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 Art et architecture -L'architecture de la Rome antique -L'architecture à travers les siècles

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marileine
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MessageSujet: Art et architecture -L'architecture de la Rome antique -L'architecture à travers les siècles    Mer 23 Sep - 13:17

Art et architecture -

Art et architecture - L'architecture de la Rome antique -

 
Le Colisée de Rome


Jusqu'au Haut-Empire, le matériau de construction le plus répandu est la brique d'argile. Celle-ci se trouve renforcée de traverses de bois, que l'on utilise dans la structure des édifices privés, sacrés et publics.

Les premiers Romains utilisent tous les types de pierre rencontrés dans leur région à la construction des terrassements, des fondations et des fortifications. La pierre calcaire est généralement taillée de façon irrégulière et grossière (opus siliceum), tandis que les roches plus tendres, comme le tuf volcanique, sont taillées en blocs (opus quadratum).
 
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Opus Quadratum
 
 
Au IIe siècle av. J.-C., le travertin, plus résistant, commence à supplanter le tuf et les autres matériaux de construction dans la structure des édifices. Dans les dernières années de la République et pendant tout l'Empire, divers types de marbre seront utilisés, en quantité toujours croissante (31 av. J.-C..-324 apr. J.-C.).



Dès l'époque étrusque, c'est surtout la terre cuite qui est employée à la fabrication des tuiles et des différents éléments de protection des parties en bois des édifices. L'emploi de la terre cuite décline au IIIe siècle av. J.-C., quand la construction de temples en pierre se généralise. Au début de l'Empire commence la fabrication à grande échelle de briques cuites, destinées essentiellement au revêtement des murs de ciment (opus testaceum).


 
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Opus testaceum
 
 
Au IIe siècle av. J.-C., un ciment extraordinairement résistant (opus caementicium), contenant une poudre volcanique appelée pouzzolane, remplace les matériaux traditionnels. On peut dès lors construire de façon plus rapide et plus économique, ce qui se traduit bientôt par un grand changement dans l'architecture. Le ciment peut désormais être coulé à l'intérieur des murs, ou à la surface des poutres de charpente ; il peut également être employé à des constructions plus complexes, les voûtes par exemple. Habituellement, le revêtement des murs de ciment est constitué par des pierres lisses de forme irrégulière (opus incertum), ou par des pierres carrées disposées en arête de façon à former un dessin précis (opus reticulatum, au début du Ier siècle av. J.-C.), ou par des briques cuites (vers 30 av. J.-C.). Ces couches de couverture ont souvent servi de base aux revêtements de marbre ou de stuc.
 
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Opus reticulatum
 
 
Au cours des Ier et IIe siècle apr. J.-C., la construction de thermes, de bâtiments commerciaux et de palais met en jeu des éléments complexes, comme les voûtes et les coupoles. Pendant cette même période, la conception de constructions traditionnelles, comme les temples et les basiliques, est renouvelée grâce à l'utilisation de la voûte en ciment. L'exemple le mieux conservé en est, à Rome, le Panthéon, reconstruit par Hadrien vers 118-128. Dédié à tous les dieux, ce temple, complété par Antoine le Pieux et restauré par Septime Sévère, conservera l'énorme coupole à caissons de l'époque d'Hadrien. Construite en ciment, elle mesure 43,30 m de diamètre - celui de l'oculus qui la perce en son centre est de 9 m - et couvre une cella circulaire agrémentée de sept niches.
 
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Le Panthéon
 
 
Les formes conventionnelles de l'architecture grecque et étrusque étaient encore utilisées avec des destinations variées. L'ordre toscan, qui, du début à la fin de la République, s'applique essentiellement aux temples, commence alors à intégrer des éléments de l'ordre dorique grec pour constituer le dorique romain. A partir du IIe siècle, l'ordre ionique grec et, surtout, l'ordre corinthien connaîtront une large diffusion dans la péninsule. On observe dans les temples de l'époque d'Auguste une fusion des chapiteaux ionique et corinthien.
 
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A la fin de la période républicaine, l'encadrement de l'arc en plein cintre par un entablement intégré et superposé constitue une nouveauté appelée à une large diffusion, dont le meilleur exemple est l'extérieur du Colisée. L'emploi toujours grandissant du mortier dans la structure des édifices relègue graduellement les ordres dorique, ionique et corinthien à une fonction essentiellement décorative, alors qu'ils avaient à l'origine une fonction structurale.
 
