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 Religions monothéistes -(suite)

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ninnenne
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MessageSujet: Religions monothéistes -(suite)   Mar 28 Oct - 14:38

 - Christianisme - Saint Paul -

 
Saint Paul et l’expansion du christianisme


Après la mort de Jésus, le christianisme est éclaté en sectes. Ses disciples de Galilée rassemblent une première Église juive, à Jérusalem. Les Juifs de la Diaspora y sont nombreux et actifs, si bien que, dès les années 30, l'enseignement du Christ se répand jusqu'à Chypre, en Libye, en Asie Mineure et à Rome.
A Jérusalem même, certains convertis sont appelés les « hellénistes », parce qu'ils sont de culture grecque. Ils ont leur propre directoire, indépendant du collège des Douze Apôtres que dirige Pierre.
Ces hellénistes mènent une mission particulière qui, à la grande fureur des Juifs orthodoxes, les amène à s'en prendre au Temple, symbole de la nation juive.
Vers l'an 34, leur chef, Étienne, est lynché lors d'une émeute. Un jeune pharisien, Saul, assiste à la scène. Juif rigoriste, le jeune homme est très hostile à la secte d'Étienne. Mais, peu après, lors d'un voyage à Damas, le Christ lui apparaît et le convertit.
Saul de Tarse décide alors de se consacrer au Christ. Après avoir pris le nom de Paul, il fonde des communautés chrétiennes. 
 

Saint Paul

Surnommé l’Apôtre des gentils (c’est-à-dire des païens), Paul a joué un rôle capital dans la propagation du christianisme dans le monde gréco-romain.
Les sources essentielles de la vie de Paul sont les Actes des Apôtres et des Épîtres, auxquelles on peut joindre quelques éléments puisés chez les Pères de l’Église. La littérature apocryphe le concernant ne saurait être utilisée qu’avec d’infinies précautions.

Son nom était Saulos, forme grécisée de l’hébreu Shaul.

Issu d’une famille de notables, Paul est un intellectuel qui va admirablement utiliser les voies de communication de son temps.
C’est Paul qui va concevoir une Eglise à l’échelle de l’Empire. Il parle plusieurs langues et a intégré la géopolitique romaine.

L’apôtre se décrit lui-même comme petit, chauve et le nez crochu. Cependant, les artistes chrétiens ne retiendront que la calvitie.


[size=16]


Saint Paul . Mosaïque de Ravenne


Au départ, Paul est un pharisien intransigeant. Il commence par persécuter les chrétiens, et il apparaît pour la première fois dans les Actes des Apôtres gardant les vêtements des Juifs qui lapident Étienne. À la suite de cela éclate une persécution, et on voit Paul « allant dans les maisons, en arrachant hommes et femmes qu’il traînait en prison ».
Tandis qu’il se rend à Damas pour y persécuter la communauté chrétienne, Paul a une vision du Christ qui provoque sa conversion à la religion de ses adversaires.

L’apôtre Jean s’établit à Ephèse, Pierre, à Rome, où l’empereur Néron le fera mettre à mort en l’an 64.
Paul reçoit l’agrément de Pierre et des Douze et, à l'issue d'un temps d'apprentissage, rejoint une équipe missionnaire de prophètes et de docteurs. Il participe, comme second de l'apôtre Barnabé, à la fondation de l'Église d'Antioche (l'actuelle Antakya, en Turquie). C'est là qu'apparaît pour la première fois le nom de « chrétiens » - «ceux du Christ» -, forgé par les Romains vers l'année 40.




Michelangelo. Conversion de Saint Paul. 1542-1545. Fresques. Chapelle Pauline , Vatican


Pour mieux s'intégrer à la société des colonies romaines, Saul prend alors un surnom latin. Désormais, il s'appellera Paul. Aidé de ses compagnons, il évangélise aussi la côté anatolienne. Quant à Pierre, qui a quitté la Judée, il prêche en Syrie, en Grèce et même à Rome.


Séparation entre le christianisme et le judaïsme

Tout apôtre s’active à désigner pour chaque église un « surveillant », en grec « episkopos », le futur évêque et également un « ancien », en grec « presbyteros », qui deviendra le prêtre.
 [/size]
Ils reçoivent le pouvoir de prêcher, de baptiser et de célébrer l’eucharistie. 

 
Paul est le champion d'un christianisme autonome, qui se détachera progressivement du judaïsme, jusqu'à la destruction du Temple et de Jérusalem, en 70.


