan Indien, à l’est de Madagascar et au nord-est de l’île de La Réunion. 




L'île Maurice. image Khayal


De nombreuses controverses existent sur cet oiseau, tant au niveau de sa classification, de son mode de vie ou même de sa physiologie.


Cela peut sembler étrange concernant un animal autant chassé, si chassé d’ailleurs qu’il a disparu.

Entre les histoires colportées par les marins, les assemblages plus ou moins hétéroclites présentés comme des reconstitutions et les dessins assez fantaisistes, le dodo est presque devenu un mythe qui conserve une grande part de son mystère.


Officiellement, le dodo est classé dans l’ordre des Columbiformes, auquel appartiennent les pigeons.
La physionomie des pigeons a peu changé depuis que ces oiseaux sont apparus au Crétacé supérieur ou au début du Tertiaire.


Les gros columbiformes ont évolué sur des îles tropicales, où ils n’avaient pas de prédateurs, notamment au Pléistocène.



A cette époque, plusieurs espèces de grande taille, souvent incapables de voler, peuplaient les îles Mascareignes de l’océan Indien.


Parmi les espèces d'oiseaux des Mascareignes, seul le solitaire de Rodrigues est apparenté au dodo.

En 2002, des analyses ADN ont apporté de nouvelles informations sur la classification. Le Dodo et le solitaire de Rodrigues ont été classées dans une famille spécifique : les Raphidae.


Portrait du Dodo


Là encore, l’apparence exacte de cet oiseau est incertaine. En effet, les rapports qui datent du XVIe et XVIIe siècle se contredisent.


C’est d’autant plus surprenant que quelques Dodos, capturés vivants, ont été transportés en Europe au XVIIe siècle.


Ils n’ont malheureusement pas survécus mais quelques dessins avaient été alors exécutés.




Dessin du naturaliste Miscellany en 1793. image Kevinzim


Les restes se sont très mal fossilisés. Jusqu’à récemment, nous ne possédions aucun squelette entier.
C'est le professeur George Clark, maître d'école à Mahébourg, qui, en 1865, découvrit les premiers squelettes de Dodos dans un lieu-dit «Mare aux Songes». Les fossiles furent envoyés à Londres, où Richard Owen, conservateur du musée d'Histoire naturelle, tenta la première reconstitution d'un squelette de Dodo entier. 


Les différentes reconstitutions ont donc été faites à partir de fragments. Ce n’est qu’en octobre 2005, qu’une équipe a pu mettre au jour de nombreux ossements appartenant à des individus d’âges différents ainsi qu’un squelette complet.


Ces individus sont morts lors d’une inondation subite.




Squelette reconstitué du Dodo. image Veracious Jess


Le Dodo était recouvert d’un duvet doux.


Son poids était d’une vingtaine de kilos pour une taille d’environ 70 cm de haut. On peut supposer que certains mâles adultes étaient encore plus massifs.


Il possédait une grosse tête dont les côtés étaient dépourvus de plumes et coiffée d’un capuchon noir.

Son bec crochu était massif et puissant et sa queue recourbée et touffue. Ses ailes étaient minuscules.
Il possédait une démarche maladroite, se dandinant sur des pieds aux orteils courtauds. Ses puissantes pattes à quatre doigts tendraient à démontrer que c’était un bon coureur.


Mais là encore, les rapports divergent.



Quel était son cri ? Nous l’ignorons. Etait-il stupide comme son sobriquet le laisse penser ? C’est fort peu probable. 

Les oiseaux sont des animaux intelligents et nul doute que le Dodo, malgré une apparence un peu cartoon, n’était ni paresseux, ni idiot.


Un animal qui n’a rien à craindre peut se permettre une certaine indolence. 




Reconstitution d’un Dodo (Oxford University Museum of Natural History). image Ballista


Des légendes ont également fait recettes concernant une espèce de Dodo blanc. En réalité, il ne s’agissait que d’individus albinos.