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Le Colisée
 
 

Dans les provinces, les matériaux, les techniques et les formes des constructions vernaculaires s'imposent plus ou moins à l'architecture. Les régions de la Méditerranée orientale conservent les règles locales fixées par l'architecture grecque et hellénistique, la Rome impériale réussissant toutefois à exporter vers l'Orient certains types de construction, comme les thermes monumentaux, les aqueducs et, dans une certaine mesure, les amphithéâtres.
 
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Aqueduc
 
 
Dans les premiers temps de la République, le temple est encore étrusque: toit pesant avec de larges avant-toits et de massives décorations en terre cuite. Mais, au IIe siècle av. J.-C., traditions locales et formes grecques se rapprochent pour créer une structure plus élégante: le podium et le profond portique frontal du temple étrusque sont conservés, mais dotés des proportions et des formes grecques. Ce style de temple, généralement d'ordre corinthien, gagne rapidement du terrain en Italie et en Occident.
 
C'est au IIe siècle av. J.-C. qu'apparaît à Rome la basilique, édifice rectangulaire destiné à diverses réunions, peut-être d'origine grecque (et dont seront plus tard inspirées les basiliques chrétiennes).
 
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Habituellement située sur le forum de la ville, elle comporte généralement une salle centrale spacieuse et imposante, couverte d'un plafond plat et entourée d'une colonnade simple ou double, souvent surmontée d'une galerie. L'histoire de l'arc de triomphe monumental commence vers 200 av. J.-C., mais l'arc n'acquiert sa forme classique que dans les premiers temps de l'Empire. Soutenu par de larges pilastres, un passage central voûté supporte un étage supérieur, l'attique, sur lequel sont disposées des statues en bronze doré. Un décor exécuté selon l'un des trois ordres, dorique, ionique ou corinthien, intégré ou partiellement indépendant, encadre les pilastres et le passage. Sur le côté de l'arc central, d'autres arcs constituent des passages moins importants.
 
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Le théâtre romain, contrairement à l'usage grec, réunit en une même structure la scène, l'orchestre semi-circulaire et les sièges des spectateurs. Construit au niveau du sol, cet ensemble repose habituellement sur des soubassements voûtés, qui doublent les accès. La scène basse s'appuie sur un élégant arrière-plan composé de colonnes harmonieusement disposées. Des soubassements de même type sont aménagés sous la zone réservée aux spectateurs des amphithéâtres ovales, comme le Colisée et le Circus maximus, destiné aux courses de chars.
 
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Dès 19 av. J.-C., Rome est dotée d'immenses bains impériaux (thermes d'Agrippa) de forme symétrique, agrémentés de grandes vasques enterrées et de piscines pouvant accueillir un grand nombre de personnes. On peut se faire une idée de l'énormité de leurs salles voûtées en visitant à Rome les ruines des thermes de Caracalla (212-216) ou la salle centrale des thermes de Dioclétien (environ 298-305 ou 306), aujourd'hui église Sainte-Marie-des-Anges. Un registre officiel de l'an 354 ne mentionne pas moins de 952 bains publics à Rome.
 
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Art et architecture - L'architecture à travers les siècles -

Harran, village près d'Urfa en Mésopotamie
Réputé être le plus ancien du monde, avec son architecture de terre cuite très particulière.


[size=16]La Mésopotamie[/size]



La pierre et le bois sont rares dans les plaines alluviales de la Mésopotamie. L'utilisation de briques séchées au soleil a néanmoins permis la construction, dès la seconde moitié du IV e millénaire, de temples monumentaux en basse Mésopotamie (Ourouk, 3000 av. J.-C.; ziggourat d'Our, 2500 av. J.-C.). La pierre, importée, utilisée pour les fondations, témoigne du niveau d'organisation économique. A partir du IX esiècle av. J.-C., c'est l 'Empire assyrien du nord de la Mésopotamie qui entreprend des constructions monumentales, riches en bas-reliefs (Ninive, Khorsabad, Nimroud). Après la chute de Babylone, en 539 av. J.-C., les Perses (Empire achéménide, 550-333 av. J.-C.) capitalisent et fusionnent trois mille ans de tradition iconographique et architecturale du Proche-Orient avec la construction de leur résidence royale, Persépolis: dans ses nombreux palais, elle présente des emprunts à l'Asie Mineure et à l' Egypte, qui viennent s'ajouter à des ornements mésopotamiens, comme les monstres gardiens. Les éléments structurels sont de pierre: terrasses, colonnes supportant les plafonds des salles hypostyles, escaliers monumentaux, encadrements des ouvertures. Les murs, de brique crue, ont aujourd'hui pour la plupart disparu.
 
