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 La dysfonction sexuelle féminine (passeportSANTE.net) + autres articles

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ninnenne
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MessageSujet: La dysfonction sexuelle féminine (passeportSANTE.net) + autres articles   Ven 17 Fév - 14:31

La dysfonction sexuelle féminine

Sommaire


  • Dysfonction sexuelle : qu’est-ce que c’est?

  • Symptômes et personnes à risque

  • Prévention des dysfonctions sexuelles

  • Traitements médicaux des dysfonctions sexuelles

  • L’opinion de notre médecin

  • Approches complémentaires

  • Sites d’intérêt

  • Références



Les dysfonctions sexuelles et les troubles du désir peuvent toucher tout le monde, autant hommes que femmes, et se manifester à tout âge. La sexualité censée être épanouissante peut alors peser lourd sur les épaules d’un couple.
Peu importe le problème, il est souvent difficile de discerner ce qui est physiologique de ce qui est psychologique. Les idées, les pensées et les sentiments ont au moins autant d'importance que les manifestations physiques.


Principales formes de dysfonction sexuelle chez la femme




  • Baisse du désir. Autant chez l'homme que chez la femme, le désir sexuel fluctue au cours de la vie. C'est tout à fait normal puisqu’il est un phénomène hautement complexe. Une baisse prolongée du désir sexuel peut avoir une incidence sur la psyché et l'estime de soi, et mettre les relations conjugales à rude épreuve. L’intensité du désir dépend grandement de la qualité de la relation de couple, de la santé physique, de la disposition d'esprit ou encore des événements qui jalonnent la vie (une grossesse, un deuil, etc.).

  • Difficulté ou incapacité à atteindre l’orgasme. Pendant l'orgasme, les muscles des organes sexuels entrent dans une série de contractions spasmodiques intenses et rapprochées. Bien qu'elles aient un désir sexuel normal et qu'elles aient un plaisir satisfaisant à la stimulation sexuelle, certaines femmes atteignent difficilement l'orgasme ou n'y parviennent pas. D’autres souhaitent ardemment atteindre l'orgasme simultané avec leur partenaire. Or, en réalité, rares sont les couples qui l'expérimentent, contrairement à ce que peuvent laisser espérer les scènes ou les films à caractère érotique.

  • Douleurs coïtales. Certaines femmes ressentent des douleurs durant le coït (pénétration) ou après celui-ci, que ce soit au vagin, au clitoris ou aux lèvres. Le terme « dyspareunie » est utilisé pour décrire ces douleurs. Les experts tendent à ne pas considérer les douleurs coïtales comme une dysfonction sexuelle en soi, mais plutôt comme un problème de douleurs chroniques qui, puisqu’il touche les organes génitaux, peut avoir un impact sur la vie sexuelle. Il arrive également que les muscles du vagin se contractent en un spasme douloureux au moment de la pénétration, une réaction appelée vaginisme.



Souvent, ces situations s’entremêlent. Par exemple, une perte de désir peut entraîner des douleurs durant les rapports sexuels, et ces dernières peuvent être la cause d'une incapacité à atteindre l'orgasme, voire d’une baisse de libido.

États ou situations à l'origine des dysfonctions sexuelles


Parmi les principales :



  • Difficultés dans le couple. Des conflits non réglés avec le ou la partenaire se répercutent souvent sur le désir d'entreprendre des rapports sexuels et de se laisser aller intimement avec son (ou sa) partenaire. Une homosexualité latente ou non reconnue peut avoir des conséquences sur le déroulement des relations sexuelles.

  • Stress, dépression, anxiété. La tension nerveuse générée par des préoccupations (cela inclut le fait de vouloir absolument plaire à son ou sa partenaire et le satisfaire), le stress, l'anxiété ou la dépression réduit généralement le désir sexuel et le laisser-aller.

  • Sévices sexuels. Les femmes ayant vécu des situations de sévices sexuels dans le passé rapportent souvent ressentir de vives douleurs durant les rapports sexuels.

  • Problèmes de santé qui touchent les organes génitaux ou connexes. Les femmes qui ont une vaginite, une infection urinaire, une infection transmise sexuellement ou une vestibulite (une inflammation des muqueuses qui entourent l'entrée du vagin) éprouvent des douleurs vaginales durant les rapports sexuels en raison de l'inconfort et de l'assèchement des muqueuses que ces affections provoquent. Les femmes atteintes d’endométriose ont souvent des douleurs au moment du coït. Le fait d'avoir une allergie à certains tissus utilisés dans la fabrication de sous-vêtements, au spermicide ou au latex des condoms peut aussi causer des douleurs.

  • Maladies chroniques ou prise de médicaments. Les maladies graves ou chroniques qui altèrent grandement l’énergie, l’état psychologique et les habitudes de vie (arthrite, cancer, douleurs chroniques, etc.) ont souvent des répercussions sur l'ardeur sexuelle. En outre, certains médicaments diminuent l'afflux de sang au clitoris et aux organes génitaux, ce qui rend plus difficile l'atteinte de l'orgasme. C’est le cas de certains médicaments contre la haute pression. Par ailleurs, d’autres médicaments assèchent la muqueuse vaginale chez certaines femmes : la pilule anticonceptionnelle, les antihistaminiques et les antidépresseurs.