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Raphael. Carton pour St. Paul prêchant à Athènes. c1513-1514. Victoria and Albert Museum, Londres


Il reste fidèle à l'Église chrétienne de Jérusalem, pour laquelle il collecte des fonds. Mais, afin de faciliter les conversions, il prône l'abolition des rites juifs (circoncision, nourriture kasher) pour les païens convertis au christianisme. La réunion apostolique de Jérusalem, en 51, impose au contraire à ces derniers les mêmes obligations qu'aux Juifs. Conséquence contre-missions et polémiques se succèdent dans les Eglises instituées par Paul. À Antioche, il rompt avec Pierre, mais il est désavoué par l'Église.

 [/size]
En 52, il s'installe à Éphèse, conçoit dès lors sa mission comme universelle et projette d'aller à Rome. Il y arrivera d’ailleurs. 

 
 
A partir de là, une énorme controverse a vu le jour sur les relations de Paul et de Néron ainsi que sur la mort de cet apôtre. 

 
 
Certains auteurs pensent qu’il a finalement subi le martyre en 64, lors de la persécution de Néron, rapportée par Tacite. 
 

 
 
D’autres soutiennent qu’il a été acquitté, mais on est désormais dans le domaine de l’hypothèse. 
 

 
Libéré, Paul se serait rendu en Espagne, puis serait revenu en Orient, à Éphèse, en Macédoine et en Grèce : ce serait au cours de ces ultimes pérégrinations qu’il aurait rédigé sa Première Épître à Timothée et son Épître à Tite. 
 
Après la persécution de Néron, il aurait été arrêté car appartenant à une secte tenue désormais pour criminelle. Ramené à Rome, tenu dans une dure captivité, il aurait eu un long procès avant d’être décapité sur la voie d’Ostie, vers 67. 

 

 
[size=16]

L'arrestation de Paul. IVe siècle. Grotte Vaticane, Rome


Concernant les relations de Paul et de Néron, il est difficile de discerner le vrai du faux.
Cependant, la Bible donne des indications. Paul serait rentré en contact avec l’empereur par l’intermédiaire de Sénèque qui est le précepteur de Néron, grand philosophe et homme des lettres.


 [/size]
Introduit dans la maison même de l’empereur, il peut commencer son évangélisation. 

 
 
Paul fait tout pour convertir Néron et dans les lettres avec Sénèque bien 
 
que considérées comme apocryphes, il semblerait que Néron ait été très réticent à cette nouvelle religion. 

 
 
Difficile de trier le vrai du faux. De même, la controverse continue quant aux instigateurs de l’incendie de Rome.
Certains accusent Néron,d’autres les Chrétiens.
 

 

 
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Saint Paul et les Apôtres. Mosaïque de Ravenne


 
Il est assez étrange de constater que ce soit Saül de Tarse, un citoyen romain, grand persécuteurs de chrétiens, et qui n’a jamais connu Jésus, qui fut celui qui a répandu le message de Jésus dans tout l’empire romain. 
 
C’est en grande partie grâce à lui, et à la conversion de l’empereur Constantin (vers 310), que l’Eglise est présente au IVe siècle dans tout le Bassin méditerranéen jusqu’en Afrique du Nord.
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[size=24] - Christianisme - naissance -


Jésus-Christ et la naissance du christianisme
 
Fondateur de la religion chrétienne, Jésus-Christ est, de l'aveu même des incroyants, un des personnages essentiels de l'histoire. 
Le christianisme débute par la prédication de Jésus qui annonce à l'humanité l'avènement du royaume de Dieu.

Au départ, simple secte dérivée du judaïsme palestinien, tolérée en tant que telle par les autorités romaines, le christianisme va s'affirmer comme une religion révélée qui accomplit la religion de Moïse. Avec également cette singularité que son fondateur Jésus, Iéchoua, qui veut dire « Yahvé est salutaire » en hébreu, n'est pas seulement un simple intermédiaire entre la divinité et l'humanité, mais Dieu lui-même, en personne.
 
La naissance de Jésus de Nazareth
 
Selon les évangiles, Jésus de Nazareth naît à Bethléem, en Palestine, au temps du roi Hérode, lors d'un voyage de ses parents. 
Comme il n'y a pas de place dans les auberges, Marie, sa mère, accouche dans une grotte qui sert d'étable. L'enfant reçoit l'hommage de trois «Rois mages », Melchior, Gaspard et Balthazar, venus d'Orient lui offrir l'or, l'encens et la myrrhe.

