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 NOËL ET TRADITIONS (un peu en avance?????)

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marileine
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MessageSujet: NOËL ET TRADITIONS (un peu en avance?????)   Mer 23 Aoû - 14:11

NOËL ET TRADITIONS


 
Noël est la fête préférée des Français, pourquoi?
Les traditions certainement car il faut tout de même s'armer de courage pour organiser le festin, trouver et concrétiser les idées de cadeaux… 
Malgré tout cela, les traditions semblent donc être les plus fortes.

 
Revue de détails.
 
 


D'abord, le Père Noël…
Il a presque toujours existé. Il est issu de vieilles croyances populaires. 
A certaines dates de l'hiver comme le 1er novembre, la période de l'Avent ou Noël, les jeunes hommes portaient des masques et se rendaient de maison et maison en chantant et dansant afin de quémander des offrandes en échange de bons présages. (Cela nous rappelle désormais la fête d'Halloween). On appelait cela "les Mascarades". Pour la mascarade de Noël, il y avait un personnage supplémentaire, surnommé le Vieux, portant une longue barbe et qui savait tout… 
Puis, le Père Noël a pris divers visages et traditions selon les régions. En Savoie, on le surnomme le Père Chalande (Noël en patois). La coutume de distribuer des cadeaux le jour de Noël remonte aux Saturnales romaines et aux fêtes païennes qui accompagnaient le solstice d'hiver. Ce n'est qu'après-guerre à partir des Etats-Unis que pour des besoins économiques, le Père Noël s'universalisa en un gros bonhomme rouge à barbe blanche avec rênes, cadeaux et cheminées.

 
 
 
 

 
La tradition de l'arbre de Noël vient d'Alsace avant un détour en Allemagne, puis un retour dans les villes dès la fin de XIXème siècle avant de gagner peu à peu les campagnes. Il symbolise le retour de la lumière à un moment de l'année où les jours sont les plus courts. En Savoie, on y accroche pommes, gâteaux, noix et 12 bougies pour les 12 mois de l'année.
Si la tradition du sapin de Noël n'est pas savoyarde, celle de la bûche était très pratiquée. La veille de Noël, on allait chercher une énorme bûche de bois franc, en grande pompe. Celle d'un arbre fruitier assurait une prochaine bonne récolte. A Noël, le maître de maison arrosait le tronc d'huile, de sel et de vin cuit. On récitait même des prières de circonstance. Selon les familles, c'était soit les jeunes filles ou la mère qui allumaient la bûche avec les tisons de celle de l'année précédente. Les cendres de la bûche de Noël étaient gardées précieusement. Elles avaient, dit-on, la propriété de protéger la maison des pouvoirs maléfiques du diable et de la foudre, surtout lorsqu'on les tirait de leur cachette au moment des orages en prononçant certaines paroles. Aujourd'hui, ce rituel s'est transformé en pâtisserie, gâteau roulé glacé à la crème au café ou au chocolat. 
Pour le repas, avant la messe de minuit, petite collation sans viande puis grand repas peut-être comme en Provence avec les 13 déserts ou en Savoie avec les diots, saucisses parfumées aux herbes et les rissoles fourrées à la confiture. Une seule personne sera dispensée de la messe de minuit, elle gardera alors la maison pour la protéger des démons. Pour les autres, on rejoint la messe avec des torches et en sortant, on note la direction du vent car ce sera le vent dominant de l'année. Il paraît également qu'au premier coup de minuit, une fleur sort de terre et qu'au douzième, elle disparaît. La richesse à celui qui la trouve!
Autre tradition, alsacienne cette fois, peler avec soin un oignon le jour de Noël de façon à obtenir 12 peaux, déposer chacune d'elles dans une coupelle avec une pincée de sel. 12 coupelles pour les 12 mois de l'année. Les pelures suintent avec le sel, plus la pelure dégorge, plus le mois sera pluvieux. Un moyen dit-on de prévoir le calendrier des plantations et récoltes.



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MessageSujet: Re: NOËL ET TRADITIONS (un peu en avance?????)   Mer 23 Aoû - 14:54

NOËL EN BRETAGNE


Il existe en [size=16]Bretagne de nombreuses coutumes et croyances, d'origines chrétiennes ou paiennes .[/size]
Pendant la messe de minuit au moment de la consécration, une chandelle s'allume partout où un trésor est caché. A la même heure l'eau des puits et des fontaines se change en vin.
Autrefois, au moment de Noël on mettait dans l'âtre une bûche neuve qui devait brûler  sans interruption jusqu'au nouvel an, ou jusqu'à la fête des rois.
On raconte que le  tison de la bûche de Noël préserve de la foudre. On en mettait donc sous les lits pour protéger la maison des colères du ciel.
 
Pendant la nuit de Noël, à partir de minuit , les animaux domestiques conversent entre-eux dans le langages des hommes .
Malheur à l'imprudent qui chercherait à surprendre  le secret de leur entretien, car il entendrait les animaux lui  annoncer sa propre mort .
 
Dans la nuit de Noël on raconte que les mégalithes changent de place. Dans certains endroits , on a vu  des menhirs qui vont boire au ruisseau quand les cloches sonnent la messe de minuit. D'autres menhirs sont soulevés par des oiseaux et laissent apparaître un trésor.
 
En Haute [size=16]Bretagne il y a un marais , près d'une fontaine où, d'après la tradition,  sont enfouies des cloches qui sonnent toutes seules pour appeler à la messe de minuit le 25 décembre .[/size]
 
Autrefois, on chantait beaucoup à Noël . Chaque année dans certains villages de Haute [size=16]Bretagne, les rois mages revivaient dans la personne de trois jeunes gens de la commune qui revêtaient leurs habits de fête et les couvraient de rubans pour annoncer la venue du messie , le soir, dans les chaumières
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[size=24]NOËL EN CHAMPAGNE - ARDENNES


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Les fêtes de Noël dans les Ardennes étaient riches en traditions et coutumes comme le soulignent l’historien ardennais Gérald Dardart et la spécialiste en cuisine ardennaise Lise Beseme-Pia.

Dans l’est du département, le jour de Noël, la Jeunesse apportait le pain béni.
Ce dernier devait mesurer un mètre de diamètre et s’orner d’un pigeon moulé en son milieu.