Concernant son mode de vie, nous ne savons presque rien. Quelques œufs fossilisés ne nous apprennent pas grand-chose non plus sur sa reproduction.


Existait-il une parade de séduction ? Sur quels types de relations, la société des Dodos était-elle basée ?
Autant de points d’interrogation.



Le Dodo se nourrissait de plantes basses, de graines et de fruits tombés des arbres. 
En 1993, S.A. Temple prétendit qu’il y avait une symbiose entre le Dodo et un arbre, le tambalacoque.
Selon lui, la graine de cet arbre avait besoin du Dodo pour germer. L’extinction du Dodo aurait donc causé la disparition de cet arbre.


Cette théorie a été largement réfutée puisqu’il a été prouvé que l’arbre, bien que rare, existait toujours après la disparition du Dodo.


L’extinction du Dodo


A partir du XVIe siècle, l’île Maurice devint un lieu d’escale pour les navires au long cours. Après des mois de privation et de rationnement, les marins aspiraient à manger de la viande fraîche.


Le Dodo était donc une proie facile. Selon les premiers rapports, sa viande était dure et amère.



Lorsque l’île devint une colonie hollandaise en 1644, l’extermination du Dodo fut inévitable. Mais, il faut souligner qu’un ouvrage de Thomas Herbert écrit en 1634 mentionne le fait que la population de Dodos est déjà en déclin.







Daveypea


Cependant, il est certain que l’homme a largement contribué à cette extinction. Les adultes étaient tués et les petits étaient victimes des rats, des chiens, des singes et des cochons, tous introduits par les colons.
La destruction de leur habitat a été le coup fatal. Si l’on considère que cette espèce endémique était déjà vulnérable, la moindre modification de leur environnement a causé leur perte.


En 1680, les pionniers et leurs animaux occupaient la totalité de l’île Maurice.




Le Dodo est devenu aujourd'hui l'emblème de Maurice, dommage que ce soit à titre posthume. image Jvhemert 


Moins d’un siècle après avoir été découvert, le Dodo avait déjà disparu. Son extinction fut si rapide que l’on en vint, au XIXe siècle, à douter qu’il ait jamais existé.

Pour convaincre les scientifiques que le Dodo n’était pas un animal de légende, il fallut qu’un colon établi à Maurice exhibe, en 1865, des fossiles du volatile.
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Animaux - Oiseaux - Le Toucan -


Le toucan fait partie des plus beaux oiseaux du monde. Intelligent, le toucan s’apprivoise facilement.

Parmi les 41 espèces de toucans, le toucan toco (Ramphastos toco) est le plus connu. Il est vrai que les couleurs splendides et le bec impressionnant de ce toucan en ont fait la star de nombreuses campagnes publicitaires.


Portrait du toucan


Comme tous les toucans, le toucan toco possède un énorme bec. Le sien mesure environ 23 cm de long. Bien qu’impressionnant, ce bec est léger car creux.

Ce bec, jaune orangé à l’extrémité noire, a plusieurs fonctions. Il sert de moyen d’intimidation lors des joutes entre mâles.


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image Swh


Il aide également l’oiseau à atteindre les fruits, lui permet d’arracher le bois ou de fouiller la boue pour trouver des insectes.


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Toucan toco. image Daph Chloe


Malgré ses couleurs, le toucan se confond facilement dans son environnement : la forêt tropicale d’Amérique du Sud.

Endormi, il passe totalement inaperçu. Il tourne la tête, place son bec sur son dos et le recouvre avec sa longue queue.


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image Bruno Girin


Le toucan se nourrit de fruits, de graines, d’insectes, d’araignées, parfois de lézards et d’œufs. Il attrape sa nourriture avec le bout du bec, la projette en l’air d’un coup de tête puis la happe.
Il est pourvu d’une fine langue qui est terminée par une sorte de pinceau à l’aide duquel il manipule la nourriture.

Cet oiseau mesure entre 60 et 65 cm.


Mode de vie et reproduction du toucan


C’est un oiseau très bruyant qui ne reste jamais en place bien longtemps. Il lance en permanence des cris aigus ou graves.

