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 Les Mois - Histoire -

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ninnenne
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MessageSujet: Les Mois - Histoire -   Ven 15 Aoû - 14:39

Les Mois - Histoire - Décembre -
Saturne
 
Origine, histoire, dictons du MOIS DE DÉCEMBRE
 
Ce mois est appelé de ce nom, parce qu'il était le dixième après celui de Mars, qui était le premier de l'année de Romulus. Comme on avait donné au mois de juillet, appelé auparavantSextilis, le nom de Jules César, et au mois d'août celui d'Auguste, l'empereur Commode voulut donner celui d'Amazone au mois de décembre, en l'honneur d'une dame romaine dont il portait dans un anneau le portrait où elle était peinte en amazone. Mais le nom de Décembre fut repris plus tard, et resta, quoiqu'il fût le douzième mois de l'année.
 
 
C'est en décembre que les Romains célébraient les fêtes en l'honneur de Saturne, si connues sous le nom de Saturnales. Elles furent établies à Rome, l'an 257 de sa fondation. D'abord la fête ne durait qu'un jour ; Auguste ordonna qu'elle se célébrerait pendant trois jours, depuis le 17 jusqu'au 19 ; Caligula ajouta un quatrième jour, qu'il appela Juvenalis, ou fête des jeunes gens. Pendant la durée de ces fêtes, les tribunaux étaient fermés, les écoles vaquaient, il n'était permis d'entreprendre aucune guerre, ni d'exécuter un criminel, ni d'exercer d'autre art que celui de la cuisine ; toute licence était donnée aux esclaves.
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[size=24]Les Mois - Histoire - novembre -
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Neptune

 

Origine, histoire, dictons du MOIS DE NOVEMBRE

 

 

Ce mois a reçu son nom de la place qu'il occupait dans l'année de Romulus, il était le neuvième ; il n'est plus que le onzième, depuis l'époque de la réforme du calendrier romain par Numa. Les Egyptiens, au mois d'Athyr, qui répond au mois de novembre, célébraient pendant quatre jours, après le 17 de ce mois, une fête lugubre en l'honneur du deuil de la déesse Isis, affligée de la perte d'Osiris son frère, que son mari Typhon avait tué. Cette fête s'appelait la recherche d'Osiris.

 

 

Les Romains célébraient, le 5 du mois, les Neptunales en l'honneur de Neptune. En ce jour, on faisait aussi le festin de Jupiter, et on appelait cette fête Lectisternium, parce qu'on dressait des lits dans les temple des Dieux pour y faire des festins.

 

 

Le 15 novembre, on représentait les Jeux plébéïens dans le Cirque, pendant trois jours. Depuis le 21 jusqu'au 24, on célébrait les Brumales, ou les fêtes des jours d'hiver. Le 27 on faisait des sacrifices mortuaires aux mânes des Gaulois et des Grecs que l'on avait enterrés vifs, à Rome, dans le Marché aux Boeufs.

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Les Mois - Histoire - Octobre -

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Cérès

 

Origine, histoire, dictons du MOIS D'OCTOBRE

 

 

Ce mois est ainsi appelé parce qu'il était le huitième mois de l'année dans le calendrier de Romulus ; et quoiqu'il soit devenu le dixième dans celui de Numa, et qu'il le soit encore dans le nôtre, il a conservé ce nom, que les empereurs et le sénat romain ont souvent voulu changer.

 

 

Dans les premiers jours de ce mois, les Egyptiens célébraient une fête qu'ils appelaient la fête du bâton du soleil, supposant, dit-on, que cet astre avait besoin de soutien après l'équinoxe d'automne. C'est aussi dans ce mois que se célébraient à Athènes les Thesmophories, en l'honneur de Cérès.

 

 

Sept batailles mémorables ont eu lieu dans le cours d'octobre. La première est celle de Salamine, qui délivra la Grèce et sauva la civilisation ; la deuxième et la troisième sont celles d'Issus et d'Arbelles, qui assurèrent à Alexandre la conquête de l'Asie ; la quatrième est celles de Philippes, où périrent en quelque sorte les derniers des Romains, et avec eux la république romaine ; la cinquième est celle que livra Constantin sur les bords du Tibre et presque aux portes de Rome : cette victoire le rendit seul maître de l'empire romain, et l'on sait l'influence qu'elle opéra en faveur de la propagation du christianisme ; la sixième est la bataille de Lépante, qui délivra l'Europe des Turcs ; enfin la septième est la bataille d'Iéna, gagnée par l'empereur Napoléon sur le roi de Prusse et le duc de Brunswick.

