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 Arbres et arbustes (Le rhododendron -Le camélia -Le Bonsaï - et autres

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ninnenne
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MessageSujet: Arbres et arbustes (Le rhododendron -Le camélia -Le Bonsaï - et autres   Mar 22 Sep - 13:44

Arbres et arbustes - Le rhododendron -

 
Rhododendron du grec - rhodon : rose, rosier, et - dendron : arbre, littéralement arbre à roses. Les rhododendrons et les azalées sont un genre de plantes à fleurs appartenant à la famille des Éricacées. Les azalées persistantes appartiennent aux sous-genres Azaleastrumet Tsutsusi. Les azalées caduques au sous-genre Pentanthera. Les rhododendrons arbustifs appartiennent au sous-genre Hymenanthes (qui comprend les espèces sans écailles, ou élépidotes), Rhododendron (qui comprend les espèces avec écailles, ou lépidotes) etTherorhodion. Les deux autres comprennent des cas particuliers. Ces sous-genres sont généralement peu ou pas fertiles entre eux.
 
À l'exception des vireyas, les rhododendrons sont essentiellement rustiques. On les rencontre dans les régions montagneuses, telles que les Alpes, les Pyrénées, le Caucase lesCarpathes et l'Himalaya. Beaucoup sont originaires de Chine et du Japon, et beaucoup se sont répandus en Laponie et en Sibérie.
 
 
À l'époque médiévale, le rhododendron était appelé « Rosage », terme qui a été conservé jusqu'au XVIIIe siècle, puisque Joseph Pitton de Tournefort introduisit en 1702 le « Rosage de la mer Noire », à la suite d'un voyage en Asie Mineure. C'est au naturaliste Carl von Linné que l'on doit la dénomination de Rhododendron.
 
 
Le rhododendron a commencé à être réellement cultivé comme espèce horticole par John Tradescant qui en 1656, rapporta un Rhododendron hirsutum des Alpes. Cependant, le véritable succès du rhododendron a commencé avec les espèces d'origines himalayenne et chinoise (Rhododendron auriculatum et seroticum), au milieu du XIX siècle.
 
Rhododendron auriculatum
 
Les rhododendrons sont généralement des plantes formant des arbustes étalés ou arrondis, parfois des arbres pouvant atteindre jusqu'à quinze mètres de hauteur, notamment dans l'Himalaya. Ils sont généralement sempervirents, bien que les azalées aient parfois des feuilles caduques. Leur feuillage est vert foncé.
 
 
Ce sont des plantes extrêmement acidophiles, que l'on regroupe parfois sous le terme générique de plantes de terre de bruyère. Cependant, certains rhododendrons acceptent d'être cultivés en sols neutres, voire légèrement calcaires (Rhododendron hirsutum).
 
Les fleurs, en forme de trompette évasée, peuvent être roses, blanches, rose lilas, mouchetées de pourpre, rose saumoné, carmin. Les fleurs peuvent s'épanouir depuis septembre, pour les formes hâtives d'appartement, mais plus généralement de janvier - février jusqu'à la fin juillet, pour les formes les plus tardives. Les fleurs les plus grosses ont environ dix cm. de longueur et de largeur, et sont groupées en grosses inflorescences terminales coniques, et en grand nombre.
 
 
La majorité des rhododendrons et azalées ne dégage aucun parfum. Cependant, quelques formes botaniques (Rhododendron auriculatum, bullatum, crassum, decorum, fortunei, grifithianum, polyandrum, luteum, etc.) sont parfumées.
 
Le genre Rhododendron est très diversifié. Il regroupe près de mille espèces dans le monde dont huit en Europe. Certaines sont communément appelées rhododendrons (arbustes à grandes fleurs) et d'autres azalées (plantes, fleurs et feuillage plus petits). Les deux font cependant partie du même genre, et de nombreuses espèces et variétés présentent des formes intermédiaires.
 
On différencie :
 
- les variétés hâtives avec une floraison fin mars - début mai
-les variétés de moyenne saison avec une floraison au mois de mai
- les variétés tardives avec une floraison fin mai - fin juillet
 
Les rhododendrons hybrides à grandes fleurs sont des arbustes pouvant en général atteindre 2 à 5 m., mais avec une croissance assez lente.
 
Les rhododendrons nains (lépidotes) ne dépassent pas 1 m. de hauteur, et sont des plantes idéales pour la rocaille.
 
Rhododendron nain
 
Les rhododendrons dits géants sont des arbres pouvant atteindre quinze mètres de hauteur. On les trouve principalement dans les pays himalayens : Népal, Sikkim, Bhutan. Au Népal lesarbres sont de très grande hauteur : jusqu'à trente mètres. Il y a trente-deux espèces différentes, ayant des couleurs différentes; Rhododendron rouge est la fleur nationale. La chaîne himalayenne et les régions voisines (Birmanie, Tibet, Yunnan) sont connues pour l'extraordinaire richesse de leur flore en rhododendrons. La péninsule indo-malaise et la Nouvelle-Guinée hébergent quant à elles plus de trois cents espèces tropicales (vireyas), dont de nombreuses épiphytes.
 
 
Le Rhododendron simsii est plus connu sous le nom d'azalée à feuillage persistant, ou azalée des fleuristes. Il est originaire de Chine et du Japon. C'est une espèce idéale pour les appartements, avec une floraison de septembre à mai.
 
Rhododendron simsii
 
Les rhododendrons peuvent supporter le plein soleil mais chez certaines variétés un excès d'ensoleillement est susceptible de provoquer le jaunissement des feuilles et l'apparition de taches brunâtres sur la partie exposée. Ils sont aussi très sensibles aux réverbérations des murs. Ils apprécient surtout l'ombre légère ou la protection de plantes plus grandes. Ils peuvent être plantés contre un mur exposé au nord.
 
Les racines fibreuses restent groupées au pied de la plante, ce qui favorise la transplantation des sujets les plus âgés.
 
Les racines fibreuses restent groupées au pied de la plante, ce qui favorise la transplantation des sujets les plus âgés.
 
Le rhododendron est une plante de terre de bruyère et redoute particulièrement le calcaire, même en petite quantité, il redoute même le calcaire de l'eau d'arrosage.
 
Les rhododendrons s'accommodent avec toutes les plantes dites « de terre de bruyère » et peuvent être cultivés en massif étagé.
 
Rhododendron x bakeri
 
Pour obtenir les meilleurs résultats, il faut veiller à retirer toutes les fleurs fanées à l'issue de la floraison. Ceci permet d'éviter le développement des graines, et favorise les pousses nouvelles et la floraison de l'année suivante. Il faut également arroser copieusement, de préférence avec de l'eau de pluie, pendant la floraison et jusqu'à début août.
 
Selon certaines sources, le miel provenant des fleurs de certains rhododendrons d'origine asiatique provoquerait des troubles intestinaux. En effet, la plante renferme dans ses feuilles un glucoside fortement émétique. Ainsi Xénophon (430 à 355 avant J.-C.) décrivait dans l'Anabase le comportement bizarre de soldats grecs, les Dix Mille, ayant raflé le miel d'un village entouré de rhododendrons. Tous ceux qui en mangèrent perdirent la raison, vomirent, eurent la diarrhée et perdirent leurs forces. Ceux qui en avaient peu mangé furent simplement ivres. Personne ne mourut cependant : au bout de vingt-quatre heures, les Grecs retrouvèrent la raison, et quatre jours plus tard ils tinrent à nouveau debout.
 
 
Quatre siècles plus tard, la même mésaventure est arrivée aux armées de Pompée : Pline l'Ancien signale que des troupes ont été victimes d'un miel qui rend fou.
 
Le rhododendron concerné était du genre Rhododendron ponticum. Plus tard, il a été reconnu que le miel issu de cette azalée avait des effets légèrement hallucinogènes et laxatifs. Le Rhododendron ponticum à l'origine des troubles digestifs renferme de l'andromédotoxine (alcool diterpénique), le rhododendron des Alpes (Rhododendronferrugineum) de l'arbutine, de l'aricoline et de la rhodoxanthine. Ces deux rhododendrons sont considérés comme des plantes de toxicité moyenne, qui provoquent des vomissements, des troubles digestifs divers, des troubles nerveux, respiratoires et cardiovasculaires.


Arbres et arbustes - Le camélia -

 
Camelias - peinture de Judith Wills
 
Camellia (ou Camélia) est un genre de plantes à fleurs de la famille des Theaceae, originaire d'Asie orientale et méridionale de l'est depuis la chaîne himalayenne au Japon et en Indonésie. Le nombre d'espèces que contient le genre diffère suivant les botanistes, et varie entre 100 à 250 espèces.
 
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L'orthographe correcte du nom de la plante est Camellia. Alexandre Dumas assuma dans le titre de son fameux roman La dame aux camélias cette nouvelle orthographe, qui supprimait un “l” et ajoutait un accent aigu sur le “e”. La popularité dudit roman sembla donc imposer en quelque sorte cette nouvelle orthographe. Aujourd'hui, les deux formes sont admises, bien que la tendance actuelle semble privilegier l'orthographe originale de Camellia.
 
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Le taxinomiste Carl von Linné baptisa Camellia deux plantes japonaises décrites par Kaempfer (probablement C. sasanqua et C. japonica), en l'honneur d'un jésuite, le frère Ji?í Josef Camel (qui signait ses écrits scientifiques Camellus) rendu célèbre par ses écrits sur la flore des Philippines.
 
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Camellia Sasanqua
 
Le camellia connait un engouement très fort durant la première moitié du XIXe siècle. Une des plus belles iconographies du genre est celle publiée par l'abbé Berlèse entre 1839 et 1843, un botaniste horticulteur qui en possédait une collections de plus de trois cents espèces et cultivars.
 
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Camellia est le genre des camélias mais aussi des théiers.
 
Le principale espèce de théier est Camellia sinensis. Ses feuilles séchées servent à la confection de ce breuvage.
 
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Camélia Sinensis
 
Quelques Camélias
 
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Caméllia assimilis
 
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Camellia chrysantha
 
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Camellia crapnelliana
 
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Camellia Cupisdata
 
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Camellia japonica
 
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Camellia kissii
 
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Camelia reticulata (Embleme de la province chinoise du Yunnan)
 
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Camellia transnokoensis
 
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Camellia vietnamensis
 

Arbres et arbustes - Le Bonsaï -


Né en Egypte, développé en Chine puis codifié au Japon, l'art de la culture desarbres en pot remonte à 4 000 ans. Une formidable épopée planétaire qui n'a touché l'Europe finalement qu'assez tardivement en 1878.

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Selon des écrits retrouvés de l'époque des pharaons, la culture des plantes en pots aurait commencé sur les rives du Nil en Égypte il y a environ 4 000 ans. A l'époque, la technique était principalement destinée à faciliter les déplacements des plantes. Plus tard, les Grecs, les Babyloniens, les Perses et les Indiens reprirent la technique pour les mêmes raisons pratiques. La culture dans un but esthétique fût quant à elle inventée par les Chinois à l'ère de la dynastie des Han (206 av. J.-C. - 220 ap. J.-C.). A l'époque, la technique du Bonsaï s'attachait à recréer un paysage dans une coupe. C'est sous la dynastie Qin (220 - 581) que les premiers arbres uniques dans un pot firent leur apparition. 



Les bonsaï à structure codifiée tels que nous les connaissons aujourd'hui ont été créés au Japon. C'est vraisemblablement aux VIe et VIIe siècles que l'art de la culture du Bonsaï traversa les mers pour gagner le Japon avec les moines bouddhistes chargés de répandre leurs convictions. Si quelques écrits en attestent, il semble que toutefois l'engouement des Japonais pour cet art ait du attendre plusieurs siècles. Ainsi, sous la dynastie Yuan (1279 - 1368 après J.-C.), il est confirmé que des ministres et de marchands japonais ramenèrent des arbres de Chine et il faudra attendre l'exil forcé d'un fonctionnaire chinois, Chu Shun-sui en 1644 pour qu'une collection complète débarque au Japon. Cet homme grand amateur de Bonsaï fuyait  la domination mandchoue et pour s'occuper en terre d'exil, il initia quelques Japonais. Pendant des siècles, quelques privilégiés perpétuèrent ces enseignements. Seules les classes dominantes, féodales et religieuses en avaient la maîtrise. Il faudra encore attendre la première exposition nationale de bonsaï à Tokyo en 1914 pour que la culture du Bonsaï se démocratise. La culture du bonsaï n'a finalement été reconnue comme art au Japon qu'en 1934. 