Ruines d'Ourouk - Mur construit par Gilgamesh


[size=16]L'Egypte
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Plus de 3'000 ans av. J.-C., l'Etat pharaonique établi en Egypte développe son écriture et son administration. La puissante autorité des pharaons unifie politiquement le territoire tandis que s'élaborent de grandes doctrines religieuses. Cette simultanéité est liée à la naissance d'une architecture funéraire et sacrée. Le lien est si fort que puissance et faiblesse des dynasties pharaoniques rythmeront l'épanouissement ou le déclin de l'architecture. Après les grandes tombes en brique d'argile crue de la I e dynastie (3'000 av. J.-C.), dont le matériau de base est fourni par les crues du Nil, dispensatrices de limon, apparaissent les architectures de pierre (ensemble funéraire de Djoser à Saqqarah, III e dynastie, vers 2660 av. J.-C.). Les Egyptiens élèvent des temples de pierre dès le Moyen Empire (2150 à 1780 av. J.-C.), mais ceux qui subsistent datent du Nouvel Empire (1580-1080, vallée des Rois, temples de Louxor, salle hypostyle de Karnak, Abou-Simbel) ou de l'époque ptolémaïque (332-30 av. J.-C., temples de Philae, Edfou, Kom-Ombo).
 
Pyramide de Djoser



Seuls les tombes, les temples et la statuaire qui les accompagnait (obélisques, avenues de sphinx et de lions) sont bâtis en pierre. Mais les formes de structures monumentales semblent avoir été influencées par l'architecture domestique égyptienne primitive, représentée notamment par des maisons aux murs de brique crue et aux colonnes faites de roseaux liés: les colonnes des temples présentent des chapiteaux sculptés de feuilles de palme (palmiformes), de lotus (lotiformes), d'ombelles de papyrus fermées (papyriformes) ou largement ouvertes (campaniformes), et des fûts gravés qui évoquent les tiges de ces végétaux.
 
Colonnes papyriformes

La Grèce



L'architecture grecque a été influencée par les prototypes de la civilisation minoenne de l'île de Crète, en particulier le palais de Cnossos (vers 1700-vers 1400 av. J.-C.).  Les Mycéniens, après avoir conquis les Minoens, construisent des édifices massifs en pierre (porte des Lionnes et Trésor d'Atrée à Mycènes, 1400-1200 av. J.-C.). Cette architecture grecque primitive jette les bases de la grande architecture de l'époque classique. Celle-ci est fondée sur la structure colonne-entablement, ou poteau-poutre, qui lui donne un caractère simple et immédiat. Pour cette raison, certains historiens de l'art la considèrent comme la transposition en pierre du modèle des cabanes primitives en bois.
 
La Porte des Lionnes


Les Grecs ont créé un vocabulaire du détail architectural en pierre qui restera pendant plus de deux mille ans une référence fondamentale pour l'architecture européenne. Le langage de l'architecture des Grecs atteint son apogée au cours du V e siècle av. J.-C. Les éléments décoratifs, couleurs vives et sculptures placées le long des frises ou dans les frontons, viennent orner les édifices bâtis selon trois «ordres», dorique, ionique et corinthien. Ceux-ci sont définis par la forme, les proportions, la disposition des parties saillantes de l'édifice: colonnes, pilastres, chapiteaux et entablements («poutres» qui relient les colonnes). Les composants de chaque ordre, dont les proportions sont très précisément définies, ne peuvent être correctement assemblés que d'une seule manière. Les Grecs ne mélangeaient pas les différents ordres dans un même édifice. Les Romains, quant à eux, modifieront ces règles.
Le marbre est le matériau de base de l'époque classique: la dureté de cette pierre permet de la travailler avec précision et d'en obtenir une grande pureté de lignes et de détails. Le temple, monument grec par excellence, se compose d'une salle rectangulaire posée sur un stylobate (soubassement) à trois marches, couverte d'un toit dont la double pente répond à un fronton triangulaire, et entourée d'une rangée de colonnes. Les plus beaux exemples de ce système architectural très soucieux des proportions et du décor sont les édifices de l'Acropole à Athènes, et en particulier le Parthénon (447-432 av. J.-C.); ils sont restés le modèle de l'architecture occidentale jusqu'au milieu du XIX esiècle.
 
