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 Petits conseils pour les anxieux (Ninnenne)

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ninnenne
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MessageSujet: Petits conseils pour les anxieux (Ninnenne)   Mar 13 Aoû - 14:13

pour les anxieux et anxieuses quelques conseils

L’anxiété est avant tout une réaction salutaire de notre organisme face à une situation nouvelle ou de crise. Mais lorsqu’elle devient pathologique, on a tôt fait de recourir aux anxiolytiques… La naturopathie préfère assainir le corps et l’esprit pour amorcer un changement en profondeur.

Vincent, 24 ans, étudiant en histoire de l’art, préparant les partiels de fin d’année, vient me voir. Il s’inquiète pour son épreuve à venir. Tous les ans, c’est la même chose : il a les mains moites, la mémoire qui flanche, les jambes qui tremblent au moment de rentrer dans la salle d’examen. La crise d’anxiété bat son plein.

Et pourtant l’anxiété est un processus normal, et même nécessaire à la vie de tous les jours. Par sa fonction adaptative, elle pousse le sujet à se mobiliser pour affronter une situation difficile. Comme ici dans le cas d’un examen à venir. Mais l’anxiété, c’est aussi de l’inquiétude pour la santé d’un proche, une réaction vive pour éviter un accident ou faire face à une catastrophe. L’anxiété est un état qui nous permet de mobiliser notre attention, d’élever notre vigilance dans des situations de nouveauté, de choix, de crise ou de conflit.

En revanche, elle devient pathologique et invalidante lorsqu’elle devient permanente, sans raisons liées aux événements, lorsqu’elle aboutit à une prise de médicaments ou lorsqu’elle entraîne des états dépressifs ou des phénomènes de dépendance ou d’addiction : pharmacologique, alcoolique, toxicomaniaque ou relationnelle.

L’anxiété touche environ 10 % de la population française. Elle se traduit par un sentiment d’inquiétude diffus qui peut aller jusqu’au désarroi profond. Les personnes atteintes se sentent faibles physiquement et moralement. Elles deviennent plus dépendantes, susceptibles et s’agitent facilement sans raison ou restent paralysées par la panique qui les envahit. Ce sentiment peut finir par altérer la pensée et le fonctionnement quotidien de la personne souffrante.

Bien souvent, l’anxiété et ses symptômes conduisent à l’insomnie et aux cauchemars. Les personnes atteintes tentent alors d’atténuer leurs symptômes par la prise de médicaments anxiolytiques ou d’alcool. Parfois les deux. Si rien ne s’améliore, l’anxiété peut dégénérer en troubles plus graves pour se transformer peu à peu en dépression majeure qui à son tour, dans quelques cas extrêmes, aboutit au suicide. Pour éviter ce schéma en crescendo dans le mal-être et pour sortir des crises d’anxiété, les naturopathes poussent les personnes atteintes à se poser les bonnes questions sur leur qualité de vie, leurs habitudes alimentaires et de sommeil, ou sur leur façon d’appréhender la vie. Ils préconisent aussi un ensemble de plantes modulatrices et équilibrantes du système nerveux afin de prendre en charge efficacement ces troubles et leurs extrêmes : l’énervement ou l’apathie.

Trois points essentiels

L’approche naturopathique constitue une vraie réponse aux dépendances et aux limitations. Elle se situe, de plus, à l’opposé de l’approche qui consiste à prescrire une armada de médicaments. Cet arsenal chimique ne faisant que masquer le mal-être.
Tout d’abord, il faut garder à l’esprit qu’une mauvaise alimentation, un mauvais sommeil et un foie affaibli font le lit des crises d’anxiété.

- Une alimentation saine est la première condition pour atténuer les symptômes. Et plus particulièrement le soir avant la phase de sommeil, il faut éviter la vitamine C, les excitants, l’alcool, et au contraire privilégier un repas selon la méthode du docteur Catherine Kousmine. Elle avait une formule préférée à ce sujet : « Il faut prendre un petit-déjeuner de roi, un déjeuner de prince et un dîner de pauvre. » Un « dîner de pauvre » au menu duquel il convient de mettre des aliments de saison qui vont dans le sens de l’activité nocturne. C’est notamment le cas des salades : laitue, scarole, romaine, endives et mâche contiennent en effet un suc blanchâtre aux vertus calmante et hypnotique.

- Une mauvaise qualité de sommeil suffit à rompre l’équilibre physiologique et à déclencher facilement des crises d’anxiété. Le conseil le plus simple mais le plus efficace est de dormir dans le noir complet. Il suffit en effet d’une faible lumière qui filtre de l’extérieur ou qui provient d’une autre pièce pour perturber le sommeil.
Pendant la journée, a contrario, il faut rechercher au maximum la lumière du jour : la quantité et surtout l’intensité de lumière reçue le jour influent de façon déterminante sur les rythmes chronobiologiques et sur l’alternance entre veille et sommeil. C’est pourquoi il est indispensable d’avoir des rendez-vous fixes avec son oreiller. Se coucher à heure fixe permet à l’organisme de déclencher avec régularité les phases de récupération. Les sommeils qui ne procurent pas de récupération sont ceux qui n’ont pas permis au corps une détente complète. Changer ses heures de repos peut « leurrer » l’organisme : il va ainsi enclencher une phase de récupération alors qu’on est en veille ou, inversement, maintenir la tension et la vigilance alors que l’on voudrait dormir. N’oublions pas que c’est aussi par la perturbation du sommeil que la fatigue nerveuse s’installe et que l’anxiété apparaît.

- La santé du foie est prépondérante pour atténuer les phases d’anxiété. Le foie joue, entre autre, un rôle de filtre : il nettoie le sang. Si cette épuration se fait mal, le sang est alors un mauvais vecteur pour le transport de l’oxygène. Et qui dit mauvaise oxygénation dit mauvais fonctionnement cérébral. Le cerveau a en effet besoin d’être correctement et régulièrement approvisionné en oxygène. À défaut, le fonctionnement général est altéré et avec lui, le système nerveux, la qualité du sommeil comme celle des idées. Peu d’oxygène, beaucoup d’idées noires. L’anxiété touche d’ailleurs beaucoup les gens atteints de faiblesses cardiaques et respiratoires. Pour relancer le fonctionnement du foie, il y a trois traitements possibles. Le premier consiste à employer des plantes spécifiques du foie pour stimuler son activité, par exemple la bardane (Arctium lappa), l’artichaut (Cynara scolymus) ou le Chrysantellum (Chrysanthellum americanum). En raison de leur goût amer, il est plus agréable de les prendre sous forme de gélules, à raison d’une à chaque repas pendant vingt à trente jours.

On peut joindre à ce traitement des plantes à action hépatique et modératrice de l’activité nerveuse comme la marjolaine (Origanum majorana) ou l’aspérule (Asperula odorata). Prendre une petite infusion d’une à deux cuillère à café de chaque plante le soir après le repas.

On peut enfin choisir des plantes qui stimulent le foie tout en régulant le système nerveux et en agissant globalement sur l’organisme : pour cela, la rhodiola (Rhodiola rosea) est la plus adéquate.

Les glandes de l’anxiété

S’il y a des glandes hormonales en cause dans le déclenchement de l’anxiété, ce sont les surrénales. La perturbation des surrénales peut avoir pour origine un déséquilibre général de l’organisme dû à des carences alimentaires, un choc physique ou émotionnel, un grand stress ou une étape difficile comme les suites d’une grossesse.

Les symptômes qui me sont apparus les plus facilement reconnaissables en consultation sont une difficulté à appréhender la vie, des peurs constantes, des mictions fréquentes et un terrain à cystites répétitives. Pour retrouver l’équilibre des surrénales, mon expérience m’a montré qu’il suffit de renforcer la fonction rénale car les reins et les surrénales se traitent comme un seul et même organe. Si l’on veut les renforcer au mieux, il faut agir avec tact sur tout le complexe rénal. Les surrénales sont tellement délicates à manier qu’il ne vaut mieux pas les viser directement. Il est préférable de relancer l’action urinaire avec des plantes spécifiques pour obtenir une réponse subtile de la part des surrénales.

Pour ce faire, j’ai élaboré un complexe équilibrant rénal, à base de verge d’or, d’arénaria, d’astragale, de salsepareille, de busserole, de bruyère, de lapacho, de lavande et de grémil. Il s’agit d’une tisane, qui doit être prise en cure d’une semaine par mois renouvelable. Mélanger une petite cuillère à soupe dans un litre d’eau, à boire durant la journée (pas le soir), les reins travaillant le jour et non la nuit.