En Europe, le premier Bonsaï a être exposé fut amené spécialement pour la troisième exposition universelle de Paris, en 1878.  Les documents de l'époque montrent des Bonsaï totalement différents que ceux que nous connaissons aujourd'hui. La codification actuelle date en effet des années 1950. Pendant la seconde guerre mondiale, les américains importèrent de nombreux spécimens du Japon. A partir de 1965, les bonsaï vont déferler sur l'Europe principalement en Allemagne et aux Pays Bas. Leur succès en France n'est apparu que dans les années 1980. 




L'art de la taille

Un arbre miniature parfaitement structuré s'obtient en le sculptant régulièrement par une taille décidée des feuilles et des racines. Ce geste est l'essence même de l'art du bonsaï !

Outre la taille d'entretien classique à tous les arbres, l'art de la nanification d'un bonsaï repose sur deux tailles distinctes.

La taille des feuilles

Pour obtenir un bonsaï à petites feuilles, le jardinier doit procéder à la taille répétée au fur et à mesure des années des feuilles. De manière générale, cette taille ne s'opère pas pendant la période de repos pour éviter que les feuilles ne s'agrandissent et que la distance des entrenoeuds s'allonge. La taille s'effectue donc en pleine période de pousse et elle consiste à tailler au ciseau les ¾ de la feuille pour ne garder que le pétiole et le début de la feuille. Quand les feuilles repoussent, elles seront automatiquement plus petites et présenteront des entrenoeuds plus rapprochés. 



Outre la taille des feuilles, il est possible de procéder à une défoliation complète ou partielle de l'arbre pour épaissir les branches. Cette pratique étant une épreuve rude pour l'arbre, il est conseillé de l'espacer dans le temps (tous les 2 ou 3 ans).


La taille des racines

Sachant qu'un bonsaï doit se limiter à un pot restreint, il est impératif de procéder assez régulièrement à la taille de ses racines. La fréquence de cette taille redoutée par les débutants dépend de plusieurs facteurs (espèce, taille du pot et environnement de l'arbre). En règle générale, la taille doit s'envisager quand l'arbre montre des signes de déclin ou quand il commence à se soulever de son pot. Sachez que la taille des racines affaiblit la plante puisqu'elle limite sa capacité à trouver dans la terre l'eau et les nutriments nécessaires à sa croissance. En conséquence, elle ne doit être réalisée que dans le cas ou la plante est en pleine santé au risque de voir le bonsaï mourir. 



Pour que le stress généré soit minimisé, il est préférable de procéder à la taille des racines de préférence en fin d'automne et au début du printemps. La taille s'opère très simplement : la plante est retirée de son pot. Les racines sont « démêlées » avec précaution avec un crochet de préférence. Quand les racines sont mises à nue, la taille privilégie les grosses racines et laisse en place les radicelles qui sont plus efficaces pour absorber l'eau. 



Attention : la structuration d'un bonsaï demande de la patience. Si vous avez choisi un pot décidément trop petit pour accueillir les racines de votre arbre, il est préférable de prendre son mal en patience et de renouveler l'opération plusieurs années de suite pour loger les racines dans le pot choisi ! Une fois rempoté, le premier arrosage doit saturer et rincer le sol pour que la reprise se solde par une réussite. 


L'arrosage

Par ce que l'eau est la principale nourriture d'un bonsaï, de la qualité de l'arrosage dépend la santé et la beauté de l'arbre.

L'arrosage d'un bonsaï nécessite toutes les attentions puisque l'eau est le principal élément nutritif dont l'arbre a besoin pour vivre. Gardez toujours à l'esprit que s'il est trop arrosé, il meurt et s'il n'est pas assez arrosé, il meurt aussi ! En effet, les racines d'un bonsaï sont fragiles. Trop d'eau les font pourrir. Pas assez d'eau les dessèchent. Plus qu'une fréquence théorique dûment indiquée sur les fiches techniques, l'arrosage doit se faire principalement en observant les besoins de l'arbre. L'équilibre est délicat puisque dans bien des cas, une motte maintenue humide à longueur d'année aura l'effet inverse de celui désiré : les racines constamment baignées vont pourrir ! 



Pour donner toutes les chances de survie à un bonsaï, il est donc nécessaire de l'installer dans un substrat drainant. Le terreau est ainsi à bannir puisqu'il a le grand désavantage de se dessécher très vite et de devenir imperméable ou au contraire de conserver trop d'humidité et de faire pourrir les racines. Il faut toujours garder à l'esprit qu'il est plus facile de sauver un arbre qui à soif que de sauver un arbre qui été trop arrosé ! 

L'arrosage d'un bonsaï se fait traditionnellement tous les jours en quantité restreinte selon la technique du « bassinage ». Cette technique consiste à arroser en pluie fine par le dessus de la plante. L'eau doit ruisseler sur les feuilles pour les laver et éliminer les nuisibles (acariens principalement). Si l'arrosage est réalisé avec l'eau du robinet, il est recommandé de la faire décanter pendant quelques heures pour favoriser l'élimination du chlore. 



En cas de forte déshydratation, une autre technique est employée. Elle consiste à plonger le pot dans une bassine d'eau jusqu'à affleurement du rebord extérieur. Quand l'eau remonte naturellement dans le pot, le bonsaï peut être retiré de son bain et égoutté.


Sachant qu'un bonsaï se doit d'être arrosé tous les jours, en cas de départ en vacances il est impératif de le confier à une personne de confiance ou à défaut de l'emmener avec vous. S'il reste sans arrosage pendant plusieurs jours en été, à votre retour il est fort probable qu'il est rendu l'âme !
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MessageSujet: Re: Arbres et arbustes (Le rhododendron -Le camélia -Le Bonsaï - et autres   Mar 22 Sep - 13:49

Arbres et arbustes - Erable du Japon -

 
Petit mais élégant, l’érable du Japon est le genre d’arbre qui ne passe pas inaperçu dans un jardin. D’autant plus qu’il se plie à toutes les utilisations. Enhaie ou en pot, l’Acer palmatum égaye l’automne par ses couleurs éclatantes: jaune orangé, rouge profond, or, rose. Sa petite taille et sa croissance lente font de lui l’arbre adéquat aux petits jardins ou aux terrasses et balcons.

Un arbrisseau qui trouve facilement sa place

Petit arbre ne dépassant pas 6 m au port compact et arrondi, l’érable du Japon compte plus de 300 variétés. De l’arbre miniature pour rocaille au petit arbre vigoureux pour l’extérieur, il offre dans toutes les situations un feuillage varié et très décoratif du printemps à l’automne. Au jardin, l’érable du Japon trouvera sa place dans les massifs, les sous-bois, en sujet isolé ou encore en bac. Dans des petits espaces comme les balcons, terrasses, patios et cours, il saura aussi trouver son bonheur – même en pot – s’il est bien protégé du vent. 


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Un oriental qui se plait en Occident

L’espèce Acer palmatum ou érable du Japon est originaire, comme son nom l’indique, du Japon. Il est donc tout indiqué pour compléter un jardin japonais. Ce style de jardin avec pierres plates, bambous et autres plantes à feuillage décoratif demande peu d’entretien et dégage une ambiance sereine. L’érable du Japon complétera également à merveille un massif de plantes de terre de bruyère aux côtés des azalées, rhododendrons et camélias. Ce ne sont que deux exemples d’utilisations de cet arbre qui, en France, apprécie le climat frais du Nord et de l’Est. Grâce à quelques précautions, il s’accommodera partout ailleurs.


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L’idéal de l’érable

Le sol où est planté l’érable doit être humide et frais, riche et bien drainé. Dans l’idéal, c’est un mélange de terre de bruyère dans un sol argilo-siliceux ou un beau terreau forestier. En ce qui concerne l’exposition, il préfère l’ombre mais se plaira aussi à mi-ombre (où ses couleurs seront plus vives). Une situation plein Sud est à éviter, le soleil dessèche ses feuilles.
L’espèce Acer palmatum supporte mieux la chaleur que les autres érables, mais a besoin d’être protégé du vent. 


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Des feuilles flamboyantes

Une écorce gris-brun lisse, de petites fleurs pourpres très discrètes, en grappes pendantes au printemps, des samares – ou fruits ailés – décoratifs à l’automne… Est-ce là le seul intérêt de l’érable du Japon ? Non, son feuillage est des plus remarquables. Elégant, il arbore des couleurs ravissantes changeant au fil des saisons. Les nombreuses variétés d’Acer palmatum balayent toutes les teintes du vert au rose en passant par le jaune, l’orange et le rouge. Ses feuilles palmées peuvent être aussi fines que celles des fougères ou aussi larges que des mains. D’ailleurs, ne portait-il pas autrefois le nom d’"arbre aux mains coupés" (rapport aussi à sa couleur rouge sang en automne) ? 


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Une taille minimale entre novembre et mars lui redonne un "coup de neuf", stimule l’apparition de nouvelles pousses et équilibre son port. Cet arbre n’ayant pas une croissance rapide, on pourra se passer de la taille certains hivers. Durant toute l’année, une coupe pour le débarrasser de son bois mort, malade ou abimé est toujours la bienvenue. En ce qui concerne l’arrosage, l’eau de pluie est à préférer à l’eau du robinet (souvent trop calcaire). Il faut s’assurer que le sol soit toujours humide, mais attention à ne pas détremper la terre ! Un paillage (de feuilles mortes par exemple qui, en plus enrichiront le sol par leur décomposition) est un bon moyen de garder l’humidité de la terre tout en protégeant l’arbre du froid en hiver. 



Ennemis et maladies

A part le risque de voir apparaître des armillaires si le sol est trop lourd et mal drainé, l’érable est plutôt vigoureux. Les armillaires couleur de miel se développent à la base du tronc des arbres affaiblis et les dessèchent en quelques jours. Comme leur nom l’indique, ces champignons sont orange-beige. Fournissez à l’arbre des éléments nutritifs par un apport d’engrais, supprimez les branches atteintes et laissez l’érable combattre par ses propres moyens cette intrusion. S’il ne semble pas y parvenir, abattez l’arbre et brûlez la souche sur place.
Face au froid, une seule solution : un voile protecteur pour abriter ses jeunes pousses durant l’hiver et une exposition abritée. Dans les régions où les hivers sont très froids (sous - 10°C), le sol aux pieds de l’arbre doit être paillé dès l’automne. Et il faut protéger les feuilles des coups de chaleur dans les régions aux étés chauds, saisons où il faut veiller à garder la terre humide. 




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Un peu de botanique
De la famille des Acéracées, l’Acer palmatum ou érable palmé, ne peut être confondu avec son cousin l’Acer japonicum qui porte lui aussi le nom d’érable du Japon. Ce dernier est un arbre d’environ 10 m au port largement étalé et dont les feuilles montrent plus de lobes (7 à 11 contre 5 à 7 pour l’Acer palmatum). 

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Acer Palmatum



Acer japonicum


CARACTÉRISTIQUES
 

Hauteur à maturité :1,5 m
Largeur à maturité :1 m
Rusticité :rustique
Composition du sol :terre de bruyère, riche en humus
PH du sol :neutre, acide
Exposition :soleil, mi-ombre
Utilisation en jardin :massif, haie, isolé, bac
Feuillage :caduc
Période de plantation :Toute l'année (hors gel)
Arrosage :modéré
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[size=24]Arbres et arbustes - arbres insolites -


 
Que ce soit par leur forme, leur couleur, leurs branches, les arbres nous offrent parfois un spectacle visuel particulier.