Hérode, prévenu de la naissance d'un « roi des juifs », ordonne de tuer tous les nouveau-nés.
 
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La Vierge aux cerises, par Annibal Carrache. Peinture à l'huile. (Musée du Louvre, Paris.)
 
Prévenu par un songe, Joseph, son père et l'époux de Marie, s'enfuit en Egypte avec sa famille, avant de regagner Nazareth en Galilée. Certainement charpentier comme Joseph, Jésus mène une vie « cachée» jusqu'à l'âge de 30 ans.
 
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Tête du Christ de Wissembourg. Détail d'un vitrail roman du milieu du XIe siècle. (Musée de l'Œuvre Notre-Dame, Strasbourg.)
 
Jésus est originaire de Nazareth en Galilée : tel est l'état civil qui va figurer sur sa condamnation. Pourtant ses origines sont en Judée puisqu'il descend du roi David. Sa généalogie est connue et il appartient à une vieille famille juive ; c'est à Bethléem qu'il est né, mais on ne peut préciser la date exacte de sa naissance puisque les Évangiles se réfèrent soit au règne d'Hérode le Grand, qui mourut en 4 avant notre ère, soit au recensement de Quirinius, qui a pu avoir lieu soit entre 12 et 8, soit en 6 de notre ère.
En tout cas, la date « officielle » de la naissance de Jésus, qui détermine notre ère, fut calculée au Ve siècle sur des bases erronées.
Le milieu galiléen est très ouvert; la population est cosmopolite et certaines villes, comme Césarée, sont très hellénisées ; les ports phéniciens sont tout proches. Jésus vit donc au contact de païens et sa langue est l'araméen, qui est même utilisé à la synagogue. Il apprend à lire et à écrire; son métier manuel (charpentier) et sa connaissance de la campagne ne permettent pas de le situer plus précisément dans la société de son temps, dont il reflète pourtant les préoccupations.
 
La rencontre des Baptistes
 
Comme bien d'autres juifs, Jésus quitte son village pour s'intégrer à un groupe en recherche de Dieu. Il rejoint les baptistes, qui refusent la religion formaliste, dépendant du Temple.
Dans l'attente d'une manifestation de Dieu, ils se distinguent par leur exigence de pureté, dont le baptême est le symbole.
 
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Cinq scènes de la vie de Jésus: nativité,l'annonce faite par les anges aux bergers, la résurrection, l'entrée triomphale à Jérusalem, l'Ascension (Xe siècle, Musée du Louvre, Paris)
 
Jean le Baptiste prêche le repentir et la conversion. Après l'avoir rencontré, Jésus découvre sa mission prophétique et recrute dans ce milieu ses premiers disciples.
Il prend vite la tête d'un petit groupe indépendant, et ne suit pas le Baptiste dans son ascétisme et son refus du monde; lui-même ne baptisera pas, prêchant à la manière d'un docteur, d'un savant. Ses disciples viennent de partout et le groupe de Jésus semble particulièrement ouvert, alors que les sectes du temps sont très exclusives.

 
Jésus, le prédicateur
 
Jésus fait de nombreuses retraites dans le désert, mais il prêche surtout en milieu urbain. Sa mission, inaugurée dans les synagogues de Galilée, s'ouvre aux Samaritains, marginalisés par les juifs, et même aux Syriens et aux Romains sympathisants du judaïsme.
 
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Jésus commence sa vie publique et sa prédication en se faisant baptiser dans le Jourdain par Jean le Baptiste (IVe siècle. Musée de la civilisation romaine, Rome)
 
Jésus se déplace beaucoup entre la Galilée et Jérusalem. Mais on ne peut établir le nombre de ses séjours à Jérusalem ni la durée de sa prédication : tout pourrait se réduire à un an, selon l'Evangile de Marc, ou se développer sur trois années, selon celui de Jean.
 
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La multiplication des pains (Basilique Saint-Apollinaire-le-Neuf, Ravenne)
 
Il fait par ailleurs d'autres voyages, en Phénicie et dans la Décapole, au nord et à l'est de la Galilée. Il utilise l'hospitalité d'amis et de sympathisants, ce qui l'introduit parmi les patrons pêcheurs aussi bien que parmi les fonctionnaires ou les intellectuels. Accueilli dans les familles, il fait surtout des adeptes parmi les femmes celles-ci sont nombreuses à contribuer à sa mission et à l'accompagner dans ses déplacements, ce qui est assez singulier pour l'époque, mais révélateur de l'intérêt que Jésus porte à leurs aspirations mystiques.
 