  • Grossesse. La grossesse est loin d'être un obstacle à la vie sexuelle. Durant le premier trimestre de grossesse, le désir sexuel s'étiole chez plusieurs femmes, surtout si elles souffrent de nausées, de vomissements et de douleurs aux seins, ou encore si la grossesse les angoisse. À partir du second trimestre, le désir tend par contre à augmenter puisque la dilatation du vagin et du périnée ainsi que leur irrigation sanguine (meilleure qu'en temps normal) facilitent la stimulation sexuelle. L'augmentation de la libido est également attribuable au fait que le taux d'hormones oestrogènes est plus élevé durant la grossesse. Avec l'arrivée imminente de bébé et les transformations du corps qui s'accentuent, le désir tend à diminuer de nouveau. Le désir sexuel fluctue également après l'accouchement, en fonction de plusieurs facteurs (Y a-t-il eu des complications durant l'accouchement? Une épisiotomie a-t-elle été pratiquée? L'enfant est-il en santé?, etc.). Par ailleurs, parce que l'accouchement diminue le tonus des muscles vaginaux qui collaborent à l'atteinte de l'orgasme, cela peut prendre quelques semaines avant de retrouver toutes ses capacités de jouissance.

  • Baisse des hormones sexuelles à la ménopause. Les hormones oestrogènes et la testostérone - les femmes produisent aussi de la testostérone, mais en moins grande quantité que les hommes - semblent jouer un rôle important dans le désir sexuel. Le passage à la ménopause, qu'il soit naturel ou provoqué chirurgicalement par une ablation des ovaires (ovariectomie), diminue la production de ces hormones. Chez certaines femmes, cela provoque une baisse de la libido. En outre, la disparition progressive des menstruations à la ménopause laisse place à une sécheresse des muqueuses vaginales et à une lubrification plus lente du vagin durant la stimulation sexuelle. Cela peut créer une irritation désagréable durant les rapports sexuels si rien n'est entrepris pour remédier à la situation.



Note. L'anorexie et l'absence de menstruations (aménorrhée) ont aussi pour effet de diminuer la production d'hormones par les ovaires, ce qui assèche les muqueuses vaginales.

Une nouvelle maladie à traiter?
Contrairement à la dysfonction érectile de l’homme, la dysfonction sexuelle de la femme n'a pas fait l'objet de nombreux essais cliniques. Au moment de rédiger cette fiche (août 2010), aucun médicament n’était disponible sur le marché pour stimuler spécifiquement le désir ou l’excitation sexuelle de la femme. Ce n'est qu’au cours des dernières années que les chercheurs (et les sociétés pharmaceutiques) se sont intéressés à trouver un « Viagra pour femmes ». Le flibanserin (Girosa®) est une molécule développée par la firme Boehringer Ingelhein pour stimuler la libido des femmes (seulement celles qui n’ont pas atteint la ménopause). Il n’a été approuvé dans aucun pays encore. En juin 2010, un comité consultatif de la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a jugé son efficacité insuffisante pour la commercialiser8.
Les experts ne s'entendent pas entièrement sur la prévalence de la dysfonction sexuelle chez les femmes. Certains brandissent des résultats d'études qui donnent à penser que près de la moitié des femmes en souffriraient. D'autres mettent en doute la valeur de ces données en faisant remarquer qu'elles viennent de chercheurs désirant trouver de nouveaux débouchés lucratifs pour leurs molécules pharmaceutiques. Ils craignent la médicalisation inutile de troubles qui ne sont pas nécessairement d'ordre médical2.
 

Baisse du désir


  • Disparition inexpliquée et prolongée du désir sexuel ;

  • Parfois, répulsion systématique à l'égard des activités sexuelles.


Troubles orgasmiques


  • Incapacité systématique ou fréquente d'atteindre l'orgasme.


Douleurs coïtales


  • Douleur superficielle à l'entrée du vagin ;

  • Douleur profonde durant la pénétration ;

  • Certaines femmes ont des contractions douloureuses involontaires des muscles vaginaux durant la pénétration, un problème appelé vaginisme.





Mesures préventives de base
Mesures pour diminuer les risques de contracter diverses maladies et, par le fait même, les douleurs coïtales qu'elles provoquent



  • Avoir une bonne hygiène intime afin de prévenir la vaginite. Toutefois, ne pas abuser des douches vaginales. 

  • Se protéger contre les infections urinaires. S'essuyer de l'avant vers l'arrière après être allé à la selle, et uriner après une relation sexuelle. Voir notre fiche Infection urinaire ;

  • Se protéger contre les infections sexuellement transmissibles (IST) : syphilis, chlamydia, gonorrhée, etc. Porter un préservatif (condom) lors des rapports sexuels.