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Les Mois - Histoire - septembre -
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Origine, histoire, dictons du MOIS DE SEPTEMBRE

 

 

Ce mois conserva toujours, chez les Romains, le nom de September, qui désignait la septième place qu'il occupait d'abord dans le calendrier de Romulus, quoiqu'il devint dans la suite le huitième et le neuvième, et qu'on eût tenté de l'appeler Tiberius en l'honneur de Tibère,Germanicus en l'honneur de Domitien, Antoninus en l'honneur d'Antonin-le-Pieux, Herculeusen l'honneur de Commode, et Tacitus en l'honneur de Tacite.

 

 

Les Egyptiens appelaient ce même mois Paophi, et les Grecs Boedromion. C'est à l'équinoxe d'automne que la Grèce célébrait tous les ans les petits mystères, et tous les cinq ans les grands mystères d'Eleusis. A Rome, le mois de septembre était sous la protection de Vulcain ; le jour des ides, le dictateur ou le premier magistrat attachait au capitole le clou sacré.

 

 

Ausone dit : « Septembre cueille les grappes ; c'est en ce mois que les fruits tombent. Il se plaît à tenir en l'air un lézard attaché par la patte, et qui s'agite avec grâce. »

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Les Mois - histoire - Aout -
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Jeux néméens

 

 

Origine, histoire, dictons du MOIS D'AOÛT

  

  

Avant Auguste, empereur romain, ce mois était nommé Sextilis, parce qu'il avait été autrefois le sixième mois de l'année ; il fut désigné depuis sous le nom d'Augustus par les Romaines, et ce mot, dénaturé, est arrivé jusqu'à nous, réduit successivement, par les contractions, à cette seule syllabe, oût.


 

Le plébiscite et le sénatus-consulte qui autorisèrent à Rome le changement de nom, ont été conservés par Macrobe et Dion ; les motifs allégués par ces auteurs se rattachent aux principaux événements de la vie d'Auguste, tels que son premier consulat, ses trois triomphes, la conquête d'Egypte, la fin des guerres civiles, accomplis dans le cours du huitième mois de l'année. Plus tard Néron, par imitation, voulait faire appeler le mois d'avril Neroneus, mais cette tentative n'a pas été sanctionnée par la postérité.


 

Les Grecs célébraient pendant ce mois, dans la forêt de Némée, les jeux néméens, institués par Hercule. A Rome, on célébrait, au jour des Ides, la fête des esclaves et des servantes, en mémoire de la naissance de Servius Tullius, fils d'un esclave. Dans le même mois on crucifiait un chien ; il paraît que cet usage se rapportait à la prise du Capitole : c'était un anathème contre le silence des chiens, dont la vigilance fut en défaut ce jour-là.

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Les Mois - Histoire - Juillet -
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Jules César

 

 

Origine, histoire, dictons du MOIS DE JUILLET 

 

 

(D'après « La légende des mois », paru en 1881) 

 

 

Avant Jules César, l'année romaine commençait au 1er mars ; le mois dont nous racontons la légende occupait par conséquent le cinquième rang ; on l'appelait quintilis (cinquième) pour cette raison. L'année même de la mort de Jules César, 44 ans avant Jésus-Christ, Marc-Antoine, voulant honorer la mémoire du conquérant des Gaules, fit remplacer le nom dequintilis par celui de julius (Jules). De julius nous avons fait juillet. Le poète Ausone a personnifié ce mois sous les traits « d'un homme dont les membres sont brunis par le soleil et les cheveux liés de tiges et d'épis ». 

 

 

Juillet nous amène les grandes chaleurs ; le 19 de ce mois finit messidor dans le calendrier républicain et commence thermidor, nom dérivé d'un mot grec qui veut dire chaud, et dont la racine se retrouve dans les mots thermomètrethermes, etc., qui signifient : mesure de la chaleur, eaux chaudes, etc. C'est en juillet, en effet, que se produisent dans notre hémisphère les températures les plus élevées. Il semblerait que la plus forte température de l'année dût arriver le 21 juin, au solstice d'été. Il n'en est rien ; elle se manifeste un certain nombre de jours après. 