L'enseignement de Jésus
 
Il énonce des règles de vie sociale, mais surtout il prophétise. Certaines exhortations à la conversion, les prédictions sur la fin du monde ou les malédictions ont des accents qui rappellent la tradition des anciens prophètes. Mais Jésus pratique aussi la méthode des rabbins de son temps, qui est d'utiliser des récits illustrés appelés « paraboles ».
La vocation de prophète de Jésus se manifeste nettement quand il chasse les « démons » et guérit les malades, car juifs et païens s'attendent à des manifestations surnaturelles de la part d'un homme de Dieu.
 
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La guérison du paralytique (Basilique Saint-Apollinaire-le-Neuf, Ravenne)
 
La maladie a un aspect religieux : imputée à des esprits mauvais, omniprésents, elle doit inciter au repentir et à la purification.
Dans les synagogues, on commente abondamment les miracles de la Bible, que le Messie devra accomplir à son tour.
Ainsi Jésus est-il peu à peu perçu comme le Messie-roi, celui qui proclame le règne de Dieu, celui qu'annoncent les Psaumes et qu'attendent les esséniens.
L'idée de l'avènement du Messie est très contestataire, dans un pays en pleine effervescence et imprégné d'un nationalisme exacerbé.

 
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La Maison de la Vierge. C'est là que la mère de Jésus serait venue finir ses jours, accompagnée de Jean. Aujourd'hui, en Turquie, cette maison accueille chaque année des centaines de milliers de pèlerins
 
Le recensement de l'an 6 est l'occasion d'un soulèvement en Galilée. Un esprit de révolte marqué par des mouvements de résistance sporadiques s'instaure et on peut supposer que certains disciples de Jésus, comme Judas Iscariote, en sont proches.
Jésus n'utilise pas volontiers son titre de Messie, préférant celui de « Fils de l'homme ». Il insiste sur la valeur de la souffrance, qui sauve les hommes, et non sur la puissance et la gloire. Le salut qu'il promet est d'ordre mystique et non pas révolutionnaire.
 
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Le symbole de la croix est apparu très tôt dans l'Antiquité
 
Il refuse la grève de l'impôt, s'enfuit dans la montagne pour éviter d'être proclamé roi. Il prêche la conversion individuelle, sa prédication est de plus en plus centrée sur le thème de sa mort et de sa résurrection.
 
Apôtres et disciples
 
Les disciples de Jésus viennent de tous les milieux patrons pêcheurs, comme Pierre, fonctionnaires de; impôts, notables pharisiens... Quelques-uns comme Matthieu et Judas sont des scribes et des comptables. Parmi ces Galiléens qui parlent l'araméen, certains sont hellénisés, comme André et Philippe, dont les noms sont grecs. Tous sont engagés personnellement envers jésus, mais ils ne vivent pas en permanence auprès de lui : ainsi Pierre a une famille. Disciples et sympathisants vont se structurer autour des douze apôtres, sous l'autorité de Pierre.
 
La condamnation de Jésus
 
Ce n'est pas la croyance de Jésus en la résurrection qui choque l'opinion, car elle est répandue chez les pharisiens. Ce qui lui vaut le plus d'inimitié, c'est l'ambiguïté de ses propos sur le Temple.
Jésus affirme que Dieu habite le cœur de l'homme, et ne privilégie pas l'édifice de pierre. Il compare son propre corps au Temple et en prédit la destruction.
 
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Le mont des Oliviers est l'endroit où Jésus, trahi par l'un des siens, prononce le "Fiat voluntas tua" (Que ta volonté soit faite), énoncé dans le "Notre-Père"
 
De plus, il a chassé les marchands de l'esplanade du Temple, perturbant ainsi le rituel des sacrifices, ce qui ressemble à une provocation. Aussi la milice du grand prêtre se chargera-t-elle de son arrestation.
Mais le véritable catalyseur de toutes les oppositions est l'accueil royal que reçoit Jésus à Jérusalem, à la veille de la pâque. Il avait échappé à la foule en liesse en se réfugiant à Éphraïm, mais cette même foule vient le chercher à Béthanie et l'escorte à Jérusalem, où il entre en Messie. Tous attendent une révolution, mais Jésus continue son enseignement et retourne à Béthanie. La foule est désenchantée, l'événement semble sans lendemain, mais les notables ont peur : Jésus est désormais considéré comme un élément subversif qu'il faut éliminer.
 