L’on cueille des cynorhodons, fruits de l’églantier ou « gratte-cul », pour qu’à partir de 1880 dans les milieux dits bourgeois, on décore un sapin dressé dans la salle à manger.
Tout d’abord, en soirée, le grand père installe dans l’âtre de la cheminée, sur de forts chenets, la bûche de Noël, la bûche la plus grosse et la plus noueuse de toutes celles rentrées à l’automne. Ensuite, la maîtresse de maison l’asperge d’eau bénite. Autour du bon feu, l’on mangeait pommes, noix, noisettes.

Dans presque tout le Nord-Est de la [size=16]France
, la veillée de Noël, jadis, obéissait à un rite immuable : celui de la gaufre avant de se rendre à la messe de minuit. Les enfants se disputaient le « ramédon » ou « Petit Jésus », c’est-à-dire la dernière gaufre incomplète, mais réputée bien meilleure que les premières. A la messe de minuit, on chantait des pastores, et l’enfant Jésus était déposé à la crèche à minuit sonnant, alors que les chanteurs entamaient le cantique : il est né le divin enfant…
le lendemain, au réveil, les enfants trouvaient près de leur bol de lait chaud une sorte de petit pain au lait en forme de cornes, de croix, de bonhomme ou d’enfant Jésus, les bourdes.

On dit que ces friandises étaient jadis confectionnées par les femmes gauloises en l’honneur des druides, et que cette pâtisserie symbolisait le mois lunaire.
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NOËL EN AQUITAINE


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[size=13]Lo Halha de Nadau (la gerbe de Noël) :[/size]
 
La tradition veut que, le soir de Noël (24 décembre), on n'oublie pas, dès la tombée de la nuit, d'enflammer « lo Halha de Nadau » (la gerbe de Noël) faite de paille et de feuilles de maïs. Dans chaque maison le maître des lieux, accompagné de sa famille, fait le tour de la propriété tenant en main « lo halha » allumée afin de faire fuir les sorciers et les esprits malins, et de s'assurer de bonnes récoltes. Pour porter bonheur à toute la maisonnée, on dépose dans l'âtre « lo soc de Nadau » (la bûche de Noël) qui devra durer jusqu'au 1er janvier. Et l'on aide un peu la chance en choisissant de préférence une bûche creuse, en bois fruitier, qui se consumera très lentement.
Cette tradition est encore respectée dans le Bazadais, à une cinquantaine de kilomètres de Bordeaux. Ainsi, chaque année, en décembre, à Bazas, il y a un défilé à la lueur des flambeaux (lo halha de Nadau) accompagné par fifres et tambours. La fête se termine Place de la Cathédrale par une distribution de bonbons et de chocolats aux enfants.
[size=13]Olentzero[/size]
 
Olentzero, dit la légende, est le charbonnier qui vit dans la montagne où il fabrique du charbon de bois. Une fois l'an, juste avant Noël, il va par villes et villages distribuer aux pauvres des bûches afin que nul ne souffre du froid la nuit de Noël.
De nos jours encore, Olentzero s'en vient. Monté sur un pottok (le petit cheval sauvage du Pays Basque), il fait du porte à porte et distribue bonbons et friandises aux enfants qui ne manquent pas de l'accompagner et de lui faire cortège. Et, comme toujours au Pays Basque, tout se termine par des chants et des danses traditionnels au son des « tchoun-tchoun » et des «txistus ».
 
 


[size=13]Le Pique Hoü à Montfort en Chalosse (40)[/size]
 
Cette tradition landaise est restée vivante à Montfort en Chalosse. La fête de Noël, commémoration de la naissance de l'Enfant Jésus, est l'occasion de fêter au village tous les nouveaux nés de l'année. La veille ou l'avant-veille de Noël une quête est organisée par les enfants de la commune. C'est en général au matin du 24 décembre qu'ils se déplacent par petits groupes, s'arrêtant devant chaque maison où un enfant est né au cours de l'année écoulée. Ils entonnent alors en chœur la chanson de Pique-Hoü pour souhaiter la bienvenue aux tout petits. En échange, ils reçoivent des friandises et parfois même des pièces de monnaie. Autrefois, c'était des pommes, des noix et des châtaignes qui leur étaient distribuées, et les enfants en profitaient pour ne pas aller à l'école ce jour là.
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NOËL DANS LE SUD-OUEST

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[size=24]En Aveyron, Lot, Tarn et Tarn-et-Garonne :[/size]
 
Perpétuant les traditions campanaires du Sud-Ouest, le carillonneur fait sonner  le "Nadalet" (petit Noël) à la tombée du jour,  tous les soirs de la semaine précédant Noël. Dans le Gers on joue les Aubetos deux fois dans la journée, après chacun des Angélus du soir et du matin.  il existe également les Laudatos de Haute- Garonne ou les Glaudetos d'Ariège : "Le 11 décembre, le carillonneur fait choisir aux [size=11]enfants du village ou de la paroisse un air qui sera l'air de Noël. il le joue treize fois, avec un silence entre chaque exécution qui permet au prêtre et aux paroissiens d'égrener leurs chapelets et à chaque station de croix dans l'église (la mort du Christ, donc la promesse de résurrection, étant célébrée lors de la préparation au mystère de la Nativité). Le 12 décembre, il l'interprète 12 fois, le 13, 11 fois, le 14, 10 fois ... Jusqu'à la nuit de Noël, où il ne le joue plus qu'une seule fois"[/size]
 
[size=24]Au Pays Basque[/size]
 
[size=11][size=18]L'Olentzero, le vieux charbonnier descend de la montagne pour annoncer la naissance de l'enfant Jésus.
La veille de Noël, à travers tout le Pays Basque, une figure de paille et de chiffons représentant un berger ou un paysan est promené de porte en porte dans un panier sur les épaules par des villageois qui chantent à chaque nouvelle maison.
Personnage sale aux 366 yeux rouges, il est souvent représenté comme grotesque et ivrogne. Il fume la pipe et porte une hache. Il descend dans les maisons par la cheminée mais il ne distribue pas de [size=18]cadeaux, au contraire !  Olentzero représente en fait les forces de la Nature qui se renouvellent chaque année et apparaît au solstice d'hiver
.[/size][/size][/size]
[size=24]En Périgord[/size]
 
[size=11]Une bûche de Noël qui brûlait bien avait reçu la bénédiction du ciel[/size]
 


[size=24]En Limousin[/size]
[size=18]La nuit de la Nativité enlève tous pouvoirs aux esprits et aux sorciers.   Brûler dans l'âtre la "Cosse nau" (bûche de Noël), était censée atténuer les souffrances des mourants[/size]
 
.
[size=24]En Béarn[/size]
 
