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 Petites citations diverses

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ninnenne
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MessageSujet: Petites citations diverses   Jeu 15 Oct - 14:49

"J'aime les gens qui doutent
moitié dans leurs godasses
et moitié à côté
ceux qui paniquent
qui n'auront pas honte
de n'être au bout du compte
que des ratés..."
        "Les gens qui doutent", Anne Sylvestre, 1977
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Citation :
"Je n'ai jamais connu qu'avec toi ce sentiment d'être au moyeu de la roue, là où le mouvement est repos".
            Jacques de Bourbon Busset

Mystère de ces rencontres qui nous font progresser sans trépigner, découvrir le mouvement sans l'agitation, connaître une "vibration dans un espace très limité" comme la décrit Musil.


Lu dans:
Jacques de Bourbon Busset. L'absolu vécu à deux. NRF. Gallimard. 2002. 124 pages. Extrait p.50

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"Voilà. Ma fille avait obtenu une place. Oh, ce n'était pas une place au soleil, loin s'en faut, mais c'était une place sûre, qu'elle occuperait toute sa vie."
        Corine Jamar.

Lu dans:
Corine Jamar. Emplacement réservé. Le Castor Astral. 2015. Vient de paraître.
Parus au Castor Astral: Soit dit entre nous, j’ai peur de tout (2012), et On aurait dit une femme couchée sur le dos (2014)
(*) Christophe André. Sérénité, 25 histoires d'équilibre intérieur. Odile Jacob. 2012. 160 pages. Extrait p.23

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"Et j'ai vu des arcs-en-ciel de minuit     tendus de rivage en rivage
un coucher de soleil doré et humide         se refléter dans la mer par une aube glacée
les lueurs de l'aurore et du couchant se fondre en un rayonnement palpitant des eaux
le peigne d'argent du soleil caresser la surface étincelante de la mer
les montagnes se dissimuler derrière un  voile de soleil
au nord, le vaste sund(*) luit d'une blanche clarté
la mer clapote froidement
le dernier passager du bord plonge frileusement dans un nouveau livre."
        K. Capek

Lu dans:
Karel CAPEK. Voyage vers le nord.  Traduit du tchèque par Benoît Meunier. Les Editions du Sonneur. 2010. 288 pages. Extrait p.185
(*) Détroit en danois et en suédois, l'Øresund sépare le Danemark de la Suède

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"C'est pas d'être dans la rue qui est dangereux. C'est d'être une femme."
        Ann Granger.

Lu dans :
Ann Granger. Un assassinat de qualité. Ed. 10 18. 2015. 360 pages. 
Le Honduras face à une « épidémie » de meurtres de femmes. Le Monde 25.6.15

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Citation :
"Les secrets sont des choses qu'on ne répète qu'à une personne à la fois, paraît-il. D'ailleurs, il suffit de dire à quelqu'un: Ne le répète surtout pas! pour que la réponse fuse illico: Mais à qui veux-tu que je le dise? Comme si cette mise en garde suffisait à enclencher un processus de recherche ... À qui le répéter? Il faut trouver quelqu'un de pas trop proche de la personne concernée pour ne pas avoir l'impression de trahir, mais de pas trop lointain pour qu'il comprenne quand même de qui on lui parle, et apprécie la valeur d'un tel cadeau."
        Alix de Saint André



  
Lu dans :
Alix de Saint André. Garde tes larmes pour plus tard.  Gallimard. 2013. Folio 5892. 355 pages. Extrait p.70

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"Une nuit étoilée
un feu qui rassemble 
une veillée de contes 
les herbes de la St Jean
la contemplation éblouie de la danse amoureuse des flammes.

Un peu de rose, de pourpre et de blanc
une ligne droite, un entrelacs
pétales et branches sous les bois
l’été est là 
je pense à toi."

         L'été à quatre mains, Chantal Dellicour, Alice Guitton    


Lu dans :
Chantal Dellicour transcrit André Dartevelle. A quelle fête? Cantare. 2014. 30 pages. Extrait p.23 
Alice Guitton. Ecrits de ma cabane. Ed.Pailles. 2011. 96 pages. Extrait p.45
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"Selon leur habitude, Rivière et Helma s'échangeaient ainsi l'essentiel de leur vie devant une bière tout en mangeant des frites dans le vieil établissement sur la Place près de chez eux, étant d'avis toutes deux qu'il n'y a pas de meilleur confessionnal qu'un café populaire."
         Chantal Dellicour
Lu dans:  
Chantal Dellicour. Persévérante. 2015. 109 pages. Extrait p. 98

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"Solide comme une forteresse
retranché dans le bas
léger et lumineux dans le haut
le phare
aimant irrésistible pour les pensées vagabondes."
        Paolo Rumiz

