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 Citations diverses

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marileine
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MessageSujet: Citations diverses   Lun 2 Nov - 16:04

"Il y a de l'or 
         dans le vert du feuillage
(..) et passe sur l'écran 
        la saison des couleurs



La forêt tout entière 
    veuve de son feuillage 
    est trouée de lumière 
    d'une touche d'été 
    qui brûle 
    de l'intérieur 

Mes pas désapprennent 
    les chemins balisés 
J'aime ce désordre 
    cette pagaille de feuilles 
    aux tons enchevêtrés
(..)
Il y a les tout seuls
    il y a les groupés
enfin il y a moi
    seule 
    mais pas esseulée."

Magie des mots écrits. On porte en soi les couleurs d'un automne flamboyant, une douceur dans l'air et dans le coeur, le rythme balancé des pas dans un tapis de feuilles aux senteurs fauves. Et soudain, on lit sous la plume d'un(e) autre, mieux que nous ne pourrions jamais le décrire, toutes ces sensations réunies. 


Lu dans:
Louisa de Groot. Le Parloir. Ed. Traces de vie. 2005. 100 pages. Extraits p.24, 33, 34

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"La mémoire est la faculté grâce à laquelle les humains interprètent l'expérience. Se souvenir, c'est réinterpréter."
James Carroll

Lu dans :
James Carroll cité par Philippe Labro. Le flûtiste invisible. Gallimard. 2013. 179 pages. Extrait p.41 
Philippe Rousselot. La Sagesse du Chef opérateur. J.C.Béhar Editions. 2013. 112 pages. Extrait p.7,8

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"Il y a de l'or 
         dans le vert du feuillage
(..) et passe sur l'écran 
        la saison des couleurs


La forêt tout entière 
    veuve de son feuillage 
    est trouée de lumière 
    d'une touche d'été 
    qui brûle 
    de l'intérieur 

Mes pas désapprennent 
    les chemins balisés 
J'aime ce désordre 
    cette pagaille de feuilles 
    aux tons enchevêtrés
(..)
Il y a les tout seuls
    il y a les groupés
enfin il y a moi
    seule 
    mais pas esseulée."

Magie des mots écrits. On porte en soi les couleurs d'un automne flamboyant, une douceur dans l'air et dans le coeur, le rythme balancé des pas dans un tapis de feuilles aux senteurs fauves. Et soudain, on lit sous la plume d'un(e) autre, mieux que nous ne pourrions jamais le décrire, toutes ces sensations réunies. 


Lu dans:
Louisa de Groot. Le Parloir. Ed. Traces de vie. 2005. 100 pages. Extraits p.24, 33, 34
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"Plagier quelqu'un, c'est reconnaître à un travail une estime que l'on dénie à son auteur."
David Van Reybrouck
Lu dans :
David Van Reybrouck. Le Fléau. Actes Sud Littérature. Lettres néerlandaises. 2008. 416 pages. Extrait p.344. Traduit du néerlandais par Pierre-Marie FINKELSTEIN. Extraits pages 16, 139.      

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Citation :
"Il y a plus grave que l'ignorance (socratique, elle avoue ses limites) : c'est de croire savoir ce que l'on ne sait pas."
[size]
Lu dans: 
Pierre Sansot. Ce qu'il reste. Payot et Rivages. 2006. 201 pages. Extrait p.111
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------^^
[/size]
Citation :
"Tout à coup, nous entendons un jappement sourd. On dirait un chien, mais ce n'en est pas un. Ils dormaient toujours au même endroit. C'est là qu'ils se rassemblaient chaque jour au crépuscule. Je lève les yeux. A moins de trente mètres de moi, je vois se détacher une silhouette dans la lumière grise au bord du rocher: le babouin. Je sors ma longue-vue: il s'agit d'un mâle presque adulte. Il jappe à nouveau dans ma direction, l'air nerveux, menaçant. Un deuxième le rejoint. Je suppose que le reste de la bande dort derrière le rebord. La tombée du jour les a réunis, comme à l'accoutumée. Ce doivent être les arrière-arrière-petits-enfants de ceux [qui furent décrits exactement au même endroit un siècle plus tôt]. (...) Alors que l'Afrique du Sud a connu le siècle le plus mouvementé de son histoire, une bande de babouins a vécu ici pendant toutes ces années. Ils ont continué à manger, à s'épouiller, à se battre, à s'accoupler, à dormir et à mourir, là dans ce coin reculé." 