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Conseils pour maintenir le désir sexuel et augmenter le plaisir


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  • Maintenir une bonne communication avec le conjoint ou la conjointe ;

  • Mentionner explicitement à son (ou sa) partenaire quelles caresses précises font plaisir ;

  • Faire preuve d'imagination et de fantaisie ;

  • Après la ménopause, l'attitude et les attentes quant à la sexualité sont des facteurs probablement davantage déterminants pour la satisfaction sexuelle que le déclin des hormones. Il est tout à fait possible de maintenir une belle vitalité sexuelle en cultivant une attitude positive et ouverte.


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Conseils pour éviter les douleurs associées à la sécheresse vaginale


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  • Utiliser un produit lubrifiant ;

  • Prendre le temps d’éveiller le désir avant la pénétration pour augmenter la lubrification naturelle du vagin ;

  • Rester active sexuellement (ce qui inclut la masturbation) : cela améliore la lubrification du vagin et l'élasticité des tissus vaginaux.


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Conseils en cas d'endométriose


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  • Éviter les pénétrations trop profondes ;

  • Les douleurs sont souvent moindres lorsque les relations sexuelles ont lieu un peu avant l’ovulation (qui a lieu 2 semaines avant le début des menstruations). Se maintenir en bonne santé permet de mettre toutes les chances de son côté d'avoir des relations sexuelles satisfaisantes;






  • Limiter la consommation d'alcool ;

  • Cesser de fumer (voir notre fiche Tabagisme) ;

  • Faire de l'exercice régulièrement ;

  • Améliorer sa capacité à gérer le stress ;

  • Dormir suffisamment ;

  • Soigner au besoin une dépression ou de l'anxiété ;

  • Visiter son médecin régulièrement pour des tests de routine ;

  • Puisque les relations sexuelles sont reliées non seulement à des facteurs physiques, mais aussi psychologiques, toute personne qui souhaite agir en prévention se doit de ne pas exclure les facteurs de santé émotive et relationnelle. Ainsi, une sexothérapie pourrait être indiquée en cas d'inquiétudes ou de malaises persistants.


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Pour en savoir plus sur les diverses façons d’enrichir sa sexualité, consultez notre section Sexualité. Vous y trouverez notamment une entrevue avec la sexologue Sylviane Larose : Mettez-y du piquant : sortez du lit!
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Thérapie cognitivo-comportementale

Cette approche de psychothérapie individuelle aide à explorer et à comprendre la problématique en analysant les pensées, les attentes et les croyances de la personne vis-à-vis de la sexualité. Celles-ci vont dépendre des expériences vécues, de l’histoire familiale, des conventions sociales, etc. À titre d’exemples de croyances contraignantes : « le seul orgasme véritable est vaginal » ou « en me concentrant sur mon désir de jouir, j’atteindrai l’orgasme ». Cela crée des tensions internes qui, au contraire, diminuent la satisfaction sexuelle.
En cas de baisse de libido ou d’incapacité à atteindre l’orgasme, il s’agit de l’approche privilégiée. Elle peut aussi être utile en cas de douleurs coïtales, en complément à la physiothérapie. Consulter un psychologue ou un sexologue familier avec cette approche.

Physiothérapie : rééducation des muscles pelviens

En cas de douleurs coïtales ou de vaginisme, une rééducation des muscles du plancher pelvien (le périnée) est souvent très utile, voire nécessaire. On a souvent recours à la technique de la rétroaction biologique, appelée biofeedback, pour aider la patiente à découvrir et à comprendre l'activité des muscles de son plancher pelvien. Une telle rééducation dure en général 3 ou 4 mois et comprend des séances de traitement en clinique et des exercices à la maison. Le traitement est suivi d’une réintégration progressive de la vie sexuelle.

Médicaments

Lorsque le dysfonctionnement est attribuable à un problème de santé qui touche les organes génitaux (vaginite, infection urinaire, infection transmise sexuellement, etc.), un traitement approprié est envisageable et contribue habituellement au retour d’une vie sexuelle épanouie.
Il faut aussi traiter convenablement une dépression ou des symptômes d’anxiété.
Consulter les fiches correspondantes à ces affections pour en savoir plus sur leur traitement.

Hormonothérapie

Les femmes qui choisissent l'hormonothérapie substitutive (qui redonne un taux d'oestrogènes similaire à ce qu'il était avant la ménopause) lorsqu'elles vivent les premiers symptômes de la ménopause voient diminuer ou même disparaître leurs symptômes, dont la sécheresse des muqueuses et la baisse du désir sexuel, propres à cette période de la vie.
Aux femmes souffrant d'une baisse de la libido liée à une insuffisance hormonale, le médecin pourrait également prescrire de la testostérone, mais on connaît mal les effets à long terme de ce type d'hormonothérapie et son usage demeure marginal et controversé.