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Scènes de la Passion: en bas, Jésus comparaît devant le grand prêtre, puis devant Pilate. En haut, l'apôtre Pierre le renie trois fois "vant que le coq ait chanté". (IVe siècle, Musée de la civilisation romaine, Rome)
 
On utilise la déception et la frustration d'un de ses disciples, Judas.
Condamné à mort comme blasphémateur par le Sanhédrin, la plus haute autorité rabbinique de l'époque, devant lequel il s'était présenté comme le fils de Dieu, le prévenu sera conduit au procurateur romain, Ponce Pilate, afin de ratifier la sentence, déjà portée contre lui par une bonne partie de l'opinion juive. Mais devant le tribunal d'un empire multinational, plutôt tolérant, l'argument religieux reste inopérant. Il doit donc être tourné en accusation politique : Jésus ayant dit qu'il était le Messie attendu par le monde juif, n'a-t-il pas avoué qu'il était le roi d'Israël ? C'est pourquoi la croix du supplice portait en écriteau INRI, (Jésus de Nazareth roi d'Israël), allusion directe à sa condamnation politique.
 
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La Crucifixion. Détail du polyptyque de l'église des antonites d'Issenheim, exécuté vers 1511-1516 par Matthias Grünewald. (Musée d'Unterlinden, Colmar.)
 
Pendant le procès de Jésus, Pilate se lave symboliquement les mains, abandonnant celui-ci aux Juifs qui veulent sa mort. Le gouvernement de Ponce Pilate en Judée (26-36) fournit le repère chronologique le plus précis sur la vie de Jésus.
C'est comme « roi des juifs », aspirant à la royauté et coupable de lèse-majesté, que Jésus est condamné et exécuté. 
Le mode d'exécution est la crucifixion, utilisée par les Romains pour servir d'exemple dans les révoltes.

 
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Soldats dormant devant le sépulcre et résurrection (Ivoire. Ve siècle, Musée du château Sforza, Milan)
 
Comme tous les condamnés, Jésus transporte la poutre transversale de la croix jusqu'au lieu de l'exécution; il porte aussi un écriteau indiquant en trois langues le motif de sa condamnation. On l'anesthésie quelque peu avec du vin avant de le clouer au poteau. Il meurt très vite et on l'enterre immédiatement. 
On est, sans doute, le vendredi 7 avril 30, veille du sabbat pascal.

 
De Jésus au Christ
 
La religion chrétienne naît trois jours plus tard, lorsque les disciples découvrent le tombeau vide, cet événement fonde leur foi en la résurrection de Jésus, le « premier-né d'entre les morts » selon les quatre Évangiles, qu'ils reconnaissent alors comme le Messie, « l'oint de Dieu », le Christ.
 
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Déposition de croix. Peinture à l'huile du Pontormo. (Église Santa Felicità, Florence.)
 
Les apôtres le verront, réunis tous ensemble, quelques semaines plus tard. Chacun reçoit de lui la mission de porter son message d'un bout à l'autre du monde afin de baptiser chaque nation. Il fait de l'apôtre Pierre l'assise fondatrice de l'Église à naître : « Et moi, je te dis que tu es Pierre et sur cette Pierre je bâtirai mon église... » (Matthieu 16:3-19).
 
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L'Ascension. 40 jours après la résurrection de Pâques, Jésus, caché par une nuée, s'élève dans le ciel (IXe siècle, Bibliothèque nationale, Paris)
 
Si les premiers disciples pratiquent encore la religion d'Abraham et de Moïse tout en observant les nouveaux rites, il n'en est plus de même après la Résurrection. Désormais, être chrétien, c'est croire que Jésus, Fils de Dieu fait homme, est venu sur terre, qu'il est mort sur la croix et qu'il est ressuscité pour le salut des hommes. Si l'eucharistie scelle la nouvelle alliance par le sang du Christ, le baptême marque l'entrée dans la communauté de l'Église.
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 - Christianisme - Jésus Christ -


 
Jésus-Christ a-t-il existé ?
 
