AU PETIT KIOSQUE DE LA POESIE

AU PETIT KIOSQUE DE LA POESIE

poemes videos creas humour
 
AccueilPortailCalendrierGalerieFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Derniers sujets
Juillet 2017
LunMarMerJeuVenSamDim
     12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31      
CalendrierCalendrier
Meilleurs posteurs
ninnenne
 
Josiane
 
lemesle jc
 
cecelle64
 
marianne
 
judithe
 
HADA
 
cocochanel
 
caline
 
Reine
 

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartagez | 
 

 Les cow-boys histoire (Ninnenne)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
ninnenne
moderateur
moderateur
avatar

Messages : 24438
Date d'inscription : 08/03/2012
Localisation : belgique

MessageSujet: Les cow-boys histoire (Ninnenne)   Lun 7 Jan - 13:02

les cow-boys !




Le mythe du cow-boy américain, cet habitant de la frontière
Jessica Lauzon (Histoire et Civilisation)
On nommait vaqueros le premiers cow-boy.
De l'espagnol, ce mot veut dire bouvier ou vacher. Déjà là, nous
désenchantons sur la dénomination même de ce personnage légendaire. Par
la suite, on adopta le mot cow-boy, inventé il y a plus de
mille ans par les irlandais, qui l'apportèrent avec eux lors de leur
arrivée en Amérique du Nord. Mais au début, étaient appelés cow-boys les voleurs de bétail. Ce n'est que plus tard, lors du développement exponentiel des ranches et de l'élevage en semi-liberté du bétail que l'on nommera cow-boys
les hommes chargés de rassembler et de conduire les troupeaux vers les
grands centres de tri (les abattoirs et les grands marchés tels que
Cincinnati ou Chicago).

Il ne faut pas se leurrer, les cow-boys
n'étaient pas de fiers cavaliers, bravant les tempêtes et les indiens
en prenant plaisir à provoquer des duels dans chacune des villes qu’ils
traversaient. Non, ils étaient des hommes comme tous les autres, qui
cherchaient un emploi et l'exécutaient du mieux qu'ils pouvaient. Ils
conduisaient des troupeaux pouvant aller jusqu’à 2500 têtes, été comme
hiver. Un cow-boy nommé W.A. Penil, dans le récit qu'il a
laissé de ces transhumances, nous raconte que dans un seul voyage, il a
essuyé une tempête qui tua le tiers du troupeau, les indiens lui
volèrent 58 chevaux sur 63, il rencontra un blizzard qui laissa 15 cm de
neige, ne trouva que des sources d'eau non potables, traversa le désert
de sel de l'Utah, où pour survivre, il but le sang des chevaux, et
passa au travers d'une muraille de montagne pour enfin parvenir à son
but ultime, la Californie.

Cette
vie, ou les périls étaient nombreux, n'avait pas à être enviée. Peu de
gens désiraient à cette époque prendre la place d'un cow-boy. Les dangers étant trop grands et le travail trop ardu. C'est en partie pourquoi les cow-boys
des années 1860 étaient en majorité texans ou noirs c’est-à-dire des
individus provenant de la couche très inférieure de la société. À
l'apogée de l'empire du bétail, on estimait leur nombre à 35 000, les
noirs représentant un cow-boy sur cinq.

Les propriétaires de ranches, grands et petits, pratiquaient l'élevage extensif. Les cow-boys
gardaient les bêtes, les rassemblaient, les marquaient au fer rouge et
les conduisaient par de mauvaises pistes d'un pâturage à l'autre,
parfois sur des centaines de kilomètres. Il leur arrivait parfois de
poser une selle de quarante dollars sur le dos d'un cheval en valant
dix, la plupart de leurs chevaux étant des mustangs capturés à l'état
sauvage et sommairement dressés. Le mythe de la monture fidèle à son
cavalier se révèle être ici, un simple rapport de force établi en
quelques heures, où la monture se soumettait ou était déclarée
indomptable et hors-la-loi. Le cow-boy disposait donc de deux à
huit de ces chevaux, tous à peu près sauvages, mais sachant très bien
ce qu'on attendait d'eux. Les hommes plus chanceux disposant de deux
montures pour le matin, deux pour le jour et deux pour le soir, les deux
dernières étant pour aller au village, à l'église ou pour remplacer un
cheval blessé.

Le cow-boy
moyen était souvent, au départ, un cavalier médiocre, l'expérience ne
venant qu'après de longues années à manger la poussière à l'arrière du
troupeau. La selle western avait cela de pratique, elle
permettait à un mauvais cavalier d’exécuter son travail au même titre
que celui plus habile et expérimenté. Ainsi, le cow-boy n'avait
pas besoin d'apprendre ce volet de son métier, son équipement lui
permettant d'échapper à l'école. Il se sentait plus en sécurité dans une
selle profonde et il était pratiquement impossible de tomber d'une
selle de cow-boy. Le cavalier peu sûr de lui aimait se raccrocher à
quelque chose en cas de problème, c'était un des rôles du pommeau de la
selle western. Le cow-boy galopait rarement vite, sauf
pour son plaisir, pour rabattre des bœufs ou encercler un troupeau
dispersé. Sur les longues distances, il marchait ou trottait.