Sexothérapie

Parfois, une approche multidisciplinaire, qui fait place à l'intervention d'un sexologue, permet de traiter plus efficacement les dysfonctionnements sexuels5-7. Au Québec, la plupart des sexologues travaillent en cabinet privé. Il peut s'agir de séances individuelles ou en couple. Ces séances pourront aider à calmer la frustration et les tensions ou conflits conjugaux engendrés par les difficultés vécues dans la vie sexuelle. Elles contribueront également à augmenter l'estime de soi, souvent malmenée dans de tels cas. On dénombre 5 principales approches en sexothérapie :

  • La thérapie cognitivo-comportementale, qui vise à briser le cercle vicieux des pensées négatives à l'égard de la sexualité (et des comportements qui en découlent) en cernant ces pensées et en tentant de les désamorcer ;

  • L'approche systémique, qui se penche sur l'interaction des conjoints et leur effet sur leur vie sexuelle ;

  • L’approche analytique, qui tente de résoudre des conflits intérieurs à l'origine des problèmes sexuels en analysant l'imaginaire et les fantasmes érotiques ;

  • L'approche existentielle, où on amène la personne à découvrir ses perceptions devant ses difficultés sexuelles et à mieux se connaître ;

  • l’approche sexocorporelle, qui tient compte des liens indissociables corps - émotions - intellect, et qui vise une sexualité satisfaisante tant sur le plan individuel que relationnel.


Interventions chirurgicales

Dans certains cas, l'endométriose sera assez grave pour nécessiter l'ablation d'une partie de l'utérus. Chez certaines femmes souffrant de douleurs coïtales tenaces, résistantes aux traitements habituels, une vestibulectomie apportera une solution efficace et permanente. Ces interventions chirurgicales ne sont pratiquées que lorsqu'on a épuisé toutes les autres approches possibles sans obtenir de résultat satisfaisant.
Dans le cadre de sa démarche de qualité, Passeportsanté.net vous propose de découvrir l’opinion d’un professionnel de la santé. Le Dr Paul Lépine, omnipraticien, vous donne son avis sur la dysfonction sexuelle féminine :
La controverse est toujours présente au sujet des dysfonctionnements sexuels féminins, du moins de la baisse de désir ou de la difficulté à atteindre l’orgasme. Est-ce une maladie en partie génétique? Des études sur les jumeaux suggèrent que les gènes expliqueraient jusqu'à 35 % des dysfonctionnements sexuels féminins! Est-ce simplement un désagrément passager normal de la vie? Certaines études suggèrent que 1 femme sur 2 en souffrirait. Cela en fait-il une « normalité »? Se pourrait-il que, parfois, il s’agisse d’une réponse saine à un partenaire qui ne nous convient pas? Est-il si important de jouir? (Chaque fois?) Ne pas jouir est-il néfaste pour la santé? Est-ce que pour être en santé il ne faut aucune souffrance sexuelle?
La controverse ne cessera peut-être jamais. Peut-être parce qu’il y a plusieurs dysfonctionnements sexuels différents, de causes différentes. Aussi, parce que la sexualité est une activité humaine complexe. Mais une chose est claire pour moi : une femme qui souffre dans sa sexualité mérite toute notre empathie et toute notre aide.
 
Dr Paul Lépine, M.D., D.O.
 
Révision médicale (août 2010) : Dr Paul Lépine, M.D., D.O.
Consulter notre fiche Ménopause pour connaître les approches complémentaires qui peuvent être utiles.





[size=20]En traitement


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DHEA, arginine.
Ginkgo biloba.
Cordyceps, damiane, épimède, muira puama, tribulus, yohimbe.
Acupuncture, hypnothérapie, méditation, psychothérapie, yoga.
 
 Arginine. L'arginine est un acide aminé qui joue un rôle, entre autres, dans le processus de guérison des blessures, le bon fonctionnement du système immunitaire et la sécrétion de certaines hormones, notamment l’hormone de croissance. Des études cliniques préliminaires ont mené à des résultats positifs au chapitre de l’amélioration de la satisfaction sexuelle chez des femmes11,17,18. Par exemple, des chercheurs ont obtenu des résultats positifs lors d'un essai clinique à double insu mené auprès de 77 femmes à qui on a donné soit un placebo, soit une préparation populaire (du nom d'ArginMax®) renfermant de l'arginine, de la damiane, du ginkgo biloba et du ginseng, ainsi que des vitamines et des minéraux11. Après 4 semaines d'utilisation, 73,5 % des femmes ayant reçu ce produit ont noté une meilleure satisfaction de leur vie sexuelle, contre 37,2 % pour le groupe placebo.
 DHEA. La DHEA, ou déhydroépiandrostérone, est une hormone produite par les glandes surrénales juste avant la puberté. Sa production atteint un sommet dans la vingtaine, puis diminue progressivement. Elle sert notamment à la production des oestrogènes et de la testostérone. Selon une synthèse d’études publiée en 2006, l’utilisation de la DHEA pour améliorer la fonction sexuelle chez les femmes demeure, pour l’instant, peu convaincante19.
Remarque. Il n'existe pas de source alimentaire de DHEA. La croyance qui veut que la diosgénine (qu'on retrouve surtout dans l'igname sauvage, mais également dans d’autres plantes, notamment le soya, le trèfle et le persil) soit un précurseur de la DHEA n'est pas fondée.

 Ginkgo (Ginkgo biloba). Selon les études menées jusqu’à présent, la prise de ginkgo biloba n’a pas d’effet sur la dysfonction sexuelle féminine26-28. Une seule étude sans placebo avait conduit à des résultats positifs25.