Lu dans:
Paolo RUMIZ. Le phare, voyage immobile.  Traduit de l'italien par Béatrice Vierne. Hoëbeke. 2015. 168 pages. Extrait p. 85

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Citation :
 "Avoir soulevé toute la nuit des Himalayas - et appeler cela sommeil."
            Cioran
[size]



Lu dans : 
Cioran. Oeuvres. Aveux et anathèmes. Gallimard Quarto. 1995. 1820 pages. Extrait p. 1691 
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
[/size]
Citation :
"Elle s'est éteinte un soir d'été, alors que j'étais en voyage. Alors, j'ai compris, d'un coup, ce que signifie « être seule ». C'est ne plus avoir, auprès de soi, quelqu'un de qui se faire entendre sans parler."
                Françoise Giroud, évoquant sa mère.
[size]

  
Lu dans: ,Françoise Giroud. Histoire d'une femme libre. Gallimard. 2013. Coll. Folio 5887. 265 pages. Extrait p.226
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" J’évite la vague qui approche ou au contraire je m’en sers.
Je me lance,
je sais nager,
je sais voler…
Tantôt la vague me gifle, tantôt elle m’emporte…"
                Gilles Deleuze
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
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Citation :
"Deux dangers menacent les finales festives : le chaos des crescendos incontrôlables et l'ennui, la fatigue des diminuendos interminables. En réalité, ce qui est en jeu ici, c'est le souvenir de la fête, ce qu'on emportera d'elle dans le retour à la vie normale. "
    P. Vander Kerken. De Feestvierende Mens.
[size]



Lu dans:
Frédéric Debuyst. A la recherche de la simplicité. Publications de Saint André. Les Cahiers de Clerlande n° 13. 2015. 141 pages . Extrait p. 17

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"Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes."  
            Bossuet.

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"Ce n'est pas la quantité de marchandise qui rend une aide efficace, mais sa juste distribution."
                 Erri De Luca

Lu dans:
Erri De Luca. Un nuage comme tapis. Folio  5910. Gallimard 2015. 138 pages. p.108
Livre de l'Exode XVI, 18

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Citation :
 "Un bon plat, c'est donner de la mémoire à l'éphémère."
            Thierry Marx


"Les rôtis étaient lourds et juteux et, au premier coup de couteau, ils s'écrasèrent. La sauce était comme du bronze, avec des reflets dorés et, chaque fois qu'on la remuait à la cuiller, on faisait émerger des lardons, ou la boue verdâtre du farci, ou des plaques de jeune lard encore rose. La chair du chevreau se déchira et elle se montra laiteuse en dedans, fumante avec ses jus clairs. Sa carapace croustillait et elle était d'abord sèche sous la dent, mais, comme on enfonçait le morceau dans la bouche, toute la chair tendre fondait et une huile animale, salée et crémeuse en ruisselait qu'on ne pouvait pas avaler d'un seul coup, tant elle donnait de joie, et elle suintait un peu au coin des lèvres.
[size]
- Buvez», dit Jacquou.
[/size]
Et cette fois on but, car tout semblait accordé: l'odeur de cette nourriture de feu, la viande noire du lièvre et le vin noir qui attendait avec ses luisances de poix. Le vin noir de Jacquou était un commandement terrible. Il n'attendait même pas. Il prenait l'ordre de tout, tout de suite. Il y avait l'odeur de la solognette. C'est une odeur très spéciale et seulement supportable quand elle est en touffe, au milieu d'un ciel sans borne, bien venté sur le sommet des montagnes. C'est l'herbe au sang, c'est l'herbe au feu, c'est l'herbe aux amours de grands muscles."
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            Jean Giono. Que ma joie demeure.

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Citation :
"Une bonne mère est une mère qu'on peut quitter".
        Françoise Dolto
[size]



Lu dans :
Alix de Saint André. Garde tes larmes pour plus tard.  Gallimard. 2013. Folio 5892. 355 pages. Extrait p 108

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"Savez-vous ce que nous avons fait pendant les huit jours où nous nous sommes trouvés ensemble? Il a parlé, et je l'ai écouté. Il m'a raconté son métier et la navigation à voiles, qui est pleine de mots superbes et de surprises fulgurantes. Il a commencé à m'apprendre la mer et le vent. Je ne connaissais que la mer des plages, celle qui donne toujours un peu l'impression d'entrer dans des draps sales.
De son voilier, j'ai découvert la mer profonde et son étreinte, la joie de s'y couler en allongeant loin les bras, loin les jambes, le gros dos dur qu'elle fait pour rejeter ceux qui la chevauchent mal, les gifles d'eau qu'elle vous assène. Je n'avais pas peur parce qu'il savait la mer et qu'il me l'expliquait."
            Françoise Giroud