[size=16]


Planté au milieu de la route, cet arbre surprenant oblige les conducteurs à choisir de quel côté ils vont franchir cet obstacle... A l'ombre ou en plein soleil..




Ce pin est plus insolite par sa position que par sa forme. Au milieu de nulle part, il fournit de l'ombre aux marcheurs, qui n'en trouveront pas à un autre endroit.




Dans l'Atlas marocain, les chèvres ont trouvé refuge dans cet arbre, peut-être pour échapper aux prédateurs qui rôdent la nuit.




Droit comme un "i" et de couleur rouge vif, cet arbre, dans la brume du matin, ressemble à une étrange apparition au milieu du jardin. 




C'est peut être cet arbre, qui a poussé au beau milieu d'une maison, a transpercé le toit et a poussé ensuite d'une bonne vingtaine de mètres qui a poussé les locataires de l'endroit à délaisser les lieux. 



Une sculpture de pierre prise au piège de cet arbre. On a l'impression que les racines se sont volontairement écartées pour ne pas boucher la vue à cet être de pierre.




Le tronc de cet arbre, qui fait une boucle avant de reprendre sa course vers le ciel, présente une forme unique, et formant même la lettre P à sa base. Le début d'un message?




On pourrait croire à une bourrasque de vent, mais il n'en est rien. Cet arbre, courbé pour on ne sait quelle raison, donne réellement une impression de tempête, alors que le soleil brille dans le ciel... 




Avec ses racines qui sortent allègrement du sol, peut être après un éboulement de terrain, cet arbre donne l'impression d'être posé à même le sol, et de pouvoir se déplacer à son gré 




A Madagascar, ces deux baobabs qui s'enlacent sont une attraction de la région, et unebelle image de la nature amoureuse.




On se perdrait au sein de ses tortilleux branchages.




C'est la silhouette d'un vrai visage que nous permet d'admirer cet arbre particulier. En effet, on distingue sans problème les yeux, le nez et la bouche qui forment un visage plutôt sympathique.




Le tronc de cet arbre dessine clairement le postérieur d'un homme. Un hasard de lanature plutôt drôle, et allez savoir ce que cache l'autre côté du tronc !




Pour un message plus clair et plus percutant auprès des promeneurs, c'est un panneau à moitié phagocyté par le tronc d'un arbre qui avertit les randonneurs des règles à suivre en forêt. 




Cet image est insolite : un châtaigner résiste, alors que derrière lui les arbres plus jeunes montent toujours plus haut et toujours plus droit.




Les racines de cet arbre dessinent des pattes agiles, et on sent qu'il ne faudrait pas grand chose pour le voir gambader et prendre un bain !




Impossible de décrire la forme de ce tronc, et le résultat déroutant que nous offre cette fois Dame Nature ressemble plus à un visage monstrueux qu'à autre chose..




La trompe, l'œil, deux pattes qui se dessinent... le mimétisme est presque trop parfait. On attendrait presque que le tronc se mette à bouger ! 




Cet arbre est-il doucement en train d'ingurgiter ce rocher ?




La plupart des arbres ont une croissance héliotropique, c'est-à-dire qu'ils poussent en direction du soleil, à la verticale. C'est pourquoi même sur un terrain en pente, comme celui-ci, les troncs, tôt ou tard, poussent vers le haut.



Cet arbre décoratif, situé à Lyon, est décoré de fleurs colorées de janvier à décembre, et met du baume au cœur des promeneurs qui ont la chance de l'admirer toute l'année.
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Arbres et arbustes - L'Art Topiaire 


 
L’art topiaire consiste à tailler des arbres et arbustes dans un but décoratif. Il s’agit donc de leur donner des formes géométriques, animalières, de figurer des scènes ou des personnages.








Certains arbres se prêtent particulièrement à cet exercice. Il s’agit des arbres au feuillage persistant tels que les lauriers, les cyprès, les ifs, et surtout les buis.









Origine
 

L’origine de l’art topiaire remonte à la Rome antique. A l’époque, les jardiniers souhaitaient imiter les sculpteurs, en donnant des formes décoratives aux végétaux.

Mais c’est surtout à la Renaissance, et particulièrement en Italie, que cet art prend son essor. Il est en effet très utilisé dans les jardins d’agréments. Petit à petit, l’art topiaire se fait connaître dans toute l’Europe. En France, il connaît son apogée grâce à André Le Nôtre, jardinier de Louis XIV.


Aujourd’hui, les Jardins de Marqueyssac et les jardins du Manoir d’Eyrignac, dans le Périgord, sont de beaux exemples de ce que l’on peut faire en matière d’art topiaire.










Les principes de base



Le principe essentiel de l’art topiaire est de réussir à imaginer ce que va avoir comme conséquence la taille de la plante. Exemple : « Si je taille à cet endroit, de telle manière, dans quel sens la branche va-t-elle pousser ? »




La taille de formation doit être faite au printemps et la taille d’entretien à l’automne. Il doit s’écouler au moins trois mois entre deux coupes. Certaines plantes nécessitent des tailles intermédiaires, jusqu’à six par an. Mais attention, n’opérez jamais en période de gel ou de canicule.










Sachez qu’il est essentiel de travailler avec des outils propres et bien aiguisés . Il est même conseillé de désinfecter les outils lorsqu’on passe d’une plante à l’autre. 
Selon les formes que vous souhaitez réaliser, vous utiliserez : un sécateur, des ciseaux, des cisailles et même un taille-haie. 
Pour vous aider, faites appel aux cordeaux, guides et autres niveaux.











Parmi les formes les plus courantes et les plus faciles à réaliser pour débuter, on trouve lesboules, les cônes ou pyramides, les cubes. L’idéal est bien sûr de commencer sur un arbuste de petite taille. Le conseil principal que l’on puisse vous donner est de travailler progressivement, de faire le tour de la plante et de prendre du recul régulièrement pour pendre conscience de l’évolution de la taille. Travaillez toujours de haut en bas et du centre de la plante vers l’extérieur.







Pour réaliser des formes plus complexes, comme les animaux, sachez qu’il existe une technique relativement simple. En effet, vous trouverez, dans les magasins spécialisés, des armatures métalliques de toutes formes. Il suffit de planter un jeune arbuste dans l’armature et d’attendre qu’il pousse. Lorsque les branches dépassent de l’armature, taillez-les.






Arbres et arbustes - L'Abelia -


 
Abelia grandiflora



L'abelia est un arbuste à feuillespersistantes ou semi-persistantes originaire d'Asie et d'Amérique ; il appartient à la famille des caprifoliacées.



Il forme une touffe étalée, de 1,50 m de haut environ. Ses branches sont fines et très ramifiées ; pendant la période active, la plante produit de nouvelles branches rigides, très vigoureuses, qui se ramifieront plus tard.
Les feuillesopposées, de petite taille, sont simples et d'un vert brillant assez sombre.






[size=16]La floraison est particulièrement intéressante car elle s'étale sur une longue période qui va de fin juin aux gelées , de plus, elle est abondante et sans moments de faiblesse ; enfin, elle est délicatement parfumée.[/size]
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Les fleurs tubulaires de 2 cm de long environ, sont blanc-rosé ; elles se groupent en inflorescences sur plusieurs étages à l'extrémité des rameaux de l'année.
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Les abelias préfèrent une terre légère à tendance acide, l'hybride grandiflora résiste bien au froid, c'est un arbuste idéal pour les haies fleuries, les grandes rocailles ou les massifs. 
Une taille sévère est souhaitable en fin d'hiver.

 





Abelia Edward Goucher



L'abelia en hiver



Un copieux paillage du pied est une bonne précaution durant les trois à cinq premières années suivant la plantation. Cela protège efficacement la souche contre les risques de destruction par le gel. Si la partie aérienne a été abîmée après les froids, il ne faut pas hésiter à recéper toute la plante, c'est à dire à la tailler au ras du sol.



Régions de plantation



Les abélias sont des plantes à recommander expressément dans les pays de la Loire, en Bretagne et dans le Sud-Ouest. On en trouve aussi en Île de France, ce qui constitue leur limite moyenne de rusticité (ne pas descendre en dessous de - 10 °C).



Multiplication des abelias



Les abélias se multiplient par boutures de 6 à 12 cm de long, prélevées sur les jeunes pousses de l'année, en juillet-août. Les résultats sont meilleurs dans une miniserre chauffante, avec une température de 16 à 18 °C. L'utilisation d'hormones permet d'obtenir un meilleur pourcentage de réussite (comptez 70 %).



Etant donné que l'abelia est une plante mellifère, elle attire donc les abeilles, on peut penser que cette particularité est à l'origine de son nom ;  il n'en est rien, c'est en souvenir de son ami : C.Abel, qu'un botaniste anglais a baptisé cette plante.



Parmi les nombreuses espèces qui existent, on peut trouver par exemple :


-l'abelia chinensis aux fleurs en panicules blanc-rosé



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-[size=13][size=16]l'abelia triflorade grande taille, aux feuilles caduques a des fleurs blanches teintées de jaune et de rose[/size][/size]





 
-l'abelia floribunda qui produit au printemps de très belles et grandes fleurs tubulaires pourprées ; il n'est malheureusement pas rustique





 
[size=16]-[size=13][size=16]l'abelia grandiflora est l'hybride le plus couramment vendu, (fleurs blanc-rosé de juin à octobre et rusticité)[/size][/size][/size]


 




 
 
ABELIA



Famille:

Caprifoliacées

Origine:

Asie

Période de floraison:

de mai aux gelées

Couleur des fleurs:

rosée

Exposition:

soleil

Type de sol:

ordinaire, léger

Acidité du sol:

neutre

Humidité du sol:

normal

Utilisation:

haie taillée, haie libre, isolé

Hauteur:

2 m

Type de plante:

arbuste à fleurs

Type de végétation:

vivace

Type de feuillage:

persistant

Rusticité:

rustique

Plantation, rempotage:

printemps, automne

Méthode de multiplication:

bouturage en juillet




Espèces, variétés intéressantes:



Le genre comprend plus de 30 espèces

Abelia chinensisAbelia rupestris à privilégier dans les régions au climat doux, des petites feuilles en forme de coeur 
Abelia x grandiflora (Abelia chinensis x Abelia uniflora), à la floraison abondante et délicatement parfumé 
Abelia x grandiflora ‘Francis Mason' est un cultivar à feuillage marginé de jaune d'or et aux fleurs parfumées blanc rosé 
Abelia x ‘Edward Goucher' , le plus petit pour les petits jardins 
Abelia triflora, le plus grand et le plus parfumé 
Abelia floribunda, a palisser au soleil 
Abelia schumannii, plus rare



Maladies et insectes nuisibles:



résistant aux ravageurs et aux maladies

Arbres et arbustes - L'arbre de Judée -





Un arbre de la famille des légumineuses.




Il est aussi appelé bouton rouge ou encore gainier.




Cet arbre est originaire du centre et sud de la Chine, Afghanistan, Moyen - Orient (Iran) , sud-est de l'Europe (Méditerranée) et sud des Etats-unis.


Nom botaniquecercis siliquastrum.




Il en existe une dizaine d'espèces.




Ses feuilles caduques sont en forme de coeur.


C'est un arbre à croissance moyenne.


Il peut pousser jusqu'à 10 mètres .


Il peut supporter le gel jusqu'à -15°C mais n'aime pas les vents froids.


Cet arbre est souvent planté en sujet isolé car sa silhouette avec un tronc assez tortueux et souvent penché est décoratif l'hiver.






La fleur
















L'arbre de Judée est intéressant par sa floraison en Avril-Mai.

La fleur est blanche, rosée ou mauve et elle apparaît avant les feuilles, l'arbre est alors tout fleuri.

La floraison n'apparaîtra que 4 à 5 ans après la plantation.