[size=11]Bien dormir la nuit de Noël est de bon augure par contre, si cette nuit est sans  lune, le troupeau peut dépérir "Quand Noël est sans lune, le troupeau en vient de cent à un".Pendant la messe de minuit, le bétail se met à genoux et il arrive malheur à ceux qui voudraient entrerdans l’étable pour le voir. Les paysannes béarnaises conservaient le  charbon de la bûche de Noël. Elles le mettaient dans le vin ou l’eau qu’elles donnaient à boire aux petits poussins ou dindons pour les protéger des oiseaux de proie[/size]
[size=24]Dans un marécage des Pyrénées[/size]
[size=18]Une cloche invisible, "la cloche du diable", sonne toute seule la nuit de Noël.[/size]
 
 
[size=11]En pays d'Aunis,[/size]
 
[size=18]"la bûche de Noël, qu’en certains lieux l’on dénommait « tréfoir » se plaçait dans le foyer la veille du 25 décembre et devait reparaître au feu chaque jour de la semaine restant à écouler pour atteindre le dimanche suivant. Toutefois, il fallait éviter la combustion complète de la bûche, qui était généralement de taille respectable, parce que le fragment restant avait le don d’écarter les orages en été et devait neutraliser les effets de la foudre si l’on avait le soin de le remettre au feu lors de ces orages. On accompagnait  la mise au feu de la bûche de Noël d’une prière suivie de cantiques que l’on chantait en famille en tisonnant la bûche pour en faire jaillir des étincelles. Au moment où se produisaient ces étincelles, on se devait de prononcer l’incantation suivante:« Notre Seigneur, donnez-nous des poulets, des canets, des pirons à la saison, des chetons (jeunes chevaux), des petits veaux, etc..... ». 
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NOËL EN ALSACE