Son cri sonore et insistant est dans certaines traditions tribales associé au diable.




Toucan à bec caréné (Rhamphastos sulfuratus) au bec à 5 couleurs


Il vit en groupes d’une douzaine d’individus. C’est un oiseau qui n’est pas très doué pour le vol. Il se laisse plutôt planer.
Toujours en mouvement, il est réputé pour être le clown des forêts tropicales. Il organise des batailles de « sabre » avec son grand bec entre congénères ou des batailles de fruits qu’il jette. Quand il est fatigué de jouer, il se vautre dans les feuilles humides.




image Squeaky Marmot


Lors de la parade nuptiale, le mâle et la femelle se lancent des baies à l’aide de leur bec. Le couple s’unit pour plusieurs années.

Le nid est situé dans le trou d’un tronc d’arbre ou dans un nid laissé vacant.


Une fois par an, la femelle pond 2 à 4 œufs qui sont couvés une quinzaine de jours par les deux parents.

Les oisillons quittent le nid vers l’âge de 8 semaines. Son espérance de vie en liberté est d’environ 12 ans.
Cet oiseau sédentaire est menacé par la déforestation qui détruit son habitat.


*******************************************


Classification


Règne: Animalia

Embranchement: Chordata

Classe: Aves


Ordre: Piciformes

Famille: Ramphastidae

Genre: Ramphastos

Espèce: R. toco
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[size=24]Animaux - Oiseaux - L'Albatros hurleur -

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Albatros hurleur. imageTullis

 



Parmi tous les albatros, l’albatros hurleur (Diomedea exulans), détient le record de la plus large envergure. Baudelaire écrivait concernant cet albatros : « Ses ailes de géant l’empêchent de marcher ».
Oiseau exclusivement marin, l’albatros hurleur passe près de 95% de sa vie en mer. Il ne revient sur la terre ferme que pour se reproduire.





Portrait de l’albatros hurleur




Cet albatros est blanc avec le bout des ailes et la queue noirs, uniquement à l’âge adulte. Il possède un bec rose avec l’extrémité jaune et crochue. Le plumage évolue avec l’âge. Les juvéniles, tout d’abord brun foncés, deviennent de plus en plus blanc en vieillissant.
Ses pattes sont grises et les pieds sont palmés.

 
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L’envergure atteint 3,50 m pour un poids qui varie de 6 à 12 kg. Les femelles sont plus petites que les mâles.



La majeure partie de l’année, il plane en solitaire au-dessus des vastes océans australs. Il peut parcourir près de 500 km par jour.
Cet albatros plane en permanence. Ses ailes fines subissent un faible frottement, et elles se bloquent en position planeur, afin d’économiser de l’énergie.



L’albatros a besoin du vent pour décoller et, une fois dans les airs, il peut planer des heures durant à plus de 70 km/h, se reposant seulement de temps en temps la nuit.



L’albatros hurleur est principalement présent tout autour de l’Antarctique.

 
 
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Ce chasseur de haute mer se nourrit de seiches, de calamars, de poissons et de crustacés. Il les capture uniquement à la surface de l’eau.


Malheureusement, il plonge également en piqué, attiré par les appâts des filins de pêche au thon.
Il ne noie en restant accroché aux hameçons. Ils sont ainsi des milliers à mourir chaque année, pris au piège.




La reproduction de l’albatros hurleur





Pendant la période de reproduction, les albatros se rassemblent sur les îles subantarctiques. Ils y effectuent leur parade sexuelle en dansant et poussant des grognements.
Les couples se forment au sein de cette colonie temporaire. Cet albatros possède une game complexe de parades nuptiales.




Le mâle ouvre sa queue en éventail et déploie ses ailes. Il dresse la tête et étire le cou, la pointe de son bec souvent cachée dans les plumes de ses ailes en émettant divers sons.
Certaines parades nuptiales peuvent réunir jusqu’à 8 mâles.



