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 Les métiers anciens souffleur de verre

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AuteurMessage
ninnenne
moderateur
moderateur


Messages : 20620
Date d'inscription : 08/03/2012
Localisation : belgique

MessageSujet: Les métiers anciens souffleur de verre   Mer 2 Mai - 14:13

LES METIERS D 'AUTREFOIS






Le souffleur de verre




Les
Verreries travaillaient beaucoup d’enfants, dès l’âge de 8 à 10 ans,
ils étaient occupés à diverses tâches telles qu’apporter l’eau et la
bière aux ouvriers travaillant aux fours, remplir les bacs et les seaux
d’eau, placer
les
« climbias » ou introduire, au signal de l’étendeur, le canon dans le
four. Les jeunes gens plus costauds aidaient au chargement du four, les
plus habiles cherchaient à obtenir un poste de 2ème gamin avec l’espoir
de passer 1er gamin et, qui sait peut-être,
« maître verrier », c’est-à-dire souffleur.Les
jeunes filles, jusqu’à l’âge de 20ans travaillaient à la verrerie, mais
bien souvent, elles cherchaient à se faire remarquer d’un souffleur,
car c’était de beaux
«
partis » pour les filles d’ouvriers. Il faut savoir que les maîtres
verriers gagnaient très bien leur vie par rapport aux ouvriers (1ers et
2émes° gamins.).
C’est-à-dire
de 400 à 800 Frs par mois pour un souffleur, de 180 à 220 Frs par mois
pour le 1er gamin, de 110 à 120 Frs par mois pour le 2eme gamin ; les
enfants ne gagnaient pas plus de 60 Frs. La dernière fabrication en
canon date de 1962 à Jumet Hamandes aux verreries Lambert.




Un bout d’histoire

Ce
seraient les légions romaines de César qui, en venant s’installer dans
nos régions, amenèrent l’usage du verre chez nous. Grâce à eux, nos
ancêtres découvrirent la beauté, le luxe de ces récipients de couleurs,
de formes et d’usages multiples. Aux 1er et 2e siècles, la plupart des
objets en verre étaient importés des pays voisins. Des verreries furent
néanmoins installées en Belgique, à Maquenoise et à l’Est de la Sambre
et de la Meuse. Ce n’est que vers le 3e siècle que le verre presque
incolore apparaît. La fabrication du verre se poursuit sous les Francs,
mais peu à peu la qualité des produits s’étiole pour ne plus fournir
qu’un verre de teinte verdâtre. A partir de la seconde moitié du 12e
siècle, l’art de fabriquer et de décorer le verre va connaître un nouvel
essor. Au début du 14e siècle, de nouvelles techniques de fabrication
de feuilles de verre voient le jour en France (fabrication en plateau).
Dans la région de Charleroi, la production de verre commence au milieu
du 15e siècle avec la création d’une fournaise à Leernes. La verrerie
fabrique alors uniquement du verre creux et des verres plats destinés
aux vitraux.






Fabrication du verre à vitre en canon
La
fabrication du verre commençait d’abord par le chargement du four. Les
premiers fours à pots ou à creusets ont été remplacés dès 1886 par le
four à bassin car les fours à pots ne résistaient guère plus de 8
semaines à la charge de 1200 à 1800Kg de verre à une température de
1600°. Le four à bassin, beaucoup plus grand, pouvait atteindre 350
tonnes de matière en fusion et, de plus, il était chauffé non plus
uniquement au charbon mais par un procédé mis au point par Friedrich
SIEMENS, utilisant un mélange de gazogène, de charbon, d’air et de
vapeur d’eau, beaucoup moins coûteux. Les matières qui généralement
composaient le verre blanc étaient: le sable (silice), le calcaire
(chaux), la dolomie (magnésie), la soude (produite par les usines
SOLVAY) et différents additifs tels l’alumine et le fer. A ce mélange,
on ajoutait des déchets de verre (le groisil). Le verre une fois à
température pouvait être « cueilli », par le 2ème gamin. Plusieurs
cueillages successifs étaient nécessaires pour former la boule de verre
au volume et au poids demandés par le souffleur. Entre chaque opération
de cueillage, le verre et la canne étaient refroidis dans des seaux et
cuves d’eau. Cette opération terminée, le canon partait pour le four
d’étendage. Placé sur un support métallique, le canon était introduit
dans un four qui pouvait atteindre 8 à 12 mètres de long. Une fois le
verre suffisamment réchauffé, l’étendeur ouvrait le canon et
l’aplatissait.






La
feuille de verre était ensuite poussée vers le fond du four où elle se
refroidissait progressivement pour être retirée et emmenée vers
l’atelier de découpage qui mettait les feuilles à la dimension exigée
par le client.

Son
travail terminé, le 2ème gamin, passait la canne au 1er gamin qui e, «
la paraison », dans un bloc de hêtre taillé à l’herminette. Il soufflait
dans l’embouchure de la canne pour «percer » le verre, c’est-à-dire
former la première bulle d’air à l’intérieur de la masse de verre.
Ensuite, le souffleur prenait la canne pour former le canon. Tout en
faisant tourner la canne, en soufflant dans l’embouchure et en balançant
sa canne au-dessus d’une fosse qui pouvait atteindre 4 à 5 mètres de
profondeur, le canon prenait forme.






Les
canons, suivant les grandeurs, pouvaient atteindre 35Kg que le verrier
balançait à bout de bras. Tout ce travail nécessitait en cours de
fabrication de réchauffer la masse de verre (deux fois en général).





Durant
le travail, il n’était pas rare qu’un souffleur déséquilibré par le
poids du canon tombe dans la fosse au fond de laquelle une grille était
placée à quelques centimètres du sol afin de laisser passer les débris
de verre et d’amortir la chute de l’ouvrier.






Lorsque
le canon avait atteint la taille voulue, le souffleur procèdait au
perçage de la calotte avant de détacher la canne du canon. Le canon
était ensuite débarrassé de ses deux calottes afin de ne conserver que
le cylindre.






Celui-ci
était transporté dans un autre atelier par des jeunes filles qui
emprisonnaient un canon de chaque côté de leur taille grâce à une
cordelette fixée à la ceinture et serrée autour des poignets.

Le canon était alors déposé sur un chevalet de bois pour être fendu sur sa longueur grâce à une tige de fer chauffée à blanc.
Pour
éviter que le verre ne se chevauche une fois coupé, l’aide plaçait deux
petites pinces de bois dans la découpe : « les climbias ».

Pendant nos vacances en France,nous avons pu assister à une
séance de "souffleur de verre" dans un petit village de la France profonde. Ces pauvres gens mettent leur santé en l'air!!! ce que j'ai pu constater de mes propres yeux!!!

Ninnenne
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cecelle64
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MessageSujet: Re: Les métiers anciens souffleur de verre   Jeu 3 Mai - 8:16

Sublîme les métier anciens souffleur de verre merci ma petite Ninnenne pour la leçons de la verreries depuis des siecles bisous bien amicalement



Cecelle 64

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Les métiers anciens souffleur de verre
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