Les images de Lampeduza dégagent un malaise durable, photographie instantanée d'un nouveau monde accouché dans la douleur, comme Robben Island le fut pour l'Afrique du Sud. Je liste au même moment la liste de choses à faire d'une journée du Belge lambda que je suis: des rendez-vous, quelques visites de routine, l'acquisition du dernier smartphone, immobiliser l'auto devant notre domicile ce soir de bonne heure pour ne pas nous faire chauffer la place par une voiture-ventouse, passer assez tôt au Colruyt demain pour tenter d'y trouver encore de l'Orval. A l'abri de l'extrême pauvreté, des dictatures et des horreurs guerrières d'un monde qui se déchire, ne sommes-nous devenus une bande de babouins égayés s'épouillant dans la salle d'attente? A l'image de  ce magistrat de campagne dans un roman de Coetzee contraint de s'occuper de politique alors qu'il préférerait se livrer à ses activités d'archéologue amateur dans le désert, "dorlotant sa mélancolie et tentant de déceler dans le vide du désert une acuité historique particulière." 
[size]



Lu dans :
David Van Reybrouck. Le Fléau. Actes Sud Littérature. Lettres néerlandaises. 2008. 416 pages. Extrait p.344. Traduit du néerlandais par Pierre-Marie FINKELSTEIN. Extrait page 325 
J.M Coetzee En attendant les barbares. Seuil 2000. Collection : Points. 249 pages
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"Se pourrait-il 

que je porte en moi 
le lourd fardeau 
de toutes celles 
qui m'ont précédée? 

Toutes les femmes 
tenues à l'ombre 
au secret 
à distance 
à couvert 
à l'écart 
tenues sous tutelle 
(..)
Se pourrait-il 
qu'il y ait en moi 
deux femmes ennemies? 
Celle qui veut exister 
et celle qui s'efface 
Celle qui vous regarde en face 
et celle qui s'infantilise 
Celle qui se donne des choix 
et celle qui s'immobilise 
Femme funambule ... 

Dessine droit devant toi 
un point imaginaire 
sur la ligne d'horizon 
glisse doucement ton pas 
sur le fil ténu du temps 
sans peur 
sans honte 
sans haine 
légère ... "



Lu dans:
Louisa de Groot. Le Parloir. Ed. Traces de vie. 2005. 100 pages. Extrait p.13,14.
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
[/size]
Citation :
"Il y a en Louisiane une sorte d’autoroute qui traverse sur pilotis le lac Ponchartrain, plus de quarante kilomètres en ligne droite au-dessus de l’eau. Tôt le matin, tard le soir, c’est une destination aller et retour, vers un lieu de tournage, trente minutes à cent à l’heure. Et la première question du jour se pose en regardant la lumière et le ciel se reflétant sur l’eau, de chaque côté de la voie, « comment, de quelle manière, filmer ce paysage ? Où mettre la caméra, quel mouvement lui donner, où placer le point de fuite, la ligne d’horizon, quel filtre, quel objectif utiliser ? Comment décrire ce qu’on ne peut encore voir, comme la rive opposée cachée par l’arc de la terre, et qui fait que ce pont sur l’eau s’étire à l’infini ? ». 