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Le culte du soleil dans les empires agraires
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Dans les grandes cultures agraires de l’antiquité (Mésopotamie, Egypte…), le soleil tient une place fondamentale, car c'était de lui que dépendaient la nourriture, la chaleur et le bien-être. Dès que l'homme commencé à cultiver la terre, il suivit attentivement la trajectoire du soleil tout au long de l'année, et fit de l’astre un dieu fondamental de son panthéon.
Rapidement l’homme fit le lien entre la « vie » du soleil et le cours des saisons, déterminant aussi les moments des grands rituels de « passage ». Ainsi, depuis la [size=16]nuit des temps, les rites de remerciements et de sacrifices furent célébrés dès que le soleil atteignait les points significatifs de son orbite, c'est à dire aux solstices d'été et d'hiver.[/size]
Le solstice d'hiver, période de l'année où les journées commencent à être plus longues, devint rapidement la fête la plus importante, car il symbolisait la renaissance tant attendue de la [size=16]nature et l'espérance de vie nouvelle. Au cours de ces cérémonies, pour peu qu’on en connaisse ou qu’on en suppose le contenu, le feu et la lumière jouaient un rôle symbolique de première importance.[/size]
Aussi, lorsque le christianisme, dans les premiers siècles de notre ère, s’en vient peu à peu conquérir le monde romain, il allait se trouver inévitablement confronté à cette tradition séculaire et fortement ancrée dans la culture, celle de la célébration du solstice.
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Les saturnales
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L’une des fêtes majeures de la Rome antique était la célébration des Saturnales : Les romains invoquaient Saturne, dieu des semailles et de l'agriculture, (du verbe latin Severe, semer). Sa fête, les saturnales, donnait lieu à des réjouissances du 17 décembre aux "Calendes" de janvier (premier jour de l'An romain). Des rituels et des sacrifices (le sang de taureaux était répandu sur les champs afin de rendre la terre plus fertile) avaient lieu aux solstices d'hiver et d'été pour remercier le soleil, dont dépendaient les cultures...
Peu à peu, la célébration des semailles en arriva à justifier toutes sortes de réjouissances effrénées, de fêtes et d'orgies, toutes sortes de réjouissances dépravées déplaisant fortement aux autorités ecclésiastiques... Ainsi le poète gréco-romain Lucien, (IIe siècle ap. J.C.), décrivit les Saturnales comme une occasion pour boire plus que d'ordinaire, faire du vacarme, jouer et danser, pour nommer des rois et donner des repas aux esclaves… et de faire de nombreux cadeaux : des porte-bonheur, du miel, des gâteaux, de l'or étaient des cadeaux courants. On décorait les maisons avec du lierre, des branches de houx et de gui et tout travail, à part celui de la cuisinière et du banquier, était interdit.
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Mithra
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Rapidement, dans la Rome antique, les Saturnales se confondirent et se complétèrent avec un autre culte, celui de Mithra Dans l'ancienne religion iranienne, Mithra était le dieu de la lumière, le symbole de la chasteté et de la pureté qui combattait les forces maléfiques. Cette religion est une dérivation « populaire » du Mazdéisme au centre de laquelle se trouve le dualismes lumière – ténèbres, bien – mal, mort – vie... Au IIe et IIIe siècles av. J. C., le culte de Mithra fut répandu dans tout l'Empire romain. Les soldats romains, dont bon nombre vénéraient Mithra, furent les ambassadeurs de cette religion qu'ils répandirent jusque dans les provinces les plus éloignées de l'Empire. L’empereur Aurélien (270-275) en fit même la religion d'Etat en 274 et fixa sa fête au 25 décembre.
L'une des fêtes principales du mithraïsme, le "Natalis Invicti" (Nativité du Soleil Invincible) ou "Sol Invinctus" (Dieu-soleil Invaincu), célébrait Mithra, dieu de la lumière symbolisant la pureté, la chasteté et combattant contre les forces obscures. Elle avait lieu au solstice d'hiver du 25 décembre.
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La stratégie de l'Eglise
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Malgré l'influence croissante de l'Eglise, les rites liturgiques chrétiens ne parvenaient pas à s'imposer face aux festivités et aux réjouissances des Saturnales et du culte de Mithra. Initialement, la célébration de Noël se résumait à la messe de la Nativité car, comme le disait un théologien "nous célébrons ce jour, non pour honorer le soleil comme les païens mais pour honorer le créateur du soleil".
En 354, le pape Liberus prit une mesure très astucieuse : La fête de la naissance du Christ fut avancée du 6 janvier au 25 décembre, jour de la fête la plus importante du calendrier mithraïen, afin d'attiser la foi des chrétiens. L’Eglise déclara carrément le Christ « Sol invictus ».En effet, pendant les premiers siècles de l'ère chrétienne, la date de la naissance de Jésus n’avait pas l’importance qu’on lui connut plus tard : elle différait selon les dires de l'Eglise. Les Evangiles ne mentionnaient pas de date exacte sur l'avènement du Christ, et la date restait indéterminée : 6 janvier, 28 mars, 19 avril ou encore le 29 mai…
Les autorités ecclésiastiques s'accommodèrent globalement de l'esprit des saturnales. Même si ces fêtes exubérantes choquaient les moeurs chrétiennes, il ne fut pourtant pas impossible de concilier les deux rites. En effet beaucoup d'éléments de la fête païenne s'adaptaient aisément au nouveau cadre chrétien. Il ne fut pas difficile, par exemple, de créer un lien entre le houx avec ses feuilles piquantes et ses boules rouges, à la couronne d'épines et aux gouttes de sang du Christ… Ainsi, peu à peu, les deux rites se sont mélangés, accommodant les [size=16]éléments de la fête païenne à ceux des moeurs chrétiennes. On intégra alors peu à peu les traditions du solstice d'hiver dans la célébration de Noël, enrichissant les coutumes de Noël qui devinrent de plus en plus variées... On s'offrait des cadeaux, on décorait les maisons avec du houx, du gui ou du lierre, plantes sacrées.[/size]
Le christianisme procédera de la même manière au cours de l'évangélisation d'autres peuples : la fête de Noël fut transférée aux jours de fêtes païens importants, tels que la fête de Jul chez les germains. L'objectif restait le même : faciliter le passage de la coutume païenne à la foi chrétienne. Il en sera de même pour les peuples nordiques qui célébraient Njord, dieu de la fécondité et Idun, gardienne "des pommes de providence", nourriture des dieux.
Mais les traditions païennes restèrent encore très vivaces, et il fallut attendre le VIè et l’action du Pape Grégoire I (590-604) pour marquer l’étape définitive de l’intégration des deux courants : le pontife tempêtait contre ces survivances païennes faites de fêtes exubérantes, de danses et de couronnement des portes et se prononçait en faveur d'une fête chrétienne et non laïque. La coutume qui choqua le plus était celle des hommes déguisés en femme ou en animal ou même nus, qui improvisaient des saynètes. Il d'interdit donc toute représentation de pièces de théâtre pendant les fêtes de Noël afin de contrer ce type de rite et chargea les moines de créer un véritable rituels chrétien de la fête de Noël, d’autant plus que l’Eglise était sur le point d’évangéliser le monde anglo-saxon. Grégoire ordonna aux moines d'intégrer les cérémonies chrétiennes dans la tradition des païens afin que les mutations ne les effraient pas trop.
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Noël au moyen âge
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Avec la propagation du christianisme, la fête de Noël commença aussi à jouer un rôle de plus en plus important dans la vie politique des peuples européens. Suite à l'écroulement de l'administration romaine et du système de transport, la communication entre les souverains se fit de plus en plus rare. Ainsi, Noël, devint une occasion pour les princes de se rencontrer. Dans l'Europe entière, les rois chrétiens se faisaient couronner ce jour là, tel Charlemagne, Roi des Francs, qui fut couronné Empereur par le pape le jour de Noël de l'an 800.
On se réunissait alors pour de grandes festivités, caractérisées par un gaspillage inouï et allant souvent jusqu’à l’excès et à la débauche: énormes festins, beuveries, danses, jeux... Les jeux de cartes étaient particulièrement à la mode. (En Angleterre cette pratique n'était autorisée que durant la période de Noël).
Les pièces de théâtres et les représentations scéniques étaient très appréciées en Europe. Elles étaient en général assez crues, animées et équivoques. Au lieu d'interdire formellement ces pratiques, l'Eglise tenta de leur opposer des pièces et tableaux vivants qui avaient pour thème principal la naissance du Sauveur selon les données des Evangiles (Matthieu et de Luc). Les crèches vivantes d’aujourd'hui en sont vraisemblablement issues.
Elles étaient surtout répandues dans les régions alpines. Les santons de Provence se situent dans la lignée de cette tradition et apparurent au XVIIIe siècle, favorisant, d'abord en [size=16]France, la diffusion des crèches domestiques. Les personnages étaient alors façonnés avec de la mie de pain séchée, puis peints à l'huile et au vernis…[/size]
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Noël, une fête de famille
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Cette prodigalité et cette débauche de danses, festins et représentations déplurent fortement au puritanisme que la Réforme protestante avait mis en branle. Dès 1583 les Presbytériens d’Ecosse firent bannir les fêtes publiques de Noël, suivie en 1642 plus tard les Puritains anglais. On fut obligé de travailler le jour de Noël comme un jour ordinaire. Certains alors continuèrent à fêter Noël, mais en famille.
Lorsque finalement le roi leva cette interdiction, on avait pris l'habitude de célébrer Noël plus calmement et les coutumes s'étaient assagies. Noël est resté depuis une fête de recueillement en famille.Même dans les pays catholiques comme l'Italie et la [size=16]France, où les Puritains n'avaient pas beaucoup d'influence, la Contre-Réforme influença aussi les pratiques catholiques et Noël devint aussi peu à peu une fête de famille.[/size]
Au XVIIIe et XIXe siècle, la tradition qui consiste à échanger des cadeaux à Noël ou des étrennes au jour de l'An commença à se répandre. Les cadeaux de Noël sont sans doute une représentation symbolique des présents que les Roi Mages apportèrent à Jésus, mais aussi uns réminiscence des coutumes romaines, qui voulaient que les fonctionnaires se faisaient offrir des cadeaux par les populations au début de chaque année (même les esclaves recevaient des cadeaux de leurs maîtres)
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TRADITIONS DE NOËL

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D'origine païenne, puis chrétienne, avec la célébration, chaque année, le 25 décembre, de la naissance de Jésus-Christ, la fête de Noël est aujourd'hui un moment unique de partage et de convivialité en famille, toutes générations confondues.
 
 
 


Les origines de Noël
Fête chrétienne depuis le IVe siècle, le 25 décembre était la date de la fête païenne du solstice d'hiver, appelée "Naissance (en latin Natale) du soleil". À Rome, l'Église adopte alors cette coutume populaire en lui donnant un sens nouveau : celui du Natale (origine du mot Noël) du Sauveur. La fête de Noël n'est donc pas à proprement parler celle de la naissance de Jésus, dont on ignore la date, mais celle de la venue du fils de Dieu dans le monde.
 