 

 

La température n'est pas un effet instantané de la présence du soleil; elle est le résultat de l'accumulation de la chaleur à la surface de la terre. Elle augmente, même après le 21 juin, tant que la diminution de la hauteur du soleil et la durée des jours est peu sensible. C'est par la même raison que la plus haute température de la journée est à 2 heures, et non à midi; que le maximum annuel a lieu vers le 15 juillet, et non au solstice d'été ; que la plus basse température de l'année a lieu en janvier, et non au solstice d'hiver. 

 

 

En juillet, les jours diminuent de 58 minutes. C'est en juillet que commencent les jourscaniculaires, pendant lesquels, disent les proverbes, il faut se méfier des ardeurs du soleil. A cette époque de l'année, la belle étoile qu'on nomme Sirius se lève et se couche en même temps que le soleil ; les croyances populaires attribuaient à la présence de cette étoile les chaleurs plus vives de juillet, et, comme Sirius fait partie de la constellation du Chien, en latin canis, dont le diminutif est canicula (petite chienne), l'époque des températures élevées fut appelée canicule. 

 

 

La canicule, qui tombe actuellement en juillet, est pour nous l'indice des grandes chaleurs de l'été. Mais le soleil ne se retrouve pas exactement au bout d'une année à la même place dans le ciel ; il est en retard, et ce retard augmentant tous les ans, le soleil se lèvera dans la constellation du Grand Chien successivement en août, en septembre, en octobre, et enfin en plein hiver. De telle sorte que, dans quelques milliers d'années, nos petits-neveux accuseront peut-être la canicule de ramener sur la terre les froids rigoureux de l'hiver ! 

 

 

En juillet, les Grecs célébraient une de leurs plus grandes fêtes : les Panathénées, en l'honneur de Minerve. Minerve, déesse de la sagesse, des arts, des sciences, naquit tout armée du cerveau de Jupiter ; les Grecs l'adoraient sous le nom d'Athéné. Ce fut Minerve qui donna son nom à la ville que Cécrops avait fondée dans l'Attique, Athènes, et qui dota ce pays de l'olivier. Un temple magnifique lui avait été élevé dans cette ville : le Parthénon, dont le nom, en grec, signifie vierge. Dans ce temple était une statue en or et en ivoire de la déesse, due au ciseau de Phidias. 

 

 

 

 

Minerve 

 

 

Minerve était représentée « debout, ayant une pique à la main, un bouclier à ses pieds, une tête de Méduse sur l'estomac, et tenant dans sa main droite une statue de la Victoire. » Méduse était une divinité de la mer, dont la tête fut coupée par Persée et qui changeait en statue de pierre tous ceux qui osaient la regarder. 

 

 

Cicéron prétend que le nom de Minerve a été donné à cette déesse quia minatur, parce qu'elle menace. D'autres auteurs supposent que ce nom est une contraction du motMeminerva (du latin memini, je me souviens), parce qu'elle était la déesse de la mémoire. Suivant d'autres, ce nom a la même racine que le grec menos, le latin mens, le sanscritmena, l'anglais mind, qui tous signifient intelligence. Les Etrusques désignaient cette déesse sous le nom de Menrfa. 

 

 

Les fêtes de Minerve, les Panathénées, se composaient de petites et de grandes cérémonies. Le nom de ces fêtes, formé de deux mots grecs, pan, tout, et Athéné, Minerve, indique qu'elles étaient célébrées par tous les adorateurs de la déesse. Les petites Panathénées avaient lieu tous les ans, à la fin d'avril et au commencement de mai. Elles duraient plusieurs jours et se composaient de combats d'athlètes, de courses à pied dans lesquelles chaque coureur tenait une torche allumée à la main, de concours de musique, de chant et de danses. Le vainqueur recevait une couronne d'olivier et un vase d'huile. 