Le Parthénon
 
L'Empire Romain
 
Les Romains conquièrent au II e siècle av. J.-C. l'Afrique du Nord, la Grèce, l'Anatolie et l'Espagne, et assimilent les traditions architecturales de ces régions, en particulier celles de la Grèce. Ils intègrent également le savoir-faire technique de leurs voisins immédiats en Italie centrale, les Etrusques. L'apport des Romains est surtout de l'ordre de la technique constructive: utilisation de nouveaux matériaux (terre cuite, ciment, brique), perfectionnement de nouvelles structures (arc, voûte, dôme) déjà expérimentées par les Etrusques. Par ailleurs, les Romains créent deux ordres supplémentaires, le toscan et le composite, et utilisent parfois simultanément les cinq ordres. Le temple romain reprend le modèle grec, y ajoutant souvent une base élevée (Maison carrée de Nîmes, début du Ier siècle apr. J.-C.).
 
La Maison Carrée de Nîmes


Les monuments civils romains, d'une taille et d'une complexité sans précédent, ne peuvent être construits avec le système grec du poteau et de la poutre: aqueducs (le pont du Gard), bains publics (thermes de Caracalla), basiliques (tribunaux), théâtres, arcs de triomphe, amphithéâtres (le Colisée), arènes, palais. A Rome, le Panthéon, reconstruit entre 118 et 128 apr. J.-C., sous Hadrien - il deviendra plus tard une église chrétienne -, illustre brillamment le système romain de construction de dôme en maçonnerie pleine. Son épaisseur et son poids sont réduits par cinq rangées de caissons, sa solidité est renforcée par des arcs amortissant les poussées, et son centre laisse entrer la lumière par un oculus de près de 9 m de diamètre. Ce tour de force technique ne sera surpassé qu'à l'époque moderne. La basilique romaine présente un plan avec nef centrale, bas-côtés, triforium
 
Le Colisée
 
 
L'Amérique Précolombienne
 
 
L'architecture préhispanique est principalement localisée en Amérique centrale (architecture mésoaméricaine) et dans les Andes centrales (aujourd'hui Equateur et Pérou).  Les premiers grands ensembles cérémoniels, qui associent pyramides à degrés, cours et vastes esplanades, datent de 1300-1200 av. J.-C. Ce modèle va, en s'élaborant techniquement (de l'adobe, ou argile séchée mêlée de paille, à la pierre taillée), persister jusqu'à la conquête espagnole, témoignant d'une maîtrise déjà certaine de l'architecture au début de notre ère.
En Mésoamérique, Teotihuacán, ville fondée au IV e siècle av. J.-C., atteint son apogée vers 450 ap. J.-C., avec simultanément une rénovation urbaine et la construction de grands temples (pyramides du Soleil et de la Lune) abondamment décorés de têtes de serpent et de masques.
 
Téotihuacan


La civilisation Maya, du IV e au X e siècle, crée de grandes villes à l'habitat dispersé, faites de pyramides, temples, aires de jeu de balle, palais avec voûtes en encorbellement et sculptures monumentales de grande qualité (Uxmal, Palenque, Chichén Itzá). Les Toltèques, venus du nord, fondent Tula (X e siècle) et prennent Chichén Itzá. Leurs sculptures sont les premières à faire référence à des sacrifices humains.
 
Palenque


Les Aztèques dominent vers 1325 toute la région mésoaméricaine, sauf Mitla, où restent les Mixtèques avec leurs palais finement décorés de reliefs géométriques qui contrastent avec les sculptures aztèques et toltèques, plus grossières. Les Aztèques fondent à cette époque Tenochtitlán (Mexico). Mais des œuvres monumentales ne subsistent que quelques rares vestiges, après la destruction de la capitale.
Dans la cordillère des Andes, des sociétés sédentaires très évoluées sur le plan politique, social, religieux et technique (réserves, irrigation, drainage, citernes) ont produit une architecture civile et religieuse élaborée dont on retient surtout celle de la période de l'Empire inca (XV e et XVI e siècles de notre ère, Cuzco). Les portes monumentales, trapézoïdales, et les appareillages «cyclopéens» (énormes blocs de pierre de taille unis à joint vif) caractérisent l'architecture militaire Inca.
 