 
 


La messe de minuit
Fidèle aux récits évangéliques de la naissance de Jésus à Bethléem, où les pèlerins se rendent, dans la nuit, à la grotte de la Nativité, la coutume s'est répandue en Occident de célébrer une messe, traditionnellement à minuit, mais de plus en plus souvent en début de soirée. Par ailleurs, les chrétiens de nombreuses régions de France revivent le soir de Noël l'histoire de la Nativité en mimant les Évangiles et en mettant en scène des crèches vivantes.
 
 
 


La veillée de Noël
Elle se tient en famille, la soirée du 24 décembre. Le symbole fort de la veillée de Noël est son repas festif, accompagné des traditionnelles dinde et bûche de Noël.
 
 


Le sapin de Noël et les cadeaux
Pour la première fois en Europe, la tradition du sapin de Noël apparaît en Alsace au XIIe siècle. Apparat hérité de la fête païenne du solstice d'hiver, il représente pour les chrétiens la marque de la vie et du Paradis, symbolisé par sa verdure qui perdure tout au long de l'année. c'est habituellement au pied de l'arbre de Noël décoré que sont déposé les cadeaux.
 
 


Le Père Noël
Chargé d'apporter les cadeaux aux enfants du monde entier dans la nuit du 24 au 25 décembre, il est inspiré du Santa Claus anglo-saxon, lui-même émanation de saint Nicolas, le saint patron des enfants fêté le 6 décembre.


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MessageSujet: Re: NOËL ET TRADITIONS (un peu en avance?????)   Jeu 24 Aoû - 10:11

LA CRECHE DE NOËL

Origines de la crèche de Noël

Dès le IIIe siècle, les chrétiens ont vénéré une crèche dans une grotte de Bethléem, supposée être le véritable lieu de naissance de Jésus.

Au Moyen Age, des pièces de théâtres et tableaux vivants (ancêtres de nos crèches vivantes) étaient joués dans les églises pour représenter la naissance du Christ.

La tradition de la crèche de Noël telle que nous la connaissons aurait été instaurée par Saint François d'Assise au début du XIIIe siècle. En 1223, François d'Assise organisa une crèche vivante dans son église à Grecchio, en Italie, avant de célébrer la messe de Noël.

Les personnages (l'enfant Jésus couché dans une mangeoire, Joseph, la Vierge Marie, les mages, les bergers et les paysans) étaient joués par des habitants du village et les [size=16]animaux étaient réels. Cette coutume s'est ensuite répandue dans toute l'Italie, avant de gagner une grande partie de l'Europe.
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Histoire et évolutions

Peu à peu, les crèches vivantes ont été remplacées par des crèches de figurines.

Les premières crèches de figurines ont fait leur apparition au XVIe siècle. Ce sont les Jésuites qui ont introduit dans les églises les plus anciennes crèches connues.

En [size=16]France, l'interdiction de représenter en public des scènes religieuses, pendant la Révolution, a favorisé le développement des crèches dans les maisons. Les petites figurines étaient alors en verre filé de Nevers, en porcelaine, en cire, en bois sculpté ou même en mie de pain.


A partir du XIXe siècle, la Crèche provençale avec ses célèbres santons de Provence devient très populaire. Ces santons représentent non seulement les personnages de la Nativité mais aussi tous les métiers de l'époque en costume local.

De nos jours, la tradition des crèches s'est répandue dans le monde entier, jusqu’en Asie, en Afrique et en Amérique Latine…[/size]
 
 
 
 
 
 
 
 

Traditions

Il est d'usage d'installer la crèche de Noël soit le premier dimanche de l'Avent, soit pour la Saint Nicolas (le 6 décembre), le dernier dimanche avant Noël.

La tradition chrétienne veut que la crèche reste dans les maisons jusqu'au 2 février, date de la présentation de Jésus au Temple.

La coutume veut aussi que l’on dépose l’enfant Jésus dans la crèche dans la nuit du 24 au 25 décembre, après les douze coups de minuit.

Il est fréquent de placer une étoile au sommet de la crèche en référence à l’étoile qui a guidé les [size=16]Rois mages jusqu’à l’Enfant Jésus. Certaines personnes placent les Rois mages dans la crèche le jour de l'Epiphanie (le 6 janvier) et d’autres les approchent chaque jour un peu plus de la crèche.


On place généralement l'enfant Jésus au centre de la scène, encadré par Marie et Joseph. Ils sont accompagnés d'un âne, ayant transporté Marie enceinte et d'un bœuf qui, selon la tradition, aurait réchauffé le nouveau-né de son souffle. On place également autour de la crèche des bergers avec leurs agneaux, puisque c'est à eux que la nouvelle de la naissance du Christ aurait été annoncée en premier.[/size]

COURONNE DE L'AVENT

La couronne de l'Avent est faite de branchages de pin, arbre toujours vert, pour signifier la [size=16]vie. Elle est nouée par un ruban rouge et ornée de pommes de pins.Les couronnes sont un ancien symbole aux significations multiples. Les couronnes rondes évoquent  le soleil et annoncent son retour. La couronne est un cercle qui rappelle que le temps des fêtes nous revient à chaque année. Il symbolise aussi que Jésus va revenir, que le temps de l'Avent n'est donc pas seulement l'attente avant Noël, mais aussi bien l'attente du Retour du Christ.[/size]
La couronne de l'Avent peut être placée sur une table avec quatre bougies ou sur la porte d'entrée de la maison en signe de [size=16]bienvenue ou bien à la fenêtre. - Il semble que les premières couronnes soient apparues au nord de l'Allemagne au 16ième siècle, pour préparer les chrétiens à la  fête de Noël qui allait venir dans quatre semaines. En Suède elle est réservée pour la Ste Lucie le 13 décembre.[/size]
 
 
 
 
 
 
 
 


 2. Les quatre bougies de l'Avent
Sur la couronne de l'Avent, on place quatre bougies. Chaque dimanche du temps de l'Avent on en allume une de plus. Plus la fête approche, plus il y a de lumière. Les quatre bougies allumées sont le symbole de la lumière de Noël qui approche et qui apporte l'espoir et la paix.
L'origine des bougies de l'Avent, c'est l'initiative d'un pasteur allemand qui décida d'allumer chaque jour une bougie disposée sur une roue, pour marquer les 24 jours qui précédent Noël. La Couronne de l’Avent avec les bougies a été inventée par le pasteur Johann Heinrich Wichern (1808-1881). Éducateur et théologien de Hambourg. Chaque matin, un petit cierge de plus était allumé et, à chaque dimanche du temps de l'Avent un grand cierge. La coutume du temps de l'Avent n’a retenu que les grands.
 