Plantation et multiplication











Cette plante aime les terres riches et humifères, acides ou calcaires.

Il se plaît dans une terre bien drainée et profonde car sa racine est pivotante.


Il supporte aisément la sécheresse.


On le plante à l'automne avec un apport de terreau mélangé à 20%.


L' arbre de Judée se plante au soleil et supporte facilement la mi-ombre.



Samultiplication s'effectue le plus facilement par bouture fin Août sur un rameau de 30 cm.

On peut aussi semer des graines au printemps en caissette.






Culture et entretien




Un amendement printanier en surface composé de fumier lui sera bénéfique.

La taille de l'arbre de Judée s'effectue dès la fin de la floraison.











Ennemis et maladies




Insectes: cochenilles.



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MessageSujet: Re: Arbres et arbustes (Le rhododendron -Le camélia -Le Bonsaï - et autres   Mar 22 Sep - 13:59

Arbres et arbustes - Le Chene -

[url=http://acoeuretacris.a.c.pic.centerblog.net/o/14904_Isabelle_Delavaud.jpg::Agrandir l'image de fr.pickture.com/blogs/acoeuretacris]
[/url]
Chêne, Quercusarbre de la famille des Fagacées
(Châtaignier, Chêne, Hêtre)




Étymologie : du latin Quercus, qui proviendrait du celte "kaerquez", "bel arbre" ; son nom grec, drus, est un terme générique pour désigner "l'arbre". Il est aussi appelé aigilops ouphegos (de phagein, manger, allusion au gland).


Le latin robur (attribué en taxinomie au Chêne pédonculé) se traduit "rouvre". C'est un faux ami car le Chêne rouvre n'est pas le Quercus robur ! De "rouvre" découlent les termes catalan "roure" et espagnol "roble" (noms génériques des chênes à feuilles caduques).




Origine : sur les 400 espèces, l'Europe possède le Chêne pédonculé, Quercus pedunculataou Quercus robur(le gland a un pédoncule), le Chêne rouvre ou chêne sessile, Quercus sessiliflora ou Q. petraea (car le gland n'a pas de pédoncule) ou "drille", le Chêne chevelu,Quercus cerris (ainsi nommé car son gland est pourvu de poils assimilés à des cheveux !), le Chêne chevelu panaché (naturel dans le Doubs et le Jura, espèce décorative de jardin), le Chêne blanc ou tauzin, Quercus pyrenaica ou Quercus toza(dessous des feuilles blanc), le Chêne pubescent ou truffier, Quercus pubescens, le Chêne vert, Quercus ilex("toujours vert") et le Chêne-liège, Quercus suber (on exploite son écorce), tous deux à feuilles persistantes. Le Chêne kermès est un arbrisseau. Le chêne couvre 39 % de la forêt française.



Il existe d'autres espèces de chenes, d'Amérique et d'Asie.



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Chêne pédonculé




Habitat : le Chêne pédonculé est une espèce pionnière, c'est à dire qu'il est prêt à coloniser des terres abandonnées. Dès son jeune âge, il supporte assez mal la concurrence et pour faire du bois de qualité, son houppier doit pouvoir se développer facilement. Il préfère des sols profonds, frais et bien alimentés en eau. Il est très sensible aux sécheresses mais il supporte des excès d'eau temporaires. Le pH doit être proche de la neutralité (5 à 7,5).


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Feuille de chêne pédonculé




Le chêne sessile est plus rustique et tolérant. Il peut être planté en futaie dense tout en faisant du bois de haute qualité. Il supporte des conditions plus contraignantes : des sols plus acides, moins profonds, plus secs.



Rusticité :le Chêne pédonculé et le Chêne rouvre sont très rustiques ( ils supportent le froid jusqu'à -23°), tandis que le Chêne vert et le Chêne liège sont moins résistants au froid (zone 7, froid de -17°).




Taille maximale :50 m.




Port (arbre isolé) :houppier large et irrégulier. Les branches basses sont puissantes et leur aspect tortueux est caractéristique en hiver. Son feuillage n'est pas très dense et on aperçoit les branches même en été. Le Chêne rouvre planté serré pousse droit et haut.


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Chêne rouvre



Tronc : il peut atteindre 2 m de diamètre chez le chêne pédonculé. Il est robuste et droit.

Racines : les racines du chêne pénètrent profondément dans la terre en pivot, au détriment des racines latérales moins développées.

Écorce : lisse et claire chez l'arbre jeune, elle devient foncé chez l'adulte et se creuse de profonds sillons longitudinaux. Grise chez le chêne pédonculé, marron chez le chêne rouvre ou sessile et le chêne chevelu.


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Feuille de chêne rouvre



Les feuillessont caduques (sauf chez le chêne vert et le chêne-liège) et alternes. Elles ont en général une plus grande largeur vers le tiers supérieur du limbe (particularité commune à la feuille de Magnolia caducifolié). Elles ont un bord lobé ou profondément denté (chêne vert, chêne-liège, chêne châtaignier). La fleur mâle est regroupée en chapelets pendants et discrets en avril, en même temps que l'apparition des feuilles , les femelles sont isolées ou réunies en petits en épis dressés. Elle portent 6 à 8 étamines.



Risque de pollenallergisant : moyen.



Son fruit est une akène (le gland), plus ou moins profondément insérée dans une cupule garnie d'écailles parfois épineuses. Il tombe de lui même (quittant sa cupule) quand il est mûr, en septembre. Un chêne adulte en produit 50.000. Le chêne fructifie tard (à 50 ans).



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Écorces :




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Chene chevelu



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Chene rouvre ou sessile



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Chene pédonculé



Légendes et traditions :




Rarement touché par la foudre, le chêne était associé à Zeus, dieu du tonnerre dans la mythologie grecque, et Donar, dieu de la foudre des Germains. Le chêne de Dodone servait d'oracle : un prêtre interprétait le bruissement des feuilles au vent. Dans la mythologie romaine, c'est évidemment l'arbre de Jupiter. On tressait ses rameaux en couronnes pour les guerriers valeureux (le képi de général de l'Armée a repris ce concept). Chez les Celtes : les druides récoltaient le gui qui poussait très rarement sur un chêne. Le gui était censé recueillir l'âme et les puissances vivantes de l'arbre. Par respect pour ces puissances, on utilisait une serpe en or. Dans l'astrologie celtique, le chêne est robuste, courageux, fort,... L'église catholique a récupéré ces croyances, édifiant la maison de Dieu à proximité des chênes sacrés (exemple : église d' Allouville-Bellefosse, en Normandie, entre Yvetot et Le Havre).



Littérature :
[list="color: rgb(0, 0, 0); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px; text-align: justify; background-color: rgb(255, 255, 255);"]
[*]Le chêne a bien inspiré les poètes, comme Joachim Du Bellay, Anatole France, Lamartine, Victor de Laprade, Jean Moréas, Émile Verhaeren, et de nombreuses Citations. Un Conte du Québec prend le chêne comme héros.


[*]
Fablede Jean de La Fontaine : Le Chêne et le Roseau.


[*]
Chanson sur le chêne : Le grand chêne de Georges Brassens. 


[*]
Le Chêne occupe une large place dans l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers (rédigée entre 1751 et 1772 sous la direction de Diderot).


[/list]
 
Utilisations : Le bois de chêne est très apprécié des sculpteurs car il est souple à travailler quand il est frais et en vieillissant, le bois durcit, empêchant les vers de s'y loger. Le chêne est le plus dur et le plus durable des bois européens. Il est également très dense et lourd (>1 tonne/m3). Il résiste bien dans l'eau. Cette qualité, alliée à la forme courbe de ses branches, était mise à profit en construction navale. Colbert, qui créa la Navale, entreprit un vaste programme de plantation de Chênes rouvres, par l'ordonnance de 1669. Il en reste de belles forêts (forêt de Bercé, près de Jupilles, dans la Sarthe : Chênes rouvres sur 3.000 ha ; forêt de Tronçais sur 10583 ha, à proximité de Moulins, Nevers, Montluçon et Bourges). C'est aussi un excellent bois pour la charpente, les traverses de chemin de fer, et un bois de chauffage (comme les autres Fagacées). On en fait également des tonneaux du fait de la présence de tanin. Son écorce est utilisée pour tanner le cuir (car elle contient du tanin). Enfin, son gland, riche en amidon, servait à engraisser les porcs ; torréfié, il constituait un substitut de café. Le Chêne pubescent est associé à la truffe qui se développe près de ses racines.



Maladies :

Le Chêne commun (Quercus pedunculata) et le Chêne sessile (Quercus sessiliflora) sont sensibles à l'oïdium (microsphaera alphitoides) qui se traduit par des taches poudreuses blanchâtres apparaissant sous les feuilles, puis un brunissement et pour finir un affaiblissement de la couronne. Un traitement à base de soufre est nécessaire, ou, si la maladie est trop développée appliquez un traitement à base de myclobutanil.



[size=24]Arbres et arbustes - l'Acacia -[/size]




 
 
Fleurs d'acacia



Acacia est un genre d'arbres et arbustes appartenant à la famille des Fabacées (sous-famille des Mimosoidées). Dans le langage courant les espèces de ce genre prennent, selon les cas, l'appellation d'acaciacassiermimosamulga ou encore tamarin. Notez qu'en France, on désigne souvent du nom vernaculaire « acacia » un arbre entièrement différent, le robinier de l'espèce Robinia pseudoacacia, souvent dit « Robinier faux-acacia ».



Caractéristiques
 





Branche d'acacia



On compte plus de 1 500 espèces d'acacias à travers le monde dont près de 1 000 uniquement en Australie. C'est d'ailleurs un acacia ou mimosa, le mimosa doré (Acacia pycnantha) qui est la fleur nationale de l'Australie. Les acacias se rencontrent dans une grande variété de conditions écologiques, allant des zones littorales, aux zones fortement arrosées ou aux régions sub-montagneuses en passant par les zones arides ou sub-arides. C'est cependant dans ces dernières qu'on les rencontre le plus.



Les fleurs sont régulières, généralement petites, groupées en têtes globuleuses ou en épis cylindriques. Selon les espèces les inflorescences peuvent comporter de quelques fleurs à plus d'une centaine. En général, ils fleurissent tout au long de l'année avec une éclosion principale au printemps et une floraison de moindre importance le reste de l'année. Les fleurs sont en général jaunes, bien qu'il existe quelques espèces aux fleurs roses.



Les fruits sont des gousses.
 





Graines d'acacia




Les feuilles sont composées de nombreuses paires de folioles, mais certaines espèces développent des phyllodes. Quelques-unes, plus rares, n'ont pas de feuilles du tout et possèdent des tiges transformées en cladodes. Leur position verticale assure une protection contre la déshydratation et la trop grande insolation.
 





 
 
 
Dans les régions semi-arides, les Acacia sont très importants autant d’un point de vue économique qu’écologique. Ce genre fournit de l’ombre aux hommes et aux animaux en plus de procurer (avec ces fruits en gousse) de la nourriture pour les animaux (par exemple, pour les chèvres et les dromadaires, deux espèces animales souvent domestiquées par la population locale). Il est aussi utilisé comme énergie pour les feux et comme matériaux de construction. Cet arbre peut aussi servir à construire des barrières de protection autour des villages et des champs (cela grâce aux épines pointues qui se retrouvent sur les branches de l’Acacia).

De plus, ce genre a aussi une grande importance écologique en étant un foyer pour plusieurs espèces d’oiseaux. Il crée aussi un endroit propice pour que d’autres espèces de plantes viennent s’établir à proximité en fixant l'azote (grâce à un travail de symbiose avec des bactéries) et en enrichissant le sol d’autres nutriments, grâce aux racines qui vont aller les chercher plus en profondeur et les remonter à la surface
 



Utilisation



Beaucoup d'espèces produisent de la gomme. La vraie gomme arabique provient de l'espèceAcacia senegal commune aussi bien dans les régions tropicales d'Afrique de l'Ouest qu'en Afrique de l'Est. En Inde, Acacia arabica produit de la gomme mais de qualité inférieure à la vraie gomme arabique.