De tout temps, on a attribué à certaines plantes des vertus aphrodisiaques ou toniques ayant pour effet d'augmenter les performances sexuelles. Pour la plupart de ces plantes, aucun essai clinique aux résultats probants n'a été mené. Il arrive que des essais préliminaires semblent confirmer le savoir traditionnel, mais de façon générale, les effets allégués de ces préparations reposent sur peu de données scientifiques. Voici une liste, forcément incomplète, des principales plantes qui se retrouvent dans diverses préparations commerciales destinées à stimuler l'ardeur sexuelle chez les femmes.
 Cordyceps (Cordyceps sinensis). En Chine, ce champignon a la réputation de favoriser la vigueur sexuelle, tant chez les femmes que chez les hommes. Quelques études à double insu avec placebo menées en Chine semblent indiquer que le cordyceps, à raison de 3 g par jour, peut stimuler une fonction sexuelle déficiente24.
Dosage
Traditionnellement, on recommande de prendre de 5 g à 10 g de poudre de champignon par jour. Au cours des études, on a souvent utilisé un extrait de cordyceps cultivé (Paecilomyces hepiali, souche Cs-4), à raison de 3 g par jour. Consultez un praticien dûment formé en Médecine traditionnelle chinoise pour obtenir un traitement personnalisé.

 Damiane (Turnera diffusa, anciennement Turnera aphrodisiaca). Les feuilles de ce petit arbuste originaire du Mexique, de l'Amérique du Sud et des Antilles servaient à la préparation d'une boisson aphrodisiaque chez les indigènes du Mexique. On n'a mené aucun essai clinique systématique qui aurait pu démontrer l'efficacité de la damiane chez les humains. On n'a pas non plus clairement identifié les composants auxquels on pourrait attribuer ses effets aphrodisiaques allégués.
Dosage
Consulter notre fiche Damiane.

 Épimède (Epimedium grandiflora). Les parties aériennes de cette plante herbacée originaire du Japon sont connues en Médecine traditionnelle chinoise sous le nom de Yin Yang Huo. On leur attribue le pouvoir de soigner les dysfonctions sexuelles, tant féminines que masculines. Bien qu'il existe des données préliminaires indiquant que la plante pourrait avoir une action hormonale (augmentation des taux de testostérone), hypotensive et vasodilatatrice, on n'a mené aucun essai clinique sur des humains. De plus, nous ne disposons d'aucune information sur le dosage approprié sous lequel l’épimède serait efficace.

 Muira puama (Liriossma ovata). Les indigènes d'Amazonie traitent depuis toujours l'impuissance et la frigidité avec l'écorce et les racines de muira puama. La validité de cet usage n'a jamais été confirmée par des essais cliniques avec placebo. Il est par conséquent impossible de déterminer un dosage qui soit à la fois efficace et sécuritaire, d'autant plus qu'on a émis des doutes quant à l'efficacité des préparations (teintures) actuellement offertes dans le commerce.
 Tribulus (Tribulus terrestris). Les fruits du tribulus sont utilisés depuis des millénaires en médecine ayurvédique (Inde) et en Médecine traditionnelle asiatique (Chine, Japon, Corée, etc.), principalement pour traiter l'infertilité et les dysfonctions sexuelles, tant chez les hommes que chez les femmes. Cependant, les données sont insuffisantes pour suggérer un dosage.
 Yohimbe (Pausinystalia yohimbe). L’écorce de cet arbre d'origine africaine était traditionnellement utilisée pour ses vertus aphrodisiaques, tant chez les femmes que chez les hommes. Les vertus aphrodisiaques de l'écorce de yohimbe tiennent à la yohimbine, un alcaloïde qu'elle renferme. Dans un essai préliminaire mené auprès de 9 femmes, on n'a pas observé d'effet positif de la yohimbine sur la libido12. Par contre, dans un essai mené auprès de 24 femmes, la prise du mélange yohimbine/arginine (6 mg de chaque ingrédient), 1 h avant l'activité sexuelle, aurait fait augmenter les impulsions nerveuses du vagin13.
Précautions
Consulter notre fiche Yohimbe pour connaître les précautions à prendre dans le choix d’un produit et ses effets indésirables possibles.