Le texte est beau, et interpelle. Ne sommes-nous pas, dans le film de notre vie, sur une route toute pareille, scrutant à chacun de nos réveils la lumière d'un horizon qui se dérobe "comme la rive opposée cachée par l'arc de la terre et qui fait que ce pont sur l'eau s'étire à l'infini" ? 
[size]


Lu dans :
Philippe Rousselot. La Sagesse du Chef opérateur. J.C.Béhar Editions. 2013. 112 pages. Extrait p.6
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
« L'art est de cacher l'art. »
Joseph Joubert.
Entendu:
Catherine Lamour et Danièle Granet, pour le film La ruée vers l'art de Marianne Lamour (en salle le 16 octobre en France). France Inter. L'humeur vagabonde. Lundi 14 octobre 2013. 20 h.http://www.franceinter.fr/emission-lhumeur-vagabonde-catherine-lamour-et-daniele-granet

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"Tout progrès, pour intéressant et bienvenu qu'il soit, implique toujours une perte."
 David Van Reybrouck.
Lu dans :
David Van Reybrouck. Le Fléau. Actes Sud Littérature. Lettres néerlandaises. 2008. 416 pages. Extrait p.344. Traduit du néerlandais par Pierre-Marie FINKELSTEIN.

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"Robinson a toujours fasciné les philosophes. L'essence de l'humanité n'est pas dans l'isolement, mais dans la rencontre. Je fais une différence entre la solitude et l'isolement. La solitude, c'est le fait d'être le seul à être soi-même et à ça, on n'échappe pas. Il faut combattre l'isolement et accepter la solitude, qui est indissociable de la condition humaine."
André Comte-Sponville

Lu dans:
André Comte-Sponville. Entretien avec Gilles Bechet. Le Soir Victoires. 12 octobre 2013. p.6

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
La méditation, c'est comme une douche de silence qu'on prendrait chaque matin en laissant pour une fois les mots à distance."
 André Comte-Sponvil

Lu dans:
André Comte-Sponville. Entretien avec Gilles Bechet. Le Soir Victoires. 12 octobre 2013. p.6

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
[/size]
Citation :
"Nous ne savons plus nous acquitter de la cérémonie des adieux. Nous possédions autrefois une maison familiale au bord du Lot. Fin septembre, nous la fermions, nous en fermions les volets, nous la rendions au silence, à un hiver sans doute rude, à la brume du Lot qui l'envelopperait dès le mois d'octobre. Nous la retrouverions quelque peu transie au mois de juin prochain. Avant de l'abandonner, je m'avançais le long du perron. Je m'approchais du fleuve, mélancolique, recueilli, ému, parcourant du regard tous ces mois où nous serions séparés l'un de l'autre. "
P. Sansot
[size]

Lu dans: 
Pierre Sansot. Ce qu'il reste. Payot et Rivages. 2006. 201 pages. Extrait p. 136
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
«Vous avez besoin du trou, pas de la perceuse ; d’une projection, pas d’un DVD; de déplacements, pas d’une voiture ! »
Rachel Botsman
Lu dans:
Rachel Botsman et Roo Rogers, What’s Mine Is Yours : How Collaborative Consumption Is Changing the Way We Live, HarperCollins, Londres, 2011  ; Lisa Gansky, The Mesh : Why the Future of Business Is Sharing, Portfolio Penguin, New York, 2010.
Martin Denoun et Geoffroy Valadon  Posséder ou partager ? Le Monde diplomatique. Octobre 2013. p.3

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"Nous sommes sans domicile fixe, le monde entier est sans abri si nous ne parvenons pas à nous sentir chez nous avec les autres."
Jens C Grondahl

Lu dans: 
Jens Christian Grondahl. Les complémentaires. Gallimard. 2013. 236 pages

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
[/size]
Citation :
"La transmission de quelques objets modestes , témoins silencieux de leur affection. Ils en usèrent dans la vie de tous les jours sans trop les renouveler. Ils portèrent l'empreinte de leur souci à vivre, à nous alimenter, à nous protéger de la faim, du froid. Une certaine manière de tendre les draps, de disposer les couverts prolonge, dans notre mémoire, leur vie.  Nous ne saurions dissocier leur être et leurs manières de nous apparaître : en ce qui concerne mon père, un béret dont il ne se séparait jamais. "
Pierre Sansot
[size]