Lu dans: 
Françoise Giroud. Histoire d'une femme libre. Gallimard. 2013. Coll. Folio 5887. 265 pages. Extrait  page 12

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"Au loin des bruits familiers, des gens qui s'interpellent.
Quelqu'un chante. Des enfants crient.
Un mortier, empli de grain, résonne sourdement.
Et l'espoir peu à peu, comme l'aurore, monte à l'horizon de l'âme."
         Pierre Rabhi

Lu dans:
Pierre Rabhi. Le gardien du feu. Albin Michel. 2003. 186 pages

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"Ce qui est irritant quand on est connu, c'est le nombre de gens qui ne vous connaissent pas."
            André Gide  

Lu dans: 
Françoise Giroud. Histoire d'une femme libre. Gallimard 2013. Folio 5887. 267 pages. Extrait page 106.

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« Anne, ma sœur Anne, n'entends-tu rien venir ? ».
        Charles Perrault.  Barbe bleue. Les Contes de ma mère l'Oye (1697)

Lu dans:
Violaine Jadoul. Quand les oiseaux préviennent les écureuils du danger. Le Soir. Mercredi 20 mai 2015. Extrait p.9

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" Ma rue est de celles que l'on finit par aimer sans compter. De cette affection tranquille que l'on porte aux êtres et aux choses qui n'ont plus rien à nous prouver. Un amour nourri par l'habitude, solidifié par une fréquentation quotidienne et dénué de toutes  péripéties . Ces rues sont restées, au fil des jours, les témoins constants de nos vies, des naissances et des morts, de l'amour et du chagrin , des Noëls et des anniversaires , de l'ennui et du drame, d'émotions insaisissables, de nostalgies fugitives, de toutes ces années écoulées sans même qu'on les ait vues filer... Oui elles sont devenues, d'une certaine façon , une partie de nous-mêmes ."
        Pascale Hugues.

Lu dans :
Pascale Hugues. La robe de Hannah Berlin 1904-1014. Édition Les arènes 

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"La sauce fait manger le poisson."
          Proverbe français

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«Les choses engendrent la peur, et plus vous aurez de choses, plus vous aurez peur»
         Sagesse aborigène

Lu dans :
M. Morgan. Message des hommes vrais au monde mutant: Une initiation chez les aborigènes. J'ai lu. 2004.
Sabine Rabourdin. Replantons. Ethique et spiritualité. Weyrich. Collection Le printemps de l'éthique.  2015. 188 pages. Extrait p.83
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
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Citation :
"Vous qui cherchez le chemin
     je vous en prie
    ne perdez pas le moment."
         Sekito Kisen  石頭希遷 (VIIIe siècle)

Aimer le moment présent. Même la grammaire apprécie ce temps, qui fait qu'
"Aimer" fait au présent de l'indicatif "J’aime". L'usage en a vieilli, mais le mot présent signifie également un cadeau, un don ou une offrande. 

Citation :
Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches
Et puis voici mon cœur, qui ne bat que pour vous.
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches
Et qu’à vos yeux si beaux l’humble présent soit doux.
— (Paul Verlaine, Œuvres complètes, tome 1, Romances sans paroles, 1874, p. 51)    


bonne après midi 1     Ninnenne                                  

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MessageSujet: Re: Petites citations diverses   Ven 16 Oct - 13:19

Petites citations de mes extraits de lecture(tous sujets)

Atre

Je voulais allumer mon feu; il fumait. La flamme, qui couvait au milieu des morceaux de bois, bleuâtre et indécise, consentit enfin à s'allonger, et ses caresses sournoises s'étendirent dans le foyer. Je replacai les lourds couvercles de fonte. Presque aussitôt, le poêle ronronna avec force. J'attendis que le bois s'embrase complètement et le couvris de charbon.

( P.LAURENT: Brouillard sur les bergers.)




La cheminée trop large où le bois siffle et crache avant de pousser vers le haut une mince langue de flamme, fourchue comme celle d'une vipère.

( G.BERNANOS: Un crime.)





Cependant les belles flammes folles dans la cheminée avaient l'air de se mourir: la brassée de menu bois était consumée et, comme on n'avait pas encore allumé la lampe, il faisait plus noir.

( P.LOTI: Le roman d'un enfant.)



Là-haut, c'était une pièce comme un champ de manoeuvre avec, au fond, un petit feu d'âtre, un feu jouet, un feu enfant tout gringalet, pas sérieux pour un sou et qui se cachait en sifflant sous des bûches vertes encore humides de toute la sueur de la colline.

(JEAN GIONO: Rondeur des jours.)



La solide bûche lorraine jetait dans la vieille cheminée la danse de ses flammes jaunes et violettes. La fumée léchait la vieille plaque de fonte, décorée d'amours et de pampres.

(MAURICE CONSTANTIN-WEYER: Mon gai royaume de Provence.)