Chaque couple construit un nid de boue parfaitement rond sur une haute falaise. Mâle et femelle couvent à tour de rôle un œuf unique et veillent sur leur petit pendant 9 mois après une incubation de 80 jours.

 
 
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L’oisillon est capable de se débrouiller vers 5 semaines mais il ne prendra son premier envol que vers 9 mois.



Si tout va bien, le petit pourra espérer une longévité d’environ 80 ans.



Le taux de reproduction est faible. En effet, la maturité sexuelle n’intervient que vers 10 ans en moyenne. De plus, le couple qui est uni toute sa vie ne se reproduit que tous les deux ans.




Une reproduction très faible liée au fort taux de mortalité à cause des bateaux de pêche aboutit à une diminution inexorable de l’espèce.




Classification




Règne Animalia
Embranchement Chordata 
Classe Aves 
Ordre Ciconiiformes 
Famille Procellariidae
Sous-famille Diomedeinae
Genre Diomedea
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Animaux - Oiseaux - L'Aigle couronné -

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Femelle et son oisillon




L’aigle couronné (Stephanoaetus coronatus) est le maître absolu des airs dans le sud de l’Afrique. Aucun animal, singe ou antilope, ne peut lui échapper. L'aigle couronné possède une force surprenante.




Aigle Couronné: Un chasseur invisible



L’aigle couronné chasse à l’affût. Invisible, cet aigle se cache dans les forêts et les savanes boisées d’Afrique méridionale.
Son envergure qui atteint les 2 m fait de lui un des prédateurs les plus efficaces d’Afrique.




Il peut clouer au sol un chimpanzé adulte sans problème. Pourtant, l'aigle couronné ne pèse pas plus de 5 kg.
Mais, sa technique fait preuve d’une grande ruse. Il se tient immobile dans les feuillages. Quand il repère une proie, il plonge du sommet d’un arbre et, de ses serres puissantes, cloue la victime au sol. Quand il s’agit d’un singe, l'aigle évite soigneusement de recevoir un coup ou de se faire mordre.




Tenace, il ne desserre pas son étreinte tant que la proie n’est pas morte. Si le singe est très agressif, il l’assomme en le projetant violemment au sol.




Ses proies favorites, à part les primates, sont les jeunes antilopes, les damans et les oiseaux.



Dès que la victime a succombé, l’aigle couronné l’emporte dans son immense nid d’1,80 m de large pour 2 m de haut.
Là, il peut dévorer son repas sans être importuné.



On peut se demander comment cet oiseau de proie arrive à tuer ses victimes avec autant de facilités.


En fait, il connaît l’endroit précis où il doit planter ses serres : sur la poitrine et la tête. Il vise très bien et ne rate jamais son coup. Il peut tuer des proies pesant plus de 20 kg. Son seul problème à ce moment là est de transporter son encombrant repas. Etant dans l’incapacité de le soulever, il le dépèce sur place et cache les morceaux en se constituant un « garde-manger ».




Taille : 81 à 99 cm pour une envergure de 1,80 m à 2 m
Distribution : Afrique méridionale sauf Mozambique et Tanzanie




Reproduction de l'Aigle Couronné




C’est dans son immense nid que la femelle pond, en octobre- novembre, un ou deux œufs blancs marqués de traces rougeâtres.

L’incubation est de 48 jours. Dès l’âge de 4 mois, les aiglons peuvent prendre leur envol.




La période de reproduction est l’occasion pour les aigles couronnés d’exprimer leur talent de chanteur. Mâles et femelles s’interpellent dans une charmante cacophonie.



Les aigles couronnés peuvent vivre jusqu’à 15 ans. Les nids sont réutilisés par plusieurs couples pendant des décennies.



L’aigle couronné n’est pas chassé. C’est le déboisement de son habitat qui met en péril sa survie.