Un médicament astringent, appelé catechou, est obtenu en faisant bouillir le bois de l'espèceAcacia catechu puis par évaporation.




Arbres et arbustes - reconnaitre un arbre -



Classification des écorces suivant des critères visuels.
 
      1 : lisse, légèrement granuleuse, parfois plissée ;
      2 : fissures verticales peu profondes ;
      3 : profonds sillons et crêtes verticaux ;
      4 : profonde texture entrelacée ;
      5 : très profondes craquelures formant des zones approximativement rectangulaires ;
      6 : profondes craquelures formant des zones irrégulières ;
      7 : profondes et très irrégulières craquelures et protubérances ;
      8 : petites ou moyennes écailles ;
      9 : larges écailles plates, souvent épaisses ;
      10 : s'exfolie en fines pellicules qui s'enroulent ;
      11 : s'exfolie en larges et minces morceaux laissant apparaître des zones plus claires ;
      12 : s'exfolie en filaments ou lamelles ;
      13 : fibreuse et verticale ;
      14 : protubérances plus ou moins allongées ;
      15 : lisse mais avec des épines.
 
 
[size=18]Reconnaitre un arbre grace à son écorce[/size]
  
Usuellement on distingue les écorces lisses, lisses peu fissurées , lisses et cannelées, rugueusesse détachant par lanièresse détachant par plaquesse détachant par écaillesfissurées (les fissures sont verticales), crevassées et quelques autres particulières (découpées en carrés, bourrelées), enfin les écorces fibreuses et filandreuses
Ecorces lisses
 
























































noirâtreAmélanchier
gris-vert à brunâtre, poilueBaguenaudier
blanche, lisse, luisante, marquée de lignes horizontales.Bouleau pubescent
blanche, lisse, luisante. Le bas du tronc, et en remontant pour des sujets âgés, est crevassé de bourrelets subéreux en losangeBouleau verruqueux
gris noirâtreBourdaine
noir à pourpre, se détachant par bandes circulairesCerisier noir
dorée et brillanteCerisier Prunus serrula
gris clair, fissurée en long, brun foncé (arbre âgé)Châtaignier
gris argentéChêne rouge
gris-vert à verteCytise aubour
gris clair peu fissuré, tronc cylindriqueHêtre commun
gris argenté à gris foncéHêtre pourpre
gris argentéHoux
gris foncé avec quelques ridesLaurier-sauce
gris clair à gris foncéMagnolia de Soulange
gris foncé à brunMimosa
rougeâtre. Tronc très court, très ramifié.Myrica des marais
brun-jaune se détachant en fines lamelles. Souvent plusieurs troncs.Noisetier
gris argentéOsier blanc
gris-vert, avec des petits losanges, de plus en plus rapprochés dans la partie basse du tronc à mesure que l'arbre vieillit.Peuplier blanc
grisâtre à poches de résineSapin de Douglas
gris argenté avec pustulesSapin pectiné
blanc grisâtre, puis crevassée noirâtreSaule blanc
gris argentéSaule marsault
gris clair. Tronc droit.Sorbier des oiseleurs
grise avec pustulesSumac
brunâtreTamaris
gris-vert puis gerçuréeTremble
brun clair à petits traits foncés horizontauxTroène commun
Ecorces lisses peu fissurées
 














grise avec taches blanchâtresAlisier blanc
gris pâleAubépine
gris pâle?‰pine blanche
striée vert et blanc?‰rable de Hers, 
?‰rable jaspé
gris pâleFiguier
brun-noirPrunier
brun-noirPrunellier
gris clair peu fissurée avec bossesTilleul
Ecorces lisses et cannelées
 


gris verdâtreCharme commun
grise avec pustules et protubérancesMicocoulier d'Europe
Ecorces rugueuses se détachant par lanières...
 








brun-rouge foncéArbousier
roses, dégageant des zones sombres, noires chez les vieux sujet.Bouleau noir
blanches, luisantesBouleau à canots
horizontales, luisantes, brun rougeâtreMerisier
horizontales, luisantes, noirâtresNerprun purgatif
Ecorces se détachant par plaques...
 
















brun pâleCatalpa
fibreuses brun-rougeIf commun
brun-gris aux extrémités relevéesMarronnier d'Inde
épaisse, grise et brun rougeâtreMélèze
brun rougeâtre. Tronc difforme.Néflier
brun-gris, en écailles sur les jeunes sujets, en plaques sur les plus vieuxNoisetier de Byzance
grises dégageant des zones vertesParrotie
grises dégageant des zones vertes, roses, jaunesPin Napoléon
grises ou vertes (mousse), dégageant des zones jaunâtres (cambium)Platane
Ecorces se détachant par écailles ...
 




















grisesCèdre du Liban
brun clairDavidia
brun rougeâtre à gris?‰picéa commun
gris-brun clair et jaunâtres?‰rable sycomore
épaisses, rouge-violetPin maritime
brun-rouge avec de grandes plaques grises verticalesPin parasol
grise, noirâtre chez les sujets âgés, craquelées en petites écaillesPin pleureur de l'Himalya
brun rougeâtre sur le bas du tronc, rouge ferrugineux sur le hautPin sylvestre
carrées à rectangulaires, brun foncéPoirier sauvage
rectangulaires gris-brun à brun foncéPommier sauvage
brun jaunâtreSureau noir
Ecorces fissurées
 
































brun foncé avec écailles plus clairesAlisier
noire ou gris-roseArbre de Judée
gris noirâtreAulne glutineux
brun-gris, en petits carrésChêne vert
brun-noirCormier
gris-brunCornouiller sanguin
clair à gris-brun, séparée par des lames épaisses liégeuses?‰rable champêtre
gris-clairGenêt commun
gris pâleGinkgo bilobé
gris foncéLiquidambar
avec de grosses bossesMûrier noir
brun noirâtreOrme champêtre
lisse, gris argentéOrme de montagne
brun-noir formant de larges plaquesPin noir d'Autriche
gris clair, rugueuseTsuga du Canada
noireTulipier de Virginie
gris clair à ocre clair, avec petites taches blanchesViorne Obier
Ecorces crevassées
 




































grise, très épaisseChêne-liège
rugueuse, brun noirâtreChêne pédonculé
rugueuse, brun noirâtre, divisée en petites plaques. Tronc tortueuxChêne pubescent
rugueuse, brun noirâtreChêne rouvre
rugueuse, brun noirâtre?‰rable plane
gris pâleFrêne commun
grise sur fond de cambium roseMargousier
gris brun, peu crevasséeMirabellier
gris jauneMicocoulier d'Amérique
brun orange, rugueuse, sillonnée de bourrelets, et peu crevasséeMûrier à papier
lisse, gris clairNoyer commun
brune, présentant des crevasses brun rougeâtre et des arrêtes écailleusesOranger des Osages
rugueuse, brun noirâtrePtérocarier
grise et ocre-beigePeuplier d'Italie
gris noirâtre, bosses sur le tronc, branches bassesPeuplier noir
gris noirâtre dans le bas du tronc, gris argenté avec de petits losangesPeuplier grisard
gris-brun, formant des bourrelets en diagonaleRobinier faux acacia
gris foncéSaule pleureur
gris-brun foncéSophora
 Autrestypes
 






?‰corce gris clair, ridée, marquée d'anneaux laissés par les cicatrices des branches tombéesAraucaria
?‰corce découpée ... en petits carrés gris à noirAmandier
Aralia
Plaqueminier
?‰corce sillonnée de bourreletsBuis
?‰corce lisse, grise, couverte de pointes ou de "verrues" spectaculairesZanthoxylum 
Ecorces fibreuses
 








gris brunâtreCyprès commun
brun  rouge-orange, s'exfoliant en lanièresCryptoméria
brun  rougeLibocèdre
brun  rouge, épaisse et spongieuseSéquoia géant
gris brunâtreThuya d'Occident
Ecorce filandreuse 
 
gris brunâtreGenévrier commun
     




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MessageSujet: Re: Arbres et arbustes (Le rhododendron -Le camélia -Le Bonsaï - et autres   Mar 22 Sep - 14:00

Arbres et arbustes - à quoi sert l'écorce -



 
A quoi sert l'écorce
 
L'écorce est la partie externe du tronc, lequel se compose de trois parties essentielles. Au centre du tronc est le bois mort, qui s'est formé par couches successives les années passées. C'est le bois dur recherché par l'industrie et l'artisanat. Son rôle est de supporter le houppier.
 
Le bois est enveloppé par le cambium, couche mince, fragile et vitale, elle-même divisée en deux couches, l'aubier, vers le centre du tronc, et le liber, vers l'extérieur.
 
L'aubier comporte des canaux (le xylème) qui conduiront la sève brute montante vers les feuilles, pendant quelques années, avant de se lignifier (il devient imperméable), par couches annuelles en fin d'été (c'est l'"aoûtement"). Les couches successives forment les cernes dont le comptage permet de déterminer l'âge de la souche (cette technique est la "dendrochronologie"). Les météorologues analysent les variations d'épaisseur des cernes pour en déduire les variations climatiques.
 
Le liber (ou phloème) empile, comme les pages d'un livre (d'où son nom), des couches de réserve (acides aminés, glucides pour passer l'hiver), des couches contenant les canaux qui véhiculent la sève descendante, élaborée par les feuilles, et d'autres couches de fibres dures qui constituent l'écorce. Celle-ci s'épaissit (comme le cœur du tronc), chaque année, et souvent se fissure en s'épaississant.
 
L'écorce sert à protéger le cambium, qui est vital pour la croissance : un arbre peut survivre avec un coeur en décomposition, du moment que le cambium est intact. Une écorce arrachée, c'est une blessure atrophiante.
 
Avec l'âge, les branches du bas meurent, car elles ne reçoivent plus assez de lumière. En tombant, elles laissent une cicatrice à leur base qui peut recueillir les eaux de pluie, entraînant infiltration et pourriture. La cicatrice est normalement colmatée par l'écorce (ce sont les nœuds du bois). Momentanément, si elle se trouve sur le côté du tronc, elle abritera des oiseaux, comme les sittelles qui y feront leur nid en rétrécissant l'ouverture à leur gabarit. D'autres oiseaux apprécient les trous d'arbre : les grimpereaux, les pics, les étourneaux, les mésanges charbonnières. Mais le trou utilisé par les oiseaux a peu de chance de se colmater, et risque au contraire de laisser se dégrader l'intérieur. La pourriture du tronc ne se voit pas facilement de l'extérieur : la nature se charge d'éliminer les sujets malades (la première tempête violente aura raison des arbres malades, ce qui n'est pas sans risque pour les passants).
 
L'aspect des écorces est aussi varié que le feuillage ou la floraison : on distingue les écorceslisses , lisses peu fissurées , lisses et cannelées , rugueuses se détachant par lanières , se détachant par plaques , se détachant par écailles , fibreuses , filandreuses , fissurées  (les fissures sont verticales), crevassées et quelques autres particulières (découpées en carrés, bourrelées).