 
 
 
 
 
 

3Signification des bougies de l'Avent
Ces bougies symbolisent les grandes étapes du salut avant la venue du messie.

  • La première est le symbole du pardon accordé à Adam et Ève

  • La deuxième est le symbole de la foi d'Abraham et des patriarches qui croient ai don de la terre promise

  • La troisième est le symbole de la joie de David dont la lignée ne s'arrêtera pas. Elle témoigne de l'alliance avec Dieu

  • La quatrième est le symbole de l'enseignement des prophètes qui annoncent un règne de justice et de paix


Actuellement pour la messe dans les églises catholiques, on allume progressivement les quatre bougies, mais le symbolisme des étapes du salut est rarement exprimé. Dans les Églises orthodoxes se trouvent parfois des couronnes avec six cierges, à cause d' une durée plus longue du temps de l’Avent.

[size=24]LE PERE NOËL

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Le père Noël est une version américanisée du saint Nicolas européen. Il s'appelle là-bas Santa Claus (évolution de « saint Nicolas » en néerlandais) et fit son apparition au XIXe siècle. Le terme « père Noël » apparaît plus tardivement en [size=16]France, au milieu du XXe s. Santa Claus ou père Noël, sa fonction principale est de distribuer des cadeaux à tous les enfants sages durant la nuit de Noël (du 24 au 25 décembre).[/size]

 

Le père Noël est aussi largement inspiré de Julenisse, un lutin païen scandinave qui apporte des cadeaux aux enfants, à la fête du milieu de l'hiver, la «Midtvintersblot» ou «Jol». De Julenisse, le père Noël a gardé la barbe blanche, le bonnet et les vêtements scandinaves.
Même si le mythe peut varier fortement d'une région à l'autre, notamment à cause du climat du 25 décembre qui peut aller du plein hiver dans l'hémisphère nord au plein été dans l'hémisphère sud, on l'imagine généralement comme un gros bonhomme avec une longue barbe blanche, habillé de vêtements chauds de couleur rouge avec un liseré de fourrure blanche ; il habite dans un pays nordique (recouvert de neige) et des lutins l'aident à préparer les cadeaux. Il effectue la distribution à bord d'un traîneau volant tiré par des rennes (ou sur une planche de surf en Australie). Il entre dans les maisons par la cheminée (s'il y en a une) et dépose les cadeaux dans des chaussons disposés autour du sapin ou de la cheminée ([size=16]France), dans des chaussettes prévues à cet effet accrochées à la cheminée (Amérique du Nord), ou tout simplement sous le sapin de Noël.[/size]
 


Histoire
 
Saint Nicolas ou Nicolas de Myra, le personnage qui a servi de source d'inspiration au père Noël, aurait vécu au IIIe siècle au sud de la Turquie actuelle près d'Antalya. Il était évêque de Myra. Il fut contemporain de la dernière vague de persécutions et du Concile de Nicée, moment important du christianisme. Selon la légende, il aurait sauvé de la mort 3 enfants. À partir du XVIe siècle, la légende du saint s'enrichit avec le personnage du Père Fouettard qui donne des coups de fouets aux garnements. Ce personnage disparaît dans le passage au mythe de Santa Claus.
Au XIe siècle sa dépouille est volée par des marchands italiens mais ils laissent sur place un morceau de crâne et de mâchoire. Rapportée à Bari dans le talon de la Botte, la relique produirait des miracles.
En Europe, les rituels liés à l'approche de l'hiver sont ancestraux. Un tradition païenne voulait que pour exorciser la peur de l'obscurité les jeunes hommes se grimaient et allaient de maisons en maisons pour quémander des offrandes. Le vieux présidait ce cortège, il est appelé Noël dès le XIIe siècle en [size=16]France. Au Moyen Âge, l'Église catholique veut remplacer les figures païennes par des saints. saint Nicolas, qui selon la légende aurait sauvé de la mort trois enfants, est alors présenté comme le saint protecteur des enfants. En mémoire, le 6 décembre de chaque année, un personnage, habillé comme on imaginait que saint Nicolas l'était (grande barbe, crosse d'évêque, mitre, grand vêtement à capuche), va alors de maison en maison pour offrir des cadeaux aux enfants sages.[/size]
À la Réforme, les protestants luthériens, qui rejettent le rôle patronal des saints, remplacent saint Nicolas par l'enfant Jésus (le Christkindl allemand). C'est au Pays-Bas que saint Nicolas se transforme après la Réforme en un personnage semi-laïc, Sinter Klaas. Étrangement, au Canada, les francophones catholiques utiliseront longtemps ce personnage de l'enfant Jésus, alors que Santa Claus se chargera de distribuer des cadeaux aux petits anglophones. De même, bien avant la popularisation du père Noël, les catholiques français attribuaient au Petit Jésus les cadeaux de la nuit de Noël.
Au XVIIIe siècle, les souverains allemands entament un processus de laïcisation, ils remplacent les figures chrétiennes par d'anciens symboles germaniques. C'est le retour du petit peuple des fées, des elfes et du vieil homme de Noël (Weihnachtsmann) qui distribue en traîneau des sapins décoré de cadeaux.
Parallèlement les États-Unis adoptent la coutume néerlandaise de fêter la Saint-Nicolas. Ce sont en effet les Hollandais qui fondent la Nouvelle-Amsterdam au XVIIe siècle, qui deviendra New York quand elle sera prise par les Anglais. Après la guerre d'Indépendance, ses habitants se souviennent de leurs racines hollandaises et Sinter Klaas revient par la [size=16]littérature et les illustrateurs. Il s'agit alors d'un vieillard à barbe blanche portant un manteau à capuchon. Moralisateur, il récompensait les enfants sages et punissait les dissipés. Progressivement, cette « fête des enfants » est rapprochée de la célébration de la nativité.[/size]
En 1822, le pasteur américain Clement Clarke Moore publie un poème, « A Visit from St Nicholas », qui présente saint Nicolas comme un lutin sympathique, fumant la pipe, dodu et souriant, qui distribue les cadeaux en se déplaçant sur un traîneau tiré par huit rennes. Ce poème a joué un rôle important dans l'élaboration du mythe actuel. Publié pour la première fois dans le journal Sentinel de New York le 23 décembre 1823, il fut repris les années suivantes par plusieurs quotidiens américains, puis traduit en plusieurs langues et diffusé dans le monde entier.
C'est vers 1850 que le passage de la célébration de la Saint Nicolas à celle de Noël se fixe en Angleterre, en lien avec Charles Dickens et ses « Livres de Noël ».
En 1860, le journal new-yorkais Harper's Illustrated Weekly représente Santa Claus vêtu d'un costume rouge orné de fourrure blanche et d'une large ceinture de cuir. Pendant près de 30 ans, Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste du journal, illustra par des centaines de dessins tous les aspects de la légende de Santa Claus et donna au mythe ses principales caractéristiques visuelles : un petit bonhomme rond, en noir et blanc, la pipe au bec comme un Hollandais, recouvert de fourrure. C'est également Nast qui, dans un dessin de 1885, établit la résidence du père Noël au pôle Nord. Cette idée fut reprise l'année suivante par l'écrivain George P. Webster.



En 1931, Santa Claus prit une nouvelle allure dans une image publicitaire, diffusée par la compagnie Coca-Cola. Le dessinateur Haddon Sundblom donna au personnage un ventre rebondi, un air jovial, son costume rouge (couleur fétiche de la société, alors que la couleur originelle du Père Noël était le vert) et une attitude débonnaire. Pendant près de trente-cinq ans, Coca-Cola diffusa de tels portraits de Santa Claus dans la presse écrite.
En [size=16]France, les catholiques, qui depuis longtemps s'échangeaient des petits cadeaux le soir de Noël en l'honneur de la naissance du Christ, résisteront longtemps au « père Noël », patronyme qui désignera le personnage popularisé en France par les Américains à la fin de la 2e Guerre Mondiale.[/size]
Aujourd'hui Santa Claus est également utilisé le 25 décembre, dans des pays n'ayant pas de tradition chrétienne, tels que la Chine, comme outil de vente et comme occasion de faire des cadeaux, de décorer la ville et de réunir la famille.
Anecdotes
 
Le lieu d'habitation du père Noël est très controversé. Selon les Norvégiens il habite à Droeback, à 50 km au sud d'Oslo. Pour les Suédois, c'est à Gesunda, au nord-ouest de Stockholm. Les Danois sont persuadés qu'il habite au Groenland alors que les Américains le logent à NorthPole en Alaska. En 1927 les Finlandais ont décrété que le père Noël ne pouvait pas vivre au Pôle Nord car il faut qu'il nourrisse ses rennes, sa résidence était donc en Laponie, au Korvatunturi.
Malheureusement cette région est un peu isolée, ils l'ont donc fait déménager près de la ville de Rovaniemi. La Sibérie revendique également cet honneur, mais il y a sans doute confusion avec Ded Moroz, le cousin russe du Père Noël qui est fêté le 7 janvier avec sa fille Snegourotchka. Dans le Pacifique sud, l'île Christmas se revendique également comme une résidence secondaire du Père Noël. La Turquie, qui a gardé des reliques de Saint Nicolas dans la très touristique région d'Antalya, est aussi de la partie.
Le père Noël a 8 rennes. Rodolph, le dernier a été créé par le poète Robert L. May, en 1939. Il a un nez rouge lumineux. En anglais : Dasher, Dancer, Prancer, Vixen, Comet, Cupid, Donder, Blitzen et Rudolph.
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SAPIN DE NOËL


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 La tradition du sapin de Noël est issue de l'adoption par les chrétiens d'une idée païenne que les arbres à feuilles persistantes représentent le renouveau de la vie. Sur des mosaïques romaines en Tunisie, on peut voir le [size=16]dieu grec Dionysos portant un conifère. Cependant, les légendes médiévales se concentrent plutôt sur une miraculeuse « floraison » des arbres à Noël.[/size]


Certaines des premières tribus germaniques célébraient la tradition de Yule où l'on sacrifiait des [size=16]animaux et des esclaves mâles en les accrochant aux branches des arbres. En Scandinavie, les rois Vikings sacrifiaient neuf mâles de chaque espèce dans des endroits sacrés, alors que les plus pauvres suspendaient des pommes, des pâtisseries et autres petites offrandes dans les branches. Il est probable que le sapin de Noël soit une continuation de cette tradition. Charlemagne, lui-même, accrochait les boyaux ainsi que les yeux de ses ennemis vaincus aux sapins présents dans la région d'Aix-la-Chapelle.[/size]
Comme beaucoup d'autres traditions de Noël, celle du sapin est issue de la fusion d'idées chrétiennes avec des traditions païennes plus anciennes. La coutume trouve ses origines en Allemagne. D'après la légende, saint Boniface essaya d'introduire l'idée de la Trinité chez les tribus païennes en se servant de conifères et de leur apparence triangulaire. La tradition consistant à accrocher des décorations (représentant des fruits ou des offrandes) sur les arbres est très ancienne, mais celle d'y accrocher des bougies est attribuée à Martin Luther. Le premier sapin de noël dit moderne, est rapporté en 1521 à Sélestat en Alsace. Auparavant, les Mystères de Noël, joués sur les parvis des églises pour raconter la naissance de Jésus, étaient fréquemment accompagnés d'un arbre décoré, symbole de la vie qui renaît.
Voici une explication du sapin de Noël donnée par le Pape Jean-Paul II lors de l'angelus dominical du dimanche 19 décembre 2004 :
[..] on trouve souvent à côté de la crèche le traditionnel sapin de Noël, une tradition elle-aussi très ancienne, qui exalte la vie. En hiver, le sapin toujours vert devient la marque de la vie qui ne meurt pas. C'est habituellement au pied de l'arbre de Noël décoré que sont déposés les cadeaux. Ce symbole est tout aussi parlant en clef de lecture chrétienne car il rappelle l'Arbre de la Vie, image du Christ, don suprême de [size=16]Dieu à l'humanité.[/size]
Le message du sapin de Noël est donc que la vie reste verte et qu'elle est un don, non matériel mais d'elle-même, dans l'amitié et l'affection, dans l'entraide fraternelle et le pardon, dans le partage et l'écoute de l'autre.
L'Allemagne, l'Autriche et l'Alsace-Lorraine pratiquent assiduement cette tradition dès le XVIIe siècle. En 1738, l'épouse de Louis XV introduisit un sapin décoré au château de Versailles et, un siècls plus tard, en 1837, un sapin de noël est installé aux Tuileries à Paris. Londres succombe en 1841 suite à l'érection d'un sapin de noël au château de Windsor par le prince Albert. Les États-Unis attendent 1850 avant de céder à cette tradition. Il faut toutefois attendre la guerre de 1870 pour que les immigrés de l'Est de la [size=16]France généralisent la tradition sur l'ensemble du pays. Avec cettte généralisation, chaque région apporte sa petite touche à la décoration. Ainsi, par exemple, les petits personnages en coton et les cheveux d'anges viennent de Lyon.[/size]
L'introduction au Canada a été plus précoce qu'en [size=16]France. Cette tradition fut introduite en 1781, par le général allemand Von Reidesel. Il planta, à Sorel au Québec, le premier sapin de Noël canadien. Cette coutume se répandit au cours de l'époque victorienne, se limitant toutefois à la classe bourgeoise. À partir de 1920, cette pratique commença à se généraliser dans les grands centres urbains. En milieu rural cependant, le sapin décoré ne devint une réalité familière qu'au cours des années 1930. Du petit sapin de table on passa, vers la fin du XIXe siècle, aux premiers sapins de grande dimension. Cette nouvelle mode serait attribuable à l'arrivée des premiers supports en métal sur le marché. Dans les milieux populaires, on remplaçait ces supports trop coûteux par deux planchettes de bois croisées et clouées ou on plantait le sapin dans un seau rempli de terre.[/size]