Tenochtitlán


L'Empire Byzantin



L'architecture byzantine se développe dans l'empire d'Orient, fondé par Constantin I lorsque, au IV e siècle, celui-ci fait de Byzance sa capitale. En construisant de grandes basiliques dans les sites chrétiens les plus importants de l'Empire romain, Constantin I consacre la prédominance du plan basilical dans l'architecture des églises chrétiennes. Dans l'Europe du Sud et de l'Est, en particulier dans les régions d'Italie, de Grèce et d'Anatolie restées sous la domination de l'Empire byzantin, les traditions romaines pour le plan et les techniques se perpétuent: Sant'Apollinare in Classe (534-539, Ravenne) a un plan basilical très légèrement modifié. A Constantinople, de vastes églises à dômes, telle Sainte-Sophie (532-537), sont des constructions d'une échelle sans équivalent dans l'Empire romain d'Occident.
 
Sainte Sophie
 
 
L'Islam
 

Les origines de l'architecture du monde islamique sont obscures, les successeurs de Mahomet étant nomades. Quinze siècles d'islam répandu des côtes de l'Atlantique à l'est de l'Asie l'ont rendue riche et variée, d'autant que l'une des caractéristiques de cette civilisation est sa faculté d'intégration des éléments d'architecture des pays conquis et d'adaptation aux paysages et aux traditions locales.
La Coupole du Rocher, à Jérusalem, construite par des artistes byzantins ou syriens entre 685 et 705 sur le sommet du mont Moriah (où la tradition place le sacrifice d'Abraham et l'ascension de Mahomet), est un des premiers édifices de la civilisation islamique. Son plan octogonal avec double déambulatoire ainsi que ses mosaïques sur fond d'or relèvent encore de l'art chrétien. Dans les cités conquises, des églises chrétiennes furent transformées en mosquées (Grande Mosquée de Damas, 706-715). Sous la dynastie des Omeyyades, la mosquée trouve son plan définitif: minaret pour l'appel à la prière; large cour centrale avec fontaine pour les ablutions et portique pour s'abriter du soleil; grande salle de prière, repérable à l'extérieur par son dôme et pourvue d'un mihrab, niche vide qui indique la direction de La Mecque, et d'un minbar, chaire à prêcher en bois ou en pierre. L'exemple le plus achevé en est la Grande Mosquée de Cordoue (785-987).
 
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Cordoue


Lorsque, en 750, les Abbassides supplantent les Omeyyades et fondent Bagdad, la rupture se fait radicalement avec les conventions hellénistiques et byzantines (Grande Mosquée de Kairouan, Tunisie, 836; mosquée de Samarra, Irak, vers 850). La pierre laisse la place à la brique, au stuc peint, aux mosaïques.Parmi les mosquées tardives, les plus remarquables sont celles de Tabriz (Perse, 1204), du Caire ( Egypte, 1384), d'Ispahan (Perse, 1585). En Espagne du Sud, l'opulence et la virtuosité trouvent leur apogée dans le palais de l'Alhambra de Grenade (1309-1354).
 
Palais de l'Alhambra


L'architecture romane



Dans l'Europe du Nord, où les vestiges romains étaient moins abondants que dans le Bassin méditerranéen, les architectes des époques mérovingienne, carolingienne et ottonienne, qui sont à l'origine de l'architecture romane, expérimentèrent plus librement formes et structures nouvelles. Du milieu du Xe siècle au milieu du XIIe siècle, l'architecture ne cesse d'évoluer vers le gothique. Pourtant, les caractéristiques essentielles de l'architecture romane sont romaines à l'origine: de vastes espaces intérieurs sont couverts par des voûtes en berceau reposant sur des colonnes et des piliers épais et trapus; portes et fenêtres sont surmontées d'arcs en plein cintre, et la plupart des grandes églises ont un plan basilical modifié par des contreforts, des transepts et des tours. Les édifices sont compacts, massifs, et, du fait d'ouvertures proportionnellement réduites, assez sombres.