 

 

 

 

Le parthénon 

 

 

Les grandes Panathénées ne se célébraient que tous les cinq ans, au commencement de juillet. Elles prenaient les mêmes cérémonies que les Panathénées annuelles, et, de plus, le transport solennel du péplum de Minerve. Cette draperie, analogue au vêtement de même nom que portaient les femmes grecques, était blanche, parsemée de clous ou boutons d'or, ornée de broderies en or représentant le combat de Minerve contre les Titans et les exploits des grands hommes. Le péplum était porté en grande pompe et suivi d'une foule immense formant un long cortège... 

 

 

On suspendait le péplum, comme une voile, au mât d'un vaisseau construit de manière à pouvoir se mouvoir sur le sol comme un chariot : c'était le vaisseau panathénaïque, spécialement consacré à Minerve... En tête du cortège marchaient des vieillards des deux sexes tenant à la main un rameau d'olivier ; voici des hommes armés ; puis les scaphéphores, étrangers établis dans l'Attique portant des vases qui contiennent le miel et les gâteaux destinés aux sacrifices ; voici les hydriophores, femmes portant des urnes pleines d'eau. S'avancent alors les éphèbes, vêtus de la chlamyde, chantant l'hymne de la déesse ; lescanéphores, jeunes filles portant les corbeilles sacrées... 

 

 

On décernait aux vainqueurs un vase sculpté, le vase panathénaïque. On décernait encore une couronne d'or aux citoyens qu'on voulait honorer d'une manière exceptionnelle. Cette récompense avait été décernée au grand orateur Démosthène. Le poète Eschine voulut faire annuler le décret et Démosthène obtint qu'il fût maintenu en prononçant devant le peuple assemblé le Discours pour la couronne. Phidias a représenté toute la pompe des grandes Panathénées dans des sculptures admirables qui décorent la frise du Parthénon. 

 

 

 

 

Fête des Panathénées : les Scaphéphores,
les Hydriophores, les Éphèbes,
les Canéphores, le Péplum
 

 

 

Les Romains célébraient tous les ans, le 6 juillet, les Apollinaires, fêtes instituées en l'an 358 de Rome, pendant la seconde guerre punique, pour obtenir d'Apollon la victoire sur Annibal. Ces fêtes duraient huit jours ; elles étaient célébrées au cirque Maxime, monument colossal de 670 mètres de long et de 176 mètres de large, situé entre les monts Aventin et Capitolin, et qui contenait 16 000 spectateurs. 

 

 

Le 3 juillet on fêtait à Rome le Poplifuge, en souvenir de la retraite du peuple sur le mont Aventin après la prise de Rome par les Gaulois. Le jour des nones de juillet s'appelait Nones caprotines et était consacré à Junon ; c'était la fête des Servantes. Le 14 commençaient lesMercuriales, qui duraient six jours ; on fêtait Mercure avec la plus grande simplicité. Le 18 avaient lieu les Lucariennes, en l'honneur du bois sacré, lucus, dans lequel les Romains battus par les Gaulois avaient trouvé un refuge. Le 25 avaient lieu simultanément les Furinales, en l'honneur de Furina, déesse des voleurs ; les Ambarvales, en l'honneur de Cérès. On faisait une procession autour des blés avant la moisson. 

 

 

En juillet le soleil entre dans la constellation de l'Écrevisse (Cancer). D'où vient ce nom : l'Écrevisse ? Les anciens disaient à tort, et on le répète parfois encore aujourd'hui, que l'écrevisse « marche à reculons et obliquement ». Le soleil, arrivé le 21 juin au plus haut point de sa course, commence, à partir de cette époque, à redescendre, à rétrograder, à marcher à reculons : de là le nom d'Écrevisse donné à la constellation dans laquelle le soleil entrait il y a deux mille ans, vers le 21 juin. 

 

 

En juillet comme en juin, les travailleurs des champs redoutent l'abondance des pluies et manifestent leurs craintes à peu près dans les mêmes termes que pour le mois précédent. 

 

 

Quand il pleut à la Saint-Calais,
Il pleut quarante jours après.
S'il pleut le jour de Saint-Benoît,
Il pleuvra trente-sept jours plus trois.
S'il pleut le jour de Saint-Victor,
La récolte n'est pas d'or.
 

 

 

Nous sommes, en effet, en pleine moisson des céréales et la pluie peut contrarier la rentrée des récoltes ; à partir du 15 juillet on coupe les seigles, les orges, les avoines d'hiver et les blés dans le midi de la France... Nous approchons de la moisson.