 Acupuncture, méditation, yoga. Selon les experts de la Clinique Mayo aux États-Unis, ces approches peuvent être utiles pour améliorer la satisfaction sexuelle9. L’acupuncture pourrait aider à soulager les douleurs coïtales, et possiblement à améliorer la libido chez les femmes en panne de désir. Selon des recherches, la méditation de pleine conscience (mindfullness) améliorerait divers aspects de la réponse sexuelle et allégerait la détresse des femmes en panne de désir. Enfin, la pratique du yoga, en portant une attention particulière à la respiration durant les postures, améliorerait notamment l’énergie sexuelle.
 Hypnothérapie. Selon le chercheur Irving Binik, professeur de psychologie à l'Université McGill (Montréal) et directeur du Service de thérapie sexuelle et de couple à l'Hôpital Royal Victoria, la douleur coïtale, qu'il s'agisse de dyspareunie ou de vaginisme, peut être associée au fait que, chez de nombreuses femmes qui en souffrent, le seuil de tolérance à la douleur est particulièrement bas21,22. Par conséquent, il serait utile de leur procurer les outils que l'on fournit aux patients souffrant de douleurs chroniques. Le professeur a d'ailleurs rapporté le cas d'une patiente souffrant de dyspareunie depuis 3 ans et dont les douleurs ont disparu de manière permanente à la suite d'une série de séances d'hypnothérapie23.
 Psychothérapie. Bien qu'il n'y ait pas d'étude scientifique pour appuyer leur efficacité dans le traitement spécifique des dysfonctions sexuelles, certains types de psychothérapie peuvent aider les gens à avoir une meilleure vie sexuelle. Plusieurs approches sont décrites dans la section Thérapies. Vous pouvez notamment consulter les fiches suivantes : Abandon corporel, Analyse bioénergétique (bioénergie), Art-thérapie, Focusing, Gestalt, Intégration posturale et Programmation neurolinguistique. Elles peuvent offrir des outils afin d'améliorer l'attitude relativement à la sexualité, de réajuster les attentes (peut-être irréalistes), de revoir les comportements acquis afin de progresser vers une meilleure satisfaction sexuelle.
Le choix d'une approche psychothérapeutique plutôt qu'une autre dépend de considérations personnelles. Pour plus détails sur les diverses catégories de psychothérapie et les éléments pouvant motiver le choix, consulter notre fiche Psychothérapie.

Pour en savoir plus au sujet de la dysfonction sexuelle féminine, Passeportsanté.net vous propose une sélection d’associations et de sites gouvernementaux traitant du sujet de la dysfonction sexuelle féminine. Vous pourrez ainsi y trouver des renseignements supplémentaires et contacter des communautés ou des groupes d’entraide vous permettant d’en apprendre davantage sur la maladie.

France

Institut de Sexologie
Une organisation non gouvernementale française qui a pour but d'animer la recherche théorique et de promouvoir ses applications thérapeutiques. Beaucoup de ressources conviviales.
www.sexologie-fr.com


Canada

Association des sexologues du Québec
Beaucoup de renseignements variés et bien présentés.
www.associationdessexologues.com

Regroupement professionnel des sexologues du Québec
Un site conçu surtout pour les membres.
www.rpsq.org

Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC)
Le site Masexualité.ca est une initiative de la SOGC qui rassemble une foule d'informations éducatives sur la sexualité. Un site bien conçu. Pour les adolescents d'abord, mais pour les adultes aussi :
www.masexualite.ca


Guide Santé du gouvernement du Québec
Pour en savoir plus sur les médicaments : comment les prendre, quelles sont les contre-indications et les interactions possibles, etc.
www.guidesante.gouv.qc.ca

Canada

American Association of Sex Educators, Counselors and Therapists
www.aasect.org

 


[size=20]Références



Note : les liens hypertextes menant vers d'autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu'un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l'information désirée.
Bibliographie
Binik, Irving. Psychologue, chercheur et professeur au Département de psychologie de l’Université McGill et Directeur du service de thérapie sexuelle et de couple à l’Hôpital Royal-Victoria. Entrevue réalisée par Marie-Michèle Mantha le 12 juillet 2010 (Montréal).
InteliHealth (Ed). Health A-Z - Painful Sexual Intercourse (Dyspareunia), Aetna Intelihealth. [Consulté le 10 août 2010]. www.intelihealth.com
Kuzmarov IW et Bain J. Sexuality in the aging couple, Part I : the aging women, Medscape from WebMD. [Consulté le 10 août 2010]. www.medscape.com
Mayo Foundation for Medical Education and Research (Ed). Diseases and Conditions – Female Sexual Dysfunction, MayoClinic.com. [Consulté le 10 août 2010]. www.mayoclinic.com
National Library of Medicine (Ed). PubMed, NCBI. [Consulté le 10 août 2010]. www.ncbi.nlm.nih.gov
Natural Standard (Ed). Condition Center - Sexual dysfunction and related conditions, Nature Medicine Quality Standards. [Consulté le 10 août 2010]. www.naturalstandard.com
Steben Marc, Dr. La douleur coïtale, MedActuel FMC, janvier 2003.
The Natural Pharmacist (Ed). Natural Products Encyclopedia, Conditions - Sexual Dysfunction in Women, ConsumerLab.com. [Consulté le 10 août 2010]. www.consumerlab.com
The Natural Pharmacist (Ed). Product Review: Sexual Enhancement Supplements (Including L-Arginine, Yohimbe, and Epimedium (Horny Goat Weed)). [Consulté le 10 août 2010]. www.consumerlab.com
Université de Rouen. Faculté de médecine. Les dysfonctions sexuelles. [Consulté le 10 août 2010]. www.univ-rouen.fr
UpToDate. [Consulté le 10 août 2010]. www.uptodate.com
Wosnick Rosalyn. Quand la flamme s'éteint, Santé Femme, Octobre-Novembre 2003.
Notes
1. Laumann EO, Paik A, Rosen RC. Sexual dysfunction in the United States: prevalence and predictors.JAMA. 1999 Feb 10;281(6):537-44.
2. Moynihan R. The making of a disease: female sexual dysfunction.BMJ 2003 jan 4;326:45-47. (Texte intégral de l'article consulté le 10 décembre 2003 à l'adresse suivante: http://bmj.bmjjournals.com)
5. Sackett S, Gates E, et al. Psychosexual aspects of vulvar vestibulitis.J Reprod Med. 2001 Jun;46(6):593-8.
6. Gates EA, Galask RP. Psychological and sexual functioning in women with vulvar vestibulitis.J Psychosom Obstet Gynaecol. 2001 Dec;22(4):221-8.
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MessageSujet: Re: La dysfonction sexuelle féminine (passeportSANTE.net) + autres articles   Ven 17 Fév - 14:32