Juif de Palestine et fondateur du christianisme, la vie de Jésus est assez mal connue. Les documents non chrétiens sur Jésus de Nazareth sont peu nombreux ; il en va de même pour la plupart des fondateurs de religion, Moïse, Bouddha ou Mahomet. Ils existent cependant des preuves qui suffisent pour rassurer ceux qui auraient pu douter de l’existence même de Jésus. Les historiens sérieux sont unanimes à affirmer sans hésitation que Jésus a bien existé.
 
Comment connaissons-nous Jésus ?
 
Trois auteurs latins mentionnent indirectement l’existence de Jésus, sans fournir d’autre précision que sa crucifixion sous l’empereur Tibère ; ainsi, en plus de Suétone (en 120), Pline le Jeune signale dans une lettre à l’empereur Trajan (en 110) que les chrétiens « chantent des hymnes au Christ comme à un dieu », et l’historien Tacite (en 116) dit à leur propos : « Ce nom leur vient de Christ, qui avait été, sous le règne de Tibère, livré au supplice par Ponce Pilate » (Annales, XV, 44).
 
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Christ. Sculpture sur bois ; art bourguignon, première moitié du XIIe siècle. (Musée du Louvre, Paris.)
 
En 93, l’historien Flavius Josèphe (37-97) raconte le martyre de Jacques, « un frère de ce Jésus qu’on appelle le Christ » (Antiquités juives, XX, 200), et, dans un texte qui, par la suite, a été surchargé par les chrétiens de notations apologétiques, mais dont on a pu reconstituer l’original, il rapporte que Jésus a groupé des disciples et que ceux-ci disent l’avoir vu vivant après sa mort.
En dehors du Nouveau Testament les textes chrétiens n’apportent guère de renseignements valables.
 
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La Résurrection (1586), par le Greco. Peinture à l'huile. (Musée du Prado, Madrid.)
 
L’apocryphe découvert en Haute-Égypte à Nag Hamadi en 1945, mal intitulé Évangile de Thomas, pourrait offrir un texte des paroles attribuées à Jésus qui, parfois, serait plus ancien que le texte des Évangiles.
Les textes non évangéliques du Nouveau Testament ne sont pas d’un très grand secours non plus. Les Actes des Apôtres ainsi que les lettres de Paul, de Jean ou de Pierre se réfèrent sans doute volontiers à la personne de Jésus, à son enseignement et à son sacrifice sur la croix ; mais en dehors de ces faits majeurs, ils ne rapportent aucun détail de sa vie terrestre.
 
Les Evangiles
 
Les quatre Évangiles constituent donc la seule source abondante sur Jésus. Ces petits livrets, écrits en grec, s’étendant sur quelque 200 pages, nous sont parvenus dans des conditions manuscrites meilleures que toute autre œuvre littéraire du passé.
 
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Les symboles des évangéliste: l'Homme pour Matthieu, le plus humain des évangélistes ( IX siècle. Bibliothèque nationale, Paris.)
 
Le terme « évangile » (en grec, » bonne nouvelle ») désigne à la fois le message de Jésus et des apôtres et les écrits qui le consignent. Apparaissent aussi des recueils de
« Dits » et de « Signes », rassemblant les traditions diffusées oralement par les apôtres.

(Ci-dessous). Luc, assis sur un banc, écrit sur un rouleau qu'il tient sur ses genoux. Luc est l'auteur du troisième Évangile, écrit après la chute de Jérusalem, entre 70 et 90, et qui s'adresse plutôt à des païens qu'aux juifs.
(Xe siècle. Osterreichische Nationalbibliothek, Vienne)

 
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L'Église a retenu quatre Évangiles : celui de Marc, celui de Matthieu, celui de Luc et celui de Jean.
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L'Évangile de Marc est le plus court et sans doute le plus ancien. Le récit de Matthieu est une suite de « Dits », organisés en grands discours, tandis que Luc tente d'établir une trame chronologique et de faire oeuvre d'historien.
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Les symboles des évangélistes. le Lion, animal du désert, pour Marc, qui commence par une évocation du désert ( IX siècle. Bibliothèque nationale, Paris.)
 
À côté de ces trois textes «synoptiques » (du grec signifiant « qu'on peut lire ensemble »), l'Évangile de Jean sélectionne des éléments particuliers de l'enseignement de Jésus dans une perspective philosophique issue du judaïsme hellénisé.
Toutes les attributions à des auteurs précis sont arbitraires, mais chaque Évangile résulte de l'élaboration de la Tradition par une communauté particulière : romaine (pour Marc), d'Antioche (pour Matthieu), grecque (pour Luc), peut-être essénienne (pour Jean).