De beaux exemples jalonnent les chemins de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle: Sainte-Foy de Conques, grande église à déambulatoire et chapelles rayonnantes, du XIe siècle; la Madeleine de Vézelay, abbatiale à nef et avant-nef abritant trois portails, du XIIe siècle; cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle, commencée en 1078 et dont le plan reprend, en le modifiant, celui de Saint-Sernin de Toulouse.
Portails, chapiteaux et autels s'ornent de sculptures extrêmement habiles, et les vitraux font leur apparition en Europe, mais encore à petite échelle du fait de l'étroitesse des embrasures des fenêtres. A Cluny est élevée entre 1088 et 1130 une abbatiale où se multiplient tours, absides et absidioles et qui rivalise par ses dimensions (187 m de longueur) avec Saint-Pierre de Rome.
 
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Cluny
 
L'architecture gothique
 
Sans précédent dans le monde antique, et sans avenir (hormis une éphémère résurgence au XIXe siècle), le gothique est l'une des inventions les plus hardies du génie occidental. Du milieu du XIIe siècle au XVIe siècle, l'architecture de l'Europe du Nord, représentée surtout par des édifices religieux, met en œuvre arcs-boutants, arcs en ogive, voûtes à nervures et fenêtres à remplages (armatures de pierre). Les murs minces, les piliers élancés et les grandes surfaces vitrées donnent aux édifices gothiques un aspect de légèreté qui contraste nettement avec l'architecture romane. On tient pour le premier édifice gothique l'abbaye royale de Saint-Denis, dont l'abbé Suger achève la façade et le chevet en 1144. Le gothique s'affirme dans les grandes églises du nord de la France et de l'Île-de-France: cathédrale d'Amiens (1220-1270), remarquable par la hauteur et la finesse de ses piliers, et Sainte-Chapelle (1241-1248), à Paris, où les murs pleins laissent largement la place aux vitraux.
 
Sainte Chapelle
 



L'architecture ogivale s'est principalement développée en France, où elle passe du style rayonnant au tardif style flamboyant (de la fin du XIVe au milieu du XVIe siècle), que l'on retrouve également dans la péninsule Ibérique (au Portugal, au contact de l'art islamique, il donnera naissance au style manuélin). L'architecture gothique gagne l'Angleterre à la fin du XIIe siècle, et y évolue vers le «decorated style» et le style perpendiculaire (XIV e siècle). Elle ne se répand dans le Saint Empire qu'au milieu du XIII e siècle; seules quelques cathédrales, comme celle de Cologne, commencée en 1248, égalent en taille et en qualité les modèles français. Mis à part la spectaculaire cathédrale de Milan, construite à la fin du XIV e siècle par des maçons français et allemands, l'Italie utilise généralement le gothique plus comme un décor que comme un système de construction global.
 
Hôtel de ville de bruges
 


Parmi les plus beaux exemples d'édifices civils gothiques figurent l'hôtel de ville de Bruges (1376-1420), en Belgique (dont la richesse à cette époque explique la grande concentration d'édifices tels que halles, comptoirs, hôtels, beffrois), le Palazzo Pubblico (commencé en 1298) à Sienne, en Italie, le pont Valentré (début du XIV e siècle) à Cahors.
 
 
La Renaissance
 
 
Tandis qu'en Europe du Nord et dans la péninsule Ibérique le gothique continue de produire des chefs-d'œuvre jusqu'au XVI e siècle, apparaît à Florence, au début du XV e siècle, un mouvement de renouveau artistique et architectural qui gagne l'Italie, puis toute l'Europe. L'architecture de la Renaissance revient aux ordres antiques - ionique, dorique et corynthien - et emploie l'arc en plein cintre, la voûte en berceau et le dôme.