10 facteurs qui peuvent affecter la fertilité

Un couple sur six connaît des problèmes de fertilité. Problèmes qui ne sont pas forcément évidents à comprendre quand il s'agit de couples en bonne santé et sans antécédents médicaux spécifiques. Et pourtant, il existe de nombreux facteurs (dont on ignore souvent l'importance) qui peuvent affecter la fertilité des hommes comme des femmes au quotidien...

Le téléphone portable nuit à la fertilité



Au XXIème siècle, rares sont les hommes qui ne sont pas équipés d'un smartphone. Mais si les femmes ont la possibilité de ranger leur téléphone portable dans leur sac, les hommes eux préfèrent souvent le garder dans leur poche (avant). Une très mauvaise habitude, car ce geste en apparence anodin nuierait en réalité à la fertilité masculine.
Ces mises en garde ont fait (et continuent de faire) l'objet de nombreuses recherches : une étude hongroise réalisée sur plus de 200 hommes pendant un an a par exemple clairement établi un lien entre le fait de garder son téléphone près de ses parties intimes et la baisse de la production de spermatozoïdes.
En effet, au cours de cette étude, le sperme des hommes qui avaient gardé sur eux un téléphone en veille toute la journée était largement moins concentré en spermatozoïdes que les autres (83 millions/ml contre 59 m/ml). Cette étude a également démontré que plus un homme utilisait son téléphone portable dans la journée, moins ses spermatozoïdes étaient mobiles et avaient de chance de féconder l'ovule.

Les vêtements trop serrés affectent la production de spermatozoïdes



L'une des raisons qui peut expliquer que les spermatozoïdes ont du mal à féconder l'ovule, c'est qu'ils sont soit trop peu nombreux dans l'éjaculat masculin, soit que leur qualité soit trop compromise pour assurer une fécondation optimale.
Or on l'ignore souvent, mais les testicules n'apprécient pas particulièrement d'être exposés à la chaleur ; en effet, cela affecte la production de spermatozoïdes chez l'homme, et donc potentiellement sa fertilité.
Alors même si les boxers sont certes plus seyants que les caleçons larges, et que les jeans serrés sont à la mode même pour les garçons, mieux vaut privilégier des sous-vêtements et des vêtements amples, qui laissent respirer les parties intimes masculines.

Le surpoids influence la fertilité



Quand on veut concevoir un enfant, être en bonne santé semble être l'une des bases les plus importantes. A ce titre, le surpoids, l'extrême maigreur ou les changements importants de poids ne favorisent en rien la fertilité.
Une femme qui a un poids soit trop faible soit trop élevé peut en effet être sujette à des troubles ou des anomalies au niveau de son ovulation et de son cycle menstruel (aménorrhée, dysménorrhée, etc.).
Chez l'homme, un surpoids peut également aller de pair avec une baisse de la quantité de spermatozoïdes dans le liquide séminal. Aller consulter un nutritionniste ou un diététicien peut être une solution envisageable ; ce dernier pourra en effet indiquer la marche à suivre et donner des conseils pour retrouver un poids de forme stable.

L'alcool : un nuisible pour la fertilité



Sans trop de surprise, l'alcool fait également partie des facteurs qui peuvent affecter la fertilité, aussi bien féminine que masculine d'ailleurs.
Pour les hommes : une étude menée par des chercheurs danois en 2014 a en effet clairement établi un lien entre la consommation d'alcool et la baisse de la quantité et de la qualité du sperme masculin1. Mais attention : il ne faut pas nécessairement une dose excessive d'alcool dans le sang pour que ce dernier commence à nuire à la fertilité masculine. La dégradation de la qualité du sperme se faisait constater même chez des personnes qui n'avaient bu « que » 5 verres dans la semaine (soit moins d'un verre d'alcool par jour).
L'alcool ne réussit pas mieux à la fertilité des femmes, bien au contraire. Une étude menée sur une décennie par des chercheurs suédois a effectivement montré que les femmes dont la consommation d'alcool était la plus importante consultaient plus fréquemment des spécialistes de la fertilité que celles qui buvaient de manière plus modérée.