 
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Ange au début d’un Évangile du VIIIe siècle. L'Évangile de Matthieu, l'un des trois Évangiles dits « synoptiques », est le plus « historique » ; il s'adresse surtout aux chrétiens convertis du judaïsme.
(Codex Aureus. VIIIe siècle. Kungl. Biblioteket, Stockholm)

 
La collection Bodmer compte deux codex du IVe Évangile qui datent de la fin du IIe s. et il existe un papyrus reproduisant en recto-verso de quelques versets de Jean, XVIII, 31-33 et 37-38, qui date de l’an 125, pour ne point parler de l’identification toute récente d’un papyrus de Qumran, datant du Ier s, qui pourrait reproduire Marc, VI, 52-53.
 
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Les symboles des évangélistes : l'Aigle, animal des cieux, pour Jean, parce qu'on lui attribue aussi les visions de l'Apocalypse, dernier livre du Nouveau Testament. ( IX siècle. Bibliothèque nationale, Paris.)
 
Des Évangiles, le plus ancien est celui de Marc, rédigé, peut-être à Rome, vers l’année 67. La parution des Évangiles de Matthieu et de Luc a pour marges extrêmes les années 75 et 95.
L’Évangile de Jean est daté des environs de l’an 100.
 
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Les symboles des évangélistes : le Taureau pour Luc ( IX siècle. Bibliothèque nationale, Paris.)
 
Ils racontent tous ce qu’a fait Jésus depuis son baptême au Jourdain jusqu’à sa mort et sa résurrection ; mais ils varient considérablement dans la présentation du sens et des détails, allant parfois jusqu’à d’apparentes contradictions dans l’ordre de la chronologie ou de la topographie.
 
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Ci-dessus:Luc. Bon écrivain, médecin renommé, il est aussi l'auteur des Actes des Apôtres qui, avec les Épîtres écrites par Paul, Pierre, Jacques, Jude et jean, sont un témoignage sur la vie des premières communautés chrétiennes. Luc est symbolisé par un taureau, animal du sacrifice.
(Fin du Xe siècle. Bayerische Staatsbibliothek, Munich.)

En effet, ils ne veulent pas être des « biographies » au sens moderne du mot ; ce sont des livrets rédigés par des croyants pour susciter ou entretenir la foi en Jésus. Il s’ensuit que l’historien rencontre de grandes difficultés pour découvrir, derrière le souci de rendre actuelle la vie de Jésus, les événements tels qu’ils se sont passés.
Ces sources ont été élaborées au cours des quelque trente ou quarante années qui séparent les textes de l’époque ou vécut et mourut Jésus ; paroles et gestes du Christ ont été très tôt communiqués en des traditions dont on peut reconnaître souvent la valeur historique indéniable.
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 - Judaïsme -

 
La naissance du monothéisme
 
Un Dieu unique, tout-puissant, exclusif, créateur et Maître de l’univers : tel est la base du monothéisme.
Mais, comment le monothéisme a-t-il fini par s’imposer aux premiers Hébreux et pourquoi justement à eux ?
 
Dieu et l’histoire
 
Il n’est pas facile pour l’historien de départager, dans le récit biblique, les données objectives de celles qui le sont moins. Si la Bible raconte bien une histoire, c’est loin d’être un livre d’histoire.
C’est l’archéologie qui fournit les apports les plus précieux infirmant ou corroborant le récit biblique.
Comment et pourquoi, une petite peuplade orientale surgie dans l’ombre de la puissance babylonienne entreprend-elle une révolution religieuse aussi radicale ?
En effet, le monothéisme va créer une véritable révolution mentale, sociale et politique dans le monde entier.
L’ensemble d’écrits que nous appelons « Bible », d’après les mots grecs ta biblia signifiant « les livres » constitue la principale source écrite pour la connaissance du peuple hébreux et de la naissance du monothéisme.
Les Hébreux sont issus de pasteurs nomades émigrés de Mésopotamie vers le pays de Canaan.
Selon la Bible, les Hébreux descendent d’un patriarche, Abraham, qui, entre 2000 et 1700 avant notre ère, reçut l’ordre de quitter la Mésopotamie (Genèse, XII, 5).
Il n’est pas certain qu’Abraham ait existé. Son nom a peut-être été recréé à partir du mot « hébreu » pour donner à ce peuple un ancêtre mythique.
Les sources non bibliques confirment le déplacement de patriarches, ces ancêtres dont parle la Genèse, depuis la cité d’Our en Mésopotamie jusqu’en pays de Canaan.
 