Arbres et arbustes - à quoi servent les feuilles -



A quoi servent les feuilles
 
Un arbre est composé des racines qui lui donnent son assise dans le sol et qui extraient du sol eau et minéraux, d'un tronc (ou fût), qui supporte le houppier, et par où circule la sève, et du houppier, ensemble des branches et des feuilles, qui assurent les échanges avec l'atmosphère. La finalité, s'il y en a une, de l'arbre, serait de grandir toujours et de grossir au niveau du tronc, afin de mieux porter la masse du houppier. Pour cela, il lui faut fabriquer du bois, structure carbonée (cellulose). Le carbone est extrait de l'air, du fameux dioxyde de carbone (CO2) naturellement présent (0,3 %) et rejeté par les activités humaines. A ne pas confondre avec le monoxyde de carbone, qui, lui, détruit les forêts. La séparation du carbone du CO2 est opérée par les feuilles :
 
Les feuilles captent le CO2et les ions minéraux par les stomates, situés au dessous (ils ne sont pas obstrués par la poussière). On en compte entre 10 et 200 par mm² (sachant qu'un arbre déploie un millier de m² de feuilles à maturité, quel est le nombre de stomates ? .... entre 10 et 200 milliards). L'air aspiré par les stomates est attaqué par la sève qui circule dans les feuilles. La sève contient essentiellement de l'eau, pompée dans le sol par les racines (aidées en cela par l'évaporation au niveau des feuilles car l'évaporation créé une dépression). Si l'air est saturé d'humidité, les racines refoulent l'eau du sol, en créant une surpression locale. En présence d'eau (H2O), la molécule de CO2 est cassée en carbone et oxygène. L'oxygène (O2) est rejeté dans l'air. Le carbone, associé à l'hydrogène de l'eau, produit des glucides (hydrocarbonés, Hn-Cn). Ils sont stockés dans le tronc (le cambium), durant l'été, pour préparer la poussée printanière et fabriquer les futures feuilles indispensables à la continuité du cycle. Une partie des cellules se transformera en bois. La feuille réalise également la synthèse des acides aminés à l'aide des nitrates captés dans le sol.
 
Pour activer ces réactions, la feuille a besoin, comme dans toute usine, d'énergie : c'est l'énergie de la lumière qui est utilisée, et la réaction activée par la lumière s'appelle la photosynthèse. Là intervient un pigment bien connu, la chlorophylle, qui donne à la feuille sa couleur verte. La nuit, la photosynthèse s'arrête et la respiration s'inverse : les feuilles captent de l'oxygène et rejettent un peu de CO2.
 
Pour fabriquer un kg de matière carbonée, les feuilles ont dû traiter 4000 m3 d'air (un cube de 16 m de côté). On estime, dans les forêts tempérées, la production de bois à 3,9 t/ha/an de troncs, aux quels s'ajoutent 1,2 t/ha/an de branches. Après la mort des arbres, les bactéries décomposent le carbone et l'azote, et les restituent sous forme de dioxyde de carbone, d'ammonium et de nitrate.

Arbres et arbustes - à quoi servent les fleurs -



A quoi servent les fleurs ?
 
Les arbres ne sont pas éternels. Ils doivent se reproduire. Certains mécanismes permettent la reproduction sur place. Par exemple lorsque l'arbre a été foudroyé ou détruit par le gel (beaucoup de mimosas ont gelé en janvier 1985), il revit à partir des racines (il rejette de souche ; ex : les mimosas, les érables, le chêne vert, rarement les conifères, sauf le séquoia géant) ou par la base du tronc (il drageonne ; ex : le sumac, certains peupliers). D'autres s'étendent par marcottage (une branche basse repose sur le sol et prend racine ; exemple : certains sapins, saules) ou en descendant des racines aériennes qui prendront assise dans le sol (ex : le Pippal, encore appelé " multipliant " dans certaines contrées francophones). On peut aussi évoquer les techniques de reproduction assistée (greffe, marcottage de branches) pour produire des hybrides, principalement pour les arbres fruitiers, ou des clones (de même sexe dans le cas des espèces dioïques).
 
Comme toutes les plantes, les arbres se reproduisent par la germination des gamètes femelles (oosphère) avec les spermatozoïdes, lesquels sont produits par des inflorescences, au bout de quelques années (10 ans chez le robinier, 10 à 20 ans chez le bouleau, et 60 ans chez le hêtre ou le chêne sessile).
 
Contrairement aux animaux qui sont mobiles et peuvent se rencontrer pour l'accouplement, les arbres sont fixes ! Comment organiser la rencontre indispensable à la survie ? C'est une histoire de moyen de transport.
 
L'eau
 
Historiquement, le premier véhicule de transport primitif était l'eau : l'eau de pluie ou l'eau de la rosée captait les spermatozoïdes ciliés pour les acheminer vers les gamètes. Les spermatozoïdes étaient concentrés dans des spores : le survivant de cette période est la fougère. Le Ginkgo, qu'on qualifie de fossile vivant, s'inspire également de ce principe.
 
Le vent
 
Il y a 250 millions d'années (ère primaire, permien), les conifères exploitent un autre véhicule : le vent. La fleur mâle minuscule et reproduite en centaines d'exemplaires (assemblés enchatons) éjecte du pollen en quantité abondante. Vous avez sans doute remarqué le pollen jaune dispersé par certains conifères, au point que les capots des voitures en sont colorés. La rencontre avec la fleur femelle est très aléatoire : d'autant plus que l'ovule est nu, sans l'enveloppe de l'ovaire ni le stigmate qui en facilite l'accès. Ces arbres forment la classe desgymnospermes, littéralement "à ovules nus". Ils sont "anémophiles" ("ils aiment le vent" ; on trouve anémo dans "anémomètre", "instrument de mesure du vent").
 
Certains conifères recourent toutefois à l'eau pour augmenter la surface de captation (l'if et le pin produisent une goutte "micropylaire" à l'entrée de l'ovule). Les fruits sont des cônes qui renferment des graines entre les écailles. Ou bien le cône tombe entier sur le sol où il se décompose et libère les graines, ou bien le cône s'ouvre pour disperser les graines au gré du vent.
 
Comme on sait, la nature évolue : au crétacé inférieur, il y a 130 millions d'années, apparaissent les angiospermes, littéralement "à ovules protégés par un ovaire" : ils produisent des graines (elles-mêmes enfermées dans des fruits). Et ces graines ont une capacité de survie qui augmente les chances de reproduction.
 
Les insectes
 
Nouvelle évolution : les saules évoluent d'une pollinisation par le vent (d'où les chatons), vers une pollinisation par les insectes (leurs chatons sont légèrement odorants).
 
La plupart des angiospermes sont "entomophiles" ce qui signifie qu'ils sont pollinisés par les abeilles, les papillons et les insectes. Bien sûr, la pollinisation ne peut avoir lieu qu'au retour des insectes, au printemps, et pas en hiver quand la nature s'endort.
 
Mais alors comment attirer les volatiles (et parfois les fourmis) : les fleurs sont larges (pétales), colorées (blanc immaculé, jaune, pourpre), parfumées, et parfois nectarifères pour récompenser le visiteur venu les butiner. On pense au magnolia (encore que sa fleur soit primitive car elle comporte beaucoup d'étamines et de carpelles, comme si la pollinisation n'était pas probable) ou au cerisier. En frottant les organes mâles (les anthères, remplies depollen, au bout du "filet", le tout constituant l'étamine), l'insecte emporte, sans le savoir, un peu de pollen sur ses pattes ou son dos. Sur une autre fleur, il côtoie les organes femelles et la rencontre du pollen avec l'ovule peut avoir lieu : l'ovaire qui contient les ovules est surmonté d'un prolongement, le style, terminé par le stigmate sur lequel le pollen germera. Un gamète s'unit à l'oosphère et de cette union naîtra la plantule contenant la graine. Un autre gamète s'unit à deux noyaux de l'ovule pour former l'albumen qui servira à accumuler les réserves. Après fécondation, l'ovaire se transforme en fruit. Les arbres fruitiers rajoutent un raffinement : ils évitent la pollinisation sur le même arbre. L'insecte se doit d'aller d'un arbre à un autre pour "croiser" la pollinisation (cas du pommier et du poirier).
 
Le fruit mûr tombe à terre et la plantule prend racine, pas tout de suite, car il lui faut attendre l'hiver (comme les bourgeons). La nature est bien faite !
 
Mais, dans ces conditions, l'aire ne s'étend pas. C'est ici qu'intervient un autre moyen de transport : les oiseaux. Ils ont la bonne idée de se nourrir de fruits charnus (par exemple de cerises) et de rejeter les graines ici et là ...
 
Il arrive que les organes mâles (étamines) et femelles (ovaires) soient portés par la même inflorescence : dans ce cas, ils mûrissent à des périodes décalées, pour éviter l'autopollinisation (pollinisation incestueuse d'une même fleur). Cette fleur est dite hermaphrodite ou bisexuée. L'exemple le plus courant est la famille des Rosacées à laquelle appartiennent les arbres fruitiers (cerisier, pommier, etc.).
 
Les fleurs sont parfois séparées sur des arbres distincts (dans ce cas l'espèce est "dioïque", par exemple l'ailante ou le liquidambar).
 
Evolution toujours : au début du tertiaire (650 millions d'années), les pétales se soudent et créent des formes subtiles pour piéger les insectes (fleurs papilionacées des légumineuses, fleurs en forme de doigt des paulownias).
 
Les divers mécanismes de reproduction ont permis de classer les arbres :
 
La science consistant à classer les espèce s'appelle la taxinomie. Les premières tentatives de classement étaient basées sur des notions de reproduction : Andrea Cesalpino (1524-1603) s'attacha aux graines et aux jeunes plants (pas évident pour classer un arbre adulte), Pierre Magnol, médecin et botaniste de Montpellier (1638-1715), élabora un autre système de classement par familles, John Ray (1628-1705) tenait compte du fruit et du nombre de cotylédons de la graine, Joseph Pitton de Tournefort (1656-1708) prit pour critère la forme de la corolle de fleurs. Le classement actuel a été élaboré par le botaniste Suédois, Carl von Linné, vers 1730, et publié de façon exhaustive en 1753 (Species Planturum): il est basé sur le nombre d'étamines et de pistils et leur disposition. C'est un "système sexuel" au grand dam des esprits bien pensants de l'époque ! Des erreurs d'appréciation ont pu être corrigées à mesure que la connaissance des mécanismes de reproduction a été affinée. Les espèces d'arbres (et plus finement les variétés) sont classées en genres (exemple : les érables, en latin Acer), regroupés en familles (la famille des érables est celle des Acéracées), regroupés eux-mêmes en ordres (les angiospermes et les gymnospermes). Le nom des arbres est un peu leur carte de visite


Arbres et arbustes - Origine -



 
L'origine des arbres et leurs noms
 
Avant les  arbres (organismes ligneux, capables de produire un tronc ramifié), il y a 450 millions d'années, il y avait les algues, les mousses, les fougères, et toutes les plantes "cryptogames", sans fleurs, sans ovules, sans graines. Ces pratiques de reproduction primaires en limitaient l'expansion (l'espèce se reproduisait sur place) et la pérennité (la plantule n'avait pas de réserve pour survivre en dormance). Les arbres sont apparus sur terre à la fin du devonien (360 millions d'années) et plus abondamment à l'ère carbonifère (qui tire son nom de la capacité des arbres à fabriquer une matière carbonée), il y a 250 millions d'années. Ils résultent d'une évolution capitale, puisqu'ils se reproduisent avec des  fleurs et des graines. La graine, transportée par le vent ou les oiseaux, étend l'ère de peuplement. Le pollen résiste aux agressions, à tel point que la microscopie électronique parvient à identifier des pollens très anciens.
 
Les espèces se côtoyaient sur des continents qui n'étaient pas encore séparés. La dérive des continents isola les espèces qui évoluèrent désormais en parallèle, avec de nettes ressemblances par exemple entre les espèces nord-américaines et les asiatiques (par exemple les platanes d'Occident et d'Orient). L'Europe était isolée.
 
Quand l'hémisphère nord a été recouvert de glaces au pliocène, jusqu'il y a 10.000 années, les espèces asiatiques et américaines ont eu la possibilité de repousser toujours plus au sud, car la terre était continue. Les arbres européens ont buté sur la mer Méditerranée ou la chaîne pyrénéenne, et, la plupart des espèces se sont éteintes. Seuls survécurent les espèces qui réussirent à gagner l'Asie mineure. Ceci explique que les espèces endémiques européennes sont moins nombreuses que les espèces américaines ou asiatiques. On retrouve des fossiles de liquidambar, de magnolia ou de séquoia, qui attestent de la richesse perdue de la flore européenne. Le platane disparaît d'Europe, et ce sont les platanes d'Occident et d'Orient qui reviendront d'abord dans des jardins, ensuite à travers une espèce hybride, qui se répandit rapidement dans nos villes.
 