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Les Mois - Histoire - Juin -

Cadran solaire 
 
 
Origine, histoire, dictons du MOIS DE JUIN 
 
 
(D'après « La légende des mois », paru en 1881) 
 
 
 
Juin est représenté « sous la forme d'un homme nu, montrant du doigt une horloge solaire, pour signifier que le soleil commence à descendre ; il porte une torche ardente, symbole des chaleurs de la saison ; derrière lui est une faucille, parce que le temps de la moisson approche. » 
 
 
Le mot juin vient-il de juniores, jeunes gens, ou de JunoJunonis, Junon ? Quelques auteurs, en adoptant la première étymologie, supposent que dans ce mois on célébrait la fête de la Jeunesse ; ce sont les mêmes auteurs qui font dériver le mot mai du terme latin majores, qui veut dire hommes âgés. Cependant la seconde étymologie paraît assez probable, quand on se souvient que précisément, chez les Romains, le mois de, juin était consacré à la déesse Junon, femme de Jupiter et mère de Vulcain, d'Hébé et de Mars. 
 
 
 
Au Japon, on célébra en juin la fête des Bannières, en l'honneur des jeunes gens : 
 
 
 
 
 
Fête des Bannières, au Japon 
 
 
Humbert rapporte que « la ville de Yédo est toute pavoisée dès le matin de tiges de bambou de la plus haute taille, surmontées de plumets ou de houppes de crin ou de papier doré, et supportant, les unes, une touffe de longues banderoles de papier de couleur flottant au gré du vent ; les autres, des poissons en paille tressée ou en papier laqué; le plus grand nombre enfin, de hautes bannières tendues sur un cadre de roseaux et ornées d'armoiries, de noms de famille, de sentences patriotiques ou de figures héroïques... 
 
Des troupes de jeunes garçons, en habits de cérémonie, circulent sur la voie publique, les uns ayant à la ceinture deux petits sabres, d'autres portant sur leurs épaules un énorme sabre de bois ou de petites bannières... » 
 
 
Ceci étant dit pour justifier les étymologistes qui font du mois de juin le mois de la jeunesse, revenons à la déesse Junon. Fille de Saturne et de Rhée, épouse de Jupiter, Junon mit souvent le trouble dans l'Olympe par son caractère jaloux et vindicatif. Ses cruautés sont bien connues : la pauvre nymphe Chélonée, coupable de retard le jour du mariage de Junon, fut métamorphosée en tortue ; la reine des Pygmées, Pigas, coupable d'avoir osé se comparer à l'épouse de Jupiter, fut changée en grue ; les filles de Proctus, qui s'étaient proclamées plus belles que Junon, furent changées en génisses ; la nymphe Callisto fut changée en ourse... Junon, qui avait, comme on le voit, le génie des transformations, persécuta en outre Latone et Apollon, le berger Pâris, la nymphe Écho. 
 
 
Junon est représentée « assise sur un trône, un diadème sur la tête, un sceptre d'or à la main. Quelquefois elle traverse les airs sur un char traîné par des paons. » Homère la représente« habitant une chambre que son fils Vulcain lui a construite, et dont les portes sont munies d'une serrure cachée qu'aucune autre divinité qu'elle ne peut ouvrir. Elle a pour parure une robe tissue et brodée par Minerve, une ceinture ornée de mille franges, des boucles d'oreilles garnies de trois pierres qui brillent comme des yeux, un beau voile et de magnifiques chaussures. » 
 
 
 
 
Junon 
 
 
En Grèce, on adorait Junon sous le nom d'Héré ; elle personnifiait le mariage. Son culte était célébré avec le plus grand éclat à Sparte, à Mycènes, à Argos. L'un de ses temples, appeléheroeum, situé dans la vallée du mont Eubée, entre Argos et Mycènes, passait pour un des chefs-d'oeuvre de l'art grec. Tous les cinq ans, on célébrait en son honneur des jeux appelésHérées, où le vainqueur recevait un bouclier et une couronne de myrte. 
 