L’anxiété, une approche de la vie inadéquate

Les naturopathes disent qu’en amont des états anxieux physiques, il y a une façon « décalée » d’appréhender la vie qui va tout déclencher. L’anxiété révèle une peur des nouvelles situations et des choix à faire. Le sentiment anxieux qui inhibe les actions et l’expression de l’être est avant tout la marque d’une limitation ; c’est d’ailleurs sa principale caractéristique. On se limite dans ses relations, dans ses sorties, dans ses rêves… Les questions propres aux anxieux sont simples : « Est-ce que j’ai peur de la vie ? » ou « Est-ce que tout ira bien ? », « Est-ce que j’aborde la vie du côté de ses plaisirs et de sa simplicité, ou est-elle embêtements et complications ? »

Pour certains anxieux apathiques, la situation est plus triste encore car pour eux la vie est lisse, fade, « sans odeurs et sans saveurs ».

Un changement de perspective dans la façon de regarder la vie et les situations peut réellement influer sur les symptômes. On obtient d’ailleurs de très bons résultats avec des méthodes douces de relaxation, de sophrologie, d’arts martiaux ou de yoga.

Le coup de pouce de la phytothérapie

Mais pour pouvoir opérer un tel changement, il faut un coup de pouce. Car on sait très bien qu’il ne suffit pas de dire à un anxieux, un apathique ou un dépressif : « Regarde ! la vie est belle » en lui tapant sur l’épaule pour que tout aille mieux.
La phytothérapie peut apporter le petit coup de pouce capable d’enclencher une réelle métamorphose. Cette amorce se fait en deux temps. Comme sur un vélo, il faut alterner un coup de jambe à droite et un coup de jambe à gauche. Deux préparations phytothérapeutiques sont donc à prendre successivement : l’une est rééquilibrante du système rénal et l’autre, modératrice du système nerveux.

La première semaine, prendre la tisane équilibrante rénale, puis les trois autres semaines, prendre de la rhodiola. On peut éventuellement intégrer quelques jours de repos dans les vingt et un jours de cure de rhodiola : par exemple, sept jours de prise puis sept jours de repos puis à nouveau sept jours de prise.

Les personnes qui veulent arrêter un traitement anxiolytique doivent commencer par abaisser progressivement, par palier, le nombre de prises. En accord avec leur médecin, elles devront suivre un programme s’étendant sur une période 8 à 12 semaines. Ce sevrage peut avoir deux types de conséquences : soit des symptômes d’irritation, d’hyperactivité et des pics de stress, auquel cas une cure de kudzu (Pueraria lobata) est recommandée ; soit une déprime et un mal-être, et en ce cas il faut choisir la Griffonia simplicifolia.

Le kudzu est un décontractant du système nerveux qui évite les pics d’activité. Chez un sujet qui exprime son mal-être par une hyperactivité nerveuse, le kudzu va non seulement modérer ces pics mais aussi entraîner un effet de désaccoutumance. D’où l’intérêt de le prendre à doses soutenues et pendant toute la période de sevrage. Six à dix gélules par jour peuvent être nécessaires.

En revanche la griffonia sera amplement suffisante à hauteur de deux à quatre gélules par jour, matin et soir, chez une personne qui présentera plutôt un comportement de repli et de baisse de l’activité nerveuse.

Anxiolytiques: des pilules pas fréquentables.

* Les médicaments anxiolytiques de la classe des benzodiazépines sont prescrits très couramment et pas seulement en cas d’anxiété pathologique. Passage à vide, troubles du sommeil, petits symptômes dépressifs : les anxiolytiques sont mis à toutes les sauces comme s’ils étaient des « antidépresseurs light ». La prise de ces médicaments s’accompagne pourtant d’un cortège assez peu sympathique d’effets secondaires : troubles de la concentration, baisse de la vigilance, somnolence, trous de mémoire, vision brouillée, étourdissements, états confusionnels, troubles de l’équilibre, perte de coordination musculaire, agitation, accès de panique, augmentation de l’appétit…

* Par ailleurs et plus inquiétant (!), comme les anxiolytiques réduisent rapidement les symptômes de l’anxiété, beaucoup de personnes développent une accoutumance psychologique et physique à ces médicaments. Or, bien souvent, lorsque le corps s’accoutume, les effets s’amenuisent. Il faut donc augmenter les doses – jusqu’à tripler ou quadrupler la dose initiale – pour ressentir les mêmes effets. Il s’installe insidieusement une vraie pharmacodépendance. L’immense difficulté pour les personnes les plus courageuses qui veulent « décrocher » est qu’elles doivent, comme un toxicomane, affronter une épreuve de sevrage. Elles passent alors par les douleurs du manque. Les symptômes réapparaissent, accompagnés de divers désagréments : bouche pâteuse ou sèche, maux de tête, insomnies, crampes musculaires…

bonne après midi 1  bisous 1   Ninnenne
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