A l'origine, la Renaissance florentine ne signifie pas une rupture totale avec la pratique traditionnelle. Pour l'église de Santo Spirito, à Florence, commencée vers 1436, Filippo Brunelleschi a recours à un plan basilical, à des arcs en plein cintre et à un plafond plat; mais les éléments traditionnels de l'architecture romane sont, en Italie, associés à un nouveau sens des proportions, à l'emploi de colonnes corinthiennes et à la construction d'un dôme à la croisée du transept. Commencée en 1420 sur les plans de Brunelleschi, la cathédrale de Florence, Santa Maria del Fiore (appelée aussi le Duomo de Florence), est considérée comme le premier monument de la Renaissance. L'architecte conçoit une vaste coupole de plan octogonal et à double coque pour alléger la structure. La couverture d'un espace de plus de 40 m de diamètre fut considérée à l'époque comme une prouesse technique sans précédent. Pour la réaliser, Brunelleschi combine le modèle romain de la coupole du Panthéon au système de construction gothique fondé sur la convergence des nervures. Le plan centré de cette réalisation majestueuse est devenu l'idéal de nombreux architectes de cette époque à Florence (Leon Battista Alberti et Michelozzo), et ultérieurement à Rome: au cours du XVI e siècle, une version plus monumentale de ce style y sera mise en œuvre par Bramante, Raphaël et Michel-Ange dans les plans successifs qu'ils proposeront pour la reconstruction de la basilique Saint-Pierre.
 
Cathédrale de Florence


Dans l'Europe du Nord, la Renaissance ne trouve à l'origine que peu de résonance et se limite longtemps à des changements décoratifs. Il faut attendre la première moitié du XVII e siècle pour voir s'affirmer un style véritablement classique, en Angleterre avec Inigo Jones et en France avec François Mansart. Le classicisme de ce dernier avait toutefois été amorcé, au XVI e siècle, par les œuvres de Pierre Lescot (fontaine des Innocents, hôtel Carnavalet) et Philibert Delorme (château d'Anet). L'esprit de la Renaissance est représenté par une grande partie des châteaux de la Loire (aile François I er du château de Blois, galerie de Catherine de Médicis du château de Chenonceaux, et, surtout, château de Chambord, avec son grand escalier à double hélice et sa terrasse décorée d'innombrables clochetons, lanternes, pignons, lucarnes et cheminées somptueusement ouvragés).
 
Chambord


Du maniérisme au Roccoco


 
Au XVe siècle, l'architecture florentine repose, pour produire des effets esthétiques, sur les proportions, des lignes simples et droites et l'utilisation correcte des détails classiques. Cependant, au cours du XVIe siècle, des architectes tels que Jules Romain et Michel-Ange abandonnent ce langage mesuré et retenu au profit d'une vision de ce style plus contournée et raffinée: le maniérisme transgresse délibérément les règles classiques, les déforme, quand il ne les raille pas, pour produire des effets de tension et de préciosité (à Florence, dans l'église San Lorenzo, bâtie par Michel-Ange, chapelle funéraire des Médicis, 1515-1534, et bibliothèque Laurentienne, commencée en 1524). Le Bernin et Borromini introduisent des formes curvilignes et incorporent sculpture et peinture à leurs bâtiments afin d'enrichir et de dynamiser ce style, appelé par la suite «baroque» (église Saint-Charles-aux-Quatre-Fontaines, à Rome, commencée par Borromini en 1638).
 
Egise Saint Charles aux Quatre Fontaines



La place Saint-Pierre a été dessinée à partir de 1656 par Le Bernin pour accueillir la foule des pèlerins venus recevoir la bénédiction papale. Commandée par le pape Alexandre VII, la place ovale est limitée par les deux bras d'une gigantesque colonnade. De Rome, le style baroque s'est répandu, aux XVIIe et XVIIIe siècles, jusqu'en Europe centrale et en Amérique du Sud.
Dans l'Europe du Nord, particulièrement en Autriche et en Allemagne, l'architecture baroque a atteint une exubérance et une liberté inégalées ailleurs, culminant avec sa forme tardive, le rococo, comme en témoignent les édifices de Johann Balthasar Neumann: résidence des princes-évêques de Würzburg, construite de 1719 à 1744, et église de Vierzehnheiligen (sanctuaire de pèlerinage aux Quatorze-Saints), bâtie de 1743 à 1772. En France, l'esprit du classicisme a beaucoup modéré l'influence du baroque et du rococo. Le palais de Versailles, commencé en 1669 par Louis Le Vau, et modifié et complété par Jules Hardouin-Mansart, exemple par excellence de l'élégance et du raffinement de l'architecture et de la décoration française de l'époque, sera imité dans toute l'Europe.