 
Lu dans: 
Pierre Sansot. Ce qu'il reste. Payot et Rivages. 2006. 201 pages. Extrait p. 134
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"Un être humain ramène des histoires à raconter, pas un robot."
Frank De Winne
Lu dans: 
Frank De Winne. Ce siècle verra l’homme sur Mars. Propos recueillis par Frédéric Soumois. Le Soir 4 octobre 2013. Extrait p. 6 
Antoine de Saint-Exupéry. Le Petit Prince. Project Gutenberg. http://gutenberg.net.au/ebooks03/0300771h.html

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[/size]
Citation :
"... la poussière qui s'était accumulée sur les meubles, qui jonchait le sol, qui naissait des vêtements que j'examinais, qui m'emplissait les poumons et provoquait un début de conjonctivite. . (..) [Alors que] pour moi, qui fus un enfant du Lot-et-Garonne, la poussière était associée à celle que je soulevais à vélo du côté de Sainte-Livrade ou de Villeréal. Je la faisais naître du chemin à la manière d'un cheval blanc et fougueux. "
Pierre Sansot
[size]

Revient en mémoire l'ancestrale "toi qui es poussière". Vers laquelle des deux nous imaginons-nous retourner? 

Lu dans: 
Pierre Sansot. Ce qu'il reste. Payot et Rivages. 2006. 201 pages. Extrait p. 139
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
[/size]
Citation :
 «Je suis très connu, mais personne ne le sait...»
Jean-Philippe Toussaint
[size]

Lu dans:
Nue, par Jean-Philippe Toussaint, Minuit, 170 p. 
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
" Mais le temps est venu pour nous de suivre Dante, que guida si bien Virgile dans les méandres de l'après-vie. Le temps est venu de quitter les Enfers. «Et de là nous sortîmes à revoir les
étoiles'. »
' Dante, La Divine comédie, L'Enfer, chant XXXIV.



Lu dans:
Lucien Jerphagnon. C'était mieux avant ... Texto 2007  250 pages. Extrait p 170
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MessageSujet: Re: Citations diverses   Mar 3 Nov - 15:26

"Ils avaient fait leur temps. Nous les avions rangés dans un grenier ou une pièce inoccupée ou encore nous les avions accompagnés sans scrupule jusqu'à une décharge. Et voilà qu'ils resurgissent dans l'allégresse et qu'ils bénéficient d'une seconde vie. Ils sont tous là en ordre de bataille, la plupart écorchés par leur vie antérieure, et hors d'usage ou encore bons pour une société qui n'a plus cours: un moulin à café alors que les machines ont rendu leur usage inutile, des lames de rasoir, celles qui coupent le visage de celui qui en use, des brocs destinés à la toilette du matin comme si les salles de bains n'existaient pas, des tubes de dentifrice marque « Colgate ». (..) J'aperçois des diplômes, celui du certificat d'études ou du brevet élémentaire. L'acheteur sera-t-il un être inculte qui se prévaudra d'un savoir qu'il ne possède pas ou bien les montrera-t-il à un enfant qui se gaussera à la vue de ses papiers dont il ne saura que faire? Tout ce petit monde vit à plat, modestement, résigné à s'étaler à même le trottoir et à subir les outrages d'un public distrait. Si on leur donnait la parole, ils voudraient revendiquer, manifester de la fierté, une fierté outragée: «Que croyez-vous, ma chère madame, autrefois j'ai mouliné un excellent café dont l'arôme excitait une famille mal réveillée».
Pierre Sansot. Ce qu'il reste.
Lu dans: 
Pierre Sansot. Ce qu'il reste. Payot et Rivages. 2006. 201 pages. Extraits p. 39, 43-45

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
 "Le reste reçoit donc deux acceptations différentes: un résidu, un laissé-pour-compte, mais aussi bien l'immensité de ce qui nous entoure et dont les manifestations n'épuisent pas la totalité."
Pierre Sansot

Lu dans: 
Pierre Sansot. Ce qu'il reste. Payot et Rivages. 2006. 201 pages. Extraits p. 28, 29-31

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"Le pêcheur de perles, qui va au fond des mers pour trouver dans la profondeur le riche et l’étrange."
Hannah Arendt


Lu dans: 
Hannah Arendt. Walter Benjamin, 1892-1940. Allia. 2007. 114 pages. 