L'introduction des arbres, d'abord utilitaires (comme le figuier, le noyer ou le cerisier), débute avec les conquêtes romaines (les Romains ramènent le cerisier du Pont-Euxin, le pommier et le noyer de Grèce où ils avaient été implantés). Elle se poursuit avec les Croisades (les Croisés ramènent, aux côtés des reliques saintes, le pêcher et l'oranger, dont les fruits étaient connus et fort chers). L'implantation d'arbres exotiques s'accélère avec les grandes expéditions maritimes à partir du XVIIe siècle, non seulement pour leur aspect utilitaire (ailante introduit pour l'élevage du vers à soie) mais aussi pour leur aspect décoratif (platane d'Occident).
 
Les noms français sont issus soit de noms gréco-latins pour les arbres connus et introduits par les Gréco-latins (ex : cerisier, cytise), soit de mots plus anciens encore, d'origine indo-européenne, pour les arbres indigènes (ex : aulne, alisier et orme qui dérivent de "al"), soit de mots arabes (abricotier, oranger, sophora) ou de leur nom local pour des arbres importés (araucaria, aralia, jacaranda, ...), soit encore d'un nom construit pseudo-scientifiquement (ex : cladrastis, liquidambar, ptérocarier) ou par analogie (ex : cyprès chauve, qui n'a rien d'un cyprès !), soit enfin du nom du découvreur ou d'un botaniste célèbre (Albizia, Parrotia, Magnolia). Pour distinguer les espèces d'un même genre, on associe un qualificatif, un peu comme le prénom associé au nom de famille, d'où le chêne "sessile", chêne "chevelu", etc. qualificatif qui précise une particularité de l'arbre (le chêne sessile a un gland sessile, c'est à dire sans pédoncule, le chêne chevelu a un gland couvert de poils épais). D'autres qualificatifs de couleur (blanc, noir, rouge) ou de forme (verruqueux) décrivent un aspect particulier des feuilles, des fruits ou du tronc. Enfin les qualificatifs "fastigié", "pleureur", "doré" désignent souvent des variétés ou des hybrides dont le port (fastigié, pleureur) ou la couleur du feuillage (doré) est spécifique (et recherché pour la décoration d'un jardin).
 
Les noms latinsou latinisés (avec parfois des origines grecques) ont été donnés afin de préciser les espèces dans un langage universel, par delà les noms vernaculaires. Le principe en a été établi par Carl von Linné et publié en 1753 : il s'apparente aux systèmes "nom de famille-prénom", où le "nom de famille" serait ici le nom du genre en latin, avec la première lettre en majuscule (exemple : Betula,pour le genre des Bouleaux), suivi d'une caractéristique écrite avec une minuscule (ex : verrucosa, pour verruqueux), le tout suivi de l'initiale du botaniste qui a décrit le genre le premier. Le genre se réfère au classement en familles, lui-même établi en fonction de critères sur les fleurs.
 
Il arrive que deux botanistes aient décrit, sans le savoir, la même espèce et on a conservé les deux noms. Exemple : Betula verrucosa Ehrh = Betula pendulaRoth (bouleau verruqueux). Eventuellement un second botaniste a rectifié la description. Dans ce cas, le premier est mis entre parenthèse. Exemple : Alnus glutinosa(L) Gaern. Pour les arbres inconnus des Latins, et ils sont nombreux, des noms ont été formés d'apparence latine, comme "Camelia", "Grevillea" ou "Magnolia", dérivés de noms propres (Georg Josef Kamel, missionnaire jésuite en Chine, M. Greville et M. Magnol, tous trois botanistes).

Arbres et arbustes-Le hit parade des arbres






Quel est l’arbre le plus grand ? Quel arbre détient le record de longévité ? La dendrologie, science des arbres, organise  elle aussi, ses concours.

A ce jour, les séquoias sont les plus grands arbres du monde.
Mais, la croissance d’un arbre, comme pour tout autre être vivant, n’est pas infinie. A partir d’une certaine taille, la sève risque de ne plus pouvoir alimenter les feuilles.


C’est exactement le même processus que la circulation sanguine pour le cerveau. Si un cerveau n’est plus irrigué, il meurt.
De même, si les feuilles d’un arbre ne sont plus irriguées par la sève, elles meurent.



Les arbres les plus grands



Le record de hauteur a été longtemps  détenu par à une espèce d’eucalyptus australiens dont un spécimen, mesuré au 19e siècle, atteignait 114,30 m.


Actuellement, c’est en Californie, dans le Sequoia National Park et le Yosemite National Park, que vivent les plus grands arbres du monde. Ce sont les séquoias géants (Sequoiadendron gigantea) et les séquoias à feuilles d'if (Sequoia sempervirens).




Séquoia géant photographié dans le Sequoia National Park. image Ken Mccown



Ces arbres ont pu subsister dans l’Ouest américain et plus précisément dans les montagnes de Californie.
Cet arbre possède une autre particularité. En effet, son écorce fibreuse est molle. Si vous frappez un séquoia de votre poing, vous ne vous blesserez pas car son écorce amortit les chocs.




Base d'un Séquoia géant. image Random curiosity



Les Américains protègent ces arbres et leur donnent des noms. L’un des plus célèbres a été baptisé « Général Sherman ». Il mesure 85 m de haut et a une circonférence de 24,30 m.
Il pèse 2 000 tonnes environ.
On estime qu’il lui a fallu plus de 3 000 ans pour arriver à cette taille.




Séquoia géant baptisé Général Sherman. image Jeremy B.Yoder



D’autres séquoias peuvent être plus grands. Un Séquoia qui avait été abattu mesurait 111,60 m mais sa circonférence n’était que de 13,40 m.


Un séquoia géant baptisé "Général Grant" a une circonférence exceptionnelle de 38 m.




Séquoia géant baptisé Général Grant. image Ebygomm



Jusqu’en 2006, le record de hauteur était de 112,80 m. Un autre séquoia a été découvert en septembre 2006 et a détenu pendant quelques temps le record du plus grand arbre du monde avec une hauteur de 115,20 mètres.




Séquoias dans le Yosemite National Park. image Cryptonaut



Mais, un séquoia baptisé Hyperion lui a volé son titre avec une hauteur de 115,55 m. Ce n’est pas un séquoia géant mais un séquoia à feuilles d'if.


Les séquoias ont également existé en Europe mais l’avancée des glaciers arctiques qui ont envahi le nord du continent au cours du dernier million d’années les a fait disparaître. Ils ont cependant été réacclimatés mais aucun n’atteint la taille des séquoias américains.




Séquoias dans le Sequoia National Park. image Jason Gillyon



Par contre, en Europe, le sapin Douglas (Pseudotsuga menziesii) également appelé pin d'Orégon en Amérique du Nord, peut atteindre 110 m de hauteur. Mais, cet arbre est originaire d'Amérique du Nord.




Sapins Douglas. image Leunix



Il faut plusieurs siècles à ces arbres pour atteindre cette hauteur.
Un sapin, abattu en 1947, de 53 m de haut, avait 320 ans.



Les arbres les plus gros



C’est un conifère, le Taxodium, au Mexique qui détient le record de grosseur avec une circonférence de 50 m à la base et 34 m à 1,50 m du sol. Taxodium mucronatum est également appelé cyprès de marais mexicain.





Taxodium mucronatum.image La nave de los locos



Les baobabs africains (Adansonia digitata).et les kauris géants néo-zélandais (Agathis Australis) sont très proches de ce record.





Kauri de Nouvelle-Zélande. image g-hat



Cependant, les baobabs ont la particularité de puiser de fortes quantités d’eau dans leur tronc ce qui leur donne cette apparence « obèse ».





Baobab photographié au Zimbabwe. image Iron Manixs



C’est une nécessité vitale pour eux car ils vivent dans des régions très arides. Bien qu’ils soient  très grands, ils ne vivent que quelques siècles.



Les arbres les plus vieux



Pour connaître l’âge d’un arbre, on compte le nombre d’anneaux de bois appelés cernes. En effectuant un carotage du tronc, on peut connaître l’âge de l’arbre.





Anneaux de croissance sur un Séquoia. image Organic.matter


Ce sont des pins qui poussent en Californie, dans les White Mountains, qui détiennent le record de longévité. Le doyen est âgé de 4 900 ans. Ce Pinus longaeva était donc déjà là avant que les Egyptiens construisent leur première pyramide.




White Mountains. image Clinton Steeds



En pratiquant des carotages, les spécialistes ont pu trouver des pins vieux de 8 000 ans. Mais, il s’agit plutôt de squelettes qui présentent une allure desséchée.




Pin photographié dans les White Mountains. image Clinton Steeds



Parmi les records de longévité, on a daté au Carbone 14 un cèdre japonais qui a 5 200 ans.


En Europe, l’If de la forêt de Clifdon, à Edron, en Grande-Bretagne, a 3 000 ans. En France, le record de longévité est détenu par deux ifs : l’if du cimetière d’Estry, dans le Calvados et l’if du cimetière de la Haye-de-Routeau, dans l’Eure.

Ces deux ifs sont âgés d’environ 1 700 ans. Il n’est pas possible d’être plus précis car ces arbres ont un tronc creux ce qui interdit tout carotage.




If photographié en Angleterre. image Myrddrr



Parmi les arbres qui vivent le plus longtemps, citons également les châtaigniers dont un spécimen a été daté de 820 ans. Les chênes peuvent également atteindre un âge très vénérable, avec un record d’environ 900 ans.

Il est facile de dater un chêne car on sait que cet arbre accroît sa circonférence d’un mètre tous les 100 ans.
Donc si un chêne a 10 m de tour de taille, cela lui confère un âge d’environ 1000 ans.
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MessageSujet: Re: Arbres et arbustes (Le rhododendron -Le camélia -Le Bonsaï - et autres   Mar 22 Sep - 14:06

Arbres et arbustes - l'alisier -

L'Alisier fait partie des sorbiers à feuilles entières. Ses feuilles également vertes, alternes et décidues sont d'abord plutôt feutrées, puis dénudées à l'exception des vaisseaux. Le limbe de ses feuilles rappelle un peu, par sa forme, les feuilles d'érable - ses contours sont largement ovoïdes, avec 4 à 13 paires de lobes profondément triangulaires, crénelées à angle aigu, pelucheuses lorsqu'elles sont jeunes et glabres par la suite. Ses petites fleurs forment des inflorescences droites à longs pétioles, groupées en corymbes.
 
Il fleurit en mai, soit en même temps que l'arrivée des feuilles, soit très peu de temps après. Ses fruits ovoïdes, longs de 1,5 cm, sont d'abord jaune-rouge puis,à la maturité, bruns et acidulés.
L'Alisier est une essence ligneuse européenne qui aime la chaleur, elle est absente dans les zones nordiques et dans les Alpes. Ailleurs, son aire de propagation va jusqu’en Asie Mineure et en Afrique du Nord. Il croît dans les forêts feuillues, dans les différents peuplements des steppes, surtout sur les sols calcaires.
 
En Europe centrale, on trouve aussi dans les endroits où se mêlent les Alisiers blancs (S, aria) et les Alisiers des bois un hybride de ces deux espèces, S, x latifolia, l'Alisier de Fontainebleau, qui présente des caractéristiques intermédiaires.
L'Alisier des bois est cultivé depuis 175 0, mais il semble qu'il fasse partie de la culture depuis bien plus longtemps, non pour ses fruits, mais surtout pour son caractère d'ensemble et peut-être aussi, pour le caractère ornemental et la teinte jaune de ses feuilles en automne. C'est un arbre à cime qui commence très bas, haut de 20 à 25m. Il est convenable pour les parcs des zones relativement chaudes.