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MessageSujet: Re: NOËL ET TRADITIONS (un peu en avance?????)   Jeu 24 Aoû - 10:20

TRADITION DE NOËL DANS LE MONDE


 
EN ALLEMAGNE :
 
 
 
Roman,Times,serif;">Ce sont les allemands qui ont inventé la tradition du sapin de Noël, il y a 400 ans. 
Dans le nord du pays, c'est St-Nicolas qui apporte les [size=16]cadeaux
 le 6 décembre. Il descend du ciel dans une luge.
Mais dans le sud, c'est le Père Noël qui récompense les enfants qui ont été sages pendant l'année.
Les gâteaux sont différents selon les provinces, mais on retrouve partout le massepain.
L'un des plus célèbres gâteau de Noël s'appelle: La maison de la sorcière, elle est en pâte d'amande ou en génoise; 
on recouvre le toit de fruits confits ou de sucre glace et on place une bougie allumée dans les fenêtres.
Les autres friandises de Noël sont: le gâteau au miel de saint Nicolas, le Glintwein (Vin d'évêque), le pain de Noël (Christbrot), les bretzels de toutes formes, et les brioches de Noël (Christstollen).
[/size]
Les allemands commencent à préparer noël dès le début de décembre.
Chaque dimanche du mois ils allument une bougie supplémentaire sur la couronne de l'avent qui en comporte 4 en tout.
Le sapin est décoré le 24 décembre par les enfants.
Le repas tradionnel est une oie rotie entourée de choux rouges et de pommes.
Le jour des rois les enfants se déguisent en Rois Mages

 
 


 
 
 
 
 
 
 
 
EN ANGLETERRE :
 
 
Dès le début du mois les anglais envoient des cartes à leurs amis et à leur famille.Les cartes reçues sont acccrochées au mur jusqu'à l'Epiphanie le 6 janvier.
La veille de Noël lesenfants vont chanter dans les rues et reçoivent des petits [size=16]cadeaux ou des friandises .[/size]
Ils suspendent des grandes chaussettes au pied de leur lit et dépose des gâteaux et un verre de porto pour le Père Noël.
Le repas de Noël comprend traditionnellement une dinde aux marrons et un pudding.
Autre élément important des crackers (de grosses papillottes explosives placées à côté de l'assiette).
Le lendemain de Noël c'est boxing day un jour férie où personne ne travaille.
 
 
 
 
 
 
 
 
AU DANNEMARK :
 
Au Dannemark le repas de Noël commence à 18 heures et se termine par du riz au lait le dessert traditionnel.
Le sapin de Noël est décoré de petits drapeaux danois, de bougies et de petits coeurs rouges et blancs.
Le jour du 24 décembre le père de famille allume les bougies et toute la famille se rassemble autour de l'arbre
pour chanter des chants de Noël
 
 
 
 
 
 
 
 
EN ESPAGNE :
 
Les enfants reçoivent des [size=16]cadeaux le 25 décembre et le 6 janvier .[/size]
Ce sont les Rois Mages (les Reyes Magos) qui déposent les présents dans leurs souliers.
Les grandes villes organisent également le "Cortége des Rois Mages" . Ces trois personnages défilent dans les rues sur des chars richements décorés et distribuent des bonbons.
La tradition veux que l'on offre des paniers de Noël garnis de confiseries comme le turron (nougat au miel et aux amandes), de fruits, de vin et de liqueurs
 
 
 
 
 
 
 
EN IRLANDE :
 
En Irlande les fêtes de Noël commencent le 13 décembre, on appèle cette période "Little Chrismas".
Avant de partir pour la messe de minuit on laise un verre de whisky pour lepère Noël, des carottes pour les rennes.
Le jour de Noël les irlandais mettent une bougie sur le rebord de la fenêtre.
Le 26 décembre est encore un jour de fête appelé "stephen's day".
 
 

 
 
 
 
 
 
EN ITALIE :
 
 
En Italie les traditions de Noël sont différentes d'une région à une autre.
Dans certainesrégions c'est le Père Noël "Babo Natale" ou le Petit Jésus "Gésu Bambino" qui apporte les [size=16]cadeaux le 25 décembre.[/size]
Ailleurs on reçoit des [size=16]cadeaux pour la Sainte Lucie le 13 Décembre .[/size]
En Italkie on célèbre la Befana une gentille sorcière qui distribue des jouets le jour des rois.
Le plus traditionnel du gâteau de Noël  italien est le Panettone agrémenté de raisins et d'écorces d'orange.
Pour le vin on savoure le Pandoro ou "pain doré" ce gâteau en forme de sapin de noël et soupoudré de sucre glace.
 
 
 
 

 
 
 
 
 
AU PORTUGAL :
 
Au Portugal le dîner de Noël se compose de "Bacalhau Cozido" de la morue cuite avec des pommes de terre et de chou et arrosé d'huile d'olive .
Ce plat est suivi de nombreux desserts de fête dont le sonhos et filhozes(beignets frits) et le Bolo Rei (gâteau aux fruits secs)
Le soir du 24 décembre à minuit la plupart des familles vont à la messe qui s'appele A Missa do Galo (la messe du coq)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
EN POLOGNE :
 
La veille de Noël les polonais attendent l'apparition de la première étoile dans le ciel pour commencer le repas et la fête.
A la table de Noël ,  on glisse  de la paille sous la nappe pour rappeler que Jésus est né dans une étable et on laisse toujours une place libre au cas où un invité arriverait
 
 
 
 

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NOËL ET TRADITIONS (un peu en avance?????)
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