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Citation :
"Ceux qui ne se sont pas brûlé les ailes ignorent tout du feu."
A. Jardin


Lu dans:
Alexandre Jardin. Des gens très bien. Grasset. 2010. 300 pages. Extrait p. 232

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"Quand tu bois de l'eau, pense à sa source."
Proverbe Zen

Lu dans:
Jess T.Y. Les jardins Tao. Lanore. 2001, 2007 éd.française. 135 pages. Extrait p.125

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"La dinguerie est de tous les pays. Seul le style est national."
A. Jardin 

Lu dans:
Alexandre Jardin. Des gens très bien. Grasset. 2010. 300 pages. Extrait p. 248

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Citation :
"Tu n'as cessé de m'encourager à écrire. Au cours des vingt-trois années passées dans notre maison, j'ai publié six livres et des centaines d'articles et entretiens. Nous avons reçu des dizaines de visiteurs venus de tous les continents et j'ai donné des dizaines d'interviews. Je n'ai sûrement pas été à la hauteur de la résolution prise il y a trente ans: de vivre de plain-pied dans le présent, attentif avant tout à la richesse qu'est notre vie commune.

Je revis maintenant les instants où j'ai pris cette résolution avec un sentiment d'urgence. Je n'ai pas d'ouvrage majeur en chantier. Je ne veux plus - selon la formule de Georges Bataille - « remettre l'existence à plus tard », Je suis attentif à ta présence comme à nos débuts et aimerais te le faire sentir. Tu m'as donné toute ta vie et tout de toi; j'aimerais pouvoir te donner tout de moi pendant le temps qu'il nous reste. Tu viens juste d'avoir quatre-vingt-deux ans. Tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t'aime plus que jamais. Récemment je suis retombé amoureux de toi une nouvelle fois et je porte de nouveau en moi le vide dévorant que ne comble que ton corps serré contre le mien. La nuit je vois parfois la silhouette d'un homme qui, sur une route vide et dans un paysage désert, marche derrière un corbillard. Je suis cet homme. C'est toi que le corbillard emporte. Je ne veux pas assister à ta crémation; je ne veux pas recevoir un bocal avec tes cendres. J'entends la voix de Kathleen Ferrier qui chante «Die Welt ist leer, Ich will nicbt leben mehr (Le monde est vide, je ne veux plus vivre)» et je me réveille. Je guette ton souffle, ma main t'effleure. Nous aimerions chacun ne pas avoir à survivre à la mort de l'autre. Nous nous sommes souvent dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la passer ensemble."
André Gorz.


Le samedi 22 septembre 2007 dans sa maison de Vosnon (Aube), le philosophe André Gorz se suicide à l'âge de 84 ans en même temps que son épouse, Dorine, atteinte d'une maladie incurable.


Lu dans:
André Gorz. Lettre à D. Histoire d'un amour. Galilée. 2006. 77 pages. Extrait pp.74,75  

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"Peut-être que deux ou trois feuilles valent mieux que mille: il suffit parfois d'en connaître une pour savoir toutes les autres. Une seule fleur d'abricot nous permet de ressentir le printemps: il n'est pas nécessaire d'attendre que tout l'arbre soit en fleurs. "
Sagesse Zen

Lu dans : 
André Gorz. Lettre à D. Histoire d'un amour. Galilée. 2006. 77 pages. Extrait p.48 (se citant lui-même, autoexhortation terminant son livre Le Vieillissement

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"La galère te donnait des ailes. Moi, elle me faisait tomber dans la déprime. C'était en été, nous admirions les acrobaties aériennes des hirondelles dans la cour de l'immeuble et tu as dit: « Que de liberté pour si peu de responsabilité! »
André Gorz.