 
A Rome on célébrait le 1er juin la fête de Junon Monela, ainsi nommée à cause d'un de ses temples dans lequel on fabriquait la monnaie. Ce même jour on célébrait la fête des Tempêtes et l'on offrait des sacrifices à Carna, déesse qui présidait au coeur, au foie et aux entrailles du corps humain. Carna était aussi la déesse des gonds de portes (!). On offrait à la déesse de la bouillie faite avec du lard et de la farine de fèves ; la fête s'appelait Fabaria (fève). Le 8 juin, on fêtait Mens, déesse de l'intelligence ; le 20 juin était consacré à Summanus, dieu des éclairs et du tonnerre ; le 24 juin, jour du solstice d'été, était réservé à la Fortune, fille de Jupiter, qui avait à Rome plus de temples à elle seule que toutes les autres divinités réunies. 
 
 
Jupiter est le souverain des dieux. Nous avons dit déjà comment il s'empara du trône céleste en dépossédant son père Saturne. Les Grecs l'adoraient sous le nom de Zeus, et les Romains, conservant ce nom et le faisant suivre du mot pater qui veut dire père, ont fait Zeus pater, Jupiter. Père des dieux et des hommes, fondateur des empires, protecteur de l'ordre et de la liberté, Jupiter habite l'Olympe, montagne divine qui s'élève jusqu'aux cieux. On le représente assis sur un trône d'or ou d'ivoire, tenant d'une main la foudre, signe de la puissance qui frappe, et de l'autre un sceptre, emblème de la force qui gouverne. L'aigle, le chêne et les cèdres des montagnes lui étaient consacrés. Ses temples étaient nombreux ; on admirait surtout ceux d'Olympie et de Dodone. Parmi les fêtes données en son honneur, il faut placer en première ligne la fête des Olympies. 
 
 
 
 
Jupiter olympien 
 
 
Les jeux Olympiques duraient cinq jours. Des hérauts proclamaient par toute la Grèce la trêve sacrée, qui arrêtait pour un mois les opérations militaires. Cinq exercices étaient offerts aux lutteurs : le saut, la course, le disque, le javelot et la lutte; les poètes, les écrivains, les artistes, venaient faire connaître leurs oeuvres. Les rois les plus puissants venaient y disputer les prix. L'historien Suétone raconte que l'empereur Néron conduisit lui-même un char de dix chevaux et que, bien qu'il fût tombé et mis dans l'impossibilité de continuer la lutte, il fut néanmoins proclamé vainqueur... Les triomphateurs recevaient une couronne d'ache, d'olivier ou de laurier; leurs noms étaient inscrits dans les registres publics. Les villes dont ils étaient originaires leur élevaient des statues de marbre ou de bronze. Ils rentraient dans leur patrie avec tout l'appareil du triomphe, au milieu d'un nombreux cortège, vêtus de pourpre, quelquefois sur un char auquel on ouvrait un passage à travers les murs de la ville. 
 
 
Du 1er au 21 juin, les jours continuent à augmenter. Du 17 au 25 juin, la durée du jour est sensiblement la même : sol stat, le soleil s'arrête. Nous sommes au solstice d'été. Des fêtes annuelles avaient lieu chez les différents peuples à cette époque de l'année. Aujourd'hui encore, on célèbre par des feux de joie le jour de la Saint-Jean, qui arrive à l'époque du solstice d'été. 
 
 
Dans plusieurs villes de France, on fabriquait des mannequins que l'on brûlait au milieu du feu de joie ; cette coutume subsiste encore dans quelques endroits, et vous avez entendu parler sans doute de la promenade annuelle, dans la ville de Douai, de Gayant et de sa famille. Un mannequin, haut de 20 à 30 pieds, couvert d'une armure du Moyen Age, parcourt les rues, la lance au poing. Sa femme haute de 20 pieds et ses trois enfants Jacot, Fillion et Binbin l'accompagnent. 
 
 
Les deux fêtes principales que célèbre la religion catholique en ce mois sont la Trinité et laFête-Dieu. La fête de la Trinité ne paraît avoir été reçue par toute la France que depuis le commencement du XVe siècle. L'office qu'on récite en ce jour fut dressé en 920, par Etienne, évêque de Liège ; mais plusieurs papes refusèrent de reconnaître cette cérémonie ; au XIIIesiècle on la combattit encore dans un grand nombre de localités, et elle ne fut introduite que successivement. 
 