Abraham
 
A l’origine, il y a « l’alliance » conclue par Dieu avec Abraham. Ce dernier va quitter Our, en Chaldée, suite à l’injonction divine : » Eloigne-toi de ton pays, de ton lieu natal et de la maison paternelle, et va au pays que je t’indiquerai. » (Genèse 12 :1).
Abraham va entreprendre un immense voyage vers le pays de Canaan.
Abraham est issu d’un clan polythéiste d’Our en Chaldée. Abraham est âgé et désespère d’avoir un fils. Sa femme, Saraï (Sara), elle aussi âgée, lui donne sa servante, qui enfante Ismaël, l’ancêtre des Arabes.
Abraham a 109 ans quand, après s’être fait circoncire, avec les membres de sa tribu, il reçoit la visite d’anges sous la forme de trois hommes. Ces derniers lui annoncent qu’il aura un second fils de sa femme mai aussi que Sodome, ville de tous les pêchés, sera détruite.
Voulant éprouver la foi d’Abraham, Dieu commande qu’il sacrifie ce fils tant attendu, Isaac. Devant l’obéissance d’Abraham, il arrête son bras.
 
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Le test est réussi. Abraham est désigné comme le « Père des croyants ».
De lui, le premier Hébreu et le premier des trois « Patriarches », sont issus Isaac, son fils Jacob et les douze fils de celui-ci, qui seront les héros des douze tribus d’Israël.
La Bible appelle « patriarches » les premiers descendants d’Adam et Eve, célèbres pour l’âge fabuleux que chacun d’eux a atteint.
C’est le point de départ, consigné comme fait d’histoire, d’un peuple et de sa religion.
Le contexte évoque le début du deuxième millénaire, plus précisément le règne de Hammourabi à Babylone, dont le célèbre code semble avoir influencé la législation biblique.
Dès cette époque lointaine, les principaux traits du monothéisme hébraïque sont en place.
Les migrations d’Abraham et de son clan sont celles de nombreux peuples du Croissant fertile, cherchant de meilleurs pâturages pour leurs troupeaux.
 
Un monothéisme d’exclusion
 
A début, l’existence d’un Dieu unique n’exclut pas forcément la persistance d’autres divinités. En effet, c’est la religion qui donne aux Hébreux leur identité. Au début, ils sont simplement « monolâtres », n’adorant qu’un seul Dieu mais tolérant ceux des autres peuples.
Ils deviennent monothéistes dès la fin du IIe millénaire. Dès l’origine, c’est un monothéisme d’exclusion.
Le « Dieu jaloux » des Hébreux ne tolère pas de divinités concurrentes.
Ce Dieu unique est immatériel et inaccessible. On ne peut donc le mettre en images et son nom même est imprononçable.
Désigné par le tétragramme Yahvé, il est « Celui qui est ».
 
Un peuple élu
Le monothéisme hébraïque a pour cadre une terre particulière, la terre de Canaan, promise à Abraham et à sa descendance.
Il a également pour fondement une alliance éternelle que Dieu noue avec son peuple élu. Cette élection impose plus de contraintes que de privilèges.
Cette Alliance est une alliance de combat. C’est dans la lutte, dans le terrible corps à corps avec l’ange, que Jacob, le troisième Patriarche, a mérité de prendre le nom d’Israël, littéralement : « Celui qui a eu raison de Dieu ».
L’histoire du peuple hébreu est placée sous le double signe de l’exode et de l’exil :

  • Exode d’Abraham de Chaldée jusqu’au pays de Canaan
  • Exode des Hébreux d’Egypte vers la Terre promise, sous la conduite de Moïse
  • Plus tard, les Hébreux vivront l’exil à Babylone


Le monothéisme est un projet universel. Dieu est le Dieu de tous les hommes, pas seulement le Dieu des Hébreux.
La transcendance de Dieu gomme les différences entre les hommes et les rend égaux.
Comme l’a si justement fait remarquer Ernest Renan, c’est le monothéisme hébraïque qui permet l’éclosion d’une justice véritablement universelle.
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Religions monothéistes -(suite)
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