Classification




Règne: Animalia
Phylum: Chordata
Classe: Aves
Ordre: Falconiformes
Famille: Accipitridae
Genre: Stephanoaetus
Espèce: S. coronatus
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Animaux - Oiseaux - le nandou -

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Groupe de Nandous en Amérique du Sud. By Morti Riuvallon


Oiseau inapte au vol, le nandou vit en Amérique du Sud. Ce continent n’accueille que deux espèces de ratites, le nandou d’Amérique (Rhea americana) et le nandou de Darwin (Pterocnemia pennata). Les nandous sont plus petits que l’autruche mais ont des ailes plus grandes.
Des recherches les rapprochent des tinamous, oiseaux d’Amérique centrale et du sud qui sont peu aptes au vol.

Cependant, l’autruche, qui vit en Afrique, est le parent actuel le plus étroit des nandous.


Portrait du Nandou d’Amérique


Le nandou d’Amérique est le plus grand des nandous.  On retrouve cet oiseau  aptère, pouvant mesurer 1,50 m de haut, jusque sur les hauts plateaux des Andes, à 4 000 mètres d’altitude.
Son aire de répartition comprend principalement l’Est et le sud-est de l’Amérique du Sud.


Un nandou pèse en moyenne 23 kg.


Les sens du nandou d’Amérique sont toujours en alerte. Vif et attentif, cet oiseau élégant est toujours prêt à prendre la fuite.

Champion de la course à pied, 1,50 mètre par foulée, le nandou tire son nom du cri qu’il pousse, émission répétée des sons « nan-dou ». Leurs pattes puissantes supportent leur poids quand ils courent, mais des dépôts de chair sur leurs pieds absorbent les chocs. Les trois doigts sont adaptés à la course.


Les nandous savent parfaitement nager.


En dehors de la période de reproduction, les mâles sont solitaires. Les femelles vivent en petits groupes. 
Les juvéniles se rassemblent et restent en groupe jusqu’à l’âge de deux ans, âge de la maturité sexuelle.

Ce n’est qu’après la nidification que se formeront des bandes plus grandes de  plusieurs dizaines d’oiseaux.
Ces groupes éclateront en petits noyaux dès la prochaine saison de reproduction.


Le nandou est omnivore. Son menu se compose essentiellement de végétaux et de fruits. Il le complète avec des graines, des insectes, des petits oiseaux, des amphibiens et des petits reptiles (lézards, serpents).


Reproduction


Selon les régions, la saison de reproduction s’étale entre août et janvier. Ce sont les mâles qui font le premier pas en approchant d’un groupe de femelles.


Le mâle, chargé de préparer le nid au sol, joue les sages-femmes en ramassant avec son aile l’œuf fraîchement pondu par la femelle et en le faisant rouler du bout du bec jusqu’au nid. Chaque femelle va ainsi pondre un œuf à la fois pendant une période de 7 à 10 jours.
Lui seul se charge de l’incubation, s’isolant soigneusement pour couver. Il peut couver de 10 à  60 œufs.


La couvaison dure environ 40 jours.


A l’éclosion, c’est également lui qui assume seul l’éducation des petits nandous.


C’est un père très attentif qui les abrite sous ses ailes pour les protéger de la pluie ou du soleil. Les poussins, qui consomment surtout des insectes pendant les premiers jours, imitent progressivement leur père dans le choix de son menu végétal.


Le nandou mâle défend farouchement ses rejetons contre les intrus. Les jeunes atteignent leur taille adulte à 6 mois et sont matures vers 2 à 3 ans.


Le nandou et l’homme


Chassés en raison des dégâts qu’ils occasionnent aux cultures, les nandous d’Amérique ne survivent plus que dans des zones reculées. Leur exportation est désormais contrôlée.

Leurs plumes servent à confectionner des chiffons et la peau est employée dans l’industrie du cuir.
La viande et les œufs sont consommés par les populations locales.

Le nandou est aujourd’hui une espèce menacée.


Classification


Règne: Animalia
Phylum: Chordata
Classe: Aves
Sous-classe: Neornithes
Ordre: Struthioniformes
Famille: Rheidae
Genre: Rhea
Espèce: Rhea americana



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