 
On pense que ce fut le pape Jean XXII qui la fit adopter dans l'église de Rome, au XIVe siècle. Suivant les auteurs ecclésiastiques, les obstacles qui s'opposèrent à l'établissement de la fête de la Trinité tenaient à ce que plusieurs évêques et moines craignaient qu'on ne se méprît sur le sens de cette cérémonie, et qu'on n'oubliât que tout le culte chrétien était fondé sur l'adoration d'un seul Dieu en trois personnes. 
 
 
Fête-Dieu ou fête du Saint-Sacrement. Baillet, l'auteur du Livre des Saints, de l'Histoire des fêtes mobiles de l'Eglise, de la Topographie des saints, etc., raconte qu'en 1208, une fille de seize ans, nommée Julienne, religieuse hospitalière aux portes de la ville de Liège, vit en songe la lune en son plein, qui avait une brèche ; elle fut deux ans sans pouvoir expliquer cette vision ; enfin, elle crut comprendre que la lune était l'Eglise, et que la brèche pouvait marquer le défaut de la fête du Saint-Sacrement, qui, en effet, jusqu'à cette époque, n'avait point la manifestation extérieure qu'elle a eue depuis. Julienne devenue prieure de la maison du Mont-Cornillon, communiqua à des théologiens et à des pasteurs sa pensée, qui fut peu à peu élaborée. En 1246, l'évêque de Liège, Robert, établit la fête dans son diocèse, et le pape Urbain IV, dans sa suite, l'institua dans toute l'Eglise. La procession où le Saint-Sacrement était porté dans les rues avec une pompe magnifique, et d'intervalle à intervalle adoré sur les autels des reposoirs ornés de fleurs et de feuillages, fut instituée, suivant l'opinion la plus probable, au XIVe siècle. 
 
 
Les agriculteurs redoutent l'échéance du 8 juin, jour de la Saint-Médard : 
 
 
Quand il pleut à la Saint-Médard,
Il pleut quarante jours plus tard.
 
 
 
Il est bien probable que ce dicton remonte beaucoup plus haut que l'établissement du calendrier grégorien : or, quand on a introduit ce calendrier dans l'usage officiel, on a supprimé, pour une fois seulement, les fêtes de douze saints, ce qui a avancé de douze jours celles de tous les autres saints. La fête de la Saint-Médard tombait donc autrefois vers le 20 juin, jour voisin du solstice d'été. Or, à cette époque de l'année, le soleil occupe pendant quelques jours la même position par rapport à la terre ; la chaleur envoyée par le soleil reste la même durant cette période et, les conditions météorologiques variant peu, on doit supposer que le temps ne changera pas pendant quelques jours. Si donc il pleut à cette époque, la pluie a quelque chance de durer.  
 
 
Si nos agriculteurs se sont inquiétés aussi vivement de l'influence de saint Médard, c'est, il faut le dire, parce qu'ils redoutent en juin l'abondance des pluies, ainsi que l'attestent certains proverbes agricoles : 
 
 
Juin pluvieux vide celliers
Et greniers.
 
 
 
Quand il pleut pour Saint-Médard
La récolte diminue d'un quart.
 
 
 

Eau de Saint-Jean ôte le vin
Et ne donne pas de pain.
 
 
 
Nous pourrions multiplier ces dictons populaires, qui se résument en ceci : les agriculteurs désirent un mois de juin moins pluvieux et plus chaud que le mois de mai. 
 
 
C'est en juin que se termine le mois républicain de prairial et que commence, le 21, messidor, mois des moissons. En juin, vers la Saint-Jean, commencent la fauchaison et la fenaison, c'est-à-dire les opérations qui consistent à couper le foin, à le faire sécher sur les prairies et à le rassembler en meules, en bottes, pour le rentrer, dans cette partie des bâtiments de l'exploitation qu'on appelle le fenil. Dans ce mois a lieu la tonte des moutons, dont la laine servira à nous couvrir durant la saison froide; le potager fournit en abondance les pois, les fraises, les artichauts... ; le verger prodigue ses fruits rouges : cerises, groseilles et framboises... la terre récompense avec usure les laborieux efforts de celui qui la cultive. 
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La suite et fin dans quelques instants

 bon week-end  bonne après midi 1   Ninnenne 
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