Je regardais la vieille cheminée de pierre qui porte, sculptés sur son tympan, un râteau, une pelle, une faucille et une gerbe de blé. Ces cheminées d'autrefois, où peuvent flamber des troncs énormes, sont fermées, pendant l'été, par de vastes écrans de toile peinte.

(FRANCOIS MAURIAC: Le noeud de vipères.)



mammifères

Le yak du Tibet est le mammifère qui vit à la plus haute altitude. Il grimpe parfois à plus de 6.000 m.

( GUINNESS DES RECORDS.)

Il faut que le loup meurt de faim pour attaquer l'homme. Ou que l'homme soit blessé, qu'il saigne et que le fauve ait goûté son sang sur la roche.


Le loup est blanc. Allongé contre le caribou qu'il a éventré, il se remet à manger. Ses canines énormes déchirent la viande. La femme tient toujours son javelot levé. Elle avance à peine plus vite qu'une plante rampante entre les pierres. Sans cesser de manger, le loup ne la quitte pas des yeux. Elle ne lit aucune menace dans le regard du loup. Elle n'a encore jamais vu de loup aussi blanc. 

( B.CLAVEL: Maudits sauvages.)


La chienne Rita nourrit deux bébés tigres du cirque Bouglione dont la mère n'a pas de lait.

( GUINNESS DES RECORDS.)


Le rhinocéros noir est menacé d'extinction parce que ses cornes réduites en poudre entrent dans la composition de certains médicaments orientaux. Une corne de rhinocéros noir se vend 4.400 dollars le kilo en Corée du Sud.

( Le saviez-vous ? Reader's Digest.)


Le cheval peut jouer un rôle essentiel dans le traitement de handicaps physiques ou mentaux. Tel est le principe de l'hippothérapie.

( Science & nature.)


Le vieux est allé droit vers les pâturages où sont les bêtes, les longues vaches flamandes aux yeux tristes, qui viennent en ronflant de plaisir manger parfois l'avoine au creux de sa main. Aucune n'a seulement levé la tête, aucune d'elles perdues dans leurs songes. Mais leur humble présence est juste ce qu'il lui faut, et lui non plus ne les regarde guère! Il écoute leur souffle tranquille, et tout autour de leurs grands corps couchés, l'herbe est tiède et douce, avec une vague odeur de lait.

( G.BERNANOS: Monsieur Ouine.)



Une intempestive chauve-souris qui faisait son entrée, tournoyant comme une folle autour des flambeaux...

( P.LOTI: Le roman d'un enfant.)



La Minouche(chatte), au dessert, sautait toujours sur la table avec une légèreté de plume, venait lui donner un grand coup de tête dans le menton, pour se caresser.

( E.ZOLA: La joie de vivre.)



Le premier veau que je rencontrai était un jeune animal d'un an, dont les cornes commençaient juste à pointer à travers une fourrure de velours sombre.

( M.CONSTANTIN-WEYER: Manitoba.)



Ajax, son demi-sang, devait sentir son exaltation. Il n'avait pas besoin de le pousser. Une sueur légère lui blanchissait la croupe; mais il soutenait un grand trot facile, efficace, dont les ondes souples se gonflaient, renaissaient, au rythme même des pulsations qui battaient dans le sang de l'homme.

( M.GENEVOIX: La dernière harde.)

De délicieuses petites chèvres qui grelottaient comme des émigrantes sous leurs châles de laine.

( H.LAVEDAN: Emotions.)

La pauvre bête (le cheval) n'était plus qu'une ruine... Le poil ardait dans tous les sens, par touffes bourrues, tel un gazon dégénéré. L'encolure présentait bien encore quelques vestiges de finesse; mais les hanches paresseusement chavirées, débordaient, en porte-manteau.

( A.DE CHATEAUBRIANT: Monsieur des Lourdines.)

C'était un grand chien blanc et feu, coiffé de longues oreilles noires. Ses babines roses saignaient un peu, déchirées par les broussailles. Il marchait vite, sans courir, tenant sa truffe haut dans le vent.
Le chien qui l'accompagne a des poils blancs autour des yeux, des flancs maigres où se dessinent les côtes; mais sa poitrine est large et profonde, et ses pattes sont infatigables.

( M.GENEVOIX: La dernière harde.)

...Ses oreilles s'ouvraient aux bruits divers: rugissement lointain d'un lion, miaulement d'une panthère, jappement des chacals, ricanement des hyènes, glissement soyeux et continu d'un long python qui...dévalait vers le marigot.

( E.PEROCHON: Le Livre des quatre saisons.)


Le bêlement des moutons tremblé comme une plainte, les longs beuglements du bétail en point d'orgue où passe l'étendue des pâtures.

( H.LAVEDAN: Emotions.)



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