Lu dans:
André Gorz. Lettre à D. Histoire d'un amour. Galilée. 2006. 77 pages. Extrait p.34

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"Bonheur fané, cheveux au vent
Baisers volés, rêves mouvants
Que reste-t-il de tout cela ?"
Charles Trenet. Que reste-t-il de nos amours

Lu dans:
Nicolas Crousse. Catherine Deneuve se réinvente sur la route. Le Soir, supplément MAD du mercredi 18 septembre 2013. page 2, 3
Daniel Couvreur. J'aime les roses fânées. Le Soir, supplément MAD du mercredi 18 septembre 2013. page 2.
David Foenkinos. Qui se souvient de David Foenkinos? Gallimard. 2007. NRF. 181 pages. Extrait p.19

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"Un paquebot c'est une mauvaise comédie entourée d'eau."
Philippe Labro.

Lu dans: 
Philippe Labro. Le flûtiste invisible. Gallimard. 2013. 179 pages. Extrait p.25

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"Entre toi et moi, il y eut un coup de foudre suivi d’une vie; ses hauts, ses bas. Désormais la mort, il ne reste que l’amour; l’éternel."
Kim Thúy

Lu dans
Alain Badiou, avec Nicolas Truong. Eloge de l'amour. Flammarion. 2009. 90 pages. Extrait 68-70

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"Si la girouette pouvait parler, elle dirait qu'elle dirige le vent."
Jules Renard

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
«La joie est la matière même du monde."
Michel Serres.

Lu dans:
Daniel Couvreur. Le «big bang» de joie philosophique des Inattendues de Tournai. Le Soir. Lundi 2 septembre 2013.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"Je ne connais pas d'autre voie pour vivre totalement la spiritualité que de l'affronter chaque jour aux épreuves et aléas du monde "
Jacques Lacarrière. Sourates

Lu dans
Jacques Lacarrière. Chemin faisant. LLP 5105. Fayard 1977. 317 pages. Extrait pp 96, 97

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"Ce qu'on ne soupçonne guère, lorsqu'on marche ainsi tout au long d'un itinéraire de fortune, c'est qu'on suit rarement jusqu'au bout le chemin élu parmi d'autres. Toujours quelque chose - ou quelqu'un - apparaît qui vous détourne de votre but."
Jacques Lacarrière

Lu dans:
Jacques Lacarrière. Chemin faisant. Le Livre de Poche 5105. Fayard 1977. 317 pages. Extrait page 

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"- Pourquoi es-tu toujours à t'épuiser les yeux dans un livre?
 - Parce que je ne peux pas être toujours en mer.
 - En quoi les livres te consolent-ils de ne pas naviguer? En quoi remplacent-ils pour toi les bateaux?
 - Lire ressemble à regarder l'horizon. D'abord on ne voit qu'une ligne noire. Puis on imagine des mondes.
 - Je veux bien. Mais pourquoi ta manie d'écrire dans les marges de tous les livres que tu lis?
 - Pour bien lire, j'ai besoin d'écrire. L'écriture est le guide, le garde-fou des pensées déclenchées par la lecture. Sans guide, sans garde-fou, les pensées, je les connais, elles s'en vont n'importe où et ne reviennent jamais."
        Eric Orsenna

Lu dans:
Eric Orsenna. L'entreprise des Indes. Stock/Fayard. 2010. 400 pages. 
Armand Lequeux. Qui a peur des cancres las et des petits génies? LLB. 30 août 2013. p.47.

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"J’écrirai le jeudi j’écrirai le dimanche
quand je n’irai pas à l’école
j’écrirai des nouvelles j’écrirai des romans
et même des paraboles
je parlerai de mon village je parlerai de mes parents
de mes aïeux de mes aïeules
je décrirai les prés je décrirai les champs
les broutilles et les bestioles
puis je voyagerai j’irai jusqu’en Iran
au Tibet ou bien au Népal
et ce qui est beaucoup plus intéressant
du côté de Sirius ou d’Algol
où tout me paraîtra tellement étonnant
que revenu dans mon école
je mettrai l’orthographe mélancoliquement."

Raymond Queneau. L'écolier. 

Une pensée accompagne nos têtes blondes qui franchissent la porte de l'école ce lundi, début d'un (bien) long apprentissage. Puisse-t-il les rendre heureux.  

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