Arbres et arbustes - Le robinier ou faux acacia

Robinier ou Faux Acacia, Robinia pseudoacacia
 
arbre de la famille des Fabacées - sous-famille des Papilionacèes
(Baguenaudier, Cytise, Robinier, Sophora du Japon, Virgilier)
 
Étymologie : "Robinier" vient de son "inventeur", Jean Robin, botaniste de Henri IV qui le plante à Paris, place Dauphine, en 1600, et le transplante au jardin des Plantes en 1632. Les plus vieux de Paris sont toujours au jardin des Plantes et au square Saint-Julien le Pauvre.

Origine : États-Unis (Virginie).

Habitat : il s'accommode de sols pauvres qu'il enrichit en azote. C'est un arbre assez courant qui s'incruste en ville.

Rusticité : zone 6 (il supporte le froid jusqu'à -23°).
 
Durée de vie : 300 ans
 
Taille : 25 m.

Port (arbre isolé) : cime globulaire.

Tronc : droit et souvent fourchu, avec des branches lisses et des rameaux anguleux et pelucheux, d'un brun rougeâtre.

Écorce gris à gris foncé-brun, rugueuse qui se crevasse en diagonales sinueuses. Piquants sur les rameaux. Bois dur, orange.
 
Feuillage caduc. Feuilles alternes, grandes (25 cm) composées de 9 à 21 folioles ovales, molles, vert glauque au dessous. Les folioles sont éventuellement alternes de part et d'autre du rachis. On peut confondre le Sophora avec le Robinier, mais leurs troncs se différentient nettement. Les folioles du Robinier sont rondes à l'extrémité, celles du Sophora sont pointues. De plus, les feuilles du Robinier présentent des stipules à la base du pétiole, qui se transforment en épines. Les feuilles peuvent tomber encore vertes, à l'automne, comme chez les autres arbres fixateurs d'azote (ex : Aulne).

Fleurs blanches en longues grappes pendantes très odorantes, en mai-juin. Le calice est en forme de cloche, vert et pelucheux.

Fruits : gousses de 8-12 cm, en groupe de deux à quatre, en été.

Tradition : L'Acacia est un des symboles des francs-maçons.

Utilisations : le Robinier émet des stolons grâce auxquels la plante se propage, aussi l'utilise-t-on souvent pour fixer les terrains menacés d'affaissement (digues, terre-pleins) et pour reboiser les sols stériles. Il colonise naturellement remblais, talus et terrains vagues. De son bois robuste et durable, on fait des piquets de vigne. Trituré, le bois produit de la teinture jaune.

Les grappes de fleurs blanches sont mellifères d'où le miel d'acacia. Riches en nectar, les fleurs de robinier peuvent être consommées en beignets ou en sirop.
 
Variétés : il existe une variété à fleurs roses obtenue par hybridation par Decaisne, vers 1870, une autre à fleurs jaunes, une autre à rameaux tortueux (tortuosa).
 

Arbres et arbustes - Le cèdre du Liban (Cedrus libani )

Origine : le Cèdre du Liban pousse en forêts, au Liban ; introduit par les Croisés. Bernard de Jussieu ramène un plant du Liban, dans son chapeau, en 1734 : ce plant atteint 20 m aujourd'hui (labyrinthe du Jardin des Plantes, à Paris).
 
Cèdre de l'Atlas, Cedrus atlantica, est originaire d'Afrique du Nord, aux aiguilles bleutées (vert glauque). Selon certains botanistes, dans un passé très lointain, cet arbre vivait également en Europe à l'état naturel. De tout le genre, c'est l'espèce la plus rustique et elle peut se reproduire spontanément à partir des graines.

Cèdre pleureur, mutation naturelle, rare, exploitée par les botanistes pour son aspect décoratif étrange. En général, il se développe sur un plan, avec deux branches opposées qui poussent à l'horizontale. Celui de l'arboretum de Chatenay-Malabry (6 km au Sud de Paris) est exceptionnel, car il s'est développé sur tous les côtés, couvrant 680 m². Il a été sélectionné en 1895.

Cèdre de Chypre, Cedrus brevifolia est originaire de Chypre. Ses aiguilles sont les plus courtes : 1-2 cm.

Cèdre de l'Himalaya, Cedrus deodora (aiguilles les plus longues de 4-6 cm ; rameaux pendants caractéristiques ; [size=16]flèche souvent inclinée ; cônes dressés de 12 cm).
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Rusticité : 
Cedrus atlantica : zone 6 (il supporte le froid jusqu'à -23°). 
Cedrus deodora et Cedrus libani : zone 7 (ils supportent le froid jusqu'à -17°). 
Durée de vie : 300 ans.
Taille maximale : 40 m dans son habitat d'origine, mais 20 m en culture.
Port (arbre isolé) : la silhouette du Cèdre du Liban est particulière


Écorce gris foncé, qui reste lisse et luisante jusque vers l'âge de 25 ans, pour se fissurer ensuite en écailles de petites dimensions.


Feuillage persistant : les aiguilles sont courtes (3 cm), piquantes, à section triangulaire, disposées en faisceaux sur de courts rameaux. On peut les confondre avec celles du Mélèze, mais le rameau qui porte les aiguilles du Mélèze est plus large et plus net.


Fruits en cônes dressés de 10 cm. Ils s'écaillent sur place en 3 ans, ne laissant que la tige centrale dégarnie. D'abord vert jaunâtre, ils deviennent pourpre violacé à maturité.

 

[th]Cèdre du Liban[/th][th]Cèdre de l'Atlas[/th]
Différences
Taille20-40 m50 m
Portle houppier s'élargit chez les sujets âgés et la cime devient plate (tabulaire) au bout d'une centaine d'années.plus érigé et élancé que chez le cèdre du Liban, surtout lorsqu'il est jeune.
Branchesétagées, en arcplus courtes que chez le cèdre du Liban et ascendantes.
Écorcegris foncé, qui se craquelle verticalement en vieillissantgris clair, qui se craquelle en vieillissant
Aiguillesvert foncévert glauque (bleuté)
Cônes10 cm de long6 cm de long, avec souvent un petit creux au centre

 

Tradition : Gilgamesh, héros mythique de la ville d'Our (Mésopotamie) s'illustre notamment dans la quête de cèdre. La Croix du Christ aurait été faite en Cèdre, pour la traverse, et en bois d'Olivier pour le pieu.


Utilisations : Les Mésopotamiens dédiaient le cèdre aux temples (superbes panneaux au Musée du Louvre et au British Museum). Les Égyptiens l'utilisaient également pour les portes des temples (expéditions commanditées par la reine égyptienne Hatshepsout, qui sont détaillées en bas-reliefs au temple de Deir El-Bahari). Dans la Bible, il est dit que le cèdre servait aux échafaudages. 
Dans l'astrologie celtique, le cèdre symbolise "la confiance".
Le Cèdre est l'emblème du Liban.       


[size=16]Le Cèdre du Liban était planté dans les parcs et arboretums en Europe, avant d'être détrôné par le Cèdre de l'Atlas (dans les années 1860, il a été employé pour reboiser les massifs du Lubéron et du Ventoux, dont le climat s'apparente à celui de l'Afrique du Nord). Depuis quelques années, le plus planté dans les jardins est le Cèdre de l'Himalaya, caractérisé par ses rameaux qui tombent en bout de branches et une 
flèche inclinée. 
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En Amérique, pousse le cèdre jaune : chez les Tsimshians, avant que les tissus européens ne soient disponibles vers 1820, les vêtements de tous les jours étaient tissés d'écorce de cèdre. Les femmes enlevaient seulement une petite partie de l'écorce de chaque arbre. Une râpe et un battoir à écorce rendaient la partie intérieure flexible (la partie extérieure était rejetée). Les vêtements en cèdre étaient chauds et imperméables, deux qualités particulièrement appréciées dans un climat humide.

Arbres et arbustes-remarquables-tilleul de Grange-Sauvaget



Le tilleul de Bracon

 
 
Le tilleul de la grange Sauvaget culmine à 25 mètres de haut pour 17 mètres de circonférence (chiffres de 2004). Ce tilleul (situé à BRACON, près de Salins-les-Bains), a été planté le 18 août 1477 , et fêtera bientôt ses 529 ans ! Planté sur ordre de Charles le Téméraire, selon la tradition, en l'honneur du mariage de sa fille, Marie de Bourgogne, avec Maximilien, Empereur d'Autriche.

Le tilleul de Bracon ou l'arbre de Marie de Bourgogne : il reste un souvenir visible de Marie de Bourgogne en Franche-Comté : c'est le tilleul de Bracon, entre Arbois et Salins-les-Bains dans le Jura vraisemblablement le dernier subsistant que Charles le Téméraire fit planter selon la tradition à l'occasion du mariage de sa fille Marie avec Maximilien de Habsbourg le 18 août 1477.



[size=24]Arbres et arbustes- remarquables-Le chataignier d'Abbaretz

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Restauré, ce châtaignier de plus de 9 mètres de circonférence est classé neuvième arbre remarquable de France.

Une ronde de 12 enfants est nécessaire pour en faire le tour.

Au nombre de 6 primitivement, 5 désormais,ses marcottes, devenues arbres puissants, l'entourent comme une couronne.

[size=24]Arbres et arbustes - Les arbres remarquables - généralités 

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Les arbres exceptionnels par leur âge, leurs dimensions, leurs formes, leur passé ou encore leur légende sont appelés arbres remarquables.
Ces ligneux représentent un patrimoine naturel et culturel qui doit être conservé.

 
Comment identifier un arbre remarquable ?

 
Age

L'âge avancé d'un arbre est un paramètre important.
La consultation d'archives (carte postales, gravures...), la localisation de l'arbre et son environnement ainsi que et les témoignages permettent d'estimer l'âge d'un arbre tout en conservant son intégrité.
Eléments visibles indiquant des signes de vieillesse:


  • arbre peu vigoureux (croissance lente, peu de feuilles en saison...)
  • aspect irrégulier du tronc et des branches (présence de bourrelets, tronc creux, contreforts importants...)



Ce critère dépend de l'essence: un if de 500 ans n'est pas exceptionnel, un hêtre de 500 ans serait exceptionnel.

 
Critères physiques

 
La hauteur:

La mesure de la hauteur peut se faire à l'aide d'une croix de bûcheron, facile à concevoir et utiliser.
Ce critère dépend de l'essence, (ex: une hauteur de 25m ne suffit pas à un pin laricio pour en faire un arbre remarquable, un olivier de plus de 15m est exceptionnel).

 
La circonférence:

la circonférence d'un arbre se mesure à 1.3m du sol, dans un plan perpendiculaire à l'axe du tronc. Comme pour la hauteur ce caractère dépend de l'essence (ex: un châtaigner de 4m n'est pas exceptionnel alors que c'est le cas pour un érable de Montpellier de plus de 3 mètres de circonférence).

 
Historique et croyances

 
L'arbre a-t-il un intérêt historique (associé à un personnage historique, témoin de faits historiques, planté lors d'un évènement...) ?
L'arbre est-il associé à une légende ou à une croyance religieuse ou païenne ?

 
Critères esthétiques

 
Morphologie et physionomie (aspect tortueux, enlacé, rectitude, forme animale, arbre taillé originalement, couleurs, envergure...), association du ligneux avec le minéral, intérêt paysagé.

 
Critères biologiques

 
L'arbre a-t-il un fonctionnement original, présente t-il des adaptations particulières au milieu, a-t-il des particularités physiologiques (ex: blanchissement d'une partie du feuillage...)?

 
Autres critères

 
L'arbre se trouve-t-il hors de son milieu naturel de répartition?
l'arbre est-il isolé ou intégré dans un peuplement remarquable?

 
Un arbre présentant un ou plusieurs de ces critères pourra être dit remarquable, cependant cette appréciation laisse aussi une place à la subjectivité.



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MessageSujet: Re: Arbres et arbustes (Le rhododendron -Le camélia -Le Bonsaï - et autres   Aujourd'hui à 23:55

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