[size=16]Du néoclassicisme à l'éclectisme[/size]

Au milieu du XVIII e siècle, une réaction s'amorce contre les excès décoratifs du baroque et du rococo. Le néoclassicisme se fonde sur une interprétation austère et dépouillée de l'architecture grecque, dont l'historien de l'art Winckelmann vante la «noble simplicité et la calme grandeur», et de l'architecture romaine, que Piranèse contribue à remettre au goût du jour moins par ses rares réalisations d'architecte que par ses eaux-fortes (les Prisons) et par ses planches d'art décoratif: celles-ci constitueront le vocabulaire du néoclassicisme. Préférence pour l'ordre dorique grec, création d'une architecture aux formes géométriques pures, retour aux origines de l'architecture caractérisent ce style sévère bien en accord avec la philosophie rationnelle des Lumières.

A partir de la fin du XVIII e siècle et tout au long du XIX e siècle, on assiste en Europe et aux Etats-Unis à une série de renaissances stylistiques. La période est dominée par les partisans du style classique (eux-mêmes divisés entre «grecs» et «romains») et un regain d'intérêt pour l'art gothique. Le style néogothique apparaît à la fin du XVIII e siècle, en Angleterre: l'écrivain Horace Walpole fait figure de pionnier avec sa maison de campagne de Strawberry Hill. Puis le «gothic revival» se développe particulièrement pendant la période victorienne, avec notamment la reconstruction par sir Charles Barry du palais du Parlement, en 1840-1865, les quelque trente-neuf églises ou cathédrales et l'Albert Memorial élevés par sir George Gilbert Scott. Le style néogothique se répand aussi aux Etats-Unis (cathédrale Saint Patrick, à New York, par James Renwick, 1858-1879) et en France, où Viollet-le-Duc dirige la restauration de nombreux édifices médiévaux (église abbatiale de Vézelay, Notre-Dame apparaît une architecture monumentale fondée sur une synthèse de la grande tradition classique européenne depuis la Renaissance). La construction de l'Opéra de Paris (1861-1875) par Charles Garnier, pur produit de l'enseignement des Beaux-Arts, marque l'apogée de ce style.
Mais ces courants sont loin d'épuiser la diversité stylistique à laquelle les architectes ont recours. Au XIX e siècle s'est élargi le champ des références architecturales grâce au développement des connaissances archéologiques et aux apports des voyages exotiques. De nombreux bâtiments sont construits comme des imitations explicites et voulues d'architectures byzantine (cathédrale de Westminster, Londres, par John Francis Bentley, 1895), orientale ou égyptienne; d'autres en style gothique vénitien ou renaissant florentin; d'autres enfin mélangent tous ces styles, comme l'extravagant et colossal palais de justice (dû à Joseph Poelaert) qui domine Bruxelles.
 
Palais de Justice de Bruxelles


Ce n'est certes pas la première fois que des styles du passé sont remis à la mode: les architectes de la cour de Charlemagne, au IX e siècle, tout comme les Italiens du XV e siècle, avaient inclus des motifs classiques dans leurs édifices. Mais, au XIX e siècle, les styles classiques ou gothiques sont détachés de leur contexte historique d'origine pour être réemployés dans des programmes architecturaux très différents. Ainsi, bien qu'empreint d'une connotation religieuse chrétienne, le gothique peut être employé à la construction aussi bien d'une villa particulière, d'un gratte-ciel de bureaux new-yorkais (Woolworth Building, par Cass Gilbert, 1914), que d'une gare, telle celle de Turin, ou d'un hôpital.
 
Gare de Turin


Parallèlement à cet éclectisme généralisé, de nouvelles méthodes de construction et de nouveaux matériaux donnent naissance au XIX e siècle à une architecture moins dépendante de la tradition et plus tournée vers la recherche de l'originalité formelle. Les développements de la révolution industrielle et la définition de nouveaux types de programmes et d'édifices coïncident avec l'apparition et l'essor de l'architecture métallique. Le métal, employé à la construction de ponts dès la fin du XVIIIe siècle, sera bientôt étendu à la construction d'édifices les plus divers: passages couverts, halles, grands magasins, pavillons d'expositions (Crystal Palace, Londres, 1851), monuments commémoratifs (tour Eiffel, 1889) ou gratte-ciel, notamment aux Etats-Unis.


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