Fumer fait chuter la fertilité



Fumer, ce n'est jamais bon pour la santé. Mais quand on veut agrandir la famille, on a une excellente raison d'arrêter. En effet, de nombreuses études ont démontré que le tabagisme rallongeait et endommageait sérieusement les chances de concevoir un enfant.
Chez les hommes, le fait de fumer entraîne non seulement une baisse de la quantité de spermatozoïdes présents dans le sperme, mais en plus ces spermatozoïdes sont de moins bonne qualité (spermatozoïdes anormaux) que les spermatozoïdes des non-fumeurs.
Et chez les femmes, le constat n'est guère meilleur : en plus de risquer d'engendrer une baisse de la réserve ovarienne, le tabagisme entraîne un allongement des délais de conception d'un enfant. Les chiffres sont clairs : fumer entraîne une baisse de la fertilité féminine de 10 à 20 %2.
En clair : si l'on veut mettre en route un bébé, on fait une croix sur le tabac. Ceci avant la grossesse, mais aussi pendant, évidemment.

Avec l'âge, le fertilité diminue



L'âge fait partie des facteurs secondaires qui peuvent affecter la fertilité. C'est bien connu : plus l'âge avance, plus les chances de concevoir naturellement un enfant diminuent.
Ce phénomène est d'autant plus vérifiable chez les femmes, dont l'apogée de la fertilité se situe  entre 20 et 30 ans (une femme a 75 % de chance de tomber enceinte en 12 mois à 30 ans, 66 % à 35 ans et 44 % à 40 ans) et diminue progressivement avec l'âge. A 40 ans, le nombre d'ovules et leur qualité décline considérablement chez la femme, diminuant fortement ses chances de conception.
Concernant les hommes, il existe beaucoup moins de données chiffrées, mais des études laissent entendre que leur fertilité décline également vers 40 ans.
En résumé : il est conseillé à une femme de plus de 35 ans qui essaie de concevoir un enfant depuis plus de 6 mois sans succès de consulter son médecin.

Les maladies et médicaments affectent la fertilité



Il existe certaines maladies qui peuvent malheureusement affecter la fertilité des individus qui en souffrent. Parmi elles, le diabète, les maladies du système nerveux, et les tumeurs de l'hypophyse1 qui se traduisent souvent chez la femme par une aménorrhée et des problèmes d'infertilité.
De plus, certains médicaments servant au traitement des maladies cardiaques et de l'hypertension artérielle peuvent également avoir une incidence sur la fertilité des partenaires. Tout comme la chimiothérapie.
En cas de maladies et de traitements médicamenteux, il est donc préférable de s'assurer auprès du médecin que les médicaments prescrits ne vont pas interférer avec la conception d'un enfant.

Le stress aggrave les problèmes de fertilité



On entend souvent que le stress est un des pires ennemis de la fertilité. Que les personnes sujettes au stress se rassurent : il n'existe à ce jour aucune étude scientifique qui a pu démontrer que le fait pouvait provoquer directement une infertilité chez l'homme ou la femme.
Évidemment, vivre dans un environnement stressant n'est pas un facteur qui va favoriser la conception d'un enfant,  mais par rapport aux autres facteurs qui peuvent affecter la fertilité, le stress ne représente qu'un facteur secondaire.
Chez la femme, le stress peut engendrer des dérèglements hormonaux (dérèglements du cycle menstruel, etc.) et chez l'homme, une baisse de la production de spermatozoïdes...sans parler des pannes de libido qu'induit généralement le stress chez les partenaires. Alors même si le stress ne provoque pas en tant que tel l'infertilité, il est quand même appréciable de trouver des manières d'y faire face au quotidien (relaxation, sophrologie, yoga, etc.).

La pratique intensive d'un sport nuit à la fertilité



Pratiquer un sport ou une activité sportive régulière, c'est excellent pour la santé, le physique et le mental. Mais attention à ne pas trop en faire, car un excès de sport peut entraîner une baisse de la fertilité chez la femme. En effet,  une étude scientifique1 a clairement établi un lien entre la pratique de sport d'endurance (marathon, triathlon, ski de fond, etc.), à haut niveau ou de manière intensive, et les risques d'infertilité.
Dans un ouvrage consacré au sujet, le Dr Rosetta a mis en cause des perturbations sévères du cycle menstruel et un blocage de la fonction ovarienne des sportives qui pratiquaient ces sports à haut niveau : aménorrhées, oligoaménorrhées (cycles très longs), règles très irrégulières... Et pour les sportives qui présentaient des cycles menstruels normaux, on constatait quand même des perturbations ovariennes responsables d'une « hypofertilité ».
En résumé, le sport, lui aussi, est à pratiquer avec modération !

Le café diminue la fertilité



La caféine, c'est une alliée salutaire quand les journées sont longues et bien chargées. Mais il est conseillé aux femmes qui essaient de concevoir un enfant d'être raisonnable concernant leur consommation de café. Une étude parue il y a quelques années dans une revue médicale avait en effet démontré que le fait de boire une seule tasse de café par jour pouvait réduire de moitié les chances de concevoir un enfant à chaque cycle...
Et pour éviter la caféine, il ne faut pas seulement s'éloigner de la machine à café : le thé et les sodas notamment en contiennent eux aussi ! Alors prudence...

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