Au ranch, un fois par année, au printemps, venait le temps du round-up.
Les journées dépassaient douze heures à travailler dans la poussière,
le sang, la fumée et le beuglement des veaux. C'est une étape
impérative, mais combien difficile au cow-boy qui doit
castrer, vacciner et marquer au fer les veaux de l'année. Pour un homme
qui vit paisiblement tous les jours de son existence avec ses bêtes, le round-up
lui est cruel, car c'est un étape douloureuse et violente pour les
animaux qui subissent toutes ces épreuves sans être anesthésiés. Le cow-boy est humain et souvent, l'odeur et l'atmosphère viennent à bout de lui. Ensuite vient l'été et avec elle le cutting, où il faut sevrer les veaux et couper leur cornes. Puis l’automne, puis l’hiver, continuel recommencement. Loin du cow-boy
la vie trépidante, pleine de surprises et d'aventures. Les seules
anecdotes qu'il aura à conter seront celles d'une journée comme les
autres.

La parure du cow-boy: un effet boeuf!
Même si l'on tient actuellement le costume de cow-boy pour un élément de fantaisie, il fut crée à l'origine pour des raisons pratiques. Le gardien de troupeau du XIXe siècle
portait ce chapeau à larges rebords si connu pour le mettre à l'abri du
soleil et de la pluie, qui protégeait sa tête lorsqu'il se frayait un
chemin à travers les branches d'arbres et qui lui servait d'oreiller la
nuit. Son foulard, la plupart du temps en soie, servait à éponger la
sueur, à faire des bandages, à filtrer l'eau, à faire un masque contre
la poussière ou contre les moustiques. Les pantalons n'étaient pas
collants, comme on les montre dans les films, mais lâches et rentrés
dans des bottes à hauts talons qui s'ancraient dans le sol quand il fallait retenir un veau et qui ne glissaient pas dans les étriers. Les pantalons de cuir, ou chaps,
donnaient une bonne adhérence à la selle, protégeaient du froid, du
frottement des grandes chevauchées, des épines, des morsures de
serpents, des ruades et de la pluie. Rien de plus pratique, les seules
fantaisies ayant peut-être été les ornements et les gravures ajoutés à
la selle, aux éperons et aux chaps.

Le
lasso, fait de cuir cru, de coton ou parfois de crins de cheval
tressés, servait à attraper le bétail et tendu entre deux arbres, il
faisait office d'enclos provisoire pour les chevaux. Le revolver ou le
fusil légendaire du cow-boy, quant à lui, n'était indispensable que pour
des raisons pratiques, telles que mettre fin à la souffrance d'une des
bêtes à sa charge ou pour tuer le gibier dont il se nourrissait pendant
les longues transhumances.

Avec
le déclin de l'empire du bétail, entre 1880 et 1900 et l'apparition des
clôtures, synonymes de la fin du libre pâturage, les conditions
d'élevage se modifièrent. Le travail du cow-boy consista
désormais à chevaucher le long d'immenses clôtures pour y repérer les
brèches et les réparer. Les transhumances passant de plusieurs mois à
quelques jours, on eut besoin de moins de chevaux. On se préoccupa
d'avantage de l'équitation d'agrément et les luttes qui opposaient
parfois les cow-boys pour leur plaisir aboutirent à l'industrie très organisée du rodéo.

Là peut-être est née la légende du cow-boy,
le public s'imaginant que les différentes épreuves du rodéo furent
celles qu'il devait affronter chaque jour durant toute sa vie. Hélas, ce
n'était que les tristes et risquées manœuvres qu’obligeait le métier.
On transforma alors les parties les moins trépidantes et les plus
dangereuses du travail de gardien de troupeau en foire publique. Entra
alors un métier et un mode de vie certes honorable, mais combien
difficile et peu enviable, dans l’imaginaire des enfants et des plus
grands, devenant le mythe du cow-boy américain.




Ninnenne
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
lemesle jc
Admin
Admin
avatar

Messages : 6286
Date d'inscription : 13/01/2012
Age : 69
Localisation : pyrenees atlantique

MessageSujet: Re: Les cow-boys histoire (Ninnenne)   Mar 8 Jan - 13:19

merci ma petite ninnenne pour cette lecture

c j'ai passer un bon moment

mille bisous

_________________
           
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://jeanclaude.forumgratuit.org
 
Les cow-boys histoire (Ninnenne)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» December boys
» Le cacatoes(photo et histoire) (Ninnenne)
» Tangara écarlate (photo et histoire) (Ninnenne)
» Australie : l’histoire d’amour de deux cow-boys
» [A LIRE] Histoire de la taverne + Tuto d'upload.

Permission de ce forum:Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum
AU PETIT KIOSQUE DE LA POESIE :: ici on parle de tous-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetSauter vers: